Guerre au Moyen-Orient : l’IA révolutionne le conflit | Chaque voix compte - 19/03/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 28 %Défensif 33 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:43OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous aussi Dominique Trincamp, cette guerre marque une vraie rupture technologique ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Quelles sont les principales technologies qui témoignent de cette transformation des pratiques militaires pour vous Alexandra Saviana ?
- 4:53OuverteRéponse directe
Cette guerre que vous voyez se dérouler sous vos yeux, elle vous conforte aussi dans votre rôle ?
- 8:15OuverteRéponse directe
Comment est-ce que les Américains s'en sont servis au tout début de l'opération ?
- 10:15FerméeRéponse directe
Est-ce que ça demande beaucoup d'hommes ?
- 10:54OuverteRéponse directe
Comment est-ce que l'IA est en train de transformer la prise de décision militaire sur le champ de bataille ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:02Chiffre
« Voici le Shaed, le drone iranien le plus connu qui peut voler 2000 km jusqu'en Israël. Son prix 20000 € maximum contre 1 million d'euros pour un missile patriote américain chargé de le détruire. »
- 6:47Fait
« Début mars, les États-Unis ont détruit un navire porte-drone aussi grand qu'un porte-avion. »
- 7:31Fait
« À Beyrout, la frappe israélienne visait cet immeuble, mais plus précisément deux appartements au 7e et 8e étage sans toucher les autres. »
- 8:55Fait
« Les données dont il vous parle à ce moment-là, c'est des données géographiques. Ce sont des données géographiques, ce sont des données sur les personnes, c'est du renseignement humain, c'est du renseignement technique. »
- 16:35Marga ValinéchalChiffre
« Le ministère des armées a donc fait de l'intelligence artificielle une des priorités de la loi de programmation militaire 2024-2030. budget dédié 800 millions d'euros. »
- 21:37Chiffre
« Les Émirats arabes unis ont reçu 2/3 de toutes les frappes et ils ont arrêté 97 %. »
- 22:20Alexandra SavianaFait
« Les drones, c'est un outil quelque part un peu jetable. On en produit beaucoup et ensuite on frappe avec. »
- 38:39Chiffre
« Le baril a pris 7 %, le gaz européen s'est littéralement envolé ce matin à + 35 %. »
- 39:20Chiffre
« À 8h ce matin, sur le marché européen, le prix du gaz s'est envolé de 35 % faisant grimper le MGAW à 70 €. »
- 40:03Chiffre
« À 15h aujourd'hui, le baril de Brent se vendait à plus de 106 dollars. »
- 40:48Agnès Panier RunachéFait
« Le ministre de l'économie a réuni principaux distributeurs de carburant à Bercis. »
- 41:32Agnès Panier RunachéFait
« Ces 400 millions de barils de pétrole de qu'on est en train de sortir des stocks stratégiques, ça n'arrive pas du jour au lendemain. »
- 55:39Chiffre
« Un baril à 150 dollars C'est un L à la pompe à combien ? 2,50 €. »
- 1:01:38Fait
« Je ne connais pas madame Knafo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Je suis ravie de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet journaliste à France info. Bonsoir Fanny. Bonsoir et bonsoir Olivier Vanello. Bonsoir. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans chaque voix compte. La guerre technologique intelligence artificielle drone laser à haute intensité. Ce conflit au Moyen-Orient marque une rupture technologique dans l'histoire des guerres. Le champ de bataille est transformé. Le coût de la guerre aussi. Et nous en parlons ce soir avec vous Marga Valinéchal. Bonsoir. Vous êtes secrétaire général de l'amiade, l'agence ministérielle pour
l'intelligence artificielle de défense. Merci d'être avec nous au côté du général Dominique Trincamp. Bonsoir ancien chef de la mission militaire auprès de l'ONU. Merci d'être là général Trincamp. Et bonsoir Alexandra Saviana. Bonsoir. Grand reporter à l'Express en charge des questions de défense. Merci d'être là. Et puis nous serons aussi en direct tout à l'heure depuis Toulouse avec vous Jérémy Cossade. Vous êtes PDG et fondateur de la start-up Aura Aéro qui développe en ce moment les futurs drones de l'armée française. Olivier quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ? Je vais vous parler de la France. Elle est sauvage la France. C'est pas moi qui le dis. C'est Emmanuel Macron. Voilà. Dans la deuxième partie de chaque voix compte question sur les prix de
l'énergie parce que cette guerre est aussi devenue une guerre de l'énergie. Les infrastructures pétrolières et gazières continuent d'être bombardées. Comment contenir la flambée ? Les réunions s'enchaînent mais les prix eux continue de monter et nous en parlerons tout à l'heure avec Agnès Panier Runaché, ex-ministre de la transition écologique et député renaissance du Pas de Calais. Chloé Lecoq économiste et présidente de l'association des économistes de l'énergie. Et vous Fanny Guinochet ? Oui parce que carburant gaz le coût de ce choc énergétique s'alourdit de jour en jour. Et nous reviendrons aussi bien sûr sur les élections municipales dans cet entre deux tours à 3 jours du second tour désormais journal de campagne ce sera tout à l'heure avec Marco Pomier.
Vous pouvez bien sûr vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. Vous flashz le petit QR code qui est là et c'est Olivier Vanello qui nous transmet tous vos messages. Voilà pour le menu de ce soir. Mais vous pouvez vous installer confortablement chaque voix compte. C'est parti.
Nous sommes au 20e jour de cette guerre au Moyen-Orient et un constat s'impose depuis plus de 3 semaines maintenant. C'est une autre guerre qui se déroule sous nos yeux. Une guerre où l'on ne voit quasiment pas de soldat, pas de corps, pas de sang, mais on voit des drones, des lasers et des images qui paraissent tout droit sorties d'un jeu vidéo. Avant d'entrer vraiment dans le vif du sujet, une première question. Est-ce que pour vous aussi Dominique Trincan, cette guerre marque une vraie rupture technologique ? Oui, c'est une vraie rupture technologique au sens où on voit en grandeur nature ce qu'on voyait expérimenter en Ukraine sur le front entre l'Ukraine et la Russie depuis euh depuis 4 ans. Euh mais cette fois-ci,
c'est sur une échelle beaucoup plus grande, hein, l'échelle du Moyen-Orient, du Golf euh qui s'étend de plus en plus. Et on voit aussi le deuxième point la fragilité de nos infrastructures civiles. H euh on parle du golf avec le carburant, le gaz et cetera. Et quand on se retrouve face à un régime comme celui des Molas qui cherche à installer le chaos et ben il a le choix des cibles d'une certaine façon et donc il veut absolument enflammer complètement le golf et c'est ce qu'on voit aujourd'hui. Et dans la guerre asymétrique, la capacité d'un pays qui n'est pas capable de se défendre tout seul mais de projeter la violence
ailleurs est absolument phénoménal. Quelles sont les principales technologies qui témoignent de cette transformation des des pratiques militaires pour vous Alexandra Saviana 3 semaines ? Et moi je trouve que effectivement on est face à un nouvel art de la guerre avec une mise en pratique de ce que l'armée américaine et l'armée israélienne théorise depuis un moment déjà. On est face à des une armée qui est liée au spatial avec un usage très soutenu des satellites de la part de l'armée américaine, un usage du cyber qui est extrêmement soutenu aussi notamment du côté de l'armée israélienne avec un grand savoir-faire et un usage, on va en parler de l'intelligence artificielle des des deux pays en fait qui démontrent tout leur savoir-faire et leur leur
technologie de pointe à la matière. Et pour vous Margo Valin Sénéchal, vous qui êtes, je le rappelle, secrétaire général de l'amiade, qui est l'agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de défense, c'est une agence qui est très récente, qui est très jeune. Cette guerre que vous voyez se dérouler sous nos yeux, elle vous conforte aussi dans votre rôle ? Tout à fait puisque ça fait depuis l'année 2024 que le ministère des armées s'est mis en ordre de marche pour accélérer et arsenaliser l'usage du de l'intelligence artificielle de défense euh sur nos systèmes d'armes au sein des opérations sur le terrain et euh aujourd'hui on est conforté dans c dans ce choix et cette direction et vous nous direz précisément les choix enfin ce que vous pouvez nous dire bien
sûr il y a du secret défense aussi vous nous direz les choix que vous êtes en train d'opérer avec cette nouvelle agence En tout cas, cette transformation du champ de bataille, je le disais, elle s'opère sous nos yeux et dans des centres de commandement où la guerre paraît déshumanisé, où le combat devient technologique et numérisé. Stéphanie Despierre.
Pas d'avion, pas de pilote à bord, juste une rampe de lancement. Ces images de propagande montrent, selon le régime iranien, des drones qui partent frapper le Moyen-Orient. L'Irak, l'Arabie Saoudite, Dubaï, Bahrain, le Qatar sont visés quasi quotidiennement par ces armes nouvelle génération. Bien plus facile à utiliser qu'un missile et beaucoup plus difficile à intercepter car il vole plus lentement, plus bas. Il passe donc sous les radars traditionnels et surtout il coûte beaucoup moins cher. Voici le Shaed, le drone iranien le plus connu qui peut voler 2000 km jusqu'en Israël. Son prix 20000 € maximum contre 1 million d'euros pour un missile
patriote américain chargé de le détruire. Début mars, les États-Unis ont détruit un navire porte-drone aussi grand qu'un porte-avion. Ce conflit le prouve. Côté drone Teréron a une longueur d'avance sur les occidentaux. depuis juin 2004, ils se sont préparés à ce à cet affrontement qu'ils ont une une industrie, on a parlé des des missiles mais ce sont des dronistes extraordinaire. Grâce à la technologie iranienne, la Russie tient tient encore contre l'Ukraine. Dans cette guerre, les États-Unis ont testé leur premier drone Kamikaz, le Lucas, une copie du shaed iranien. Ils vont bientôt lancer la production en série. Comme son allié, l'armée française essaie de rattraper son retard en investissant dans la lutte antidrone.
L'intelligence artificielle aussi est en train de faire basculer les conflits dans une nouvelle ère. Elle démultiplie les capacités de renseignement et la précision des attaques. À Beyrout, la frappe israélienne visait cet immeuble, mais plus précisément deux appartements au 7e et 8e étage sans toucher les autres. Atterant le 28 février, Israël parvient à tuer Layatola Famenei, pourtant bien caché. la crise était impressionné par l'armada et la capacité israélienne de renseignement de de frapper énormément et très vite et très efficacement grâce à un ciblage qui est augmenté par l'intelligence artificielle. Il y a que les Israéliens pour l'instant qui qui font ça et c'est très impressionnant quoi. L'opération de
hacking des caméras de surveillance en pleinérant c'est fou. L'Iran utilise aussi de plus en plus l'intelligence artificielle mais rend sincer pour surveiller sa propre population. Alors, je voudrais qu'on se penche d'abord sur l'intelligence artificielle qui n'avait jamais été déployée à une telle échelle avant cette guerre. C'est même devenu une pièce maîtresse au sein du commandement américain, Alexandra Saviana. Comment est-ce que les Américains s'en sont servis au tout début de l'opération ? Alors, l'intelligence artificielle en fait, elle a plusieurs usages possibles dans ce type de conflit. Elle a notamment un usage, d'abord, c'est le plus évident, de trier les données. En fait, j'ai je discutais avec un ancien responsable des renseignements militaires américain qui me disait "Moi,
j'exerçais enfin je servais plutôt dans au début des années 2000 et on était noyé sous un flux de données. On arrivrivait déjà pas à les traiter alors queon avait pas la données qu'on a aujourd'hui avec internet, avec les satellites et cetera." Pour que le public comprenne bien, les données dont il vous parle à ce moment-là, c'est des données géographiques. Ce sont des données géographiques, ce sont des données sur les personnes, c'est du renseignement humain, c'est du renseignement technique. Aujourd'hui, il y a du renseignement sur les téléphones portables, sur qui est avec qui grâce aux données de géolocalisation. Et donc, LIA va venir trier ces données et va permettre d'ordonner et aider à la décision. Ça c'est un premier usage. Et ensuite il y a un deuxième usage aussi
qui est moins attendu, c'est par exemple pour la frappe qui a visé Ramene, les États-Unis et Israël ont pu modéliser très précisément par rapport au bâtiment, c'estàd regarder la localisation, regarder le ciment, regarder le type de frappe qui serait le plus efficace et pouvoir tester des scénarios de guerre. Donc c'est un outil d'aide à la décision à minima déjà. Outil d'aide à la décision et sélection des cibles. Est-ce que ça demande beaucoup d'hommes ? C'est alors c'est justement aussi un désavantage de l'IA, ça permet vraiment de réduire le nombre d'hommes. Euh un un à titre d'exemple, par exemple le une brigade aérienne américaine qui faisait du renseignement devait traiter au début des années 90 avec 2000 soldats justement pour traiter l'IA et trier le
euh pour traiter la donnée pardon et trier le renseignement. Aujourd'hui, ce nombre a été réduit à 20. Donc c'est dire les économies d'échelle incroyables que l'on fait grâce à cet outil là qui a malgré tout aussi des risques d'erreur. On va sans doute en parler. Oui, on va en parler. Et donc on pense notamment à je vais en parler tout de suite à cette fameuse frappe sur l'éléphant dans la pièce. Voilà cette fameuse frappe sur l'école iranienne que les Américains ont fait dès les premières heures du conflit. Et donc toute la question c'est est-ce que l'aide à la décision est vraiment pertinente ou est-ce que à des moments il peut y avoir des erreurs ? Manifestement c'est déjà un peu le cas. Dominique Trincan, pour vous, comment est-ce que l'IA est en train de
transformer justement ce qu'on disait la prise de décision militaire sur le champ de bataille ? Et comme ça vient d'être expliqué par la fusion des données. Maintenant, attention, l'IA ne fait pas tout. Faut des capteurs quand même. Pour avoir des données, faut des capteurs. Et là où Li joue un rôle extrêmement important, c'est cette profusion de données d'arriver à les sélectionner, les trier et de faire des propositions extrêmement rapidement. Euh on est dans un monde qui évolu et l'intelligence artificielle est beaucoup plus utilisée dans le milieu civil aujourd'hui et donc les armées adaptent ça et je crois que l'importance si vous voulez c'est la d'accélérer le cycle décisionnel parce
que toutes les données qui sont données vont vous être proposées en un quart d'heure là où il fallait probablement dans un cycle décisionnel plusieurs heures pour l'avoir et Donc là, vous avez un avantage énorme dans le cycle décisionnel, dans la prise de décision et donc dans l'accélération du processus pour frapper. Donc il y a quand je vous écoute, je vois deux bénéfices majeurs, c'est l'accélération du temps et la précision. Est-ce que l'IA permet des frappes plus précises ? Alors, ça c'est un autre sujet. Moi, j'ai parlé de la fusion des données. Là, vous êtes dans l'utilisation de l'IA sur les cibles. Par exemple, on avait des exemples, en particulier les Israéliens,
qui avaient euh la capacité de frapper des cibles et c'était l'IA qui distinguait l'endroit où il fallait frapper. Mais vous avez raison sur la précision, il y a l'IA qui rentre en ligne de compte parce que on arrive à identifier tout de suite que c'est le bon bâtiment, que il faut passer par la fenêtre de droite ou la fenêtre de gauche. Vous avez vu ces immeubles dans lequels on tape sur le deè é un étage en particulier. Mais ça c'est pas nouveau. Ça existait avant. Moi, j'avais été frappé quand j'étais allé à Tripoli de voir les frappes fait par nos hélicoptères français qui avaient pas d'ill et qui vous frappez au 5e étage, on voyait un étage qui était cramé et au-dessus et en dessous c'était sauf que pour procéder à cette frappe
précise, il avait sans doute fallu des mois de préparation là où l'IA n'a pris que fallait du renseignement et après ça de la précision. Là, en plus sont des armes qui sont tirées, ce qu'on appelle en standoff, qui sont tirées de très loin pour ne pas mettre en danger euh les pilotes ou les drones pour qu'ils ne soient pas détruits. On parle d'aide à la décision, mais est-ce que le processus appartient toujours à l'armée ou est-ce qu'il appartient à l'entreprise qui a développé la technologie ? Est-ce que ça vous pose une question éthique ? Alors, je passerai la main tout à l'heure, mais je ce que j'en sais, moi je suis plus dans les cercles qui décident, mais je sais que l'armée veut toujours qu'il ait l'homme dans la boucle, que ce soit l'homme qui décide ne pas avoir
l'erreur. Moi, j'ai j'ai il y a quelques années, euh je pilotais un master de quelqu'un qui travaillait sur les drones donc il y a longtemps, il y a 10 ou 15 ans. Et je me souviens d'avoir interviewé un un pilote de drone américain qui pilotait à partir de Tampa, voyez très loin en Californie, un drone qui était au-dessus de l'Afghanistan et euh il prend sa checklist et toute la checklist lui dit "C'est bon, tu peux tirer. La voiture que tu as identifié là, c'est sûrement un rebelle et tout." Puis par vein, il y avait une patrouille qui passait par là. Il demande à la patrouille de checker. Et en fait, la voiture, elle distribuait des melons, vous voyez, il vendait des melons et il s'est dit là "Oh ! Heureusement que je me suis arrêté à temps. Donc il faut absolument qu'il ait
l'homme dans la boucle. Mais ça pose un problème parce que l'homme dans la bouc c'est plus lent et donc il y a une balance à faire sur la vitesse de proposition de solution, la prise de décision elle-même et puis le fait qu'on ait toujours l'homme dans la boucle parce qu'au bout du compte en particulier quand vous vous allez tuer des hommes parce que c'est ça faut pas se masquer les vous allez tuer des hommes et bien c'est aux hommes de décider quand même c'est pas la machine. Et dans le cas de cette école en Iran dont on parlait tout à l'heure Alexandra Saviana, donc je rappelle une enquête est en cours hein pour déterminer ce qui s'est passé exactement et qui est responsable. La frappe s'est produite au même moment qu'une attaque contre une base navale qui était adjacente à cette
école. Euh l'imagerie satellite montre vraiment que les deux bâtiments étaient proches. Les sources américaines estiment aujourd'hui que l'école a été frappée par erreur en raison de données de ciblage obsolètes de l'agence de renseignement de la défense qu'il avait désigné à tort comme une cible militaire. Infin. Est-ce que ce qui ceux qui seront responsables de cette frappe, ce sont les hommes du commandement américain ou ceux qui ont mis dans la machine de l'intelligence artificielle des fausses données ? J'allais dire un peu des deux, mais pour le cas particulier de l'Iran aujourd'hui, je vais vous dire les écoles sont systématiquement utilisées par les passes d'Aran qui ne sont plus les écoles sont fermées au passage, il y
a plus d'école. Donc les passes d'aran s'installent dans les écoles parce queils savent très bien que leurs PC vont être ciblés. On sait que c'est ça a été utilisé un peu partout he en Syrie. On se souvient des hôpitaux dans lequels dans le sous-sol il y avait un poste de commandement. Donc euh c'est extrêmement difficile. Sur ce cas-là, je me prononcerai pas, mais si il y avait la proximité d'un PC et une école à côté et que les Américains eux-mêmes reconnaissent qu'il y a une erreur de ciblage, ça veut dire que les données qui avaient été rentrées dans l'armement n'étaient pas bonnes et donc c'est ceux qui ont rentré les données dans l'armement qui sont fautifs. H Margaot Valin Sénéchal, le ministère des armées a donc fait de l'intelligence artificielle une des priorités de la loi
de programmation militaire 2024-2030. budget dédié 800 millions d'euros. Comment va être utilisé cet argent ? Et bien plusieurs choses. Tout d'abord euh on s'équipe euh avec des moyens de calcul. Euh c'est la c'est primordial pour faire de l'intelligence artificielle. Aujourd'hui, le ministère des armées s'est doté du calculateur, du super calculateur le plus puissant d'Europe. Ah oui, donc on va être capable euh de venir faire entraîner euh nos algorithmes sur ces infrastructures puis faire de l'inférence dessus. Il y a également euh les hommes derrière
qui proposent qui proposent qui qui qui développent euh l'intelligence artificielle. Euh ce sera à terme 300 personnes au sein de l'agence. Ah oui et puis ensuite et bien il y a les achats de plateformes euh les achats de d'algorithmes qu'on va venir poser sur les systèmes les systèmes d'armes et tout ça sera financé sur ce budget. Vous avez commencé à l'automne dernier à livrer des solutions IA aux armées. Euh ça demande évidemment une formation euh qui doit être impressionnante pour les militaires eux-mêmes d'abord et puis comme vous dites pour l'entraînement des machines. Quand vous observez euh la guerre qui a commencé il y a maintenant 3 semaines, est-ce que l'armée en ce
moment observe aussi la façon dont les Américains se sont servis de l'intelligence artificielle ? La la France a sa feuille de route de d'intelligence artificielle et on s'y tient. On accélère euh de semaine en semaine le développement et le déploiement euh des systèmes d'intelligence artificielle euh sur euh nos systèmes d'armes euh et euh pardon. Non non, je vous en prie. Il y a il y a il y a un élément qui peut-être peut venir à compléter la la réflexion qu'on a, c'est c'est le décalage qu'il y a quand même entre cette hypertechnologie de l'intelligence artificielle et l'arrivée qui a qui a
tout changé depuis la guerre en Ukraine du drone bien sûr qui s vouloir caricaturer à la technologie d'une tondeuse à gazon. C'est extrêmement rudimentaire pour l'essentiel. C'est des pièces civiles et on a ces deux armes qui arrivent sur le champ de bataille et qui sont sur le spectre le plus opposé. Ce qui bouleverse aujourd'hui aussi la guerre en Iran, c'est le drone qui est au niveau zéro de la technologie. Ben non, il est au niveau zéro de la technologie au sens où c'est une a delta avec un moteur de tondeuse. J'allais dire enfin on dit tondeuse parce que ça fait un bruit de tondeuse moteur d'avion. Ça c'est le niveau zéro. Mais en fait là-dedans, il y a des couches d'intelligence artificielle parce que le drone, on va lui donner la cible qu'il va taper à partir des données donc qui
ont été intégrées dans le système. On va lui donner le profil du terrain et dans le golf. C'est pour ça que c'est si efficace dans le golf, c'est la mer. et la mer, le drone, il vole à 1 m de hauteur. Donc les capteurs, les radars ont beaucoup plus de mal à le percevoir. Et ensuite la capacité furtive, c'est-à-dire s'il sait qu'il est visé par quel un autre système, alors je parle pas du canon, mais un autre système, à partir de ce moment-là, il peut évoluer. Donc c'est à la fois très rustique et à la fois très sophistiqué. La meilleure preuve, c'est que les drones changent à vitesse grand V. Quand on dit aujourd'hui dans l'armée française "Mais pourquoi on n pas de stock de drone On dit mais les stocks ça sert à quoi ? Parce que dans 6 mois ils sont ils seront obsolètes.
Donc on a besoin pour s'entraîner naturellement mais il faut avoir la capacité de production par million derrière mais une fois qu'on sera en op enfin en opération en guerre. Pas avant parce que sinon on va gaspiller de l'argent. On observe vraiment depuis 3 semaines une j'allais dire une dronisation de la guerre. Oui, mais on ne parle quasiment à chaque heure que d'attaque de drone. Oui, mais à cause de la spécificité du théâtre d'opération du golf, je viens d'en parler à propos du vol au rat des des vagues, mais aussi la défense anti-aérienne des pays du golf était faite contre les missiles, pas tellement contre le drone. Donc ça perce leur défense. Voilà. Et donc ils améliorent. On a vu que des il y a des équipes ukrainiennes
qui sont euh qui sont euh intégrées. Maintenant, j'allais vous poser la question justement de ces experts ukrainiens qui sont arrivés euh euh au Moyen-Orient, 200 experts 200 experts en drone qui sont arrivés au Moyen-Orient pour aider à intercepter les les drones iraniens. Comment vous avez réagi dans cette espèce d'inversement de l'histoire où l'Ukraine vient en aide à ces pays du G ? Mais c'est normal, vous savez, on apprend la guerre par la guerre. Ouais, les Ukrainiens le font depuis 4 ans. Donc ils apprennent, ils améliorent et ils sont capables d'apporter leur leur savoir-faire et leurs instruments dans la guerre des drones. Juste de deux chiffres, hein. Les Émirats arabes unis ont reçu 2/3 de toutes les frappes et
ils ont arrêté 97 %. Donc évidemment, quand il y a un drone qui tombe sur un réservoir de carburant, ça brûle. Les images à la télévision, tout le monde dit "C'est la catastrophe". Mais en fait pas tant que ça parce que ils s'adaptent et ils s'adaptent très vite avec l'avantage qu'ils ont d'avoir un carnet de chèque bien rempli et donc ils achètent très très vite la technologie ukrainienne. Alexandra Saviana, est-ce que une guerre des drones ça coûte moins cher ? Parce qu'on l'a vu tout à l'heure dans le reportage, un drone c'est 10 20000 €. C'est une en fait c'est typiquement euh ce que disait le général Trin sur la question de du conflit asymétrique. En fait, c'est euh le drone, c'est un outil qui coûte peu cher. Ça veut dire que ce sont des États qui peuvent avoir moins
de budget mais en même temps euh qui ont quand même besoin d'avoir une masse énorme pour pouvoir attaquer. Les drones, c'est un outil quelque part un peu jetable. On en produit beaucoup et ensuite on frappe avec. Euh sur la question de la guerre asymétrique, je voulais revenir là-dessus aussi en parlant des drones parce que je pense qu'il y a deux points à aborder là-dessus. La question de l'attaque des drones et la question de la défense justement. Euh comment est-ce qu'on on se défend face à un drone ? Comment est-ce que l'Europe peut se défendre notamment par face à un drone ? On a eu la question notamment quand vous vous rappelez, on a eu ces histoires de PBO fantômes qui sont qui auraient peut-être hébergé des drones qui sont venus autour des infrastructures critiques
européennes. On ne sait pas encore d'où il venait précisément mais la question s'est posée de est-ce que l'Europe est prête à affronter ce type de menace. Aujourd'hui la question est en point d'interrogation. On avait parlé de murs de drone à l'époque de mur antirrone à l'époque pour nous défendre. Ça avait fait un peu soulever les sourcils de tout le monde. Donc il va falloir que ce conflit serve aussi d'inspiration pour nous préparer à d'éventuelles menace future. Euh comment est-ce qu'on gère ? Et ensuite quand on a effectivement un arsenal nécessaire, on parlait de canon justement pour pour abattre ces drones. Est-ce que ils sont vulnérables aux cyberattaques par exemple ? parce que les défenses iraniennes quand elles ont été attaquées au début de l'opération
furie épique, elles ont aussi subi des cyberattaques qui les ont en partie probablement paralysé. Ce qui explique que les États-Unis et Israël ont pu pénétrer aussi profondément en partie sur leur théâtre d'opération. On a beaucoup parlé et entendu parler de deux types de drones. les drones shaed qui sont des drones iraniens bon marché difficile à détecter. Alors c'est la c'est la matière dont ils sont avec laquelle ils sont construits qui fait qu'ils sont beaucoup plus difficiles. Souvent c'est des fibres carbone et qui les rendent beaucoup plus difficiles à à repérer. Ouais. Est-ce que Donald Trump a sous-estimé les capacités de l'Iran dans ce domaine ? Mais euh plus que la plus que les drones qui ne sont jamais qu'un outil,
il a sous-estimé la volonté euh des Passes d'Aran d'aller jusqu'au bout, ce que je disais tout à l'heure, de mettre le chaos et on met le feu à tout. De toute façon, on s'en fiche, nous on ira au ciel. C'est leur leur leur religion qui leur dit ça et le guide suprême. Et donc euh je pense que c'est ça qui a été sous-estimé cette volonté est le deuxième point la décentralisation du commandement. En fait ils ont installé ce qu'on appelle la mosaïque et donc il ils décident à peu près partout. Et donc quand vous avez un système décentralisé qui est un peu camicase d'une certaine façon, ben c'est difficile. Et en plus quand il dispose de moyens tels que les
drones parce que les missiles on en parle un peu, mais il y en a pas tant que ça des missiles iraniens et il y en a beaucoup qui ont été détruits parce que ça a été justement la cible. Quand vous cassez un lanceur, bah on lance pas un missile. Le drone, vous mettez ça sur votre pickup et vous le lancez. Donc c'est beaucoup plus facile. Hm hm. Donc on parlait des drones shaed. L'armée américaine a déployé sa propre copie du drone SHed après en avoir capturé un il y a plusieurs années qui s'appelle le Lucas. Le Wall Street Journal annonce aujourd'hui que les États-Unis ont décidé d'en produire en masse. Et au milieu de tout ça, il se dit beaucoup que nous les Européens, nous sommes très en retard. Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est une idée reçue ? Est-ce que c'est du batching ?
Je pense que c'est vraiment une idée reçue au sens où la France a mis très longtemps à accepter les drones mais qui étaient pas du tout cela. les Reapers, vous savez, les drones et on discutait est-ce qu'on doit les armer, pas les armer et cetera. Et c'était, pardonnez-moi, une guerre de bouton, ce qu'on a dit dans l'armée, une guerre de boutons. Les aviateurs avaient pas envie de se voir remplacer les pilotes par des drones. Donc, ça a été cette guerre là. Maintenant, ils ont battu leur couple puis ils ont compris que c'était complémentaire, qu'il fallait le faire. Ça c'est les drones stratégiques. J' Vous voulez bien que je vous présente un nouveau drone, le drone NBA ? Bonsoir Jérémy Cossade, merci d'être en direct avec nous ce soir depuis Toulouse. Vous êtes le président
fondateur d'Ora Aér qui est une start-up toulousaine qui vient de créer une filiale entièrement dédiée au militaires et vous êtes notamment en charge de développer une gamme de drones pour les armées françaises et pour l'exportation. Et vous développez ce drone baptisé Nbata qu'on va voir à l'écran. Quelles sont ces spécificités ? Ben merci pour l'invitation. NBATA c'est un drone mal donc moyenne altitude de longue endurance. Donc c'est un drone qui fait à peu près 2 tonnes de décollage et 17 B d'envergure. Et le but de ce drone là, ben c'est un peu dans la même catégorie que les Reapers un petit peu plus petit, c'est donner finalement toutes les capacités euh euh de ces drones là à faire de la surveillance, de la surveillance armée, euh de la surveillance maritime, euh
éventuellement d'avoir des capacités d'armement sous voilure et de pouvoir faire finalement trois choses qu'on demande à ces à ces drones là. de la persistance, c'est-à-dire rester très longtemps sur zone et possiblement en étant armé, euh de transporter des charges utiles jusqu'à 1 tonne et enfin, on le dit souvent, fournir de l'électricité un certain nombre d'objets volants qui peuvent faire de la contre-esure ou d'autres enjeux électromes. Vous êtes dans quelle phase de développement ? Alors nous nous on est on est originalement un constructeur d'avion he qui s'est créé en 2018 et une des caractéristiques qu'on a c'est de pouvoir aller vite. Euh le sujet des dron mal est un sujet dans lequel effectivement on est légèrement à la peine parce que c'est une taille d'avion
euh enfin d'objets volants intermédiairees. Donc c'est pas du haut du spectre, c'est du bas du spectre dans lequel on doit faire de la masse dans des quantités suffisantes à des coûts réduits. Et donc où c'est qu'on en est ? dans le cadre de la compétition DGA qui a été lancée et annoncée en 2025, on va on est en train d'assembler le premier le premier prototype pour voler sur 2026 euh et l'idée c'est d'être en capacité de pouvoir livrer les forces à partir de 2028. Ce sera une conception 100 % alors peut-être pas Made in France mais Made in Europe. Oui, exactement. C'est une des dans les principales caractéristiques de ce drone là qui nous semble absolument importante pour les drones de maintenant et de demain. C'est la première d'être ce qu'on appelle itar free, c'est non
dépendante des des règles de protectionnisme américain d'une part. Et deuxièmement, une petite subtilité pour ce drone là, certifier. Le drone mal a aussi des applications civiles et la logique de certification par une autorité européenne, les hasard en l'occurrence nous permet d'imaginer des utilisations et des coûts à l'ordre de vol très efficaces en se calquant finalement sur tout ce qu'on sait dans le domaine civil. Bon, vous devinez ma dernière question. Combien ça coûte ? C'est difficile à répondre à l'heure actuelle. On est en train d'y travailler. Juste peut-être pour rappel, le le la compétition dans laquelle on est à l'heure actuelle, c'est une compétition dans lequelle il faut voler en 2026 avec un certain nombre de caractéristiques dans le casre de la
compétition DGA. Et à l'issue de cette phase là, on espère qu'il y aura une phase 2 dès l'année prochaine, une phase donc industrielle. Et et là pour le coup, l'idée c'est de répondre aux spécifications. Le la philosophie générale d'Oura, c'est de répondre aux besoins des forces euh de l'armée de l'air évidemment, de la marine et aussi de l'armé de terre. Merci infiniment d'être venu nous présenter ce nouvel appareil ce soir. Jérémy Cossade, je rappelle que vous étiez en direct de Toulouse. Dominique Trincan, dans toute dernière question, une guerre technologique, ça coûte beaucoup plus cher ? Euh ça coûte beaucoup plus cher. Euh oui, parce que il y a beaucoup de développement à y faire. Les munitions coûtent extrêmement cher. Euh quand on parlait de la concentration des forces
américaines, tout le monde me disait "Ça coûte cher." Je dis "Tant qu'il tire pas, ça va." À partir du moment où ils se mettent à tirer, c'est ce que j'allais vous dire. Est-ce que ce qu'on dépense en argent, on l'économise en vie humaine aujourd'hui ? Alors de notre côté, oui, le but n'est pas d'économiser les vies humaines de ce qu'on frappe mais de notre côté, oui, bien sûr, en tirant à distance, en étant plus efficace, en allant plus vite, bien sûr, on économise nos vies humaines dans des pays, il faut le rappeler, qui sont en train de mourir démographiquement, hein. Nos pays européens sont en train de mourir démographiquement. Donc, évidemment qu'on a intérêt à économiser sacrément nos vies humaines. Alors, Donald Trump a dit cet après-midi que il y aurait pas de troupe au sol en
Iran. Est-ce que Alexandra Saviana, cette guerre serait la première sans boots on the ground comme disent les Américains, mais sans soldat sur sur terre. En tout cas, Donald Trump, il y a intérêt parce que il a lancé une guerre contre la vi contre ses promesses de campagne, contre l'opinion. Contre l'opinion aussi. On se rappelle que c'est quand même le président qui a été élu en disant qu'il arrêterait les guerres et qu'il arrêterait notamment les guerres au Moyen-Orient. Donc il n'a aucun intérêt à déployer des boys de nouveau au Moyen au Moyen-Orient. Mais la question c'est maintenant comment va-t-il faire pour se sortir de l'ornière dans laquelle il s'est lancé ? Dominique Trinquant, vous avez une réponse ? Non, mais il semblerait qu'il ait pris le chemin de mettre des boots on the
ground puisqu'il a la 31e exp force de Marines a quitté au Kinawa. Elle est à 15 jours, alors j'ai pas calculé depuis mais elle doit être à 12 jours à peu près euh d'Ormouse. La 82e Air Bond Devion est en alerte à Fortbrague. Donc on a l'impression que quand même il s'avance un peu là-dessus. Cet après-midi, il a encore dit non, hein. Oui, mais il est un peu entraîné. Moi, moi je dis depuis le début, c'est la guerre de Netaniau. En fait, ça fait 20 ans qu'il se prépare à cette guerre. Si on ne détruit pas le régime des Molas à Teran, on continuera à avoir les problèmes avec le Esbola, le Hamas et cetera. Donc il va taper au cœur. Il a réussi à entraîner monsieur euh Trump là-dedans. Euh monsieur Trump, lui
cherche une porte de sortie. Je sais pas quelle porte de sortie il va trouver. À part un show sur Fox News. Euh je vois pas très bien comment il va s'en trouver s'en sortir. En tout cas cette révolution technologique dont on parle depuis tout à l'heure, je voudrais vous faire écouter quelque chose. C'est Volodimir Zelenski, le président ukrainien qui en parle le mieux. Écoutez-le, c'était avant-hier à Londres. Il s'exprimait devant la chambre des communes. Le monde restera-t-il un endroit où les gens vivent à la surface sous le soleil et non sous la terre, sous le béton simplement pour rester en sécurité ? C'est à nous de le décider. Le monde est entré dans une époque totalement nouvelle, une époque de drone
et d'intelligence artificielle. Personne ne peut prédire où cette évolution nous mènera. Est-ce que c'est une question que vous vous posez aussi tous les trois ? Où est-ce que ça nous mènera ? Oui. Non, bien sûr. La technologie mais pas seulement dans l'armement he dans la vie. Je veux dire l'intelligence artificielle. Tout le monde se pose la question aujourd'hui où est-ce que ça va nous mener ? Euh la difficulté bien sûr, c'est que quand on joue avec des l'armement létal, euh c'est quand même un peu plus dangereux. Donc oui, on peut se poser cette question là et en particulier sur les cycles décisionnels qui risquent d'aller trop vite pour l'homme et donc avec des erreurs d'appréciation et de décision. Alexandra Saviana avec une sensation de course en avant
malheureusement mais quand on est confronté justement à un adversaire qui s'arme, on est obligé de s'armer en retour pour comprendre ce qu'il fait en face et aussi pour pouvoir se défendre. C'est la dissuasion. Et bien merci à tous les trois d'être venus ce soir dans dans chaque voie compte en parler avec nous. Merci également à Jérémy Cossade depuis Toulouse. Dans un instant, bah nous on n pas de pétrole et figurez-vous qu'on a pas non plus d'idée pour faire baisser son prix. On va parler de la flambée des prix de l'énergie. Réunion à Matignon, à Berles. Aujourd'hui, on va en parler avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, c'est quelle histoire ? C'est Olivier Ravanello.
Bon, Emmanuel Macron a diffusé il y a quelques heures un clip qui s'appelle France is wild et c'est une communication pour le moins iconoclaste. C'est ce que vous nous dites ce soir Olivier. Absolument. Et avant de faire un long discours, on va commencer par regarder cette vidéo de 30 secondes postée sur le compte très officiel de l'Élysée.
Ça y va. Alors, que voit-on dans le détail ? On l'a remonté au ralenti pour prendre le temps de bien identifier les images. Vous avez des équipements militaires français les plus pointus, le rafale, des sous-marins, un porte-avion. Vous avez du largage de matériel aussi de vivre à vocation humanitaire des opérations portées les plus complexes de nuit. Vous avez de l'aérospatial avec la fusée ariane et avec l'astronaute Sophianna qui est sur une station spatiale internationale en ce moment. Vous avez une centrale nucléaire, symbole de l'indépendance énergétique de la France. En ce moment, ça raisonne particulièrement. Vous avez une Renault Alpine électrique, symbole de la mobilité d'avenir, mais aussi de la continuité d'une marque Alpine qui dans les années 60 faisait de la compétition
en rally. Et puis vous avez le TGV évidemment fleuron d'un secteur dans lequel la France depuis 40 ans est leader. Alors il y a ce nom aussi Wild. Wild en anglais ça veut dire sauvage mais dans le sens de qui a été préservé qui est encore indompté qui est libre. C'est ça Fran Is politique c'est de dire qu'on est des sauvages. Non c'est pas qu'on est des sauvages. Et en terme de sens politique il y en a pas. enfin pas au sens traditionnel. Lorsque vous avez un président qui veut faire passer un message sur les réseaux sociaux et on voit par exemple une vidéo qui a été faite au moment du voyage d'Emmanuel Macron en Chine, vous avez un message politique qui correspond à une situation, à une thématique en
l'occurrence Emmanuel Macron, on entend dans cette vidéo des extraits de son discours prononcé pour qualifier la relation franco-chinoise, l'économie, les perspectives de développement. Là, on est totalement sur autre chose. Regardez, c'est un montage qui est très cut, très rapide, qui ressemble à une bandeannonce d'une série ou d'un film. C'est un mélange d'images qui a un impact rétinien. En fait, ça ne livre pas un message, ça laisse une sensation. la sensation de puissance, de maîtrise, d'innovation et de progrès, d'enthousiasme aussi et de détermination et de patriotisme. Au fond, c'est de la com Corporate comme certaines entreprises peuvent le faire lorsqu'elles parlent de leur marque. Lorsqu'on vous vend un parfum, on vous dit pas "ça sent bon". On vous raconte
une quantité d'autres choses, on vous fait passer une sensation. Là, c'est un peu la même chose. La marque en question, c'est la France. Et le slogan, il est en anglais parce que cette marque, elle a vocation à être entendue et ce message, il a vocation à raisonner à l'étranger. À être entendu par des étrangers. Par qui ? Ben par des Russes, par des Américains, par des Chinois, par ces grandes puissances qui comme Trump ou Poutine considèrent que la France Emmanuel Macron les gêneent et surtout qu'elle n'a pas les moyens de ses ambitions. Mais ce message- là, cette vidéo, elle est là pour dire que la France reste une grande puissance, qu'elle est libre, qu'elle est indépendante et qu'elle a les moyens de ses ambitions. En fait, ça reste un
message très golien et on s'inscrit parfaitement dans la séquence très golienne dans laquelle le président est depuis un mois. For sure Olivier. Merci Olivier. La question qui fâche, c'est tout de suite
et on accueille sur le plateau de chaque voix compte Agnè Panière une haché. Bonsoir. Député renaissance du Pas de Calais, ex-ministre de la transition écologique. Merci d'être là au côté de Chloé Lecoque. Bonsoir. Vous êtes économiste, présidente de l'association des économistes de l'énergie et professeur à Assas. Merci d'être là également. Le prix du pétrole est donc monté en flèche ce jeudi sous l'effet des frappes incessantes sur les infrastructures de production des hydrocarbures du golf. Le conflit a d'ailleurs franchi une étape en visant massivement des sites de production en plus du stockage et du transport du pétrole et du gaz. Résultat, le baril a pris 7 %, le gaz européen s'est littéralement envolé ce matin à + 35 %. Et chez nous et bien les
réunions se multiplient pour contenir ou pas l'augmentation des prix autant que possible. Valérie Brochard, le premier site au monde de production de gaz naturels liquéfiés en flamme. Cette nuit, le complexe gazier de Rapane au Qatar a été touché par des missiles iraniens provoquant des incendies importants et d'autres dégâts considérables d'après Qatar Energie, la compagnie publique du pays. Une attaque sans précédent qui att les craintes pour l'approvisionnement énergétique international et fait bondir les prix du gaz. À 8h ce matin, sur le marché européen, le prix du gaz s'est envolé de
35 % faisant grimper le MGAW à 70 €. Depuis le Parlement européen, le président de la République demande la suspension des attaques visant spécifiquement les installations énergétique et prôla des escalades. Cette escalade est inconsidérée et je le dire ici, nous défendons l'idée d'un moratoire sur les infrastructures civiles, les personnes civiles dans ce conflit et une désescalade rapide. Mais les combats ne sont pas prêts de s'arrêter dans un communiqué commun. 12 pays du Moyen-Orient condamnent les attaques iraniennes et réaffirment leur droite à se défendre conformément à l'article 51 de la Charte des Nations- Unies. La guerre continue et avec elle, c'est aussi le prix du pétrole qui
augmente. À 15h aujourd'hui, le baril de Brent se vendait à plus de 106 dollars. Pour la ministre de l'énergie, la baisse des prix dépend uniquement du rétablissement de la circulation dans le D3 d'Ormouse. L'urgence et c'est ce que fait le président de la République, c'est de porter des initiatives et de tout mettre en œuvre pour débloquer ce D3 de façon à retrouver une situation la plus normale possible. Non, le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l'heure où on se parle. Pourtant, entre fixation des prix ou baisse des taxes, nombreux sont les pays européens comme la Grèce, l'Allemagne, l'Italie ou l'Espagne à avoir mis en place des mesures pour soutenir les consommateurs d'énergie. Le ministre de l'économie a réuni principaux distributeurs de carburant à Bercis.
Mais la France a-t-elle suffisamment de leviers pour faire baisser les factures ? Ah oui, c'est toute la question Anas Pagère Runaché. On a l'impression d'une multiplication des réunions en France depuis le début du conflit au Moyen-Orient avec à l'arrivée toujours le même constat. Bah, on n pas les moyens d'aider les consommateur face à la hausse des prix. Donc, ce sera ni baisse des taxes ni chaque énergie. Alors, attention, d'abord, je pense qu'il faut agir sur la cause de l'envolé des prix et c'est pour ça qu'il est si important de débloquer le D3 d'Ormous et de baisser la pression sur le marché pétrolier. Et c'est tout l'enjeu, ça a pas été rappelé dans ce reportage du déblocage de 400 millions de barils de pétrole des stocks stratégiques. Ces 400 millions de barils de pétrole de
qu'on est en train de sortir des stocks stratégiques, ça n'arrive pas du jour au lendemain. Ça prend un peu de temps et là on commence à voir ces barils de pétrole arriver. Voilà. C'est une annonce qui avait été faite la semaine dernière mais dans les faits euh sto pousser le pétrole. Non, il faut pousser le pétrole. Ça prend du temps de remonter. Moi, j'ai géré une crise du carburant assez majeur il y a 3 ans. Vous prenez plusieurs pour remonter le le pétrole dans les pipelines et donc le temps que ce pétrole arrive effectivement sur le marché et qui puisse être ensuite distribué dans les différentes stations de distribution, vous avez un un délai et c'est en train d'arriver. Ça c'est le premier élément. 2e élément, débloquer le D3 d'Ormouse. Vous savez que la France a pris sa part,
elle positionne euh des unités euh de défense stratégique pour contribuer à ce déblocage. C'est évidemment essentiel. 3è mesure et je pense que c'est important qu'on se le dise, c'est euh la décision qui a été prise mais sous euh qui qui est en fait une réactivation de ce qu'on avait fait aussi au moment de de la crise pétrolière qui est de plafonner le prix de l'essence et le prix du diesel. Donc total s'était engagé à le plafonner à 1,99 €. Ils ont un peu bougé 1,99 €. C'est pas une décision de l'État, c'est impossible. C'est les distributeurs qui s sont engagés. Pardon, c'est une négociation. C'est pas l'opération du Saint-Esprit. Moi, je sais pour avoir négocié avec Bruno Lemire cette mesure avec Patrick Pouyané
président de Total, c'est une mesure qui est directement issue d'une convers d'une discussion avec le pouvoir politique. Ça n'arrive pas comme ça par C'est dur à obtenir. Oui, bien sûr que c'est dur à obtenir puisque vous demandez à un acteur économique de ne pas passer complètement les prix. Donc c'est plutôt contraire aux règles du marché. Donc c'est une forme de régulation et c'est un effort qui est fait par l'entreprise. D'autres acteurs de la grande distribution ont également indiqué qu'ils allaient réduire au maximum leur marge. Il se trouve parce que on a expérimenté pendant les différentes crises du carburant que lorsqu'on a voulu plafonner le prix du carburant et plafonner le prix du carburant quand vous êtes totalement dépendant pour votre approvisionnement de l'étranger, ça
revient en fait à plafonner le prix des marges parce que le reste la matière première bah c'est vous l'achetez sur le marché et si vous la prenez pas quelqu'un la prendra pour vous au meilleur prix et plafonner le prix des marges, on s'est aperçu que ça avait tendance en fait à fixer le prix au niveau de ces marges. Donc ceux qui sont ont des marges plus élevées arrête donc vous risquez de réduire la l'approvisionnement et ceux qui ont des margent de son vont se coller au prix maximum. Donc en fait c'est plutôt contreproductif. Donc on a quand même parce que on a déjà essayé un certain nombre de mesures aujourd'hui un gouvernement bah qui a appris de toutes ces précédente crise et qui prend aujourd'hui des mesures qui sont les plus effectives sur un marché dont je
rappelle que nous sommes dépendants à 99 % et moi ça faisait des mois que je disais il faut accélérer la transition énergétique. Vous savez que malheureusement l'extrême droite, une certaine partie de la droite était je dirais précautionneux, voulait ralentir. Et moi je disais c'est pas qu'une qu'un sujet climatique, c'est un sujet géopolitique. Une crise éclate au Moyen-Orient, j'avais cité le Moyen-Orient, les prix s'envolent. Qu'est-ce qu'on fait ? Et bien tout ce qu'on a fait en électrification aujourd'hui pèse dans la balance. Et les Français qui ont eu le temps de s'électrifié, qui ont été accompagnés par l'État sont beaucoup moins sensibilisés. Non non, je veux pas vous laisser dire ça. Le leasing social, il est orienté vers les classes les plus
modestes. C'est une voiture à 100 € par mois et ça coûte moins cher pour ceux qui ont réussi à l'obtenir. Voyez, il y a eu beaucoup plus de demandes que d'offres. Oui, mais il y a aussi une demande qui a été mise. Aujourd'hui, vous avez 1 million de véhicules qui permet effectivement d'être protégé et tous les discours antivoiture électrique. Aujourd'hui, on en mesure l'impact et tous les gens qui ont fait le jeu des fossiles auront des comptes à rendre. Et d'ailleurs, ce qui est amusant, c'est que je lisais que beaucoup de concessionnaires ont organisé des portes ouvertes le weekend dernier et qu'on a assisté à une ruée des des clients vers les les véhicules électriques. Chloé Leco ont parlait à l'instant de la libération des réserves stratégiques qui avait été annoncé la semaine dernière
qui est en train d'avoir lieu en ce moment. Donc pardon, ça va être là la bonne nouvelle. C'est là qu'on va voir l'effet à la pompe parce que ça avait été annoncé comme un moyen de contenir la hausse. Bah la bonne nouvelle, c'est-à-dire que bon, ils vont continuer certains des consommateurs, ils ont besoin de de besoin de pas le choix. Ils n'ont pas le choix. Donc ils vont devoir consommer et je pense que c'est important. Il y a il y a l'éléasticité pour certains, l'élasticité prix est quand même très euh rigide. Mais euh bon, il va peut-être y avoir un effet d'Auben, euh un effet mais je pense pas que ça va être la solution. Je suis assez d'accord pour que il faut qu'on réfléchisse sur le long terme. Là, c'est on réfléchit
tous à chaud euh sur euh qu'est-ce qu'on doit faire sur le prix à l'instant té et c'est vrai qu'on on peut essayer de trouver des des solutions de court terme, mais je pense qu'il y a vraiment une réflexion à voir sur le long terme et au niveau européen aussi. Ça ça me paraît très important. Oui, c'est d'ailleurs pour ça qu'il y a aussi des réunions à Bruxelles. Fanny Guinochet dans la réunion qui a eu lieu cet après-midi à Matignon, ce matin à Matignon et cet après-midi à Mercy, il a été question d'un accompagnement ciblé parce qu'il y avait des des professionnels de plusieurs branches autour de la table. Euh ça consistit en c'est assez flou hein. Pour l'instant c'est assez flou. On nous dit ça, mais la question de l'accompagnement ciblé, c'est comment on procède. Effectivement,
il y a quelques années, il y a eu, vous vous souvenez, une aide pour les gros rouleurs. Euh, c'était en fonction du revenu, c'était voilà un chèque carburant. Donc c'était pour les gens qui travaillaient et qui pouvaient qui avaient besoin ce que vous qui avaient plus de x km par jour 15 km par jour c'était qui était à plus de 15 km de leur bureau et qui en avait besoin tous les jours. Voilà. Mais c'est vrai que c'est très difficile de mettre une une aide un curseur mais et on va avoir des professions, une infirmière libérale, les artisans, enfin toutes ces professions. Mais vous avez aussi comment on fait face à un retraité, face
à un aidant qui va aider son parent retraité. Alors, c'est hors du champ du travail, mais donc on sait que la question du carburant, elle est extrêmement complexe et en plus vous avez les ruxaux, les gens qui habitent en ville, c'est pas juste des tableaux où on dit bah il y a ceux qui font autant de kilomètres et puis ceux qui peuvent ont temps de revenu. beaucoup plus complexe que ça et c'est la difficulté de ce ciblage et c'est ce qui fait que souvent on tombe à côté et surtout ce qu'on a pas dit tout à l'heure madame la ministre la députée vous disiez on a expérimenté expérimenté plein de solution on sait mais aujourd'hui le problème de notre pays c'est même pas tant les solutions, c'est qu'on a plus d'argent quelle que soit la solution on
n pas l'argent pour engager une solution d'aide et d'ailleurs on le voit bien on le voyait dans votre reportage tous les autres pays européens ont mis sont venus en appui à leur population pour essayer. Nous effectivement on fait la réserve des stocks, on participe à ce collectif où on lâche des stocks stratégiques de pétrole et on fait des contrôles sur les stations services. Et pour le reste, on n pas la marge de manœuvre budgétaire et toutes les solutions qui ont été mises en place auparavant et effectivement l'État en a expérimenté un certain nombre que ce soit le plafonnement, que ce soit d'échec carburant, ça a coûté quand même très cher aux finances publiques. Ça se chiffre à chaque fois en milliards d'euros. Peut-être deux rebonds sur ça. Les il y a des mesures
qui ont été prises par d'autres pays, mais je veux quand même les remettre en perspective. L'Autriche autorise les distributeurs à augmenter le prix à la pompe uniquement trois fois par semaine. Je veux dire, c'est pas une mesure de plafonnement. Oui. Non, l'Allemagne l'autorise une fois par jour. Ça c'est les mesures qui ont été prises par nos vois. Oui, mais l'Allemagne est en train d'étudier une taxe sur les surprits des groupes pétroliers. Il est ils sont en train d'étudier comme nous sommes en train d'étudier aujourd'hui. On étudie en ce moment en France une éventuelle sur taxe sur les surpris. Nous nous sommes en train d'étudier des mesures ciblées. On sait tous que les agricultures, les agriculteurs ont des consommations importantes que pour les pêcheurs, c'est un élément de leur
compte de résultats qui est énorme. Donc bah pas de carburant, pas de bateau hein. Je veux dire ils ne prennent moi j'ai été ministre de la pêche donc je connais bien ce sujet-là. Et aujourd'hui, les mesures qui ont été prises ont permis de plafonner dans un certain nombre de stations service le prix de l'essence et le prix du diesel dans des proportions qui sont pas très éloignées de celles de nos voisins européens. Je veux le redire ici parce que on a tendance à penser que tout le monde a pris des mesures. Moi quand je regarde des mesures qui sont pris aux Philippines et cetera, c'est le télétravail, vous voyez. Donc on est personne aujourd'hui dans le monde, dans les pays qui ne sont pas producteurs de pétrole ne savent en réalité bloquer le prix du pétrole. Et donc soit c'est une
dépense publique qui quelque part sera remboursée par le contribuable, soit effectivement ce sont des mesures qui sont des mesures où on va voir avec les entreprises à s'assurer qu'elles ne profitent pas de de la crise et à limiter leurs profits. On parle beaucoup des particuliers. Je crois qu'un calcul a été fait aujourd'hui sur l'augmentation, ça représente à peu près 60 € en moyenne de plus par mois pour un pour un budget dans une famille. Euh qu'en est-il des professionnels du transport qui pour eux ont un impact de cette augmentation bien plus importante c'est ça et mais et dont on parle assez peu qu'au final. Oui, mais alors c'est très intéressant ce que vous dites parce que ce choc, il a une particularité, c'est qu'il est homogène pour tout le monde.
C'est-à-dire que ce n'est pas un choc de compétitivité. Les entreprises françaises ne sont pas plus impactées que les entreprises espagnoles, italiennes, allemandes avec lesquelles elles sont en concurrence. Et ça c'est essentiel parce que effectivement la manière dont ça va se traiter, ça va se traiter par une diffusion dans les prix et donc probablement une augmentation de l'inflation si la crise dure parce qu'on est tous on s'en parlait avant de rentrer en plateau, on est sur une crise qui vient de démarrer. On a assez peu d'éléments pour nous dire si ça dure 2 semaines, 3 semaines, 6 mois, plus h euh ça c'est c'est important. Et autre élément intéressant, si on prend la la
crise ukrainienne, on a vu comment un choc qui était à l'époque encore plus important parce que là on nous a c'est 40 % de la livraison du gaz qui ont été mis euh en danger en en quelques jours. Donc vraiment on tirait le tapis sous les pieds de l'économie européenne. Et bien on voit aujourd'hui alors qu'on a toujours la guerre en Ukraine que l'économie s'est adaptée. Donc l'économie, elle a aussi une capacité les de résilience, de réadaptation. On voit bien que dans le pétrole, l'Arabie Saoudite étudie d'autres route. Enfin, la machine s'est mise en place pour essayer de parer cette situation de restriction de l'approvisionnement. Chloé Leco euh euh quand on entend des reportages dans les stations service depuis le depuis le début du conflit, on
entend beaucoup des automobiliste et aussi des partis politiques dire "Oui, mais l'État se gave aussi en raison de toutes les taxes qui s'appliquent sur 1 L euh d'essence." Est-ce que c'est juste de de de dire les choses comme ça ? Et parce que dans la même veine, les automobilistes se disent "Bah ce que l'État est en train de gagner grâce à cette guerre, il peut nous le rendre Oui. Donc la discussion sur les taxes, c'est c'est toujours un un problème. Donc oui, effectivement, pourquoi on paye des taxes ? Pourquoi à quoi servent les taxes ? Bon, il y a c'est au départ il faut il faut dire que si on veut vers les aller vers l'électrification et je pense que là parce que je suis assez d'accord, on là on parle du sur le court terme, donc on essaie de mettre du sparadra
mais parce que la facture elle est maintenant dans le portefeuille des automobilistes, elle est pas dans maintenant. Et donc peut-être qu'il faut compenser, peut-être que maintenant il faut vraiment compenser et essayer qu'apporte comme on a fait dans la avec la dernière crise énergétique he réduire les taxes. Mais il faudrait vraiment avoir une une vision de de plus long terme. C'est-à-dire que on voit bien que même si je suis d'accord, on a fait beaucoup de progrès avec la après la crise ukrainienne, l'Europe, ils ont ils ont changé. On a investi dans les terminaux, mais par exemple, on a investi dans les terminaux dans le dans le le gaz lesquéfier puis on est devenu dépendant en fait du gaz liquéfié et du coup de donc on voit bien que à chaque fois il faut vraiment penser sur le long
terme et que peut-être que vraiment le le problème c'est bien sur le court terme faisons quelque chose essayons de mais vraiment sur le long terme essayons d'avoir des mesures qui nous permettraient d'avoir une indépendance énergétique. Vois bien que la difficulté c'est toujours la même année, c'est le la cohabitation entre la fin du mois et la fin du monde, hein. Vous voyez, enfin les gens aujourd'hui qui nous écoutent, qui travaillent, qui prennent leur voiture, ils ont certes pas beaucoup de pour beaucoup, ils ont pas beaucoup de marge de manœuvre et c'est vrai que c'est pour ça que cette question, elle est si difficile, elle est aussi sensible politiquement. c'est que en plus quand vous allez à la pompe psychologiquement vous y allez assez
souvent donc c'est un peu comme le prix de la baguette de pain. Vous avez l'impression que vous payez tout le temps alors que vous avez d'autres d'autres dépenses. La taxe foncière ou la taxe qui n'existe mais d'habitation c'était une fois par an. Bon, vous pouviez la moduler mais quand même là vraiment les gens ils ont le sentiment que la hausse que l'on s'est prise et c'est vrai que euh il y a eu énormément de crise mais si ce baril reste à plus de 100 dollars enfin 106 ce soir voilà voire 110 dollars certains économistes par le soit de contrôle nous disent mais on a rien vu encore ça va être du 150 dollars comment on fait si ça dure des mois et d'ailleurs Chloé Leco un baril à 150 dollars C'est un L à la pompe à combien ? 2,50
€. J'ai pas de j'ai pas une réponse prance pour pour vous, mais effectivement si ça continue à augmenter, il va falloir qu'on ait des mesures d'urgence. Il y a aucun c'est c'est inévitable. J'ai envie de vous dire regardez ce qui s'est passé en 2022. On a fait plein de mesures. La France était parmi les les le pays qui a fait le plus de mesures, qui a qui a dépensé le plus. Ou mais sauf que ça on n plus du tout dans le quoi qu'il en coûte. Plus du tout les moyens. Non. Et surtout, on a pris des choses de ces mesures. Moi, je m'en rappelle la remise carburante 15 centimes. En fait, la remise carburante 15 centimes, elle a conduit beaucoup de belges, de Suisseilleurs aller faire le le plein chez nous. Les transporteurs routiers étrangers se débrouillaient pour plutôt faire le
plein chez nous qu'ailleurs. Euh, on a donc dans un dans un beau renversement de l'histoire, les les frontaliers iront faire le plein en Italie là parce que pendant 20 jours 25 centimes de moins par litre. Bon euh et et vous allez avoir et on mettait le même coup de pouce à quelqu'un qui partait en weekend dans sa super voiture et et c'est tout à son enfin c'est son problème, c'est son sujet. J'ai rien à critiquer là-dedans en weekend et effectivement l'infirmière libérale qui devait visiter 10 patients dans la journée et et pour lequel cette dépense était très élevée. Donc l'aide ne correspondait pas à à ce qu'elle était à quoi elle était capable de faire face. Par vous parlez d'aide, il faut faire aussi attention aux annonces qu'on fait. Figurez-vous que ce soir Michel
Eddouard Lecler plaide coupable d'avoir anticipé à tort une baisse de 30 centimes qu'il n'a pas pu appliquer. Vous lui dites quoi ce soir à Michel Eddouard Lecler ? Je lui dis que on compte sur lui néanmoins pour appliquer la baisse la plus importante qui soit sur ses clients euh et que ce qui est un on voit y compris dans euh euh cette erreur d'interprétation de des marchés, la difficulté qu'il y a et à donner un prix à une matière qu'on ne maîtrise pas. Et je reviens à mon point de départ. Fanny Guinoché, vous avez raison de dire, on oppose fin du mois et fin du monde. Sauf que si on avait pas mis des pâtons dans les roues à l'électrification des véhicules, on aurait un peu moins de problèmes de fin
du mois et du fin du monde. Et surtout aujourd'hui, le véhicule électrique et ben il s'avère sur les petites cylindrées d'occasion moins cher que la voiture thermique. Et ça c'est une réalité et c'est une réalité pour les ménages modestes et moyens. et un certain nombre de fingt tanks se sont réunis hier euh pour faire des recommandations. Et ce qui est intéressant, c'est la première de leurs recommandations, c'est de dire surtout pas de mesures généralistes qui vont freiner à nouveau notre capacité à sortir de notre dépendance au fossil alors que nous sommes pieds point liés à des pays aussi fiables que la Russie, que ceux du Moyen-Orient et que désormais les États-Unis. Alors que nous
avons dans les mains de l'électricité nucléaire renouvelable importe qui est compétitive en prix parce que le prix de l'électricité ça vous a pas échappé a très peu augmenté comparativement précisément parce que la politique que j'ai mené entre autres avec d'autres ministres ensuite a augmenté la production électrique. Chloé Leco un mot quand même aussi du gaz parce que donc les frappes visent désormais aussi les infrastructures gazières. Le prix du gaz européen s'est envolé de 35 % ce matin. En France, il y a 11 millions d'abonnés au gaz. Quelle incidence et à quelle échéance sur leur facture de gaz ? Oui, alors pour l'instant il voit rien pour l'instant. L'effet l'augmentation du gaz, on le voit bien sur le marché de gros, mais pas sur la facture bien sûr
hein, parce qu'on a des contrats avec une des prix souvent fixes ou indexés sur le marché de gros mais à plus long terme. Donc pour l'instant, il y a pas trop d'effets. Après parce on le verra quoi ? d'ici le mois de mai peut-être. Voilà. Mais ce qui est aussi important, c'est aussi, si je peux rebondir là-dessus, c'est le prix du gaz. Quel est l'effet du prix du gaz sur le prix d'électricité ? Donc ça c'est aussi très important et ça c'est toujours la question qu'on a bien vu encore, je prends les l'exemple de la crise la dernière crise énergétique parce que on voit bien qu'il y a un effet aussi de l'augmentation du gaz sur le prix de l'électricité et il faudrait veiller en France à à être sûr de de pas augmenter l'électricité. Eh bien merci à toutes les deux d'être venu ce soir sur le
plateau de chaque voie compte pour en parler. On n'a pas fini d'en parler en fait mais tout de suite on se replonge dans le dans le bain municipal. Nous sommes à 3 jours du second tour et c'est Marco Pomier pour Journal de campagne tout de suite.
Bonsoir Marco, je le disais J-3. Elles sont dissipées hein les filles sur le plateau ce soir. Continue parler le débat continue. J- 3 avec une campagne qui qui bah qui se tend mais forcément dans plusieurs villes. On commence par Paris. Marco. Oui. La capitale où le scrutin de dimanche s'annonce très serré. 46 % pour Emmanuel Grégoire, 44 % pour Rachid Adati. Selon un dernier sondage IfOP. un suspense total et des rebondissements. Euh ce matin encore, le candidat socialiste a accusé Emmanuel Macron d'être personnellement intervenu euh pour obtenir le désistement de Sarah Knafo, la candidate reconquête d'extrême droite qui s'était qualifié pour le second tour. Objectif aider Rachidati dans la course à la mairie de Paris.
que le président de la République a du temps à perdre à s'occuper de ce type de sujet. D'abord est un peu incongru au regard de la charge qui est la sienne, mais deuxièmement traduit une faute morale majeure. D'une certaine manière, tout est bon pour gagner. Tout est bon pour gagner, y compris les plus grandes forfaitures morales. Une accusation grave he selon l'Élysée à laquelle Emmanuel Macron a réagi en personne. Il était interrogé ce matin en marge du sommet européen à Bruxelles. Écoutez, ces propos n'ont aucun sens. Il déshonore un peu la personne qui l'ai dit comme ça à l'emporte-pièce parce que c'est c'est bon, c'est pas sérieux. Donc non, je ne connais pas madame Knafo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales. La discussion que nous sommes en train de
d'avoir montre que j'ai largement autre chose à faire. Des mentira Knafo sur X. Elle s'est adressée à Emmanuel Grégoire. Regardez, vous paniquez et sombrer dans le complotisme. Elle termine en souhaitant aux candidats socialistes une excellente défaite dimanche. Bonne ambiance à Paris. Bon, bonne ambiance aussi à Marseille apparemment hein. Le le maire sortant Benoît Paillant et le candidat Eren Franck Alisio s'affronte ce soir lors d'un débat sur France 2. Un débat bah qui lui aussi fait débat. Oui, on en parlait hier dans le journal de campagne. Un duel sans la 3e femme de la campagne marseillaise, Martine Vassal pourtant qualifié pour le second tour mécontente, la candidate de la droite et du centre a saisi l'Arcom, le gendarme de
l'audiovisuel et dans un communiqué, elle a appelé France Télévision au respect des électeurs du pluralisme et de la démocratie. Elle n'a pas eu gain de cause. Alors, comment expliquer cette décision de France Télé ? Et bien selon France Tellé justement le format initial du débat incluait Martine Vassal, sauf que le candidat Eren Franck Alisio a refuser sa présence avec cette petite phrase hein que je vous laisserai juger. Quand on fait OM, PSG, on n' pas besoin du Havre au milieu. Les Havré et les Havrais apprécieront Edouard Philippe aussi, n'est-ce pas ? Donc gros enjeux à Marseille mais aussi à Nî où la ville pourrait basculer alors soit du côté du RN, soit du côté des communistes. On est dans le grand écart. Au milieu de ce duel, il y a la droite qui tente de ne
pas disparaître du paysage ni. Oui, dans les arènes nimoises, trois gladiators candidats. D'abord, Julien Sanchez du Eren dimanche dernier, l'eurodéputé a créé la surprise premier avec 163 voies d'avance sur son concurrent communiste Vincent Bouget et il se pose désormais en rempart face à la gauche. Je ne veux pas que la ville devienne communiste. Je veux pas qu'on refasse un bon en arrière de 30 ans euh parce que ça a été quand même catastrophique à l'époque pour la ville. Évidemment, le candidat communiste ne fait pas le même diagnostic. Vincent Bouget lui est engagé au Parti communiste depuis 2002 depuis le choc finalement du second tour entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen. La lutte contre l'extrême droite, c'est donc un combat qui lui tient à cœur
parce que le deuxème tour propose en fait un choix simple et clair. Il oppose ceux qui veulent réunir les Nimoises et les Nimois à ceux qui veulent séparer, fracturer, stigmatiser et discriminer. Et ce duel pourrait presque faire oublier que la ville est aux main de la droite. 25 ans que le maire sortant la dirige, sauf qu'il a décidé de passer la main. Son héritier Frank Prou a d'abord dû régler ses comptes en interne. Duel de dauphin au premier tour, le premier adjoint contre l'ex-premier adjoint avant de faire l'union au second tour. Finalement, malgré les divisions, le candidat LR veut encore y croire. Mathématiquement, tout est possible et j'y crois parce que ce soit le Parti
communiste ou le RN, ils ont atteint leur plafond de verre. Je dis que la victoire est possible. Je dis pas qu'elle est facile, elle est possible. Et si la droite ne remporte pas Nî, elle perdrait tout simplement la plus grande ville qu'elle dirige en France. On reste dans le sud mais cette fois on va plus vers l'ouest à Toulouse. Ça s'annonce aussi très serré. Oui, selon le dernier sondage ifop, le maire sortant Jean-Luc Moudin l'emporterait d'un cheveux he à 51 % contre 49 % pour son concurrent LFI François Pigmal. On est donc dans la marche d'erreur, hein. Pour rappel, François Pigmal a fusionné avec les écologistes pour le second tour. Merci beaucoup Marco. Je vous rappelle que la soirée de ce second tour des élections municipales sera à suivre sur
le canal 8 Public Sénat et LCP de 19h30 jusqu'au bout de la nuit avec Thomas Hug, Elsa Mondingava et Steve Jourdin avec nos experts, nos invités politiques pour analyser, décrypter et surtout bah vous donner les résultats dès qu'ils arrivent puisqu'on prendra l'antenne dès 19h30. Voilà. Merci à nos invités d'avoir été là ce soir dans dans chaque voix compte. Merci à Fannie et à Olivier. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à à 23h30. Vous la retrouvez également en replay sur lcp.fr. Chaque voix compte revient demain à 19h30. Dans un instant, Débadoc et Jean-Pierre Gracien. Passez une excellente soirée sur la 8.
Ah.
Agnès Pannier-Runacher