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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 17 septembre 2025 20 min

"Les gens ressentent que le travail ne paye plus" (David Amiel EPR)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europin soir 19h 21h Pierre de Villena avec mes camarades de la première. Bonsoir Louis Alter, journaliste politique au Figaro. Bonsoir Adrien Matou, directeur adjoint de la rédaction de Mariane.

Bonsoir David Damiel, merci d'être avec nous dans ce studio en direct député EP de Paris, membre de la commission des finances, de l'économie générale, du contrôle budgétaire. On va bien sûr dans quelques instants parler de la taxe Zucman avec quelques sondages qui plébiscitent d'ailleurs. C'est assez étonnant les Français qui sont pour euh attaquer s'attaquer aux ultra riches qui doivent payer de leur poche alors qu'il manière la croissance de la France qui crée de l'emploi.

Moi ça me fascine à chaque fois. Enfin on va en parler. D'abord cette colère des Français demain.

Comment est-ce que vous vous y préparez ? Est-ce que vous la comprenez ? bah qu'il y ait de la colère sociale dans le pays, qu'elles expriment des attentes fortes en matière de pouvoir d'achat, en matière de conditions de travail, en matière de service public.

Je pense évidemment aux questions de santé de l'école. C'est une évidence. On ça veut dire que vous avez échoué.

On le verra demain. Ça veut dire qu'il y a beaucoup de choses à faire dans ce pays. Ça veut dire que vous avez échoué.

Mais on n pas tout réussi. C'est une évidence. Personne ne penserait avoir tout réussi en quelques années.

Donc bien sûr qu' vous allez nous réciter. Non, c'est pas un acte de c'est un acte de lucidité. Évidemment qu'il y a des attentes sociales immenses dans ce pays.

Et d'ailleurs, on en parlera à l'instant. Moi, je suis très frappé que dans le débat actuel, le fiscal écrase le social. C'est-à-dire qu'on parle beaucoup d'impôts de taxes.

On ne parle pas assez, je crois, de ce qui est au cœur des attentes de beaucoup de nos compôts, on a peur des taxes, on est le pays le le champion des prélèvements en Europe et et tout d'un coup, on nous dit "Ah, il y aura peut-être encore un peu plus." Vous allez dans mon sens et donc à Forceurie, je pense que les attentes des Français se portent d'abord sur l'investissement dans les services publics, sur la revalorisation des salaires, sur les créations d'emplois. Je pense que ça doit revenir au cœur du débat politique.

Louis Zelter, euh la journée de demain, elle soulligne quand même qu'il y a une inquiétude des travailleurs. Vous avez raison de parler du social. Alors sous réserve que le l'extrême gauche ne vienne pas saccager les manifestations, il me semble que les inquiétudes sociales qui manifestent, elles portent d'abord sur la question du travail, du travail qui ne paye plus, qui ne rémunère plus et sur lequel et les travailleurs sur lesquels risquent encore de peser les efforts.

Est-ce que vous trouvez pas qu'il y a un décalage entre une classe politique qui parle effectivement de fiscalité, de taxe Zucman, de comment taxer les riches et un monde de du travail des travailleurs qui se disent "Mais en fait la première chose à faire et le sujet sur lequel il faudrait se concentrer, c'est pas seulement les questions budgétaires et fiscales, c'est les questions de dire mais ceux qui travaillent qui sur lesquels on fait toujours plus peser d'effort qui parlent à ces gens-là dans la classe politique." Je parle de votre camp comme des autres d'ailleurs. Bah vous avez raison.

Je pense que c'est exactement la question centrale et ça fait partie d'avoir du décalage qui se cré entre la classe politique et euh l'opinion publique, en tout cas une immense majorité des Français. Je pense que ce sentiment des travailleurs que le travail ne paye plus est une des causes centrales du malaise que l'on observe aujourd'hui. On avait fait des propositions nous l'année dernière pour changer la manière dont on allège les charges pour que ça coûte moins cher d'augmenter les travailleurs pour pouvoir désicardiser aussi la société française parce qu'on a beaucoup trop de travailleurs qui sont au SMIC et qui restent ensuite toute leur vie.

Donc de pouvoir leur permettre de progresser, ça me paraît être un élément essentiel. de pouvoir évidemment continuer à réduire les charges qui pèsent sur les travailleurs. C'est la raison pour laquelle on ne souhaite pas nous revenir sur la réforme des retraites qui obligerait à augmenter les cotisations et donc à réduire les salaires nets qui sont déjà très grevés.

C'est aussi une des préoccupations, je crois majeur pour les ouvriers qui travaillent dans l'industrie qui sont soumis à une concurrence féroce chinoise en particulier dont on ne parle pas assez médiatiquement. Alors très bien que dans le secteur automobile, dans le secteur de la chimie, dans le secteur de l'acier et de la métallurgie, on a une déferlande chinoise très inquête qui est en train de ravager beaucoup de nos industries. Je pense que ça devrait être au cœur des débats politiques et y compris des discussions budgétaires.

Je sais plus quel homme politique a comparé enfin a pris à s saisi d'une d'une publicité d'un d'un supermarché qui a l'habitude de vendre des produits très peu chers et qui a comparé une une casserole le Creuseau qu'on aime bien ici en France et qui sont quand même d'un certain prix parce que c'est de la qualité à l'équivalent chinois qui coûtait je crois 29,99 et il a dit c'est pas possible. Voilà. Donc il faut il faut s'attaquer il faut s'attaquer à à cette concurrence qui bah n'est pas déloyale mais il faut comparer ce qui est comparable d'une certaine manière.

Moi je suis toujours très frappé. Je trouve que la classe politique française est un peu un canard sans tête. Il y a quelques semaines, on s'indignait tous collectivement de la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis avec les tarifs de Donald Trump. tout le monde ou presque appelait à faire de la réduction de la dépendance aux États-Unis, de la défense de notre industrie, un objectif suprême, absolu et là on rentre dans la discussion budgétaire, plus personne n'en parle.

Bah non, c'est bien ce que souligner dans le décalage entre les sujets en tout cas nous en tout cas avec le groupe ensemble pour la République, on continuera à faire de la question de l'industrie et de l'innovation une de nos priorités essentielles dans le budget parce que derrière ce qui se joue c'est à la fois les emplois et les salaires des Français et l'indépendance du pays. Adrien Matou de Marianne. Alors, est-ce que vous n'avez pas l'impression, je vous entends parler mais je m'en réjouis de d'industrie de de voilà de lutte dans la concurrence mondiale, mais vous qui êtes un des penseurs du macronisme, vous avez écrit un livre qui tentait de penser ce qui était idéologiquement le macronisme, en 2017, Emmanuel Macron, c'était quand même le candidat, je résume à très gros trait, promondialisation, c'est le candidat qui croit en l'Europe, qui croit en la concurrence mondiale, qui veut insérer la France dans la mondialisation.

Est-ce que vous n'avez pas l'impression que aujourd'hui, alors que le monde semble se renationaliser, qui est une guerre commerciale, qui a une exigence de réindustrialisation, est-ce que c'est pas une défaite idéologique de fond pour le macronisme ou en tout cas l'Emmanuel Macron de 2017 ? Je pense surtout que le candidat Emmanuel Macron en 2017 et ensuite le président était lucide sur la mondialisation précisément parce qu'elle est féroce. On ne peut pas y aller avec des boulets au pieds.

Ce qui a été fait en matière de politique de l'offre, de baisse de l'impôt sur les sociétés, de baisse des charges qui avait d'ailleurs commencé sous François Hollande à la suite du rapport qui avait été remis par Lou Galois. C'était le CICE qui avait été un des premiers actes de d'allègement de la fiscalité qui sur sur nos ind. Ça a permis ça a permis non seulement de réduire le chômage, mais ça a permis de stopper la désindustrialisation qui saignait à blanc notre pays depuis de très nombreuses années.

Maintenant, il faut évidemment qu'on continue pour pouvoir remonter la pente. Ça fait partie évidemment des priorités aujourd'hui et c'est la raison pour laquelle il faut commencer par ne pas saboter ce qui a été fait en David Damiel, il y a les politiques de rupture. Je disais tout à l'heure que Marine Le Pen et Jordan Bardella à la sortie de Matignon étaient plus que circonspect devant les idées ou en tout cas la trajectoire que semble suivre monsieur le Cornu.

Ils attendent une rupture. Est-ce que par exemple dans les ruptures, pas forcément celle attendue d'ailleurs par le RN, est-ce qu'on devrait pas s'attaquer à des totems ? Et l'un des totems, c'est remettre les Français au travail, c'est-à-dire revoir quand même l'assurance chamage, la façon dont dont les les personnes sont indemnisées et de notre côté peut-être s'attaquer à un totem qui est celui des 35 heures.

Et par exemple Pierre Gataz dans son dernier livre dit que bah en remettant les Français à 40 he par semaine, on dégagerait 120 milliards de richesse par an. Et sur les 120 milliards, il y a 60 pour l'État, mais il y a aussi 60 milliards pour le pouvoir d'achat des Français. Bah, vous savez, d'abord le Rassemblement national s'est opposé à la réforme qu'on avait pensé.

C'est pour ça que je vous ai dit que c'était pas forcément les attentes du Rassemblement national. Voilà, je je précise le Rassemblement national s'est opposé quand on a fait en sorte que les bénéficiaires du RSA par exemple s'engagent à faire 15 heures d'activité. Ça peut être un emploi, ça peut être une formation pour ceux qui sont trop éloignés de l'emploi.

Il a refusé de soutenir cette démarche et le Rassemblement national s'oppose aussi parce que parce qu'il pensa le rassemblement national c'est le système du RSA qui fonctionne pas qui est dans les spécials. Justement le Rassemblement national ne proposait pas la suppression du RSA. Il s'opposait à la réforme du système, il s'oppose aussi à la réforme de l'assurance. revoir tout le système.

Je crois surtout que le Rassemblement national mène dans la politique économique une vision qui n'a qu'une seule boussole qui est la démagogie. Et d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle ils disent tout et son contraire chaque jour sur ces questionsl. Vous avez réussi à vous avez réussi à placer votre critique sur le sur le rassemblement.

M'interrog sur le rassemblement répond. Il est 19h26, c'est pas sur le rassemblement. Je voudrais savoir si on peut arriver aux 40h, si on peut remettre la France au travail mais vous allez devoir patienter parce qu'il est 19h26 et qu'on va marquer une pause et qu'on va avoir le rappel des titres de l'actualité.

On se retrouve juste après. Merci d'être avec nous sur Europin. Europein soir 19h 21h Pierre de Villau.

Avant d'écouter les réactions politiques du jour, j'interrogais David Damiel, notre invité qui est en studio avec nous sur ce totem qui est les 35 heures. Est-ce qu'on peut y toucher ou pas ? Moi je n'y suis pas favorable.

Je expliqué pourquoi. Parce que on peut travailler aujourd'hui plus de 35 he quand on travaille plus de 35 heures, on touche des heures supplémentaires. Nous avons d'ailleurs rétabli leur défiscalisation et c'est un vrai plus pour le pouvoir d'achat de beaucoup notamment d'ouvriers, d'employés qui ne sont pas au RTT et qui donc touchent ces heures supplémentaires.

Si demain on fait passer 35h à 39h par exemple, la seule conséquence que ça aura, c'est de supprimer ces heures supplémentaires et donc de faire baisser la rémunération de ces travailleurs là. Sauf si vous gardez des heures supplémentaires au-delà de 40 ou au-delà de 37 d'aou avait pensé avant les jours fériers, il avait dit je voulais faire 36 qui travaillent 39h aujourd'hui par exemple touchent des heures supplémentaires à hauteur de 4h entre 35 et 39. Je ne veux pas faire baisser le salaire des travailleurs.

Je crois qu'au contraire tout ce qu'on fait doit aller dans l'autre sens. Et notre priorité, ça doit surtout être d'augmenter le nombre de personnes qui travaillent. Parce que le malheur français aujourd'hui, c'est pas que les gens qui bossent ne bossent pas assez dur dans le spectre de l'assurance chômage.

Le problème, c'est effectivement qu'il n'y a pas assez de Français qui travaillent. C'est donc la question de la réforme de l'assurance chômage, c'est la question de la réforme de la formation aussi parce qu'on a aussi trop de jeunes qui ne trouvent pas un emploi parce que ils n'ont pas les formations qui sont adaptées aux besoins du marché du travail. Il suffit d'ailleurs de voir les fils d'attente devant les BTS dont on sait qu'ils permettent une insertion rapide sur le marché du travail.

On a pas assez de place aujourd'hui en BTS pour beaucoup de jeunes. Ce qui fait d'ailleurs que les jeunes qui ont fait par exemple un lycée professionnel ne rentrent pas en BTS parce que c'est les jeunes du lycée général qui y vont et donc je crois que ces réformes là elles sont absolument indispensables. Alors réaction politique ce matin Nicolas Dupont Aignant le président Debout la France sur Europe et sur ses news a dénoncé l'inaction de l'État.

Elle demande des référendums. On a atteint les limites depuis bien longtemps. L'État ne se fait pas respecter.

On sait ce qu'il faut faire. C'est ça qui est insupportable et c'est pourquoi je demande que ça s'arrête. On sait ce qu'il faut faire.

Vous pouvez, j'avais proposé à l'élection présidentielle cinq référendums. Un sur l'école, un sur l'Union européenne, un sur la réforme du code pénal par référendum. Aujourd'hui, la France est dans un tel état de compromission politicienne que seul le peuple peut arbitrer.

David Damiel, ça c'est un des d'une incompréhension du quinquena du double quinquena de d'Emmanuel Macron, c'est qu'il avait promis de consulter les Français sur des sujets graves. Il a encore refait lors des derniers vœux présidentiels. On se souvient très bien de cette grande consultation auprès du CE puis finalement qui est fini dans un terreur.

Qu'est-ce qui se passe ? On veut pas écouter l'opinion. Bah, il y a eu un certain nombre d'élections, il y a même une dissolution déclenchée par le président de la République.

Donc, je ne crois pas qu'on puisse lui faire grief de ne pas donner la parole au peuple. En revanche, bah non, mais vous disiez le président ne veut pas écouter le peuple, il a dissou l'Assemblée nationale, donc convoquer des élections législatives. Si ça ce n'est pas donner la parole au peuple, je sais pas, je sais pas ce que c'est.

Euh mais pour répondre pour répondre à la question à la question actuelle, le défi majeur urgent qui est devant nous, c'est d'adopter un budget. C'est ça aujourd'hui la priorité absolue. Un budget ne peut pas être adopté par référendum.

D'ailleurs, ça n'aurait pas beaucoup de sens. Et donc, je crois que c'est là-dessus qu'il faut pouvoir se concentrer. On a un problème parlementaire qui est de pouvoir dégager à l'Assemblée nationale une majorité au moins de non censure pour faire adopter ce budget.

C'est ce qu'on avait réussi à faire avec cette assemblée nationale là au mois de janvier. Dant ainsi la France d'un budget pour l'année 2025. Un budget d'ailleurs qui a permis de réduire les déficits sans augmenter les impôts des Français.

J'avais été le négociateur à l'époque de la commission NX Paritaire sur ce budget 2025. C'est cela qu'il faut qu'on arrive à faire maintenant. Le mais comment vous faites ?

Emmanuel Macron a exclu le RN du jeu en considérant que de toute façon leur agenda était ailleurs. C'était demande de dissolution voire demande de démission dans l'arblain et qui n'était pas dans dans l'arc républicain. Euh donc le partenaire de jeu c'est le Parti socialiste.

Sauf qu'aujourd'hui ils vont à Matignon, ils ressortent en disant que entre le début de la Réunion et la fin de la Réunion, ils sont exactement dans le même état d'esprit. Par ailleurs, il réclame la taxe Zukman, euh l'abandon, en tout cas la suspension de votre réforme des retraites. Bref, la discussion paraît mal engagée et surtout on ne voit pas sur quelle voie de passage précise vous pourriez former une entente qui au moins aux yeux des Français permettrait de se dire "Bon, pour de tr mois, ils vont s'entendre pour permettre au pays d'avoir un budget et ensuite on passera à une autre phase." Mais pour l'instant, on ne voit même pas ça.

Est-ce que vous vous voyez au moins un au bout du couloir dans dans le dans l'obscurité une voie de passage ? Oui, je pense oui, je pense que c'est possible. Je pense que c'est possible parce que ça a déjà été fait au mois de janvier dernier.

On a réussi à trouver cet accord entre le Parti socialiste, le bloc central et la droite républicaine. C'est d'ailleurs la seule fois où ça a fonctionné puisque le gouvernement de Michel Barnier a été censuré par l'alliance du Rassemblement national de la France. Oui, mais la situation la situation aussi nous appelle collectivement à la responsabilité.

On sait qu'il y aura une élection en 2027 présidentielle qui permettra de trancher des grands désaccords entre ces forces politiques qu'on ne va pas résoudre maintenant. Je pense qu'on peut avoir la maturité nécessaire collectivement pour pouvoir faire adopter un budget. On avait réussi à le faire à nouveau au mois de janvier en préservant les investissements indispensables dans l'armée, dans la sécurité, dans la justice, en réduisant le déficit sans augmenter les impôts des Français et en faisant droit aussi aux demandes qui avaient été formulé à l'époque par le Parti socialiste sur la transition écologique, sur les investissements en matière de santé pour enlever certaines économies auxquelles ils étaient hostiles.

Donc je crois que le bon sens peut prévaloir mais vous avez raison, c'est difficile. Il y a beaucoup de postures politiques, il y a des arrières-pensées évidemment avec les élections municipales. pas que il y a des gens qui pensent pas comme vous aussi David pas que des arrièrespensées. pouvez pas dire chose et là cette cartouche là a été usée.

Je voulais vous poser la question quelles sont vos lignes rouges ? On connaît celle du PS ? connait celle du RN, on connait celle de LR.

C'est quoi les principes fondamentaux sur lesquels vous ne transigerez pas ? Et là par exemple, vous avez évoqué avec nous la l'absence de hausse de la fiscalité. A priori quand même, on a quand même l'impression qu'on se dirige vers un accord avec comme le disait Louis Walter, le PS qui est le seul partenaire de jeu et eux clairement ce sera une hausse de la fiscalité.

Alors pour les très très riches, mais tout de même c'est un c'est un aspect fondamental du macronisme sur laquel visiblement vous allez devoir transiger. Mais nous sommes prêts à discuter d'un effort qui serait demandé aux plus riches et d'ailleurs on parlait du budget de l'année 202 d'accord avec madame Le Pen d'accord ou plutôt c'est elle qui est d'accord avec vous. On parlait du budget de l'année 2025 qui a eu un effort demander aux plus fortunés dans le budget de l'année 2025 quand je dis les plus fortunés c'est les gens qui gagnaient plus de 250000 € par an.

On a augmenté la fiscalité pour ces personnes-là dans le cadre de l'accord au mois de janvier. Sans doute, faudra-t-il pour ce budget-là aller plus loin. Donc évidemment qu'il faut pouvoir en discuter avec le Parti socialiste.

Nous, notre boussole, c'est de ne pas affecter l'industrie, l'emploi parce que c'est ça qui évidemment a un effet très direct à la fois sur la puissance de la France et puis surtout sur la vie quotidienne des Français. Bruno Rotaillot a mis un dispositif évidemment demain pour comment dirais-je pour cette grande journée de manifestation pour protéger la population, protéger les commerçants pour voilà les gendarmes et les policiers seront à nouveau en première ligne risquant parfois leur vie risquant parfois d'être blessé grièvement blessé. Écoutez ce que dit Mathilde Panot ce matin sur France info, la chef de députés la chef de fil des députés LFI.

On peut parler d'Adama Traoré, on peut parler de Souel El Calfaoui, on peut parler de Cédric Chouvia. Oui, bien sûr, il y a il y a beaucoup de cas et d'ailleurs même la France est championne d'Europe du nombre de tirs qui sont mortels par les policiers. Et donc, je pense qu'il faut s'interroger.

Mais je vais vous dire, moi je vais répondre à cette question. Nous, nous sommes la seule force politique de ce pays qui œuvrons pour que la police soit respectée parce qu'elle respecte les droits des citoyens. Et ce que nous faisons en demandant ainsi que on agisse fort contre les violences policières, c'est justement quelque chose qui est à la fois bon pour les policiers et bon pour les citoyens.

La police tu le slogan de LFI n'a pas bougé. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Bah que c'est indigne.

Moi je suis toujours frappé que des personnes qui se prétendent de gauche s'emprennent à ce point à des personnes qui portent l'uniforme de la République qui ne sont pas payé très cher, qui sont souvent d'ailleurs des enfants du peuple. C'est un problème d'ailleurs payer très v qui vont qui vont défendre l'intérêt général au péril de leur vie puisque ils sont confrontés de plus en plus souvent à des violences extrêmes. Des jets de cocktail molotof qui peuvent blesser, amputer, parfois tuer.

Et je pense au contraire que la nation doit faire bloc devant ces violences et évidemment en défendant ses fonctionnaires de Est-ce que il est grave de ne pas avoir de gouvernement parce que Sébastien Lecnu a été nommé a été nommé premier ministre. Il a expliqué qu'il voulait d'abord négocier avec les forces politiques avant de commencer à constituer un gouvernement. Mais ça veut dire quoi ?

Est-ce que ça veut dire là dans les jours qui viennent, vous devez signer un accord, voir peut-être même l'écrire pour dire ce que vous allez faire avant de le nommer ou c'est un peu compliqué à faire vu l'état de tension à l'Assemblée nationale et il faudra quand même faire un gouvernement qui sera qui n'aura d'ailleurs peut-être pas beaucoup de différence avec le le gouvernement sortant et actuellement des missionnaires dont l'une des vedettes est Bruno Rota que vous venez de mentionner. Écoutez, moi je crois que Sébastien Lecorn dans la méthode qu'il a adopté fait plutôt preuve de beaucoup de bons sens. Le bon sens d'abord de discuter du fond avant de parler du casting.

C'est les consultations qui ont lieu ces jours-ci. Le bon sens aussi d'avoir par exemple renoncé à la suppression des jours fériers qui était incompréhensible pour tous les travailleurs qui travaillent durement. Nous y étions d'ailleurs également opposés.

Et puis le bon sens de renoncer à l'hypercommunication, d'adopter ce style de sobriété, de sérieux qui je pense est utile dans la période. Bien sûr qu'il y aura Bien sûr qu'il y aura à un moment un gouvernement, il en faut un pour pouvoir prendre des décisions mais je pense qu'il procède là dans le bon ordre. Merci beaucoup David Damiel d'avoir été avec nous député EPR de Paris.

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"Les gens ressentent que le travail ne paye plus" (David Amiel EPR) — David Amiel · Pourquijevote