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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 1 octobre 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

EXTRÊME DROITE : CHASSEZ L'ANTISÉMITISME, IL REVIENT AU GALOP

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Le 19 septembre, lors d'un meeting à Vierzon dans le département du Cher, Jean-Philippe Tangi, député du Rassemblement national, partié notamment par un ancien Vafen SS et un ancien milicien, a proclamé, je cite, oui, le travail rend libre. »
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    « De tels propos ne sont pas exactement anodin puisqu'ils sont la traduction mot pour mot de la devise allemande Harbite Mart Fry, le travail rend libre qui figurait à l'entrée de plusieurs camps de concentration et d'extermination nazi comme celui d'Auschwitz Birkeno. »
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    « Jean-Philippe Tangy a protesté qu'il n'avait, je cite, pas du tout pensé à mal et que c'était donc bien par l'effet d'une pure coïncidence qu'il avait repris à son compte ce slogan figurant à l'entrée de plusieurs camps nazis. »
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    « le pouvoir macroniste a continué à vendre des équipements militaires à l'armée israélienne bien après le début du génocide que cette armée perpètre à Gaza »
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    « Benjamin Netaniau a une nouvelle fois été autorisé à survoler le territoire français alors qu'il est sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour crime de guerre et crime contre l'humanité délivré par la Cour pénale internationale »
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    « Le titre interrogatif de cette chronique était je cite qui est fauditation. »
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    « le Rassemblement national a pu, pour la première fois de son histoire constituer un groupe au Sénat après avoir remporté une spectaculaire victoire aux élections sénatoriales. »
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    « Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon même combat Le Pen Mélenchon, les deux faces en fait d'une même pièce »
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    « Édouard Gefray le bien nommé et Laurent Nugèz ont décrété qu'en cas de violence et de blocage total des lycées d'Île-de-France, la police interviendrait. »

Temps de parole

  • ?99 %

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Locuteur

Oui, le travail rend libre et c'est une dinguerie. Dans des conversations privées que Mediaapart dit avoir consulté au cours de plusieurs mois d'enquête, l'actuel président du Rassemblement national aurait tenu de nombreux propos antisémites. Euh euh ces propos sont parfaitement délirants. Ils ne sont pas les miens, pas plus qu'ils ne sont ceux d'un jeune adolescent de de 17 ans que j'étais à l'époque. Ce qui est en train de se passer depuis quelques heures a très certainement été préparé depuis plusieurs mois. Passons aux choses sérieuses si pe étonnamment toujours dans ces coins que on retrouve les blocages, la casse et voilà. Moi, je vois pas des lycéens en détresse.

Voilà, je vois de la racaille, je vois des émeters dopés au discours de l'AFI. Je vois d'ailleurs accessoirement des drapeaux marocains, algériens, palestiniens qui me semblent pas avoir grand-chose à voir avec les revendications lycéennes. Donc je suis je suis évidemment extrêmement choqué.

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Non speech

[musique] [musique]

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Locuteur

Le 19 septembre, lors d'un meeting à Vierzon dans le département du Cher, Jean-Philippe Tangi, député du Rassemblement national, partié notamment par un ancien Vafen SS et un ancien milicien, a proclamé, je cite, oui, le travail rend libre. Ils ont saordé, ils ont saboté l'outil de travail des Français. Et pourquoi ? Car oui, le travail rend libre. De tels propos ne sont pas exactement anodin puisqu'ils sont la traduction mot pour mot de la devise allemande Harbite Mart Fry, le travail rend libre qui figurait à l'entrée de plusieurs camps de concentration et d'extermination nazi comme celui d'Auschwitz Birkeno.

Et bien sûr, quand un élu d'un partié par d'anciens collaborateurs des nazis reprendent ainsi un slogan nazi, on est éventuellement fondé à se demander si c'est un hasard ou s'il se pourrait que ce soit un peu plus intentionnel. Et bien sûr, Jean-Philippe Tangy a protesté qu'il n'avait, je cite, pas du tout pensé à mal et que c'était donc bien par l'effet d'une pure coïncidence qu'il avait repris à son compte ce slogan figurant à l'entrée de plusieurs camps nazis.

et il a eu l'excellente surprise de recevoir le renfort de l'éditocrate Raphaël Ententoven qui aime décidément s'investir dans la défense de cause un peu étonnante puisqu'il avait déjà décrété au mois de juillet 2026 que les antisémites d'extrême droite étaient, je cite encore, beaucoup moins dangereux que les insoumis et qui cette fois-ci s'est précipité au secours du député Tangi pour expliquer, je cite toujours que dire "le travail rend libre au hasard d'une conférence, ce n'est pas cité le nazisme, c'est enfoncé une porte ouverte que c'est une phrase que n'importe qui pourrait prononcer. et que ceux qui s'en indignent se trompent d'ennemis.

Fin de citation, le Rassemblement national n'en espérait sans doute pas tant. Non, non, mais moi je finirai là-dessus. Il y a jamais eu de chronique sur LCI, sur BFM, même sur C News pour dire vraiment Jean-Philippe Tanguis, c'est quand même pas le bien qu'il se fasse traiter de tous les noms et qui a de l'homophobie parce que voilà le RN, on est toujours accusé de tout et par contre on n'est jamais défendu pour rien.

Le 23 septembre, Emmanuel Macron, chef de l'État français, a prononcé devant l'Assemblée générale des Nations- Unies un robuste discours durant lequel il a notamment déplorer que ce qu'il est convenu d'appeler la communauté internationale reste, je cite, inactive face à Gaza où se déroule selon lui un spectacle qui nous fait honte à tous. Fin de citation.

C'était un si beau sermon qu'on en aurait presque oublié que le pouvoir macroniste a continué à vendre des équipements militaires à l'armée israélienne bien après le début du génocide que cette armée perpètre à Gaza et que Macron refuse toujours de nommer pour ce qu'il est et qu'en France ce même pouvoir s'acharne depuis 3 ans contre les défenseurs des droits humains qui dénoncent ce même génocide.

Mais la réalité est bien vite venue rappeler à ce qui se serait laissé séduire par l'homélie onusienne du chef de l'État français qu'elle n'était elle aussi qu'une posture extraordinairement hypocrite puisque dès le 24 septembre quelques heures à peine après la si bouleversante intervention durant laquelle Macron s'était donc posé en protecteur des Palestiniens devant l'assemblée générale de l'ONU, le premier ministre israélien Benjamin Netaniau a une nouvelle fois été autorisé à survoler le territoire français alors qu'il est sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour crime de guerre et crime contre l'humanité délivré par la Cour pénale internationale et que les autorités françaises auraient donc dû procéder à son arrestation.

Nous continuons et continuerons d'appuyer la Cour internationale de justice et son rôle central. Le 25 septembre, le JD News a publié une chronique de l'éditocrate Michel Onfré qui collabore toutes les semaines avec cet hebdomadaire d'extrême droite appartenant au milliardaire Vincent Boloré. Le titre interrogatif de cette chronique était je cite qui est fauditation. Naturellement, il ne s'agissait nullement d'une autocritique, mais d'une nouvelle charge contre la gauche antiraciste dont la conclusion était qu'aujourd'hui les fascistes sont, je cite toujours, chez la France dite insoumise et parmi ses alliés soumis. Fin de citation.

Ce renversement tout à fait horswilien de la réalité où une formation parlementaire antifasciste est donc présentée comme fasciste n'a rien de bien nouveau. En 2025 par exemple le Figaro, le journal réactionnaire du groupe d'assaut avait publié une chronique dont l'auteur vitupérait contre ce qu'il appelait déjà le fascisme grimé en antifascisme. Ces divagations ne sont bien sûr pas neutres. Elle contribue évidemment à normaliser le véritable fascisme qui se trouve aujourd'hui comme hier à l'extrême droite. Et surtout, elles habituent les esprits à la répression qui s'abat depuis plusieurs années sur les militants antifascistes.

Ce 30 septembre, par exemple, la Cour de cassation devait examiner à Paris le cas de l'un de ses militants, Gino, qui est accusé d'avoir attaqué en 2023 un défilé de nazi célébrant la mémoire des Waffen SS à Budapest et qui risquait une extradition vers l'Allemagne où il pourrait être condamné à une très lourde peine de prison et où il serait au surplus exposé au risque supplémentaire d'un renvoi vers la Hongrie, pays dans lequel il encourt 24 ans d'incarcération. À l'heure où on enregistre cette chronique, on ne sait pas ce que sera la décision de la Cour de cassation.

Mais le seul fait que Gino risque donc d'être extradé pour s'être opposé à une manifestation nostalgique du 3e rich doit évidemment ravir les propagandistes qui se sont donnés pour mission de vider les mots de leur sens en brayant dans la presse d'extrême droite que les antifascistes sont des fascistes. Les antifascistes sont les nouveaux fascistes comme les antiracistes sont les nouveaux racistes. On voit bien qu'on a été abusé par cette dialectique qui masque en effet une une pensée totalitaire.

Le 27 septembre au soir, le Rassemblement national a pu, pour la première fois de son histoire constituer un groupe au Sénat après avoir remporté une spectaculaire victoire aux élections sénatoriales. En découvrant ce résultat, on a évidemment repensé aux promesses d'Emmanuel Macron qui s'était engagé après son élection à la présidence de la République française en 2017, puis après sa réélection en 2022 à faire barrage aux idées de l'extrême droite, mais qui n'aura en réalité jamais cessé pendant les 10 années de son interminable règne de lui faire la courte échelle. Mais le chef de l'État français n'est pas seul en cause.

Quelques heures après l'annonce des résultats de ce scrutin, le journal Le Monde a publié un éditorial anonyme expliquant que la constitution d'un groupe rassemblement national au Sénat était, je cite, un signal inquiétant et que ce résultat montrait que l'extrême droite a su approfondir son implantation locale. Fin de citation. Et tout cela est parfaitement vrai mais un peu court tout de même.

Car si le Rassemblement national s'est effectivement enraciné dans notre pays, c'est aussi parce que des journaux comme le Monde viennent de passer plusieurs années à renvoyer d'ose à dos parti d'extrême droite xénophobe et la France insoumise formation de gauche sociale démocrate et antiraciste en soutenant contre toute évidence qu'il s'agissait deux organisations également extrémistes.

Cet amalgame inepte a évidemment eu pour conséquence de relativiser et de minimiser l'extrémisme bien réel du rassemblement national dont l'implantation locale a non moins évidemment été facilitée par cette normalisation de sorte qu'on est bien obligé de constater que le monde lui aussi a contribué à la dédiabolisation de l'extrême droite dont ce même journal déplore aujourd'hui les effets très concrets.

Et oui, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon même combat Le Pen Mélenchon, les deux faces en fait d'une même pièce de notre Pen même combat le 28 septembre toujours comme le magnifique mouvement de mobilisation des lycéens franciliens réclamant une scolarité décente se propager à de nouveaux établissements, les ministres macronises de l'éducation nationale et de l'intérieur, Édouard Gefray le bien nommé et Laurent Nugèz ont décrété qu'en cas de violence et de blocage total des lycées d'Île-de-France, la police interviendrait. Il s'agissait bien sûr et comme souvent avec le pouvoir macroniste, d'une grossière altération de la réalité.

Puisqu'en effet, 24 heures avant que ces deux éminents ministres ne profèrent cette menace, un collectif d'avocats avait déjà saisi l'inspection générale de la police nationale, l'IGPN et le procureur de la République des cas plusieurs lycéens ayant subi depuis le 24 septembre ce que ces avocats ont présenté comme des violences policières d'une particulière gravité. Fin de citation.

Lorsqu'ils ont promis le 28 septembre des interventions policières contre les lycéens qui auraient les fronteries de réclamer trop énergiquement plus de moyens pour leurs établissement, Édouard Geffray et Laurent Nugèz ont donc délibérément occulté le fait que dans le monde réel, de nombreuses violences policières avaient déjà été commises contre ses élèves en colère dans le cours des jours précédents.

Mais il est vrai aussi que ce n'est qu'au prix de ce discret trucage de la chronologie que les macronistes ont ensuite pu accuser le candidat de la France insoumise à l'élection présidentielle de 2027 Jean-Luc Mélenchon de jeter de l'huile sur le feu lorsqu'il a rappelé que les lycéens étaient inoffensifs et lorsqu'il a dénoncé, je cite toujours, la férocité irresponsable de la répression qui les cible. On voit et là il se prend un coup déjà et en fait il en avait repris un ici. Là il s'en prend, il met un coup, il la reprend direct dans la bouche à bout portant.

Le 28 septembre encore, le site d'information Média Part a publié une très copieuse enquête démontrant que pendant plusieurs années, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, avait proféré des igominies antisémites dans des échanges d'attant notamment de l'époque où il était le chef de ce parti pour le département de la scène Saint-Denis. Il n'est bien sûr pas question de citer ici toutes ces immondices anti-juives, mais retenons tout de même celle où Bardela écrivait par exemple : "Ouvrez les guillemets, le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler. Un sioniste est forcément un juif." Et en profondeur, fin de citation.

Dans cette phrase, on le constate, Bardella employait donc le mot juif et le mot sioniste pour exprimer son antisémitisme. Pourquoi est-ce ? Parce que précisément l'extrême droite accuse depuis des années la gauche antiraciste de dissimuler son antisémitisme sous un vernis antisioniste. Bardella lui-même a récité lors d'une visite en Israël en 2025 que l'antisionisme n'était, je cite, rien d'autre qu'un alibi pour l'antisémitisme. Fin de citation. Dans le monde réel, bien sûr, la gauche prend grand soin au contraire de distinguer l'antisionisme de l'antisémitisme.

Par contre, et il faut le répéter avec un peu d'insistance, Jordan Bardella dans ses propos exumés par Mediapart s'en prenait bien à lui dans la même phrase aux juifs et aux sionistes. C'est donc bien chez lui que l'antisionisme donne un peu l'impression pour reprendre ses propres mots d'être un alibi pour l'antisémitisme.

De sorte qu'on ne doute évidemment pas que les journalistes et autres commentateurs autorisés qui ont eux aussi passé les trois dernières années à intenté d'infames procès contre une gauche accusée de dissimuler son antisémitisme derrière son antisionisme parce qu'elle a les fronteries de dénoncer les exactions perpétrées par le gouvernement israélien vont dès à présent constater que monsieur Bardella quant à lui semble effectivement couvrir d'une même eau probre les juifs et les sionistes et que ces journalistes feront donc preuve désormais à chaque fois qu'ils recevront des représentants du rassemblement national de la même férocité qu'ils appliquent depuis des années au défenseurs des droits des Palestiniens.

[musique][chant] Merci d'avoir suivi cette chronique à 15 jours. Ah.

11:32
Non speech

[musique] [musique]