François Asselineau invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC - 13/03/2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Fallait-il interdire le meeting tenu hier à Metz par le ministre turc des Affaires étrangères ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Vous proposez la sortie de l'UE, sortie de la France de l'UE, même sans référendum, François Asselineau.
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-il responsable, compte tenu de la situation internationale, de ce qui se passe aux États-Unis, en Russie ou ailleurs... Est-il responsable de s'isoler ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faudrait une neutralité à la suisse en France ?
- 8:00OuverteRéponse directe
François Asselineau, la théorie du grand remplacement, qui est développée par certains au FN, d'abord, qu'en pensez-vous ? Est-ce que ça existe ?
- 11:00OuverteRéponse partielle
Les costumes de François Fillon. Un peu plus de 40 000 € de costumes offerts, ça vous choque ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00François AsselineauPromesse
« Je suis le seul candidat qui propose que la France sorte de l'UE par la mise en œuvre de l'article 50 du TUE »
- 2:00François AsselineauFait
« Oui. C'est en particulier l'euro, parce que l'euro est en train de nous mener à la ruine. »
- 3:00François AsselineauChiffre
« chaque jour qui passe, il y a 1 000 personnes en France qui basculent en dessous du seuil de pauvreté. Et ça n'est pas moi qui le dis. C'est l'Insee. »
- 5:00François AsselineauFait
« chaque jour, il y a un agriculteur qui se suicide. Vous savez que chaque jour, ou chaque jour ouvrable, il y a une usine qui ferme. »
- 7:00François AsselineauChiffre
« la France, elle est liée au reste du monde par 6 686 traités. »
- 9:00François AsselineauFait
« Dans ce rapport, on lit que la France est sommée d'augmenter la TVA, de baisser l'impôt sur les sociétés, de démanteler le droit du travail »
- 11:00François AsselineauChiffre
« 40 000 € de costumes offerts »
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— 7h41 sur RMC. Votre invité, Jean-Jacques Bourdin : François Asselineau, candidat de l'Union populaire et républicaine à l'élection présidentielle. — {Bourdin :} Oui.
Candidat, donc, à l'élection présidentielle. Plus de 500 parrainages. François Asselineau, bonjour. — Bonjour. — Merci d'être avec nous ce matin.
Regardons l'actualité. La Turquie, pour commencer. Fallait-il interdire le meeting tenu hier à Metz par le ministre turc des Affaires étrangères ? — Normalement, il y a une loi en France.
C'est que les campagnes électorales des pays étrangers se déroulent dans les consulats. C'est là que, normalement, il doit y avoir des affiches et des urnes pour les expatriés. Donc je trouve effectivement que c'est un peu singulier, parce qu'il y a 195 pays dans le monde.
S'il y a 195 pays qui commencent à faire des campagnes électorales en France, ça devient beaucoup. Moi, ce que je relève surtout dans cette affaire, c'est surtout encore une fois, pour la 4587e fois, l'absence totale de solidarité européenne. Voilà. — Alors oui.
C'est ce que dit François Fillon, d'ailleurs. « Il n'y a pas de solidarité européenne ». — Voilà.
Mais M. Fillon n'en tire aucune conclusion, puisqu'il propose comme tout le monde une autre Europe. Voilà. — Voilà.
Vous, vous proposez la sortie de l'UE, sortie de la France de l'UE, même sans référendum, François Asselineau. — Oui. — Pas besoin de référendum pour cela.
Il y a un article qui prévoit d'ailleurs...
L'article 50. — Pourquoi je ferais un référendum, puisque si je suis élu, je vais pas ensuite faire un référendum pour demander aux Français s'ils sont d'accord pour que je mette en œuvre le programme pour lequel j'aurai été élu ? Je suis le candidat du Frexit.
Je suis le seul candidat qui propose que la France sorte de l'UE par la mise en œuvre de l'article 50 du TUE, ce que d'ailleurs, les Britanniques vont faire dans quelques semaines. Voilà. Les autres candidats, en particulier Mme Le Pen ou M.
Mélenchon, passent leur temps à critiquer l'UE et à proposer une renégociation des traités, et tout ça dans un flou artistique général. Mais les renégociations des traités, les Français, ils ont déjà donné. Rappelez-vous : en 1997, M.
Jospin devait renégocier les critères de Maastricht. Il a rien pu renégocier du tout. En 2012, M.
Hollande voulait renégocier le TSCG. Il n'a rien renégocié du tout. Pendant ce temps-là, chaque jour qui passe, il y a 1 000 personnes en France qui basculent en dessous du seuil de pauvreté.
Et ça n'est pas moi qui le dis. C'est l'Insee. — Oui, mais c'est pas à cause de l'Europe.
C'est à cause de l'Europe ? C'est l'Europe qui fait basculer les Français sous le seuil de pauvreté ? — Oui.
C'est en particulier l'euro, parce que l'euro est en train de nous mener à la ruine. Voilà la réalité de la situation. Et puis de façon plus générale, la sortie de l'UE, ça n'est pas uniquement une question de chômage, même si c'est très important.
Je rappelle ce que disait Charles de Gaulle en parlant de l'élection présidentielle. Il disait : « Le vrai sujet de l'élection présidentielle, c'est l'indépendance de la France ». C'est d'ailleurs l'article 5 de notre Constitution, qui prévoit que le président de la République est le garant de l'indépendance nationale.
Alors moi, au cours de cette campagne, je vais demander aux autres candidats...
D'ailleurs, vous devriez peut-être leur demander comment ils vont mettre en œuvre l'article 5 de notre Constitution, comment est-ce que la France peut avoir son indépendance nationale – c'est-à-dire sa démocratie – si nous restons dans le cadre de l'UE, de l'euro et de l'OTAN qui verrouille absolument tous nos choix politiques, économiques, sociaux, diplomatiques et militaires. — Est-il responsable, compte tenu de la situation internationale, de ce qui se passe aux États-Unis, en Russie ou ailleurs...
Est-il responsable de s'isoler ? — Mais en quoi voulez-vous vous isoler ? Est-ce que la Suisse, qui n'est ni dans l'UE, ni dans l'euro, ni dans l'OTAN, est-ce que c'est un pays isolé ? — Est-ce qu'il faudrait une neutralité à la suisse en France ? — Moi, je l'ai dit, et je le répète : lorsque la France sera sortie de l'UE, elle doit retrouver sa diplomatie planétaire comme du temps – d'ailleurs – de De Gaulle, en ayant et en développant les meilleures relations possibles avec l'ensemble des pays du monde, à commencer par la Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil, etc., c'est-à-dire ce qu'on appelle les BRICS, et en ayant bien entendu des bonnes relations avec nos alliés et nos partenaires de l'UE.
Vous savez, si on sort de l'UE, on va en fait supprimer, on va se désengager de 2 traités : le TUE et le TFUE. Ça fait 2 traités. Et si on sort de l'OTAN, ça fait un troisième traité.
Il faut que les auditeurs sachent que la France, elle est liée au reste du monde par 6 686 traités. Et une fois qu'on sera sortis de l'UE, on sera pas isolés. On restera parfaitement membres de l'ONU et notamment du Conseil de sécurité.
Mais nous resterons membres également d'Interpol, de l'Agence internationale de l'énergie atomique, de l'Unesco, de l'OMS, etc., etc. Et avec nos partenaires...
Rien qu'avec la RFA, nous avons 343 traités bilatéraux. On va rester très amis avec nos partenaires. Regardez la Suisse.
Est-ce que la Suisse est la Corée du Nord ? La réponse est non. Voilà.
Ça, ça fait partie des peurs qu'on essaye d'entretenir pour empêcher les peuples de réfléchir. Vous savez, les Britanniques, ils avaient défini ça sous le nom anglais de project fear, c'est-à-dire le projet terreur. Ça veut dire que les opposants à la sortie du Royaume-Uni de l'UE passaient leur temps à agiter des peurs, des apocalypses, etc.
Mais moi, je dis : « L'apocalypse, c'est maintenant que ça se passe ». Je parlais de la paupérisation, l'appauvrissement des Français. Vous savez qu'en France, chaque jour, il y a un agriculteur qui se suicide.
Vous savez que chaque jour, ou chaque jour ouvrable, il y a une usine qui ferme. Et tout ça découle directement des traités européens. Je renvoie les auditeurs intéressés à mes conférences qui sont disponibles sur notre site internet « upr.fr ». — François Asselineau, la théorie du grand remplacement, qui est développée par certains au FN, d'abord, qu'en pensez-vous ?
Est-ce que ça existe ? Est-ce qu'il y a, est-ce que nous vivons en France un grand remplacement de la population ? — Non.
Ça, ce sont des théories d'extrême-droite, d'ailleurs qui ont été reprises non seulement par Mme Le Pen, mais aussi d'ailleurs par M. Dupont-Aignan il n'y a pas très longtemps, et qui sont l'apanage de l'extrême-droite. Voilà.
Je signale par exemple que M. Henri de Lesquen, qui est actuellement à la tête de Radio Courtoisie, m'a traité récemment sur les réseaux sociaux d'ordure cosmopolite, parce que justement... — Et qui soutient François Fillon, d'ailleurs. — Absolument, il soutient M.
Fillon. Nous, notre mouvement politique est un mouvement qui se situe au-dessus, à côté du clivage droite-gauche. Nous avons été classés en divers par le ministère de l'Intérieur.
En fait, on est au milieu des Français. On est au milieu de leurs préoccupations. Et moi, et c'est marqué dans la Charte fondatrice de notre mouvement, jamais nous ne stigmatisons qui que ce soit, ni en fonction de ses origines ethniques, ni en fonction de sa religion, ni en fonction de son orientation sexuelle. — Alors deux choses dans l'actualité, deux actualités.
Les costumes de François Fillon. Un peu plus de 40 000 € de costumes offerts, ça vous choque ou pas ? — Écoutez, oui.
Mais franchement... — Est-ce que c'est une pratique... — Non, mais écoutez, franchement... — Vous vous faites offrir vos costumes, vous, François Asselineau ? — Non, non, non, non, non, non.
Non, mais moi, je n'ai pas ces moyens-là. Mais écoutez, franchement, ça n'est pas... — ...probant. — Non mais... — Le niveau de la campagne. — Voilà.
Moi, je suis là...
Si vous me le permettez, j'essaye de relever le niveau de la campagne. Voilà. — Et les caricatures d'Emmanuel Macron, même chose ? — Mais oui.
Écoutez, moi, je suis là pour relever le niveau de la campagne. Moi, je suis là...
Vous savez pour dire quoi aux Français ? Pour dire que quel que soit le candidat pour lequel ils vont voter, sauf si c'est moi, ils auront au mois de mai un président de la République qui va être obligé de se plier au rapport des grandes orientations de politiques économiques, voilà, de la Commission européenne du 18 mai 2016. Et qu'est-ce qu'on lit dans ce rapport ?
Il faut que les Français comprennent ce qui va se passer. Dans ce rapport, on lit que la France est sommée d'augmenter la TVA, de baisser l'impôt sur les sociétés, de démanteler le droit du travail, de démanteler toutes les professions réglementées : les avocats, les notaires, les médecins, les pharmaciens, les experts-comptables, les huissiers, et j'en passe, en vertu de ce rapport sur les grandes orientations de politiques économiques. Alors ça, personne n'en parle.
J'ai fait une conférence de presse pour annoncer ma candidature il y a quelques jours. Personne dans la presse ne l'a repris. C'est pourtant fondamental.
C'est à cette sauce-là que nous allons être mangés. J'invite les gens qui sont intéressés à venir sur notre site « upr.fr » pour découvrir également le démantèlement du droit du travail, la baisse des prestations chômage.
Tout ça est exigé par Bruxelles. Et j'insiste : quel que soit le candidat – sauf si c'est moi – qui veut sortir de cette affaire, il sera obligé d'en passer par là et par l'ubérisation de la société française, la précarisation générale des emplois. — Merci, François Asselineau.
Il est moins dix. Vous êtes sur RMC et RMC Découverte. Évidemment, on aura l'occasion de vous retrouver, puisque l'équité du temps de parole sera strictement respectée ici.
Donc on aura l'occasion de vous retrouver pour une grande émission à 8h35 sur RMC et BFM TV. Il est moins dix. Retrouvez nos analyses, nos propositions, adhérez ou faites un don sur « upr.fr ».
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François Asselineau