Meeting pour la 6e République et la Paix avec Manuel Bompard, Nathalie Oziol et Pierre-Yves Cadalen
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] Bonjour Bonjour, bonjour à toutes et tous. [Applaudissements] Bonjour à toutes et tous et merci d'être venu aussi nombreuses et nombreux à ce meeting pour la 6e République et pour la paix avec Nathalie Oziol, Pierreve Cadalin et Manuel Bonpard. Merci aux organisatrices et aux organisateurs et à toutes les équipes qui seront rendu ce moment possible.
Bravo à toutes les militantes et militants qui ont collé les affiches et distribué les tractes ces dernières semaines. Bravo en particulier aux jeunes insoumis de Montpellier qui se sont levés tôt toute la semaine pour distribuer les tractes sur les différents campus Montpolierin et n'ont épargné aucun panneau d'affichage de la ville. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, celui-ci bafou la démocratie. 493 répétition passage en force de la réforme des retraites répression des mouvements sociaux répression des militantes et militants écologistes répression de la jeunesse, notamment lorsque celle-ci se soulève face aux attaques qu'elle subit de toujours plus violente ou lorsqu'elle se mobilise pour la paix et contre le génocide à Gaza.
Répression des mobilisations sociales féministes et antiraciste. De plus, les résultats des élections législatives de 2024 qui nous donnaient pourtant vainqueur au second tour, notamment grâce à la mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires, n'ont pas été respectés. Plongeons ainsi la France dans une nouvelle crise politique majeure.
Emmanuel Macron veut garder le pouvoir que le vote du mois de juillet lui a retiré. Tous ces problèmes ont une cause commune, la constitution de la 5e République. En donnant les tous les pouvoirs à un seul homme et en privant une ainsi le peuple, la 5e République s'éloigne de plus en plus de ce qu'est l'essence de la démocratie, le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.
Face à nous, face à nous, les macronistes et l'extrême droite se complaisent allègrement de ce système tant il leur permet de balayer d'un revers de main les aspirations de la jeunesse, des quartiers populaires et de toutes celles et ceux qui se mobilisent pour la justice sociale, pour l'égalité des droits et celles et ceux qui celles et ceux qui veulent changer le quotidien et la vie des gens. Mais nous sommes là et nous en faisons la démonstration aujourd'hui. Nous, militantes et militants, citoyennes et citoyens qui défendant une autre voie pour le peuple.
Si la 5e République est à bout de souffle, alors vive la 6e République. Il faut il faut changer les règles du jeu afin d'en finir avec la monarchie présidentielle, afin d'en finir avec les politiques déconnectées, afin d'en finir avec les consultations de décoration, afin d'en finir en bref tout ce qu'incarne Emmanuel Macron aujourd'hui. Changeons les règles du jeu afin de redonner le pouvoir au peuple et refonder nos institutions.
Pour cela, une solution, la 6e République. Alors, afin de nous donner les clés et de mieux comprendre les enjeux de cette dernière, je vais maintenant laisser place à nos intervenantes et intervenantes d'aujourd'hui. La première est députée de Montpellier.
Elle est membre de la commission des affaires étrangères, vice-présidente de la Commission des affaires européennes. Elle est également coanimatrice de l'espace des batailles électorales de la France insoumise. Je vous demande d'accueillir madame Nathalie Ausiol.
Bonjour Montpellier. Merci à vous toutes et tous d'être venu nombreuses et nombreux à ce meeting de la France insoumise pour lancer la campagne pour la 6e République. Je suis ravie aujourd'hui de tenir ce meeting avec mes collègues Pierre Yve Cadalin et Manuel Bompard parce que on est tout le temps ensemble à mener les batailles à l'Assemblée nationale mais on est content aussi de se retrouver dans ce qui est notre campagne permanente et ici la campagne pour la 6e République.
Un grand merci aux militantes et aux militants, aux bénévoles aujourd'hui, aux services d'or, aux équipes techniques. Merci à la librairie Lopuscule qui met à disposition un grand nombre de livres de qualité que je vous recommande d'aller consulter et acheter. Un grand merci à René Revol, maire de Grabelle d'être ici.
Alivia Jean qui anime ce meeting. Et et un mot particulier aux jeunes insoumises et insoumis de Montpellier qui ne chent pas et font du bon boulot militant à Montpellier. Alors, ce meeting, il s'inscrit dans un contexte, notamment un contexte international de tension accrue dont je veux dire un mot parce que notamment le peuple est tenu éloigné quand il s'agit d'engager la France d'une manière ou d'une autre dans le monde. par exemple l'absence de consultation du Parlement comme nous le demandons à la France insoumise quand la France et l'Europe s'apprêtent à signer des traités de libre échange qui accélère le dérèglement climatique, c'est le fait que le président de la République seul peut engager le pays par exemple dans une guerre parce que c'est ainsi qu' faite la Constitution de la 5e République.
Et nous sommes dans un contexte international dans lequel il y a un durcissement des rapports de force et dans lequel l'Europe est en train de regarder passer le train de l'histoire. L'élection de Trump aux États-Unis marque une accélération de la recherche d'hégémonie par les États-Unis d'Amérique. Alors, je reviens de 3 jours à Washington dans le cadre d'un déplacement d'une délégation de la commission des affaires étrangères.
Et dans le cadre de ce déplacement, on a rencontré notamment des élus démocrates, un grand nombre d'élus républicains et des personnel de l'administration de Trump. Et on en fait, on ne peut plus dire qu'on ne sait pas quel est le projet trumpiste. Il est très clair, il ne s'en cache pas du tout.
L'objectif principal des États-Unis de Trump, c'est de défendre d'abord et uniquement les intérêts des États-Unis. C'est ce qu'ils appellent America first. C'est il ils le revendiquent.
C'est leur slogan. Et ce n'est pas nouveau. L'IRA de Joe Biden, ce qui était l'inflation Reduction Act, n'était pas autre chose qu'un grand plan de protectionnisme fait pour booster l'économie nord-américaine dans une vision où l'Europe constitue un potentiel concurrent.
Et nous, nous l'avions dit, nous avions dit déjà, attention, il y a un tournant qui est pris. L'atlantisme dans lequel nous nous trouvons nous mènera potentiellement dans une impasse. Et dans cette reconfiguration ou cette accélération de la reconfiguration, les États-Unis veulent se concentrer sur la guerre contre la Chine.
Ils le disent, ils l'annoncent, ils le font. Ça veut dire par exemple que pour eux, il faut cesser la guerre en Ukraine le plus vite possible pour refermer ce chapitre. Et ça veut dire que Trump négocie directement avec Poutine sans les dirigeants européens.
Alors, ils ont invité Zelinski au bout d'un moment lorsqu'ils avaient déjà commencé les discussions, mais c'est tout. il n'y a pas les dirigeants des autres pays d'Europe. Donc ça veut dire que ces négociations potentiellement se font aux conditions de Poutine.
Alors les mêmes qui nous ont traité de prusse quand nous disions à la France insoumise que l'Europe et à défaut la France devait prendre les devants pour mener les négociations pour la paix au lieu d'encourager l'escalade militaire contre la Russie, les mêmes sont très silencieux actuellement, c'est-à-dire qu'on ne les entend plus. Quand on dit que Trump négocie potentiellement aux conditions de Poutine, ça veut dire que il ne s'agit plus de parler du franchissement des frontières, des territoires annexés et que tous ceux qui devaient faire les grands principes, les valeurs de l'Europe, bah c'est mêmes là qui ont passé leur temps à nous insulter ne disent plus rien. Aujourd'hui, les Atlantistes ont complètement paralysés.
Ils sont sous le choc. D'ailleurs, c'est la stratégie qui a été théorisée par les trumpistes mêmes, hein. Ils appellent ça cho and o comme il faut dire en américain.
Awe c'était le nom de la stratégie euh lorsque la guerre était menée en Irak, c'est-à-dire de frapper fort vite pour mettre dans un état de stupéfaction l'ennemi. Donc effectivement, les gens sont stupéfaits aux États-Unis, les démocrates sont éparpillés façon puzzle, ne savent plus comment s'y prendre. Mais c'est le cas des dirigeants européens aussi et des atlantistes en particulier qui donc s'apprêtent à suivre encore les États-Unis par parce qu'ils ne sont incapables de penser autrement que dans les cadres qui se sont toujours fixés, c'est-à-dire de penser en inféod États-Unis.
Nous avions prévenu que l'atlantisme était une impasse et que pire cela nous plaçait dans une situation de vassalisation. Et toutes les démonstrations sont là qu'il faut sortir de la relation déséquilibrée avec les les États-Unis, qu'il faut sortir de l'OTAN et retrouver une boussole vers la souveraineté, vers la maîtrise des décisions stratégiques. Et d'autant plus que Trump a passé une commande, il a passé une commande aux dirigeants européens.
Il a il leur a demandé il nous a demandé d'augmenter à hauteur de 5 % de notre PIB notre investissement dans l'armement. Ça ça n'a pas d'autres résultat de faire ça que d'augmenter notre dépendance financière, militaire, stratégique envers les États-Unis. C'est ça que ça aura comme résultat, pas autre chose.
Et par exemple, le Danemark se dit prêt à commander des F35, ces avions pilotables uniquement depuis les États-Unis, dans le même temps où les États-Unis menacent le Groand territoire danois. Ce n'est pas vrai qu'on peut acheter son agresseur. C'est une stratégie vouée à l'échec.
On renforce son agresseur avec de telles décisions et non, l'Europe n'est pas un pilier de l'OTAN quand elle se soumet de la sorte. Et nous évidemment nous nous inscrivons en contradiction et en opposition avec cette stratégie là. Ensuite, la politique des États-Unis de Trump, c'est le soutien affiché, revendiqué à Netaniau dans le total mépris pour le génocide qui a lieu à Gaza.
La proposition de Trump de transformer Gaza en Riviera du proche Orient, ce qui revient à expulser plus de 2 millions de Palestiniens de Gaza. C'est c'était pas juste une provocation gratuite parce que souvent les déclarations de Trump sont traitées sous le prisme de c'est un incompétent, il ne sait pas de quoi il parle. parle, il est provocateur.
C'est non, c'est une stratégie, une stratégie assumée. Il se fait le relais de ceux qui en en Israël théorise le transfert de ces populations, c'est-à-dire leur nettoyage ethnique. Et c'est peut-être la première fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale qu'un chef d'état d'une grande puissance mondiale qui plus esté, se fait le relais ouvertement de ce qui n'est pas autre chose qu'un crime contre l'humanité dans le droit international.
Et dans cette dans ces rencontres que nous avons fait, un des élus républicains que nous avons rencontré à qui je faisais part de notre grande inquiétude vis-à-vis de cet alignement avec la politique génocidaire de Netaniaou me répond "Mais s'il faut doubler, tripler, quadrupler l'aide à Israël, nous le ferons." Bah voilà, au moins c'est très clair, le projet est très clair et moi je suis fière de lui avoir rappelé que y compris dans son pays, les manifest des manifestations immense ont lieu contre la politique de Netaniaou, pour le peuple palestinien et contre le génocide et que contrairement à ce qui raconte parce que la propagande la propagande des Trumpistes, c'est de dire nous avons un mandat populaire, nous avons écrasé l'élection et donc nous pouvons mener la politique que nous menons parce que nous avons ce mandat-là et je leur ai dit Manifestement, vous n'avez pas de mandat pour cette politique là vu les manifestations que vous avez dans votre pays comme dans le nôtre d'ailleurs en France. Et c'est dans ce contexte que Jordan Bardella affiche son soutien au génocidair en Israël que quatre députés macronistes dont un ancien premier ministre se prennent en photo pour revendiquer leur soutien à la politique et à l'armée de Netaniaou.
C'est dans ce contexte là que le maire de Montpellier Michael de la Fosse cosigne une tribune avec Carole Delga, Manuel Vals, Aurore Berger à l'initiative du collectif Nous vivrons pour que l'antitionme ne serve plus de prétexte à l'antisémitisme. Ce qui revient à criminaliser les critiques du régime de Netaniaou, à faire terre les voies nombreuses qui s'élèvent contre le génocide. Et moi je dis je soutiens et je dis bravo aux associations et aux collectifs à Montpellier qui encore là tous les samedis organise les manifestations BDS, AFPS, libre pensé UJFP.
Et je pense aux Palestiniens, aux Palestiniennes, aux Libanais, aux libises qui sont à nouveau sous les bombes et les tirs de l'armée de Netaniau qui a violé le cesser le feu dans l'indifférence des puissances dites occidentales. Et nous n'aurons de cesse à la France insoumise de défendre le droit international en Ukraine, dans les territoires palestiniens, en République démocratique du Congo. Nous n'avons aucun intérêt à nous aligner avec un pays comme les États-Unis qui se moquent que le droit international ne soit pas respecté tant que cela revient à défendre leurs intérêts propres.
Notre intérêt, l'intérêt du peuple français, c'est celui de l'humanité. Nous sommes résolument et constamment le camp des antiracistes, des antifascistes, des féministes de la paix. [Applaudissements] Et il faut rappeler que le projet de Trump, le projet des États-Unis, c'est aussi un projet raciste, suprémiste, viriliste.
C'est le mépris pour les droits humains dans la manière dont ils conduisent les réfugiés clandestins à la à la frontière, mais en ne respectant même pas leur propre constitution. Vous avez entendu parler peut-être de ces migrants vénézuéliens amenés dans des prisons de haute sécurité au Salvador, c'est-à-dire qu'ils y seront maltraités, torturés et ça c'est encouragé par l'administration de Trump. C'est le soutien à Orban en Hongrie, parce qu'ils sélectionnent qui c'est qu'ils vont soutenir comme dirigeants européens.
Ils ont choisi lesquels leur conviennent. Le projet d'Orbane qui méprise les droits humains en Hongrie leur va très bien. Et c'est le projet porté au nom, comme me disait un autre élu républicain que nous avons rencontré et qui encore une fois est très transparent, c'est le projet porté au nom de la civilisation occidentale chrétienne, c'est-à-dire pas autre chose que la mise en œuvre de la théorie du choc des civilisations qui est une guerre de l'humanité contre l'humanité et nous ne pouvons pas nous soutenir cela.
Et c'est évidemment ce que font aussi les Trumpis, c'est d'organiser les extrêmes droites dans le monde comme on a vu avec ce meeting dans lequel se trouver Jordan Bardella où Steve Banon a fait un salut nazi. La honte, la honte. Et pendant ce temps, quels sont les projets de loi, les sujets portés par les macronistes en France ?
Fort du voile dans le sport, lutte contre le narcotrafic qui sert de prétexte à une éème campagne sécuritaire par exemple augmentation de la durée des détentions provisoires, expulsion locative, fermeture de commerce. Il faudra expliquer en quoi ça ça permet de lutter contre le narcotrafic. Toutes sortes de mesures soi-dites en passant applaudie par le maire de Montpellier qui disait dans une autre tribune dans le Figaro que pour être de gauche, il faut courir après Rotaillot d'Arminant et l'extrême droite.
C'est ce qu'il dit. Or, lui et son équipe qui ont salué les opérations Placettes qui ont lieu encore aujourd'hui à Montpellier par exemple, qui donc rentre dans la propagande gouvernementale, qui jamais ne fait le bilan en fait des 50 précédentes campagnes sécuritaires, médiatiques, politiques, et bien ne disent pas que malgré le nombre de d'opérations placen qui ont lieu par exemple à Plan Cabane, cité Géli et cetera, bah le trafic existe encore à Montpellier. Donc c'est bien le constat de l'inefficacité. de ces campagnes médiatiques inefficaces.
Nous, par exemple, nous disons qu'il faut créer 5000 postes dans la police judiciaire parce que ça suffit de s'attaquer toujours au bas du panier, au petit trafiquant. Ça ne permet jamais de démanteler les réseaux. En fait, tout ça sert les campagnes de propagande.
On a l'impression que monsieur d'arrmanin fait beaucoup de choses. On a l'impression que le maire de Montpellier fait beaucoup de choses. Mais en fait, on ne s'attaque jamais au haut du panier. et 5000 postes dans la police judiciaire, ce sont précisément des spécialistes qui peuvent permettre d'enquêter efficacement et de démanteler ces grands réseaux.
Donc voilà l'ambiance politique dans le pays qui ne sert pas à autre chose qu'à faire diversion pendant que toute tous les rapports de force dans le monde sont en train de bouger. Le train de l'histoire est en train de passer et nous ne sommes toujours pas montés dedans. La 6e République dans ce contexte-là vise à redonner le pouvoir au peuple, à refonder les institutions, à changer les règles du jeu.
Il n'y a pas de majorité par exemple pour le soutien affiché par les macronistes à la politique de Netaniaaho. De la même façon qu'il n'y a pas de majorité pour criminaliser les manifestantes et les manifestantes de Montpellier qui dénoncent le génocide. Et à Montpellier, nous étions par exemple entre 3 et 5000 à manifester contre le racisme le 22 mars.
C'était un grand succès. Nous étions 5000 à manifester le 8 mars pour les droits des [Applaudissements] femmes et le prochain rendez-vous sera le 1er mai pour s'opposer à l'économie de guerre et pour dire que nous voulons une économie de la paix. Donc rendez-vous le 1er mai à Montpellier également.
Ainsi redonner la parole au peuple à la majorité. Ça se fait du plus large au plus petit échelon. dans les communes, on peut forger on peut forger une nouvelle culture démocratique et d'ailleurs, on peut on doit imaginer un système dans lequel les citoyennes, les citoyens interviennent directement dans la prise de décision au-delà de l'élection de leurs représentantes et leurs représentants et c'est dans aussi dans les communes que s'inventera la 6e République.
Alors, j'en profite parenthèse pour dire que le programme l'outil la boîte des outils programmatiques a été mise en ligne sur le site de la France insoumise et que la façon dont la 6e République s'invente ou se construit dans les communes est déclinée sur cette page que je vous invite à consulter. C'est par exemple la mise en place de conseil de quartier citoyen de proximité composé d'habitants et d'habitantes en partie tirée au sort. Et je tiens à dire que par exemple René Revol ici présent à Grabel a mis en place un conseil citoyen de la transition écologique.
Donc cela est déjà expérimenté là où les insoumises et les insoumises sont au pouvoir dans les communes. Il a participé à la il a fait en sorte que soit élaboré un atlas de la biodiversité communale. Le principe, c'est de répondre aux fortes pressions économiques et au risques d'étalement urbain et ainsi d'avoir une meilleure connaissance de la biodiversité pour préserver les espaces naturel.
Et donc le principe de ce conseil citoyen de la transition écologique, c'est un cadre mettre en place un cadre démocratique qui implique les citoyennes et les citoyens dans la planification écologique. Et ce conseil, je pense que tu me dis he tu me fais signes si je me trompe mais il est composé de d'élus municipaux et de citoyens tirés au sort ainsi que d'associations. On mè ainsi toutes sortes d'experts, les premiers experts en fait de leur commune que sont les habitantes, les habitants, les associations qui fixent l'ordre du jour et avec l'appui des services municipaux construisent un agenda écologique.
Voilà ce qu'on peut faire par exemple pour mettre en place la 6e République dans les communes. Évidemment, cela va devoir s'accompagner aussi par la poursuite des campagnes locales d'inscription sur les listes électorales. Nous en avons mené un grand nombre à Montpellier notamment et ça a fonctionné.
Beaucoup de personnes se sont inscrites et sont allées voter par exemple aux dernières élections européennes dans les quartiers populaires notamment, on a observer une progression que ce soit à la Paillade, à Petit Bar, à Figurol, au Sven et cetera. On a observé une progression de la participation qui accompagnait une augmentation des inscriptions sur les listes électorales et cela a permis de porter haut la liste de l'Union populaire aux européennes qui a fait 24 % première liste de gauche et première liste tout court à Montpellier. [Applaudissements] Et il va falloir que la jeunesse s'implique.
Un habitant sur 5 à Montpellier est étudiant ou étudiante. Donc la jeunesse a un intérêt à s'impliquer dans les choix politiques de la ville où ils passent la majeure partie de leur temps. Et je tiens à féliciter les jeunes, les étudiantes, les étudiants qui mènent une campagne actuellement contre l'augmentation des loyers du course. parce que oui, c'est une grande [Applaudissements] injustice.
Voilà donc toutes sortes d'objectifs qu'on peut se donner. Et avant de passer la parole à Pierre Yve, j'aimerais finir par une citation. Alors, j'ai réfléchi à qui est-ce que j'allais citer.
Lorsque j'étais à Washington, on a fait, vous savez, c'est une ville où il y a beaucoup de mémoriaux qui s'est construite sur la mémoire des grands personnages qui ont participé à construire l'histoire de Washington et des États-Unis. Il y a un mémorial qui m'a particulièrement marqué, c'est celui de Martin Luther Kking. Et Martin Luther King en 1967, il a donné un sermon puisqu'il était pasteur.
Il a donné un sermon contre la guerre au Vietnam à New York qui s'était fait connaître he déjà pendant la première décennie dans des des la lutte contre enfits civiques. Il s'était fait connaître en particulier pour cette lutte pour les droits civiques. Et puis il a élargi sa lutte à d'autres causes et notamment dans une période de contestation et de revendication multiple dont celle contre la guerre au Vietnam.
Et il a dit aujourd'hui, une des difficultés à parler vient du fait qu'il y a des gens qui cherchent à assimiler le désaccord à la déloyauté. C'est un jour sombre pour notre nation lorsque les plus hautes autorités cherchent à utiliser n'importe quel moyen pour réduire l'opposition au silence. Mais il se passe quelque chose et le peuple ne se laissera pas réduire au silence.
Il faut dire la vérité et je dis que ceux qui cherchent à faire passer tous les opposants à la guerre du Vietnam pour des fous, des traîtres ou des ennemis de nos soldats sont des gens qui luttent contre ce que notre tradition a de meilleur. Il existe un rapport évident et presque simpliste entre la guerre au Vietnam et la lutte que je mène avec d'autres en Amérique. Il y a quelques années, nous avons vécu un moment brillant dans cette lutte.
Il semblait y avoir un réel espoir pour les pauvres, les blancs comme les noirs, grâce au programme contre la pauvreté. Puis on a intensifié la guerre et j'ai vu qu'on interrompait le programme comme si c'était devenu quelques jouets politiques inutile d'une société devenue folle de guerre. Ainsi, j'ai été de plus en plus obligé de considérer la guerre comme une ennemie des pauvres et de m'y opposer pour cette raison. [Applaudissements] Alors le deuxème intervenant, il a conquis la deuxème circonscription du Finister en juillet dernier.
Il est coanimateur du livret programmatique pour la 6e République et il a lancé cette semaine à l'Assemblée nationale une pétition pour la 6e République. Je vous demande d'accueillir maintenant Pierre Cadaland. Bonjour Montpellier.
Bonjour Montpellier. Comme cela se fait plaisir de se voir aussi nombreuses et nombreux. Comme cela nous fait plaisir en réalité de sentir cette chaleur humaine la même que nous avons éprouvé.
Nathalie en a parlé dans les cortège si nombreux, si fournis, si enthousiaste et déterminé qui le 22 mars dernier ont fait entendre au pays tout entier un mot simple, un mot clair, un mot qui doit porter à la fois dans tout le pays et au-delà des frontières. La France reste, restera et sera toujours antiraciste et adversaire farouche de l'extrême droite. C'est bien, c'est bien dans un tel contexte que se déploie notre rassemblement dans le grand nombre aujourd'hui à Montpellier.
Parce que si nous nous rassemblons, c'est que nous savons l'importance vive, peut-être plus vive que jamais d'ailleurs, du collectif, du fait d'échanger, d'être ensemble, de comprendre ensemble la situation telle qu'elle se déploie, parfois en nous laissant inquiet ou interdit. Voyez-vous, il a été question de la dissolution. Vous en avez vous-même le souvenir.
Nous en avons tous le souvenir. La dissolution a été perçue partout et par toutes et tous comme une secousse. Qu'allait-il donc de se passer ?
Le pays allait-il sombrer dans le pire ? Elle est-il renoué avec une part de son histoire que nous rejetons absolument ? Et bien à ce moment-là, les associations, les forces politiques, la nôtre tout particulièrement, les syndicats, tout le monde s'est porté dans la bataille, tout le monde a dit "Non, il nous faut défendre la République.
Il nous faut défendre ce que nous avons de plus précieux." C'est précisément cette communauté politique qui repose sur le principe d'égalité, cette communauté politique qui porte le beau nom de République. Et nous y sommes parvenus.
Nous y sommes parvenus par cette force considérable qu'il faut donc chérir absolument celle d'être ensemble, la puissance vive de l'engagement. Et la puissance vive de l'engagement, elle est d'autant plus importante. Voyez-vous que dans un contexte Nathalie a rappelé où l'extrême droite avance partout dans le monde, nous savons qu'en France, elle progresse souvent sur un fond d'isolement, de dialogue solitaire avec la télévision.
Là où nous, comme c'était le cas lors du grand mouvement des gilets jaunes, lorsque les gens discutent, lorsqu'ils se rencontrent, lorsqu'ils se rendent compte aussi que leurs problèmes sont communs, que leurs besoins sont communs, et bien c'est le grand camp de l'émancipation. C'est celui de la République sociale. C'est le nôtre que nous incarnons dans le pays qui avance.
Nous sommes cette force. Nous sommes cette force de la fraternité humaine, de l'entraide, de la solidarité. Et je souhaite commencer par vous dire qu'il ne faut pas se laisser impressionner par ce qui se raconte, par les mensonge et que un débat démocratique serein, bien déployé, bien organisé commence par un principe simple, que les mots est un sens, que les mensonges ne se répandent pas partout, qu'on ne retourne pas le monde et le sens des mots en permanence.
Je veux donc commencer aujourd'hui par quelques vérités simples qu'il est bon non seulement de faire entendre ici, mais nous toutes et nous tous de faire retentir dans tout le pays. Non, les antiracistes ne sont pas des racistes. Non, les partageurs ne sont pas la ruine de nos économies.
Non, les féministes et les LGBT ne sont pas une menace pour la société. Non, les défenseurs du droit international les défenseurs du droit international ne sont pas des antisémites. Non, les protecteurs de l'environnement ne sont pas des terroristes.
Non, les tenants de la loi de 1905 ne sont pas ambigu avec de la laïcité. Non, les dénonciateurs des violences policières ne sont pas des brutaux et non. Enfin, celles et ceux qui chérissent la démocratie et la souveraineté populaire ne sont pas des tyrants en puissance.
Assez de mensonges, assez de calomnie, assez de bêtises dans le débat public. Nous sommes fiers de ce que nous portons et nous pouvons l'être. car il y a car il y a dans cette inversion permanente des réalités quelque chose qui profondément pourrit le débat démocratique pourrit violemment le débat démocratique et le macronisme est la figure la quintessence de cela.
D'ailleurs, rendez-vous compte, nous sommes toujours dans une situation où dans l'espace public, il semblerait qu'une bonne partie de nos édicrates nationaux, des gens qui ont toujours un avis sur tout, est oublié un fait tout de même assez fondamental en démocratie. Les élections législatives n'ont pas été respectées. La volonté du peuple français n'a pas été respectée.
Toute discussion sur l'état actuel de nos institutions doit partir de ce fait fondamental. Et c'est à partir de ce fait fondamental, conscient de ce qu'il implique que nous sommes fiers aujourd'hui de lancer une grande campagne nationale pour la 6e République parce que le moment est venu, la 6e République s'impose et aujourd'hui le moment est venu de faire entendre dans tout le pays un cri que nous allons répandre partout tout le printemps. Vive la constituante !
Vive la 6e République ! Vive la souveraineté du peuple ! S'il est temps, c'est que la 5e République Livia l'a dit est à bout de souffle.
Il y a même un certain expert de la 5e République qui l'a analysé sous toutes les coutures, l'a commenté en permanence et finalement c'est son affaire mais a passé sa vie sur les plateaux télé. Et bien cet homme qui s'appelle Alain du ML a commis a commis une petite tribune. Oh, il est pas le pire dans les analyses qu'il proposent en ce moment parce que si oui, en même temps, il y a du niveau.
Mais enfin lui, il reconnaît quelque chose. Il dit "Nous sommes dans la plus grande crise politique de la 5e République." Il en a écrit toute une tribune.
Alors pourtant cet homme est le grand compagnon de route de la 5e République. Il a considéré toute son existence que c'était une puissance de stabilité, que c'était finalement les meilleurs des institutions possibles. Et bien non.
Il dit aujourd'hui que le pays traverse la plus grande crise politique depuis 1958. ce n'est pas rien et la réponse politique que nous apportons en diffusant dans le pays cette idée de 6e République est une réponse à la hauteur du problème, une réponse sérieuse, argumentée et lorsque je vous parlais des du ral que nous éprouvons toutes et tous pour les calomnies, les mensonges, les bêtises du débat public, nous invitons aujourd'hui depuis Montpellier l'ensemble des autres forces politiques à dire ce qu'elles pensent de la 6e République, ce qu'elle pense de la rénovation des institutions, ce qu'elle pense enfin de ce dont la France a besoin en lieu de pourrir le débat public avait des débats insensés comme par exemple le port du voile l'islamite dans le dans le sport dont personne n'a rien à faire dans ce pays. Nous avons autre chose à discuter, autre chose pour la paix, autre chose pour la démocratie, autre chose pour l'avenir de la [Applaudissements] jeunesse.
Alors François Baou, là vous pouvez y aller. François Bairou, le 27 août 2024, il y avait pas encore de premier ministre parce que ça, rappelons-nous aussi, ça a mis un petit temps à arriver. Il est il dit ça sur BFM en 27 août 2024, personne n'a gagné les élections.
Ah mais quelle trouvaille ! Personne n'a gagné les élections. Bon et là ça me faisait penser à ce que disait Nathalie sur l'état de stupéfaction parce qu'en réalité ça a été dit je suis député de Brest à Brest.
Il y a des gens qui me disaient "Mais comment on s'est retrouvé avec Barnier premier ministre ?" Mais c'est vrai ça. En plus sorti de derrière les fagots, plus personne n'en parlait.
Bah bon pareil Baou, on se disait fin de carrière, bam, ils nous le remettent. Et on se trouve dans une situation quand même particulière où ce camp-là affirme qu'il est en légitimité de gouverner parce qu'il ni le résultat des urnes. Et bien, ce n'est pas normal.
Refaisons le film, ne les laissons pas réécrire l'histoire à leur façon et à leur sauce. parce que le nouveau Front populaire a gagné les élections et la coalition arrivé en tête. Et c'est le nouveau front populaire avec la France insoumise qui a bien facilité quand même les conditions de l'unité.
C'est le nouveau Front populaire qui a permis d'infliger une lourde défaite à l'extrême droite. Résultat des courses. Résultat des courses, ils auraient pu nous laisser gouverner et ne pas censurer notre gouvernement, n'est-ce pas ?
Et bien alors que les Français ont envoyé le 7 juillet un signal clair en disant qu'ils ne voulaient pas de l'extrême droite, ces gens-là ont préféré, honte à eux gouverner avec le soutien sans participation de l'extrême droite. Ce sont des irresponsables. Et ces irresponsables, le premier d'entre eux, l'irresponsable en chef, il se trouve à l'Élysée, il s'appelle Emmanuel Macron et il a pu être aussi irresponsable et brutalisant avec notre démocratie pour une simple raison. pour la simple raison que la 5e République le lui permet.
C'est la monarchie présidentielle. Le problème, c'est la monarchie présidentielle qui fait que dans nos institutions, nous ici, les députés qui sont ici, qui sommes ici, on peut être renvoyé chez nous et qu' et hop, il y a des nouvelles élections. Mais lui, non, il est irresponsable au sens le plus strict, personne ne peut le renvoyer chez lui.
Et bien, c'est un gros problème dans nos institutions. C'est un problème lourd car les parlementaires pourraient aussi avoir le droit de lui dire au revoir ou les citoyens par un référendum révocatoire. Salut Macron.
Qu' qu'il s'en aille qu'il s'en aille tous. [Applaudissements] Alors si vous voulez même dire un peu si vous voulez dire un peu de Breton en Breton Kenao c'est au revoir. Alors on peut dire Macron Kennavo.
Macron Kenavo. Voyez ça vous fait venir un peu de Bretagne ici. Alors bon vous avez le soleil déjà c'est pas mal.
Bon alors le Macron Macron en octobre 2016, il dit qu'il vous il veut être un président jupitérien, hein, ça on s'en souvient. Jupiter mais il persiste le 14 juillet 2022. Il dit dans une un entretien pour le 14 juillet, certains avaient voulu me voir comme Jupiter qui je ne sais pas.
Certains avaient voulu me voir comme Jupiter. C'est plus vulquin, c'est-à-dire à la forge. Alors vous riez, c'est la réaction normale.
Mais qu'on fait nos journalistes de cours, où étaient les unes le lendemain pour ridiculiser aux yeux du monde un président qui parle comme ceci. C'est absurde. Nous avons un président de la République qui se compare à des dieux romains.
Cela n'a aucun sens. Mais cela est permis par l'esprit de cour, de servilité, l'esprit absurde qui caractérise nos institutions et qui d'ailleurs enferme le président sur lui-même. J'avais lu quelques papiers où on disait que c'était inquiétant parce qu'il ne parlait plus à personne.
Ben c'est sûr, on n'est pas rassuré. Ce qui nous rassure, c'est la perspective que nous ouvrons aujourd'hui parce que nous le disons clairement et parce que c'est ce que devrait dire d'ailleurs tout républicain authentique lors d'un 14 juillet à la monarchie présidentielle. Parce que la monarchie présidentielle et la 5e République sont aussi une source puissante de violence et de brutalité répétée contre la démocratie.
Nous le savons toutes et tous, si la volonté du peuple n'est pas transcrite dans le gouvernement, dans l'Assemblée nationale, dans ce qui se produit dans les institutions, et bien à ce moment-là, il y a une colère qui monte parce que les revendications légitimes sur le fait que les salaires sont trop bas, sur le fait qu'il faut agir davantage sur l'écologie, sur les conditions insupportables de travail à l'hôpital, bref toutes ces revendications légitimes ne trouvent pas déboucher. Et donc à ce moment-là, les mouvements sociaux se multiplient légitimement, normalement. Et ce qui s'est multiplié également sous Emmanuel Macron, c'est leur répression brutale.
Les gilets jaunes, les soulèvements de la terre, les mobilisations antiracistes et contre les violences policières, le grand mouvement contre les retraites. Nous nous en souvenons toutes et tous et nous nous souvenons que nous que Macron a réussi au moins une chose ces dernières années, cultiver dans ce pays l'esprit de résistance. [Applaudissements] Alors sur les retraites, c'est grandiose.
Je vous le fais rapidement mais ça vaut le coup quand même. Dominique 2010, donc ça c'est sur France Interre, la réforme courageuse du gouvernement, c'est le nom de son édito Franck Morel 2023. Ça c'était un ancien conseiller social d'Edouard Philippe.
La réforme est courageuse et va être difficile. Et nous si vous voulez à l'Assemblée, on en écoute des des vertes et des palmures parfois et il y en a en permanence qui disent comme ça, ils se pointent à la tribune et ils disent c'est difficile mais nous devons assumer ce choix courageux. Courageux de faire travailler les gens 2 ans de plus.
C'est une honte. c'est ils ne sont même pas concernés par les réformes que même mettre en place. Le courage c'est la démocratie, le courage c'est la République sociale, le courage c'est la 6e République.
Il est temps en effet, il est temps de dépasser cette 5e République car l'heure de la 6e République est venue. Et lorsqu'on explique à longueur de plateau, à longueur de cours de droit constitutionnel dans ce pays que la 5e République est stable, aujourd'hui, plus personne n'y croit. Plus personne n'y croit.
Regardez la situation. Elle est belle la stabilité du pays aujourd'hui dans le nom. La stabilité, ça passe par la démocratie.
Ça passe par le fait que les demandes sociales, les demandes populaires soient transcrites en politique publique de façon concrète. Et l'instabilité actuelle, j'irai plus loin, est causée par ceux qui détiennent énormément de richesse, car ils voient la démocratie comme un moyen et comme une menace qui s'impose à leur fortune colossale. Qui a appelé Qui a appelé Emmanuel Macron en juillet dernier ?
Bernard Arnaud. Il y en a qui ont suivi. Allô Emmanuel.
Oh, tu ne vas pas me mettre la gauche au gouvernement. Non non t'inquiète. Et voilà comment il marche sur une élection.
Ça suffit. Maavel disait déjà possédant déjà beaucoup les riches peuvent plus violemment et plus puissamment susciter des troubles. C'est-à-dire qu'aujourd'hui la source principale de chaos, ce sont les milliardaires dans notre pays qui sont gavés.
Ils sont gavés par Emmanuel Macron et sa politique fiscale, le président des riches. Et en République, nous allons le lui rappeler ce printemps, en République, on n'obéit pas aux milliardaires, on obéit au peuple. C'est le sens de cette grande campagne pour la constituante, pour la démocratie, pour la 6e République et l'unité du peuple.
C'est le sens de la grande pétition nous avons lancé avec Mathilde Panot et l'ensemble du groupe parlementaire sur le site de l'Assemblée nationale pour la convocation d'une assemblée constituante et pour la 6e République. Cette pétition pour la signer vous devez vous connecter à France Connect. Alors je sais que c'est compliqué je sais que c'est compliqué mais à la fin c'est pas comme n'importe quelle autre pétition.
Si on arrive à 100000 signataires, on va devoir avoir un débat. On va pouvoir avoir un débat sur la constituante et la 6e République à l'Assemblée nationale. Les uns et les autres vont devoir se positionner sur le sujet.
Donc allez-y, partagez-la. Convainquez celles et ceux qui auraient la flemme ou ne pourraient pas éventuellement avoir accès au moyen de la signer. Il faut tenir des points de signature, de pétition dans les semaines et les mois à venir.
Nous avons jusqu'au 19 juin pour atteindre les 100000 signatures. Allez-y, il faut vraiment s'impliquer fondamentalement là-dedans et d'autant plus que je vous signale que les identifiants France Connect, ce sont les mêmes dont on a besoin pour se connecter afin de s'inscrire sur les listes électorales. Donc, menons ensemble la bataille pour la 6e République et la participation populaire.
Menons la bataille. pour que le référendum d'initiative citoyenne pour l'abrogation, la révocation ou la proposition d'une loi et bien soit enfin une réalité. Cette campagne s'accompagnera également du lancement d'un grand site où les uns et les autres, les unes et les autres, vous pourrez déterminer la priorité, les priorités qui sont pour vous, celles que nous devons mettre en avant dans le cadre de la défense de la 6e République.
La 6e République est plus vaste que la seule question institutionnelle. la 6e République, c'est également la 6e République sociale au travail et comme j'en ai vu depuis que je suis élu en juillet dernier des gens qui n'en peuvent plus du management toxique, des gens qui leur brutalisent leurs conditions de travail au quotidien et bien poser la question de la 6e République, c'est aussi poser la question de qui décide dans l'entreprise, qui décide à l'hôpital, qui décide à l'université. Voilà le sens de la République [Applaudissements] sociale.
La 6e République amène également avec elle une perspective positive, celle des droits nouveaux et de la déclaration des droits nouveaux, des droits personnels, des droits sociaux, des droits environnementaux. Vous savez, tout comme moi, que l'urgence écologique est à un point terrible. qu'elle doit aujourd'hui appeler des mesures fermes de bifurcation qui rendraient par ailleurs la société bien plus heureuse qu'elle n'est aujourd'hui.
Et bien c'est le cas de la 6e République, la règle verte pour faire en sorte que nous ne prélevions pas davantage à la nature que ce qu'elle est capable de reconstituer notamment sur le cycle long de la nature. référendum pour décider également quels seront les biens communs que nous inscrirons et que nous collectiviserons, l'eau, l'air, la santé, bref tout ce qui est nécessaire à la vie et bien entendu la propriété comme droit d'usage parce que il n'y a aucun propriétaire qui doit se sentir le droit de détruire par exemple les cours d'eau pour des générations et des générations. Et je parle en connaissance de cause car je viens de la région où il y a le plus grand nombre de cochons par habitant. et que l'élevage poursinf détruit les cours d'eau.
Alors enfin, avec cette nouvelle déclaration des droits et cette nouvelle République, il y a aussi la perspective que la 6e République soit la 6e République pour toutes et tous, une 6e République foncièrement antiraciste. Prenez Nicolas Sarkozy, qu'osait-il dire ? [Musique] Nicolas Sarkozy disait comment peut-on oser dire que le RN n'est pas républicain ?
Mais pour qui se prend-il lui ? Comment peut-il oser délivrer des brevets de qui est républicain ou pas dans le pays ? Il a qu'à balayer devant sa porte.
Qu'il s'en aille tous. Et je termine je termine sur un point qui est fondamental. Vous avez sans doute également croisé des personnes qui habitant depuis 20 depuis 30 ans dans ce pays sont fatigués d'essayer d'obtenir la nationalité car c'est trop compliqué.
Et bien moi, je vais vous lire la perspective historique à laquelle nous nous rattachons, celle qui veut faciliter les conditions d'obtention à la nationalité, celle de la Constitution de 1793 qui écrivait dans son article 4 tout étranger âgé de 21 ans accompli qui domiciliait en France depuis une année, il vit de son travail ou acquiert une propriété ou épouse une française ou adopte un enfant ou nourrit un vieillard. Tout étranger enfin qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l'humanité est admis à l'exercice des droits du citoyen français. Voici également la perspective de la 6e République.
Une 6e République pour toutes et tous. N'ayez pas peur de votre ombre. Nous sommes la gauche.
Nous sommes le grand camp de l'émancipation. Nous sommes le camp de la République universelle. Ne vous laissez pas impressionn par le et compagnie.
Il ne mérite pas votre attention ni la nôtre. Alors oui, faites des points de pétition, des points d'inscription sur les listes électorales et des points pour faciliter les démarches d'obtention de la nationalité. Nous sommes fiers de dire que nous sommes la force de la 6e République démocratique, sociale, féministe, antiraciste et je crois qu'avec la campagne que nous lançons aujourd'hui, nous lançons également pour tout le pays une perspective d'espoir.
C'est notre rôle. C'est notre rôle de rappeler que nous refusons et refuserons toujours que des gens qui en permanence piétinent l'aspect concret de la devise républicaine se sentent le droit de décerner à tel ou tel des brevets de République. la République 5e 6e et quel que soit son avenir ensuite la République tient tout de même par ses mots ces beaux mots que je tenais à ce que nous les répétions ensemble liberté égalité [Applaudissements] fraternité et enfin j'ai appris quelque chose en venant ici et je sûr que je vais en apprendre plein d'autres mais j'ai appris quelque chose chose qui me tient particulièrement à cœur parce que il est un poète que j'aime beaucoup et dont j'ignorais qu'il était de Montpellier.
Il s'agit de Francis Ponge qui est né ici. Et Francis Ponge écrivait, je vous laisse ces mots en partage. Il ne faut cesser de s'enfoncer dans sa nuit.
C'est alors que brusquement la lumière se fait. Vive la 6e République ! Bravo On est là, on est là. [Applaudissements] Alors avant de poursuivre, il est important de vous dire que nous sommes près de 500 ici à Montpellier pour ce meeting pour la 6e République et pour la paix. [Applaudissements] Alors le prochain intervenant, vous le connaissez sans doute, il est député de Marseille, coordinateur national de la France insoumise et c'est également son anniversaire aujourd'hui.
Je vous demande d'accueillir Manuel Bpart. Merci. Merci beaucoup.
Je vois que les nouvelles vont vite. Je vois que les nouvelles vont vite et je vous remercie de la chaleur de votre accueil. On est mieux accueilli ici que sur les plateaux de télévision.
En tout cas, je vous remercie je vous remercie d'être venu aussi nombreuses et aussi nombreux pour mon meeting d'anniversaire et je remercie les camarades insoumises et insoumis de l'héros de Montpellier, mes collègues députés Nathalie Oziol, Sylvain Carrière, leur le maire de Grabel se renvocil. Ça me fait plaisir de vous voir aussi nombreuses et aussi nombreux pour mon anniversaire. Merci beaucoup.
Bon, c'est pas que mon anniversaire aujourd'hui, ça a été dit précédemment par Nathalie et par Pierre, c'est aujourd'hui aussi le moment que nous avons choisi pour lancer à travers toute la France une campagne. Campagne que nous avons mené déjà à l'occasion de plusieurs élections présidentielles, mais une campagne que nous voulons continuer à mener pour la 6e République et une campagne pour la paix. Et l'objectif de ce meeting aujourd'hui, c'est en quelque sorte un premier événement de cette campagne et il y aura ensuite d'autres événements, d'autres réunions publiques, d'autres meetings pour la 6e République et pour la paix.
Et ce meeting, il s'inscrit évidemment dans un contexte, dans une situation internationale, dans une situation nationale, dans un atmosphère, une atmosphère extrêmement préoccupante, nausé à bone. Je crois que vous la sentez comme moi. On assiste à une crise mondiale du capitalisme et le capitalisme néolibéral qui est devenu dominant à la fin des années 70 et aujourd'hui dans une impasse.
Et dans cet impasse, on assiste à ce que le philosophe Antonio Gramchi a appelé l'interrègne dans lequel surgissent les phénomènes les plus morbides. Et revient de l'autre côté de l'océan Atlantique, le spectre du fascisme. Revient et reviennent les salut nazis dont on espérait qu'ils avaient disparu à jamais.
Reviennent les politiques encore ce matin. Donald Trump annonce que les entreprises, y compris françaises qui voudraient avoir des marchés aux États-Unis devrait s'engager à ne pas avoir en leur sein des politiques de lutte contre les discriminations. On voit évidemment cette extrême droite mondiale qui émerge, qui surgit.
Et vous pourriez me dire à juste titre, mais il y a toujours eu une extrême droite internationale. C'est vrai. Mais ce qu'il y a de si caractéristique dans le moment que nous vivons aujourd'hui, c'est que contrairement à l'idée qu'on se fait parfois, contrairement d'ailleurs à l'idée qu'on nous a enseigné parfois, non, le fascisme n'a pas été en quelque sorte un accident de l'histoire.
Ça a été le résultat d'un choix conscient et délibéré d'élite économiques qui pour conserver leurs intérêts, pour protéger leurs privilèges au moment au moment où ces privilèges et ses intérêts sont contestés, un choix délibéré et conscient de choisir la solution autoritaire pour maintenir leur domination. Et c'est dans ce moment de l'histoire que l'on est aujourd'hui. Sinon, on ne peut pas comprendre.
On ne peut pas comprendre pourquoi des grands patrons, y compris des grands patrons français comme Bernard Arnaud ou Rodolphe Saadé se sont empressé d'aller se faire prendre en photo dans le bureau oval de la Maison Blanche au moment de l'investiture de Donald Trump. Sinon, on ne peut pas comprendre pourquoi le président argentin Ravier Miley a été accueilli comme une star lors de la dernière conférence de Davos en Suisse. Cette conférence de tout le gratin des grandes élites économiques du monde entier qui ont accueilli en l'applaudissant un fasciste, un homme qui décide de détruire l'ensemble des budgets publics à la tronçonneuse.
Un homme qui considère que les revendications antiracistes ou féministes seraient des revendications W. Un homme qui croit et qui pense que le changement climatique n'est qu'une invention. Voilà le camp qu'on choisit aujourd'hui une partie des grandes élites économiques mondiales.
Et c'est pourquoi la situation que nous vivons est aussi lourde de danger. Et cette dérive, cette évolution mondiale, on l'observe aussi malheureusement aujourd'hui en France. Vous avez vu comme moi ces derniers jours, ces dernières semaines.
Vous avez vu comme moi comment les idées, les actes racistes, les idées d'extrême droite se banalisent dans le débat public. Vous avez vu comme moi comment nous nous croyons revenus au moment du macartisme où sont chassés dans les université les étudiants qui se battent pour la paix ou sont chassés des médias les humoristes qui portent un bonnet ou une barbe ou même les éditorialistes pourtant très critiques avec l'enfance assoumise qui demande à la France d'être capable aussi de regarder ses propres responsabilités dans les horreurs de la colonisation. Vous l'avez vu comme moi.
Vous l'avez vu comme moi. Vous avez vu comme moi comment l'autoritarisme fait le jeu des idées de l'extrême droite. Comment cet autoritarisme que nous voyons à l'œuvre depuis des années et des années, cet autoritarisme qui a conduit à la répression de la mobilisation des gilets jaunes, à la répression des soulèvements de la terre et des militants écologistes assimilés à des terroristes.
Cet autoritarisme qui a conduit le président de la République à s'asseoir sur le résultat des élections législatives fait inédit dans toutes les démocraties occidentales que la formation politique ou la coalition politique qui dispose du plus grand nombre de sièges à l'Assemblée nationale ne soit pas appelé à constituer un gouvernement. cet autoritarisme que nous avons aujourd'hui sous les yeux, s'il peut se développer comme il se développe, c'est notamment parce qu'il peut s'appuyer sur des institutions, les institutions de la 5e République né elles-mêmes d'un autoritarisme et d'un coup de force et qui aujourd'hui sont les outils qui permettent le déni, les outils qui permettent les coups de force permanent. Et si cette campagne contre la 5e République et pour la 6e République et aujourd'hui particulièrement d'actualité, c'est pas ce que si vous voulez vous opposer à l'autoritarisme, si vous voulez lutter contre les coups de force et les dénits de démocratie permanent, alors vous devez lutter contre la 5e République et pour la 6e République.
Vous voyez comment il y a un lien Vous voyez comment il y a un lien entre la situation que nous observons pardon à l'échelle internationale à la dérive autoritariste et nos abonde à laquelle nous assistons en France et la revendication de nouvelles institutions et la revendication de la fin de la monarchie présidentielle parce que l'autoritarisme est l'outil des puissants pour conserver leur domination contre la volonté du peuple et parce que la 6e République est le fait de faire primer la volonté du peuple sur les intérêts des puissants. Voilà pourquoi aujourd'hui plus que jamais nous disons vive la 6e République et abas la 5e République. Et si nous avons choisi de faire de ce meeting un meeting pour la 6e République et pour la paix, c'est aussi parce que cet autoritarisme que je viens de dénoncer à l'instant est utilisé aujourd'hui pour nous imposer une course à la guerre, une politique que nous ne voulons pas.
Quel mandat a le président de la République Emmanuel Macron pour prendre la parole à la télévision et pour dire aux françaises et aux Français, je vous appelle, j'en appelle à la patrie, quel mandat à le président de la République pour dire et prendre au nom du peuple français l'engagement de consacrer plusieurs dizaines de milliards d'euros supplémentaires par an pour fabriquer des armes et des munitions alors que nous voulons avoir une économie qui permettent de satisfaire les besoins fondamentaux du peuple. Il n'en a aucun aucun mandat pour le faire. Et vous les voyez là et vous les voyez là nous dire "J'en appelle à la patrie, vous envoyz des manuels de survie en cas de guerre, agitez la peur pour imposer un programme politique que nous ne voulons pas." et ils reprennent pour cela à leur compte des discours qui pourraient sonner de manière assez douce à nos oreilles puisque ce sont des propositions et des revendications que nous portons depuis un certain nombre d'années.
C'est-à-dire, il vient nous dire au vu des nouvelles annonces de Donald Trump aux États-Unis, c'est le temps pour la France d'être enfin indépendante. C'est le temps pour la France d'être enfin non aligné. Enfin, il aurait fallu attendre que Donald Trump arrive au pouvoir aux États-Unis pour que la France réalise qu'elle doit être en capacité d'assurer seule sa capacité à se défendre, de n'être un féodé aux intérêts impérialistes de personne, ni à ceux de Donald Trump aux États-Unis, ni à ceux de Vladimir Poutine en Russie.
Ni Trump, ni Poutine. La paix. Voilà notre position en matière de politique internationale.
Ni Trump ni Poutine, la paix. Je le redis une 3è fois parce que parfois j'entends des choses différentes. Ni Trump ni Poutine, la paix.
Voilà notre position en matière de politique internationale et pour faire passer la pilule. Il nous dit "Ah ben maintenant, comme les États-Unis ne peuvent plus garantir ou assurer notre protection, il va falloir investir des milliards d'euros supplémentaires dans le budget de la défense. Vous comprenez ?
Il faut qu'on soit indépendant et beaucoup de gens peuvent se laisser prendre. Il faut regarder en détail les annonces qui ont été faites quelques semaines avant cette scène tout à fait calamiteuse et déplorable de Zelenski et de Trump à la Maison Blanche, Donald Trump menaçait les Européens et disaient "En gros, nous les Américains, nous allons nous retirer si les États européens ne s'engagent pas à consacrer 5 % de leur PIB à leur propre défense. Et aujourd'hui, vous avez des dirigeants européens qui vous disent la main sur le cœur pour faire face à cette menace de retrait de Donald Trump, nous allons consacrer pour cela Van Derlen présidente de la Commission européenne 800 milliards d'euros pour le budget de la défense en Europe.
Et personne ne se rend compte de rien. Alors, on va faire ensemble un petit calcul. Est-ce que quelqu'un ici connaît le montant du PIB européen ?
Le montant du PIB européen, c'est 17000 milliards d'euros. Si vous prenez les 5 % du PIB européen, c'est-à-dire 5 % de 17000 milliards d'euros, vous allez tomber environ sur 850 milliards d'euros. Ce que je veux vous dire par la même, c'est que quand Oursa, Vanerlionen, présidente de la Commission européenne sans mandat de personne, s'engage à dire que l'Union européenne va consacrer 800 milliards d'euros supplémentaires pour le budget de la défense, elle ne le fait pas pour garantir l'indépendance de la France ou l'indépendance de l'Union européenne.
Elle le fait pour céder aux exigences de Donald Trump qui demande 5 % d'investissement dans le budget de la défense. Et pourtant, partout sur les plateaux de télévision, vous allez entendre des gens qui vont vous dire "Mais alors, c'est le moment, la France doit être indépendante. C'est l'Europe de la défense." Vous comprenez la vérité ?
Et j'aurais cela dit avant moi, vous le savez comme moi que le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage. La vérité, c'est que dans la crise du capitalisme que nous connaissons aujourd'hui, le président américain Donald Trump et les puissants qui l'entoure considère que la course à l'armement est aujourd'hui leur planche de salut et ils exigent aux pays européens de payer un tribu en consacrant 5 % de leur PIB pour acheter des armes dont plus de 50 % sont achetées et viennent alimenter les profits de l'industrie d'armement américaine. Voilà la vérité de ce à quoi nous nous assistons aujourd'hui. qui veulent nous forcer à contribuer davantage encore que nous l'avons fait par le passé à venir investir et alimenter les bénéfices des géants de l'industrie d'armement américaine et ils le font au nom de notre indépendance, de notre souveraineté ou de la nécessité de sortir de la dépendance vis-à-vis du géant américain.
Et preuve de leur hypocrisie et de leur tartufie, j'en prends deux. Si vraiment Si vraiment l'objectif de ceux qui nous dirigent était de garantir notre souveraineté et notre indépendance, alors le gouvernement français n'accepterait pas d'abandonner une entreprise aussi stratégique que celle de Vancorex à côté de Grenoble. parce que cette entreprise fait partie des entreprises et des industries de la chimie qui sont indispensables pour garantir notre souveraineté et en particulier la souveraineté de notre capacité de dissuasion nucléaire.
Alors quand on veut être vraiment indépendant, on n'accepte pas de voir fermer une entreprise piliée de notre capacité de dissuasion nucléaire. Voilà ce que l'on fait quand on est vraiment dans une politique d'indépendance et de non alignement. On garanti notre capacité et notre souveraineté, y compris en matière industrielle ce qu'ils ne font pas.
Je dis il faut sauver Vancorex. Solidarité avec les salariés de Vancorex à côté de Grenoble. Solidarité avec les travailleuses et les travailleurs qui se battent dans l'industrie aujourd'hui pour garantir les conditions de notre souveraineté.
Et je voudrais citer un deuxième exemple parce que personne n'en a parlé. Je voyais ce matin, je crois, dans le journal Le Parisien un grand article sur l'entreprise Talè. Je ne sais pas si vous connaissez l'entreprise Talè qui fait des systèmes électroniques et qui a une branche qui agit dans le domaine du spatial.
Et dans ce grand article du parisien sur deux pages, il n'était pas même pas à travers un petit entrefilé évoquer le fait que dans l'entreprise Talè, vous avez aujourd'hui des centaines de salariés qui se battent, c'est à Toulouse et c'est à Cann qui se battent contre un plan de près de 1000 suppressions d'emplois dans la filière spatiale de Talè qui s'appelle Tales Alenia Space. Et quand moi je suis allé avec mes collègues rencontrer les salariés de Talè à Nias Space, ils m'ont dit la chose suivante. Ils m'ont dit "Si on laisse partir aujourd'hui ses savoir-faire, si on laisse partir aujourd'hui ses compétences, si on laisse partir aujourd'hui ses ouvriers, ses employés, ses ingénieurs hautement qualifiés, alors dans 2 ans, nous les Français, on ne sera plus capable de fabriquer nous-même un satellite." Alors, quand on veut parler vraiment de souveraineté, quand on veut poser les actes qui permettent vraiment de garantir notre souveraineté, alors on laisse pas détruire une entreprise aussi stratégique que celle qui fabrique des satellites quand on connaît l'importance de ces technologies pour la lutte contre le réchauffement climatique, pour le renseignement en matière militaire par exemple.
On sauve l'industrie spatiale, on sauve les savoir-fair, on sauve les expériences quand on veut avoir vraiment une politique d'indépendance. Bref, je vous donneris juste ces quelques exemples parce que je vois bien comment le matraquage médiatique essae en quelque sorte de nous expliquer que ce serait le moment où jamais et que monsieur Macron enfin aurait été frappé par la grâce et de la nécessité de sortir de sa soumission aux intérêts américains. une véritable politique d'indépendance.
C'est une politique qui garantit les attributs de notre souveraineté et c'est une politique qui en matière internationale défend ce qui a été le grand acquis, la grande et la sans doute l'une des plus belles inventions des nations après la seconde guerre mondiale. Pour dire plus jamais ça, on a inventé une architecture du droit international. On a inventé l'Organisation des Nations- Unies.
Certes, c'était incomplet. Certes, ce n'était pas parfait. Mais vous voyez dans ce grand moment de bouleversement de l'histoire auquel on assiste aujourd'hui, comment le multilatéralisme et le droit international est détruit de toutes parts.
Détruit en Ukraine quand Poutine envahit l'Ukraine. détruit à Gaza. Quand depuis des années et des années, le gouvernement d'extrême droite israélien viole le droit international détruit au Liban, détruit y compris dans les discussions sur la paix en Ukraine qui se font désormais entre puissance et dans lequel l'Organisation des Nations- Unies a l'air d'être complètement sur le côté, complètement hors jeu. une vraie politique d'indépendance et de non alignement.
C'est une politique qui remet comme élément indispensable et central du droit et des politiques et des relations internationales. Pardon la question du droit international et la question de l'Organisation des Nations- Unies. Oui, nous les assoumis, nous sommes les partisans du droit international.
Nous sommes les partisans du respect des droits humains en toute circonstances. Nous sommes les partisans de la continuité de ce que la France elle-même a fait. Et quand j'entends et quand je vois des dirigeants macronistes ou des dirigeants républicains, c'est le nom qu'il porte, même si malheureusement leur pratique est bien éloignée de ça.
Quand je les entends aujourd'hui remettre en cause par exemple le fait que la Cour pénale internationale ait décidé de livrer un mandat d'arrêt contre Netaniaahou et des membres du gouvernement israélien alors que c'est Jacques Chirac lui-même qui avait introduit dans la Constitution française le statut de Rome, c'est-à-dire la reconnaissance de la Cour pénale internationale. Je me dis que c'est pas nous qui avons dérivé, c'est bien les autres qui sont bien loin de ce qui était y compris leurs engagements historiques. Bref, vous avez vu comme moi comment derrière ces discours, on vient surtout à chercher prétexte de la situation internationale pour nous imposer ici en France une politique que nous ne voulons pas.
Déjà François Bairou a sonné la fin de la récréation de ce fameux conclave. D'autres, il faut dire quand même qu'il fallait être bien naïf pour croire qu'il pouvait en sortir autre chose qu'une entoureloupe. On l'avait dit dès qu'il avait été mise en place.
Évidemment qu'à partir du moment où vous mettez autour de la table l'ensemble des organisations syndicales de salariés et l'ensemble des organisations syndicales du patronat et que vous leur dites qu'il ne peut y avoir un accord et un texte examiné à l'Assemblée nationale que si tout le monde se met d'accord, évidemment que c'était un piège pour ne pas permettre l'abrogation de la réforme des retraites. Mais déjà Baou a utilisé le prétexte de la crise et de la situation internationale pour en quelque sorte doucher les espoirs des plus naïf qui croyaient encore qu'il pouvaiit en sortir quelque chose de positif. Vous voyez comment petit à petit il commence dans le discours à lancer des ballons d'essai.
Il va falloir travailler quelques heures de plus. On aura plus les moyens pour notre protection, pour notre protection sociale. Et le ministre Lecnu nous dit l'objectif pour la France, c'est d'avoir bientôt 100 milliards d'euros chaque année qui est consacré au financement de l'armée.
Il nous dit il faudra passer de 2 % du PIB en France à 3,5 % du PIB en France. Ça fait à peu près 50 milliards d'euros par an de plus par rapport à ce qu'on fait aujourd'hui. Et quand j'ai entendu ce chiffre, je me suis souvenu que pendant la campagne de l'élection présidentielle de 2022 quand avec Jean-Luc Mélenchon, nous avions mis sur la table un plan d'investissement de 250 milliards d'euros par an pour faire face aux grandes urgences du moment, dans ce plan d'investissement, il y avait un volet qui était consacré à la bifurcation écologique et au développement des services publics.
Et on disait que pour faire face aux enjeux de la bifurcation écologique et au développement de nos services publics, il fallait consacrer 50 milliards d'euros par an supplémentaire au financement de la bifurcation écologique et de nos services publics. Alors, je pose une question puisque'à l'époque, on nous avait dit que nous étions des irresponsables, que nous voulions dépenser des milliards et des milliards d'euros et que nous n'avions pas les moyens de le faire. Je pose la question de savoir pourquoi ce qui était impossible en 2022 pour financer la bifurcation écologique et nos services publics deviendrait comme par magie aujourd'hui possible pour financer des chars, des obus et des munitions pour aller en faire je ne sais quoi ?
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Vous l'avez compris comme moi et je pense que nous l'avons suffisamment décrit. Alors, vous pourriez me dire "Mais vous êtes parti un petit peu loin de la 5e République et de la 6e République." Et je vous dirai pas vraiment parce qu'en vérité la 6e République, c'est pas juste une revendication démocratique.
Évidemment, c'est une revendication démocratique. Évidemment, c'est mettre un terme à l'autoritarisme. Évidemment, c'est donner davantage de pouvoir au peuple.
Évidemment, c'est introduire dans la démocratie représentative quel telle qu'elle est aujourd'hui des formes d'intervention directes du peuple à travers le référendum d'initiative citoyenne ou la possibilité de révoquer des élus au cours de mandat. Mais la 6e République, ce n'est pas qu'une revendication démocratique, c'est aussi une revendication sociale, c'est aussi une revendication écologique, c'est aussi une revendication émancipatrice. Oui, dans la 6e République que nous appelons de nos vœux, les salariés doivent avoir plus de poids et plus de pouvoir dans l'entreprise.
Oui. Dans la 6e République que nous appelons de nos vœux, il doit y avoir dans la Constitution la règle verte, c'est-à-dire l'idée qu'on ne prend pas chaque année d'avantage à la planète que ce qu'elle est capable de régénérer. Oui.
Dans la 6e République que nous appelons de nos vœux, il doit y avoir la reconnaissance constitutionnelle de droits fondamentaux. Et si à l'initiative du groupe insoumis, nous avons réussi à introduire dans la constitution le droit à l'IVG. Demain, nous introduirons dans la constitution d'autres libertés fondamentales.
Le droit à choisir à disposer librement de son corps, le droit à choisir sa fin de vie, le droit à choisir librement son genre des revendications qui sont aujourd'hui dans la société et des revendications. Vous voyez comme l'histoire parfois se fait des clins d'œil qui sont évidemment les questions, les sujets, les revendications que l'extrême droite et le fascisme combattent toujours en premier parce que c'est toujours ces revendications, ces exigences, ses progrès que l'extrême droite essaie de mettre à terre. Voilà pourquoi il faut donner à ses protections des garanties constitutionnelles.
Voilà pourquoi la 6e République ne peut pas être qu'une question d'organisation des pouvoirs, mais elle doit donner un niveau de protection constitutionnelle aux droits et aux libertés fondamentales qui sont celles d'aujourd'hui. Et oui, il y a un lien entre cette question et la démarche de ceux qui veulent nous imposer une économie de guerre alors qu'au contraire, nous avons besoin d'une économie des besoins, une économie qui mette en comme objectif la satisfaction des besoins fondamentaux. Ah, je corrige immédiatement peut-être une incompréhension.
Évidemment que dans ces besoins fondamentaux, il y a la nécessité d'être en capacité de se défendre. Évidemment, mais nous ne confondons pas la capacité de se défendre et la course à la guerre et la course à l'armement pour alimenter les profits d'une industrie de l'armement en Amérique. Alors dans ce contexte-là, évidemment la mobilisation populaire est indispensable.
Et à mon tour, après mes camarades en moi, je veux évidemment saluer la mobilisation du 22 mars dernier, mais je veux vous dire que dans le contexte dans lequel nous sommes aujourd'hui, ce 22 mars, ce beau succès et cette belle mobilisation du 22 mars ne peut être qu'un point de départ d'une mobilisation plus large, plus ample. Et oui, la date du 1er mai est une date importante parce que le 1er mai nous manifestons chaque année mais que cette année nous voulons donner une importance fondamentale, une importance particulière à cette question du 1er mai. Lui donner aussi une dimension de solidarité internationale. 3 jours avant, nos camarades belges manifesteront, c'est le 27 avril à Bruxelles pour la paix et contre la Casse sociale.
Alors nous le 1er mai, on manifestera aussi pour la paix et contre la case sociale. Le 1er mai, on dira guerre ni guerre sociale. On dira "Nous voulons la paix".
On dira "Nous aspirons à une vie digne. On dira les françaises et les Français ne sont pas d'accord pour tomber dans la course à la guerre, ne sont pas d'accord avec une économie de guerre et veulent au contraire une économie en mesure de satisfaire nos besoins fondamentaux. Et cette bataille-là, nous la mettrons l'amènerons bien sûr dans la rue la première mais mais nous allons la continuer avec mes collègues parlementaires à l'amener aussi à l'Assemblée nationale.
Nous avons à cinq reprises depuis le mois de janvier tenté de censurer le gouvernement de François Baïou. à cinq reprises, malheureusement, les motions de sûr que nous avons déposé n'ont pas été adoptées. Elles n'ont pas été adoptées parce que le Parti socialiste d'un côté, le Rassemblement national de l'autre ne les ont pas voté.
Et parce que je crois que pour mettre à distance les propagandes médiatiques auquel on assiste parfois dans certains certaines de ces séquences, il est important de faire un droit de suite des arguments qu'on a pu entendre à l'époque. À l'époque, on nous a dit il faut pas censurer le gouvernement de François Baou parce qu'on a besoin d'un budget. Parce que s'il y a pas de budget, alors la croissance va s'effondrer, nous a-t-on dit.
La croissance, les chiffres de croissance qui ont été publiés la semaine dernière démontrent que la croissance a été de 0,1 % sur le premier trimestre de l'année, c'est-à-dire bien en deuxa des prévisions de croissance qui été faite, y compris si on gardait le régime, vous savez, de la loi spéciale pendant toute l'année 2025. On nous a dit au moment de la censure du gouvernement Baou et du budget, on nous a dit mais s'il y a pas de budget alors les taux d'intérêt vont s'envoler. On nous a dit mais les taux d'intérêt aujourd'hui sont à des niveaux plus hauts que ce qu'ils étaient au moment où nous où il a été décidé de ne pas censurer le gouvernement de François Baïou.
Et certains pour justifier leur décision nous ont dit "Mais non, on va pas censurer parce qu'on a obtenu des choses. Certes, c'est pas notre budget, il est pas parfait mais on a gagné des choses. On a gagné la possibilité d'obtenir un débat et une discussion libre et sans a priori sur les retraites", nous a-ton dit à l'époque.
Je pense que je n'ai pas besoin de détailler en de donner plus de détails sur ce sujet. Mais on nous a dit aussi, nous avons réussi à obtenir la sauvegarde des postes d'enseignant. Vous savez, les postes d'enseignant que Michel Barnier voulait supprimer, on les a sauvé grâce à notre action, grâce à notre non censure.
Et on apprend il y a quelques jours que 5000 classes doivent être supprimées à la rentrée prochaine partout en France. On nous a dit au mois de janvier, grâce à notre action, nous avons obtenu 1 milliard d'euros supplémentaires pour la santé. Et à l'époque, nous avions déjà dit non, c'est pas 1 milliard d'euros supplémentaires pour la santé, c'est que Barnier voulait supprimer 5 milliards d'euros dans les dépenses de santé et que Baou s'engageait en quelque sorte à en supprimer plus que quatre.
Mais si ça ne suffisait pas, l'année dernière, la semaine dernière, le gouvernement de Baou, sans aucun débat à l'Assemblée nationale, a annoncé qu'il allait geler dans les lignes budgétaires qui sont passées en force par 493 au mois de janvier, le gouvernement a annoncé qu'il allait geler 9 milliards d'euros de dépenses supplémentaires et parmi le gel de ces 9 milliards de dépenses supplémentaires, il y a 1 milliard pour la santé. Je vous explique si vous avez parce que ça peut paraître peut-être un petit peu technique, monsieur Baou a fait un cadeau au mois de janvier, c'est-à-dire que il a supprimé 1 milliard d'euros de moins que ce qui était prévu initialement dans les dépenses de santé et au mois de mars, sans aucune discussion avec personne, il a dit que finalement le milliard d'euros qui avait été accordé en plus finalement il est gelé, c'est-à-dire qu'on ne peut pas l'utiliser. Voilà, ça s'appelle un piège, une entourele. et il fallait vraiment être naïf pour tomber dedans.
On nous a dit à l'époque grâce à ce budget grâce à ce budget les tarifs de l'électricité vont baisser, vous l'avez entendu dans tous les médias comme moi. Et personne n'a vu que dans le budget qui a été passé en force par 493, il existe une disposition qui va rentrer en vigueur en 2026 et qui prévoit selon les associations de consommateurs UFC que choisir en particulier une augmentation pour tout le monde de 20 % du prix de l'électricité en 2026. Merci à ceux qui n'ont pas censuré le gouvernement de François Baou.
Je vous donne juste ces quelques exemples pour vous montrer à quel point ces gens-là portent une très lourde responsabilité dans les difficultés que nous avons sous les yeux aujourd'hui. Et puisque maintenant les mêmes viennent sur les plateaux de télévision nous dire la censure est maintenant plus que jamais sur la table. Peut-être que nous allons censurer.
Ah, François Baïou prend chaque jour le risque d'une nouvelle censure. Nous disons les choses suivantes. Nous n'avons pas le pouvoir illimité de déposer des motions de censure.
Nous, les insoumis, nous pouvons en déposer des mots de censure qu'on appelle 492, c'est-à-dire des motions de censure spontanées qui ne sont pas sur la base d'un texte de loi. Nous avons la possibilité d'en déposer trois par session parlementaire. une session parlementaire, ça commence au mois d'octobre et ça se termine au mois de juin.
Nous en avons déjà déposé deux des motions de censure spontanée. Nous en avons déposé une au moment du discours de politique générale de Barnier et une au moment du discours de politique générale de Baï. Celle qu'on a déposé sur le budget, elle ne compte pas.
C'était des motions de censure 493, c'està-dire en réponse à un texte de loi. Donc nous avons la possibilité d'en déposer encore une. Motion de censure 492 d'ici à la fin de l'année, d'ici à l'été.
Alors, nous disons que évidemment nous sommes prêts à déposer une nouvelle motion de censure pour censurer le gouvernement de François Bairou, mais que nous, contrairement à d'autres, nous ne sommes pas adeptes des motions de censure pistolé à eau. Quand on fait une motion de censure, c'est avec l'objectif de renverser le gouvernement. Et donc je profite du micro qui m'est offert aujourd'hui pour dire que les insoumis proposent aux députés des autres groupes et en particulier aux députés communistes et aux députés écologistes de déposer ensemble une motion de sensure.
Et nous sommes prêts à déposer cette motion de sensure à partir du moment où l'ensemble des députés de gauche nous donneront une garantie. la garantie que si nous déposons cette motion de censure, ils la voteront pour faire tomber le gouvernement de François Bayerou. parce que nous n'avons pas peur du peuple, parce que nous voulons faire en sorte de le protéger le plus rapidement possible des conséquences de cette politique parce que nous acceptons pas de laisser encore monsieur Darmanin, monsieur Retaillot faire la course aux horreurs racistes et islamophobes chaque semaine à la télévision parce que nous voulons puisque monsieur Retaillot apparemment a menacé de démissionner.
J'ai pas vraiment compris pourquoi c'était une menace. Vas-y pars, on sera content. il y a pas de problème.
Mais le mieux c'est pas d'attendre qu'il démissionne, c'est de les faire partir. Et c'est l'objectif de cette motion de censure. Cette motion de censure pour ouvrir une nouvelle étape, pour faire en sorte que ce pays puisse enfin avoir une nouvelle politique.
Et j'ignore ici, comme chacun d'entre vous, je crois, quelles seront les prochaines échéances électorales. J'ai dit que sans les attendre, nous devons être mobilisés dans la rue. Nous l'avons été le 8 mars, nous l'avons été le 22 mars, nous le serons le 1er mai.
Quelles seront les prochaines échéances électorales ? À quel moment elles arriveront ? Je l'ignore comme vous.
Mais ce que je n'ignore pas par contre, c'est que quel que soit le moment où elles arriveront, elles seront un moment décisif de l'avenir du pays. Et donc notre devoir et notre responsabilité, c'est de travailler le prochain rendez-vous démocratique comme s'il devait arriver demain, de mener les campagnes d'inscription sur les listes électorales comme si elles devaient arriver demain ces élections, de faire en sorte de continuer la présentation de notre programme comme si l'élection présidentielle devait avoir lieu demain. Peut-être que la prochaine échéance électorale sera une élection municipale et je crois avoir entendu que vous vous y préparez et vous aurez évidemment tout mon soutien.
Mais je pense qu'il faut être prêt à faire face à toutes les hypothèses qui peuvent être sur la table et il faut le faire en ayant en tête que dans ce contexte de progression de l'extrême droite, il n'y aura pas de réponse ou d'alternative dans la complaisance ou dans la compromission avec le macronisme. Il faut le faire. En analysant en analysant avec soin avec soin quelles ont été les conditions politiques qui ont permis l'arrivée de Trump au pouvoir aux États-Unis.
Parce que si Donald Trump a gagné les élections présidentielles aux États-Unis, c'est moins parce qu'il aurait fait plus de voix qu'à l'élection présidentielle précédente, mais parce que les démocrates ont fait moins de voix qu'à l'élection présidentielle précédente. et que la réalité, contrairement à ce que j'entends parfois de la part de ceux qui se revendiquent pourtant dans le débat public comme des personnes de gauche mais qui ont l'air de vouloir passer plus de temps en s'apprendre à la France insoumise ou à Jean-Luc Mélenchon que de cibler réellement leurs adversaires. Contrairement à ce que j'entends parfois non empêcher l'extrême droite de gagner ça ne se fait pas en renonçant à porter un programme qui soit un programme clair qui affronte et qui regarde l'extrême droite les yeux dans les yeux qui propose une rupture en matière économique et en matière sociale un programme de rupture un programme clairement antiraciste, un programme clairement antifasciste, un programme clairement féministe, un programme clairement anticapitaliste.
Voilà ce que nous allons dépendre. Voilà de quel côté est l'alternative. Voilà ce qui a manqué au démocrates pour mobiliser la jeunesse, pour mobiliser les catégorie populaires qui ont voté davantage pour Trump que pour les démocrates aux États-Unis d'Amérique.
Voilà aussi l'enseignement que l'on peut tirer de la dernière élection législative en Allemagne où pour la première fois dans ce pays, les néonazis de l'AFD ont fait plus de 20 % des voix. Pourquoi ? parce que depuis plusieurs années gouvernait en Allemagne une grande coalition dirigée par les sociaux-démocrates allemands avec la droite allemande.
Et le résultat, ça a été non seulement la FD à 20 % des voix, mais le pire résultat de son histoire pour les sociau-démocrates allemands et les seuls qui ont relevé la tête en Allemagne, c'est nos collègues, nos partisans de Jink parce qu'ils l'ont fait autour d'une ligne de rupture, parce qu'ils l'ont fait autour d'une ligne antiraciste et antifasciste. Et voilà ce que nous allons faire. Nous allons faire comme d'habitude.
Et vous le savez comme moi. Nous allons faire comme d'habitude. Vous le savez comme moi.
Sous les insultes, sous les diffamations, sous les menaces. On naabdique pas l'honneur d'être une cible, je crois disait Sirano de Bergurac. On va forcément le faire dans un contexte dans lequel on vous dira à longueur d'antenne, à longueur de journée que c'est pas possible. qu'on peut pas y arriver, que ça va être trop dur, que l'extrême droite est à 40 % des voix dans les sondages, que vous vous êtes à 7 ou 8 % dans les sondages, comment vous pouvez y arriver ?
Alors, quand vous avez un petit doute parce que ça peut arriver, je vous propose de vous rappeler d'une chose très simple. En novembre 2020, c'est-à-dire à peu près 18 mois de l'élection présidentielle de 2022, les sondages mettent Marine Le Pen à 30 % des voix à l'élection présidentielle et Jean-Luc Mélenchon à 8 % des voix à l'élection présidentielle. Le soir de l'élection, Jean-Luc Mélenchon a fait 22 % des voix et Marine Le Pen a fait 23 % des voix.
C'est-à-dire que les sondages prévoyaient 22 points d'écart à 18 mois de l'élection présidentielle et il y a eu un point d'écart le jour du vote, le jour du scrutin. Ça c'est la réalité entre leur pronostics, leurs prévisions et leurs résultats électorals. C'est à chaque fois que vous avez des sdeurs qui vont vous présenter des sondages à 10 mois, à 12 mois, à 14 mois ou à 18 mois de l'élection.
Des sondages dans lequels il considèrent que tous les gens qui vous disent pas à ce moment-là, nous sommes sûrs d'aller voter ce jour-là, ne doivent pas pris être pris en compte dans le calcul des intentions de vote. Laissez tomber les sondages, travaillez patiemment, laissez brè, laissez parler, œuvre, construisez, convainquez autour de vous. Ça prend du temps une campagne électorale, mais c'est comme ça qu'on gagne à la fin.
C'est comme ça qu'on progresse parce qu'on convainc les gens parce que leur montre qu'il y a des gens qui tiennent bon, qui tiennent le drapeau, qui se laissent pas emporter dans la dérive de l'extrême droitisation du pays. C'est ça notre boussole, c'est ça notre recette, c'est ça notre méthode. C'est celle que nous avons accompli à chaque fois et c'est la raison pour laquelle dans chaque campagne présidentielle on a progressé, on a convaincu.
On a fait 11 % la première fois en 2012. On a fait 17 % la deuxème fois en 2017. On a fait 22 % des fo des voix la dernière fois en 2022 hein.
Au début de 2012, il nous annonçait à 4 %. Au début de 2017, il nous annonçait à 7 %. Au début de 2022, il nous annonçait à 8 %.
J'ai vu ce matin qu'il nous annonçait à 12 ou 13 %. C'est bon signe. C'est bon signe.
C'est bon signe. Faites le calcul. Rajoutez les points qui manquent.
Rajoutez les points qui manquent. On les aura à la fin. On va y travailler.
En tout cas, je veux vous dire juste que tout va être fait pour essayer de vous faire perdre espoir, pour vous donner le sentiment que c'est trop tard, que c'est fini, que c'est perdu, qu'on y arrivera jamais. va gagner. Notre principal adversaire, parmi tout, notre principal adversaire c'est la résignation.
C'est l'idée qu'on y arrivera pas. Ils veulent pousser. Ils ont compris notre stratégie.
Ils sont pas fous. Ils ont compris ils ont compris que notre objectif c'était créer les conditions de la mobilisation des gens qui d'habitude restent à la maison et donc ils opposent à ça. Ce qui est le plus puissant, c'est la résignation.
Ça sert à rien. À quoi ça sert d'aller voter ? Et quand vous avez une action pour faire en sorte que dans les quartiers populaires où on votait à 10 ou à 15 ou à 20 % il y a encore 10 ans, aujourd'hui on vote comme on l'a fait nous à 30, à 40 ou à 50 % et il y a encore de la marge de progression.
On vous dit vous êtes communautariste. Parce que être communautariste maintenant pour eux c'est accepter l'idée que oui dans les quartiers populaires en fait il y a des citoyens comme les autres. Ils ont le droit de voter aussi ces gens hein.
C'est le peuple là c'est pas du communautaris. Ce qui est du communautarisme, c'est de considérer normal qu'il y a toute une partie de la population qui ne vote pas, qu'on laisse de côté, pour laquelle on fait jamais de campagne d'inscription sur les listes électorales, pour laquelle on se pose jamais la question de savoir si la démocratie fonctionne bien quand dans une élection il y a une personne sur deux ou une personne sur trois qui va voter. Non, la démocratie, elle fonctionne mal quand il y a une personne sur deux ou une personne sur trois qui va voter.
Et donc non, on n'est pas communautariste, on n'est pas clientéliste, on est démocrate. Et parce qu'on est démocrate, on pense que une démocratie qui fonctionne bien, c'est une démocratie dans lequelle le peuple et en particulier celles et ceux qui souffrent le plus, ils vont voter le jour de l'élection et ils reprennent leur pouvoir. Alors, parce que j'ai dépassé mon temps de parole et qu'il faut que j'aille à la conclusion, je veux vous dire juste une chose et j'en profite aussi pour passer quelques messages.
J'ai compris qu'il y avait des gens à gauche qui pensaient qu'il fallait faire autrement, qu'il fallait que ça se gagne au centre, je ne sais quoi et cetera. Je pense que j'ai fait la démonstration de pourquoi de mon point de vue la bonne idée. Mais après c'est le débat démocratique.
Mais juste à quoi bon quand vous avez encore dans les fameux sondages dont j'ai parlé encore ce matin, vous avez encore Jean-Luc Mélenchon qui fait plus que la somme des voix de tous les autres candidats. Pourquoi vous passez votre temps à vous en prendre à la France insoumisé à Jean-Luc Mélenchon ? Concentrez vos coups sur les autres.
Si vous êtes pas d'accord avec nous, c'est la vie. Vous en assumerez les responsabilités. Mais concentrez vos coup sur les autres.
En tout cas, en tout cas, nous on n' pas l'intention de passer notre temps à parler de vous. Nous, on va parler de nos campagnes, de la 6e République, de la paix, de notre programme, de la préparation des prochaines échéances électorales et je suis sûr qu'on continuera à travailler patiemment comme on l'a fait en continuant à gagner du terrain. À la fin, c'est nous qui gagnerons.
Voilà, on va gagner. Alors pour euh je pense que pour conclure un meeting sur la 6e République et sur la paix, je trouvais que c'était bien de donner la parole à Robespierre. C'est un peu pour les énerver mais bon on est plus à près.
Mais aussi parce que finalement quand vous lisez aujourd'hui des textes de Robespierre, vous vous dites que entre la lutte contre la monarchie de l'époque et la lutte contre la monarchie présidentielle d'aujourd'hui, finalement il y a quelques points communs. Alors Robespierre le 5 février 1794 prononcer les mots suivants : "Nous voulons en un mot remplir les vœux de la nature, accomplir les destins de l'humanité, tenir les promesses de la philosophie, absoudre la providence du long règne du crime et de la tyrannie. que la France jadis illustre parmi les pays esclaves, éclipsant la gloire de tous les peuples libres qui ont exister deviennent le modèle des nations, l'effroid des oppresseurs, la consolation des opprimés, l'ornement de l'univers et que nous puissions voir au moins briller l'aurore de la félicité universelle.
Voilà notre ambition, voilà notre but. C'est s'écrivait Robespierre à l'époque. Voilà notre ambition.
Voilà notre but, c'est ce que je déclare aujourd'hui devant vous. Merci beaucoup. Merci d'avoir été là.
Bon courage, la lutte continue. Préparez-vous et rendez-vous le 1er mai. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] son de [Musique] et aux citoyens marchons [Musique] marchons [Musique] sans l'ion [Applaudissements]
Manuel Bompard