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Discours / meetingfranceinfo (sur YouTube)· 11 octobre 2026 9 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleSécurité

"Non, Madame Le Pen ne sera pas à l’Élysée" : Glucksmann désigné candidat à la présidentielle

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:42Invité politiquePromesse
    « non, madame Le Pen sera pas à l'Élysée en mai 2027. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « Notre véritable adversaire, il n'est pas dans cet espace. Notre véritable adversaire, c'est l'extrême droite »
  • 4:50Invité politiquePromesse
    « Nous allons faire une campagne sans mentir et nous allons montrer une chose que la sincérité peut gagner. »

Temps de parole

  • Raphaël Glucksmann100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:16
Raphaël Glucksmann

Je voudrais commencer par remercier toutes les participantes et tous les participants à cet exercice démocratique. Notre famille politique peut être fière, fière d'organiser un processus démocratique pour trancher ses différents et pour choisir son candidat à l'élection présidentielle de 2027. La démocratie ce soir a parlé, elle a parlé grâce aux militantes et aux militants du Parti socialiste, de place publique, de GRS et grâce à toutes les citoyennes et tous les citoyens de gauche qui sont venus, qui ont participé, qui ont voté, il me donne un espoir immense. La démocratie a parlé et le résultat est sans appel.

Je suis donc ce soir le candidat de la gauche démocratique à l'élection présidentielle de 2027. Je serai donc dans cette campagne le candidat de la justice sociale et fiscale, de la révolution écologique et de la démocratie. Le candidat de la rupture avec le macronisme, le candidat de la rupture avec l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française, le candidat qui pourra battre notre ennemi de toujours, l'extrême droite, non, madame Le Pen sera pas à l'Élysée en mai 2027. Je mesure je mesure l'immense responsabilité que cela représente. Ce soir, la bataille de France commence.

Ce soir, j'appelle les citoyennes et les citoyens qui croient dans l'esprit de justice qui a fait la grandeur de notre nation. J'appelle les Républicains sincères. J'appelle ceux qui se battent au quotidien pour que la République tienne debout. Ceux qui font que la solidarité n'est pas un 20 mot dans notre pays. Ceux qui résistent à l'injustice. Ceux qui se sentent impuissant et voudraient pouvoir agir. Je les appelle toutes et tous à nous rejoindre et à mener campagne. C'est l'élection la plus importante de la 5e République. C'est sans aucun doute l'élection pour la France de la dernière chance.

pour que la France reste elle-même une terre de justice, une terre de liberté, une terre d'égalité, une terre de fraternité, c'est maintenant que ça se joue. Qu'elle soit fidèle la France à son idéal de justice et à sa grandeur. Ma première responsabilité, c'est de rassembler, de rassembler toute la famille socialiste, de rassembler ensuite toute la famille de la gauche démocratique. Je vous le dis, notre véritable adversaire, il n'est pas dans cet espace. Notre véritable adversaire, c'est l'extrême droite et nous allons nous unir pour partir au combat et empêcher les trumpistes, les poutinistes, les xénophobes et les démagogues de s'emparer de la République.

Ma responsabilité, c'est donc de rassembler. Et je te salue Emmanuel, je te vois dans la dans la salle et je te félicite pour ta campagne de rassembler toute la famille et de partir au combat ensemble. Chacun, chacune a sa place, a son rôle dans ce combat, c'est de rassembler aussi pour mener à bien la révolution écologique, les écologistes, tous les militants écologistes, c'est de rassembler les partisans de la justice sociale et fiscale. de rassembler au-delà des partis les citoyennes et les citoyens qui sont actifs dans la société et qui veulent qui veulent prendre leur part à la grande lutte qui vient.

Ma seconde responsabilité, je vous le dis, c'est de ne rien dire qu'on ne tiendra pas ensuite. La situation de notre démocratie est trop grave. Le soupçon d'inscérité qui pèse sur l'élite politique est trop profond. Nous allons faire une campagne sans mentir et nous allons montrer une chose que la sincérité peut gagner. Alors ce soir, j'appelle tous les amoureux de la démocratie, tous les amoureux de la France républicaine à se mobiliser dès maintenant, non pas simplement pour empêcher le pire d'advenir, mais parce que nous pouvons encore construire ensemble le meilleur pour nous-mêmes, pour nos enfants. Avec cette primaire, nous avons redonné de la force à la gauche.

Il s'agit maintenant pour nous toutes et tous de redonner de la puissance à la France. Merci à vous. Ceci n'est qu'un début. Comment vous réagissez Yan Jado ? C'est c'est la méthode mitérandiste. On commence par rassembler le PS puis toute la gauche. Au contraire, je trouve que enfin voyez c'est un vrai et un beau candidat élection présidentielle.

Je son discours est fort et puis surtout je je ne doute pas que sur ce encore une fois ce tript qui porte un tout petit peu de sa responsabilité historique dans le moment qu'on traverse vous savez c'est pas une élection qu'est-ce qui est prévu pour ce début de campagne oui s'il vous plaît vous allez appeler marine qui su s'il vous plaît monsieur s'il vous plaît s'il vous plaît monsieur'onsieur change de statut Rapha Gman ce soir, il est le candidat de la gauche social déémocrate et écologiste à élection présidentielle et c'est plus du tout le la tête de liste aux européennes de 2019 et 2024 qui certes avait su crever un plafond de verre 14 % aux dernières élections en 2024 mais derrière aussitôt après c'était la dissolution.

D'ailleurs, on le sent. Il y a une forme de gravité aussi dans ce discours, hein. C'est pas un discours euh de d'euphorie de de grand histoire. Il s'agit de battre l'extrême droite, c'est son combat, a-t-il dit, et il appelle pour cela tous les amoureux de la démocratie et de la France républicaine. C'est extrêmement large. Là, on n'est plus dans la primaire place publique PS GRS, gauche radicale et sociale. Non, on est vraiment dans autre chose. On change de dimension level entre guillemets supérieur extrêmement malin, mais c'est pas étonnant.

C'est-à-dire qui à la fois dans ce message qui peut avoir l'impression de donner d'être un message de rassemblement un peu comme on le fait à chaque fois. Il précise bien que les macronistes la droite du centre c'est pas son combat. Il parle non pas comme c'est royal du rassemblement de la gauche mais de la gauche démocratique ce qui chez lui est une distinction quand même qu'il faut noter au passage. Et puis il remarelle son que son ennemi comme Yel vient de le dire c'est l'extrême droite parce que certains lui avaient reproché d'avoir éventuellement des dérives et il emploie ce qui est sa marque de fabrique c'est-à-dire le registre de amoureux tous les amoureux.

C'est pas très souvent dans le langage politique on entend on entend le mot amoureux. il parle de sincérité, il parle de tout ça, c'est-à-dire qu'il n il n'est pas totalement dénaturé par rapport à la fraîcheur qu'il pouvait avoir au début.

Moi ce qui me m'interpelle, c'est évidemment cet appel euh à au rassemblement euh donc ce qu'il appelle la gauche pratique comme disait euh Nathalie, donc à savoir les communistes, les écologistes euh et peut-être euh les amis de François Ruffin, mais vu l'accueil qu'il leur a potentiellement réservé au moment de la primaire, j'ai comme un léger doute, euh attention parce que la dernière fois que ça que cette configuration s'est passée, c'était Benoît Amont en 2017 et on a vu comment ça s'est passé. Il a passé plus de temps à essayer de rassembler son camp. qui a essayé vraiment de faire campagne et au final ça fait moins de 7 % à la présidentielle.

Donc euh attention à passer trop de temps à essayer de rassembler et à vraiment faire compagne parce que ça sert à rien d'essayer de rassembler des partis politiques. C'est les Français qui faut convaincre dans une élection présidentielle.