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interviewPublic Sénat· 30 avril 2025 22 min

Sarah El Haïry :" Un acte qui est fait contre un musulman pour sa religion est un acte islamophobe"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Sarah La. Bonjour. Vous êtes au commissaire à l'enfance, vice-présidente du Moderne.

Vous êtes une proche de François Berou. On est ensemble pendant 20 minutes. Voici Christelle Bertrand que vous connaissez j'imagine de la dépêche du midi.

On va commencer évidemment avec des questions d'actualité. L'actualité c'est ces polémiques après le meurtre d'Abouakar Sissé dans une mosquée du Gare, les insoumis et une partie de la gauche cible Bruno Retaillot qui aurait trop tardé à réagir. C'est un règlement de compte politique.

Soyons très clair. Moi mon obsession au quotidien c'est que notre pays soit apaisé. On a le droit à la sécurité.

Donc quand on a ce drame, je pense d'abord à sa famille et je crois que je vois le le piège qui se tend globalement de dire il y a des hiérarchies entre les victimes. Non, là il y a eu un crime, il y a une famille qui est enillée, il y a une communauté musulmane qui est choquée, qui qui est pour le coup dans dans cette situation de tension et la responsabilité de la justice, c'est de faire la lumière sur la situation et de condamner. Donc vous a une instrumentalisation si on vous écoute.

Il y a une instrumentalisation. C'est clair. Je mettrai pas de qualificatif.

Ce que je sais c'est que il y a eu un crime, qu'il y a une famille eneillé et qu'il n'y a pas de victimes plus importantes que d'autres. Il y a eu un mort. Enfin justement la famille de la victime reproche à Bruno Rotaillot de ne pas les avoir directement contacté.

Ça a été une erreur. Moi pour le coup euh mon quotidien c'est les enfants, c'est leur protection, c'est les travaux pour améliorer leur bien-être. Hm hm.

Et je ne veux pas et je fais le choix de essayer de commenter des situations de polémique de de commentaires de mots de quel aujourd'hui on a eu un crime dans notre pays. Il est effroyable c'est la justice doit être la plus ferme possible la lumière doit être faite sur les circonstances comment. Mais la parole politique est importante quand même dans ce genre de de situation.

Mais mais je laisse je laisse pour le coup ces paroles politiques au responsable politique. Exactement. Mais vous êtes aussi une responsable, donc vous pouviez aussi vous exprimer là-dessus.

Par exemple, je suis universaliste et par je suis universaliste et par essence, je ne fais pas la différence entre les gens en fonction de leur de leur religion, de l'absence de religion, de leur orientation sexuelle. Encore une fois, je ne rentrerai pas dans ça. C'est un drame.

C'est un drame grave et la justice est ses eux. Beaucoup d'associations euh dénoncent une hausse des actes contre les musulmans. Depuis le début de l'année, euh 79 actes antimusulman ont été recensés.

C'est plus 72 % depuis le début de l'année selon le ministère de l'intérieur. C'est des chiffres très officiels. Vous parlez d'une d'islamophobie vous encore une fois en France quand un acte est fait contre un musulman, c'est un acte pour sa pour sa religion c'est un acte islamophobe.

Quand c'est fait contre une personne quand un acte est fait commis contre une personne parce que elle est de confession musulmane c'est un acte islamophobe. Quand un acte est fait contre une personne parce que sa religion est juive, parce que c'est c'est un acte antisémite. Quand un acte est est fait contre une personne du fait de son orientation sexuelle et parce que il est ou elle est homosexuelle, c'est un act on va pas tout faire mais la question c'est vraiment le mot islamophobie madame donc vous reprenez les termes de François Baou qui sont pas partagés par toute la classe politique.

Je pense à Manuel Vas, je pense à Bruno R. des actes encore une fois c'est des quand il y a un acte antireligieux ça porte de faites de faites et je mon obsession et je le réitère parce que c'est aussi pour ça que je suis venue sur votre plateau, c'est être en plein dans ma mission et ce n'est pas de faire le commentaire des qualificatifs des l'avez fait acte islamophobe. Donc autre attaque au couteau qui a eu lieu jeudi dernier à Nant dans votre ville dans un établissement scolaire.

Une léenne a été poignardée et tuée par l'un de ses camarades. Est-ce que vous avez pu échanger avec la famille ? Pour le coup, ce n'est pas ce n'est pas ma mission, mais je pense bien sûr à la famille, au à l'équipe pédagogique, aux camarades.

C'est un établissement que je connais très bien qui est pour le coup chez moi à Nant et c'est un c'est un drame profond qui a beaucoup bousculé. Enfin, l'effroid, l'école est un sanctuaire. On y on y va avec euh avec de l'apaisement, avec de l'insouciance et ce drame est et est et est est plus que plus que bousculant.

Donc euh c'est unagement de la société comme le dit Bruno Rotaillot. Écoutez ce qu' ça traduit ça. Ce qu'on voit là c'est des situations de violence.

C'est un acte qui est abject, qui a pris la vie, qui a blessé d'autres d'autres jeunes dans dans l'établissement, qui pose un certain nombre de questions de sécurité autour des établissements scolaires et de lutte contre les armes blanches. Alors maintenant, qu'est-ce qu'il faut faire pour protéger ces établissements ? Par exemple, parce qu'il faut déployer des portiques de sécurité devant tous les lycées 100000 € juste pour déployer des portiques devant un établissement.

Est-ce que vous êtes favorable à ce déploiement ? Il se trouve que le premier ministre a saisi les ministres pour faire des propositions immédiates dans les moins de 4 4 semaines plus une parlementaire Naïa Moutchu, une députée pour faire des propions. Il faut rien s'interdire. la question des portiques, la question des fouilles plus aléatoires, la présence des forces de sécurité intérieure, donc police, gendarmerie aux abords et il y a il y a à peine quelques quelques mois le déploiement d'une politique de lutte contre les armes blanches parce qu'on voit finalement plus d'actes avec des des couteaux puisque pour une arme blanche, c'est principalement ça.

Alors, parmi vos missions de haut commissaire à l'enfance, il y a la protection de l'enfance, des enfants qui sont exposés aux écrans de plus en plus. Euh Emmanuel Macron avait fait des annonces euh juste avant la dissolution qui n'ont pas forcément été suivies des faits. Hier euh certaines propositions été reprises par l'ancien premier ministre Gabriel Atal notamment qui souhaiterait interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.

Est-ce que ça pourrait faire partie de vos missions ? Est-ce que vous ouvrez ce dossier aujourd'hui ? dans le cadre de de mes missions, effectivement la protection est essentielle et la protection contre les écrans un cœur enfin c'est vraiment une des priorités majeures pour plein de raisons.

Les raisons, elles sont multiples, c'est un défi, ça a des conséquences sur la santé des enfants. Les usages sont très différents en fonction de l'âge. La surexposition aux écrans aujourd'hui a des conséquences vraiment sur le sommeil, sur l'obésité, sur les sur la capacité d'apprendre, sur les sur les qualités de l'apprentissage, sur le sommeil.

Et donc en fonction de chaque âge, nous avons des des préconisations qui sont à la suite du rapport Benjamina. Mais les écrans par exemple, on interdit dans les crèches chez les assistantes maternelles. Comment on interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans ?

Aujourd'hui, il y a une loi qui s'appelle la loi Marc Angelie hein qui a été votée et qui pose la question de la l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Aujourd'hui, la ministre Clara Chapaz est en discussion et travaille avec les plateformes. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.

Sauf que comment on rend cette loi effective qu'elle soit concrète, qu'elle soit qu'elle soit opérationnelle ? Il se trouve pas pas loin hier. La ministre Chapz a réuni un certain nombre d'associations et d'opérateur de plateforme pour poser la question de comment on fait.

On sait le faire techniquement, on sait le faire même si il y a des améliorations à trouver. On sait le faire d'ailleurs pornographiquement com c'est qu'il faut sanctionner les réseaux sociaux, les éventuelles plateformes et comment on fait ? il y a déjà des évolutions législatives à faire au niveau européen.

Il se trouve que d'ici la fin de vraiment la fin de l'année scolaire, c'estàdire avant l'été, il y a les travaux sur la DSA. Et donc ce texte qui est un texte européen, en tout cas nous l'espérons, permettra d'arriver à cet objectif et donc de cette fois au niveau français, on peut rien faire. Enfin, il faut passer par au niveau européen.

Il y a plusieurs pistes et c'est les travaux que nous sommes en train de mener au sens législatif. Mais de l'autre côté, la question, on n'est pas strictement euh exclusivement l'interdiction, elle est plus large que ça. Enfin, les écrans euh quand vous êtes tout petit en euh quand vous êtes entre euh 0 et 3 ans, quand vous êtes à 11 ans, c'est pas les mêmes c'est que il y a euh les les pédiates disent pas d'écran avant l'âge de 6 ans.

C'est une lettre qui a été envoyée au gouvernement par les sociétés de pédiatrie. Est-ce que c'est possible ? Est-ce que c'est souhaitable ?

Et comment on fait pour interdire les écrans en dessous de 6 ans ? on accompagne les parents parce que on on va on va revenir à à la réalité qu'on on sait aujourd'hui de manière très claire et de manière scientifique, ça a des conséquences sur les enfants, ça a des conséquences sur leur santé mentale, ça a des conséquences sur leurs apprentissages. Enfin, on a des retards de langag extrêmement importants, mais comment on fait et comment on fait au quotidien ?

C'est pas euh simplement des interdictions de à poser comme ça. On peut réguler, on peut interdire dans les espaces qui sont des espaces professionnels. C'est effectivement, vous l'avez évoqué la la question.

Mais dans les familles, c'est plus compliqué. Mais dans les familles, il faut accompagner ça veut dire accompagner concrètement c'est on met quelqu'un dans les tous les foyers un peu com mais moi je suis moi je suis pas soyons très vous savez je suis maman d'un bébé de 15 mois et je suis belle maman d'enfants un tout petit peu plus grands qui sont à l'école primaire. La réalité c'est que aujourd'hui il y a de l'exposition aux écrans partout dans notre société dans un restaurant à l'extérieur.

Et donc comment on accopa les parents ? Et bah déjà en permettant dans un train d'avoir un peu plus de bienveillance, des espaces spécifiques pour permettre finalement aux enfants de bouger. Vous êtes déjà rentré dans un wagon de train avec un enfant en bas âgâe.

Oui. Ben la réalité c'est que tout le monde non mais tout le monde attend de vous exactement le silence le plus complet. Donc donc très concrètement parce que effectivement on peut on peut être d'accord avec ce que vous dites mais mais comment ça va se passer ?

Comment on accompagne ses parents Ben très très concrètement, on construit une société qui est plus bienveillante et c'est-à-dire qu'on lutte contre les mouvements d'Inkits qui interdisent ou qui excluent les enfants de l'espace public. C'est-à-dire que on accompagne les parents en leur donnant aussi un certain nombre de de d'informations très claires scientifiques. On crée de la cohérence avec l'école parce qu'aujourd'hui il y a aussi des enjeux d'utilisation des ce qu'on appelle les outils numériques de travail, donc les pronotes, les ENT.

Donc ce qui nous permet d'échanger avec les les écoles pour que ce soit par exemple qu'on reçoive pas ces notes plus tardivement la nuit parce qu'on voit des jeunes qui sont extrêmement anxieux et qui attendent ces informations. C'est ça la réalité. Se poser la question des équipements.

Aujourd'hui, on équipe les élèves avec des outils avec des écrans mais donc faut pas les équiper avec des écrans aussi. Encore une fois c'est c'est pas c'est pas si binaire. Il faut être au côté des parents.

Moi, je veux bien qu'on fasse des déclarations extrêmement simples et extrêmement tonantes. C'est pas la vraie vie. La vraie vie, c'est qu'on a besoin d'apporter des réponses et des outils et moi je ne jamais je ne jugerai un parent parce que dans le fond il fait comme il peut, vraiment comme il peut et donc collectivement si on peut apporter un certain nombre de solutions.

Mais vous quel va être votre rôle de haut commissaire ? Vous n'êtes pas ministre donc vous avez moins d'influence sur la loi, vous n'êtes pas député européen. Donc quel va être quel est le rôle d'un commissaire sur ces sujets-là ?

Mission, elle est quotidienne. Ma mission, elle est quotidienne parce que elle est dans la coordination pour le coup interministérielle au cœur de la question par exemple des écrans. Je travaille autant avec la ministre Chapa qui a les enjeux de de réglementation, de négociation et des enjeux législatifs que le le ministre de la santé ou Yannick Never ou la ministre Catherine Vautrin pour que on ait des réponses.

Hier, j'étais aux assises de la santé des enfants. Pourquoi ? parce qu'il y avait un certain nombre de professionnels de la santé, de la santé scolaire, mais aussi des pédiatres, des sociétés de pédiatrie, des neurronobiologiques, ceux qui ceux qui travaillent sur la question du sommeil.

Pourquoi ? Parce que nous avons besoin de finalement se mettre autour de l'enfant, quel que soit le regard qu'on pose sur lui. Parfois, c'est un élève, parfois c'est un enfant, parfois c'est parce que les les gens ont du mal à se mettre autour de la table.

Est-ce que vous avez été ministre à l'enfance ? Ah oui, j'ai pour le coup j'ai été ministre 5 ans. J'ai été la ministre de la jeunesse, de l'enfance et des familles.

Et j'ai vu toute la force et j'ai vu aussi bah les fragilités d'un exercice comme celui-là. Aujourd'hui, les solutions, elles sont aussi à l'extérieur. Elles sont avec les collectivités, qu'elles soient commune ou département.

Elles sont avec des professionnels qui sont libéraux mais aussi de la médecine hospitalière. Et c'est là où moi mon enjeu, c'est que l'intérêt des l'intérêt des enfants, le quotidien nous permettent de les accompagner. Et face à ce défi des écrans là pour le coup la science est claire, les médecins sont clairs.

Maintenant c'est comment on le fait au quotidien ? Autre défi, l'aide sociale à l'enfance. Euh la Z, elle est gérée par les départements.

Son rôle, c'est d'apporter un soutien notamment aux enfants mineurs. Il y a 3 semaines, une commission d'enquête a publié un rapport sur la question. La conclusion, on la connaît un peu depuis depuis plusieurs longues années.

C'est un secteur qui est traversé par une crise profonde. Depuis la publication du rapport, qu'est-ce qui a été fait ? Beaucoup de choses, beaucoup de choses qui ont été qui ont été portées, mais ce rapport, il est structurant.

Euh il pose un On connaissez un petit peu la conclusion avant quand même, c'est pas Ah mais alors pour le coup euh dis ça aux parlementaires qui ont travaillé pendant plus d'un an sur cette commission d'enquête. Non non mais je parle pas de contenu voilà que le secteur soit dans dans une phase de crise profonde, ça a été rapporté par des journalistes par voilà la question c'est vraiment qu'est-ce qui a été fait concrètement ensuite les mesures et les réponses qui a été apportées par le gouvernement la priorité aujourd'hui de l'aide sociale à l'enfance c'est de permettre de faire que il y ait une plus grande égalité entre les territoires. Ce qui a été fait de manière très concrète, c'est même moi qui l'ai fait parce que j'en étais en charge juste avant, c'est d'interdire les hôtels. c'est d'interdire qu'on laisse des enfants dans des hôtels, c'est de de rendre obligatoire le parrainage et le mentorat de ses enfants.

C'est de trouver des financements nouveaux pour l'aide sociale à l'enfance avec la Caisse des dépôts d'ailleurs puisque c'était des prébonifiés et l'ensemble de ces moyens ont utilisé. Ce qui a été fait, c'est des évolutions législatives pour permettre et de faciliter l'adoption. Ce qui a été fait c'est le retour au domicile.

Donc beaucoup de choses ont été ont été faites. C'est ce que si on vous entend mais parce que c'est mais bien sûr mais parce que c'est un soutien à apporter au département. C'est une politique qui est une politique départementale.

Par contre l'État la responsabilité qu'il a elle est sur la question de l'éducation, l'éducation des enfants et des enfants protégés en particulier. La question de la santé, la question de la prévention de la violence. Mais surtout, mais il y a pas un problème de financement de la ZU quand même parce que on dit on arrive pas à faire les contrôles qui seraient nécessaires.

Euh on n'arrive pas à trouver les familles. Enfin, il y a il y a il y a il y a pas mal de problèmes. Euh c'est pas exclusivement euh une problématique de financement, c'est plus large que ça.

Aujourd'hui, c'est 10 milliards d'euros l'aide sociale à l'enfance pour plus de 400000 enfants et des départements qui ont des des réalités très disparates d'un territoire à l'autre et qui ont la responsabilité de ces enfants. Par contre, ce que nous voyons, c'est que 70 % des décisions de l'aide sociale à l'enfance aujourd'hui sont des décisions judiciaires. Et la politique de prévention, donc de soutien à la parentalité avant qu'on décide un placement, c'est c'est finalement quasiment la jambe la plus atrophiée.

C'est celle qui est la moins forte. Et donc moi, ma mission, c'est ce qu'on a commencé à faire avec la loi taqué, avec la loi Limon, c'est de dire comment on fait pour que et bien on applique l'ensemble des outils de la loi. Typiquement quand on voit une situation pour le coup préoccupante, quand on signale plus, et bien on aide les parents, on aide les parents à éviter finalement une décision peut-être de placement au sens judiciaire avec un accord administratif.

Ce qui permet quoi concrètement ? Ce qui permet d'avoir des frateries qui parfois ne sont pas ne sont pas séparées, d'aller chercher un tiers qui est peut-être un grand-père, une grand-mère, un oncle, une tante, un parrain, une marine pour éviter l'institutionnalisation du parcours. Et quand vous discutez avec les enfants qui ont été placés, ils vous disent quoi ?

Ils vous disent que le plus dur, ça a été le fait de se déplacer d'un lieu à l'autre. Ceux qui sont pupilles de l'État et qui sont adoptables, on se rend compte que c'est c'est c'est en dépit du bon sens. C'est 7 ans en moyenne le délai pour pour le pour pour adopter un d'un agrément.

Ex ils ont ils demandent deux agrément et en même temps on a plus d'adoption internationale. Donc comment en travaillant avec les collectivités en charge c'estàdire les conseils départementaux et il y en a qui font des choses superbes. Je pense au département du Ménéloire, je pense au département de l'ameuse qui essaent de construire pour la sortie également des enfants de l'aide sociale à l'enfance.

Et ben oui, mais c'est pour le coup le cœur de ma mission et vous savez euh cette dette sociale à l'enfance, c'est la responsabilité de tous. Justement, très rapidement, les députés demandent aussi la création d'une commission de réparation pour les enfants placés qui ont été victimes de maltraitance dans les institutions. Faut y aller, il faut le faire.

Là pour le coup, ça a été fait en Suisse ou encore en Belgique. Les discussions sont en cours avec la ministre Vrin. Moi ma mission, elle est vraiment la moi mission, elle est profondément la pr la prévention de la question du placement, l'accompagnement en amont des familles et de s'assurer que à la sortie de l'aide sociale à l'enfance, vous savez les fameux 18, 21 ans ou 25 ans sur certains certain nombre de territoires parce que c'est c'est demandé par ailleurs et bien qu'on se retrouve pas dans une situation de précarité, que leur scolarité soit accompagné.

Vous y êtes favorable à cette commission ? Mais encore une fois, aujourd'hui les discussions sont en cours entre les départements et la ministre de train puisque même sur les questions budgétaires, il y a une conférence des financeurs qui est en cours. L'aide sociale à l'enfance simplement, on a l'impression que c'est pour les autres, sauf que c'est notre responsabilité d'accompagner les enfants aujourd'hui et donc d'inverser la tendance et de remettre et bien les familles et les familles au sens élargi dans l'intérêt des enfants dès le début autour de la table.

Aller, autre question plus politique. François Baou sera astiné le 14 mai par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur BRAM. Vous attendez quoi de cette audition ?

Vous imaginez bien que je vais pas vous dire ce que j'attends de cette audition. C'est une audition parlementaire, j'ai été parlementaire moi-même. Ce qui est certain, c'est que nous avons ce qui est certain, c'est que nous avons besoin de briser le silence.

Aujourd'hui, les violences sexuelles pour le coup, en particulier, les violences en institution, c'est un c'est encore sous le poids du silence profond et on le voit quand on écoute les victimes. Ce que profondément, j'espère, c'est que ce silence recule, que quand on est témoin, on alerte, on appelle le 119 et que du coup les enquêtes permettent de protéger et de préserver plus. Vous en vous en avez discuté avec François Baïou que la parole des enfants encore une fois François Baou sera auditionné par les parlements.

Oui mais vous êtes vous êtes proche de lui. Est-ce que vous avez eu un encore une fois une fois ? François Baou est premier ministre et il est également le parent d'une victime de Betaram et donc il s'exprimera il s'exprimera devant les parlementaires.

Par contre moi ma mission c'est de lutter contre ces violences et de faire que la politique de prévention de ces violences soit plus forte. Et donc j'en profite puisque aujourd'hui on est en direct. Si on est témoin, on appelle le 119 on alerte.

Onalerte jamais suffisamment assez et d'accompagner aussi les enfants en développant par exemple des UAPD. Ce sont des endroits où on accueille la parole des enfants pour pouvoir engager des procédures judiciaires quand c'est pour le coup qualifié en faisant pas vivre plus de traumatisme aux enfants. Pour en revenir à votre mission, est-ce qu'un au commissaire à l'enfance aurait pu limiter l'affaire BRAM ? parce que ça fait partie des Je crois que là c'est la parole des enfants.

On il y a 30 ans, il y a 40 ans, elle elle avait pas la même place. On les écoutait pas de la mère la même manière. On leur donnait pas autant d'importance.

Et aujourd'hui aujourd'hui Betaram ne serait plus possible vous dites non je je dis pas ça je dis simplement que il y a 30 ans ou 40 ans, on écoutait moins ses enfants, on écoutait moins même autour de la table et que aujourd'hui ce qui est fait par la ministre Ellisabeth Borne sur les internats, sur le fait de d'alerter plus vite, de croire les enfants est absolument essentiel et c'est le fruit des travaux entre autres de la Civis avec des recommandations qui ont été suivies pour un certain nombre d'entre elles. ce ce oui ce tabou de l'inceste qui est en train de se briser qui sont des violences à la Vous espérez que la commission d'enquête fasse évoluer un peu les mentalités à ce sujet aussi encore plus bien sûr et de libérer la parole d'accompagner les professionnels et encore une fois c'est jamais c'est jamais simple mais aujourd'hui vous savez le poids qui est sur les les épaules des victimes alors que ce n'est pas leur leur responsabilité de parler de ne pas parler le regard posé sur les violences sexuelles c'est ça la réalité et quand on est enfant c'est encore plus dur Et quand on se retrouve parent d'un enfant qui a été victime, le c'est encore plus dur parce qu'on ne sait on se dit est-ce que comment ça se fait que j'ai vu que j'ai pas vu ? Pourquoi ?

Et donc comment on brise ça ? Comment on brise ce silence ? Comment on contrôle plus ?

Et par exemple ce qui est fait avec la généralisation des certificats d'honorabilité et donc de contrôler qui sont les professionnels qu'on met en face de nos enfants. Moi je l'ai fait beaucoup avec par exemple le BAFA dans les colonies de vacances pour sensibiliser pour pouvoir accueillir la parole mais aussi pour d'une certaine manière donner plus de moyens à nos jeunes de dire d'avoir conscience. C'est c'est pas c'est très grave en réalité ce qui ce qui ce qui se passe et donc accompagner les enfants sans se dire aujourd'hui qu'on l'a toujours fait de la même manière.

Oui, c'est une évolution et c'est une évolution absolument essentielle. Sarah Airi, vous êtes vice-présidente du euh modèem. Il y aura des élections municipales euh l'année prochaine.

Vous allez être candidate à Nant. Vous savez, moi je suis conseillère municipal et nous construisons, nous bâtissons un très large rassemblement dans l'intérêt de notre ville et de notre territoire. Les travaux les les travaux de rassemblement sont en cours entre la droite et le centre et j'y prends pleinement ma part et ma place sur mon territoire.

Donc c'est c'est envisageable. C'est envisageable et envisagé si on vous entend bien. Encore une fois, je suis je suis une citoyenne qui est engagée et qui a en plus la chance d'avoir eu la confiance d'un mandat d'élu local.

J'y tiens, c'est chez moi, c'est ma ville, c'est mon territoire. Je bâtis, je construis avec les responsables locaux un rassemblement pour avoir un projet, un projet pour reconquérir notre ville, pour apporter un autre projet pour notre ville. Et donc c'est ce que nous sommes en train de faire à Nant.

Merci beaucoup Sarah etim. Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions. Merci Christelle.

On va voir la une de la dépêche aujourd'hui. Pan géance géante la France à l'abri. Point d'interrogation.

Merci beaucoup Christelle. On passe tout de suite au club des territoires.

Sarah El Haïry :" Un acte qui est fait contre un musulman pour sa religion est un acte islamophobe" — Gabriel Attal · Pourquijevote