Primaire PS/Place Publique : « entre 70 000 et 100 000 participants », espère Johanna Rolland
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
À gauche, qu'attendez-vous du débat de demain soir ? Le précédent débat a été un peu tous contre Raphaël Glucksmann. Est-ce que ce sera la même chose ?
- 0:08OuverteRéponse directe
Ce que je constate plus globalement, c'est qu'au premier débat, on a eu beaucoup de monde à le regarder, presque 700 000 personnes. Je forme le vœu qu'il y aura encore plus de téléspectateurs jeudi soir.
- 1:49RelanceRéponse directe
Est-ce que ce débat, il n'aurait pas été écarté si Olivier Faure avait tranché ?
- 3:50RelanceRéponse partielle
Mais vous aviez un candidat dans les sondages. Pourquoi ne pas avoir lancé la dynamique de sa candidature plutôt que de partir dans une primaire qui va vous diviser ?
- 5:15OuverteRéponse partielle
Quand on observe les lignes de clivage entre vous, notamment sur LFI, est-ce que tout le PS suivra le candidat désigné à l'issue de la primaire ?
- 5:52FerméeÉludée
Juste à ce jour, il y a combien de votants inscrits pour la primaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16PrésentateurChiffre
« on a eu beaucoup de monde à le regarder, presque 700 000 personnes »
- 0:29PrésentateurChiffre
« Imaginons qu'on soit à 1,5, 2 millions de téléspectateurs »
- 3:06Invité politiqueFait
« celui qui est donné au second tour à gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon »
- 3:43PrésentateurChiffre
« 62 ans »
- 3:56Invité politiqueChiffre
« vous aviez Raphaël Luxman qui était au-dessus de 10% »
- 6:26PrésentateurChiffre
« on peut imaginer qu'il y aura à ce stade entre 70 000 et 100 000 participants »
Temps de parole
- Présentateur75 %
- Jean-Marie Rolland11 %
- Invité9 %
- ?5 %
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À gauche, qu'attendez-vous du débat de demain soir ? Le précédent débat,
ça
a été un peu tous contre Raphaël Glucksmann. Est-ce que ce sera la même chose ?
D'abord,
je
n
'ai
pas la même lecture que vous de ce premier débat. Ce que je constate plus globalement, c'est qu'au premier débat, on a eu beaucoup de monde à le regarder, presque 700 000 personnes. Je forme le vœu et je suis plutôt optimiste de ce point de vue qu'il y aura encore plus de Françaises et de Français devant leur écran jeudi soir. Imaginons qu'on soit à 1,5, 2 millions de téléspectateurs, ce qui honnêtement ne me paraît pas un objectif irréaliste. Ce
sera la
preuve que cette primaire a d'abord comme vertu de mener la bataille culturelle et politique. Je ne veux pas d'une campagne qui va être monopolisée par les thèmes de l'extrême droite. Ensuite, vous avez raison, la question c'est comment, du nombre de gens qui regardent le débat, et visiblement ils sont au rendez-vous, ça se traduit dans la volonté de participer à l'imprimation.
Johanna Roland, la primaire, elle n'est pas monopolisée par les thèmes de l
'extrême
droite, elle est monopolisée par les attaques entre candidats, notamment Séguène Rayel et Raphaël Gluck-Smet, et elle est un peu monopolisée par la question des alliances avec la France insoumise.
Vous résumez deux ans et un quart de débat la semaine dernière, aux 20 dernières minutes qui ont existé. Je ne doute pas que jeudi, nos candidats vont à nouveau pouvoir dire quelles sont leurs propositions sur le pouvoir d'achat, sur l'éducation, sur la souveraineté industrielle. Enfin, on est quand même dans un monde en pleine bascule. Ensuite, les questions stratégiques ne seront pas écartées, et ça me paraît...
Et on voit bien que c'est la réelle ligne de
clivage entre les candidats, c'est avec ou sans la France
insoumise. Vous
savez, moi
je
suis convaincue d'une chose, se définir exclusivement par rapport à la France insoumise, ça veut dire qu'on n
'a
pas grand-chose à dire aux Français. Et on a les uns et les autres beaucoup de choses
à dire aux Français. Pour vous,
ce n
'est
pas fondamental
comme
débat ? C'est un élément du débat, mais non, je refuse que le débat se résume à ça. Mais pardon,
est-ce que ce débat, il n'aurait pas été écarté si
Olivier
Faure avait
tranché ? On
se définit par rapport à
ce qu'on veut et ce vers quoi on va. Un mot sur Olivier Faure, puisque vous l'évoquez, ça va me permettre de passer deux messages ce matin.
Moi,
j'appelle les socialistes
à
se rappeler qui a relevé notre parti quand il était à terre,
et
que pas grand monde se bousculait au portillon pour prendre ses responsabilités. Et j'appelle les Françaises et les Français qui ont le cœur à gauche
à
aller choisir celui qui sera en capacité, au lendemain de la primaire, d'ouvrir un dialogue avec nos amis écologistes, avec nos amis communistes. Parce que mon inquiétude, moi, c'est le score annoncé du Rassemblement national. Et que dans ce moment-là, ça doit être ça, notre obsession. Et que le splendide isolement n'a jamais fait une stratégie politique. Ça vaut pour les présidentielles, ça vaut pour les législatives. Vous
voterez pour Olivier Faure,
vous,
Joana ? Oui, bien sûr, je soutiens la candidature d'Olivier Faure pour les raisons que je viens d'évoquer. Vous le savez, ma conviction permanente, ancienne et profonde, c'est qu'il n'y a pas d'avenir pour notre pays, pour la gauche et pour les gens, si celles et ceux qui travaillent ensemble dans nos collectivités, les socialistes, les communistes, les écologistes, celles et ceux qui ont fait toujours l'histoire de cette gauche, ne se rassemblent pas. Mais là,
celui qui est donné au second tour à gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon. C'est ni Olivier Faure, ni Raphaël Luxman, ni aucun des cinq candidats à la primaire.
Mais il nous reste d'abord 15 jours avant le premier tour de la primaire et huit mois avant l'élection présidentielle. Donc aujourd'hui, aux candidats et aux candidates d'aller convaincre les Français que dans un monde qui a basculé, dans un monde où les enjeux sont nouveaux, la parole qui est la nôtre, le projet,
moi
je suis attachée aussi à ce que nous respections, le projet des socialistes. On a évoqué la question de la retraite, on parlera peut-être des positions d'Edouard Philippe. Le projet socialiste, lui, il est très clair. 62 ans.
J
'attends par exemple que l'ensemble de celles et ceux qui veulent porter nos couleurs se prononcent sur des sujets de cette nature.
Mais vous aviez un candidat dans les sondages. Alors ce ne sont que des sondages, on était à 8-9 mois de l'élection. Mais vous aviez Raphaël Luxman qui était au-dessus de 10%. Loin devant les autres candidats qui ont été testés, notamment Olivier Faure. Pourquoi ne pas avoir lancé la dynamique de sa candidature plutôt que de partir dans une primaire qui va
vous diviser ? D'abord, je le redis, une élection présidentière, ce n
'est
pas le yo-yo des sondages tous les jours. Qui a gagné deux points, qui a perdu deux points, etc. Moi, pardon, mais sur le terrain,
ce n'est pas de ça... D'accord, mais là, Marine Le Pen est en campagne, Jean-Luc Mélenchon est en campagne, et vous,
vous êtes
encore à choisir votre candidat. Ce n'est pas de ça dont
les Françaises et les Français me parlent et ont choisi notre candidat à peu près dans le même timing que les candidats ont été choisis la dernière fois. Ensuite, je le dis aussi, la primaire, c'est un point de départ. Ce n
'est
pas un point d'arrivée. La primaire, c'est un point de départ pour donner de la force à celui ou celle qui aura été choisi, qui aura été choisi largement. Et oui, je le redis, il n
'est
pas question que cette campagne présidentielle soit monopolisée par les obsessions de Marine Le Pen qui nous dit qu'elle veut dévoiler les musulmanes, affaiblir le service public. Et donc, quand trois fois deux rangs en un mois, des socialistes s'expriment devant peut-être 1,5 ou 2 millions de personnes, ça participe de cette bataille culturelle et politique qui, pour moi, est absolument première. Et ce n
'est
pas les dernières révélations concernant Jordan Bardella qui vont me faire changer d'avis sur ce sujet.
Avant d'en venir à Jordan Bardella, une dernière question sur le PS. Quand on observe les lignes, les différences entre vous, les lignes de clivage et notamment sur LFI, la question qui se pose, c'est est-ce que tout le PS suivra le candidat qui aura été désigné à l'issue de la primaire ? Est-ce qu'aujourd'hui, c'est possible considérant cette ligne de fracture majeure concernant LFI notamment ?
Les candidats et les candidats se sont engagés de manière claire. C'est la charte. Mais ils s'étaient
aussi engagés à la
dernière primaire, ça n
'a
pas forcément
marché. Moi, je n'ai pas de raison
aujourd'hui de penser que celles et ceux qui sont engagés dans cette primaire ne respecteront pas la charte de la primaire.
Les
règles de la vie commune, elles sont faites pour être respectées. Juste à ce jour, il y a combien
de votants inscrits pour
la
primaire ? Alors,
c'est trop tôt pour le dire. On ne
va
pas communiquer les chiffres maintenant.
Mais
vous
voyez une évolution
? Oui, on a tous les jours des inscriptions. J'en profite pour le dire à celles et ceux qui nous écoutent, qui veulent participer. Soit vous allez sur le site de la primaire Choisir 2027, soit vous allez sur le site du Parti Socialiste. Je rappelle que c'est un vote électronique. Donc pour ceux qui ont l'habitude, il ne faut pas aller chercher son bureau de vote physique. Tout ça est fait de manière extrêmement professionnelle, avec des huissiers qui contrôlent
les
listes
électroniques.
Aujourd
'hui, on peut imaginer qu'il y aura à ce stade entre 70 000 et 100 000 participants. Mais c'est encore trop tôt pour donner une estimation définitive. Pourquoi ? Il y
a
eu un débat, je le redis. Il y
a
une étape très importante, jeudi, puis le troisième débat. Puis on sait par expérience que souvent, les Françaises et les Français s'inscrivent un peu au dernier
moment. 70 100
000, est-ce que, grosso modo, vous avez la répartition entre ceux qui s'inscrivent sous les couleurs PS, place publique
? Les
choses me semblent relativement équilibrées aujourd'hui.