Retour sur mes conférences aux AMFIS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Ugo BernalicisFait
« sur le sujet de la justice depuis trop longtemps, on a considéré que le régalien, justice, sécurité, c'était pas des thématiques de notre camp politique »
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« la justice, il faut le rappeler, elle est rendue au nom du peuple français. Et cette formule est un héritage de la Révolution française »
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« il y avait même un jury d'accusation en tant que tel. il y avait deux juris, il y avait un jury ensuite pour la la condamnation et la la culpabilité »
- 3:00Ugo BernalicisFait
« Les gens trouvent que c'est trop long, les gens trouvent que les peines sont pas adaptées. Les gens trouvent que c'est trop laxiste »
- 4:30Ugo BernalicisFait
« Le seul souverain dans ce pays, c'est le peuple et personne d'autre »
- 5:30Ugo BernalicisFait
« s'il y avait une une comment dirais-je, un mouvement général, on participerait nous-mêmes de ce mouvement général »
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« un policier qui frappait un homme au sol et déjà immobilisé déshonorait se déshonorait lui-même d'abord mais toute l'institution »
- 9:30Ugo BernalicisChiffre
« le pourcentage de femmes en prison entre 3 et 4 %. Voilà. Et c'est assez stable »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et je crois que sur le sujet de la justice depuis trop longtemps, on a considéré que le régalien, justice, sécurité, c'était pas des thématiques de notre camp politique, que c'était annexe et que c'est la question sociale qui devait nous accaparer. Mais c'est la même question, le régalien, la justice, la sécurité, c'est une question sociale et comment on règle les différents d'ailleurs dans la société ? C'est pourquoi on a mis tant d'ardeur pendant ces différentes campagnes présidentielles à produire sur le fond. Pourquoi ? pour avoir un service public de la police et pour avoir un service public de la justice.
Parce que la justice, il faut le rappeler, elle est rendue au nom du peuple français. Et cette formule est un héritage de la Révolution française. C'est un héritage de la révolution française tout comme les jurés d'assise qui en réalité ont été mis en place par les révolutionnaires à l'époque. Alors, ils avaient fait un un système un peu plus d'ailleurs qui se rapproche de celui des États-Unis. Il y avait même un jury d'accusation en tant que tel. il y avait deux juris, il y avait un jury ensuite pour la la condamnation et la la culpabilité. Donc, on a besoin de remettre euh les pendules à l'heure pour faire en sorte que la justice soit véritablement un service public.
Et moi, j'ai voulu laisser Rachid Adati développer son propos parce que ça permet d'être sûr que sur plein de sujets, on n'est pas d'accord. On n'est pas d'accord et c'est important d'avoir des visions séparées même si on peut voir le constat qui peut être partagé en disant il y a un problème d'accès à la justice. Les gens trouvent que c'est trop long, les gens trouvent que les peines sont pas adaptées. Les gens trouvent que c'est trop laxiste et cetera. Ce qui souvent sont dépensives quand on regarde la réalité de ceux qui sont dans dans le système judiciaire, c'est vite déconstruit et décortiqué.
D'ailleurs, je recommande qu'on fasse le contraire de ce qu'a fait le gouvernement actuel, notamment sur les cours d'assis. C'est pas pour rien que j'ai traité ce sujet-là et je vous en parle dans mon introduction parce que c'est là où est le peuple. Il est là physiquement, concrètement, avec des magistrats professionnels mais il est là et la justice lui appartient. Le seul souverain dans ce pays, c'est le peuple et personne d'autre.
La question qui m'était plus directement adressée, est-ce qu'il y a une spécificité française à ce maintien de l'ordre où est-ce que finalement bon ben c'est le mouvement du monde, c'est comme ça, il y a une pratique plus émettière des manifestations donc la police doit davantage se militariser euh que j'ai dit hein. Je sais, je sais, je sais, je j'ai bien entendu, j'aime bien prendre les contrepieds. Euh non, mais la réponse est non. Bah tout simplement la réponse est non. Et je vais expliquer expliquer pourquoi.
Déjà, par l'exemple, ça a été dit dans l'introduction, s'il y avait une une comment dirais-je, un mouvement général, on participerait nous-mêmes de ce mouvement général et je pense notamment au groupe Godiaque que la France a boudé parce que oui, elle a un maintien de mord qui est devenu aujourd'hui spécifique à contrario de l'idée dont on se fait de la France et du maintien de l'ordre à la française, notamment Post 68 qui la France a pu briller à international en disant "Écoutez, regardez cet exemplaire ce qu'ils font euh avec une une technique de maintien Lord qui est la mise à distance euh puisque il y avait eu quand même un petit trauma en mai 68 hein, faut faut bien le dire.
Euh si vous regardez les images de l'époque, c'était pas quand même exactement le même type de manifestation qu'aujourd'hui. Et le préfet Grémeau de l'époque avait d'ailleurs expliqué qu'un homme qui un policier qui frappait un homme au sol et déjà immobilisé déshonorait se déshonorait lui-même d'abord mais toute l'institution. quelque chose d'assez ferme parce qu'il voyait très bien que cela conduisait à quoi ? l'escalade et j'imagine qu'en mai 68 l'escalade, la police ne pouvait pas vraiment y faire face en réalité et qu'il fallait d'autres moyens de négociation, d'aboutissement de la du conflit auquel était confronté le pouvoir à l'époque.
Bon donc on est dans cette culture normalement de mise à distance et de maintien à distance avec des formations spécifiques. Les CRS alors qu'ils sont d'ailleurs faut aller un peu plus loin dans les années 80 pour que ça se cristallise et que et que ce soit ça devienne une formation spécifique dans les métiers de police en tant que tel. Et la formation de ces compagnies républicaines de sécurité c'est d'abord une formation à apprendre à encaisser. On apprend. Merci pour les pour les précisions. Je vais ce que je vais faire, je vais réponduement beaucoup de papiers. Ouais, il y a il y a Non, mais il y a quelques questions qui sont des précisions simple auquel répondre ou des des informations.
Je vais les je vais les traiter tout de suite comme ça on va on va pouvoir ensuite passer aux questions plus théoriques, englobantes. Euh, on me demande si provisoire et préventive c'est la même chose. Oui, c'est le c'est le c'est la même terme détention préventive, détension provisoire, c'est voilà, c'est juste le terme le [raclement de gorge] vrai terme au le vrai terme le terme d'aujourd'hui, c'est détension provisoires. Voilà. Euh mais c'est exactement euh la même chose. Euh et ça n'a rien de préventif évidemment. La prévention c'est autre chose comme vous le savez. Quoique euh c'est polyscémique. Euh le pourcentage de femmes en prison entre 3 et 4 %. Voilà. Et c'est assez stable.
Euh c'est Oui, c'est toujours très stable. [grognement] Alors, les femmes font vachement moins de conneries. J'entends à ma droite euh peut-être euh peut-être elles se font moins attraper peut-être peut-être notre hypothèse. Non, plus sérieusement effectivement le le hypothèses de des raisons pour lesquelles on incarcère enfin beaucoup moins de femmes commettent des infractions et sont incarcérées, c'est que c'est le patriarcat. Voilà, le patriarque a fait que les femmes sont beaucoup plus contrôlées, ont beaucoup moins l'occasion, l'opportunité, le le la liberté de commettre des infraction et que culturellement, on les a conditionné à à ne pas le faire.
Donc ça se traduit comme ça à la fin dans le système pénitentiaire. Mais mais il y a un mai parce que je vais faire une transition avec une autre question. On me parlait de de l'abolitionnisme, pas juste de la prison, mais de l'abolitionnisme pénal. Alors à partir de là, je pense pas qu'on puisse partir dans la bonne direction et pour cause, ça devrait bien être l'objectif que des policiers et des gendarmes soient à nouveau en capacité de pouvoir jouer avec les jeunes du quartier. C'est reparti avec les jeunes du quartier au rugby, au football, ce que vous voulez.
Et en plus pour la petite anecdote, vous vous souvenez, c'est au moment où Nicolas Sarkozi a achevé euh pour ainsi dire la police de proximité. Il était allé en haute de Garonne et il avait limogé san tenant hein si je puis dire le préfet du coin et le directeur départemental de la sécurité publique pour cette raisonl. Or, les policiers en question ne jouaient même pas au rugby sur leur temps de travail parce qu'on pourrait se dire bon ma fois ils sont pas payés pour jouer au rugby quoi. Bon encore que ils étaient en dehors de leur temps de travail. Imaginez-vous demain dans un quartier chaud où c'esttendu. Vous savez que les policiers ils passent pas à moins de deux voitures.
Quand ils passent à deux voitures, il y a des projectiles qui vont de droite et gauche, des insultes qui fusent, des jeunes qui sont là en scooter qui les entourent et cetera. Bon, imaginez-vous qu'il puisse jouer au football, au rugby ensemble, ça semble impensable et pourtant ça dénoterait si tel était le cas qu'on aurait fait baisser le niveau de violence et qu' aurait pu avoir un nouveau un dialogue de noué. Après, le niveau de délinquence c'est autre chose, mais qu'au moins il puisse y avoir du dialogue et que ça puisse éviter d'être un peu la guerre civile. Donc ils nous l'ont dit tout de suite, c'est niet, ce sera pas la police de proximité.
On s'est demandé, on s'est demandé ce que c'était du coup. police de sécurité du quotidien.
Ugo Bernalicis