Face à Philippe de Villiers | Les meilleurs moments #6 | 19 décembre 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Geoffro LeuneFait
« Il y a une différence de traitement entre, comme l'a dit Eric Sioti d'ailleurs tout à l'heure dans un tweet, regardez comment ils font attention avec la DZ mafia. »
- 12:00Geoffro LeuneFait
« Le préfet de police à l'époque Nugèz, le ministre de l'intérieur actuel, avait conseillé aux commerçants de rester chez eux le 31 mai après la finale de la Ligue des Champions. »
- 14:00Philippe DevilerFait
« Ne lâchez pas la terre parce que vous êtes la France, vous êtes les derniers Français et vous êtes les premiers Français. »
- 21:00Philippe DevilerChiffre
« La dette publique grimpe désormais à plus de 3400 milliards d'euros. »
- 23:00Philippe DevilerChiffre
« En 1900, les prélèvements en France étaient de 10 %. »
- 45:00Philippe DevilerChiffre
« On a déjà payé 21 milliards à l'Ukraine. »
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Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Deviler. Je ne vais pas me tourner vers le siège de Philippe Devilier, mais je vais me tourner vers Geoffro Leune.
Bonsoir Geoffro le jeune. Bonsoir mais où est passé Philippe Devilier ? On est bien seul.
On se sent un seul être vous manque et tout est dépe où est Philippe Devilier ? C'est c'est vous qui allez le dire. Ouais.
Les informateurs bien informés. Si c'était une émission comme un apologue, il se murmure que Philippe Devilier est en route vers Bethléhem et que l'étoile commence à [rires] ces news. Alors chers téléspectateurs, déjà un grand merci parce que chaque vendredi soir, vous êtes toujours plus nombreux que les records historiques ont été battus au gré de ce début de saison et nous allons tout au long de l'émission euh voir redécouvrir les plus grands moments de cette fin d'année 2025 et cette première partie de saison.
Philippe Devillier reviendra très rapidement. On le salue chaleureusement bien sûr l'année 2025, vous le savez, s'achève bientôt et à l'approche de Noël, on va vous proposer les plus grands moments. Ce qui est d'ailleurs saisissant quand on fait les meilleurs moments de face à Philippe Devilier, c'est que lorsqu'il prend la parole, c'est un écho sur le temps long puisque il y a les journalistes de l'instant, les politiques de l'instant, puis vous avez des éditorialistes, des penseurs, des intellectuels, des hommes politiques qui puisent dans l'histoire pour ensuite nous proposer une vision sur l'avenir.
Mais en fait, comment on parfois on regarde grâce à vous d'ailleurs des archives de des années 80 qui n'ont pas vieilli, c'est vrai que ce qu'il a dit il y a 6 mois a pas beaucoup vieilli non plus quoi. Et là euh on va aller du quasiment du plus récent au plus ancien parce qu'on va revenir dans cette première partie sur la crise agricole, vous le savez, euh puisque cette crise agricole est au cœur de l'actualité depuis maintenant 10 jours. Ce vendredi, le premier ministre a reçu les quatre principaux syndicats et au lendemain d'une annonce quand même importante, le report de la signature du Mercossour reculer pour mieux signer puisque visiblement signature devrait être faite en Amérique du Sud mi-janvier euh selon les rumeurs.
Merqueour qui devrait être signé, je le disais en janvier. Écoutez, Philippe Deviler, c'était la semaine dernière et il revenait sur le rapport vous savez qu'on eu les forces de l'ordre face aux agriculteurs et ça ça a marqué beaucoup de Français. Aujourd'hui, trois Français sur qu soutiennent la mobilisation agricole et trois français sur qu ne comprennent pas l'action du gouvernement depuis le début de cette crise.
J'ai été euh choqué, bouleversé par ces images. Pourquoi ? parce qu'il y a une différence de traitement entre, comme l'a dit Eric Sioti d'ailleurs tout à l'heure dans un tweet, regardez comment ils font attention avec la DZ mafia.
Ils envoient pas à la police comme ça n'importe comment, n'importe où. C'est trop dangereux. Regardez comment le préfet de police à l'époque Nugèz, le ministre de l'intérieur actuel, avait conseillé aux commerçants de rester chez eux le 31 mai après la finale de la Ligue des Champions.
Pourquoi ? parce qu'il leur a dit, il faut faire attention au pillage. En d'autres termes, on disait aux gens, aux braves gens, restez chez vous parce que on avait décider de laisser la rue en l'occurrence la capitale, à tous les pilleurs, à toute la racaille qui venait euh euh se livrer à un pillage, un pillage euh je dirais compensatoire sur le thème "On va se venger de tout ce qu'ils nous ont fait".
Donc quand les banlieux se déplacent là, on dit à la police "Oh là là, attention, vous restez loin à l'extérieur." Là, on a eu un hélico, des hélicos avec des des fumigènes et des et des blindés. Vous rendez compte ?
Les gendarmes, les paysans, ils futent un temps où ils étaient dans la même tranchée. C'est les mêmes familles. Il y en a un qui est paysan, l'autre qui est gendarme.
Et c'est terrible de voir deux Frances face- à face. qui sont de la même France. Je me souviens près de chez moi, je sais plus où, il y avait une une rêve partie, vous pouvez peut-être m'aider à à à me souvenir.
Il y a une rêve partie, le ministre de l'intérieur à l'époque l'année dernière a mis 3 jours avant d'intervenir. C'était trop dangereux. Voilà.
On avait tellement peur qu'il y a un incident qui est un mort. Voilà. Et et donc et quand il y a des rodéos euh sauvages euh on dit à la police surtout vous n'intervenez pas.
Et là on envoie des blindés qui renversent les voitures et et tout ça pourquoi ? Tout ça pourquoi ? pour faire accepter à un petit paysan avec ses 200 vaches faire accepter qu'il se débarrasse de son cheptel faire accepter qu'on euthanasie son trésor le trésor d'une vie.
Il faut rien connaître à la paysannerie à l'agriculture pour ne pas comprendre ce que représente l'abattage non ciblée d'un cheptel. C'est des générations et des générations euh d'une terre qui saigne à nouveau. Et si le monde pré paysan est désormais au cœur des préoccupations du gouvernement, il est au cœur des préoccupations depuis une dizaine de jours.
Au cœur des préoccupations de Philippe Devillet depuis euh 3 qu décennies bien évidemment de sa vie politique. Il a écrit des livres là-dessus Ouais. dès les années 90.
Euh et par ailleurs, il a un rapport à la terre parce que c'est un c'est un campagnard. Philippe, il nous en parle par petite bribe souvent mais c'est vraiment un campagnard. Euh donc il connaît ça assez bien.
Moi cette semaine j'ai été frappé, j'étais sur un un rond-point vous savez de de une manifestation de tracteur d'agriculteur et on m'a parlé de lui, on m'a parlé de l'émission et on m'a parlé de Philippe Devilier. C'est le seul qui nous comprend, c'est le seul qui dit ce qu'il faut dire sur l'Europe et cetera. Il se passe quand même quelque chose sur ce sujet évidemment. et on avait retrouvé une archive de Philippe Deviler qui en 95 parlait déjà de préférence agriculturelle française.
C'est lui qui avait lancé ce cette idée-là. du moins, il était l'un de ceux qui pensait à la préférence agriculturelle française. Je vous propose d'écouter justement peut-être que c'est son message qui a qu'il a adressé à la paysannerie française qui a aussi marqué le monde agricole qui se mobilise et qui est parfois se autour des ronds-points.
Mon message est simple, il tient en un mot. Ne lâchez pas la terre parce que vous êtes la France, vous êtes les derniers Français et vous êtes les premiers Français. Sans vous, la France n'est plus la France.
Pas de pays sans paysan. Vous êtes les premiers enracinés. C'est vous qui nous montrez tous les jours où est la source d'eau vive.
En fait, j'ai souvent pensé en paraphrasant Peggy que qui dit les crises de l'enseignement ne sont pas des crises dans l'enseignement, sont des crises de vie. On peut transposer. Les crises agricoles ne sont pas des crises agricoles, ce sont des crises de vie.
Ce sont des crises de civilisation. Pourquoi ? parce que c'est la population agricole qui est la quintessence du pape historique.
C'est la population agricole qui qui constitue le premier maillon de notre histoire. Vous savez, j'ai souvent évoqué ici euh la fameuse en luminure du 15e siècle, le jardin de paradis. Dans le jardin de Paradis, on voit l'arbre sec qui qui refleurit.
C'est le peuple français. C'est l'image de l'arbre en fait. C'est l'image de la terre, c'est l'image du verger, c'est l'image du paysan.
Et donc, ce sont les premiers jardiniers du jardin de paradis. Et donc, il faut pas qu'il lâche. Il faut qu'ils attendent le moment où les Français vont se tourner vers eux pour leur dire "On a besoin de vous." C'est terrible ce que nous avons fait.
Comme un enfant déchiré une rose, nous avons déchiré les tissus vivants. ont oublié qu'il y a une continuité vitale entre la nature et l'homme, le paysan qui ressent en lui-même des frémissements invisibles, inaccessibles dont il qu'il est le seul à percevoir cette continuité. C'est l'unité du vivant, c'est l'unité vitale, c'est l'unité du vivant qui fait un pays comme la France.
Nous avons oublié, nous avons nous n'avons pas compris que tous les peuples qui ont disparu sont morts parce qu'ils ont ils se sont vidés. Deux même, ils ont ils ont cessé de croire à l'être intérieur. Ils ont succombé à la dénutrition de l'être intérieur.
Il y a un pacte multiséculaire entre le paysan et la terre de France. Il faut pas briser le pacte nuptial entre la France et la Terre. Il nous reste quelques minutes, Philippe Deviler, pour poursuivre le message que vous adressez au paysan français, vous qui êtes un homme au plus près de votre terre terre Vandéenne, vous avez un souvenir d'enfance peut-être avec un paysan Vendéen.
J'en ai plein. Je vous en ai demandé un. [rires] Mais par rapport à Noël, je repensais ce matin à quelque chose qui m'avait bouleversé.
Je me souviens d'un d'un paysan, je dirais pas le lequel, mais un un voisin qui avait été acheté des oranges ou marché pour mettre dans les quatre sabots de ses quatre enfants. Il avait que des oranges parce qu'il était pauvre. Et puis je l'entendais Darioler au loin en appelant ses bœ du nom de ses blessures de guerre.
Blessure de guerre de 14. Et puis un jour, je l'ai vu pleurer, c'était le jour de Noël. Enfin, il avait l'alarme à l'œil, il était épuisé.
Et je dit "Pourquoi tu pleures ?" Il me dit "Parce que j'ai pas pu aller à la messe de minuit." Et pourquoi ? parce que j'ai eu un véage, mes vaches et je pense à lui en cet instant où les paysans de France se demande s'ils vont garder leur chaptel.
Un paysan qui pleure parce qu'il peut pas assister à la messe de Noël parce qu'il y a pas de vétérinaire à l'époque et il fait le village de sa vache et sa vache pour lui c'est un trésor. Voilà pour la crise agricole. Je voudrais qu'on revienne à présent sur la question du budget parce que l'actualité aussi c'est le budget.
En commission mix paritaire, les députés et sénateurs n'ont pas réussi, je ferais à se mettre d'accord. Le budget n'a donc pas été voté. Il passera par une loi spéciale.
J'apprends à l'instant qu'un conseil des ministres se tiendra lundi soir selon une source au sein de l'exécutif. fait dans ce budget où sont les réductions massives de dépenses alors que la dette explose plus 66 milliards d'euros de dette en seulement un semestre et la dette publique grimpe désormais à plus de 3400 milliards d'euros sur fond d'impasse politique. Je vous propose d'écouter là aussi c'était en octobre cette fois-ci Philippe Deviler qui proposait une solution avant de penser aux recettes et donc aux taxes et aux impôts. peut-être penser aux dépenses.
Il faut prendre la trançonneuse. Voilà ma politique, la tronçonneuse. Faut aller chercher Mila.
Il lui dit "Comment tu as fait ? On va faire pareil." C'est très simple, il y a les recettes, il y a les dépenses.
Moi mon principe celui du bon sens de tous les patrons de PME. Et il y a un patron de PME qui me disait ce matin, en fait, il y a qu'une seule politique pour la France pour redresser la France, c'est moins d'impôts, moins de dépenses. C'est simple, hein.
Moins d'impôts, moins de dépenses. Voilà. Et on a aujourd'hui le record du monde des prélèvements.
Moi, je m'en souviens quand j'étais jeune, c'était 30 %. Vous vous rendez compte ? En 1900, les prélèvements en France étaient de 10 %.
Et après, on a fait l'impôt de revenu en 1914 et ça s'est emballé. Mais l'État n'est pas fait pour étouffer la société, pour l'absorber par phagocytose. L'État doit servir la société.
Et donc là, on est dans une situation, on a le record du monde des prélèvements, le record du monde de la dette et le record de la dépense publique, 57 % de du PIB. Donc la tronçonneuse, ça veut dire quoi ? Ça veut dire on baisse tous les impôts, on on fait revenir les prements à 30 % pour que les créateurs de valeur ajouté respire à nouveau et que on forme des générations de créateurs et d'innovateurs.
Et ensuite pour les pour les dépenses, alors allons-y. Euh les dépenses euh l'immigration ça coûte 50 milliards rien que les prestations social non contributif 15 milliards d'économie si on arrête. Bon le les agences de l'État les agences il y en a 1200 euh c'est à peu près 80 milliards d'euros.
On peut peut-être en en supprimer quelques-unes. Notamment LAADEM vous savez qui nous conseille la manière de mettre notre liquette et de changer de slip. Vous vous souvenez, on avait fait un truc là-dessus, je vous avais même pas cru quand vous aviez montré les images.
Ceux-là, ils sont pas indispensables. Euh ensuite, la privatisation du de l'audiovisuel de l'audiovisuel publique 4 milliards. Bon, ensuite l'aide au développement, c'est Sarah Knafo qui a donné le chiffre 150 milliards, il a pas été démenti. 150 milliards pardon 15 milliards. 15 milliards. 15 milliards, pardon. 15 milliards.
Bon, c'est pas mal. Bon, ensuite euh l'aide aux éoliennes, soutien aux éoliennes et aux énergies renouvelables 8 milliards et cetera et cetera. Et je parle même pas de la fonction publique parce que je pense qu'il faut plus de policiers et de et d'infirmiers mais certainement beaucoup moins de fonctionnaires dans l'état profond.
Aujourd'hui, on a deux états profonds, Elliot Geoffroid, on a deux états profonds qui sont en endogamie. l'État profond français, l'État profond européen. Et donc vous voyez bien ce qui est en train de se passer au niveau européen.
La la mesure la directive sur le permis de conduire, la directive sur le découvert bancaire, c'est on est devant un système autoritaire qui nous coûte de plus en plus cher, qui est de plus en plus bureaucratique et de plus en plus normatif. Voilà. Et donc en réalité, il faut couper dans les dépenses mais à la tronçonneuse.
Et euh alors ça va faire mal dans la structure publique, mais on va faire respirer la structure privée. En fait, c'est simple l'économie et euh je crois qu'il y a quelqu'un tout à l'heure qui disait "La première chose à faire pour les nouveaux députés, il faudrait qu'il passent de semaines dans une entreprise et que le patron leur explique ce que c'est qu'un compte d'exploitation." Moi, j'ai eu la chance en créant le PU de savoir ce que c'est que un compte d'exploitation. les bud et cetera.
Sinon, j'aurais pas fait ce que j'ai fait. Bon, mais une fois qu'on on sait ce que c'est qu'un compte d'exploitation, on fait attention à l'argent à l'argent public. Et ce que je vais vous dire, c'est très simple.
L'économie, c'est vous avez la sphère publique qui est indispensable pour protéger la sphère privée, mais la sphère publique ne doit pas remplacer la sphère privée, sinon on est dans un régime totalitaire. La sphère publique est au service de la sphère privée. Il faut donc que la sphère publique s'en tienne au régalien. pour que la sphère privée puisse continuer à faire vivre et respirer la société, les forces vives de la société.
Et moi euh si j'étais à la tête de l'État, je dirais priorité au créateurs. Et pendant le budget, il a plus été question, je le disais tout à l'heure, de recette que de dépenses. Et quand on dit recette, il y avait cette fameuse taxe, la taxe qui portait son nom, la taxe Z Z Zucman l'étoile filante de l'économie française.
Il en pensait quoi Philippe Devilier de la taxe Zucman ? C'était le 31 en octobre dernier. Alors d'abord, je parlé de Zukman, j'en ai jamais parlé.
Jamais. Jamais. C'est un ami.
Non [rires] non mais c'est un ami du service public. Ah ça c'est beaucoup plus fort pour lui. Il a peut-être une place dans le parking que en en fait euh vous souvenez pas de Chirac qui disait quand je mets la télé je mets la deux j'ai deux aml.
Je mets la une, j'ai deux amel. Venez, il y avait les deux frères. Et là en fait quand je mets France info, j'ai Zukman.
Quand je mets euh France 2, j'ai Zukman. Quand je mets France interre, j'ai Zukman. J'ouvre le Parisien, j'ai Zukman.
J'ouvre la tribune, j'ai Zukman. Et voilà. Et il y a qu'ici que Zucman reste un fantôme.
Et vous savez ce que ça me rappelle ? Ça me rappelle en fait l'Union Soviétique. C'est le même procédé.
En Union Soviétique, ils avaient érigé une figure archétypale qui s'appelait Sakanov. Et donc tous les travailleurs du des colcos et des sauf causes étaient appelés à éiter Stacanof qui incarnait l'idée du travail. Et Stakanov avait une mission, c'était de poursuivre de sa vindicte euh grâce à son travail, à son énergie, les coulac les riches.
Et donc en fait, imiter Stacakanov, disait-on au à tous les soviétiques, imiter Stacakanov parce que il travaille deux fois plus que tout le monde et en plus de ça, il poursuit les riches. Voilà, on a Zukman, le nouveau Stacakanov française. Et alors en fait, Zukman, c'est un principe très simple d'antéconomie.
Une fois qu'il y aura plus de riches, il y aura plus de pauvres. C'est exactement l'inverse. Le jour où il y a plus de riches, il y a des il y a que des pauvres.
Et tout simplement parce que une économie, c'est une atmosphère. C'est une atmosphère tournée vers la valeur ajoutée, vers la liberté de créer, vers la liberté d'entreprendre, vers la liberté des créateurs. Si les créateurs ont le sentiment qu'ils sont poursuivés par l'État, qu'ils sont traqués par le fisque, alors ils retiennent leurs investissements et aujourd'hui, ils font mieux que ça.
Ils vont au Portugal, ils vont en Italie, ils vont au Maroc. ou naturellement aux États-Unis. Il y a quelque chose que Noël le noir qui une femme remarquable a dit tout à l'heure sur ce plateau.
Elle a dit on fin d'ignorer l'accord qui a eu lieu cet été entre Trump et Vanleyen. Et au terme de cet accord, les Européens se sont engagés à investir 750 milliards d'euros aux États-Unis. C'estàd que les Européens, les entreprises européennes sont obligées d'aller investir aux États-Unis et pendant que les entreprises alors Stellantis a annoncé donc Vuton a annoncé et cetera donc pendant que les entreprises les grandes entreprises françaises investissent aux États-Unis ont les poursuit de notre vind dicctte en disant on va faire payer les riches.
Voilà on est en train d'appauvrir le pays et de l'assécher. Cette ponction de richesse, c'est une ponction lombaire qui est mortelle. Et pourquoi il parle de l'entreprise, la création ?
Il était au cœur de tout cela avec le puit du fou. Bah oui, Philippe Devil c'est quelqu'un dont on connaît le compteur, l'homme politique euh retraité certes, mais quand même qui a fait de la politique pendant longtemps. Mais en fait, c'est surtout quelqu'un qui a créé une entreprise euh qui a commencé un jour, je crois que c'était en 1960 ou je vais 78 je bon bref, pardon, je vais peut-être me tromper sur la date.
C'était un spectacle de nuit sous la pluie éclairé par les phards d'une voiture et c'est devenu 40 50 ans plus tard le puit du fou, des dizaines de millions d'euros de chiffres d'affaires à des résultats exceptionnels et cetera et tout ça ça [rires] s'est fait progressivement. dans la durée avec des investissements mesurés. Donc ce dont il vient de parler à l'instant, en fait, il le connaît par cœur.
Il est passé par toutes les étapes, les moments où vous avez peur de tout perdre également. Euh et donc c'est c'est quelque chose dont il ne parle pas à la légère du tout. C'est pour ça qu'il a une immense admiration pour l'entrepreneuriat. 13 juin 77 77, pardonnez-moi, parce qu'il voit pour la première fois le château du Puit du fou.
Euh euh Philippe Deviler toujours et cette fois-ci vous avez entendu Philippe Deviler qui a rendu hommage aux agriculteurs, il a aussi rendu hommage aux entrepreneurs, aux créateurs parce que dans l'économie il y a aussi une question, c'est la question de la confiance. On soit une toute petite entreprise, une entreprise de taille intermédiaire ou une grande entreprise ou une PME, il y a la confiance, la confiance pour investir, innover, créer et il a voulu rendre hommage à ceux qui prenaient ces risques-là. contre vents et maré en ce moment avec le fisque la pression fiscale euh l'entrepreneur créateur il est blotti recroquvillé il ose plus se montrer et alors on dit toi l'entrepreneur créateur tu gagnes trop d'argent et cetera alors moi je fais un hyne à l'entrepreneur créateur parce que je pose la question suivante qui crée la richesse Qui donc fait vivre les familles ?
Qui donc fait vivre le pays ? Qui donne à l'innovation son champ expérimental ? Qui prend tous les risques ?
Ce n'est pas la puissance publique, ce sont pas les ministères, ce sont pas les administrations. Non, c'est pas la sphère publique qui crée la richesse, elle la consomme. Celui qui crée la richesse, c'est l'entrepreneur créateur qui à l'image du père de famille, pour reprendre le mot heureux de Peggy et l'aventurier des temps modernes. pour avoir vécu les affres de la création à une époque de ma vie, même à plusieurs, je sais, je connais, je puis témoigner de ce qu'est l'angoisse du créateur, de ce qu'est le parcours du créateur.
Le parcours du créateur, c'est un parcours chaotique. C'est un parcours qui euh qui est imprévisible, qui est indétectable, qui est incertain, qui est risqué. Alors, faisons ce parcours en quelques minutes.
Le parcours de la psychologie de l'intimité du créateur. Premier moment, le créateur regarde le monde. C'est le vertige.
Pourquoi ? Parce que le créateur, il est intelligent. Il voit bien que euh le monde existe depuis longtemps et qu'il y a plus rien à inventer.
Du du moins, le croit-il. Il peut qu'ajouter une petite chose mais euh tout a été pensé, tout a été dit, tout a été imaginé, tout a été créé. Alors euh parce que c'est la civilisation.
La civilisation, c'est un état social dans lequel celui qui arrive au monde s'aperçoit très vite que ce qu'il voudrait apporter de mieux est infiniment inférieur, infiniment moins précieux, moins sophistiqué que le monde qu'il trouve à son arrivée. Alors, un peu de modestie. Alors là, il y a une réponse intéressante qui m'a toujours fasciné, celle de Henry Ford, la forte compagnie qui dit euh avoir fait plus pour le monde que le monde n'a fait pour vous, c'est la devise secrète. du créateur.
Donc le vertige d'abord le monde est là. Qu'est-ce que je vais apporter après la joconde ? Qu'est-ce que quelle est l'idée nouvelle ?
Et là vient l'étincelle. Deuxè temps du parcours et l'étincelle a été définie par Rinard Maria Rilk dans les termes suivants. Pour faire pour écrire un seul verre, il faut avoir des souvenirs.
Il faut avoir vu beaucoup d'hommes et de choses. Il faut avoir senti comment volent les oiseaux. Il faut avoir compris le mouvement de la petite fleur qui s'ouvre le matin.
Il faut avoir repensé à des jours d'enfance dont le mystère ne s'est jamais éclairci. Il faut avoir veillé des mourants, fenêtres grande ouvertes pour capter les bruits extérieurs. Mais il ne suffit pas d'avoir des souvenirs.
Encore faut-il savoir les oublier et attendre qu'ils reviennent, qu'ils deviennent sans geste nous-mêmes. Alors quand ils ne se distinguent plus de nous qui sont devenus complètement anonymes, alors il se peut qu'en une heure très rare, un soir de grâce du milieu d'eux se lève le premier mot d'un verre. Ça vaut pour toute invention, pour toute création.
Le troisème temps, c'est le plus terrible, c'est l'angoisse. C'est l'angoisse parce que c'est l'angoisse du point de bascule. Ou bien on décolle ou bien on s'écrase.
Et il y a une phrase de de du créateur de LinkedIM s'appelle Hoffman qui est qui est heureuse qui décrit bien ce moment et il dit l'entrepreneuriat ça consiste à se jeter d'une falaise et ensuite à à construire son avion en tombant. Et ça je l'ai vécu ce moment. C'estd que j'étais assis en face de la la ruine du pit du fou, la ruine piteuse du pit du fou, entourée de de ronces et de serpents.
Et là, je me disais bon, mon idée c'est quoi d'abord ensuite mon idée est-ce qu'elle est clairvoyante ou est-ce qu'elle est folle ? En fait, une idée clairvoyante, c'est une idée folle qui a réussi et une idée folle, c'est une idée clairvoyante qui a échoué. Seulement, on le sait qu'après.
Et alors là vient vient la la percée conceptuelle. La persé conceptuelle, je la formule de cette manière, c'est l'avantage concurrentiel, enfin le le grap du stratège, si vous voulez, c'est l'avantage concurrentiel inimitable. C'estàd le créateur, il crée quelque chose qui est inimitable, donc il est irrattrapable.
Et ça, ça évoque pour moi une conversation que j'ai eu avec le grand capitaine d'industrie Bernard Arnaud. Je lui dis, on était au plus du fou et je lui dis euh en fait la définition d'une grande entreprise, une entreprise puissante, une entreprise prospère, c'est quand même le chiffre d'affaires. Bernard et il me répond Philippe.
Non. La puissance de l'entreprise, sa prospérité, c'est la désirabilité. C'est tellement juste.
Enfin enfin, il y a la réalisation, la dernière phase et je termine par là. La réalisation c'est le travail. Et là, je raconte euh si vous voulez, je vous raconte une anecdote, conversation que j'ai surpris entre deux personnages importants.
Raymond Bar, premier ministre à l'époque et François Michelin. Et donc Raymond Bar plaint François Michelin, il dit "Oh là là, je vous plains parce que les jeunes aujourd'hui, le goût du travail et cetera, la soir au front, ils ont le le les horaires, la discipline, tout ça, c'est fini." Et François lechin dit "Mais attendez monsieur le premier ministre votre définition du travail ?" Il dit "Bah c'est ça la front, la disponibilité, le dévouement et François Mich dit non c'est pas ça le travail." Alors Mombard lui dit "Et vous monsieur Michelin vous dites quoi alors ?
C'est quoi le travail pour vous ?" Il dit "Pour moi le travail c'est faire une œuvre." Et là, il reprend la citation de Bernanos qui connaissait bien.
Une société se meurt ou se perd quand elle substitue les moyens au fin. Et il explique, vous comprenez la sur au front, c'est bien les horaires, c'est bien les efforts, les sacrifices, ce sont des moyens. Ce qui compte, c'est la fin.
Et ça me fait penser qu'aujourd'hui, on est dans une société où on ne célèbre le travail, la production, le chef-dœuvre. On célèbre la rente et la consommation. Et je vous dis pour terminer avec une seule phrase de conclusion, la France doit retrouver le plus vite possible le goût de célébrer ceux qui sont les créateurs de valeur et ceux qui sont les créateurs de valeur ajouté.
Et il faut revenir au mot de Peggy, l'aventurier moderne, le père de famille et l'entrepreneur créateur. Voilà pour le désir d'entreprendre, de créer. Il parlait de la Joconde dans cette dans son analyse.
Je voudrais qu'on revienne sur l'un des temps forts avec vous de ce début d'année, de cette fin d'année 2025. Ce début de saison, c'est bien sûr le Louvre. Dimanche 19 octobre, les bijoux de la Coronne sont dérobés.
C'est le cas du siècle euh traité dans le monde entier. Et Philippe Deviller va nous parler seulement de ce casse, il va revenir sur le symbole. C'est-à-dire qu'on s'attaque au musée le plus visité au monde.
Euh on s'attaque à peut-être ce que les Français imaginaient l'endroit le plus sécurisé de France. Et c'est peut-être là aussi un symbole de ce patrimoine qui s'effondre. sur le budget du ministère de la culture, seulement 13 % est alloué à la protection du patrimoine.
Le casse du Louvre fusionne les deux angoisses nationales, l'insécurité française et le déclin de la France dans l'esprit des Français et aussi des étrangers. Que de malheurs qui se sont abattus sur notre patrimoine. Le dernier malheur, c'est une grenouille géante gonflable place Vandô postérieur à disposition du plug anal qui va peut-être revenir.
C'est c'est effrayant. Et alors les artistes contemporains, les autorités culturelles nous expliquent, c'est de l'art. C'est normal que vous compreniez pas les ploues que nous sommes.
Mais quel symbole ? Alors, on a eu notre lame incendiée, le loup fracturé. Faut pas oublier la cérémonie des jeux qui était quand même une allégorie de nos abaissements.
Faut pas oublier aussi une phrase célèbre que j'aurais rappelé de du journaliste Jean-Michel Apati qui en rate pas une pour se faire remarquer et qui a dit récemment il faudrait raser Versailles raser Versailles pour couper l'accès à la grandeur. Merci monsieur Apathi. On vous souhaite longue vie.
Ensuite euh Yelle Bron Pivé, qu'est-ce qu'elle a dit en fait ? Elle a dit "I faut taxer les patrimoines, faut taxer les biens des familles, comme ça elles seront vendues aux enchères, vendu à des étrangers, euh aux élites mondialisées. Soyez les bienvenus.
Euh qu'est-ce qui va rester demain dans notre héritage commun ? Qu'est-ce qui va rester de notre patrimoine ? Qu'est-ce qui va rester de notre mémoire ?
Qu'est-ce qui va rester de notre histoire ? Et moi, je voudrais dire ici en quelques mots si j'en ai le temps, pourquoi le patrimoine est une nécessité vitale pour prendre votre expression. Et pourquoi euh pourquoi il est pourquoi il nous met en en voisinage et en cousinage intime avec nous-même ?
En fait, il faut plaindre les peuples qui n'ont plus d'histoire, qui bradent leur mémoire, qui bradent leur patrimoine. Pourquoi ? Parce que avoir une histoire, réfléchissy, avoir une histoire, c'est en avoir deux, la grande et la petite.
Si vous perdez la grande, vous perdez la petite. Avoir une histoire, c'est avoir deux vies. La vie qu'on traverse et la vie qu'on reçoit.
La vie qu'on prolonge et la vie qui vous surplombe. Il y avait à Spart un hymne qui était une sorte d'abrégé de toute patrie. Nous sommes ce que vous futes, nous serons ce que vous êtes.
C'est-à-dire que grâce à l'histoire, on peut vivre deux vies en même temps. Une vie par soi-même et une vie par procuration. On va ailleurs que chez soi pour être encore chez soi.
On on choisit de vivre dans un temps, ne serait-ce qu'un instant, qui n'est pas le sien. On s'enrichit de l'expérience des autres. Euh c'est-à-dire que on on en fait on on rit, on pleure, on souffre, on grandit avec d'autres qui ne sont plus et qui vous incorporent à leurs infortunes, à leur tribulation, à leurs ascensions et dont les malheurs deviennent les nôtres. si bien qu'en fait on apprend à gagner une meilleure connaissance des dédales de la trahison, des dédes de la forfaiture, des dédes de ces accomplissements sublimes qui font la civilisation.
C'est l'assise de la France qui tient à ce dépôt millénaire. Ce dépôt millénaire en fait, il existe autant par les millions d'hommes vivants que par les milliards d'hommes morts qu'on a sous les pieds. Et quand on est du même champ, on est pour toujours du même temps et on finit par ressentir de façon presque tellellurique quand on marche sur les bouquets fanés, des dépouilles de nos souvenirs enfouis, euh des sensations étranges, d'ivresses anciennes qui revivent en nous comme si la mémoire fluide d'un passé au ton vif coulait encore dans nos veines.
Et donc je dis ceci notamment aux jeunes gens, aux jeunes français courtoire de France. L'histoire est un principe de rajunissement perpétuel. La France est un être physique et moral.
La France est une personne, disait Michelet. La France a une âme et il ne faut pas ajouter au populicide qui consiste à tuer un peuple, un matricide si vous me permettez le néologisme qui consiste à tuer une mère patrie. Il y a quelqu'un qui a dit tout ça beaucoup mieux que moi qui s'appelle Romain Garry, vous savez qui disait "Je n'ai pas une goutte de sang français mais la France coule dans mes veines." et il racontait comment sa mère lui lisait des histoires tous les soirs, tous les soirs, tous les soirs.
Et il dit, il faut donner à chaque petit français la grande histoire et les petites histoires qui font la grande. Pourquoi ? Parce qu'un enfant a besoin d'éblouissement pour garder l'esprit d'enfance.
Et là aussi le combat pour les valeurs, combat pour perpétuer ce patrimoine, le protéger, le magnifier, c'est un combat essentiel pour Philippe Devier Geoffre. Oui, c'est 5 ou six décennies de de combat sur les mêmes sujets toujours. Je peux je peux juste préciser une chose, il reçois beaucoup de messages depuis le début de l'émission de gens qui me disent "Mais qu'est-ce qui se passe ?
Où est-il ?" Il est caché. C'est vrai qu'on avait annoncé qu'il serait là cette semaine donc forcément il venir mais évidemment mais il faut juste dire que il va bien il est en pleine forme, il nous regarde et il est en pleine forme.
On l'a eu au téléphone. Ah vous vous recevez ces ces messages. Alors chers téléspectateurs, si vous nous rejoignez à 19h38 très précisément, je plisse les yeux parce que je n'ai pas mis mes lunettes.
Euh nous sommes en train de de faire ce qu'on fait souvent pendant les périodes de vacances et notamment la période estivale ou alors celle de Noël. C'est-à-dire qu'on vous propose parce que vous avez fait de cette émission un rendez-vous les plus grands moments de cette première partie de saison de face à Philippe de Vili. Dans une France où les crises s'enchaînent, où les Français pour 80 % d'entre eux considèrent que le pays est en déclin, que le pouvoir n'est plus tenu.
On s'est posé cette question en début de saison. Qu'est-ce qu'un chef ? C'est quoi un chef ?
Réponse de Philippe Deviller. Alors, qu'est-ce qu'un chef ? D'abord, un chef, c'est pas le titre ou la fonction qui font le chef qui le définissent.
C'est pas parce qu'on est chef d'état qu'on est chef. D'ailleurs, Togul dans ses mémoires de guerre, je crois, fait allusion à Albert Lebrin, euh président de la 3e République qui nous a emmené à la guerre, particulièrement médiocre et Dog dit euh en fait deux choses lui ont manqué. euh être chef, il fut un chef et qu'il y est un état.
Et donc en fait euh Clémanu avait dit plutôt euh il y a deux organes inutiles dans l'État, la euh postat et la présidence de la République. Donc en fait, un chef, un vrai chef, il a trois qualités éminentes. La première qualité éminente, c'est la vision.
Le chef voit avant les autres. Le chef voit loin, plus loin. Le chef voit haut, plus haut.
Le chef voit ce que les autres ne voient pas. Un chef d'état, un vrai chef d'état ne subit pas le temps, il le sculte. Un vrai chef d'état ne dit pas comme nos politiciens aujourd'hui, la politique consiste à rendre euh nécessaire ce qui est possible, mais l'inverse, la politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire. un vrai chef d'état, un vrai chef, on on le on on mesure sa son autorité et sa valeur à la hauteur qu'il impose à son peuple dans son cœur, dans son esprit.
Un chef, il crée. Un chef, il anticipe. Il crée, il anticipe.
Il a toujours un coup d'avance. Un chef d'entreprise par exemple, il va essayer de définir d'imaginer un produit ou un service qui le met à l'abri du meilleur, qui le guettete pour la vallée euh à partir d'un ahorisme de Steve Jobs que vous connaissez peut-être le graal du stratège, c'est l'avantage concurrentiel inimitable. Mais le chef de guerre lui-même anticipe et crée exemple Jean Dark en en juin 1429 tous ces capitaines disent il faut aller en Normandie parce que la Normandie est occupée.
Il faut maintenant qu'on a délivré Orléan en finir avec la libération de tout le territoire français. Et elle a dit non c'est pas ça qu'il faut faire. toute seule et dit le dauphin recevra plus de force d'une seule goutte d'huile que de 10000 lance.
Il faut aller à Reince. Ça c'est un coup de gênie. Le chef crée.
Le chef a un coup d'avance. C'est pour ça qu'on lui fait confiance. En fait le chef a une vision historique.
Derrière la foudre de l'épée. Il y a la lumière de l'esprit. de Gold disait dessous euh le les visions d'Alexandre, les victoires d'Alexandre, il y a toujours Aristote.
En fait, la deuxième qualité du chef, c'est le la force du caractère. La force du caractère, c'est la constance dans l'adversité. Un chef avale les creux et les bosses d'une égale humeur.
Ensuite, c'est le la solitude la solitude du chef. Le chef qui marche sur la Sim, il est seul. Il est seul le chef.
Et puis surtout le courage et je repense fameux discours d'Harvard le déclin du courage de Soline qui dit il y a trois formes de courage. Le courage de voir le chef doit voir par exemple aujourd'hui je cite sur le généine que le système occidental va vers son état ultime d'épuisement spirituel. S'il ne le voit pas, il ne fera rien pour corriger le tir.
Ensuite, le courage de dire le chef, il est comme les rameurs. Il faut gagner la rive comme les rameurs en lui tournant le dos. Le chef, il est dans le il est à contrepente, il est dans le contetemps, il est à contre-courant, il est pas dans le langage commun.
Et en fait le courage de faire, le courage de faire parce que le chef se laisse habiter par le souci exclusif du bien commun. Euh en disant ça, je repense à au maître de Santiago qui oppose la pureté à la fortune et qui morigène les chevaliers de Saint-Jacques en leur disant ceci : "Homme de terre, chevalier de terre, bien sûr, nous savons tous qu'à la fin, les valeurs nobles sont toujours défaites. L'histoire n'est jamais que le récit de leur défaite renouvelée, mais il ne faut pas que ce soit ceux même qui ont la charge de les défendre qui les mine.
La troisème qualité du chef, la plus mystérieuse et qui ne s'apprend pas, c'est le magnétisme. Le chef, en fait, il est entouré par le peuple, par la troupe qui le regarde et qui ne cherche pas en lui et ne trouve pas en lui un despot, mais un dépositaire. C'est c'est là une mystérieuse alchimie par laquelle un homme attire, agrège des volontés, des esprits et des cœurs.
Et en fait, en répondant à cette question, qu'est-ce qu'un chef, je me dis que un chef, il doit relire le testament politique de Richelieu et notamment cette phrase qui m'a toujours frappé. Ceux qui sont dans le ministère de l'État doivent imiter les astres qui non obstant les aboiements des chiens ne laissent pas de les éclairer. Voilà pour l'analyse du chef.
Qu'est-ce qu'un chef ? La réponse de Philippe Deviler qui vient de m'envoyer un message. Je vous regarde bien sûr, il a intérêt à être bon le Philippe.
Il [rires] envoyé 19h47 sur ces news. On poursuit les meilleurs moments de face à Philippe Devilier parmi les meilleurs moments de ce ce début de saison. Et là, je regarde vraiment la caméra et je je regarde également vous Jeffroid parce que je pense à l'événement qu'il y a eu au dô de Paris que vous avez organisé qui s'appelle face à vous.
Euh pour la première fois, des milliers de Français euh ont pu retrouver des intellectuels, des politiques et des journalistes de C News de R1 et du GDD lors d'une soirée événement. Effectivement, Philippe Devilier a participé, mais dans cette soirée-là, euh le mouvement moment le plus émouvant euh ça a été bien sûr la déclaration et l'ovation accordée euh d'abord à Charlotte Bornelas et ensuite bien sûr à Harmonie euh Comine. Revoyons cette séquence, c'était le le 28 novembre dernier.
Harmonie Comine, vous êtes mère de famille, euh femme d'un homme gendarme qui a été tué le 26 août 2024 dans les Alpes Maritime fauché par un chauffard multirécidiviste après un refus d'obtempéré. Et vous êtes aussi une française engagée qui n'a pas hésité à prendre et reprendre la parole pour faire évoluer la réponse pénale et ainsi mieux protéger ceux qui le méritent. Et merci infiniment d'être là ce soir.
Merci à vous. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Jeffre le jeune. C'est vrai que c'était très émouvant.
Oui. De le revoir aussi et un peu dur de revoir ces images. Ouais.
Vous l'avez croisé, vous racontez dans Populite que vous l'avez rencontré cet été, Harmonie Comine. Qu'est-ce que vous avez à lui dire Philippe ? C'était un moment captivant, déchirant.
Quel courage ! Quelle force d'âme. Et 4000 personnes qui sont à l'unisson et qui portent une douleur inextinguible, une souffrance infinie.
La souffrance infinie d'une femme qui raconte et d'une épouse qui accuse et qui commence par s'excuser. Elle avait dit "La France a tué mon mari et elle dit pardon. J'aurais voulu dire l'État français a tué mon mari." Non pas pardon.
Non moi je retiens la première formule. C'est la meilleure parce que elle a ainsi interpellé une France omnolente, une France insouciante, une France ignorante et et ce qu'elle a fait mardi soir, c'est très important. Elle a brisé le mur de silence.
Le mur du silence est tombé. Le mur du silence, il est tombé parce que elle et d'autres femmes. Songez que dans la même semaine, on a eu deux femmes remarquables, Harmonie Comine et la maman d'Élias chez Sonia Mabrou qui ont brisé le mur du silence.
Et on comprend la panique du pouvoir et du système de la société de conivance. Pourquoi ? Parce que jusqu'à présent, il y avait une convention qui était respectée avec les chiens de garde.
La convention était la suivante : "Quand il vous arrive un drame, vous gardez ça pour vous. Vous vous renfermez et vous pleurez tout seul." Ah si, vous pouvez faire une chose, participer au rituel.
Marche blanche. Ah oui, ça oui. Marche blanche.
Silence. marche blanche riposte des bougies riposte des peluches peluches ou et puis euh surtout vous dites "Tu n'auras pas ma haine." C'estàd qu'on traite ça comme le réchauffement climatique quoi.
Un slogan. Euh et pourquoi tout ça ? Vous savez très bien vous ?
Parce qu'il faut pas qu'il y ait de récupération. Parce que si tout à coup les victimes se mettent à dire c'est pas un fait d'hiver, c'est un fait de société, ça change tout. Quand la maman d'Élias par raconte euh non, le journal Le monde vous mentait.
Il a pas été tué avec un couteau, il a été tué avec une machette. Donc elle désigne la tropicalisation des mœurs de la France d'aujourd'hui. C'est intéressant que les familles de victimes s'expriment parce que elles rectifient les faits au grand âme de la société de connivance qui est la société du mensonge d'État.
Et donc en fait euh toutes ces femmes, toutes ces mères, la maman de Philippine, la maman de Lola euh qui ont décidé de se lever depuis quelques mois, elles sont dans l'oblation admirable, l'oblation civique. Pourquoi ? Parce qu'en fait, elle disent la maman de d'ias, elle dit "Lisez le rapport de septembre 2025, je l'ai lu." Ils expliquent par exemple que un des deux criminels est parti en réinsertion au Togo pendant quelques 10 mois.
Non mais il se fout de notre gueule. Et donc en fait toutes ces femmes sont admirables sont des héroïnes parce que au lieu de garder leur douleur pour ell sois sage ou ma douleur et tiens-toi bien tranquille elles vont sur le forum et elles disent maintenant on vous demande des comptes pour qu'il y ait plus d'autres Philippines d'autres Elias d'autres Eric Comin et donc elles interpellent les pouvoirs publics et elles disent à la puissance publique cessez d'être l'impuissance publique. Redevenez l'État régalien pour lequel on vous a confié notre sécurité et la promesse de notre protection.
Je prends le jeune peut-être revenir sur l'un des moments de votre année et cet événement face à vous que vous avez organisé au dome de Paris. de de la nôtre. Déjà, c'est l'occasion de rendre hommage à quelqu'un qu'on ne voit pas mais qui est très utile à cette émission, c'est Baptiste.
Baptiste, c'est la personne qui qui est conduit qui accompagne Philippe ici. C'est grâce à lui que Philippe est à l'heure. Il s'occupe de Philippe quand Philippe est ici.
Et ce jour-là, Philippe devait être en retard. Il était censé avoir un quart d'heure de retard et il commençait la soirée. Donc c'était une catastrophe.
Grâce à Baptiste, il a été à l'heure et il a fait cette prestation extraordinaire. Et quand on était on était d'ailleurs tous les deux ensemble derrière la scène et le grand rabin Rim Corsia qui qui suivait qui suivait Philippe Devil m'a dit "Je demande un contrôle antidopage." Et ayant une pensée également pour Harmonie Commune ainsi que son son mari le gendarme Comine.
Une dernière séquence, une dernière séquence à présent puisque l'année 2026 l'année 2025 s'achève et et celle de 2026 est incertaine en matière de conflit et la menace visiblement de guerre qui se qui se dessine alors est-ce que c'est de l'alarmisme ? Certains le disent. Il y a eu cette déclaration du général Mandon, vous savez, le chef d'étatmajor des armées euh qui il y a un mois expliquait qu'il fallait se préparer à une guerre et accepter de perdre des enfants.
Et Philippe Deviler a répondu au général Mandon. Alors, il faut la remettre dans un contexte si vous voulez. On va on va prendre les jours de la semaine.
Lundi, on a à Villa Coublet la signature de la lettre d'intention pour vendre vendre entre guillemets à l'Ukraine sans rafale. Bon, Emmanuel Macron, Zelinski. Bien, qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'en fait on adopte un statut de béérant. C'est extrêmement grave. Mais surtout surtout en fait qui va payer ?
On a déjà payé 21 milliards à l'Ukraine. Les Français savent pas, ça pas été voté. 21 milliards et là vous pouvez calculer 100 rafales, sachant qu'on a 105 rafales.
Donc on va se dépouiller, on va prélever ou alors on va fabriquer. Bon, tout ça est obscur. Le mardi, on a la déclaration de du général Mandon.
Voilà, c'est une honte. C'est une honte et je vais vous dire pourquoi. Il y a il y a un double paradoxe.
Euh aujourd'hui, il nous dit la force d'âme c'est de s'occuper de l'Ukraine. Moi, je dis la force d'âme s'occuper de la France. La force de l'âme, c'est de s'occuper de de l'indépendance de l'Ukraine, de la frontière ukrainienne, de la souveraineté ukrainienne, de l'identité ukrainienne, de la dépendance ukrainienne.
Non, non, moi je veux m'occuper de la France, de l'indépendance de la France, de la frontière française, de la de la souveraineté française. Deuxième paradoxe, il veut envoyer nos enfants se faire tuer. Mais nos enfants, ils sont déjà tués dans les banlieux.
Philippines, ça te dit quelque chose ? Non. Elias, Thomas, Matis, c'est-à-dire que chez nous, on a le terroriste, on a une guerre déjà chez nous.
Et vous voulez l'exporter ailleurs la guerre où ? en Ukraine, ça nous dit rien l'Ukraine parce que vous voulez pas qu'on parle de la scène Saind emmener mourir au Donbas Bos. C'est une honte.
Voilà. Et ensuite, le jour d'après, on a quoi ? On a le kit, vous voyez le kit anxiogène où on nous explique si tu vas aux toilettes, faut pas prendre du papier journal, faut prendre du papier de soif.
Vous avez vu le truc incroyable ? On n'y avait pas pensé hein. Bon voilà, ils se foutent de notre gueule.
Bon et enfin ce que vous savez pas, j'aurais pu l'apporter. Le 31 octobre dernier, il y a un décret qui a été signé par le Premier ministre et le et le ministre de la défense. Ce décret euh prévoit la légalisation de l'utilisation de sociétés militaires privées à l'image des sociétés militaires privées américaines qui sont intervenues en Irak.
Tout ça pour intervenir en Ukraine. C'est quoi ? des mercenaires.
On paye des mercenaires. Personne ne sait ce décret est passé inaperçu, sauf de moi. Or, ce décret, il pose deux problèmes et je terminerai par là.
Premier problème, euh on engage un conflit avec une puissance nucléaire par procédure administrative. Vous voyez la gravité. Et deuxièmement, c'est la privatisation rampante de la politique étrangère de la France.
C'est-à-dire, c'est la diplomatie militaire par l'intermédiaire de société privée de mercenaires qui gagnent du fric sur le dos des contribables. Qui en a parlé de ça ? Voilà, donc c'est une honte.
Ce ce ce général, il faut qu'il démissionne. Il est pire que général Gamelin. Il veut nous emmener à la guerre. il veut nous faire tuer avec son son chef, le chef suprême parce qu'ils sont tellement paniqués parce qu'ils savent plus quoi faire pour attraper les Français et pour rattraper les Français, ils veulent nous emmener en guerre en Ukraine.
Alors que moi je dis mais la Russie ne veut pas nous faire la guerre et il faudra bien qu'un jour on se réconcilie comme le font les Américains avec les Russes. Faudra qu'on parle avec les Russes. Donc c'est absurde de couper l'Europe en deux et de jeter la Russie dans les bras de la Chine.
Ayons un peu de sens géopolitique, prenons la bonne hauteur et il faut se débarrasser de ce président de la République qui a perdu la raison. Et je précise lorsque cette séquence car je connais les âmes chagrin maintenant à à l'Élysée parle de débarrasser politiquement bien sûr. Voilà pour la parole libre de Philippe Deviler, une parole qui évidemment percute percute les cœurs et les pensées parfois.
Vous l'avez modéré, bon nombre de personnes, vous l'avez modéré en direct et parfois il s'automodère. Ouais, c'est nouveau ça. [rires] C'est la nouveauté.
On vous embrasse chaleureusement dans un instant, c'est l'heure des pro 2 et encore un grand merci de faire de cette émission un rendez-vous chaque vendredi soir. à tout de suite.