Jean-Philippe Tanguy : "Fessenheim a été fermée pour acheter les voix des écologistes !" (CNEWS)
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Questions et réponses
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- 0:45OuverteRéponse directe
Est-ce que ce matin vous pouvez dire que la facture d'électricité des Français va au risque de s'envoler à cause de cela ?
- 2:12RelanceRéponse directe
Expliquez-nous, Jean-Philippe Tanguy, les 377 députés hier qui ont voté contre, ils ont obéi à quoi ? À des lobbies ?
- 3:45RelanceRéponse directe
Là encore, on peut vous poser la question de la cohérence et de la faisabilité. Tout ça, c'est du bidon.
- 4:15OuverteRéponse directe
Il y a l'éolien qu'on comprenne quand vous dites moratoire. Est-ce que vous voulez la fin des éoliennes ?
- 5:17OuverteRéponse directe
Comment vous qualifiez ces prises de position ?
- 5:43RelanceRéponse directe
Certains disent que sur le nucléaire, vous avez fait aussi quelques zigzags avant d'arriver au point d'arriver.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueChiffre
« Ah oui, elle va doubler. »
- 1:34Invité politiqueChiffre
« malheureusement, la facture, dans ce cas-là, va doubler d'ici 10 ans. »
- 1:52Invité politiqueChiffre
« Donc la facture d'électricité, elle a déjà augmenté, elle a déjà doublé, pardon, depuis 10 ans, elle va encore doublé. »
- 3:38Invité politiqueChiffre
« C'est la fermeture de Fessenheim, qui, je rappelle, va coûter des milliards d'euros aux Français. »
- 4:05Invité politiqueFait
« Ça a été fermé uniquement pour acheter des voies des écologistes. »
- 6:04Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui, il faut se rendre compte qu'aux Etats-Unis, l'électricité, c'est à peu près 30 euros le coût de production. Aujourd'hui, c'est 60 euros. Avec eux, ce sera 100 euros. »
- 6:42Invité politiqueChiffre
« Nous, ce sera 100 euros. »
- 7:05Invité politiqueChiffre
« 17 centimes par litre qui sont dans les couloirs de Bercy, sur le dos des Français, avant 2027. »
- 8:50Invité politiqueFait
« C'est que la censure ne va pas faire baisser l'âge de retraite de 64 à 62 ans. »
- 11:03Invité politiquePromesse
« on pourra baisser l'âge de départ à la retraite »
- 14:26Invité politiqueChiffre
« La France a 3 000 milliards d'euros de dettes, 500 000 migrants qui rentrent par an »
- 15:02Invité politiqueFait
« Oui, aujourd'hui, faiseur de paix, on espère. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy72 %
- Présentateur28 %
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Madame Mabrouk.
Bienvenue à la grande interview sur CNews et Europe 1. Vous êtes député du Rassemblement National de la Somme, président délégué du groupe à l'Assemblée. Avant d'évoquer l'échec du conclave et la décision attendue du RN sur une éventuelle censure, on va parler très concrètement ce matin de la facture d'électricité des Français et de ce qui s'est passé hier à l'Assemblée sur la fameuse proposition de loi sur la programmation énergétique, dite loi grémillée, autour de la trajectoire énergétique de la France, profondément, je le précise, remaniée par le RN.
Vous souhaitiez notamment un moratoire sur les énergies renouvelables, la réouverture de Fessenheim, une sortie des règles de fixation du prix du marché européen de l'énergie. Tout cela a été rejeté hier après-midi. On en parlera aussi grâce ou à cause d'un front républicain. Mais tout d'abord, est-ce que ce matin vous pouvez dire que, malheureusement, la facture d'électricité des Français va au risque de s'envoler à cause de cela ?
Ah oui, elle va doubler. Malheureusement, si on poursuit cette mauvaise trajectoire, si on ne prend pas en considération toutes les victoires du Rassemblement National, mais enfin, vous remarquerez, si on écoute la liste, que c'était les promesses électorales, des macronistes, de la gauche.
Tout ce que nous avions obtenu comme victoire, c'était les promesses faites pour faire des voix aux élections, pas du Rassemblement National seulement, de tous les partis politiques qui, confrontés, faut-il le rappeler il y a deux ans, à la flambée des prix de l'énergie, l'électricité, le gaz, le carburant, le fioul, avaient multiplié les promesses, comment dire, dans la lignée de ce que promettait Marine Le Pen. Mais nous, on promet, on le fait voter. Les autres, en particulier les républicains, ils promettent, là ils s'abstiennent, ou ils votent contre chez les macronistes. Et c'est très grave, parce qu'effectivement, malheureusement, la facture, dans ce cas-là, va doubler d'ici 10 ans.
Doublement de la facture d'électricité.
Oui, mais c'est évident, de toute façon, les Français l'ont vu depuis 10 ans, avec le foisonnement des éoliennes et des panneaux solaires, ça a l'air un peu inoffensif comme ça. C'est vrai qu'un panneau solaire, ça a l'air sympathique. On se dit que sa maison va être autonome, mais pas du tout. À la fin, c'est les Français qui payent. Donc la facture d'électricité, elle a déjà augmenté, elle a déjà doublé, pardon, depuis 10 ans, elle va encore doublé. Mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Ça veut dire qu'évidemment, les familles ne s'en sortiront plus, avec des dépenses contraintes qui vont encore plus les serrer à la gorge.
Mais ça veut dire surtout que l'économie française va profondément souffrir. Il n'y a pas une usine en France qui peut tourner avec ce coût de l'électricité.
Expliquez-nous, Jean-Philippe Tanguy, les 377 députés hier qui ont voté contre, ils ont obéi à quoi ? À des lobbies ? Ils se sont dit, chouette, on va doubler la facture d'électricité des Français.
Ils ont obéi à leur ignorance déjà, et à leur soumission à la pensée de gauche. Écoutez, ce sont les mêmes députés qui avaient voté il y a 10 ans la fermeture de 14 réacteurs nucléaires qui veulent aujourd'hui en rouvrir 14. Donc ces gens n'ont même pas la dignité, si vous voulez, de démissionner ou de cesser de faire la politique. Après, c'est autant trompé. Est-ce qu'on imagine ce qui s'est passé ?
Vous avez les socialistes et les macronistes qui, main dans la main, avaient voulu arrêter 14 réacteurs nucléaires, quand on a arrêté deux, à Fessenheim, et qui maintenant prétendent encore donner des leçons aux Françaises et aux Français et à ceux qui avaient dit la vérité, le Rassemblement National, sur l'énergie. Je pense qu'on n'a jamais vu une telle tartufferie et une telle incompétence en seulement 10 ans. On parle d'un changement de pied total en seulement 10 ans. Emmanuel Macron, qui est présenté aujourd'hui comme la relance du nucléaire, est celui qui a eu un revirement. Il ne s'est rien passé.
Aucun revirement. Que des mots. Aucune inflexion sur le nucléaire. Que des mots.
Parce que pendant que, malheureusement, les macronistes raissaient les Français à l'Assemblée, main dans la main avec la gauche, il y a un contrat qui a été signé à Bercy entre EDF et le gouvernement sur la relance du nucléaire. Eh bien, le chantier, il commencera en 2028. C'est-à-dire que, sous Emmanuel Macron, il n'y aura pas eu un seul coup de pioche sur le nucléaire. Mais par contre, il y aura eu des coups de pioche contre le nucléaire. C'est la fermeture de Fessenheim, qui, je rappelle, va coûter des milliards d'euros aux Français.
Que vous voulez rouvrir. Mais précisons que les travaux de démantèlement sont très avancés. Là encore, on peut vous poser la question de la cohérence et de la faisabilité. Tout ça, c'est du bidon.
Moi, j'alerte aussi les gens aujourd'hui qui, non seulement ont fermé Fessenheim, mais continuent à abîmer cette centrale pour empêcher peut-être un jour sa réouverture. Ils auront à répondre devant les Français parce que c'est un mensonge d'État, la fermeture de Fessenheim. Maintenant, tout le monde le sait. Ça a été fermé uniquement pour acheter des voies des écologistes. Et c'est les Français qui payent par des milliards d'euros. Parce qu'il y a la fermeture elle-même de la centrale, mais il y a surtout les dizaines d'années pendant lesquelles elle aurait pu tourner.
Centrale Fessenheim. Il y a l'éolien qu'on comprenne quand vous dites moratoire. Est-ce que vous voulez la fin des éoliennes ? Est-ce que pour vous, la fin des éoliennes, c'est le sens de l'histoire aujourd'hui ?
Bien sûr, c'est le sens de l'histoire en France. Ça n'a servi à rien.
Plus de nouvelles éoliennes puisque le stock,
il sera toujours là ? Plus aucune. Malheureusement, on devra gérer les éoliennes qui ont été branchées et qui doivent tourner entre 15 et 20 ans. On en pourra en retirer quelques-unes dans des endroits où vraiment elles abîment le paysage, où elles font du mal à la population. Mais elles seront obligées malheureusement de gérer le stock. Tout ça a été prévu par Marine Le Pen, mais il n'en faut pas plus. Et surtout, les éoliennes en mer qui vont défigurer tous les paysages français, qui vont empêcher les pêcheurs de travailler, qui vont tuer le tourisme, parce qu'on est quand même aussi une économie touristique.
Si vous voulez qu'on mette des éoliennes en mer dans certains secteurs du monde où il n'y a pas de tourisme, où c'est déjà très industrialisé, pourquoi pas ? Mais là, est-ce qu'on connaît la France ? Est-ce que les gens qui aiment notre pays, qui aiment nos paysages, savent les conséquences des éoliennes en mer ? Imagine, ils veulent en mettre à Belle-Île, sur un des plus beaux joyaux de la Bretagne.
Ils veulent saccager les côtes. Bernard Acquoyer, ancien président de l'Assemblée nationale, grand connaisseur de la question énergétique. Henri Proglio, ancien PDG d'EDF, dit qu'il faut arrêter totalement les éoliennes et sortir du marché européen de l'électricité. Deux paroles qui comptent aujourd'hui. Comment vous qualifiez ces prises de position ?
Écoutez, la vérité prend l'escalier quand le mensonge avait pris l'ascenseur. Donc il y a des personnalités courageuses qui disent exactement ce que dit Marine Le Pen depuis maintenant 10 ans. Pendant longtemps, c'est vrai qu'on s'est dit oui, bon, le Rassemblement national doit exagérer parce qu'on avait tellement la rente nucléaire.
Certains disent que sur le nucléaire, vous avez fait aussi quelques zigzags avant d'arriver au point d'arriver.
Ce sont des gens qui ont fermé des réacteurs nucléaires et qui ont doublé la facture des Français et qui vont nous donner des leçons. Pas du tout. Ils racontent n'importe quoi. On a toujours dit la vérité. Le problème, c'est que la rente nucléaire était tellement un avantage pour la France qu'on pensait que ce serait de toute éternité. Eh bien, ce n'est plus de toute éternité. Aujourd'hui, il faut se rendre compte qu'aux Etats-Unis, l'électricité, c'est à peu près 30 euros le coût de production. Aujourd'hui, c'est 60 euros. Avec eux, ce sera 100 euros.
Vous dites doublement de la facture d'électricité. On entend vos mots, j'allais dire direct, à l'endroit de la Macronie, mais pas seulement. Des LR également.
Qui se sont planqués. De toute façon, c'est la seule utilité aujourd'hui des Républicains. C'est de prendre quelques postes ministériels, voiture avec chauffeur. Par contre, quand ça chauffe, il n'y a plus personne.
On en parlera dans quelques instants. Mais si François Bayrou ou Jean-Philippe Tanguy publie cette feuille de route par décret, ce sera un casus belli ?
Ce sera un casus belli et sans doute une censure décidée par Marine Le Pen et Jordan Bardella parce qu'on ne peut pas redresser la France avec de tels boulets. Ce n'est pas possible. Je vous ai dit aux Etats-Unis, l'électricité, c'est 30 euros. En Chine, c'est 40 euros. Nous, ce sera 100 euros. Comment voulez-vous que l'économie française, enfin nous, avec les macronistes et la gauche, ce sera 100 euros ? Comment voulez-vous que l'économie française, que nos entrepreneurs, que nos boulangers, que nos artisans puissent tenir avec une facture énergétique qui va doubler ? Parce qu'on parle de l'électricité. Mais dans cette PPE 3, il y a quoi ? Il y a aussi des taxes sur le carburant.
Il y a 17 centimes par litre, moi je le dis aux Français, 17 centimes par litre qui sont dans les couloirs de Bercy, sur le dos des Français, avant 2027.
Et pourtant, l'ancien Premier ministre, Gabriel Attal, dit que vous formez un axe aujourd'hui anti-écologique, écologiste, avec l'ADPE, le PPE, le ZFE, pardonnez-moi pour tous ces acronymes, et donc les éoliennes aujourd'hui.
Monsieur Attal, c'est l'axe anti-français, main dans la main avec les insoumis, pour toujours plomber les Français, faire pénitence avec Mme Rousseau et faire croire que c'est la petite mamie dans la Picardie avec son diesel qui tue la planète, pendant que leurs amis font le tour du monde avec des yachts, à Saint-Tropez ou à Cannes, pour donner des leçons aux Français. Donc quand les acteurs et les actrices, tous les soutiens de ce soi-disant barrage républicain, arrêteront de donner des leçons depuis leur yacht et depuis leur grande soirée mondaine aux Français qui travaillent...
Vous pensez à des personnalités en particulier ?
Oui, Guillaume Canet ou d'autres qui passent leur vie à donner des leçons, Mme Greta Thunberg, qui est toujours avec le showbiz, qui font les grandes prophéties, qui sont les grandes prophétesses du showbiz et de la fin du monde et ils en vivent. C'est devenu un business pour certains et pendant ce temps, la situation de l'écologie mondiale régresse. Parce que pendant qu'ils ont fermé, pendant qu'ils se sont attaqués au nucléaire dans le monde entier, en Allemagne, mais dans d'autres pays, le réchauffement il continue. Donc on a passé les 1,5 degrés avec les méthodes des écologistes. Vous dites que chacun doit être cohérent
avec ses paroles.
Plus les écologistes parlent, plus le climat réchauffe.
Est-ce que vous êtes vous-même cohérent avec ce que vous promettez ? Vous parlez, donc vous dénoncez cette action sur l'énergie. Après l'échec du conclave sur les retraites, le Parti Socialiste a donc annoncé déposer une motion de censure contre le gouvernement de François Bayrou. Il rejoint en cela la position de LFI. Ça veut dire qu'une nouvelle fois, le RN est en position de faire tomber ou de maintenir le gouvernement. La pression est quand même forte sur vous. Est-ce que vous confirmez ce matin que vous n'allez pas voter cette censure ?
Il y a très peu de chances qu'on vote une censure sur les retraites pour une raison simple. C'est que la censure ne va pas faire baisser l'âge de retraite de 64 à 62 ans. Mais là, on a les socialistes. Non mais les socialistes... Avant, vous faisiez de certains sujets une ligne rouge. Là, pour les retraites,
ce n'est pas une ligne rouge.
Ça n'a jamais été une ligne rouge. Malgré ce que vous avez
promis à vos électeurs.
Mais parce qu'on a promis que quand Marine Le Pen serait au pouvoir avec Jordan Bardella, chaîne d'échéance. Mais là, les socialistes qui ont évidemment fait élire Emmanuel Macron qui, quand ils étaient au pouvoir, rappelons-le, ont augmenté la durée de cotisation. Mais là, certains disent
qu'ils prennent leurs responsabilités.
Responsabilité de quoi ? M. Bérou tombera, tomberait, comment dire, sur cette censure. Est-ce que la situation des retraites pour les Français va changer ? Non. Alors pardonnez-moi, dans ce cas-là, pourquoi le faire tomber sur le budget à l'automne ? Parce qu'on a bloqué le budget. C'est-à-dire que quand M. Barnier est tombé, on a bloqué 40 milliards de hausse d'impôts. On a bloqué... Pour avoir M. Bérou,
avec quel budget ?
Ça, par contre, oui. Si M. Bérou, pardon, veut imposer des impôts, veut faire des coupes sèches dans des budgets très importants comme la recherche, l'agriculture ou l'industrie, là, on sera là pour le couper. Mais là, faire tomber M. Bérou, ça ne va pas baisser l'âge de départ à la retraite. La gauche, et c'est encore de mentir, pourquoi ? Parce que quand on a déposé avec Marine Le Pen à l'Assemblée nationale il y a encore six mois une proposition de loi concrète pour baisser l'âge de départ pour plomber la loi. Donc, c'est trop facile de plomber les vraies initiatives de Marine Le Pen pour baisser l'âge de départ à la retraite et après de pérorer en faisant croire que la chute de M.
Bérou va permettre aux gens de partir plus tôt.
C'est faux. Politiquement, Jean-Philippe Tanguy, qu'est-ce que vous répondez à l'argument sur lequel vous êtes désormais un parti du système qui veut maintenir le système, sauver Emmanuel Macron et François Bayrou, peut-être en attendant une décision de justice concernant Marine Le Pen ou la prochaine présidentielle, peut-être aussi pour ne pas hâter l'arrivée de Jordan de Bardella et plus directement, la question est en quoi vous n'êtes pas la béquille du gouvernement ?
On l'a bien vu sur l'énergie, on est l'antisystème par essence, le vote de rupture contre tous ces lobbies qui s'empiffrent sur le dos des Français et qui leur font payer leurs erreurs. Voilà, hier, le vote, c'était quoi ? Main dans la main de M. Mélenchon à M. Philippe, tous unis avec les LR qui s'abstiennent, qui ne servent à rien, tous unis contre le programme du Rassemblement National pour les Français, tous unis pour doubler la facture des Français et mettre des taxes sur le carburant et le gaz.
Qu'est-ce que vous allez dire demain à vos électeurs sur le terrain ?
On leur dira ce qu'on leur a toujours dit, on pourra baisser l'âge de départ à la retraite, on pourra réparer les injustices faites aux femmes qui travaillent et qui ont élevé des enfants, aux personnes qui ont des métiers difficiles quand Marine Le Pen et Jordan Bardella seront au pouvoir.
En attendant, la réforme de la retraite reste telle qu'elle et donc vous l'admettez, vous l'assumez, vous l'adoulez.
Mais qui a fait le barrage des escrocs et des antirépublicains aux dernières élections ? Quand vous avez des gens qui de M. Mélenchon à M. Philippe en passant par M. Wauquiez et M. Rotaillot s'allient directement soit indirectement en jouant les faux-culs contre les candidats du Rassemblement National et de M. Ciotti, c'est-à-dire contre les candidats qui voulaient baisser la retraite de 64 à 62 ans. Quand vous avez la gauche qui sauve le siège de Mme Borne contre un candidat du Rassemblement National et qui sauve le siège de Mme Retraite à 64 ans, qu'est-ce que vous voulez que vous disez ?
Vous attaquez la gauche mais vous allez bien mais au moment du budget, c'est avec elle que vous allez voter la motion de censure ?
Ah bah oui !
Donc vous serez main dans la main !
Ah mais nous, on veut bien utiliser les idiots utiles de gauche pour l'intérêt de la France. Ah très bien ! À ce moment-là, vous les utilisez ? Mais bien sûr ! Mais bien sûr ! On utilise sciemment tous les outils à notre disposition pour défendre les Français. Donc si la gauche est utilisable dans l'intérêt des Français, on l'utilise. Mais aujourd'hui, elle essaie d'utiliser les Français contre eux-mêmes. Pourquoi ? Parce qu'il faut croire aux Français que censurer M. Bérou sur les retraites pourrait baisser l'âge de départ à la retraite ou augmenterait les pensions ? Pas du tout ! Voilà !
Donc tout ça, c'est un mensonge des socialistes qui d'ailleurs eux-mêmes cherchent quand même à faire oublier le bilan de M. Hollande qui avait augmenté la durée de cotisation. Mais c'est marrant parce que les insoumis qui sont toujours pour les droits des travailleurs ne se sont pas gênés pour faire élire M. Hollande et tous ses amis qui ont aggravé la situation des retraités français et des travailleurs.
Dans ce gouvernement que vous n'allez donc pas et vous le confirmez ce matin sur Europe 1.Snew
Marine Le Pen et Jordan Bardella qui décideront. Mais les éléments...
C'est une opinion donc personnelle que vous avez donnée
au nom du RN ? C'est aujourd'hui la décision, comment dire, la trajectoire qu'ont donné Marine Le Pen et Jordan Bardella depuis un an sur...
Oui, c'est pas de censure en tous les cas sur la retraite, c'est clair.
Ce n'était pas une ligne rouge parce que c'était mentir aux Français et nous, on ne ment pas aux Français. Alors parfois, c'est difficile de dire la vérité. C'est sûr que c'est plus facile de mentir comme les socialistes en faisant croire que la censure ferait baisser l'âge de départ à la retraite. C'est un mensonge.
Sur le plan intérieur de la sécurité, vous avez évoqué tout à l'heure les LR. Le ministre LR de l'Intérieur, Bruno Rotaillot, a répondu hier à l'Assemblée à toutes vos critiques. Il parle d'une obsession à son égard, Bruno Rotaillot. Il affirme que finalement, il vit juste puisqu'il est votre obsession. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Non mais, M. Rotaillot s'invente une vie et un courage qu'il n'a pas... Qu'est-ce qu'il a dit hier à ses amis ? Il dirige bien les Républicains maintenant. Alors, pourquoi le groupe républicain au Sénat a fait une loi avec deux fois plus d'éoliennes, quatre fois plus de solaires et quelques réacteurs nucléaires pour amuser la galerie ? Et pourquoi, à l'Assemblée, ils ont dit le contraire et finalement pour s'abstenir ? Donc, ce sont des gens qui crient très fort, qui promettent beaucoup de choses. Mais même quand ils sont au gouvernement, ils n'ont même pas le courage de mettre des actes d'autorité.
Il faut quand même se rendre compte que Marine Le Pen, dans l'opposition, a eu plus d'influence sur l'énergie que M. Rotaillot au gouvernement. Donc, c'est ça la situation. Pourquoi ? Parce que Marine Le Pen, elle est courageuse et M. Rotaillot, c'est un lâche.
C'est aussi clair et sans nuance que cela pour vous. L'acheter, escrocs, c'est comme ça que vous avez résumé depuis le début de l'entretien vos opposants.
Mais bien sûr, mais c'est malheureusement le triste constat. L'alliance des droits,
ce n'est pas pour demain.
Mais pourquoi est-ce que la France est dans cette situation ? La France a 3 000 milliards d'euros de dettes, 500 000 migrants qui rentrent par an, c'est bien parce qu'on a des incapables à la tête de l'État et des menteurs, donc des escrocs. Il ne faut pas avoir peur des mots et peur des choses. Moi, j'ai peur du déclin de mon pays. Moi, j'ai peur que des salariés qui travaillent dur n'arrivent pas à vivre de leur travail avec leurs enfants. J'ai peur que des retraités arrivent à un âge avancé avec des toutes petites retraites qui ne leur permettent pas d'être en bonne santé et de vivre dignement. Ça, ça me fait peur.
Par contre, désigner mes adversaires pour ce qu'ils sont et surtout pour ce qu'ils ont fait contre la France, ça, je n'ai pas peur de le dire.
On va conclure, Jean-Philippe Tanguy. Si vous permettez, des questions courtes qui appellent des réponses aussi courtes si possible. Donald Trump, faiseur de paix ?
Oui, aujourd'hui, faiseur de paix, on espère. Une frappe quand même très impressionnante et avec, comment dire, un cessez-le-feu dès le lendemain. Donc, vous savez, moi, je suis très dur souvent avec la politique américaine. Moi, je ne suis pas un atlantique, je suis gaulliste. Mais quand les choses sont bien faites, enfin, faites au mieux, il faut le dire.
Jean-Luc Mélenchon veut débaptiser la langue française. Que lui répondez-vous ?
Il a 40, sa nationalité française. Ça nous ferait des vacances.
Marlène Chappat, décorée de la Légion d'honneur, vous lui dites félicitations.
Le pire est toujours possible.
Dominique Desvillepins à la tête d'un nouveau mouvement, la France humaniste, bien trouvée comme nom ?
Non, je vais dire que je suis pris d'affourir en entendant cela.
Pourquoi ? La France humaniste, ça ne lui ressemble pas ?
Non, mais écoutez, M. Villepin fait la retape pour les pays du Golfe qu'on s'intéresse, comment dire, au fond de tiroir et surtout au fond de caisse de ses activités.
Ce qu'il a toujours nié.
La personnalité... Il a toujours nié, mais enfin... Oui, d'accord, il a toujours nié, mais qu'il ouvre ses comptes. Moi, je le mets au défi, M. Villepin, plutôt qu'être humaniste, d'être transparent. Si il est candidat, il y aura la transparence. Ce sera un peu trop tard. Comme M. Macron, on a appris qu'il avait menti sur son patrimoine un peu trop tard.
La personnalité politique avec laquelle un certain nombre de Français voudraient partir en vacances, c'est Jordan Bardella. Et vous, mais vous ne pouvez pas choisir un membre du RN, pour conclure. Avec tout ce que vous avez dit sur vos opposants politiques, ça va être compliqué de trouver quelqu'un, mais je laisse le dernier mot.
Eh bien écoutez, je partirai avec quelqu'un que j'aime parce que je ne les vois pas assez. Sur le plan politique ? Non, personnel.
Ma question est celle-là.
Ben oui, ben là, oui, je n'ai pas trop d'idées, je n'ai pas envie de partir avec un adversaire. J'ai suffisamment de problèmes tout le reste de l'année. Il ne peut pas y avoir
d'amitié ?
Il peut y avoir de l'amitié, mais si je dis un non, ça ferait trop de jaloux.
Merci Jean-Philippe Tanguy. Merci, peut-être vous partirez seul ou alors sur le plan personnel. C'est votre grande interview. Bonne journée, à bientôt.
Jean-Philippe Tanguy