L'immigration fait des ravages ! - Edwige Diaz (Frontières)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:55OuverteRéponse directe
Alice, vous pensez bien que si j'ai lancé ce sujet, c'est par rapport à la mort de Philippine, qui a été tuée par un criminel qui n'était pas multirécidiviste.
- 1:12ComplaisanteRéponse directe
Je partage l'avis d'Edwige parce qu'aujourd'hui, en fait, on a une justice qui ne fait plus peur.
- 3:55OuverteRéponse directe
Et donc, comment est-ce qu'on empêche la récidive
- 7:54OuverteRéponse partielle
Et au niveau de l'espace, on a quand même les îles Kerguelen. On pourrait tous les mettre là-bas.
- 8:01ComplaisanteRéponse directe
La Régie, je vous demanderai de lancer le deuxième sujet, l'audio, s'il vous plaît.
- 8:39OuverteRéponse directe
Qui veut commencer
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« S'il y a une augmentation des personnes qui souhaitent rétablir la peine de mort, c'est peut-être parce qu'il y a une crise de confiance en la justice. »
- 0:13Invité politiquePromesse
« Nous souhaitons mettre fin au laxisme judiciaire et nous souhaitons rétablir la perpétuité réelle, précisément, pour éviter les récidives. »
- 4:44Invité politiqueChiffre
« On va aussi, évidemment, expulser les délinquants étrangers, qui représentent quand même un quart de la population carcérale. »
- 4:54Invité politiquePromesse
« Nous souhaitons au Rassemblement national que les condamnés fassent leur peine de prison en France, qu'ils soient expulsés après, ce qui évitera, en fait, les récidivistes étrangers dans les prisons. »
- 11:05Invité politiquePromesse
« Nous proposerons une loi visant à instaurer les peines planchées. »
- 15:56Invité politiqueFait
« Je pense qu'ils ont un écho, notamment médiatique, qui est disproportionné par rapport à leur réalité, en fait, sur le terrain. »
- 16:50Invité politiqueFait
« Ils instrumentalisent toutes ces nobles causes et finalement qu'ils les dévoient parce qu'ils les exacerbent, ils les caricaturent. »
- 18:57PrésentateurFait
« L'Union européenne, ce n'était pas vraiment ça à la base. C'était simplement un accord économique pour solidifier nos liens. »
Temps de parole
- Edwige Diaz42 %
- Présentateur42 %
- Invité10 %
- ?4 %
- Invité 22 %
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S'il y a une augmentation des personnes qui souhaitent rétablir la peine de mort, c'est peut-être parce qu'il y a une crise de confiance en la justice. Nous, au RN, nous ne sommes pas favorables au rétablissement de la peine de mort. Pour autant, nous souhaitons mettre fin au laxisme judiciaire et nous souhaitons rétablir la perpétuité réelle, précisément, pour éviter les récidives. Et moi, oui, je peux comprendre, en tout cas, je peux entendre que des personnes qui n'ont plus confiance en la justice et qui sont témoins de l'ensauvagement de notre société se disent « Eh bien, du coup, ça suffit, il faut des peines plus dures ». Et moi, je pense que, déjà,
l
'application des peines, la réalisation des peines aussi
et
la perpétuité réelle peuvent être une première réponse
à
ce sentiment de laxisme judiciaire qui est, pour le coup, bien réel, je le pense.
Alice, vous pensez bien que si j'ai lancé ce sujet, c'est par rapport à la mort de Philippine, qui a été tuée par un criminel qui n'était pas multirécidiviste. Il n'avait violé qu'une fois et pris 7 ans de prison et qui était aussi un clandestin sous l'OQTF. La peine de mort pour ou contre
?
Je partage l'avis d'Edwige parce qu'aujourd'hui, en fait, on a une justice qui ne fait plus peur. Et je pense que c'est ça le véritable problème de fond. Je comprends la colère et ce n
'est
pas moi qui vais donner des leçons à ce niveau-là, notamment aux gens face à ces drames et face à la peur aussi qu'engendre une affaire comme l'affaire Philippine. Maintenant, je pense qu'il y
a
des solutions qui remettraient moins en question nos valeurs à ce niveau-là, tout en apportant des réponses bien plus efficaces sur notamment les violeurs récidivistes. Mais on peut parler aussi des pédophiles. Enfin, je veux dire, ça peut aller plus largement. Il y a Georgia Meloni récemment qui a partagé une solution qui, moi, m'intéresse.
Ensuite,
mais je rapporterai un petit mais, ce serait d'abord la castration chimique. Alors, elle n
'est
pas toujours très efficace dans le sens où ça n'empêche pas des personnes d'agresser d'une autre façon. En revanche, elle est intéressante parce qu'elle a un effet extrêmement... Enfin, je veux dire, c'est terrifiant.
Et pourquoi pas la castration physique
?
Écoute, l'un revient plus ou moins à l'autre.
On
va dire juste l'un enlève un certain nombre de choses physiquement. Mais je vais vous dire, on en rit, mais dans certaines idéologies, c'est déjà appliqué. Je ne
veux
pas faire un dessin. Je crois qu'on en parlera un petit peu plus tard. Mais pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, moi, je mets un petit mais sur la castration chimique ? C'est parce qu'en fait, on la propose en solution pour éviter la prison. Moi, je pense qu'il faut cumuler les deux, en fait. Il faut une peine de prison incompressible, chose qu'aujourd'hui, on ne fait plus en France et c'est le grand problème. En fait, aujourd'hui, vous avez des peines maximales qui ne sont quasiment jamais appliquées, quel que soit le motif de votre incarcération. Et je pense qu'aujourd'hui, déjà, rendre de véritables peines incompressibles, déjà, apporterait des solutions.
Ajouter à cela, en effet, des apports vraiment médicaux. La castration chimique peut en faire partie. Aujourd'hui, en fait, elle existe déjà, mais avec le consentement du violeur. Enfin, je veux dire, ça n'a aucun sens. Soit on considère que la personne est dangereuse et donc on prend de véritables solutions, mais demander le consentement d'un type qui a violé un enfant sans son consentement, je veux dire, ça n'a strictement aucun sens. Et je pense qu'il
y a
une dernière chose aussi par rapport à ça. Quand on met des peines incompressibles, il faut, selon moi, que les personnes, les détenus, deviennent quand même utiles à la société. Je voudrais remettre en place peut-être une possibilité. Certains appelaient ça le bagne. Moi, je vais peut-être l'appeler, je ne
sais
pas, du travail forcé, si vous voulez, du temps de la prison. Parce qu'aujourd'hui, en fait, on a des personnes qui vivent en prison, qui parfois vivent bien en prison. Bon, c'est évidemment que les pédophiles ont un traitement un peu particulier, parce que généralement, en prison, ça ne
se
passe pas bien pour eux. Mais ils sont totalement inutiles à la société. Autant rentabiliser cette main-d'œuvre et faire en sorte de la mettre sur des grands chantiers ou des choses où ils seraient un petit peu plus utiles.
Et donc, comment est-ce qu'on empêche la récidive
?
Alors, je pense qu'on... Vous voyez ce qui se fait aujourd'hui ? On fait tout l'inverse. C'est-à-dire, nous, nous souhaitons qu'Emmanuel Macron respecte sa promesse de construction de pièces de prison. Parce qu'en fait, il y
a
un certain nombre de juges qui voudraient bien incarcérer, parce qu'en fait, le crime commis par les personnes mériterait une incarcération. Sauf que, d
'un
autre côté, ils ont bien la réalité... Ils connaissent la réalité des chiffres, c'est
-à
-dire qu'en France, il y
a
une surpopulation carcérale. Donc, ils se dirigent vers des peines alternatives qui sont beaucoup moins dissuasives et donc qui sont propices à la récidive.
Et
pour créer des places de prison, il y a des solutions. Donc, on va évidemment en construire. Et on va aussi, évidemment, expulser les délinquants étrangers, qui représentent quand même un quart de la population carcérale. Donc, nous, nous souhaitons au Rassemblement national que les condamnés fassent leur peine de prison en France, qu'ils soient expulsés après, ce qui évitera, en fait, les récidivistes étrangers dans les prisons. Donc, voilà une manière d'éviter la récidive. Je pense que la prison... Bon, moi, j
'ai
eu l'occasion d'en visiter plusieurs. Bon, ce n
'est
pas hyper agréable de vivre en prison quand vous êtes à trois dans une cellule de 9 mètres carrés. Mais tout à fait, moi, je pense, comme Alice, qu'il faut, en effet, mettre un terme à loisiveté en prison, développer le travail en prison. Il y
a
une prison à côté de chez moi, sur la commune de Bédenac. C'est pour les peines longues. Et précisément, en fait, les détenus travaillent. Déjà, eux, ils trouvent le temps moins long. Et en plus, ils sont utiles à la société. Et le cadre de travail des agents pénitentiaires est beaucoup plus apaisé. Parce qu'en fait, ils ne sont pas confrontés toute la journée à des gens qui tournent en rond dans une petite surface. Et à l'inverse, vous avez la maison d'arrêt de Gradignan, dans mon département en Gironde, qui, elle, est donc confrontée à la surpopulation carcérale.
Et malheureusement, quasiment chaque semaine, en tout cas récemment, il y en a eu toutes les semaines, où vous avez des agents pénitentiaires qui sont victimes d'agressions.
Et au niveau de l'espace, on a quand même les îles Kerguelen. On pourrait tous les mettre là-bas.
Écoutez, proposez ça à l'occasion d'une prochaine élection. Pour
raison, on va
dans
notre
programme.
En tout
cas, je pense que le véritable problème, pour éviter la récidive aujourd'hui, ce sont des gens qui
n
'ont pas peur de recommencer ou qui sont malades. Et une solution, ça va être, en effet, s'ils sont malades, d'apporter des soins adéquats. S'ils n'ont pas peur de recommencer, ne pas leur donner envie de retourner en prison. Et aujourd'hui, le problème de nos prisons,
c
'est que, selon moi, en tout cas, elles ne font plus peur. Comme vous le disiez, on a des agents pénitentiaires qui se font agresser quotidiennement. On marche sur la tête. Des gens censés garder des prisonniers, c'est eux qui se font agresser par les prisonniers. Il est évident que ça ne peut pas marcher. La deuxième chose aussi, alors, à moindre... Enfin, sur un autre thème, le trafic de drogue. On sait qu'un certain nombre de meurtriers, on sait qu'un certain nombre de délinquants, on sait qu'un certain nombre de trafiquants peuvent continuer, en fait, à trafiquer de la prison. Il
y a
quelque chose qui ne va pas à ce niveau-là. Les agents pénitentiaires qui ont été tués, on expliquait notamment que l'homme qui les était censés amener d'un point A à un point B, en fait, continuait ses manœuvres de la prison. Il y
a
quelque chose qui ne va pas à ce niveau-là, qu'il faut revoir. Aujourd'hui,
il
y a un certain laxisme, mais aussi de la part de certains agents qui sont un peu corrompus. On sait que l'arrivée
de téléphones portables... Vous êtes en train de me spoiler
toute mon interview avec Xavier Roffert. Merci. Je
finis juste ça.
L'arrivée de téléphones portables en prison, c'est parce que certains agents aussi préfèrent acheter une sorte de paix sociale avec les délinquants et les criminels enfermés. Il
y a
un trafic de téléphones en interne qui est assez lucratif d'ailleurs, et qui est aidé par des agents aussi. À ce niveau-là, il faut avoir une intransigence zéro de la part de l'administration.
Attendez, ça va nous permettre d'arriver sur notre deuxième sujet. La Régie,
je
vous demanderai de lancer le deuxième sujet, l'audio, s'il vous plaît. Comme des millions de Français, je pense que l'immigration n'est pas une chance. Ni pour des immigrés qu'on n
'est
pas capable d'accueillir, c'est une fausse générosité d'accueillir, qu'on n'est pas capable de fournir des logements décents, etc. Comme c'est une fausse générosité aussi d'accueillir des individus qui parfois peuvent être dangereux. Donc les choses sont très très claires. Moi, l'immigration, ça passe par une stratégie globale.
On
a mis cet audio pour illustrer, mais on aurait pu mettre toute l'interview de Bruno Rotaillot. Pourquoi l'État a failli
la
non-exécution des OQTF, l'immigration incontrôlée et le laxisme judiciaire ? Qui veut commencer
?
Il y a plusieurs points à revoir à ce niveau-là. Il n
'y a
pas que l'État. Il y a aussi notre structuration interne. On va dire que c
'est
l'État qui,
au
niveau des lois, ça passe forcément à un moment par les députés, etc. Mais ça fait des années, ça fait plus de 50 ans qu'aujourd'hui, on est face à un certain nombre de choses qui ont été mal faites. On est face à une justice aujourd'hui qui est extrêmement laxiste. Moi,
j
'ai discuté avec pas mal de magistrats qui ne sont pas tous des magistrats idéologiques comme ce qu'on connaît au sein du syndicat de la magistrature. En fait, il m'explique qu
'il
y
avait
plusieurs problèmes.
Il
y avait la structuration du code pénal qui, aujourd'hui, incite à la réinsertion plutôt qu'à la punition. Mais il y avait aussi la sociologie d'un certain nombre de magistrats qui viennent, en fait, soit de milieux extrêmement privilégiés et plutôt tolérants, on va dire ça ainsi, et qui, en fait, ne veulent pas avoir le rôle de personnes qui punissent et qui sévient. Et qui, à ce titre, quand ils vont condamner quelqu'un, ça va être jamais une condamnation franche. Vous allez être condamné, mais en même temps, on va vous apporter un petit peu de crème et vous pourrez ressortir plus tôt et on va faire des aménagements, etc. En fait,
il
ne
va
y avoir jamais, et
c
'est ce qu'a expliqué cette magistrate, il ne
va
y avoir jamais une condamnation incompressible ou des peines maximales parce qu'en fait, le magistrat lui-même a peur de passer pour le méchant dans l'histoire. Ils sont incapables de vraiment légiférer à ce niveau-là, de vraiment avoir le rôle de juge. Et ce n
'est
pas uniquement aujourd'hui nos gouvernants, mais je laisse Edwige peut-être prendre la partie peut-être plus à
ce niveau-là. Edwige ? L
'État a failli.
Oui.
Oui, l'État a failli, mais cela s'explique. Cela s'explique notamment par la démission des politiques. Je ne mets pas le RN dans les politiques dont je parle.
Les politiques
qui ont déjà été au pouvoir. C
'est ça, voilà, les gouvernements qui se sont succédés. Et en fait, la démission des politiques est le résultat d'une soumission de leur part aux politiquement correctes. Et ils ont justifié la culture de l'excuse. Ils se sont enfermés dans un déni incroyable. Et aujourd'hui, la réalité explose. Donc, d'une part, le législateur doit légiférer et surtout donner les moyens aux juges de mettre en œuvre des décisions qui ne s'inscrivent pas dans le laxisme. Mais c'est la raison pour laquelle, à l'occasion de notre niche parlementaire du 31 octobre prochain, nous proposerons une loi visant à instaurer les peines planchées. En fait, les peines minimales. Pour
rendre
impossible à un juge le fait de, voilà, pour tel crime ou tel délit, eh bien la peine incompressible, c'est celle-là. Comme ça, pas de peine alternative.
Mais
Edwige,
les
peines penchées,
c
'est bien, mais faudrait-il pas remettre la perpétuité réelle ?
Ah mais si, mais nous, nous y sommes favorables dans certains cas. Mais disons que, voilà, nous, nous souhaitons la perpétuité réelle pour les crimes les plus graves. Mais là, aujourd'hui, on assiste
à
beaucoup trop de faits de délinquance qui ne sont pas sanctionnés. Moi, j'ai eu l'occasion d'assister
à
un stage de citoyenneté.
Donc
pas parce que j'ai été
condamnée. J'allais dire,
en tant qu'accusée ou...
Mais en tant que, voilà, témoin, enfin, j'ai demandé à un juge de mon secteur si je pouvais assister à un stage de citoyenneté.
C
'était, je veux
dire,
quelle perte de temps, quelle perte d'argent. J'ai assisté à des scènes lunaires où ceux qui sont,
être
là parce qu'ils ont commis un méfait, se fichent royalement. Ils regardent simplement leur montre et l'heure qui tourne. Moi, je suis arrivée dans la salle, j'ai fait remarquer à la, comment dire,
l'animatrice
du jour, la formatrice,
qu
'elle aurait peut-être pu commencer par demander à un monsieur qui était présent d'enlever sa casquette, en fait. Voilà, la moindre des choses, ça serait qu'on commence par poser son téléphone et ne pas mettre sa casquette et dire bonjour quand on rentre dans une pièce.
Non, mais ça sert à rien, ce genre de choses.
Non, mais ça sert à rien,
ça sert absolument à rien.
Quelqu'un gagne de l'argent, au moins dans l'histoire, c'est des organismes privés qui se font
ça, c'est l'État.
Alors, là, pour le coup, l'État reçoit un petit peu d'argent parce que je ne me souviens plus, mais en fait, cette journée est facturée à son bénéficiaire, en fait.
Ah,
son
bénéficiaire,
au criminel, au
délinquant. C'est ça, mais comme
ils emploient un langage
comme ça. Étant donné qu'ils sont
insolvables, la plupart,
donc c'est réglé. Aux élus
LFI qui insultent deux salles françaises, les policiers dans la rue.
C'est vrai, il avait fait
un stage de citoyenneté. C
'est le jeune dame.
Bon, l'État est défaillant, tout est pourri, on va voir ce qu
'on
va faire. Mais ce n
'est
pas le seul sujet, on va lancer le troisième sujet, la régie.
Alors, on
en rigole, mais la cérémonie des JO, c'est quand même un mélange de travestis, de transsexuels, hypersexualisés et des enfants au milieu de tout ça. Où est-ce qu'on en est de la mainmise idéologique de l'extrême gauche sur la société ? Les délires transsexuels, la mutilation des enfants, est-ce que c'est ça le progrès
?
Alice
?
On sent qu'il y
a
un certain petit groupe d'artistes parisiens, on va dire, du 11e, qui se sont fait plaisir à un moment dans l'ensemble de la cérémonie, puisqu'on ne peut pas limiter la cérémonie à cette scène-là, à cet ensemble de scènes-là qui a duré quand même trois quarts d'heure.
C'était quand même
très long. Mais on sent qu'il y avait un message à faire passer, qu'ils ont profité d'avoir le monde entier à nous regarder pour faire passer ce message, et que ces messages étaient très mal perçus quand même. Donc peut-être que le wokisme, en effet, a aujourd'hui, en tout cas à Paris, un certain pied-à-terre, mais force est de constater que ce n'est pas du tout encore partagé par l'ensemble de la population mondiale, et qu'il y
a
une certaine incompréhension. Sans même parler de blasphème extra, il y a quand même une incompréhension de se dire, mais de la part des Français aussi, de se dire, mais pourquoi présenter ça à ces gens de cérémonie ? Est-ce que vraiment ça nous est fini ? Moi, j'étais avec mes grands-parents qui hurlaient de rire, qui ont vu l'idéologie des uns, mais en fait, qui en ont ri et en pleuré, parce qu'ils se disaient, mais c'est ridicule. En fait, les gens ne voient pas, mais ils en deviennent
ridicules. Mais en attendant, Edwige, la Terre entière a vu ce spectacle
? Oui
! Alors, moi, cette scène-là, je ne
l
'ai pas particulièrement appréciée, mais bon, on va se dire qu'on se remet dans un état d'esprit de Jeux Olympiques, où en plus, la moisson des médailles par les athlètes français était bonne.
Donc,
je préfère me souvenir de l'interprétation magistrale de Céline Dion et de la Marseillaise brillamment chantée par notre compatriote des Outre-mer.
Mais est
-ce que l'idéologie d'extrême
-gauche a une main mise sur la France
?
Oui ! Alors, en fait, je pense qu'ils ont un écho, notamment médiatique, qui est disproportionné par rapport à leur réalité, en fait, sur le terrain. Et je pense que c'est un microcosme un peu CSP+, politico-médiatique parisien, mais dans les territoires ruraux, mais en tout cas sur ma circonscription, le wokisme,
je
pense que l'immense majorité des habitants de ma circonscription ne savent pas ce que c'est. D'ailleurs, je crois qu'il y a moins d'un Français sur cinq qui sait définir ce que c'est.
Donc, mais
c'est vrai qu'on peut retrouver des relents wokistes à tous les niveaux,
notamment
dans la lutte contre, justement, les discriminations sur l'homosexualité, l'antiracisme, le féminisme. En fait, je pense qu'ils instrumentalisent
toutes
ces nobles causes et finalement qu'ils les dévoient parce qu'ils les exacerbent, ils les caricaturent. Et finalement, je pense qu'ils ne rendent absolument pas service aux causes qu'ils prétendent défendre.
Ce n
'est
pas eu le progrès alors
?
Des
hommes à barbe avec des enfants autour ?
Une certaine, oui, en effet, de déconstruction
réelle. Des femmes à barbe,
des femmes
à barbe, pas des
hommes à barbe.
Non, non,
mais évidemment qu'il
y a
une déconstruction, qu'ils utilisent un certain nombre de canaux et qu'il
y a
un bon relais, même au sein de l'éducation nationale. Il y a encore, sur certains programmes, on avait quand même des choses extrêmement dérangeantes. Auprès d'enfants, il y avait un certain nombre de livrets éducatifs qui étaient là aussi dérangeants. Donc on se rend bien compte qu'il
y a
une emprise. Et puis ce qui est gênant aussi, c'est ce côté, comme je le disais, emprise enfantine. En
fait,
je veux dire, qu'entre adultes, on ait des débats, qu'on ait un certain nombre de questionnements. Mais par contre, qu'on vienne toucher aux enfants. C'est Marguerite Stern, en effet, qui expliquait assez bien, notamment, qu'il y
avait
un certain nombre de stages. Alors après, il
y
a des parents qui sont derrière et qui acceptent aussi d'emmener leurs enfants à ça, pour essayer de déterminer la non-binarité de l'enfant ou pas, et qu'on les emmenait dans une cave, voulant des parents, pour discuter avec eux de choses, etc. Je veux dire, il y a quand même aussi un certain nombre de choses qui se passent et qui, selon moi, offrent une liberté à l'enfant qu'il n'a pas forcément. En fait, un enfant, avant ses 18 ans, déjà, il est mineur. Et à 5 ans, je ne suis pas sûre qu'il ait la liberté de ton de choisir s'il est vraiment un petit garçon ou une petite fille. Et je pense qu'aujourd'hui, oui, il
y
a une véritable manipulation, une manipulation malsaine également, et qu'il
y
a des relais extrêmement puissants au niveau médiatique, au niveau gouvernemental, évidemment aussi, et au niveau européen. Là encore, il y avait un certain nombre de débats au Parlement sur l'égalité des genres et la question LGBT. Et je pense que ce n
'est
pas anodin que, même au sein de nos instances, qui ont quand même une portée, normalement... Enfin, je rappelle que l'Union européenne, ce n'était pas vraiment ça à la base. C'était simplement un accord économique pour solidifier nos liens. Et maintenant, on se retrouve à discuter, à l'Union européenne, de la politique éducative qu'on doit donner à nos enfants sur savoir s'ils sont non-binaires ou pas. Je
veux dire,
c'est quand même fou.
Au niveau éducatif, moi,
je
me pose une question. C'est que les drag queens qui vont raconter des histoires dans les écoles, ils choisissent toujours les écoles et jamais, par exemple, les hôpitaux ou les prisons. Pourquoi est
-ce
que les drag queens ont toujours ce besoin d'aller dans des écoles, dans des maternelles pour parler des enfants, alors qu'il y a plein d'autres types de gens dans la société qui rêveraient d'avoir des drag queens venir leur raconter des histoires
? Mais
on peut tout à fait aller voir un spectacle de drag queens. Et d'ailleurs, je pense que ce genre de spectacle a son public et ça doit certainement être très sympa. Mais après, c'est vrai que faire rentrer des drag queens dans l'école,
ça
interroge parce qu'en fait, l'école, c'est le lieu où on est censé apprendre à lire, écrire, compter. Donc, je pense qu'il y a une complicité, il
y
a une connivence de la part de certains enseignants, de certains parents d'élèves qui sont adeptes du wokisme.
Et
finalement, il y
a
un genre de stigmatisation des oppositions. C'est-à-dire que dès que vous vous opposez
à
ce type de spectacle dans ce type d'établissement, vous êtes tout de suite pointé du doigt et traité de réactionnaire. Et donc, en fait, il y a
comme
une invisibilisation des oppositions
par
rapport à ce que je disais tout à
l
'heure. C'est qu'en fait, il y a un focus médiatique, cette idéologie de la bien-pensance qui est totalement disproportionnée par rapport à la réalité de l'adhésion des Français à cette idéologie wokiste, qui pour moi, en fait, est vraiment l'opposition de l'universalisme républicain.
C
'est bon.
Edwige Diaz