Sophie Primas : « Le Sénat doit rester la Chambre du débat apaisé »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse directe
Sophie Prima, vous êtes sénatrice... Est-ce que vous craignez que le Sénat ne soit plus la chambre du débat apaisé ?
- 0:43RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui pourrait faire que ça ne le soit plus ?
- 1:27RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est vous qui faites progresser l'extrême-droite ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Est-ce que vous jugez que c'est démocratique que le RN et la France insoumise soient représentés au Sénat ?
- 3:28RelanceRéponse partielle
La gauche vous appelle au cordon sanitaire... Est-ce que c'est vous qui faites progresser l'extrême-droite ?
- 4:49OuverteRéponse directe
LFI et le RN sont-ils dans l'arc républicain pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:49Sophie PrimaFait
« C'est la réplique des élections municipales. Qu'il n'ait pas pu faire un groupe aurait été une surprise, il faut bien le dire. »
- 3:28Sophie PrimaFait
« Est-ce que le RN est un parti institutionnalisé ? C'est un parti, en tout cas, qui est dans les institutions aujourd'hui et par des voies qui sont des voies démocratiques. »
- 6:12Sophie PrimaFait
« Mediapart est un journal qui est habitué à ce genre d'attaque. »
- 6:53Sophie PrimaFait
« Si c'est vrai, évidemment, c'est terrible, terriblement révélateur. »
- 7:37Sophie PrimaFait
« En tout cas, mes yeux et aux yeux... Il ne peut plus être président du parti ? »
- 10:22Sophie PrimaChiffre
« Mais en fait, je le redis, quand il y a 33 % dans les sondages des gens qui sont proches du RN, évidemment ça touche aussi les élus locaux. »
- 11:46Sophie PrimaFait
« Les élections sénatoriales, c'est un calcul un peu particulier, l'attribution des postes. »
- 20:02Sophie PrimaFait
« Notre groupe est solide et nos convictions font fortes. »
- 20:47Sophie PrimaFait
« Le RN devrait donc faire son entrée au bureau. »
Temps de parole
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Sophie Prima, vous êtes sénatrice à l'air des Yvelines Anciennes, porte-parole du gouvernement. Et c'est donc un nouvel hémicycle qui s'est formé au Sénat, renouvelé de moitié dimanche. On va voir la nouvelle composition, un hémicycle qui compte donc pour la première fois un sénateur LFI et un groupe rassemblement national UDR. Alors l'ambiance au Sénat va -t-elle changer alors que la gauche appelle à la résistance et aux cordons sanitaires ? On va en parler ensemble. Est-ce que vous craignez que le Sénat ne soit plus la chambre du débat apaisé ? Non, moi je crois que le Sénat doit rester la chambre du débat apaisée comme le dit très bien Gérard Larcher. Je crois que les nouveaux collègues qui arrivent aujourd'hui vont le comprendre petit à petit.
Alors il y aura peut-être quelques épiphénomènes au début mais nous sommes habitués à travailler avec des formations différentes. Moi j'ai eu l'honneur de présider la commission des affaires économiques pendant six ans avec à l'intérieur des collègues aussi différents que Dominique Estrosi-Sasson et Marie-Noëlle Lindemann qui n'avait pas sa langue dans sa poche comme on dit avec des convictions bien ancrées et nous arrivions à travailler ensemble. Nous avions nos différences, nous les assumons parfaitement mais nous arrivons à travailler ensemble dans un débat apaisé et je ne doute pas que les nouveaux sénateurs quand on arrive on est tout feu tout flamme rentreront dans ce process de travail qu'est le process qui devrait présider à l'ensemble des assemblées.
Qu'est ce qui pourrait même si vous dites ça doit rester la chambre du débat apaisé mais qu'est-ce qui pourrait faire que ça ne le soit plus c'est plus les 14 15 sénateurs RN UDR ou les un, deux sénateurs LFI ? Non mais je pense que ces nouveaux collègues encore une fois vont comprendre comment travaille le Sénat. Ils vont y trouver plaisir je pense. Il y a des députés qui arrivent, qui étaient députés il y a quelques heures et qui sont aujourd'hui sénateurs ou sénatrices et qui viennent aussi au Sénat parce qu'ils savent qu'ils vont pouvoir exposer leurs convictions. Exposer dans le calme ses convictions c'est une force aussi parce que quand vous proposez des convictions en hurlant avec des attitudes qui sont assez peu dignes,
en fait personne ne vous écoute plus en réalité. Moi je pense qu'ici au Sénat c'est une chambre où on peut exposer ses convictions, même si on n'est pas d'accord les uns avec les autres. Et ça c'est la démocratie mais une démocratie qui est apaisée. C'est-à-dire que vous vous jugez que c'est démocratique que le RN et la France insoumise soient représentés au Sénat compte tenu de leur poids électoral C'est la réplique des élections municipales. Qu'il n'ait pas pu faire un groupe aurait été une surprise, il faut bien le dire. C'est dans ce sens-là qu'il faut l'interpréter. Moi, je trouve que ce groupe, finalement, il est là. dans son nombre, ils sont 15 donc on est 348 dans cet hémicycle-là. Donc je comprends l'émotion qu'il y a autour de la formation
de cette famille politique et l'entrée de cette famille politique mais c'est la réplique du des élections municipales qui ont eu lieu en mars dernier. Donc, c'est l'expression de la démocratie. Ça nous plaît, ça ne nous plaît pas, ce n'est pas le sujet. C'est l'expression de la démocratie. Et ici, on est attaché à l expression de la démocratie et à la juste représentation de chacun. Ça ne nous empêche pas de combattre des convictions qui ne sont pas les nôtres. Avec ce nouveau Sénat, il y a plus de 130 parlementaires RN si on compte assembler Sénat, plus de 130 au Parlement. Est-ce que le RN est un parti institutionnalisé ? C'est un parti, en tout cas, qui est dans les institutions aujourd'hui et par des voies qui sont des voies démocratiques.
Encore une fois, ça nous plaît, ça ne nous plaît pas, c'est à nous de combattre politiquement sur le terrain auprès des Français, auprès des élus locaux, les convictions qui ne nous conviennent pas. Mais aujourd'hui, si tant est qu'on respecte la démocratie, eh bien moi j'aurais préféré qu'ils soient moins nombreux. C'est mon combat politique, mais je respecte la démocratie. Alors la gauche vous appelle au cordon sanitaire et on va écouter Mélanie Vaugel, la sénatrice écologiste qui craint une droitisation de votre part avec l'arrivée du RN. Moi je vous dit que l'extrême droite progresse en grande partie parce que votre parti a choisi de faire la course à l'extrême droite et ce qu'il se passe, ce qu'il s'est toujours passé dans l'histoire
et ce qui va se passer dans les années qui viennent, c'est que quand on court après l'extrême-droite, elle progresse. Est-ce que c'est vous qui faites progresser l'extrême-droite? Bien sûr que non. Évidemment que non. Ce n'est pas nous qui faisons progresser l'extrême-droite, en particulier ici au Sénat. Ce n'est pas du tout le cas, évidemment. mais je dirais à Mélanie Vogel qu'elle garde son sang froid parce qu'elle, elle court après l'extrême-gauche. Et on sait déjà que les alliances avec LFI sont en train d'être discutées. Alors je sais bien que dans son parti, on dit que ce nouveau sénateur et les filles, on le prend ou pas dans les écologistes, il y a un débat, Jadot, elle-même, etc., c'est pas positionné.
Donc je pense qu'il faut garder son sang froid, il y a des partis qui sont dits républicains et qui ne sont pas dans les extrêmes, alors je veux dire dans l'arc, voilà. Et LFI et le Rennes, c'est dans l'arc républicain pour vous ? Écoutez, c'est dans l'arc républicain à la mesure où ils ont été élus. Voilà, s'ils arrivaient en coup de force, en putsch, je dirais non, ils ne sont pas dans l'arc républicain. Moi, je ne partage pas leurs idées ni aux uns ni aux autres. Je les combattrai, je le dis sur le terrain, pendant les mois qui viennent et d'ailleurs, pendant toutes les années qui qui viennent lorsqu'on sera confronté dans le Sénat, mais je le combattrai de façon démocratique et donc républicaine. – Mélanie Vaugel vous appelle aussi un cordon sanitaire ?
– Non, mais ça, c'est des vieilles idées, j'allais dire agitées par la gauche qui nous inquiètent parce qu'on sait bien que les parties de gauche demain pourront tout à fait s'allier à LFI et donc voilà renforcer en fait le courant d'extrême gauche donc ça marche plus auprès des français enfin voilà les français ce qu'ils veulent c'est des propositions qui répondent en fait à leurs préoccupations et à leurs espoirs vous allez travailler avec l'ERN comme vous travaillez avec les autres groupes pour vous c'est un groupe comme un autre c'est pas que c'est enfin c'est pas que c'est un groupe comme un autre dans la mesure où ils ne véhiculent pas les mêmes idées que les nôtres voilà et des idées qui parfois moi sont en dehors de mon spectre de l'acceptable bon
très bien mais on travaillera avec eux parce qu'ils représentent une partie des élus locaux et que donc il faut respecter le vote qui a été fait par les élus locaux soit d'extrême gauche ou d'extrême Sur les rênes, puisqu'on l'a vu dans le journal, il y a une polémique sur des propos antisémites qu'aurait tenu Jordan Bardella lorsqu'il avait 17-18 ans. Propos révélés par Mediapart. Alors Jordan Bardella dément, il attaque en en justice, Mediapart maintient ces informations. Qu'est-ce que vous dites de ça ? Je dis que Mediapart est un journal qui est habitué à ce genre d'attaque. Si c'est vrai, évidemment, c'est terrible, terriblement révélateur.
Mediapart a des méthodes d'investigation qui sont connues. Je pense que c'est la première vague. On en parlait tout à l'heure. C'était certainement la première vague. Ils ont l'habitude de sortir des choses par séquence. – Mais quand vous dites terriblement révélateur, révélateur de quoi ? Révélateur de ce qu'est Jordan Mardellar ? – Non, non, non, c'est terriblement révélateur au sens profond, c'est-à dire, si vraiment les propos ont été tenus, c'est terrible, évidemment, parce que c'est encore quelque chose qui divise les Français les uns vis-à-vis des autres. Donc ça, on ne peut pas l'accepter. Et puis c'est antisémite, C'est tout ce qu'on déteste en réalité, tout ce dont on a accusé le Front national historiquement.
Donc il faut aller au bout de cette affaire, Jordan Bardella se défend, il a le droit, Mediapart a des informations et bien que tout cela soit mis en lumière pour que la vérité soit faite. – Mais si ces propos sont avérés, si la justice tranche, ça changera ? Ça disqualifie ? Tu en as marqué là ? – Bien sûr, oui, bien sûr. En tout cas, mes yeux et aux yeux... Il ne peut plus être président du parti ? Écoutez, ça, ça les regarde. Moi, je ne veux pas mêler des affaires du rassemble. Mais est-ce que vous, ça changera, par exemple, votre manière de travailler avec le RN ? Là, vous dites qu'ils ont été élus, on va travailler avec eux. Est-ce que si c'est que ces propos sont avérés, vous reverrez cette position ? Je pense qu'il n'y a pas 33 % des Français qui sont antisémites.
Mais je pense que le RNN n'a pas changé dans ses instances. Voilà, je le pense Vraiment, vous voyez, par exemple, nous avons vu pendant ces élections sénatoriales que, et pendant le temps des élections sénatoriales, la famille Le Pen, par exemple, est en retour. On a vu Marion Maréchal, Le sa tante ostensiblement est venue la voir alors qu'elle-même n'était pas allée la saluer. Sa tante s'est levée, elle est venue la voir, elle l'a saluée pour que les caméras la voient. Voilà, la la sœur de Marine Le Pen était candidate dans la Sarthe, etc. Donc on voit l'empreinte de la famille Le Pen qui revient et finalement, peut-être avec elle, des vieux démons.
Mais je ne crois pas que 33 % des Français soient antisémite, je ne le crois pas. – Et est-ce que vous croyez à la dédiabolisation de l'ARN ? – À ce titre-là, je pense qu'il faut être prudent dans le fait de repousser la démocratie telle qu'elle s'est exprimée. – Est-ce que vous croyez à la dédiabolisation du ARN Je crois qu'ils ont beaucoup travaillé, mais le noyau dur du Rassemblement national, j'ai toujours des doutes. L'ERN qui envoie des sénateurs dans ses zones de force, notamment le pourtour méditerranéen, mais plus surprenant Il s'implonte ailleurs, le sénateur qu'on n'avait pas vu venir vient de Seine-Maritime On va aller à Ifteau dans le département, retrouver Gislain Aneta, rédacteur en chef du Courrier Cochois Bonjour Gislain,
est-ce que cette élection a été une surprise dans le département – Alors, elle a été une surprise pour le principal intéressé, c'est ce qu'il a dit, mais pas tellement pour nous finalement. Parce que comme a dit une élue qu'on a contactée, finalement le vote des grands électeurs, il n'est pas tellement éloigné de celui des électeurs et aux dernières législatives on avait eu deux députés rn sur le sur le secteur est dans les campagnes il ya une pour reconnaître qu'il y a une porosité des idées rn dans le chez les élus locaux. On peut voir ça comme... Pourtant, on est dans un département qui paraît encore riche et préservé, des canicules et des choses comme ça, mais on peut voir ça comme une petite peur du déclassement.
Et puis, bon, donc ça suit surtout dans nos zones rurales. Restez avec nous, Ghislain-Sophie Prima. Vous entendez ce que dit Ghislain ? Il y a un vote RN, vous le constatez. Il y a un vote RN qui monte dans les eaux rurales chez les élus sans étiquette, même des départements où ils n'ont pas réussi à avoir des sénateurs mais où ils ont multiplié leur nombre de grands électeurs. Est-ce que le RN s'est aujourd'hui enraciné dans le pays ? Et est-ce qu'il s'enracine sur cette crainte du déclassement dont parlait Gislin ? Mais en fait, je le redis, quand il y a 33 % dans les sondages des gens qui sont proches du RN, évidemment ça touche aussi les élus locaux. Évidemment que la base et j'allais dire le point de départ du RN,
il est sur les difficultés concentrées sur les zones qu'on appelle quelquefois déclassées, les zones rurales où effectivement le manque de services publics, l'éloignement, le manque de mobilité, le manque de moyens également se fait ressentir. C'est là-dessus que prospère, qu'a commencé le RN, qu'il a prospéré et aujourd'hui qu'il s'étend Donc le profil de notre nouveau collègue du Rassemblement national de Seine-Maritime, c'est le profil d'un maire rural qui est là depuis très longtemps dans le paysage de Seine-Maritime, qui donc a une empreinte dans la La ruralité qui n'est pas neutre et qui a fait son travail auprès, il le dit lui-même d'ailleurs. J'ai regardé, il le dit lui-même, j'ai pris mon bâton de pèlerin,
je suis allée voir entre guillemets mes collègues, maires ruraux, puis les autres également. Et effectivement, il a fait un score qui est un score important. Et puis, vous savez, les élections sénatoriales, c'est un calcul un peu particulier, l'attribution des postes. Donc plus vous avez aussi de listes et plus Plus les votes se dispersent, plus vous avez de chances qu'un élu qui soit d'un parti pas forcément pilier dans le départ apparaisse parmi les élus face à la mode de scrutin assez particulier. – Ghislain, est-ce que ce résultat il découle aussi du glissement d'une droite classique vers le Rassemblement national ? – Un petit peu oui, surtout que comme l'a dit Sophie Prima,
Le sénateur qui vient d'être élu, c'est typiquement ça. C'est typiquement un ancien élu UMP. Il a été LR aussi, même il était au RPR à l Il a fait des campagnes pour un ancien député LR qui était très implanté dans le secteur. Et là, il s'est raccroché un petit peu au nouveau député Rassemblement national sur la circonscription d Et c'est aussi ce député qui a fait beau boulot pour lui en allant, comme il a été dit, au contact des maires ruraux, au contact des élus locaux. C'est vraiment comme ça qu'il a construit sa campagne. C'est un cycliste, il le dit lui-même. Il est resté dans la roue et il est sorti un petit peu comme ça au dernier moment.
Merci Gislain, merci beaucoup d'avoir été avec nous. On regarde la une du courrier Cochois, c'est ce cher carburant à la une de votre journal. Sur ce que disait Giselin-Sophie Prima, est-ce que le RN grignote petit à petit votre électorat, voire vos élus ? En fait, c'est toute la difficulté à laquelle nous Nous allons faire face aux élections présidentielles. C'est de faire comprendre aux Français que les Républicains sont un parti qui propose des solutions aux axes qui qui sont aujourd'hui préemptées tout à fait illégitimement par le Rassemblement national. On sait qu'on a des difficultés dans les zones rurales. On y travaille énormément ici au Sénat.
On sait qu'on a des difficultés à se faire entendre donc effectivement il y a une partie de notre électorat qui a glissé c'est pas un scoop notamment sur l'udr par exemple qui est aujourd'hui l'allié du rassemblement national et donc tout le travail de bruno rotailleau tout notre travail ici dans ce groupe qui est largement majoritaire au sénat et de faire comprendre aux français qu'en fait les solutions qui sont des solutions républicaines pour lequel nous avons des solutions eh bien sont les solutions d'un parti qui se veut tout à D'autant que la Seine-Maritime, c'est le département d'élection d'Edouard Philippe. Vous y voyez un signal ? Non, je n'y vois pas de signal parce que ce petit entourloupe des élections, j'allais dire.
Mais ce monsieur qui est notre futur collègue, le dit lui-même. D'ailleurs, je crois qu'il a été même un peu étonné. Votre confrère l'a dit de son élection et il a dit bon, je suis allée aux Rennes parce qu'en fait, il a le vent en poupe. Voilà. Allez, on va parler de ce qui va se passer ses prochains jours au Sénat, parce que les sénatoriales sont passées mais le renouvellement du Sénat n'est pas pour autant terminé, Stéphane. Le Sénat reprend néanmoins peu un peu le cours normal de son fonctionnement. – Eh oui, les nouveaux sénateurs et les sénateurs réélus reprennent petit à petit la route du palais du Luxembourg et s'ouvre une semaine qu'on peut qualifier finalement de semaine de rentrée des classes pour les sénateurs, pour les 67 nouveaux sénateurs car ils sont 67 à faire leur entrer
pour la première fois ici au palais du Il faut d'abord aller s'inscrire, récupérer des documents administratifs. On vous montrait un petit peu leur parcours hier. Et dès aujourd'hui, les groupes commencent à se réunir pour leur traditionnelle réunion de groupe hebdomadaire. Les groupes, ils ont encore quelques jours pour se dessiner ? Oui, car après une... Oui, alors oui, parce qu'ils ont jusqu'au 5 octobre pour déclarer officiellement leur groupe et la liste exhaustive de leurs membres. Donc c'est jusqu'à la semaine prochaine. Il y a donc des tractations en quelque sorte qui se passent entre les groupes pour savoir qui aura le plus de sénateurs possible entre les étiquetés divers centres, divers droites, des gens pour qui l'étiquette n'était pas vraiment une évidence. On passe après ?
Non, vous avez des questions ? – Non, pas tout de suite. – Allez ! Alors, on parle des conflits. – C'est un peu dans le désordre, mais le groupe dont on est sûr qu'il sera composé d'élus RN et UDR, il fait sa rentrée aujourd'hui, le 5 octobre, et sa rentrée sera particulièrement scrutée. Jordan Bardella et Marine Le Pen vont rencontrer les nouveaux sénateurs avec les députés du côté de l'Assemblée nationale aujourd'hui, ensuite ils vont faire leur rentrée tous ensemble au Sénat. Voilà l'occasion de matérialiser une image de ce premier groupe RN-UDR et puis ce sera aussi le cas pour les autres groupes politiques, donc de se réunir comme le RN, je le disais, pour ces fameuses réunions hebdomadaires avec un sujet particulier, ce sera le vôtre aussi, désigner le candidat de chaque groupe
pour la présidence du Sénat car le vote c'est jeudi Auriane. Le vote c'est jeudi, sans grand suspense. Sans grand suspense parce que Gérard Larcher a annoncé qu'il serait candidat à sa réélection, donc à priori Gérard Larcher devrait être réélu si tout va bien. Ce renouvellement de Gérard Larcher, il va donner lieu à des élections. Chaque groupe présente un candidat même si le président du Sénat sortant sera probablement réélu, ce sera évidemment à suivre sur Public Sénat. Et donc c'est maintenant qu'on parle des groupes ? Oui c'est maintenant qu'on parle des groupes, c'était après, mais c'est pas grave, ça a quand même son sens. Les tractations ont commencé dès dimanche je le disais pour essayer d'attirer dans ses écuries les différents élus, divers centres,
divers droites qui n'ont pas d'étiquette figée, une intense bataille de couloirs finalement qui est menée. Donc la liste complète c'est je rappelle lundi 5 octobre à 16h les présidents de groupe doivent amener la liste de leurs membres à la présidence avec leur choix d'appartenir ou non à la majorité ou à l'opposition du Sénat et pour les sénateurs qui n'auraient pas de groupe il y a une autre réunion serait peut-être le cas de Gabriel Amard le député à la France Insoumise qui devient sénateur à la France Insoumise du Rhône il y a une réunion à 18h pour choisir le délégué des non-inscrits même si lui a pour le moment dit qu'il souhaitait siéger avec les écologistes alors dans cette bataille pour la constitution
des groupes Sophie Prima il y a des questions de potentiel défection du groupe LR vers le groupe RNUDR il y a déjà eu une défection celle de votre collègue Sylvie Gouachavin qui n'est pas confirmé elle a quand même tweeté, elle a retweeté en expliquant que oui mais enfin les tweets c'est pas une signature en bas de ministre pour vous c'est pas fait non non elle fera ce qu'elle veut elle est tout à fait libre voilà bon évidemment mais moi je prends les faits quand ils sont avérés voilà est-ce que vous craignez qu'il y ait d'autres départs du groupe LR vers le groupe RNDR ? non je ne pense pas non je ne pense pas non non je ne pense pas pas d'inquiétude parce qu'au ORN on dit on discute avec des centristes avec des LR qui pourrait... Ah oui, discuter avec tout le monde.
Potentiellement nous rejoindre. Les pays sont 15. C'est-à-dire qu'ils font partie des groupes qui seront de la même taille que d'autres... Les radicaux, les écologistes enfin voilà on a on a maintenant pas mal de groupes qui sont composés entre 12 et 15 18 sénateurs voilà qu'ils sont des groupes qui sont souvent soit dans la minorité soit dans Et le fait qu'il y ait moins de sénateurs au groupe LR après ce renouvellement, vous avez l'impression d'une perte de vitesse des LR ? Non, pas du tout. Vous savez, on est le premier groupe, donc c'est normal que c'est nous qui en perdions, entre guillemets, le plus en valeur absolue de renouvellement que vous en perdez en pourcentage on en perd beaucoup moins que d'autres groupes donc non
tout est tout est normal voilà pour le moment ils nous sommes confortés en très honnêtement moi je suis très contente de ces élections notamment pour notre groupe. On n'était pas... Voilà, je trouve que c'est bien. Je trouve qu'on a bien résisté, y compris dans les départements du Sud. Voyez, on regardait avec beaucoup d'attention, par exemple, les Alpes-Maritimes. Alors certes, il y a deux élus RN, mais les élections ont dit les choses. On a perdu la ville de Nice, malheureusement. Et donc je trouve que la résistance à la fois de Dominique Estrosi et d'Alexandra Borquio est remarquable. Là, vous dites qu'il y aura très peu, voire pas de sénateurs qui franchiront la ligne. Est-ce que vous redoutez que si le RN remporte la présidentielle,
là il y a une hémorragie de sénateurs vers le groupe ? Chaque chose en son temps, non, je ne pense pas. Notre groupe est solide et nos convictions font fortes. Donc je pense que chacun aura à cœur de garder ce qui sera très important et qu'il l'est toujours depuis longtemps, que les Français ont bien compris maintenant, c'est la qualité de contre-pouvoir du Sénat. Voilà, nous sommes indépendants du pouvoir, quel qu'il soit. Moi j'étais parlementaire sous Nicolas Sarkozy et Nicolas Sarkozy disposait à la fois de la majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat. Je me rappelle que de temps en temps il était agacé par les positions du Sénat parce que le Sénat est indépendant des gouvernements. La dernière étape du renouvellement, puisque ça continue Stéphane.
Ce sera la désignation du bureau du Sénat et des membres des différentes commissions. Oui, ce sera mardi prochain. On connaîtra donc les 8 vice-présidents, les 3 questeurs et puis les 14 secrétaires du Sénat. Les questeurs, ce sont ceux qui gèrent les finances du Sénat. Assez logiquement, chaque groupe sera représenté à la proportion de son nombre de sénateurs. Il y a un système, une forme de point pour répartir ces postes-là. Le RN devrait donc faire son entrée au bureau. On se rappelle qu'en 2024, du côté de l'Assemblée nationale cette fois, la gauche avait dit pas de RN au bureau alors que le RN était arrivé avec le premier groupe, si on prenait le groupe en valeur absolue de députés. Pendant un an il n'y avait pas eu de sénateur, de député et RN au bureau de l'Assemblée nationale.
Est-ce que vous craignez qu'il y ait un appel de la gauche à faire la même chose ici au Sénat ? Je pense que le président du Sénat, qui probablement sera Gérard Rachet à partir de jeudi, de nouveau, sera attentif à ce que le règlement du Sénat soit absolument appliqué dans toutes ses dimensions. Je pense que plus on fait des manœuvres comme ça, plus on renforce, plus on victimise, plus on renforce. Donc je pense que c'est une erreur et pour Pour éviter ces erreurs, il y a quelque chose de très simple, c'est de respecter la règle et de respecter le règlement et d'appliquer scrupuleusement le règlement aux résultats démocratiques des élections. Donc vous ne comprendriez pas qu'il y ait un appel, en tout cas de la
Je pense que la gauche fait cette erreur depuis tellement d'années qu'il faudrait qu'ils arrêtent et qu'ils combattent par les idées. Et le dernier rendez-vous, ce sera la composition des commissions permanentes et spéciales, ça ce sera mercredi prochain. Après, l'EF-SNA pourra commencer ses travaux la semaine du 12 octobre en séance publique, tout à fait. On suivra ça. On va terminer par l'éleve de la bruce régionale. – Ah ouais, il y a d'autres dossiers avant le budget. – On aura le budget aussi. – On va terminer par les unes de la presse régionale, on va la regarder, on en a sélectionné trois. La une du républicain Lorrain, le pape apôtre de la paix à A Metz, des dizaines de milliers de personnes qui ont applaudi hier dans les rues de Metz.
Le pape Léon XIV venu délivrer des messages très forts de paix pour l'Europe dans la ville de Robert Schumann. La deuxième ligne, celle de Ouest France, pompiers, policiers, soignants. Pourquoi ils manifestent à l'appel de huit fédérations de la fonction publique, les agents de l'État, des hôpitaux, des collectivités manifestent aujourd'hui. Ils demandent notamment des revalorisations de salaire. Et puis là une du télégramme. Les retraités ciblés par le budget face au déficit des finances publiques, le gouvernement qui envisage de de les mettre davantage à contribution. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Des trois, parce qu'elles sont très révélatrices de notre moment politique. Le pape, quand même formidable,
élan, la La France l'a accueillie, je trouve, dans de bonnes conditions et quelle que soit la religion des uns et des autres a reconnu que cette espèce de bulle que nous a offert ce pape était une bulle d'abord d'union entre les Français et puis un formidable message d'espoir au moment où, politiquement, on est tout le temps en train de se chamailler sur des choses très importantes. Ça nous permet de relever la tête et de se dire qu'on a besoin d'espérance, on a besoin d'un cap, on a besoin d'horizon. C'était un formidable message que le pape a adressé. On va se quitter sur ces belles paroles. Merci Sophie Prima, merci beaucoup d'avoir été notre invité
Sophie Primas