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InterviewRFI — Invité politique (sur Site radio)· 28 septembre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéSolidarités & familleSanté

«Le Sénat reste une institution surannée qui ne représente pas la population», Gabrielle Cathala (LFI)

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Un siège, comment on s'impose ? On fait équipe avec les écologistes

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Vous parliez des élections des sénateurs des Français de l'étranger, c'est bien en raison de l'attitude des écologistes ?

  • 1:27RelanceRéponse directe

    Est-ce que ce scrutin ne démontre pas l'incapacité de l'opposition à conclure des accords ?

  • 1:52OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce scrutin ne démontre pas aussi l'incapacité de cette opposition à conclure des accords ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Comment la France insoumise compte répondre à cette progression du Rassemblement national dans les territoires ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Comment vous comptez y répondre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30PrésentateurFait
    « Le Sénat reste une institution surannée qui ne représente pas du tout la population. »
  • 7:08PrésentateurChiffre
    « L'industrie pétrolière française a réalisé un super profit de plus de 8 milliards d'euros depuis mars. »

Temps de parole

  • Présentateur78 %
  • Gabrielle Cathala20 %

≈ 14,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Gabrielle Cathala

Bonjour Gabrielle Catala, merci d'avoir accepté notre invitation sur RFI au lendemain des élections sanitariales où les Insoumis se feraient pour la première fois un chemin jusqu'au palais du Luxembourg, on l'a entendu. Gabrielle Amart, soldat de la garde rapproché de Jean-Luc Mélenchon, élu dans le Rhône. Un siège, comment on s'impose ? On fait équipe avec les écologistes

0:18
Locuteur

? Eh

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Présentateur

bien cette présence de mon collègue Gabrielle Amart est déjà une victoire puisque nous avons déjoué tous les pronostics et nous avons un second sénateur apparenté qui lui siégera avec les écolos. Là où il y a une incohérence des écologistes, c'est que la présence de monsieur Amart au sein de leur groupe leur permettrait d'avoir un groupe supérieur avec davantage de sénateurs que le Rassemblement national et de montrer leur bonne foi quand ils disent que c'est à cause de la France Insoumise qu'il n'y a pas eu une union plus vaste pour les élections. Vous parliez juste avant des élections des sénateurs des Français de l'étranger, c'est bien

0:52
Locuteur

en

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Présentateur

raison de l'attitude des écologistes qui ont préféré faire des unions avec les socialistes à divers endroits du territoire que notre collègue n'a pas été élu à trois voix près, ce qui aurait permis à la gauche d'avoir une sénatrice supplémentaire et c'est d'autant plus incohérent de la part des écologistes qui ont perdu des sièges suite à leur défaite à Bordeaux et à Strasbourg notamment.

1:14
Gabrielle Cathala

Mais on le voit justement, la France Insoumise s

1:16
Locuteur

'est

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Gabrielle Cathala

aussi maintenue dans la creuse, ça a fait perdre l'EPS à six voix cette fois. Est-ce qu'on ne pourrait pas se dire que ces fractures privent aussi justement la gauche de plusieurs sièges au

1:27
Présentateur

Sénat ? Alors vous parlez de la gauche, il me semble qu'eux égard au dernier vote des socialistes et à leur attitude, je vous renvoie à tous les propos qui peuvent tenir sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui est la seule personne capable d'arriver au second tour de l'élection présidentielle et de le remporter, vu l'ensemble de leurs propos et de leurs votes à l'Assemblée nationale, je pense qu'une alliance avec eux aurait été mal comprise par nos électeurs, à la différence d'une alliance avec les écologistes.

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Gabrielle Cathala

Mais justement je repose la question, alors que 2027 se rapproche, est-ce que ce scrutin ne démontre pas aussi d'une certaine manière l'incapacité justement de cette opposition à conclure des accords ? Qu'est-ce que ça veut dire

2:03
Locuteur

? Je

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Présentateur

pense qu'il démontre là encore la mauvaise foi de Mme Tondelier et des écologistes qui prétendent vouloir l'union mais qui, dans les faits, bien que nous ayons tendu la main à la fois pour les sénatoriales mais ensuite pour la présidentielle et pour les législatives dans le cadre d'un accord global que nous avons appelé la nouvelle alliance populaire, Mme Tondelier a démontré qu'elle ne souhaitait pas s'allier pour les sénatoriales et nous voyons le résultat aujourd'hui. Mais je pense que ce n'est pas le seul enseignement de ces élections sénatoriales. Le premier enseignement c'est quand même que le Sénat reste une institution surannée qui ne représente pas du tout la population.

On voit que les LR qui n

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Locuteur

'ont

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Présentateur

pas fait 5% à

2:39
Locuteur

l

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Présentateur

'élection présidentielle, qui n'ont pas fait 6% aux législatives, restent la principale force politique du Sénat. On voit que l'extrême droite y entre et que certains veulent déjà faire alliance avec cette extrême droite, que ce

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Locuteur

soit les LR

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Présentateur

ou l'extrême centre. L'extrême droite qui était déjà plus ou moins présente lorsqu'on regarde les votes de M. Retailleau, par exemple, sur la loi immigration. Et le troisième enseignement, ça reste notre entrée au Sénat que vous avez qualifié de symbolique, mais qui a là aussi quand même déjoué tous les pronostics.

3:08
Gabrielle Cathala

Mais l'autre enseignement, si ce n'est le principal aussi de ce scrutin, c'est aussi la percée du Rassemblement national qui passe quand même de 3 à 15 élus. Et avec leurs alliés de l'UDR, le parti d'Éric Ciotti, c'est la première fois qu'il y aura

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Présentateur

un groupe.

3:20
Locuteur

Ça

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Présentateur

vous inquiète

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Locuteur

?

3:21
Présentateur

Effectivement, c'est très inquiétant. Mais ce n'est pas une surprise, puisqu'après les municipales, nous savions

3:26
Locuteur

que

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Présentateur

l'extrême droite allait malheureusement remporter un certain nombre de sièges. Ce qu'il faut faire, c'est évidemment faire en sorte qu'il y ait un réel cordon sanitaire, cordon sanitaire qui est depuis très longtemps tombé à l'Assemblée nationale, puisque de nombreux textes sont votés main dans la main par LR, Macroniste et Rassemblement national. Tous les textes sécuritaires notamment, et peut-être bientôt le budget où Mme Le Pen a annoncé ne pas censurer M. Lecornu. Mais là, je m'étonne de certaines déclarations qui ont déjà pu être faites par certains sénateurs qui appellent à gouverner dans une sorte d'alliance jusqu'à l'extrême droite au Sénat.

4:05
Locuteur

Et

4:05
Gabrielle Cathala

justement, comment la France insoumise compte répondre à cette progression du Rassemblement national dans les territoires particulièrement ? Parce qu'on l'a vu, Edwige Diaz en Gironde, elle était populaire auprès des maires euro, c'est pour ça que ça augmente. Comment vous comptez y répondre ?

4:20
Présentateur

La popularité de l'extrême droite, on y répond

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Locuteur

en

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Présentateur

démontrant son projet néfaste pour les classes populaires,

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Locuteur

en

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Présentateur

analysant ses votes, puisque là aussi elle va prétendre défendre les plus modestes. On voit que l'extrême droite est toujours

4:35
Locuteur

main

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Présentateur

dans la main avec le bloc central lorsqu'il s'agit de faire des cadeaux fiscaux plus riches aux grandes entreprises, lorsqu'il s'agit de refuser de geler les loyers, d'augmenter le SMIC, d'indexer les salaires sur l'inflation. Donc il faut faire de la pédagogie pour montrer l'arnaque sociale qu

4:50
Locuteur

'est

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Présentateur

l'extrême droite, aussi rappeler sa violence. Là, on en

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Locuteur

a

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Présentateur

un nouvel exemple avec les sénateurs qui ont été élus, qui sont présentés comme des brebis galeuses, mais on retrouve des personnes historiquement condamnées pour violence, on retrouve des anti-IVG, on retrouve des nostalgiques de l'Algérie française, on retrouve des propos négationnistes, c'est toujours les mêmes profils. Et ensuite, il faut démontrer, il faut s'appuyer sur aussi la faiblesse de l'extrême droite, c'est-à-dire son absence de soutien au sein de la société, parmi les artistes, les intellectuels, les économistes, m'ont déjoué finalement et démontré tout ce qu'elle peut avoir d'imprécis.

Et finalement, ça revient à ce que je disais juste avant, montrer que l'extrême droite, c'est une arnaque sociale, c'est un projet politique qui ferait sombrer le pays dans le chaos.

5:42
Gabrielle Cathala

Et j'aimerais justement, Gabriel Catala, revenir aussi sur cette France en crise, donc on parle du prix du litre d'essence qui pourrait bientôt frôler les 3 euros, certains parlent d'un mouvement social de grande ampleur à venir. Cette exaspération, justement, des Français, selon vous, elle doit s'exprimer dans les

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Locuteur

rues

5:58
Présentateur

maintenant ?

5:58
Locuteur

Évidemment,

5:59
Présentateur

et elle s'exprimera d'abord demain avec la grève maxive des fonctionnaires, dont le point d'indice est gelé depuis des années, dont les salaires stagnent, dont les conditions de travail se détériorent. Et là aussi, cette situation sociale montre une alliance extrême droite macroniste. Si vous prenez par exemple les prix des carburants, qui sont une des revendications centrales, puisque le prix au litre du gazole dépasse les 2,40

6:23
Locuteur

euros.

6:23
Présentateur

Nous, nous proposons le blocage des prix qui ferait peser le coût de ces augmentations sur les grandes entreprises. Et de bloquer les prix à 1,70 euros, qui est une possibilité qu'offre le code de commerce par simple décret et qui a déjà été utilisé, notamment pendant la guerre du Golfe. Eh bien là, vous voyez que, que ce soit Sébastien Lecornu, Emmanuel Macron ou Mme Le Pen, ils refusent cette proposition extrêmement simple, pourtant appliquée en Corée du Sud, en Croatie et dans d'autres pays, et qui a démontré qu'elle permettait de soutenir le pouvoir d'achat de nos concitoyens. Mais très rapidement, donc si vous voulez bloquer les prix, comment vous financez ces mesures

6:59
Locuteur

?

6:59
Présentateur

Mais il n

7:00
Locuteur

'y a

7:00
Présentateur

pas de financement, puisque ce serait faire peser le blocage sur les grandes entreprises. Aujourd'hui, c'est Total qui réalise des super profits. L'industrie pétrolière française a réalisé un super profit de plus de 8 milliards d'euros depuis mars. Total a spéculé sur la guerre. Nous avons eu la confirmation ce matin que les dividendes perçus par les actionnaires vont augmenter de 5% par an jusqu'à 2030, rien que pour Total.

Et donc, il faut à la fois taxer les super profits, ce qui nous permettrait de ramener 20 milliards d'euros dans les caisses, et bloquer les prix, parce que Total nous enfume avec son blocage à 1,99€, qui est uniquement fait pour attirer des clients dans ses propres stations. Et c'est une dynamique uniquement concurrentielle, mais ce n'est à aucun moment pour faire des cadeaux de pouvoir d'achat. Donc, bloquer à 1,70€, ça ne coûterait strictement rien à l'État, puisque ce serait complètement à la charge des entreprises.

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Locuteur

Et

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Gabrielle Cathala

l'autre dernière petite information, justement, avant de conclure, c'est aussi la fin de cette visite du PAP, une visite au moment où, ce matin, le planning familial alerte sur un accès de plus en plus difficile à l'IVG. Très, très rapidement, parce qu'on a bientôt plus de temps. Qu'est-ce que vous

8:10
Présentateur

en pensez ? Je préférerais que de l'argent public soit dépensé pour que les associations puissent faire leur travail auprès des femmes qui doivent, qui peuvent, et qui réclament d'avoir recours à l'IVG, plutôt que l'argent public soit dépensé pour des cérémonies religieuses qui ne regardent là pas l'État. On a 80% des associations qui disent être en difficulté pour aider les femmes qui demandent à avoir recours à l'IVG. et je vois que,

8:37
Locuteur

bien

8:37
Présentateur

que ce droit soit inscrit dans la Constitution, il n'est toujours pas effectif.

8:40
Locuteur

Et

8:40
Gabrielle Cathala

on aura l'occasion d'en reparler. Merci beaucoup, Gabriel,

8:43
Locuteur

qui

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Gabrielle Cathala

était là, d'avoir répondu à nos questions. Retrouvez l'intégralité des podcasts RFI sur l'application RFI Pure Radio.