Les fins de mois feront-elle la fin du quinquennat ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 10 %Défensif 90 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:40OuverteRéponse directe
Quelle est la préoccupation majeure des Français selon le sondage ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Pourquoi la dette et le déficit préoccupent-ils autant les Français ?
- 2:04OuverteRéponse directe
La préoccupation sur la dette est-elle transpartisane ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Quelles sont les répercussions concrètes de la dette sur le quotidien ?
- 3:25OuverteRéponse directe
La communication du gouvernement sur la dette a-t-elle fonctionné ?
- 4:06OuverteRéponse directe
Pourquoi les Français demandent-ils 'dette pour quoi faire' ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:46Stéphane VernetChiffre
« La France est un des pays de l'OCDE qui a le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé. »
Temps de parole
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Déficit et dettes en eau, c'est face à la hausse des prix du carburant. Le gouvernement qui met en place des aides ciblées, jugées insuffisantes par les Français. Un climat social qui plombe Emmanuel Macron, qui bat son record d'impopularité. C'est ce que révèle notre baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale. Et pour en parler, nous sommes avec Erwan Lessoin. Bonjour Bonjour Erwan. Bonjour. On m'invite de vous retrouver Erwan, directeur conseil à l'Institut de sondage Odoxa. Stéphane Vernet est avec nous. Stéphane qui représente la presse régionale, rédacteur en chef délégué à Ouest-Range. Bonjour Stéphane. Bonjour. Et Émilie Zappels qui est également de retour. Bonjour Émilie. La vie communiquante, fondatrice de l'agence Émilie Conseil.
On va parler d'abord du sujet majeur de ce baromètre, sujet de préoccupation des Français, la question du budget, la question du prix, du carburant et des aides fournies par le gouvernement. D'abord, Erwan, pour commencer, puisqu'évidemment il est beaucoup question en ce moment de la dette du déficit, d'autant que demain, le gouvernement présentera le budget en Conseil des ministres, les Français, ils sont préoccupés par le niveau de la dette. Oui, et c'est vrai que c'est souvent une surprise dans les sondages d'opinion parce qu'on a l'impression que c'est un sujet un peu macro dont les Français se préoccupent assez peu. Finalement, Ce que révèle notre sondage, c'est que 83 % des Français disent que c'est un sujet qui les préoccupe. C'est quasiment 10 points de plus que l'année dernière.
43 % disent que ça les préoccupe beaucoup. C'est 15 points de plus que l'année dernière. C'est une préoccupation qui monte parce que le sentiment c'est que la dette et le déficit public ça bloque tout et c'est un des synonymes de l'impasse dans lesquels dans lequel est le pays aujourd'hui et donc nécessairement c'est une inquiétude parce qu'on a le sentiment que ça a une répercussion directe dans le quotidien, cet endettement national. – Juste, il y a des clivages politiques où tous les sympathisants, toutes tendances politiques confondues sont préoccupés par la Nouvelle La préoccupation à l'égard de la dette est un tout petit peu moins importante chez les sympathisants de la France insoumise, mais elle est largement majoritaire dans tous les électorats.
C'est une préoccupation qui est transpartisane. Et c'est quelque chose qu'on avait déjà observé en 2012, quand la France a perdu son triple A. Ça avait été une inquiétude majeure chez les Français et ça avait été un des thèmes de campagne relativement inattendu, cette perte de la compétitivité économique française. Ça sera là aussi un thème de campagne Stéphane quand on voit le niveau de préoccupation. Aaron l'a rappelé, 83 % des Français qui se disent préoccupés par le niveau de la dette. Oui, mais moi je pense que tout le monde a bien compris qu'il y avait un problème sur la dette et les finances publiques. On l'a vu. On n'arrête pas de dire qu'en fait ça va avoir des répercussions dans notre quotidien il ya une époque où on a sans doute on en a trop fait autour du sujet
mais en fait ces répercussions elles existent elles sont réelles elles sont matérielles elles sont quotidiennes et on les voit tout de suite c'est très simple je pense que la plupart des gens ont compris qu'en fait l'état n'est plus en capacité de faire baisser les taxes sur sur les carburants ce qui est demandé parce qu'il n'y a plus de marge de financière donc ça c'est aussi une conséquence directe et immédiate de l'endettement du pays et de la dégradation des finances publiques sur le quotidien des français il ya une demande très forte sur la baisse des taxes et on voit bien que l'état ne veut pas le faire ou se dit en position de ne pas pouvoir le faire parce qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses donc voilà ça c'est une conséquence directe de cette dégradation des comptes
publics est ce que ce niveau on va évidemment revenir sur sur les aides face au carburant mais Émilie est-ce que ce niveau de préoccupation très élevé des français sur la dette il est aussi lié finalement à une forme de communication du gouvernement depuis François Bayrou on a l'impression que le gouvernement martèle cette question de la dette dans le but disent-ils de faire prendre conscience conscience aux français de l'ampleur de la dette et du déficit ça veut dire que ça a marché oui je pense que ça a marché on voit bien que ça s'est installé comme un véritable de discussion médiatique, publique, politique et qui est acceptée par les Français et qui sont très responsables vis-à-vis de la situation financière. Mais je dirais qu'il y a le pendant, c'est-à-dire une dette pour quoi faire ?
Je pense qu'il y a aussi cette réclamation des français de dire ok on est responsable de ce sujet on veut bien s'en emparer mais pour quoi faire pour un état qui répond de moins en moins à nos besoins à nos attentes en l'occurrence la taxe carburant. C'est-à-dire que c'est comme si on payait un peu pour quelque chose qui fuit tout le temps et qui ne répond pas à mes besoins concrets. Et ça, c'est insupportable. Et c'est pour ça que ça nourrit aussi certains électorats plus extrémistes parce que c'est un qui ne va pas bien financièrement, on en est conscients, mais qui, en plus, malgré tout cet argent amassé et qu'on me demande de faire des efforts en plus, je n'ai pas le retour en termes de services publics ou en termes de baisse, par exemple, là, pour m
à aller au travail tous les jours de carburant, je n'ai pas cette baisse-là. Et vous le dites, parce qu'on va parler des carburants, mais pour compléter ce que dit Émilie, Stéphane, ce n'est pas uniquement les carburants. C'est aussi un sentiment chez les Français de payer des charges, des impôts et de ne pas avoir les services publics qui suivent, de ne pas avoir l'hôpital qui suit, de ne pas avoir l'école qui suit. C'est ça aussi qui crée le fossé ? – Alors ça, ce sentiment là où c'est cette colère là ou cette insatisfaction là elle est très ancienne en fait le fait la problématique de l'efficacité de la dépense publique et des politiques publiques et l'idée de dire Oui, je suis surtaxé, très imposé. Vous savez bien que la France est un des pays de l'OCDE qui a le taux de
prélèvement obligatoire le plus élevé. C'est toujours les mêmes qui payent. Et l'impression qu'en fait, cet argent, on ne sait pas où va l l'argent. Ça, c'est un discours récurrent qui est très ancien. Mais ces dernières années, avec le travail qui a été fait autour de la problématique de la dette, alors vous parliez de François Bayrou, mais ça a même commencé par... C'est Michel Barnier qui est le Le premier a fait de la pédagogie sur le sujet, les choses se sont installées et puis il faut dire qu'on a eu deux exercices budgétaires calamiteux où l'Assemblée nationale, on a assisté à un spectacle qui en fait a rebuter beaucoup de citoyens qui ne comprenaient pas ce qu'il se passait. Pourquoi est-ce que les représentants du peuple comme ça s'écharpent dans l'hémicycle
autour de questions qui pourtant leur sont présentées comme fondamentales et ils n'arrivent pas à se mettre d'accord deux fois on n'a pas réussi à faire un budget et le problème c'est que là on va rentrer dans une séquence où il ya fort à parier qu'on va se retrouver à nouveau sur du pugilat dans l'hémicycle et l'incapacité à se mettre d'accord sur un budget Trois fois de suite, ça commence à faire plus que beaucoup. D'autant qu'on a un télescopage, Erwann, et c'est aussi l'objet du baromètre, entre un budget qui va être difficile à faire passer lié à la situation politique et dans le même temps un climat social, un automne social très tendu, notamment sur les questions du pouvoir d'achat et notamment sur la hausse des prix du carburant.
Et là vous avez posé la question aux Français, 75 % d'entre eux trouvent que les aides aux gros rouleurs annoncés par le gouvernement sont insuffisantes. Oui, ça montre que le compte n'y est pas pour les Français parce que c'est une attente qui est tout à fait légitime et qui n'est pas comblée dans l'esprit des Français. Et c'est encore plus élevé la part de personnes qui jugent que c'est insuffisant dans les communes rurales, chez les ouvriers, les employés, les gens qui sont les plus dépendants de leur voiture. Parce que pour une grande partie des Français, la voiture s'est accéder à l'emploi, mais c'est aussi accéder aux loisirs, à la vie sociale. Donc, cette question de la voiture, elle est fondamentale et c'est vrai que quand on regarde le profil de ceux qui sont encore plus nombreux
à trouver que c'est injustifié, on retrouve la France qui roule, la France qui a un peu fâché avec Emmanuel Macron. Donc c'est un élément de grogne sociale qui est à prendre en considération, évidemment. – C'est aussi la France qui a fait les gilets jaunes, c'est cette même France – Oui, alors après, je ne sais pas s'il faut… Les contextes sont différents pour plein de raisons, mais d'abord le prix d'essence est bien supérieur aujourd'hui qu'en 2018, mais en 2018, les gilets jaunes c'était d D'abord, la conséquence d'une nouvelle taxe, la taxe carbone, qui faisait qu'il y avait l'idée que ça suffisait, qu'il fallait arrêter. Là, aujourd'hui, il n'y a pas de nouvelle taxe et en fait, c'est le contexte international qui fait que les prix à la pompe explose.
Le problème, c'est que tout le monde a bien compris que ça ne va pas s'arrêter du jour au lendemain, que le risque, c'est que ça continue à augmenter et effectivement, c'est insupportable pour toute une partie de la population. Donc il y a une demande très forte par rapport à des aides et le compte n'est pas, vous avez raison, 100 euros d'aides aux gros rouleurs. 100 euros aujourd'hui ce n'est pas un plein en fait, c'est totalement insuffisant. Le problème c'est que 100 euros... D'après le gouvernement ça représente 40 centimes par par litre, à peu près. Oui, d'accord, mais c'est totalement insuffisant par rapport à la détresse, la situation d'un grand nombre de ménages dans ce pays, de gens qui travaillent et qui ne peuvent plus faire le plein pour aller bosser.
Je veux dire, on en est là. Et le problème, si vous voulez, c'est que d'un autre côté, si vous remettez ça à l'échelle du macro, 100 euros par personne, c'est insuffisant, c'est rien. Mais si vous multipliez par le nombre d'allocataires, etc., et vous mettez ça à l'échelle des finances du pays, ça se compte en centaines de millions en milliards à un moment où on n'a plus d'argent dans les caisses donc voilà les deux thématiques 5 millions de Français qui Ces aides sont insuffisantes, ça représente une goutte d'eau à l'échelle individuelle. Donc j'ai envie de vous dire quasiment que ça ne sert à rien. Mais par contre, ça coûte très cher aux finances publiques, à des finances publiques qui sont exsangue. Et c'est là qu'il y a les deux temporalités, ce télescope et ces deux réalités
sont incompatibles. Il y a quelque chose qui ne colle plus. Vous faisiez allusion aux gilets jaune. Quelle année ? 2018. Voilà, on est en 2026 et on a l'impression d'un retour à la case départ avec une situation qui n'a pas été modifiée. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de prise en compte toutes ces personnes dont vous parlez, qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler ou des gros rouleurs enfin et ben ils n'ont pas vu d'amélioration de prise en compte meilleure qu'en 2018 où il déjà ils alertaient en disant on n'est pas traité de la même façon on n'a pas des transports en commun quand l'essence augmente que ça soit pour une taxe pour l'écologie ou actuellement à cause de l'international on est empêché de travailler et notre situation n'a pas été modifiée
c'est-à-dire que là en effet c'est des gouttes d'eau c'est du saupoudrage mais il n'y a pas eu de modification un petit peu plus structurelle pour les aider il n'y a pas de prise en compte et je pense que ça en effet ça alimente cette colère qui était déjà là et qui recommence et c'est fou qu'on arrive à cette situation en fin de mandat, double mandat d'Emmanuel Macron à à peu près la même situation dans les mêmes données, c'est-à-dire les mêmes besoins, auxquels on n'a aucune réponse et qui vont créer cette colère sociale. – Et puis c'est ce que disait Stéphane Vernet, il y a le sentiment que c'est perdant-perdant, on fait des mauvais choix du point de vue de la dette et on fait des mauvais choix qui impactent les Français, les Français qui ont tendance à
se comparer au Belges et aux Espagnols où ils disent le choix de baisse des taxes a été quand même salvateur dans ces pays, pourquoi on ne le fait pas ? Donc ça fait remonter la colère à l'égard de l'exécutif et le sentiment aussi, et ça on l'a souvent entendu dans les enquêtes d'opinion, c des dernières années, que le gouvernement privilégie la dette à la qualité de vie des habitants et ça peut être un sujet aussi d'énervement. Et d'où la troisième question que vous avez posée Erwann,
doit éviter de nouvelles dépenses importantes, même si ça implique qu'il y ait moins d'aides. Là, les Français sont un tout petit peu plus partagés. Oui, mais ceci dit, quand on a dit 83%, ils étaient préoccupés par le niveau de la dette et qui sont 6 sur 10 à nous dire, mais quelle que soit la dette, il faut baisser les prix sur les carburants. Ça montre qu'ils font quand même primer l'urgence sociale sur l'austérité budgétaire. C'est le point quand même le plus important. parce qu'ils ont le sentiment que c'est légitime, parce que c'est une urgence du moment et parce que aussi les recettes pour réduire la dette et les déficits ne sont pas les mêmes du point de vue de l'État que du point de vue des Français. Les Français savent que si on veut diminuer la dette, il faut nécessairement
soit augmenter les recettes à travers les impôts, soit baisser les dépenses en dégradant les services publics. Mais il y a des services aux habitants et des aides sur lesquelles ils ne veulent pas qu'on revienne. Et visiblement, ce qu'indique le sondage, c'est que l'aide à rouler, à pouvoir se déplacer est un peu quelque chose d'assez incontournable. – Donc en fait, ils sont préoccupés par la Mais ils considèrent que c'est à d'autres de payer pour réserver la dette ? L'urgence prime et puis de toute façon, après on veut toujours faire contribuer ce qu'on n'est pas. Donc ils sont très favorables à ce qu'on augmente les impôts sur les grandes entreprises qui font des profits, à ce qu'on augmente les impôts des Français les plus aisés, à ce qu'on supprime les allocations
familiales ou à ce qu'on les conditionne. Pareil pour les allocations chômage, les aides aux entreprises. Donc ils sont aussi pour qu qu'on réduise la dépense publique dans la culture. Enfin, tout un ensemble de choses. Qu'on réduise le train de vie de l'État, le millefeuille des collectivités. Mais dans la réalité, il va falloir faire des arbitrages. Ils en sont bien conscients. C'est juste que là, on a une urgence sociale qui prédomine dans leur Non, mais ce qui est intéressant, ce que vous dites, c'est que les Français, ils disent aller plus loin. OK, on est tous conscients que la dette maintenant, c'est un véritable problème, qu'on ne peut pas continuer indéfiniment à vivre au-dessus de nos moyens. Par contre, ils lancent des pistes
et c'est ça qu'on n'a pas pour l'instant au niveau où on a ici ou là un peu, mais on en reste au constat financier. Ce qu'ils demandent, les Français, c'est des choix plus de sociétés. Globalement, ce qu'ils disent, c'est que le modèle social... Moi, ça me fait rigoler quand on dit la France est majoritairement de droite, sur le plan de tout ce qui concerne le social, elle est complètement à gauche. En tout cas, ça relève plutôt d'une idéologie de gauche, c'est-à-dire occupez-vous de nous. On a besoin quand même d'un État Providence qui s'occupe des plus fragiles, mais on a du mal à le faire. Donc il y a véritablement des messages sur aller plus loin, sur qu'est-ce que vous nous proposez, quelle politique vous nous proposez, quel choix on peut faire parce qu'on a conscience
qu'on ne va pas pouvoir arroser pour tout. Et ils sont véritablement responsables et ils sont en attente de quelque chose de plus solide que ce qu'ils voient dans cette pré-campagne présidentielle. Et justement, cette mobilisation sociale, elle percute ce que vous appelez la pré-campagne présidentielle, Émilie, la campagne, même présidentielles, et notamment la mobilisation des lycéens. On va voir ce qu'en disait ce matin Gabriel Attal, invité de CNews. La France insoumise, à nouveau, se sert de notre jeunesse comme de la chair à canon politiques. Ils sont présents et puis ils encouragent des jeunes à se mettre en danger eux-mêmes, à mettre en danger l'intégrité de leurs professeurs, de fonctionnaires de police et puis des bâtiments publics.
Et c'est totalement insupportable. Voilà, tournure très politique. On entend Gabriel Attal mais aussi le gouvernement, la droite accuser la France insoumise d'encourager cette mobilisation milicienne, voire de la récupérer. Oui, parce que la France insoumise soigne la jeunesse, ça fait partie de sa stratégie électorale depuis longtemps, c'est d'aller chercher les jeunes, qui est un terreau intéressant pour eux, mais bon ça c'est de la politique. Moi je... je crois qu'il y a 4 ,5 millions de primo-votants l'année prochaine. C'est-à-dire de jeunes qui seront en âge de voter pour la première fois à une présidentielle.
Et on sait que dans cette population très jeune, il y a une majorité de nouveaux citoyens et de nouveaux électeurs qui sont tentés par la radicalité, que ce soit la France insoumise ou le Rassemblement national. Donc il y a un enjeu. Ceci étant, je suis désolé, mais je ne suis pas sûr que les lycéens qui se mobilisent se mobilisent parce que la France insoumise les pousse à se mobiliser ou leur demander de descendre dans la rue. Je pense qu ils descendent dans la rue parce qu'ils trouvent que les conditions dans lesquelles ils ont accès à l'éducation sont indignes. C'est ça leur message. Donc il y a deux choses. Oui, il y a une présence de la France insoumise parce qu encore une fois,
c'est leur stratégie d'amener des nouveaux votants, etc., à s'inscrire sur l'îlectorale, à se mobiliser pour l'élection. Mais le problème de fond, ce n'est pas la France insoumise qui l'a mis sur la table. Non, et – Et même, j'irais même plus, c'est plutôt pas mal qu'un parti politique s'intéresse à la jeunesse, parce que c'est quand même un angle mort la plupart du temps des campagnes présidentielles, parce qu'on sait que c'est quand même plutôt les gens plus âgés qui votent. Et on a un déficit, véritablement, de messages et de projet vis-à-vis de la jeunesse. C'est vrai que cette stratégie de LFI qui, je crois, est assez payante parce qu'il récupère une partie des jeunes. Il parle d'écologie, il parle d'autres sujets qui ne sont pas vraiment abordés par les autres partis politiques.
Bon, si on peut s'adresser à la jeunesse et les faire se mobiliser et s'inscrire et faire en sorte qu'ils votent, c'est pas mal, même si, évidemment, il y a des manifestations aussi. Et un climat social, évidemment, très politique et on va le voir dans le baromètre, puisque, Rouen, chaque mois, vous Où mesurez la cote de popularité de l'exécutif et des principaux leaders politiques ? On va commencer par Emmanuel Macron. La cote de popularité n'a jamais été aussi basse. Exactement. 18 % des Français considèrent qu'Emmanuel Macron est un bon président, il n'a jamais été mesuré à un niveau aussi bas. Mais là où c'est intéressant, c'est de regarder dans le détail où est-ce qu'il a baissé, parce qu'il perd 7 points de code de popularité.
Et en fait, c'est chez les sympathisants du centre qui perd le plus de points 27 points il passe de 81 % des sympathisants du centre qui considérait qu'il était un bon président en juin à 54 % aujourd'hui alors il perd 20 points chez les sympathisants renaissance ce qu'il fait quand même rester à 74 % puisqu'il était à 94 mais il perd 30 points chez les sympathisants horizon où ils passent largement sous la barre des 50 % il passe aussi sous la barre des 50 % chez les sympathisants du modem donc finalement c 'est le centre qui se décroche aujourd'hui il n 'y a que 50 % des électeurs d'Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle 2022, qui jugent qu'il est un bon président. Ça rappelle les frondeurs de François Hollande.
Finalement, c'est son socle de référence qui se débloque. Et François Hollande, c'est le seul président avec Emmanuel Macron qui a atteint un niveau si bas en code de popularité, 16 %, c'est le record négatif de la Vème République, sachant que les minima pour Nicolas Sarkozy, pour Jacques Chirac, pour François Mitterrand, ça tourne plutôt autour de 30%. Globalement, ce qu'on peut dire, c'est qu'en fin de mandat, Emmanuel Macron se hollandise plus qu'il ne se chiraquise. Il y a une espèce de rupture de confiance, mais aussi d'absence de bienveillance à son égard, à la différence quand même de François Mitterrand et Jacques Chirac, qui ont aussi fait deux mandats. Il n'y a pas eu de la respiration d'une cohabitation pour faire remonter
sa cote de popularité et systématiquement au premier plan. Ça le dessert, mais en tout cas, la rupture avec les Français est très forte. Mais qu'on explique comment, Erwann ? Est-ce que ça s'explique parce que pour la première fois, un président après deux mandats est dans l'impossibilité de se représenter, donc les Français ont tourné la page et pour Emmanuel Macron c'est du passé ? Ou est-ce que ça s'explique justement par ce climat social et ils rendent Emmanuel Macron responsable de leur situation et de leur porte-monnaie ? Oui, tout à fait, c'est ça. C'est le sentiment que, et sur le fond et sur la forme, c'est un président qui ne fait pas les choix qu'attendent les Français. Depuis le passage en force de la réforme des retraites,
puis la dissolution actée en 2024 qui a été un échec politique, il y a le sentiment que sur la forme, les choses ne sont pas bien faites et sur le fond, avec déjà la réforme des retraites, mais avec d'autres projets qui semblent contraires à ce qu'attendent les Français. Il y a le sentiment que le compte n'y est pas non plus et ce qui a parachevé ce sentiment, c'est l'endettement national extrêmement alors même que c'est vraiment le sujet sur lequel les Français faisaient extrêmement confiance à Emmanuel Macron. Donc il y a vraiment le sentiment qu'il n'est plus la personne ad hoc pour relancer la France, et donc il y a un Et puis, il y a aussi ce sentiment qu'il est déconnecté des Français, qui crée un peu de l'animosité. Donc ça va un peu plus loin que le rejet.
Il y a une espèce d'animosité un peu affective chez les Français. En tout cas, le lien est très fortement rompu. – Et des Français qui lui reprochent, alors on en revient à ce qu'on disait, mais qui lui reprochent aussi par ses choix, Erwan, vous me dites si j'ai une bêtise, mais d'empêcher justement les aides et d'empêcher finalement une forme de quoi qu'il en coûte. Oui, alors moi ce qui est intéressant c'est que si j'ai bien compris comment l'étude a été faite avant sa prise de parole aux peinteurs de la semaine dernière, donc je serais curieux de voir si ça a un impact ou pas du tout ou sur sa cote, on verra ça dans le prochain baromètre. L'autre chose que je trouve très impressionnante dans ce que vous vous énoncez, c'est le décrochage auprès des sympathisants de Renaissance.
Renaissance, c'est quand même son parti. 20 points de décrochage, je trouve que c'est assez surprenant et assez inédit, mais je pense que ça dit aussi beaucoup du fait, à mon avis, mais peut-être je me trompe, qu'une partie de son électorat ou de ses sympathisants lui reprochent la dissolution ratée de 2024, qui est vécue par beaucoup comme le point zéro d'une espèce de décrochage, la perte de majorité, le bordel à la sandlée. J'imagine que ça fait partie aussi de l'équation, parce que ce décrochage je le trouve vraiment
très important il ya le début de la guerre de succession aussi sur cet espace politique parce que aujourd'hui gabriel attal ou edouard philippe ont des codes d'adhésion supérieur à ce niveau là chez les sympathisants renaissance mais je pense qu'emmanuel macron il y a une sorte de déception par rapport à la promesse qui était très forte à la base 2017 en gros vous avez dit Mozart de la finance on en parlait comme ça et puis aussi cette idée de changer gauche droite on prend tout ce qui est pragmatique on y va en changement il y a une grosse Et après, je pense que le décalage aussi vis-à-vis de la population. Ce que vous dites, c'est-à-dire qu'il n'a jamais réussi à obtenir un lien que Sébastien Lecornu peut avoir un petit peu plus,
un lien plus proche avec les gens, de considérer et d'être dans un monde qui vraiment comprend ce qu'ils vivent au quotidien. Ça, ce décrochage... Oui, il n'y a que deux Français sur dix qui considèrent qu'il est proche des gens. On va regarder juste quand même
Il prend le toboggan, lui aussi Sébastien Lecornu, moins 8 points, 24 % de popularité. Stéphane, vous vouliez dire juste un petit mot rapidement ? Non, je voulais juste rappeler qu'Emmanuel Macron avait fait campagne en 2016, il sort un manifeste qui s appelle Révolution, il fait campagne et dix ans après la Révolution n'a pas eu lieu. Je pense que c'est ça aussi. Alors justement sur la suite, sur la succession, vous avez commencé à en parler Erwan puisqu'il y a aussi ce qu'on appelle le palmarès de l'adhésion qui mesure la côte de popularité des principaux responsables politiques, c'est toujours Jonathan Bardella et Marine Le Pen qui sont en tête. Je dis toujours parce que ça fait 3-4 mois maintenant, 3-4 baromètres, qui sont en tête.
– Oui, 5-6 mois, ça fait un petit moment, parce qu'Edouard Philippe a reculé fortement depuis le début de l'année. C'est vrai qu'Edouard Philippe a trusté longtemps la première place de ce palmarès, mais là c'est toujours Jordan Bernal et Marine Le Pen. Mais il baisse. Oui, parce que Rianne, on a un contexte qui est doublement négatif aujourd'hui. Non seulement on a une gronde sociale et des inquiétudes multidimensionnelles, c'est-à-dire qu'il y a le climat, la hausse du pouvoir d'achat, la dette et le déficit public, les tensions politiques au national, à l'international, la montée des radicalités en politique. Donc il y a énormément de choses qui inquiètent les Français et en plus, on entre dans le vif de la campagne présidentielle
et donc ce qu'on appelle la bienveillance transpartisane, c'est d'ailleurs une espèce de de sympathie pour les candidats qui sont proches de notre bord, finalement ça retombe. Alors il y a une baisse pour Marine Le Pen et Jordan Bardella qui perdent respectivement 4 et 5 points, c'est chez LR et chez Reconquête. Donc ça se dégrade dans les électorats périphériques parce que chaque camp durcit un peu la frontière avec les autres et c'est vrai que c'est là c'est une vague de rentrée où on a des baisses très fortes pour tous les candidats sur les codes d'adhésion. Même si parce que Bruno Rottario par exemple il perd aussi 6 points il perd 6 points il en perd même 13 par rapport au moment où il était ministre de l'intérieur alors
il avait déjà baissé en n'allant pas dans le gouvernement le cornu il avait déjà baissé chez les sympathisants renaissance aujourd'hui il baisse même chez les sympathisants et l'air ils passent de 76 % à 62 % de code d 'adhésion chez eux ça montre que il se passe peut-être quelque chose il y a une candidature de David Lissnard dont on parle de plus en plus il est la question d 'un rapprochement avec Edouard Philippe les sympathisants et l'air se posent peut-être des questions sur la pertinence de la candidature de Bruno Retailleau ça reste quand même leur champion et la rentrée du rassemblement national qui est percuté par les écrits enfin médiapart qui révèle que Jordan Mardella aurait écrit des propos antisémites lorsqu'il était jeune
ça fait évidemment réagir au rassemblement national on va écouter Sébastien Chenu le vice-président du parti bien on voit bien on vient gagner les séatoriales on vient de former un groupe on est on fait la course en tête c'est la situation la plus difficile que celle de faire la course en tête et si paradoxalement beaucoup de gens nous veulent du mal beaucoup de gens nous veulent du bien aussi et donc qu'effectivement tous les coups sont permis et les mauvais coups des loyaux en l'occurrence le sont voilà des attaques politiques c'est ce que répond le rassemblement national mais Stéphane vous posez ce matin à la ligne de Ouest France dans votre édito une question justement politique est ce que tout ça rediabolise le RN moi je pense
que c'est de nature avoir un impact alors que les écrits en question soient avérés ou pas etc c'est une autre question mais de toute façon le mal est déjà fait je pense que c'est un impact direct sur l'image de ce parti qui, depuis 15 ans, en fait travaille à ce qu'on appelle la dédiabolisation, la rupture avec Jean-Marie Le Pen, la transformation du Front national en Rassemblement national, les prises de positions très fortes, surtout les candidats du Rassemblement national qui ont dérapé sur des propos racistes ou antisémites, qui sont exclus d'office, etc. La stratégie de la cravate, tout ça a été très soigné pendant longtemps et là on découvre que le président de ce parti aurait eu des propos antisémites peut-être
dans sa jeunesse d'accord mais n'empêche que si lui dément juste émilie pour terminer votre oeil de communicante là dessus sur la stratégie de communication. C'est toujours on nous empêche, un peu victimaire. On est aux portes du pouvoir et on nous empêche. Moi, je ne suis pas sûr que pour l'électorat de base, ça change quoi que ce soit, ses propos et tout ça. Par contre, pour les LR, pour les gens de droite qui seraient Pour rassembler au deuxième tour, ça peut changer la donne en effet. Merci à tous les trois, merci beaucoup. Erwann, rendez-vous le mois prochain pour le prochain Varometre. Stéphane, nous on se retrouve lundi, Emilie, on se retrouve très vite. Merci beaucoup, merci à tous les trois d'avoir été avec nous. On vous souhaite une très bonne journée, à demain.
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