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Interviewyoutube.com· 18 octobre 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiInstitutions & électionsSolidarités & famille

"Il nous convoque comme des enfants" Marine Tondelier réagit à l'allocution d'Emmanuel Macron (BFM)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous estimez que la locution du président de la République est à la hauteur des faits ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:17Fait
    « Il nous convoque comme des enfants. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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vous Marine Tondelier qui est candidate à la présidentielle responsable du parti les écologistes. Je posais la question Marine Tondelier à l'instant sur le plateau. Compte tenu de ce qui s'est passé du traumatisme, du choc, de la sidération, de la désolation des images qui se poursuivent ce soir, est-ce que vous estimez que la locution du président de la République est à la hauteur des faits ? Écoutez, je vais commencer par le positif parce que moi je n'attends pas grand-chose de ce président de la République comme vous le savez et donc j'ai été sensible à deux choses. Je vais commencer par là. La première chose c'est qu'il a dit que les revendications des manifestants et des lycéens étaient légitimes. Donc je les répète pour tous les politiques qui sont incapables de

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l'affirmer. Le président de la République lui-même estime que ses revendications sont légitimes. [grognement] Et deuxièmement, il a bien fait la différence et ça aussi beaucoup de politiques à droite en ont été incapables. Il a bien fait la différence entre les manifestants et les casseurs et ça je le dis euh dans le moment très troublé sidérant que nous vivons. C'était important qu'il le disent. Ensuite, moi je suis très déçu évidemment parce que il va pas au bout de son idée. Vous voyez, il a affirmé son soutien très fort. Il a eu raison de le faire aux forces de l'ordre. Il a affirmé son soutien très fort. Il a eu raison de le faire aux commerçants mais il a pas eu un seul mot, pas un seul mot pour les deux manifestants qui ont été mutilés hier. C'est des choses très

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graves. Normalement, un seul mutilé depuis tout le début de cette crise, tout aurait dû s'arrêter. On aurait dû dire "Mais comment on fait ? Comment on change tout pour que ça n'arrive plus ?" Là, on arrive à 5 à 6 à 7 personnes mutulées et une personne décédée hier dans le cortège dont on ne sait pas encore si c'est un malaise cardiaque en lien ou pas avec la manifestation, mais ça doit quand même être souligné. Et puis il a par exemple annoncé que les commerçants seraient aidés financièrement et très rapidement. Fort bien. Mais il y a aussi une demande du maire de Lyon, du maire de Paris, du maire de Marseille. Eux aussi à être aidés comme toutes les collectivités qui ont subi des dégradations parce que l'État n'a pas su anticiper et pas su protéger nos villes, les institutions,

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les commerces et cetera. Et donc ça, je pense que c'est aussi un manquement. Et puis surtout, monsieur Macron, mais ça on le sait, jamais ne se remet en question. à aucun moment il ne s'excuse de dire "Nous avons raté quelque chose dans cette mobilisation parce que ça fait maintenant un mois que les lycéens ont ont commencé à se mobiliser et aucun moment le gouvernement a engagé un vrai dialogue et ça c'est quand même très dommage. Il demande même l'inverse he parce qu'il dit que c'est au responsable politique de condamner très fermement, très clairement, très directement toutes les exactions, toutes les toutes les violences, tous les sacages, tous les pillages qui ont été commis. Il demande à chacun finalement il faut condamner toutes les violences clairement.

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Mais il a raison, il faut condamner toutes les violences. C'est ce que les écologistes font depuis le début et vous le savez, je l'ai fait dans chacune de mes interventions, mais lui je ne l'entends pas condamner toutes les violences. Et quand vous avez été dans un cortège, comme c'était moi euh mon cas hier avec beaucoup d'écologistes, beaucoup de manifestants pacifiques, que vous avez été euh gazé, que vous avez été nassé, que vous avez été chargé alors que vous ne veniez avec aucune autre intention que celle de soutenir des revendications. On attend évidemment des excuses de l'État, de l'empathie. On attend d'un chef de l'État qui dise "Écoutez, il va falloir qu'on regarde comment ça n'arrive plus. On veut que votre droit à manifester soit garanti dans ce pays. Car c'est une liberté

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fondamentale et constitutionnelle. Et ça je ne l'ai pas entendu ce soir. Pire, il nous convoque comme des enfants, c'est ça que j'ai compris, par la voix du Premier ministre qui va nous convoquer pour qu'il puisse vérifier que chacun est bien clair sur le sujet. Mais moi, j'ai été clair hier, avant-hier, avant avant-hier. Donc moi, il y a une raison pour laquelle je veux bien la Matignon, c'est pour qu'on se mette autour de la table et qu'on se dise quelle solution on apporte maintenant aux crises qu'on traverse, à la crise écologique, à la crise sociale, à la crise démocratique, à la crise lycéenne. Là, je viendrais c'est le principe de l'élection présidentielle. Je viens pas convoquer pour pouvoir aller au tableau et devant les autres chefs de parti m'excuser de

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je ne sais pas quoi que je n'aurais pas fait ou redire des choses que j'ai déjà dites sur tous les plateaux télé. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Pour qui nous prend-il ? Pour des enfants aussi ? Enfin, c'est un moment c'est quand même choquant comme manière de faire. Il se remet pas en question et en plus il nous convoque comme au tribunal comme si on allait être en garde à eu pour se pour se justifier. Mais se justifier de quoi ? Excusez-moi, je ne suis pas président de la République, pas encore. Je ne suis pas premier ministre. Encore, je ne suis pas ministre de l'intérieur. Ce n'est pas à moi de m'expliquer, de m'excuser. C'est leur responsabilité. Ils ont failli, ils ont voulu traiter une crise lycéenne uniquement par la répression. Ils ont

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fait monter cette colère sans à aucun moment essayer d'établir un dialogue constructif et apporter des réponses concrètes aux revendications. Et donc, les manifestations ont grossi. Des casseurs en ont profité pour casser et des pilleurs en ont profité pour piller. Mais ce n'est pas notier. Moi moi je veux comprendre quelque chose. Il y a des mairies des mairies de gauche. Monsieur Benoît Paï en tête qui sera avec nous dans quelques instants. Lui, il voulait plus de force de l'ordre. Il voulait que les forces de l'ordre puissent arrêter les casseurs, les émettiers. Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction majeure aujourd'hui, je vous interroge dans tout le courant de la gauche qui pendant des années n'était pas pour tout pour ce sécur cet aspect sécuritaire et aujourd'hui de

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demander ce que qui a été dénoncé pendant des années ? C'est une plaisanterie madame Mabrou ? Oh non, c'est une question très légitime. Non, je ne plaisante pas en ce moment. Vous, c'est très simple, la gauche a toujours soutenu la fonction publique, tous les fonctionnaires et tous les postes de fonctionnaires. Ce n'est pas les écologistes, les insoumis, les communistes ou les socialistes qui ont supprimé des postes de policier. C'est Nicolas Sarkozi, 13000 postes. Ce ne sont pas les écologistes, les communistes, les socialistes, les insoumis qui ont supprimé la police de proximité. Ça aussi c'était Sarkozi. Nous n'avons jamais voulu moins de force de l'ordre. Nous avons voulu que chaque français puisse être correctement protégé avec une doctrine de maintien de

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lors qui permette la confiance entre les manifestants, les Français et les policiers. Et surtout, nous souhaitons que ces forces soient utilisées à bonne et de manière proportionnée. Moi, je vous le dis, j'ai eu l'impression hier que euh les forces de l'ordre étaient plus euh mettaient plus d'énergie à euh à les réprimer des manifestants qui pour certains n'avaient rien à voir dans aucune violence qu'aller protéger les commerçants. J'ai changé avec le maire du 11e arrondissement, David Béliard, avec des élus du secteur écologiste qui m'expliquent que les commerçants boulevard Voltaire de 19h à 1h du matin ont se sont fait piller, ont défendu eux-mêmes leur commerce en se mettant ainsi en danger. Pourquoi ils ont fait ça ? Parce que la police leur disant "Te

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peux pas venir, débrouillez-vous." Ils ont vu en tout et pour tout entre 19h et 1h du matin deux voitures de police passé. Bouvard Boltaire sans même s'arrêter. Et à 1h du matin, les CRS sont arrivés, on matraqué à Touva et la dame qui protégeait son petit supermarché avec son fils depuis des heure et des heures, c'est le fait matraqué par les CRS parce qu'ils ont matraqué tout le monde et a fini à l'hôpital avec 12 points de sutur. Donc vous voyez le sujet c'est le nombre de forces de l'ordre et on a toujours défendu qu'il fallait arrêter de supprimer les postes dans la dans la police comme dans toute la fonction publique, mais c'est aussi la doctrine du maintien de l'ordre et comment c'est organisé. Et hier, je suis désolé, j'aurais aimé le président entendre le

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président amorcer le début d'un commencement de mai à Coupa en disant quelque chose n'a pas fonctionné, on va y remédier. Parce que ce qui s'est passé hier, en tant que manifestante, en tant que citoyenne, en tant que française, en tant que téléspectatrice et en tant que responsable politique, plus jamais je ne veux le vivre. Plus jamais. Merci Marine Tondelier. Merci pour votre première réaction ce soir après la locution du président de la République sur BFM TV. Yeah.