Conférence de presse de Jean-Noël Barrot à Beyrouth
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 11:02OuverteRéponse directe
Peut-on s'attendre à un vrai soutien des pays du Golfe pour l'armée libanaise ? Quelle sera la contribution de la France ?
- 13:10OuverteRéponse directe
Concernant la FINUL, y aura-t-il des troupes françaises post-2026 ?
- 13:53OuverteRéponse partielle
Avez-vous transféré des messages aux autorités libanaises sur l'engagement du Hezbollah ?
- 14:37OuverteRéponse partielle
Les divergences entre Trump et Macron affecteront-elles la conférence de Paris ?
- 15:21OuverteRéponse directe
La France s'engagera-t-elle dans le mécanisme civilien ?
- 18:30OuverteRéponse directe
La France se tiendrait-elle aux côtés du Liban si ce dernier désarmait le Hezbollah par la force ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:15Chiffre
« Depuis ma première visite le 30 septembre 2024 alors que la guerre faisait rage. Plusieurs milliers de morts, plusieurs dizaines de milliers de blessés, plus d'un million de déplacés. »
- 5:12Fait
« Des progrès importants ont été effectués par l'armée libanaise à cet effet ces dernières semaines malgré toutes les difficultés. »
- 6:41Fait
« Une loi sur le secret bancaire et une loi de résolution bancaire ont été votées. »
- 8:50Fait
« La dissociation est une condition de la sécurité du Liban. »
- 10:18Fait
« Quand on voit le régime iranien réprimer avec une violence insoutenable les protestations pacifiques de son peuple, on mesure le prix des libertés libanaises. »
- 11:44Fait
« Il convient aussi que les besoins opérationnels des forces armées libanaises puissent être détaillés. »
- 24:20Fait
« Elles sont nombreuses et s'agissant de la dernière en date, je vous renvoie à la note qui sera publiée par Viginum. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour à toutes et tous. Je suis au Liban pour la 4e fois depuis ma prise de fonction. C'est le pays du monde dans lequel j'ai effectué le plus de visites bilatérales et c'est un signe du lien si particulier qui unit nos deux pays et nos deux peuples, plus que des amis, des frères. Comme le disait le général de Gaulle dans une phrase qui est bien connue ici comme en France, "Dans tout cœur de français, le nom seul du Liban fait remuer quelque chose de très particulier. Les Libanais ont été à travers les siècles le seul peuple dont jamais le cœur n'a cessé de battre au rythme du cœur de la France." Je mesure le chemin parcouru depuis ma première visite le 30 septembre 2024
alors que la guerre faisait rage. Plusieurs milliers de morts, plusieurs dizaines de milliers de blessés, plus d'un million de déplacés et que le Liban était enlisé dans la crise institutionnale. Depuis, grâce au CC le feu, à l'arrivée du nouvel exécutif dont nous avons soutenu l'action avec Constance, le pays a renoué avec l'espoir. Les dirigeants libanais ont pris des décisions fortes pour la souveraineté du Liban, l'apaisement de ses relations avec ses voisins et son relèvement économique. un état fort disposant du monopole des armes et capable de protéger toutes les composantes de ce pays pluriel. Ce n'est plus un rêve, c'est un horizon qui se
précise. Mais si nous saluons les avancées majeures accomplies par les autorités libanaises, cela ne nous empêche pas d'être lucide. Lucide sur l'ampleur des défis qu'il reste à relever alors que la région se trouve à un tournant. J'ai rencontré aujourd'hui le président Joseph Aoun, le premier ministre Nawaf Salam, le président du parlement Nabibéry et mon homologue Jo Ragy. Et je verrai demain le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Eal à son retour de Washington. À tous, j'ai passé le même message. La France se tient au côté du Liban pour concrétiser par l'action de ces décision courageuse dans tous les domaines.
Nous sommes au milieu du gay sur la mise en œuvre du CC le feu, sur le monopole de l'État sur les armes, sur les réformes financières. Il nous faut donc continuer à avancer avec détermination malgré les tensions régionales et les pesanteurs internes. Dans cette perspective, il me semble que nous avons trois priorités en commun. La première priorité, c'est la sécurité. À ce titre, la France est attachée au respect par toutes les parties de l'accord de Cesser le feu du de novembre 2024, fruit des efforts de médiation franco-américains. Cela suppose qu'Israël se retire du territoire libanais conformément à ses engagements et que les civils soient protégés des frappes. Des discussions directes se sont ouvertes entre libanais et israélien
dans le cadre du mécanisme franco-américain de surveillance du CC le feu pour la première fois depuis 40 ans. et nous nous en félicitons. C'est à pas important pour aller vers la paix. Cela suppose aussi que l'État et les forces armées du Liban mettent en œuvre le plan pour le monopole des armes qui a été acté. Des progrès importants ont été effectués par l'armée libanaise à cet effet ces dernières semaines malgré toutes les difficultés. Mais la situation reste fragile. Notre message dans ce contexte est simple. Il faut consolider ce qui a été obtenu et continuer d'avancer. Pour cela, l'armée libanaise doit tenir durablement les zones où elle s'est déployée. Elle doit également passer à la deuxième phase du plan Bouclier de la Nation au-delà du
seul sud du Litanie. Deuxième priorité, c'est la souveraineté. La France sera au rendez-vous pour mobiliser la communauté internationale afin de continuer d'appuyer le renforcement de l'État libanais. C'est l'objectif de la conférence de soutien aux forces armées libanaises que nous accueillerons à Paris le 5 mars et qui sera coprésidé par le président Macron et par le président Aun. Nous souhaitons obtenir des engagements concrets, coordonnés et utiles qui répondent aux besoins opérationnels des forces d'armé libanaises et des forces de sécurité intérieure, notamment pour la mise en œuvre du plan de restauration du monopole de l'État sur les armes et pour la préparation du départ de la finule. Ces besoins sont connus : mobilité,
logistique, équipement, formation, soutien technique, mais aussi capacité pour mieux sécuriser certaines zones et lutter contre les trafics doivent être priorisés en fonction des objectifs de l'armée libanaise. Nous travaillons en étroite coordination avec les États-Unis et l'Arabie Saoudite et les autres membres du quintet, le Qatar et l'Égypte, qui coorganiseront la conférence avec nous à une contribution collective ciblée construite avec les autorités libanaises. Une réunion se tiendra à ce titre dans quelques jours dans la région avec les principaux partenaires et amis du Liban pour préparer le soutien qui sera apporté lors de la conférence du 5 mars. L'envoyé personnel du président de la République, Jean-Ive Ledrian, poursuivra ses efforts de mobilisation.
Troisème priorité, la reconstruction et le redressement. Le Liban doit œuvrer à restaurer la confiance, celle de ses citoyens, des entreprises, des déposants de la diaspora. Cette confiance dépend de la situation sécuritaire mais aussi des décisions économiques et financières claires sur lesquelles les autorités libanais peuvent agir pour stabiliser le pays dans la durée. La France est prête à soutenir le moment venu la mobilisation internationale pour la reconstruction et à accueillir à Paris une conférence dédiée. Mais cela suppose que les réformes engagées soient poursuivies, que les textes nécessaires soient votés et que les décisions prises soient appliquées. Une loi sur le secret bancaire et une loi de résolution
bancaire ont été votées. Reste pour mener à bien la difficile restructuration et conclure un accord avec le Fond Monétaire international qui permettra le réengagement des bailleurs la loi sur la répartition des pertes. Les pertes du système financier libanais sont telles que toute loi qui entreprendent les soldés implique des choix difficiles et des sacrifices. Mais ce chemin ardu est le seul qui peut permettre de tourner la page de la terrible crise économique que connaît le pays depuis 2020. Il en va de la responsabilité de la classe politique libanaise vis-à-vis des générations futures. Mesdames et messieurs, un chemin d'espoir s'est ouvert pour le Liban, mais tout reste à construire. Vous avez
une fenêtre d'opportunité unique, saisissez-la. Certains acteurs continuent de rejeter les décisions prises par les autorités légitimes. Leur fuite en avant suicidaire expose le pays aux destruction et à la désolation. Nous les appelons à la raison. L'équation régionale a changé à la faveur des récents conflits. Chacun doit en tirer les conséquences. Les Libanais sont épuisés et veulent reconstruire leur pays sur des bases saines et apaisées. Face à l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran, ils aspirent à ne pas être, comme ce fut le cas pour Gaza, entraîné dans un conflit qu'ils n'auront pas choisi. La dissociation est une
condition de la sécurité du Liban. La communauté chite a toute sa place dans le pays sur le plan politique et économique au sein d'un état qui protège toutes les communautés et dont nul ne peut être exclu. Il n'y aura pas de salut pour le Liban en opposant les communautés les unes aux autres. Il serait tout aussi dangereux que de s'en remettre une fois de plus au développement extérieur pour espérer résoudre les défis du Liban en misant sur la chute du régime iranien. La fin du conflit israélo-palestinien ou les évolutions de la Syrie. Oui, la région bouge. La Syrie et l'Irak se reconstruisent. L'essort des pays du golfe est toujours plus spectaculaire.
L'Iran peut faire face à de grandes transformations. Mais précisément, le Liban doit à tout prix éviter d'être à la remorque par procrastination et immobilisme de ces évolutions. Je le dis d'autant plus volontiers que les crises qui m'ont amené à effectuer cette tournée au Prochrient nous rappellent la force singulière, malgré toutes ces fragilités, du modèle libanais. Quand on voit le régime iranien réprimer avec une violence insoutenable les protestations pacifiques de son peuple, on mesure le prix des libertés libanaises. Quand on voit des affrontements communautaires menacer la stab la stabilisation de la Syrie pour la troisème fois en un an, on mesure la
valeur du pluralisme libanais. Alors oui, la France croit profondément à la nécessité dans cette région bouleversée de préserver cette exception singulière, ce Liban message, ce pays qui, comme l'a dit le président de la République, est toujours plus important et plus grand que lui-même parce que si joue la possibilité d'une civilisation. Cette possibilité, vous pouvez compter sur la France pour la défendre au côté du Liban, des Libanaises et des Libanais. C'est monsieur le ministre Said MTV. Monsieur le ministre, vous venez de parler et d'évoquer la conférence qui va se tenir à Paris le 5
mars et vous avez parlé d'engagement. Peut-on vraiment s'attendre à un vrai soutien de la part des pays du Golf pour pour soutenir l'armée libanaise et quelle sera la contribution de la France ? Et deuxièmement, concernant la finule, il y aura un vide à la fin de l'année 2026 au Liban. Est-ce que la France, il y avait des infos comme quoi la France serait prête et d'autres pays européens de garder des troupes ou d'envoyer des troupes plus tard ? Vous avez bien résumé les sujets que je suis venu aborder aujourd'hui à Beou avec les autorités libanaises. Il est
important pour que la conférence du 5 mars soit un succès, qu'elle permette d'engranger des soutiens au service du renforcement des forces armées libanaises que sur les fondements de la première phase du désarmement, la deuxième phase puisse s'engager. Il convient aussi que les besoins opérationnels des forces armées libanaises puissent être détaillés. Une réunion se tiendra dans les prochains jours dans la région pour faire le point sur ces questions et permettre de de mettre en face de ces besoins opérationnels les moyens financiers apportés par les partenaires et amis du
Liban. Et puis comme vous l'avez rappelé, il nous faut d'ors et déjà anticiper le retrait de la finule qui s'engagera à la fin de l'année 2026 et qui s'étira jusqu'à la fin de l'année 2027. Et de ce point de vue-là, c'est autour d'abord du renforcement des forces armées libanaises que nous devons construire l'avenir post finule. Et c'est ensuite en fonction des orientations des autorités libanaises du président Aoun que nous construirons une solution à partir des Nations- Unies associant toutes celles et ceux tous les partenaires qui souhaiteront apporter
des réponses en soutien à la nécessité pour le Liban d'être soutenu mais à partir d'objectifs précisément définis. Bonsoir Jassin Antar Aljadid TV. Euh vous avez parlé du régime d'Iran. Alors est-ce que c'est vrai que vous avez transféré des messages aux autorités libanaises à propos de l'engagement de Hizbouah ? Si il va peut-être s'il y aura une guerre entre les États-Unis et Iron, c'est premièrement. Deuxièmement, est-ce que les divergences ou bien les désaccords entre Trump et le président Macron euh euh vont-elles affecter le
résultat euh euh de la conférence de soutien à Paris ? Et encore, j'ai eu une question, est-ce que vous allez vous engager vraiment dans le mécanisme au côté civilien ? Euh y aujourd'hui au Liban, on parle du côté civilien, ils n'ont pas de de mécanisme euh qui est constité de cinq parts. euh est-ce que vous aurez euh vous allez vous engager dans ce mécanisme parce que les États-Unis veulent ou bien il y a des informations que les États-Unis seulement et euh l'autre côté de l'Israï seulement vont être dans ce mécanisme, le mécanisme qu'on parle les civiliens, c'est-à-dire le euh
l'ambassadeur ISA H une escalade militaire dans la région est un risque que nous devons éviter par tout moyen. N'est ni dans l'intérêt des pays de la région, ni dans l'intérêt de la France. C'est la raison pour laquelle lorsque les États-Unis qui se sont mis en situation de lancer une opération militaire sur l'Iran proposé que des négociations puissent se tenir, nous avons appelé l'Iran à se saisir de cette possibilité en se préparant à faire des concessions majeures et à modifier radicalement leur posture. Cela commence
par la cessation de toute forme de répression à l'encontre du peuple iranien, la libération des prisonniers, l'arrêt des exécutions, le rétablissement d'internet et des communications, la restitution au peuple irénien des clés de son propre avenir. Il faut évidemment que euh l'Iran, et c'est l'objet des discussions qui euh si je comprends bien se sont tenues euh en Oman aujourd'hui euh doit aussi renoncer à être une puissance déstabilisatrice dont le programme euh nucléaire, le programme de missile, programme balistique et le soutien à des groupes terroristes dans la région soulève des
menaces pour les pays du proche et du Moyen-Orient comme pour les pays européens. S'agissant du mécanisme, vous savez qu'il est au cœur
comme je viens de vous le dire, euh le Liban ne doit laisser aucune perturbation extérieure qu'elle provienne d'une escalade militaire dont je viens de rappeler que nous devons tout faire pour l'éviter ou qu'elle provienne d'ailleurs au moment où euh des chantiers ambitieux sont ouverts pour créer les conditions de la stabilité, de la souveraineté et de la prospérité. Et donc, il est évident que si toutefois une nous assist à une escalade régionale, qu'il conviendrait que dans l'ensemble de la région, les groupes soutenus par
l'Iran exercent la plus grande retenue euh pour ne pas aggraver une situation qui déstabiliserait euh profondément le proche et le Moyen-Orient. Puis s'agissant du mécanisme, vous savez qu'il est au cœur de cet accord que nous avons facilité avec les États-Unis à la fin du mois de novembre 2024 et qui a permis, contrairement à beaucoup de choses que j'entends ou que je lis, d'assurer euh ou de de de prémunir le Liban contre une rechute dans la guerre telle que elle est dans une escalade telle que nous l'avons connu entre le mois de septembre et le mois novembre 2024 qui menaçait de
précipiter le pays dans l'abîme. Au sein de ce mécanisme, des militaires français agissent au quotidien au côté de de militaires américains pour documenter les violations de l'accord de cesser le feu et exercer une pression sur les parties sans laquelle je ne suis pas certain que la phase 1 du plan de désarmement comme le le CC le feu lui-même euh tiendrait à ce jour. Et donc nous continuerons avec nos partenaires américains de prendre toutes les mesures nécessaires pour accompagner les autorité libanaise dans ces chantiers que j'évoqué. Celui
monopole des armes, celui de de la reconstruction et du redressement économique, celui de l'apaisement des relations avec le voisinage immédiat du Liban. Merci. Peut-être une seule question s'il vous plaît. Monsieur le ministre, monsieur le ministre Elisead ici Beou euh monsieur monsieur le ministre, vous avez parlé de la nécessité de donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le esbola. C'était une déclaration avant que vous n'arriviez à Beou est-ce que la France se tiendrait aujourd'hui au côté des autorités libanaises si elle prenait la décision de désarmer le Hzbolla par la force ?
La France a salué euh le plan de de Bouclier de la Nation qui a été présenté euh courageusement par les autorités libanaises au mois d'août dernier et euh par sa présence ou par la présence des 700 militaires français qui servent sous les drapeaux de la finule, elle a contribué très directement au progrès réalisés en matière de désarmement du dubboll. Ensuite et pour la suite, j'ai dit l'importance de la poursuite de ce plan de désarmement, ce plan bouclier de la nation, l'horizon au Liban comme dans d'autres pays de la région, c'est un
état fort souverain disposant du monopole des armes, capable de protéger toutes les composantes de la société libanaise et de vivre en paix et en sécurité avec son voisinage. Et comme je l'ai dit aussi, les les la finalité et bien de protéger et de permettre à toutes les composantes de la société syrienne de bénéficier pleinement de ces chantiers si ambitieux qui sont menés. Il ne s'agit pas de dresser les communautés les unes contre les autres, mais bien de les associer et qu'elles soient convaincues euh des objectifs qui sont ceux du euh des autorités libanaises et que nous partageons. Donc aucune procrastination
mais une logique qui associe toutes les composantes de la société libanaise à au relèvement national. Merci. Une dernière question. Bonsoir monsieur le ministre et bienvenue au Liban. Ma question concernant la finule, il y aura-t-il des troupes françaises post-finules après euh euh après que les que le mandat de la du fun se terminera en 2026 en 2027 ? Euh c'est la première question. Et la deuxième question, vous avez mentionné euh des euh y des euh des choix suicidaires. Vous avez mentionné la communauté chéit au Liban. Est-ce que vous pouvez élaborer un peu euh ce discours ? Merci.
Je viens de le faire. Euh renoncer au monopole des armes, considérer que des milices peuvent continuer au Liban à protéger des communautés. C'est renoncer à ce nouvel espoir qui est né l'année dernière et auquel nous sommes très attachés. euh dresser par ailleurs, ce qui est un autre écueil, les communautés les unes contre les autres, les opposer, les mettre en concurrence, c'est là encore une vision qui est contraire à au pluralisme, au modèle pluraliste du Liban. Et donc le bon chemin qui est une ligne de crête se situe entre ces deux écueils. Je crois que c'est celui que veulent emprunter les autorités libanaise et nous les soutenons dans cet
effort. la finule. Puisque vous ne l'avez pas fait, je vais une nouvelle fois rendre hommage aux 700 militaires français de notre contingent au sein de la finule avec lesquels j'ai eu le privilège et le plaisir de passer le réveillon l'année dernière et qui par leur action depuis ma visite et celle du président de la République en début d'année dernière euh action redoublée et action coordonnée plus encore que ça n'était le cas auparavant avec les forces armées libanaises et le mécanisme a permis de soutenir et d'accélérer désarmement dubola au au sud du Litanie.
Quant à la suite, vous le savez, la France s'est mobilisée, je me suis mobilisé personnellement pour que le le calendrier du retrait de la finule soit ne soit pas incompatible avec les objectifs qui sont ceux autorités libanaises aujourd'hui. Et je vous l'ai dit, alors que nous préparons cette conférence de soutien au aux forces armées libanaises le 5 mars, j'ai d'ors et déjà engager à mon niveau des discussions avec euh les avec le président Aoun. J'aurai une conversation avec le commandantal
demain euh au sujet de la préfinule, mais vous comprenez bien qu'il faut faire les choses dans l'ordre et la première étape, c'est de bien définir ce que sont les attentes des de l'armée libanaise. Et c'est à partir de là, en lien avec les Nations- Unies, en lien avec l'Union européenne que nous apporterons, les éléments, les blocs nécessaires à la concrétisation de de cette vision. Et dans cet effort de réflexion, d'abord un effort de réflexion puisque les militaires français sont là et ils le seront jusqu'à l'expiration du mandat de la finule, la France se tient prête à contribuer évidemment à cette réflexion. Alors peut-être une dernière question
que vous avez pr française. Merci je suis désolé question plutôt franco-française sur les ingérances russe. La dernière en date a tenté de lier le président Macron à l'affaire Epstein. Comment réagissez-vous face à de telles attaques et comment la France peut y faire face aujourd'hui mais aussi sur le temps long. Également une question sur la convocation de Jacques Long. Pourquoi c'était nécessaire ? Quelles sont les mesures sur la table est-ce qu'on parle de de d'une possible démission sur les ingérences russes dans le débat public français ? Elles sont nombreuses et s'agissant de la dernière en date, je vous renvoie à la note qui sera publiée par Viginum, ce service dont nous nous sommes dotés en 2021 pour caractériser et qualifier les ingérences numériques
étrangères. Euh vous y découvrirez que ce mode opératoire est connu. Euh non seulement il est connu mais nous l'avons attribué, c'est-à-dire nous l'avons rendu public. Euh il est il est nommé Storm 1516 et il consiste pour des acteurs russes à détourner euh l'objet de site internet pour diffuser euh des fausses nouvelles. S'agissant ensuite de l'Institut du monde arabe. Je veux d'abord évoquer les Epstein Files plus généralement en en indiquant que les premiers éléments qui ressortent de ces dossiers sont inédits et d'une extrême gravité. Ils exigent un travail d'enquête rigoureux et approfondi.
Travail qu'il appartient à des tribunaux judiciaires de menée, pas à des tribunaux médiatiques. Ma priorité, c'est évidemment de garantir le bon fonctionnement, la continuité et l'intégrité de l'Institut du monde arabe. C'est pourquoi j'ai convoqué son président afin qu'il rende des comptes sur les éléments qui le concernent. Il sera reçu dimanche dès son retour à Paris et je me réserve, s'agissant de la poursuite de son mandat, toutes les options. Merci beaucoup à toutes et tous. Merci à tous. Merci. C'est la fin de cette conférence.
Jean-Noël Barrot