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InterviewLa République Tv· 8 octobre 2026 32 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Bompard dévoile la suite… et ça ne passe pas inaperçu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:49OuverteRéponse directe

    On vous accuse de manipuler les jeunes. Quelle est votre stratégie pour accompagner le mouvement sans le dénaturer ?

  • 8:24OuverteRéponse directe

    Comment la dégradation de la situation financière de la France va impacter votre campagne ?

  • 15:55FerméeRéponse directe

    Comment assurez-vous que les gens dont vous recevrez le numéro étaient d'accord pour que vous ayez leur coordonnée ?

  • 17:11OuverteRéponse directe

    Estimez-vous que vous allez sortir renforcé de la crise lycéenne ?

  • 17:53OuverteRéponse directe

    Comment répondrez-vous à Gabriel Atal lors de votre meeting au Havre ?

  • 19:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement a perdu la partie sur la crise lycéenne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:13Invité politiqueFait
    « quand le gouvernement commence à se fracturer ou à se diviser face à une mobilisation de la jeunesse. C'est bons signes »
  • 11:44Invité politiqueFait
    « il en est le principal responsable, que ça fait quand même depuis maintenant plusieurs années que les rentrées se ressemblent beaucoup »
  • 23:17Invité politiqueChiffre
    « j'ai vu que monsieur Atal sur 1000 bistro recensé environ 17 participants en moyenne par bistro »

Temps de parole

  • Manuel Bompard100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Manuel Bompard

Vous allez peut-être pas me croire, mais notre sujet c'est moins de savoir si la France insoumise sort renforcée ou pas renforcée de cette mobilisation. C'est c'est de savoir si la mobilisation euh obtient la satisfaction de revendication parce que cette mobilisation, elle est juste euh parce que elle part d'une difficulté. Donc je dois vous faire remarquer qu'en une semaine les sondages que vous avez l'habitude souvent de de déployer pour analyser l'actualité politique montrer qu'elle avait gagné 10 points de soutien du point de vue de ses revendications en une semaine cette mobilisation. Pourquoi ?

Parce que une immense majorité des Français voit bien que on peut pas dire à la fois la jeunesse doit être notre grande priorité. l'éducation euh est quelque chose de d'essentiel et cetera et accepter euh que on a une heure de cours sur 10 qui tombe à l'assace, euh que on étudie dans des bâtiments qui sont des bâtiments absolument euh délabrés, que il manque des professeurs que ça c'est c'est pas possible en fait et que notre jeunesse soit dans cette situation de de souffrance parce que elle est soumise à des injonctions contradictoires, on lui dit faut bien travailler pour avoir un avenir. Ah sauf que c'est parcours sub qui va quand même décider de ton affectation et des lycéens.

pour répondre à votre question sur le l'agriculture qui est effectivement le trè sujet qu'a abordé le premier ministre le Cornu hier. Euh notre agriculture est dans une situation extrêmement difficile, notamment parce qu'elle paye, elle subit encore les conséquences de l'été absolument cataclysmique qu'on a connu en terme de canicule, en terme de sécheresse qui pèse sur les rendements agricoles, qui met en danger un certain nombre d'exploitations.

Il y a plus d'un mois avec les députés de la France assoumise, nous avons présenté proposé un plan d'urgence qui prévoit certes des indemnisations, mais des indemnisations qui ne doivent pas être des indemnisations qui profitent aux grandes exploitations qui est malheureusement le problème des indemnisations qui sont mis sur la table aujourd'hui par le gouvernement.

et je vous renvoie pour plus de détails au plan qui a été présenté en particulier par mes par mes collègues députés euh Mathilde Digier et Manon Meier et Aurélie Trouvé qui ont présenté ce plan il y a je crois à peu près un mois plan papier que on pourra évidemment vous transmettre pour avoir la liste de nos propositions et de nos revendications sur ce sujet. Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Si c'est aussi ta vision, abonne-toi. Et si le véritable problème politique français venait directement de ces institutions, depuis 1958, la 5e République a apporté stabilité et efficacité.

Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une 6e République ? Dans cet ebook découvre l'histoire, les failles et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livres. Merci. Bonjour Jamil Sanley, journaliste indépendant. Alors, on vous accuse de manipuler les jeunes. Vous avez, ça fait plusieurs semaines de récupérer la manifestation qui a en coup qui est en cours chaque semaine.

Éric Nolo est allé jusqu'à partager un visuel IA montrant Jean-Luc Mélenchon [grognement] tirant les ficelles des jeunes lycéens. le très fort engagement que vous renouvellez aujourd'hui de la France insoumise et de ses élus dans euh les mobilisations lycéennes chaque semaine et encore mardi prochain, mais aussi les séquences que vous savez ultra médiatique. On a vu Jean-Luc Malchoon embrassé par le jeuner rouine, on a vu euh monsieur Léoman jeter des euh des vivres au-dessus des euh des agents de police, on a vu aussi monsieur Bagayoko face à la police et cetera qui sont partagés aussi par eux-même sur leur propre réseau. Tout ça vient évidemment nourrir des récits qui sont contre vous.

Notamment encore hier, je crois ou ce matin, madame Berger qui vous accuse de vouloir fracturer le pays, tout du moins mettre le feu aux poudre et cetera et vous et vous vous baser dessus. Je pas vous demander votre avis sur Madame Berger, on le connaît j'imagine, mais plutôt très honnêtement, quelle est votre stratégie pour quel objectif et comment comptez-vous accompagner le mouvement comme vous voulez le dire à l'instant sans le dénaturer, sans paraître le récupérer ? Bah, précisément en rappelant ce que je vous ai dit dans mon introduction, c'est-à-dire que nous sommes en appui, en soutien de cette mobilisation, que nous faisons notre euh travail de représentant politique.

Euh on a reproché à la France insoumise euh et aux députés de la France insoumise, enfin on a le gouvernement a reproché aux députés de la France insoumise d'être présent sur les établissements, sur les lycées pour entendre les revendications. C'est quand même absolument stupéfiant le rôle d'un parlementaire, d'un représentant de la nation. Quand dans la circonscription dont il est le ou la député, il y a une mobilisation qui n se construit, son rôle c'est d'aller au contact de cette mobilisation, de l'écouter, de l'entendre et s'il en partage les revendications, de les relayer.

C'est ce que nous faisons, nous députés de la France insoumise toute l'année quand il y a une mobilisation de salariés qui se battent pour défendre leur emploi, qui se battent contre la fermeture de leur usine. Ce qui est absolument scandaleux dans cette situation, c'est pas que les députés de la France insoumis soient allés au contact des lycées. Ce qui est absolument scraleux, c'est que le gouvernement ne l'ai pas fait, que les députés macronistes ne l'est pas fait, que pendant 15 jours le ministre de l'éducation nationale est resté enfermé dans son ministère à répondre à absolument aucune des revendications et en les traitant par le mépris et en réagissant de deux manières.

les premiers actes qui ont été posés par le ministre de l'éducation nationale. Premièrement, c'est la faute à la France assoumise qui est quand même une forme de mépris et d'infantilisation des revendications lycéennes absolument insupportables. D'ailleurs, quand vous écoutez l'ensemble des représentants étudiants lycéens, d'ailleurs, queles que soient leurs opinions propres ou personnelles, quand vous les écoutez tous, ils disent "Mais arrêtez de nous prendre pour des enfants qui sont manipulés par d'autres personnes." Je veux dire, nous portons des revendications. Moi, j'étais présent aux manifestations de mardi. C'est absolument extraordinaire.

le niveau de conscience politique de ces revendications, de maturité politique de ces revendications et il faut les respecter. Et quand le le Premier ministre dit il faut les écouter, il faut les entendre, la première manière d'écouter et d'entendre les gens, c'est de ne pas les mépriser et de ne pas considérer qu'en fait ils ne s'expriment pas par eux-mêmes et que d'un certain point de vue, ils seraient l'objet de certaines manipulations.

Donc la première réponse a été de dire c'est la faute de la France insoumise et la deuxième réponse du ministre de l'éducation nationale a été de de de cosigner avec le ministre de l'intérieur monsieur Nunèz une circulaire qui est paru samedi dernier il y a 10 jours.

Pas pas celui qui vient de passer celui d'encore avant qui était une circulaire qui disait "Je donne en gros consigne au chefs d'établissement dans chaque situation de blocage de faire appel à la police pour venir débloquer." Voilà, ça c'est les premiers actes qui ont été les actes posés par le gouvernement et il a fallu attendre 10 jours pour que le ministre de l'éducation nationale daigne organiser en rendez-vous avec les organisations lycéennes et les organisations étudiantes et il a fallu attendre 15 jours.

une main arrachée euh des yeux perdus euh des mâchoires fracturées pour que le ministre de l'intérieur commence à se dire qu'il y avait un problème dans la disproportion absolue de la répression policière et du maintien de l'ordre et commence à dire qu'il y avait certaines armes qui sont classées comme armes de guerre qui n'avaient rien à faire dans le traitement policier d'une mobilisation lycéenne. Et je crois avoir compris ces derniers jours que comme ça a souvent été le cas d'ailleurs dans des mobilisations de jeunesse importante, la division commence à exister à l'intérieur du gouvernement entre le gouvernement et le président de la République lui-même et que d'expérience.

Moi qui suis un un militant qui a fait mes premiers engagements dans la mobilisation contre le contrat première embuche où je me rappelle que alors que Dominique de Villepin, premier ministre, ne voulait absolument rien lâcher, ne rien céder, monsieur Sarkozi, qui était à l'époque ministre de l'intérieur avait appelé à suspendre cette réforme et finalement monsieur Chirac était rentré dans la discussion pour la suspendre d'expérience quand le gouvernement commence à se fracturer ou à se diviser face à une mobilisation de la jeunesse. C'est bons signes. C'estes bons signes. Ça veut dire qu'ils sont sur le terrain du recul et ils sont sur le terrain de l'échec.

Donc pour moi, ça doit être encore une motivation supplémentaire pour appuyer notre soutien. Après, les lycéennes et les lycéens et les étudiants décideront évidemment par eux-mêmes des formes qui veulent donner à leur mobilisation. Moi, je les encourage absolument à continuer. Je vous lance une seule une seule fois parce que là, il y a une différence entre le fait de vous dire manipulateur tout du moins à l'origine de ces de ces revendications, on comprend bien que c'est pas le cas. et avec le fait de se positionner, de l'utiliser, les il y a des gens qui cherchent à être convaincus par votre programme qui sont pas insensibles mais qui voient cette communication.

C'est sur là-dessus que je vous relance la communication médiatique, le fait que vous-même, vous les élus autour de vous partagez des éléments médiatiques qui peuvent laisser à croire et donnent des bill à vos adversaires en disant voilà regardez, ils servent sur la bague et ils embrasent, ils essayent de de pousser. À ça, vous répondez quoi aux gens qui douteraient et qui seraient capable d'entendre votre point de vue ? Moi, je leur dis tout simplement que notre rôle aussi quand on partage des revendications, c'est de leur donner de l'écho, c'est de leur donner euh euh de l'audience, c'est de les partager, c'est de les relayer.

Que malheureusement, pardonnez-moi euh pour les les chaînes qui sont présentes aujourd'hui, heureusement qu'il y a eu euh des médias alternatifs euh ou des comptes de réseaux sociaux et y compris des comptes de réseaux sociaux avec un peu d'audience pour relayer les mobilisations et les revendications des lycéennes et des lycéens.

Parce que quand le journal à Crimet, journal de critique des médias dit que dans le journal de télévisier de de journal télévisé de France Télévision la semaine dernière, c'est près de 90 % du temps d'antenne qui a été consacré [grognement] aux violences ou à la mise en cause de la France insoumise et seulement 8 % du temps d'antenne qui a été consacré aux revendications des lycéennes et des lycéens.

Je peux vous dire, heureusement qu'il existe aujourd'hui une réalité médiatique parallèle qui permet de faire passer des messages, de faire passer des revendication quand malheureusement ils sont confrontés à une à une forme de de blocus médiatique euh où on essaie de si possible de parler de tout sauf du sujet central qui sont les conditions d'étude absolument déplorables, qui sont le manque d'enseignant, qui sont les difficultés croissantes de la jeunesse, qui sont l'état y compris de souffrance de la jeunesse confrontée. réforme après réforme à l'inquiétude de parcours au à la désorganisation des emplois du temps en raison de la réforme du bac et du lycée.

Donc voilà, notre rôle aussi, nous sommes aussi des des émettrices et des émetteurs et notre rôle aussi c'est évidemment de donner de l'écho à ces revendications quand on les partage, quand on les considère comme légitimes. Ensuite, les lycéennes, les lycéens, les étudiants, les étudiants, faut les considérer, faut les prendre au sérieux, ils ont un cerveau, ils réfléchissent et eux-mêmes, ils choisiront librement ce qu'ils ont envie de faire dans la mobilisation comme dans la campagne électorale qui vient. Nous, nous n'avons absolument aucun doute sur ce sujet. Oui, bonjour Pierre Ducin de contexte.

Euh Jean-Luc Mélenchoin réagit il y a 2 jours très vivement à à l'interview de du gouverneur de la Banque de France au Financial Times euh dans lequel il alertait sur le fait que la France allait être risqué d'être étranglé par des taux d'intérêt de plus en plus importants. H comment est-ce que la dégradation de la situation financière de la France va impacter votre campagne ? Est-ce que vous avez une stratégie euh face à cette situation qui qui se dégrade ? Évidemment.

Euh d'abord euh oui, nous réagissons vivement quand euh les personnes qui occupent des fonctions euh qu'ils soient gouverneur de la Banque de France, qu'il soit parce qu'on a eu l'occasion de le dire aussi euh préfet quand ils occupent des des fonctions qui devraient normalement les astreindre à une certaine forme de neutralité politique euh quand ces personnes-là de notre point de vue outrepassent leur rôle et rentrent dans certains points de vue dans la confrontation politique, mettant en cause les solutions politiques que nous propos posons euh en ce qui concerne par exemple le gouverneur de la Banque de France en prenant position publiquement contre des mesures qui sont des mesures que nous défendons dans notre programme.

C'est pas le rôle de ces personnes de rentrer dans la bataille politique et dans la bataille électorale. Ça c'est pour répondre à la première partie de votre question. Euh pour le reste, je vois bien que le le gouvernement veut alerter sur l'état des finances euh euh publiques. Euh je rappelle quand même qu'il en est le principal responsable, que ça fait quand même depuis maintenant plusieurs années que les rentrées se ressemblent beaucoup. C'est-à-dire qu'à chaque fois, on nous dit la situation budgétaire est catastrophique, le budget arrive, oh là là, on a plus les moyens, il va falloir qu'on coupe dans les budgets des ministères. Il va falloir queon fasse une année blanche.

Il va falloir qu'on mette à contribution à peu près le pays tout entier, sauf les ultra riches et les grandes entreprises. À chaque été, à chaque rentrée, on nous présente la même démarche en nous disant c'est ce qui va nous permettre de remettre de l'ordre dans nos comptes publics. Et à chaque début d'année suivant, on apprend que la situation du point de vue du déficit va être au moins aussi grave, voire plus grave que l'année précédente, que la croissance est en berne, que les prévisions budgétaires du gouvernement vont être absolument enfoncées. Donc pardon, mais vous me demandez quelles sont en quelque sorte notre vision ou nos solutions ?

c'est de changer absolument de logique parce que cette logique économique là, elle nous amène dans le mur et que si une année n'était pas suffisant pour le gouvernement pour comprendre, si deux années n'étaient pas suffisantes pour le gouvernement pour comprendre, peut-être que la 3è année pourrait être la bonne.

Pour une raison simple qu'on a déjà expliqué à de multiples reprises mais que je me tue à répéter, c'est que quand vous êtes dans un pays dans lequel 50 % de la croissance du pays vient de la consommation et quand vous avez une politique qui est une politique de baisse du pouvoir d'achat des Français et de baisse des investissements publics, de baisse de la commande publique, et ben évidemment ça pèse sur la croissance, sur l'activité économique. Et quand ça pèse sur l'activité économique, ça pèse sur les recettes fiscales de l'année suivante.

Il y a pas besoin d'être extrêmement intelligent pour comprendre qu'on est dans un cercle vicieux d'un point de vue budgétaire et qu'il faut y substituer un cercle vertueux et que ces cercles virtueux, il passent par une politique d'investissement public et une passe par une politique de relance de la consommation, de relance de l'activité économique par du pouvoir d'achat, par des salaires qui augmentent et pas par de la contraction de de des des salaires des travailleurs pauvres, des pensions des retraités, c'est il y a pas besoin d'être très intelligent pour comprendre ça. Donc voilà, je je évidemment que ça va peser la situation économique dans notre dans notre campagne.

Nous, on aura l'opportunité après la publication de notre programme de présenter un chiffrage budgétaire de notre programme et ce chiffrage budgétaire, il tiendra compte de la situation économique et notamment il fixera comme objectif évidemment de réduire le déficit.

étant entendu queen ce qui concerne la date la dette euh publique, on a mis sur la table une proposition dont je crois on a allègrement parlé dans les dans les médiia pendant euh l'été qui est de profiter de la détention par la Banque centrale européenne d'une partie de la dette publique française et de manière plus générale d'une partie de la dette publique des États européens pour alléger très facilement le poids de la dette qui n'est pas pardon un problème franco-français. Tous les pays aujourd'hui sont confrontés aux mêmes difficultés, un endettement important et un mur d'investissement.

Parce que si vous voulez faire face aux enjeux de l'urgence climatique, de la transition énergétique, il faut investir des dizaines de milliards d'euros. Quand vous voyez que les Allemands qui sont plutôt connus pour leur frugalité budgétaire annoncent un plan d'investissement de plus de 500 milliards d'euros. Bah peut-être que ça pourrait nous faire réfléchir nous sur la nécessité d'avoir une politique d'investissement pour préparer l'avenir. Donc voilà, on aura l'occasion de présenter ça dans l'exercice budgétaire évidemment avec les différents amendements qu'on a déposé qu'on pourra vous présenter et puis dans le chiffrage de notre programme. Bonjour monsieur mon père.

Nicolas Piquet France Inter. Juste une question par curiosité sur votre formulaire de contact. Comment vous assurez que les gens dont vous recevrez le numéro étaient d'accord pour que vous ayez leur coordonné ? Alors, vous avez raison, c'est une question très importante. Nous on fait attention sur tous les outils qu'on qu'on engage à leur compatibilité avec les règles de l'acnil. C'est quelque chose qui est très important. Donc sur le formulaire de contact, il c'est un formulaire de contact, c'est-à-dire c'est une personne qui rencontre une autre personne hein dans la rue sur le terrain.

Et donc il y a une mention euh qui est peut-être pas visible sur l'image parce qu'elle est en bas avec une petite case à cocher euh qui dit euh j'ai reçu euh le l'assentiment de la personne en face de moi pour me laisser ses coordonnées.

une case qui est obligatoire en vertu des règles de l'ACNIL et je peux vous dire qu'on fait très attention au respect des règles de l'accil de de de la même manière quand vous venez signer sur le site mélancon 2027.fr, il y a une case à cocher qui est obligatoire euh et on a des échanges je vais pas dire réguliers mais on a déjà eu un certain nombre d'échanges avec l'ACNIL pour faire en sorte que les outils numériques qu'on met en place dans la campagne soient respectueux des règles légales. Voilà. Vous n'espérez pas au fond vos militants disent de leur leur répertoire vous donner leur contact ?

Non non non, l'objectif c'est vraiment que ça soit des outils de contact terrain et si un militant a donné une coordonnée, je veux dire nous on saura pardon mais quels sont les militants qui donnent des coordonnées ? Si quelqu'un a fait quelque chose qui n'est pas respectueux des règles de l'ACNIL, ce qui peut toujours arriver qui serait pas de notre responsabilité. Évidemment, on aura l'opportunité de lui signaler et de lui demander de renoncer à ce type de pratique. Voilà. Oui, bonjour sur Cassine du Monde. Deux questions, trois même. Trois complètement. Allez-y, allez-y. C'est la fête. [grognement] Euh, première question sur juste pour poursuivre la question de mon collègue derrière.

Est-ce que vous estimez que vous allez sortir renforcé de la de la crise lycéenne ou pas ? Est-ce que déjà vous pouvez le constater ou pas ? Et si oui, comment ? Enfin, quels sont vos qu'est-ce que vous en attendez ? Deuxièmement, par rapport à dimanche au meeting de de Gabri de de Jean-Luc Mélenchon, vous dites "C'était censé répondre à Gabriel Atal." "Mais alors, comment ce sera mesuré euh par une c'est l'affluence qui va qui va compter ? C'est les thèmes, vous voulez lui répondre comment ? C'est quoi c'est quoi l'idée ?

[grognement] Et est-ce que en organisant justement ce nouveau meeting au Havre le 5 décembre, est-ce que vous faites le constat qu'Atal s'est déjà affaibli ou pas ou c'était déjà prévu ? Voilà. Merci. Euh merci à vous. Alors bon pour pour pour répondre à votre à votre première question, vous allez peut-être pas me croire mais notre sujet c'est moins de savoir si la France insoumise sort renforcée ou pas renforcé de cette mobilisation. c'est c'est de savoir si la mobilisation euh obtient la satisfaction de revendication parce que cette mobilisation, elle est juste, parce que elle part d'une difficulté.

Donc je dois vous faire remarquer qu'en une semaine, les sondages que vous avez l'habitude souvent de de déployer pour analyser l'actualité politique montrer qu'elle avait gagné 10 points de soutien du point de vue de ses revendications en une semaine cette mobilisation. Pourquoi ?

parce que une immense majorité des Français voi bien que on peut pas dire à la fois la jeunesse doit être notre grande priorité, l'éducation est quelque chose de d'essentiel et cetera et accepter que on a une heure de cours sur 10 qui tombe à l'assace, que on étudie dans des bâtiments qui sont des bâtiments absolument délabrés, que il manque des professeurs que ça c'est c'est pas possible en fait et que notre jeunesse soit dans cette situation de de souffrance parce que elle est soumise à des injonctions contradictoires, on lui dit faut bien travailler pour avoir un avenir. Ah, sauf que c'est parcours sup qui va quand même décider de ton affectation.

Euh et des journées, des amplitudes horaires d notamment à la réforme du bac, aux multiples configurations qui existent aujourd'hui avec les spécialités qui fait des des emplois du temps avec des trous et donc des amplitudes d'horaires qui sont parfois très très importantes. Donc notre principal sujet, c'est de savoir est-ce que on obtient des des réponses politiques à à ces à ces à ces problèmes là. C'est c'est ça notre question à nous. Et on s'est jamais posé la question quand il y avait une mobilisation ou quand il y avait une cause juste de savoir si ça allait nous rapporter ou pas nous rapporter.

On se pose la question de savoir si elle est juste et si elle est juste, on l'appuie et on la soutient. Euh pour le reste, personnellement, je considère que le gouvernement qui a choisi la stratégie du pourissement a perdu la partie euh puisque son objectif c'était de ne pas ouvrir de n'ouvrir aucune discussion du point de vue des revendications, de salir le mouvement, de salir la mobilisation, de de produire des situations qui sont des situations de tension allègrement utilisé et instrumentalisé ensuite pour dire vous voyez ce mouvement c'est un mouvement de violent et cetera alors que c'est absolument l'inverse qui s'exprime dans l'immense majorité des situations.

Or la journée de mardi a été de ce point de vue-là une journée charnière puisque la convergence qui s'est opérée mardi entre les mobilisations lycéennes, les mobilisations étudiantes, des mobilisations syndicales et la participation à des manifestations massives qui se sont déroulées. Moi, j'étais présent pendant une heure dans la manifestation parisienne, mais j'avais mes collègues dans toutes les manifestations qui se sont déroulé dans le un grand calme avec beaucoup de détermination, beaucoup de joie.

Le gouvernement a perdu la partie et d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle hier matin le ministre Nugèz a été obligé euh d'envoyer, on va dire, un premier message, même s'il est très hypocrite et absolument insuffisant, sur la question de la répression policière absolument disproportionnée qui a été la stratégie du gouvernement pour l'instant. Et c'est la raison pour laquelle le Premier ministre a été obligé d'intervenir euh hier, même si plutôt que d'entendre enfin les revendications, il est dans une stratégie pour gagner du temps, pour envoyer les réponses au moment des vacances scolaires.

Je pense que tout le monde a compris ce que fait le le le Premier ministre, mais le fait qu'il soit obligé de prendre la parole, qu'il ait été convoqué par le président de la République, Emmanuel Macron, qui manifestement leur a dit "J'ai un petit problème, c'est que j'ai raconté partout que ma priorité c'était la jeunesse, mais que là ça marche pas tout à fait." et la manière avec laquelle vous répondez à la crise lycéenne et étudiante, je trouve montre déjà que le gouvernement a perdu la partie sur ce sujet. En ce qui concerne la France insoumise, vous le savez, elle s'en est jamais cachée.

Elle elle considère que pour remporter l'élection présidentielle et c'est notre objectif, on a besoin d'une mobilisation puissante de la jeunesse, des quartiers populaires. Et donc quand la jeunesse s'engage pour son avenir, bah nous on considère, si vous voulez qu'on a déjà gagné quelque chose. Mais pas seulement la France a soumise, que le pays tout entier a déjà gagné a déjà gagné quelque chose. Je vous donner des chiffres tout à l'heure qui je pense sont intéressantes, sont sont déjà intéressants.

Moi je vous dis que dans les deux dernières semaines sur à peu près 20000 parrainages citoyens supplémentaires, il y en a plus de 60 % d'entre eux qui sont des personnes qui on moins de 35 ans et un tiers qui sont des personnes qui ont moins de 25 ans. Je crois que c'est un élément de réponse à votre question, à votre première question. Pour votre deuxième question, [grognement] euh c'est Gabriel Atal qui a lancé un défi.

Gabriel Atal avant l'été, il a dit "Je vais faire le plus gros meeting régional, je donne rendez-vous pour un très grand meeting à cette date-elà." Donc notre réponse euh bah c'est d'organiser dans la même région un meeting le lendemain avec l'objectif évidemment potentiellement de lui répondre mais aussi bien sûr d'avoir une affluence qui dépasse l'affluence qu'il réunira lui-même à Lyon. Et au vu des indicateurs euh de cette campagne, j'ai l'impression euh que nous sommes plutôt bien partis pour y parvenir euh puisque j'ai vu que monsieur Atal sur 1000 bistro recensé environ 17 participants en moyenne par bistro.

J'espère qu'ils seront plus de 17 au meeting de Lyon samedi, sinon il risque d'avoir un certain nombre de difficultés. personnes du coup ? Bah la jauge est entre 5 et 10000 personnes. [grognement] On verra euh on verra le nombre de personnes qui viendront participer de ce meeting. Voilà, ça c'était la réponse à la deuxième question. Et pour répondre à la 3è question, parce que madame Cassini, je veux répondre à chacune de vos questions. Euh pour répondre à à votre dernière question, j'en perds mon stylo d'ailleurs. Euh non, vous avez vu, je vous ai présenté un schéma euh affronter Gabriel Atal ce weekend, affronter le Rassemblement national au moment de la convention programmatique. Merci.

Et affronter Édouard Philippe. Affronter politiquement évidemment que les choses soient claires, que me disent pas qu'après les insoumis partisans de la non violence seraient devenu violent. Ce n'est pas le cas. Nous affrontons politiquement, programme contre programme, argument contre argument et nous ciblons ceux dont nous considérons qui sont nos principaux adversaires dans cette campagne, c'est-à-dire à l'extrême droite et dans le bloc central avec la conviction que les Français ne veulent ni de 5 ans de macronisme supplémentaire, ni de voir le pays basculer à l'extrême droite. Voilà.

Et comme on sait que les souvent les médias ont besoin de messages simples euh pour pouvoir les relayer, ben on a décidé de leur donner un certain nombre de messages simples. Nous avons trois temps forts. Un temps fort face à monsieur Atal, un temps fort face à Madame Le Pen et un temps fort face à monsieur Philippe. Voilà, on facilite votre travail en quelque sorte. Est-ce qu'il a perdu par rapport à Philippe ou pas ? Ah bah je crois pas. Je crois que ni Atal ni Philippe n'ont gagné pour l'instant. J'ai l'impression que bah j'ai l'impression si vous voulez mon avis, je suis pas trop un observateur des autres candidats mais je vous le donne [grognement] avec plaisir.

Mon sentiment c'est que aucune des deux candidatures n'a réussi aujourd'hui à s'imposer comme une candidature sérieuse et une candidature crédible. Oui, bonjour Julien Duf du Parisien. Je je rebondis un peu sur la question de mon confrère Pierre Ducen. Oui. Euh sur le après l'épisode Moulin euh enfin voilà. Euh il y a eu aussi les paroles de Mathilde Panot qui récl enfin qui dit qu'il y aura pas d'oubli après la crise lycéenne et qu'il y aura des commissions vérité et justice. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur ce que ce que ce que ça veut dire ? Bah j'ai c'est j'ai vu aussi qu'on s'en prenait à Jean-Luc Mélenchamp parce qu'il avait dit face à la sauvagerie policière.

ni oublie ni pardon. Bah oui, nous on considère que la France est censée être un état de droit et quand dans un état de droit on a failli, quand dans un état de droit on n' pas respecté les cadres de la déontologie, quand dans un état de droit on a usurpé son rôle et ses pouvoirs, il est normal et la loi le prévoit d'ailleurs, euh que les personnes qui en sont coupables euh rendent compte de leur responsabilité. Pardon ? Mais moi quand je vois des préfets convoquer des parents parce que leurs élèves auraient été euh mis en garde à vue pour leur faire la leçon et pour leur expliquer que non, leurs enfants n'avaient rien à faire dans ces mobilisations lycéennes.

Je me permets de rappeler qu'en France, il y a quelque chose qui s'appelle la justice et que quand on est en garde à vue, on n'est pas coupable. Ce serait quand même important que certains s'en rappellent peut-être. Et donc le rôle des préfets, c'est pas de convoquer des parents dont les enfants n'ont été condamnés de rien pour leur faire la morale et leur faire euh euh la leçon. Quand vous savez qu'il y a eu 5000 arrestations et une [grognement] vingtaine de personnes qui ont été écrouées, c'est-à-dire 0,3 personnes des personnes qui sont arrêtées.

Je pense que on a bien vu et on a bien compris comment la mise en garde à vue est utilisée aujourd'hui comme un moyen de répression pour faire peur, pour inciter les jeunes à ne pas retourner dans cette mobilisation.

Euh je je vous je vous renvoie quand même à au bon article qui qui recueillait un certain nombre de témoignages qui a été publié par le journal Média part en début de semaine qui donnait à des jeunes gens qui ont été en garde à vue la parole sur les conditions de leur garde à vue, sur les propos, les brimades, les violences qu'ils ont pu subir en garde à vue avec des jeunes de 15 ans qui vous disent aujourd'hui je veux plus sortir de chez moi parce que j'ai peur de rencontrer ou de retrouver le policier avec qui j'ai été en garde à vue.

Et si vous considérez que c'est un pays qui peut bien fonctionner, un pays dans lequel vous avez des gamins de 15 ans qui veulent plus sortir dans la rue parce qu'ils ont peur de rencontrer la police, bah franchement, c'est pas notre vision du rapport qu'il faut construire entre la police et la population. Et donc celles et ceux qui sont responsables de ça, oui, bien sûr qu'ils devront rendre compte de leur responsabilité comme on doit le faire dans un état de droit. Mais qu'est-ce que ça veut dire sur le votre rapport à la administration ? Est-ce que vous voulez un système des dépouilles, un spoil système comme aux États ? Non, non, non, non, non, non.

Nous quand monsieur Atal a défendu ce de ce ce cette idée de spoil système, on est absolument contre euh la fonction publique, elle ce doivent être des serviteuses et des serviteurs de l'État. Et on va pas, on n pas l'intention de demander à chaque personne qui travaille dans les administrations si elle a voté pour nous, si elle a pas voté pour nous à l'élection présidentielle. Non, non, c'est pas le sujet. Mais par contre, si on est serviteur de l'État, on est serviteur de l'État dans euh le respect des prérogatives qui sont les nôtres et de la neutralité à la à laquelle euh chacun doit s'astreindre.

Et là, malheureusement, depuis maintenant plusieurs mois, plusieurs années en France, pour reprendre cet exemple des préfets, vous avez un certain nombre de préfets qui sortent absolument de cette neutralité. Quand le préfet de Paris s'en prend à des associations de solidarité avec eux euh euh les migrants et les dénoncent, pardon, mais ce n'est pas son rôle. Euh quand le préfet des Hautes Sène revendique de ne pas avoir respecté la loi sur la rénovation des titres de séjour, pardon mais ce n'est pas son rôle. Ce n'est pas son rôle de faire ça. Le préfet il doit respecter la loi. Le préfet pas ce qu'il veut.

Et quand les préfets s'ingèrent dans les élections municipales pour venir stigmatiser ou cibler les candidats de la France insoumise, ce n'est pas leur rôle. Ce n'est pas le rôle de faire ça.

29:45
Non speech

[musique]

29:48
Manuel Bompard

L'intervention de Manuel Bompard donne un aperçu de la stratégie que la France insoumise entend déployer dans les prochains mois autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Au-delà des annonces politiques, un élément ressort particulièrement la volonté de construire une campagne fortement ancrée sur le terrain. Réunion publique, opération militantes, collecte de contacts et mobilisation dans les territoires. L'objectif affiché est de transformer le soutien politique en organisation concrète. C'est une logique qui rappelle une idée développée par le sociologue Pierre Bourdieu.

Le pouvoir politique ne repose pas uniquement sur les idées mais aussi sur la capacité à mobiliser des ressources et des réseaux. Bonpar insiste également sur l'élargissement du mouvement et sur la nécessité de toucher de nouveaux électeurs. Une stratégie qui fait écho à une réflexion de Maiavel. En politique, une organisation doit constamment adapter ses méthodes au rapport de force du moment. Reste désormais à savoir si cette mobilisation militante parviendra à produire un véritable effet électoral. Car entre réunir des militants, convaincre des citoyens et transformer cette dynamique en vote, il existe encore plusieurs étapes.

C'est précisément cette capacité à franchir ces étapes qui permettra de mesurer la portée réelle de la stratégie annoncée. Jean-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la 5e République et l'instauration d'une 6e République. Mais pourquoi veut-il changer les institutions françaises ? Pourquoi dénoncent-il une monarchie présidentielle ? et que pourrait réellement changer une nouvelle République. Dans cet ebook, découvre l'histoire de la 5e [musique] République, ses force, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le premier lien dans la description de la vidéo pour accéder au livres. L'information spectacle vous fatigue ?

Reprenez le pouvoir sur votre réflexion. Entre technocratie et colère populaire, notre ebook La République selon Raymond Aaron offre les clés de lecture que les grands médiia oubli. Profitez de l'offre de lancement à 9,99 €. Le savoir est une arme. Lien en description. Si tu fais partie de ceux qui veulent comprendre avant de réagir, abonne-toi, active la cloche des notifications et partage la vidéo même à une seule personne. Ça aide énormément.