LA NOMINATION DE MADAME DE MONTCHALIN EST UN SCANDALE D'ÉTAT !
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« Il y a même un risque de conflit d'intérêt puisque comme l'a dit Alain, elle va et ça sera l'un de ses premiers jobs en quelque sorte, elle devra contrôler le budget qu'elle a elle-même préparé. »
- 0:30Éric CiottiChiffre
« Cette inamovibilité conduirait madame de Monchalin à pouvoir rester en fonction euh jusque pendant 28 ans. »
- 1:00Éric CiottiFait
« On a déjà eu la nomination de monsieur Ferrand au Conseil constitutionnel qui est un très très proche du président de la République. »
- 3:00Éric CiottiPromesse
« Nous limiterons le mandat du président de la Cour des comptes à 7 ans. »
- 9:00Éric CiottiChiffre
« Il y a des estimations qui convergent autour de 5000. On m'a même donné une estimation qui va jusqu'à peu près 10000. »
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Bonsoir, bonsoir. Ça mélange les gens. Il y a même un risque de conflit d'intérêt puisque comme l'a dit Alain, elle va et ça sera l'un de ses premiers jobs en quelque sorte, elle devra contrôler le budget qu'elle a elle-même préparé.
Bah, c'est extrêmement choquant. D'abord, ça traduit une fin de règne un peu désespérante puisque on recase les copains. Et c'est manifestement la dernière mission de monsieur Macron, c'est décorer, promouvoir ses militants, ses proches, ses amis, ceux qui ont partagé ses intérêts, son engagement.
C'est quelque part une forme de scandale d'état, nommer une ministre en fonction et puis la la nommer puisque si on exerce et on respecte aujourd'hui le code des juridictions financières qui soulligne que un membre de la Cour des comptes est un magistrat et que comme tout magistrat, il n'est inamovible. Cette inamovibilité conduirait madame de Monchalin à pouvoir rester en fonction euh jusque pendant 28 ans. Pendant [raclement de gorge] 28 ans.
Ça ça veut dire que c'est une accaparation d'un des postes clés euh de la République. Aujourd'hui, on a déjà eu la nomination de monsieur Ferrand au Conseil constitutionnel qui est un très très proche du président de la République. On a le Conseil d'État qui est présidé par une personnalité qui ne qui se qui ne cache pas ses appartenances à gauche.
On aura demain la cour des comptes. Ça veut dire que quelque part la démocratie est confisquée. On est riche des contrepouvoirs en disant quoi qu'il arrive aux élections nous on sera là.
Oui, mais Éric Sioti euh vous dites on recrair avait nommé en son temps son ancien ministre Philippe Seguin. Euh François Mitteran avait nommé un ancien ministre socialiste Pierre Jox. Rien de nouveau.
Rien de nouveau. Sauf erreur de ma part. Philippe Segin a été nommé, je crois, par Nicolas Sarkozy euh mais nommé juillet 2004 qui qui pe qui peut qui peut comparer Amélie de Monchalin avec Philippe Segin quand même ?
Donc vous demandez au président de la République de revenir sur cette nomination et puis c'était pour une durée plus limitée puisque lorsque Philippe Segin a été a été nommé, il était c'est quoi ? C'est la compétence ou la proximité du pouvoir que vous remettez en cause parce que Amélie Montchalin est diplômé d'Harvard. C'est naturellement le la méthode elle économiste la proximité du pouvoir.
On est dans une fin de règne donc c'est pas la compétence de madame de Monchalin que vous mettez en cause la compétence elle n'est elle n'est pas forcément en cause. Elle reste vous dites aussi par rapport à Philippe Seguin. Or pareil Philippe Seguin était un ami du pouvoir en place et il a été nommé à la cour des comptes.
Pas totalement. Il était président du RPR juste avant. Pas totalement.
Enfin, Philippe Segin, excusez-moi. Alors, je suis peut-être pas objectif mais si on est à arriver Philippe à comparer si on en est à arrivé à comparer Philippe Segin et à Milie de Montchalin. Sincèrement, Philippe Segin des plus grands hommes d'état de ce siècle.
Il a sans doute pas eu le destin politique qu'il méritait. Il a eu une vision très prospective sur l'Europe. Je l'ai côtoyé.
C'était quelqu'un d'extrêmement puissant, d'extrêmement impressionnant. Quand on voit madame Monchalin, petit télégraphiste du macronisme, sincèrement, bon à chacun ses comparaisons. Moi, je n'oserais pas comparer Philippe Segan de Monchal.
Mais pour justement qu'on arrête d'avoir toujours ces accusations de République des copains, de scandale démocratique, est-ce qu'il faudrait pas revoir les les règles de nomination ? Absolument. D'ailleurs, mon groupe va déposer une proposition de loi, nous en débattrons plus tard au mois de juin, visant à rompre avec cette inamobil inamovibilité puisque nous limiterons le mandat du président de la Cour des comptes à 7 ans.
Voilà, je crois pas de nomination je crois que dans une démocratie, pas son mode de nomination, avec le contrôle du parlement dans une démocratie, je pense qu'on ne peut pas imposer des 28 ans. Oui, elle est pas obligé de rester 28 ans avec elle a le choix de le faire. Elle pourra mais pourquoi elle partirait monsieur ?
C'est tellement confortable. Monsieur Shteti pour le coup, vous avez évoqué dans la dans la République des copains, vous avez évoqué le cas de monsieur Ferrand. Le cas de monsieur Ferrand est pas tout à fait le même que celui de Montchalin puisqu'il correspond précisément à la proposition de loi que vous souhaitez déposer.
En tout cas une partie, c'està-dire qu'il y aurait un contrôle du il y a un contrôle du parlement pour le président du Conseil constitutionnel et monsieur Ferrand a été auditionné assemblée Sénat les députés ont voté il est passé à une voie prêt. À une voix près. Ça a été serré.
Vous avez vous n'avez pas tort. Et quand à Quant à Amélie Monchalin vous dites le mandat est irrévocable. En réalité pas tout à fait.
Si je prends les deux exemples précs, il est irrévocable au sens de la loi mais Didier Migo, il faut qu'elle parte de son initiative. Pas forcément Didier Migo Pas forcément Didier Migo président premier président de la Cour des comptes la place a été libérée si j'ose dire en le nommant à la haute autorité pour la transparence pour la vie publique et Pierre Moscovici qui pouvait aller jusqu'en septembre prochain part pour la Cour européenne donc en réalité donc on enlève un fromage pour en donner un autre. Ce que je veux dire par là, c'est qu'un président peut déplacer précisément le premier président de la Cour des comptes si euh le prochain président est lu en 202 il peut monsieur Moskov arrivé à la limite d'âche, il a même été prolongé d'un an, il pouvait aller jusqu'en septembre prochain et il a été nommé, ce qui va lui prolonger une forme de privilège à la cour des comptes européennes.
Donc vous en convenez avec moi, c'est pas de sa décision. il a une nomination qui va être encore plus confortable que ce qu'il avait. Moi ce que je déplore surtout quez je craint, c'est qu'on érige deux choses.
Une forme d'entre soi euh que qu'installe monsieur Macron en nomant non pas pour leurs compétences, non pas pour leur expérience des personnalités, mais en les nommant pour leur proximité avec lui. Et ce que je crains qu'on érige des contrepouvoirs qui vont s'opposer à la volonté du peuple parce que ces personnalités ont un engagement politique extrêmement marqué, extrêmement marqué au côté d'Emmanuel Macron et qu'ils vont naturellement être des obstacles demain si l'alternance comme je le souhaite se produit. Si demain nous gagnons l'élection présidentielle avec la coalition euh des droites euh RN UDR, si demain euh nous gagnons les élections législatives, nous aurons immédiatement immédiatement des personnalités qui devraient être caractérisées par leur indépendance, leur neutralité et qui en fait sont des militants politiques.
Et c'est pour cela que quelque part, je pointe le risque d'un dévoiement extrêmement grave de nos institutions. On doit avoir confiance dans la cour des comptes. On doit avoir confiance dans le Conseil d'État, on doit avoir confiance dans le Conseil constitutionnel.
C'est l'État droit. Si ce sont des militants politique à la tête des trois plus grands corps de l'État, et bien de de notre nation, ça ne peut plus fonctionner. Alors justement, il y a le gouverneur de la Banque de France qui vient à la surprise générale d'annoncer qu'il quittait son poste plutôt que prévu.
C'était prévu pour juin prochain, c'est François Villeroi de de Galot euh pour prendre les reines de la fondation des apprentis d'utuil. Mais alors, visiblement derrière cette raison officielle, il y aurait peut-être l'objectif de de couper l'herbe sous le pied du RN qui est susceptible d'arriver au pouvoir. En tout cas, pour l'instant, c'est Jordan Bardella le favori la présidentielle et donc le gouverneur de la Banque de France sera nommé par Emmanuel Macron et et non pas par le prochain président. et un nom qui circule notamment sur les informations de nos confrères de la tribune qui affirment que l'un des profils envisagés est celui d'Emmanuel Moulin.
Et c'est vrai que pour le coup Richard Ferrand, Amélie Montchal Emmanuel Moulin d'un coup ça peut faire beaucoup. Alors qui est Emmanuel Moulin ? Emmanuel Moulin, c'est l'actuel secrétaire général de l'Élysée.
Le secrétaire général de LSé par exemple le gouvernement secrétaire général de l'Élysée, c'est le deuxième cerveau en quelque sorte du président de la République. C'est le président bis d'une certaine façon. Emmanuel Moulin et l'ancien directeur de cabinet également de Gabriel Atal à Maton, ancien directeur de cabinet ou directeur adjoint, je revérifierai, [raclement de gorge] de Bruno Lemire en dès 2017 au ministère de l'économie et des finances.
Donc c'est quelqu'un qui est intimement lié aux deux quinquen d'Emmanuel Macron et à la fabrique économique de fait euh de des des différents budgets. Ça va conforter Ericoti dans son argumentation si c'est le cas. Si Emmanuel Moulin est remplace à la Banque de France Ville de Galot.
Si j'étais cynique, euh je dirais que ces nominations euh annoncent la défaite euh annoncent la débacle puisque c'est une espèce de panique, on recase les copains. Euh mais ce qui est grave, c'est l'intérêt du pays. Ça veut dire qu'on va avoir, je le [grognement] redis, une tentative de mettre des obstacles dans la volonté du peuple qui se sera prononcé lors de l'élection présidentielle en 2027.
Il y a qu'une expression de la volonté générale qui vaille aujourd'hui, c'est celle du peuple et on n' pas le droit d'ériger aujourd'hui des contrepouvoirs qui sont là pour faire obstacle à la volonté du peuple. Alors, on a Michael Morau qui est avec nous, journaliste, auteur de Sa Majesté, nomme enquête sur un pouvoir présidentiel exorbitant aux éditions Robert Lafond. Combien de personnalités le président de la République nomme-t-il ?
Alors, il y a des milliers de personnalités que le président de la République nomme dans un peu toutes les sphères de la vie publique. Euh, alors il y a plusieurs estimations qui circulent. Le l'Élysée Matignon ne peuvent pas même les comptabiliser tellement il y en a.
Il y a des estimations qui convergent autour de 5000. On m'a même donné une estimation qui va jusqu'à peu près 10000 jusqu'à jusqu'à 10000. Donc, c'est des milliers de personnes qui sont nommées dans un peu toutes les vie publiques.
Comment quels sont les est-ce qu'il y a des critères définis précisément ? Alors, pas forcément, ça dépend des postes, mais dans beaucoup de postes, en fait, il y a pas vraiment de critères. C'est du prince.
Mais ça peut l'être même si choisir de nommer, c'est pas forcément choisir des incompétents entre guillemets, mais il y a pas forcément on peut il y a beaucoup de postes pour lesquels il n'y a pas beaucoup de il y a pas il y a pas de critères. Mais dans votre livre, vous expliquez qu' alors que c'est pas Emmanuel Macron qui a inventé ce système. C'est un système qui date de la 5e République, le général de Gaulle jusqu'à Macron.
Vous dites quand même que depuis François Mitterrand, ça s'est accéléré parce que François Mitterrand a renforcé les pouvoirs de nomination du président de la République. Et vous dites qu'Emmanuel Macron, lui c'est c'est quelque chose qu'il il aime beaucoup faire, c'estàd que c'est un directeur de casting. Il aime bien rencontrer les les futurs élus.
Il il rencontre lui-même les candidats. C'est peut-être le président de la République qui s'implique le plus dans les nominations, même si dans la réalité tous les présidents de la République ont beaucoup été attachés à ce pouvoir de à ce pouvoir de nomination. Lui, il rencontre euh personnellement un certain nombre de de personnes pour diriger les castings, pour euh euh pour choisir les candidats, même sur des poste.
Par exemple, la présidence du Louvre, euh c'est lui qui avait choisi, qui avait reçu les différents candidats en tête à tête pour choisir euh Laurence Descart et c'est lui qui choisit de la maintenir alors qu'il y a eu des appels à des missions aussi. Et c'est lui qui aura le choix de donc c'est un pouvoir quand même très fort le pouvoir de nommer des personnalités à des têtes à la tête d'institutions qui qui jouent un rôle important dans notre pay. C'est un pouvoir très étendu qui s'est même étendu tout au long de la 5e.
Il y a même de plus en plus de postes. aussi un poste, c'est c'est aussi le nombre est mouvant parce qu'il y a il y a des postes qui se sont qui se sont créés, qui se sont rajoutés et dans la dans la réalité finalement aussi tous les présidents de la République ont beaucoup se sont beaucoup attachés à ce à ce pouvoir. Mais c'est que des amis que les présidents, les amis politiques les président, par exemple Nicolas Sarkozi pour pour prendre la famille politique d'Éotti, est-ce que Nicolas Sarkozy avait l'habitude de nommer des amis ?
Il y a eu des nominations qui ont été controversées. Par exemple, vous étiez je pense député UMP à l'époque, il y a eu en 2010 Arnaud Clarfeld qui avait été Conseil d'état qui avait été au Conseil d'État, qui était avant juste avant conseiller de François Fillon et qui avait été battu au législative de 2007. Il y a eu des ce qu'on appelle aussi du des requases d'ancien ministre Ramaya à l'UNESCO.
Enfin, il y a plein de plein de noms possibles et en même temps, c'est Nicolas Sarkozi par exemple qui décide que le premier président de la Cour des comptes, Didier Migo en l'espèce qui était président de la commission des finances et qui était PS qui nomme un socialiste, il y a une différence tout de même entre Emmanuel Macron et ses prédécesseurs, c'est qu'Emmanuel Macron dès sa campagne et dès les prémises de 2017 assume d'installer un pouvoir de nomination qui ressemble à ce qui existe aux États-Unis, ce qu'on appelle le spoil système, le système des dépouilles. Il dit à ce moment-là que pour lui un certain nombre de fonctions d'état différence doivent être doivent être proches du chef de l'État que là il s'en va il nomme des proches qui vont rester pas tout à fait la même chose. Il l' fait tout le long.
Oui mais là c'est plus c'est plus gard ces nominations de proche du président de la République au cours de son mandat me gênerait pas. Ce qui est aujourd'hui extrêmement choquant c'est que ces nominations interviennent au moment où il va partir et emporte des délais. intermidable même extrêmement long et vont peser sur la liberté de son ou de sa successeur.
C'est ça le problème. Vous auriez souhaité qu'il nomme des profils différents ou qu'il prolonge les existants en disant le prochain président s'en occuper ? Je crois qu'il y a une forme de républicaine, d'élégance républicaine.
C'est de dire je termine mes 10 ans de mandat dans la douleur pour le pays, c'est un autre problème. Je laisse à celle ou à celui qui me succédera en 2027 le choix de procéder à des nominations aussi stratégiques. Parce que quelque part, il faut que le président élu qui a la légitimité du peuple et c'est la seule qui qui importe puisse de avoir une lisibilité sur le compte.
Oui, mais les nominations seront aussi con. Il y a aussi la compétence et l'indépendance parce que la cour des comptes ça doit pas être forcément. Vous rappelez la nomination de qu'avait à laquelle avait procédé Nicolas Sarkozi, c'était un opposant.
Donc la question de l'indépendance à la Cour des comptes, au Conseil d'État, au Conseil constitutionnel, indépendance, compéten euh doivent primer sur l'engagement politique qui est des directeurs d'administration centrale qui participent de ce spoil système qu'on pourrait installer. Moi, j'y suis assez favorable parce que on n' pas avoir des directeurs qui sont nommés par d'autres pour mettre en place la nouvelle politique. Après là, on est quand même dans des institutions qui sont quelque part un peu les piliers de la République qui sont inscrits dans la Constitution.
On n'est pas dans une simple autorité administrative où on est quand même la Cour des comptes, le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel, c'est pas rien. Michel Morau, il y a une nomination d'Emmanuel Macron qui qui n'est vraiment pas passée, c'était celle de Philippe Besson, l'écrivain qui était retoqué par le Conseil d'État. C'était pour le le consul général de Los Angeles, ce qui est très rare que le Conseil d'État retoque doivent retoquer nomination.
Donc c'est possible quand même. C'est possible même si c'est rare et même si dans les faits Emmanuel Macron a beaucoup revendiqué d'avoir moins recé finalement que des prédécesseurs euh même s'il l'a recé aussi, mais que il y a eu des périodes sous Jacques Chirac, sous François Mitteran, où il y a eu des des moments de recage quasi quasi industriel. J'ai parlé tout à l'heure aussi du Conseil constitutionnel en fin de règne, c'est déjà arrivé d'avoir un très proche nommé en c'est en mars 2007, quelques jours avant l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy que Jean-Louis Debré est nommé.
On parlait aussi mais ça ça interroge justement notamment et là ça imposerait à l'époque vous l'aviez pas dit ça imposerait une réforme constitutionnelle. Euh il faut sans doute revisiter euh ce process de nomination ce process de nomination et et notamment qu'il soit euh assez en conformité avec la durée euh d'un un mandat. Moi en tout cas c'est comme ça que je le vois et on prendra des initiatives parlementaires dans ce sens.
C'est vrai que nommer un président du Conseil constitutionnel dans les derniers mois d'un mandat qu'il quel qu'il soit il y a quelque part quelque chose de choquant. Et si on supprimait la Cour des comptes ? Puisque aucun pouvoir ne tient ne tient compte des rapports de la Cour des comptes.
Les déficits se creusent malgré tous les avertissements de la Cour des comptes. Oui, on peut s'interroger sur l'efficacité. C'est pas une question que je considère comme tabou.
Vous savez, j'ai porté dans mon programme quand on est rue Cambon 14500 € euh de de de salaire plus tous les frais 220 millions de budgets. Tout ça pour des rapports qui terminent au fond d'une armoire. Monsieur Sioti.
Donc il y a des nominations très politiques qui en effet interrogent et en tout cas si on regrouper le Conseil constitutionnel, c'est à part le Conseil constitutionnel, il il est garant de l'application de la Constitution mais les corps de contrôle ou les juridictions, le Conseil d'État, il est à la fois un corps de conseil du du gouvernement et et une juridiction administrative. La question peut peut se poser. Pour moi, elle est pas tabou.
Moi, je prône qu'on supprime les de tiers des autorités administratives indépendantes, qu'on supprime les les de tiers des des agences de l'État. On a besoin de faire un grand ménage et beaucoup d'économie. Donc, c'est pas quelque chose qui me choquerait.
Dans tous les cas, c'est ce genre de nomination accroit le fossé entre euh les Français et l'élite. C'est ce que montre d'ailleurs Nargis Sadi, vous allez nous [musique] le dévoiler, ce nouveau rapport du Sévipof, le centre d'enquête sur la vie politique française. Euh, on va regarder le le détail des chiffres avec.
Oui. Et chaque année, le Sévipov mesure le rapport des Français à la politique, aux institutions et aux élus. les conclusions.
Cette année encore, la défiance progresse. D'abord la politique en général 78 % des Français disent ne pas avoir confiance pas du tout ou plutôt pas dans la politique de notre pays. C'est 4 points de moins qu'il y a 1 an et c'est bien plus que nos voisins européens.
Vous allez le voir, 60 % des défiances en Italie, au Royaume-Uni, 56 %, 55 % en Allemagne et donc la la France est première avec 78 %. Et si on regarde le système démocratique plus généralement, qu'en disent les Français ? Et bien là encore, vous allez le voir, le jugement est plutôt négatif. 76 % des Français estiment que la démocratie et bien fonctionne mal, soit plus de 3/4 des Français.
Mais et c'est la seule bonne nouvelle, ce chiffre recule de 8 points sur un an. Enfin, la confiance selon les élus et bien plus l'élu est halacé et moins il inspire confiance. Le maire reste la figure politique la plus appréciée. 60 % des Français et bien disent être plutôt satisfaits de leur mère et de son action.
La confiance, vous le voyez, chute en dessous. 34 % seulement pour les députés et enfin seulement 18 % pour le président de la République. Un niveau très bas, encore en recul cette année.
Le maire reste la figure préférée des Français. Vous êtes candidat à la mairie de Nice face au Messortant Christian Estrosi. Mais c'est une élection ou c'est une guerre ? une guerre où tous les coups sont permis entre deux anciens amis.
C'est une élection que j'aborde moi très positivement. C'est pas du tout une guerre. On a un beau projet, une belle une belle équipe.
Vous êtes Nissois donc vous regardez ce qui se passe à précise que je vote à Paris. Notre campagne notre Ouais, j'ai essayé de vous convaincre mais notre campagne elle est elle est positive. Euh le maire c'est naturellement un élu qui recueille qui doit recueillir la confiance, le soutien.
C'est plus le cas du maire de Nice. C'est pour ça que les Nissois veulent changer. Mais j'ai l'impression que cette guerre est est sans merci.
Tous les coups sont permis parce que finalement vous avez été très proche politiquement. l'an
Amélie de Montchalin