Hervé Juvin sur la qualité de l'air au Parlement européen
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Hervé JuvinFait
« Les problèmes de pollution de l’air prennent des proportions dramatiques. »
- Hervé JuvinFait
« Les premiers pollueurs, c’est le libre-échange, c’est l’ouverture des frontières et c’est ce globalisme de la consommation. »
- Hervé JuvinFait
« Qu’est-ce qui dégonfle le ballon du CO2 et le ballon des pollutions atmosphériques : ce sont des sols vivants et en bonne santé non détruits par l’agriculture industrielle. »
- Hervé JuvinFait
« Probablement est-ce que nous avons là un objet majeur de recherche, de sobriété et de qualité de notre environnement. »
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Le 17 juillet dernier, le Parlement européen a ouvert un débat sur la propreté de l’air, la qualité de l’air, et les pollutions atmosphériques. Nous savons qu’il s’agit d’un sujet majeur de santé publique, il s’agit d’un sujet majeur pour les voies respiratoires, pour la reproduction humaine, probablement aussi pour la santé psychique. Les problèmes de pollution de l’air prennent des proportions dramatiques. Qu’est-ce que ce monde où dans nombre de capitales asiatiques ; aucun piéton ne descend dans les rues, sans un masque destiné à filtrer les particules polluantes. Je regrette pour ma part que beaucoup des vrais sujets n’aient pas été abordés dans ce débat.
C’est bien de vouloir punir les automobilistes pour réduire les émissions. Mais les premiers pollueurs, c’est le libre-échange, c’est l’ouverture des frontières et c’est ce globalisme de la consommation qui fait que nombre de produits arrivent dans nos assiettes et nos rayons du supermarché après avoir traversé des milliers de kilomètres. C’est la première cause de la pollution de l’air, je regrette qu’elle ait été très peu abordée. Je regrette également que la principale solution n’ait pas non plus été abordée. C’est très bien de vouloir réduire les émissions, de vouloir que le ballon ne se gonfle pas, mais on peut aussi vouloir le dégonfler.
Qu’est-ce qui dégonfle le ballon du CO2 et le ballon des pollutions atmosphériques : ce sont des sols vivants et en bonne santé non détruits par l’agriculture industrielle. C’est la biodiversité, c’est un couvert végétal, ce sont des zones humaines, ce sont des forêts entretenues vivantes et riches. Et à cet égard, je regrette que nulle part, n’ait été abordée la question de la rémunération de ceux qui absorbent, stockent, qui captent le CO2. C’est très bien de vouloir faire payer la tonne de CO2 aux industriels qui en émettent, à l’industrie du transport qui en émet. Peut-être est-ce que le vrai prix du CO2 est à 80 ou 100 euros la tonne.
Mais alors, pourquoi ne pas envisager la rémunération de ceux qui entretiennent les sols vivants en refusant le recours aux produits chimiques et à l’agriculture industrielle. Pourquoi ne pas rémunérer ceux qui conservent des forêts, des taillis, un couvert végétal en bon état et en bonne santé. Probablement est-ce que nous avons là un objet majeur de recherche, de sobriété et de qualité de notre environnement. C’est un sujet dont le parlement devrait se saisir avec résolution.
Hervé Juvin