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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 18 octobre 2018 8 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsSécurité

Mélenchon : pourquoi tant de fureur ? - Les questions SMS #cdanslair 17.10.2018

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse partielle

    Que risquerait un délinquant lambda en bousculant un procureur ?

  • 0:23OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'une personne normale qui s'en prend à un procureur ne peut pas se faire embarquer par la police ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Jean-Luc Mélenchon ne risque-t-il pas surtout de se couper de son électorat populaire ?

  • 1:29OuverteRéponse partielle

    Comment peut-on se revendiquer du peuple quand on s'abrite derrière l'immunité parlementaire ?

  • 1:58OuverteRéponse directe

    A-t-on le droit de filmer la police lors d'une perquisition et de mettre la vidéo sur Internet ?

  • 2:28OuverteRéponse directe

    Les policiers avaient-ils le droit d'interdire l'accès de la permanence pendant la perquisition ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35InvitéFait
    « On serait effectivement dans un cas de droit commun. Il aurait été embarqué ? Peut-être, il était embarqué. »
  • 0:46InvitéFait
    « Nous sommes dans un système d'opportunité des poursuites et non pas de légalité des poursuites. »
  • 0:51InvitéFait
    « En opportunité, si j'avais été le procureur, je n'aurais pas embarqué Jean-Luc Mélenchon. »
  • 1:48PrésentateurFait
    « Ce qui n'a pas empêché en effet de l'utiliser une fois ou deux, pas lui en l'occurrence, mais son avocate, pour ne pas déférer une convocation de la police. »
  • 2:04InvitéFait
    « Tout le monde filme et tout le monde met sur Internet. »
  • 2:24InvitéFait
    « Là-dessus, il avait le droit de le faire. »
  • 2:58InvitéFait
    « Oui, de toutes les affaires. Et ça remonte encore une fois à la direction des affaires criminelles et des grâces, et ça n'est pas illégal. »
  • 3:39InvitéFait
    « Le procureur de la République a accès au dossier du magistrat instructeur, avant chaque confrontation, avant chaque audition, etc. »
  • 4:08PrésentateurFait
    « Le fait que le ministère donne des instructions de portée générale au parquet, ça c'est tout à fait légitime. Ça s'appelle la politique pénale du gouvernement. »
  • 4:46InvitéFait
    « Oui, il y a eu des perquisitions ? »

Temps de parole

  • Invité30 %
  • Invité 225 %
  • Invité 316 %
  • Présentateur12 %
  • Invité 49 %
  • ?8 %

≈ 35,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

Que

0:03
Invité

risquerait un délinquant lambda en bousculant un procureur dans l'exercice d'une procédure judiciaire classique et motivé

0:08
Locuteur

? Alors

0:09
Invité

s'il a outragé, il commet un délit. S'il a bousculé et s'il a provoqué, je vous l'ai dit, une voie de fait, même s'il n

0:20
Locuteur

'y a

0:20
Invité

pas d'incapacité, il commet aussi un délit.

0:23
Locuteur

En

0:23
Invité

se présentant, ce que suggère cette question, c'est qu'il n

0:26
Locuteur

'est

0:26
Invité

peut-être pas totalement injusticiable comme les autres. Est-ce qu'une personne normale qui s'en

0:31
Locuteur

prend

0:31
Invité

un procureur ou un

0:33
Locuteur

substitut du procureur

0:34
Invité

ne peut pas se faire embarquer

0:35
Locuteur

par la police ? Je vais être

0:35
Invité

très franche avec vous. On serait effectivement dans un cas de droit commun. Il

0:40
Locuteur

aurait été embarqué ?

0:41
Invité

Peut-être, il était embarqué. Et en opportunité, il ne

0:46
Locuteur

faut

0:46
Invité

pas oublier que nous sommes dans un système d'opportunité des poursuites et non pas de légalité des poursuites. En opportunité, si j'avais été le procureur, je n'aurais pas embarqué Jean-Luc Mélenchon. Vous imaginez le bonheur

0:57
Locuteur

de

0:58
Invité

Jean-Luc Mélenchon s'il avait été placé en garde

1:00
Locuteur

à

1:00
Invité

vue ? Allez, en se présentant comme sacré, intouchable, Jean-Luc Mélenchon ne risque-t-il pas surtout de se couper de son électorat populaire, à votre avis

1:08
Locuteur

? Pas

1:09
Invité

forcément, parce qu'il y a aussi dans l'électorat populaire une partie des personnes qui se disent « oui, il est victime d'un complot politique et donc

1:20
Locuteur

on s'en

1:21
Invité

prend à lui ». Après, ce que je vous disais tout à l'heure, c'est que pour élargir son électorat, ce n'est pas forcément la bonne solution.

1:29
Locuteur

Comment

1:30
Invité

peut-on se revendiquer du peuple quand on s'abrite derrière l'immunité parlementaire

1:33
Locuteur

?

1:34
Présentateur

Alors, c'est assez paradoxal en effet, parce qu'officiellement,

1:37
Locuteur

il

1:37
Présentateur

est contre l'immunité parlementaire. Il avait signé la pétition d'anticorps en 2017 qui visait à modifier justement la Constitution

1:44
Locuteur

pour

1:45
Présentateur

supprimer l'immunité parlementaire. Ce qui n'a pas empêché en effet de l'utiliser une fois ou deux, pas lui en l'occurrence, mais son avocate, pour ne pas déférer une convocation de la police. La vie est compliquée.

1:58
Locuteur

A

1:58
Invité

-t

1:58
Locuteur

-on

1:58
Invité

le droit de filmer la police

1:59
Locuteur

? La

2:00
Invité

perquisition, puis de mettre la vidéo sur Internet ? Tout le monde filme et tout le monde met sur Internet.

2:06
Locuteur

Une

2:06
Invité

perquisition, oui, même si on reconnaît par exemple les représentants des

2:10
Locuteur

forces de police. Alors, il y a peut-être le

2:11
Invité

problème de foutage, mais enfin, non, je ne vois pas de texte le sanctionnant.

2:15
Locuteur

Si on n'avait pas

2:17
Invité

filmé l'intervention de la police le 1er mai, place de la Contrescarpe, on n'aurait pas eu l'affaire

2:21
Locuteur

Benalla. Exactement. Ça a des vertus aussi.

2:24
Invité

Là-dessus, il avait le droit de le faire.

2:25
Locuteur

C

2:25
Invité

'était un militant de la France Insoumise, d'ailleurs, qui avait filmé ces événements. Les policiers avaient-ils le droit d'interdire l'accès de la permanence pendant la perquisition ? Oui, comme je vous ai dit, il n'était pas le secrétaire général, il n'était pas celui qui, légalement, était le titulaire, en quelque sorte, de ce lieu-là. Qui avait le droit de rentrer, alors, par exemple ?

2:42
Locuteur

Manuel Bompard, qui

2:43
Invité

était juridiquement, oui. Manuel Bompard, qui va

2:46
Locuteur

être l'un des têtes de liste de la France Insoumise

2:48
Invité

aux élections européennes, et était le responsable légal de la France Insoumise. Le pouvoir exécutif est-il tenu informé par la police judiciaire des affaires sensibles à caractère politique

2:58
Locuteur

? Si

2:59
Invité

oui, par qui ? Oui, de toutes les affaires. Et ça remonte encore une fois à la direction des affaires criminelles et des grâces, et ça n'est pas illégal. Ce qui est illégal, ce sont des instructions. C

3:08
Locuteur

'est

3:08
Invité

les consignes. Ce sont les consignes qui viendraient d'en haut en disant « celui-là,

3:12
Locuteur

vous

3:12
Invité

ne le poursuivez pas, celui-là, vous ne

3:14
Locuteur

le

3:14
Invité

poursuivez pas

3:14
Locuteur

».

3:14
Invité

Pas d'instruction individuelle, c'est proscrit. Et

3:19
Locuteur

donc le

3:19
Invité

gouvernement sera informé de ce qu'il y a dans l'instruction, dans le dossier ? Ah non, non, non, le secret de l'instruction, il n

3:25
Locuteur

'y

3:25
Invité

a que le juge. Ah oui, le procureur de la République a accès au dossier du magistrat instructeur, avant chaque confrontation, avant chaque audition, etc. Donc il peut faire une synthèse, et ça n'est pas choquant. Je vous donne un exemple, j'ai oublié quel était l'ancien ministre de la Justice, qui avait cru bon de prévenir, il n'avait pas su se taire. C'est un ministre qui n'avait pas su se taire et qui avait prévenu un homme politique.

3:53
Locuteur

Je crois que si vous parlez de Jean-Jacques Arnault, c'est le Thierry Solaire. Merci

3:56
Invité

d'avoir retrouvé. Il n'avait pas à communiquer à l'extérieur. Mais en interne, au niveau de la direction des affaires criminelles et des grâces, on peut.

4:04
Présentateur

Non,

4:05
Locuteur

non,

4:05
Présentateur

juste pour les gens qui ne sont pas très affertis de ces choses. Le fait que le ministère donne des instructions de portée générale au parquet, ça c'est tout à fait légitime. Ça s'appelle la politique pénale du gouvernement. Tout le monde trouvera parfaitement légitime que le gouvernement, par exemple, dise au procureur d'être impitoyable dans la lutte contre les violences faites aux femmes, par exemple. Ça, c'est une mesure de portée générale. Mais théoriquement,

4:27
Locuteur

je

4:28
Présentateur

ne jurerai pas qu'il n

4:29
Locuteur

'y

4:29
Présentateur

a pas de temps en temps des exceptions, mais théoriquement, le gouvernement n'a pas le droit de dire à un procureur, tenez, poursuivez-moi, machin, qui commence à

4:35
Locuteur

me

4:35
Présentateur

casser les pieds.

4:36
Invité

Ou accélérer cette procédure parce qu'on arrive avant des élections. Non, non. La République En Marche est-elle traitée comme les autres partis par la justice

4:45
Locuteur

? Oui. Il y a eu des

4:46
Invité

perquisitions ? Oui, ou ce qu'on peut assimiler à des perquisitions, c'est-à-dire quand il s'est agi de récupérer les armes à feu dont Benalla disait qu'elles étaient dans les locaux de La République En Marche, il y

4:57
Locuteur

a

4:57
Invité

eu une délégation judiciaire pour saisie de ces armes à feu. Donc,

5:01
Locuteur

ce

5:01
Invité

n

5:01
Locuteur

'est

5:01
Invité

pas un parti qui est au-dessus de la loi. Maintenant, dans l'affaire du financement de la campagne d'Emmanuel Macron, il y a aussi eu quelques questions qui ont été posées. Pour l'instant, je n

5:10
Locuteur

'ai

5:10
Invité

pas vu d'acte judiciaire dans cette question. Il y a eu une enquête judiciaire qui est sur la partie lyonnaise et le financement des collectivités. En revanche, alors que le compte de campagne a aussi été en partie réformé, il n

5:21
Locuteur

'y a

5:21
Invité

pas eu de signalement de la commission des comptes de campagne à la justice, comme ça a été le cas pour Jean-Luc Mélenchon.

5:26
Locuteur

–

5:26
Invité

Mélenchon n'a-t-il pas agi comme tout homme politique qui se croit au-dessus des lois

5:30
Locuteur

? – Ceux

5:32
Invité

qui font la loi

5:32
Locuteur

ne

5:33
Invité

peuvent pas de ce fait même se dire au

5:36
Locuteur

-dessus des lois.

5:37
Invité

Donc, quand la loi s'applique à eux, leur seule attitude, s'ils ne sont pas d'accord, c'est de laisser la loi passer

5:42
Locuteur

et

5:43
Invité

de prouver après que ce qui a été fait ne l'a pas été dans les règles. Imaginez que Mélenchon arrive ce matin en disant « Regardez, ils n

5:49
Locuteur

'ont

5:49
Invité

pas respecté la règle. La perquisition d'hier est illégale. Ça serait une victoire éclatante pour lui. – Ça serait

5:55
Locuteur

une victoire juridique.

5:56
Invité

– Vous savez qu'il peut le faire pendant les six mois qui suivront.

5:59
Locuteur

– Il

5:59
Invité

y aurait des leviers sur lesquels il pourrait contester la perquisition

6:03
Locuteur

?

6:03
Invité

– Il peut tout

6:04
Locuteur

essayer en tout cas,

6:05
Invité

moi je n'ai pas vu la procédure, mais il a six mois. Ses avocats ont un délai de six mois à partir d'une éventuelle, et on peut dire vraisemblable vu le contexte mis en examen, pour demander au juge d'instruction d'annuler la perquisition à question. N 'y a-t-il pas une part de provocation de la part du procureur et des policiers

6:27
Locuteur

? – Ils

6:28
Invité

ont fait leur travail.

6:30
Locuteur

– Mais

6:30
Invité

c'est vrai que c'est traumatisant. – Toute

6:32
Locuteur

perquisition est traumatisée.

6:34
Invité

–

6:34
Locuteur

Il

6:34
Invité

y a

6:34
Locuteur

un

6:35
Invité

côté viol d'un espace intime, c'est sûr que ce n

6:38
Locuteur

'est

6:38
Invité

pas agréable. – Jean-Luc Mélenchon s'exprime avec la même sémantique que le Rassemblement national, serait-il victime du même délire victimaire ?

6:45
Locuteur

–

6:45
Invité

Bon, ils se sont retrouvés, ils se sont applaudis mutuellement à l'Assemblée nationale. – Ce sont deux partis populistes, donc les mêmes mots, les mêmes accusations et le même bénéfice politique parfois.

6:54
Locuteur

–

6:54
Invité

Mais pas le même programme.

6:55
Locuteur

–

6:55
Invité

Pas le même programme.

6:56
Locuteur

– Et pas

6:56
Invité

le même programme. Concrètement, que risque vraiment Mélenchon en ayant réagi si vivement ? Peut-il être condamné ? Vous nous disiez tout à l'heure que… –

7:03
Locuteur

Oui

7:03
Invité

peut

7:03
Locuteur

-être.

7:03
Invité

– Par rapport à la manière dont il se comportait dans la perquisition ? – Oui, pour le moment, il y a une enquête.

7:08
Locuteur

–

7:08
Invité

Bon, et bien merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir, ce soir à 22h25. On se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'était à vous. Belle soirée sur 5.

7:20
Locuteur

– Sous

7:20
Invité

-titrage ST'

7:20
Locuteur

501. – Sous-titrage ST' 501.