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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 15 mai 2017 25 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheNumérique

Aurore Bergé : "Edouard Philippe est très apprécié et a des capacités de rassemblement et d’apaisement"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:41OuverteRéponse partielle

    Peut-être l'un ou l'autre, vous avez une information, un nom ?

  • 1:09OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire sur Edouard Philippe ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Un commentaire sur Edouard Philippe ?

  • 2:39OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'ils ont aussi la même convivialité ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu cette journée, Aurore Berger ?

  • 4:58RelanceRéponse partielle

    C'est une manière d'anticiper sur des critiques, sur l'inexpérience ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:13InvitéFait
    « C'était d'ailleurs même mon prof à Sciences Po, et puis on a fait toute la campagne d'Alain Juppé ensemble. »
  • 1:17InvitéFait
    « C'est quelqu'un d'extrêmement loyal. Quand Alain Juppé a souhaité être candidat à la primaire, immédiatement il l'a rejoint et il a été extrêmement actif et présent dans la campagne. »
  • 3:13InvitéFait
    « C'est quelqu'un, encore une fois, qui n'est pas sectaire, qui a énormément d'humour, d'intelligence. »
  • 3:22Invité politiqueFait
    « Il émise très bien Valéry Giscard d'Estaing. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « Je ne suis pas pour le dégagisme. »
  • 6:15Invité politiqueFait
    « Il y a peut-être un sujet sur l'envie de renouvellement des Français. »
  • 7:22InvitéFait
    « Si La République En Marche a une majorité, clairement, elle sera extraordinairement différente de celle qu'on connaît. »
  • 9:46InvitéFait
    « Toutes nos grandes lois sociales, elles reposent sur des ordonnances aujourd'hui, notamment la sécurité sociale, etc. »
  • 10:12InvitéFait
    « Il ne prend pas les gens de cours. Il ne les trompe pas. »
  • 11:20Invité politiqueFait
    « Notre programme, il était très précis. C'était ça aussi une de nos forces. »
  • 16:04InvitéChiffre
    « L'idée, c'est de redéployer environ 5 000 à 10 000 enseignants très rapidement. »
  • 22:30Invité politiqueFait
    « Le sujet est aujourd'hui compris. »
  • 22:57Invité politiqueFait
    « Quand on annonce qu'on est prêt à faire une quatrième armée, il va falloir mobiliser la volonté nationale et les moyens pour la construire. »
  • 23:42Invité politiqueFait
    « Pour une entreprise qui se fait cyberattaquer ou cybermenacée, ça peut être tout le système de paye qui tombe du jour au lendemain. »

Temps de parole

  • Invité34 %
  • Invité politique29 %
  • Aurore Bergé11 %
  • Présentateur8 %
  • Locuteur non identifié7 %
  • Locuteur non identifié 26 %

6,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

France Info. L'émission politique de France Info, 8h30. Apathy, bienvenue à tous et bonjour Jean-Michel. Bonjour Nicolas. Guy Bernebaum, Gilles Bornstein à vos côtés. Et puis deux invités pour le prix d'un ce matin. Oui, deux

0:23
Aurore Bergé

invités parce que la journée est un peu exceptionnelle. Hier, passation des pouvoirs, nous attendons maintenant la nomination d'un Premier ministre et nous avons donc demandé à Aurore Berger et Mounir Majoubi de candidats aux élections législatives pour En Marche, le mouvement d'Emmanuel Macron d'être nos invités. Bonjour Aurore Berger. Bonjour. Bonjour Mounir Majoubi. Bonjour. On attend la nomination d'un Premier ministre, alors peut-être l'un ou l'autre, vous avez une information, un nom ?

0:43
Invité

Je pense que vous allez le savoir très vite.

0:45
Aurore Bergé

Ah c'est vrai ? Ça déjà c'est une information, tiens.

0:47
Invité

En tout cas, ce sera aujourd'hui dans la matinée. Ah ce sera aujourd'hui.

0:51
Présentateur

J'ai un billet de train intercité qui vient du Havre devant moi, arrivé 9h11, est-ce que

0:55
Aurore Bergé

j'ai bon ? Bon, Aurore Berger, vous êtes issu des Républicains, vous avez rejoint le mouvement En Marche au début de l'année. Vous souteniez Alain Juppé lors de la primaire des Républicains. Vous connaissez Edouard Philippe, puisque c'est son nom qui est le plus souvent, même si c'est aujourd'hui le seul avancé pour être Premier ministre. Si vous le connaissez, qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ? Oui, je le connais bien.

1:13
Invité

C'était d'ailleurs même mon prof à Sciences Po, et puis on a fait toute la campagne d'Alain Juppé ensemble. C'est quelqu'un d'extrêmement loyal. Quand Alain Juppé a souhaité être candidat à la primaire, immédiatement il l'a rejoint et il a été extrêmement actif et présent dans la campagne. C'est quelqu'un, je pense, qui est en capacité d'animer aussi une équipe. Moi, je l'ai vu faire pendant la campagne, il a fait beaucoup de déplacements, il était très sollicité, très demandé et très apprécié. Donc voilà, je pense que, je ne sais pas si ce sera lui, on le saura très vite, mais en tout cas d'apaisement qui me semble nécessaire

1:43
Aurore Bergé

à un Premier ministre. Vous saviez pendant la campagne qu'il avait des liens personnels, je ne sais pas, d'amitié, je ne sais pas non plus, enfin, qu'il connaissait bien Emmanuel Macron ? Je sais qu'ils se sont

1:51
Invité

connus, notamment pendant le cadre de la loi travail, où ils ont appris justement à collaborer ensemble. Edouard, c'est quelqu'un qui n'est pas secteur. Je pense que c'est la caractéristique d'En Marche.

2:01
Invité politique

Mounir Majoubi, un commentaire sur Edouard Philippe ? Je ne connais pas Edouard Philippe, je connais la ville du Havre et je vois sa transformation de ces dernières années. C'est une très belle ville, une très belle transformation économique avec une vitalité. Et à part ça, vous n'avez d'info

2:11
Locuteur non identifié

ni l'un ni l'autre. Non mais, je vous assure que

2:13
Invité politique

nous n'avons absolument qu'une info, et il va falloir s'habituer dans les prochaines années sur le sens du secret avec Emmanuel Macron qui, je pense, ne sera pas du même niveau que les années que nous avons connu. Si c'est l'office de tourisme du Havre

2:25
Présentateur

qui a lancé l'opération, c'est bien vu en tout cas. Là, je suis en bien réussi.

2:29
Locuteur non identifié

On en parle très largement. Aurore Berger, j'ai vu que vous avez dit récemment, en parlant, en comparant Edouard Philippe à Alain Juppé, ils se ressemblent, ils ont la même intelligence, la même vision de la société. Est-ce qu'ils ont aussi la même convivialité ? Mais ça, c'est une image

2:43
Invité

tronquée que vous avez d'Alain Juppé. Moi, c'est pas l'homme que je connais. Moi, j'ai côtoyé pendant deux ans un homme qui a été d'une extrême bienveillance à mon égard, qui a toujours pris le soin des autres. Donc, vous avez une image de lui qui est peut-être une image un peu froide, mais qui n'est pas l'image que nous, on a quand on le connaît, en fait. Et Edouard est quelqu'un qui, justement, peut peut-être d'extérieur vous paraître froid, parce que tout simplement, il peut avoir aussi une distance qui me paraît nécessaire aussi par rapport aux fonctions qu'il peut occuper. Mais c'est quelqu'un, encore une fois, qui n'est pas sectaire, qui a énormément d'humour, d'intelligence.

Et moi, je pense que ce serait un excellent choix.

3:18
Aurore Bergé

Bon, un Premier ministre avec de l'humour... Je le serai. Je le serai. Je peux juste rajouter qu'il émise très bien Valéry Giscard d'Estaing. Bon, le portrait se précise petit à petit. On attend la nomination d'un nouveau Premier ministre dans les minutes, les heures qui viennent, en fait. On n'en sait rien, mais ce sera sans doute très rapide. Et on n'en sait rien non plus, mais on pense que ce sera le RUAR. Journée de passation des pouvoirs hier à l'Élysée. Emmanuel Macron a donc succédé à François Hollande. On écoute Emmanuel Macron.

3:45
Locuteur non identifié

Je ne céderai sur rien des engagements pris vis-à-vis des Français. Tout ce qui concourt à la vigueur de la France et à sa prospérité sera mis en œuvre. Le travail sera libéré. Les entreprises seront soutenues. L'initiative sera encouragée. La culture et l'éducation par lesquelles se construit l'émancipation, la création et l'innovation seront au cœur

4:12
Aurore Bergé

de mon action. Comment avez-vous vécu cette journée, Aurore Berger ?

4:17
Invité

Je trouve qu'il y avait une grande solennité, une grande gravité dans cette journée. Ce n'est pas anodin aussi que son premier déplacement, il l'ait fait auprès des soldats blessés de manière totalement privée, puisqu'il n'y avait pas de médias qui étaient à ses côtés.

4:28
Aurore Bergé

Il y a eu des photographies ?

4:30
Invité

Oui, mais qui ont été publiées après, d'ailleurs. Je pense qu'il est devenu président de la République. Pour nous, c'est aussi d'ailleurs pas évident. Quelque part, on l'a un peu quitté. C'est-à-dire que ce n'est plus le candidat, c'est plus Emmanuel Macron, c'est le président de la République aujourd'hui. Il en a endossé le costume hier. Je trouve que l'exercice a été extrêmement réussi.

4:50
Présentateur

C'est une manière d'anticiper sur des critiques, sur l'inexpérience, d'être aussi solennel, depuis le second tour d'ailleurs.

4:58
Invité politique

Je ne sais pas si on peut parler de solennelité de compensation. Je pense sincèrement qu'Emmanuel Macron s'était préparé à ce moment, ces dernières semaines. Je pense que c'était aussi important pour nous qu'on fasse la différence entre République en marche et puis président de la République. Il n'est pas président de la République en marche. Aujourd'hui, et c'est ce que tu disais, Aurore, c'est plus le président de notre parti. Et donc nous, on a aussi ce travail nouveau de se lancer dans les législatives, d'aller faire cette campagne et puis d'avoir une nouvelle organisation, d'avancer, de continuer, de porter une majorité pour le soutenir. Mais il est déjà bien au-delà de nous.

5:32
Présentateur

Et en même temps, vous qui appartenez à cette jeune génération, vous voyez cette salle hier à l'Élysée, où on est dans une solennité, on croirait encore un petit peu des vieux réflexes monarchiques. Ça vous choque pas, vous ?

5:42
Invité politique

Il y a un très grand problème dans la salle d'hier. Mais le problème, c'est quoi ? C'est le problème des corps intermédiaires qui fait qu'aujourd'hui, en France, le renouvellement n'est pas encore atteint tous les corps intermédiaires, il n'a pas encore atteint toutes les organisations. Mais soyons sincères, regardez ce qui est arrivé hier. Vous êtes pour le dégagisme. Je ne suis pas pour le dégagisme. Par contre, je pense que les représentants doivent représenter les Français, doivent leur ressembler. Quand on a dans une salle, hier, une grande partie de gens qui se ressemblaient tous physiquement, plutôt des hommes, plutôt 65 ans, tous ensemble, diffusés sur...

Eh bien, il y a peut-être un sujet sur l'envie de renouvellement des Français. Et quand on voit le nombre de gens qui ont voté pour la France insoumise, qui ont voté pour Marine Le Pen, et une majorité qui a voté pour nous, je pense que les gens ont dit qu'ils en avaient marre et ras-le-bol de voir ces mêmes têtes, ces mêmes profils absolument partout et toujours.

6:29
Aurore Bergé

C'est pas très différent du dégagisme, quand même, ce que vous dites. C'est-à-dire qu'à partir d'au-delà de 45 ans, il ne faut plus qu'on me fait de responsabilité à des gens ?

6:34
Invité politique

Je n'étais pas du tout d'accord. Regardez le début de cabinet à l'Elysée qui a été nommé. Vous avez une diversité entre des gens d'expérience et des gens nouveaux.

6:41
Aurore Bergé

Il y a 4 nominations et il y a 4 hommes. Attendez la suite.

6:44
Invité politique

Mais entre des gens d'expérience et des gens nouveaux. Notre campagne, là où elle a été différente, et si vous regardez nos candidats, on a des candidats qui ont la vingtaine, d'autres qui ont la trentaine, et certains qui ont plus de 60 ans et qui sont à la retraite. On a des femmes qui sont enceintes, certaines qui ont eu un enfant dans les derniers jours et qui sont des candidats, comme tous les autres candidats. C'est ça et c'est à ça que la France doit ressembler, je l'espère, dans les prochains jours. Un commentaire sur le dégagisme, Rore Berger ?

7:06
Invité

Non, mais on n'est pas en faveur du dégagisme. Déjà, moi, je n'aimais pas du tout ce terme qui était celui de Jean-Luc Mélenchon. Je pense par contre qu'il faut tout simplement avoir des représentants qui représentent. Et c'est sûr que la physionomie qu'aura l'Assemblée nationale fin juin, si La République En Marche a une majorité, clairement, elle sera extraordinairement différente de celle qu'on connaît. Nos candidats ont une moyenne d'âge de 46 ans, on a la parité réelle, et donc, clairement, ça va aussi bousculer les choses. Et puis surtout, ils ont des vraies vies.

Enfin, nous, tous les deux, on a des vrais jobs, on bosse dans le privé, on a pris des risques aussi professionnels pour s'engager, même si on a pu avoir des engagements personnels, politiques, avant. Et je pense que c'est aussi ça, la diversité qu'on doit avoir en politique.

7:45
Présentateur

Et vous êtes candidat au législatif. Tous les deux, Rore Berger, Mounir, Madjoubi. On continue d'en parler juste après l'info et Victor Maté à 8h40.

7:53
Locuteur non identifié

Et à moins d'un mois des législatives, une nomination cruciale attendue aujourd'hui, celle du Premier ministre. Édouard Philippe, 46 ans, maire les Républicains du Havre, est donné comme l'un des grands favoris. Au lendemain de son investiture, Emmanuel Macron est à Berlin. Dès ce soir, comme François Hollande, il y a cinq ans, le premier déplacement à l'étranger sera donc consacré à une rencontre avec Angela Merkel. Des centaines d'ordinateurs à vérifier. Mesures de prévention. L'usine Renault de Douai dans le Nord est à l'arrêt aujourd'hui. Le constructeur auto fait partie des victimes de la cyberattaque de ce week-end. Il y a eu au moins 200 000 victimes dans le monde à travers 150 pays.

Le procès de Francis Holm, début de la troisième semaine, devant les assises de la Moselle, à Metz. Le verdict sera connu jeudi. Francis Holm jugé pour le double meurtre de Montigny-les-Messes. C'était en 1986.

8:46
Présentateur

Pourquoi ça faut ? Aurore, Berger, Mounir, Madjoubi, c'est Génération Macron ce matin dans 8h30 à Pâthie. Vous êtes tous les deux candidats aux législatives. Et vous avez une question de Gilles Bornstein.

8:58
Locuteur non identifié

Si vous êtes candidat, peut-être serez-vous élu. Et donc, vous devrez voter les lois et les réformes proposées par le gouvernement du futur Premier ministre qu'on ne connaît pas. Et on sent déjà des oppositions fortes dans le pays. Et je vous propose d'écouter celle de Jean-Claude Mailly, dit le patron de force ouvrière. Vous avez dit à tous vos permanents cet été, ne partez pas loin en vacances. Je confirme. Je confirme. Je confirme. S'il me précise dans l'idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu'il va balayer le dialogue social et la concertation. Il y aura problème d'une manière ou d'une autre. Balayer le dialogue social, qu'est-ce que vous répondez ?

9:32
Invité

Déjà, je réponds que sur la question des ordonnances, c'est mal connaître aussi le mécanisme. Déjà, il y a une loi d'habilitation qui doit passer d'abord par le Parlement. D'autre part, toutes nos grandes lois sociales, elles reposent sur des ordonnances aujourd'hui, notamment la sécurité sociale, etc. Ça a été au départ initié par ordonnance. Il y a longtemps. Non, mais dire que forcément ce serait des reculs que de passer par ordonnance, notamment sur des questions aussi essentielles que le Code du travail, pas forcément.

9:57
Locuteur non identifié

La voie normale de la démocratie, c'est le débat parlementaire, loi par loi et pas par une ordonnance. Encore une fois,

10:02
Invité

il y a une loi d'habilitation au Parlement avant de passer par ordonnance. Donc il y aura un débat... Mais qui n'est pas

10:05
Locuteur non identifié

une procédure normale.

10:06
Invité

Oui, mais il y aura un débat parlementaire qui existera. Ensuite, je pense que la force du président de la République, c'est d'avoir annoncé de manière extrêmement claire avant à la fois quelles seraient les réformes qu'il voulait engager et quelle serait la méthode pour y parvenir. Il ne prend pas les gens de cours. Il ne les trompe pas. Et il a été placé en tête du premier tour de l'élection présidentielle sur ce projet et sur cette capacité à réformer. Et on sait qu'il faut aller vite et qu'on ne peut pas perdre un an ou deux ans sur ces sujets.

10:30
Aurore Bergé

Pas de peur d'un mouvement social, mon lire Majoubi ?

10:33
Invité politique

Moi, j'ai été engagé syndicalement toute ma vie. J'étais délégué syndical très longtemps avant de devenir entrepreneur. Pour moi, c'est important le dialogue social et ses ordonnances. Et si vous écoutez le schéma et l'agenda qui est déjà annoncé, il inclut cette consultation. Et oui, elle sera plus rapide. Mais elle est plus rapide parce qu'il y a cette urgence, tu l'as rappelé. Et il faut le dire...

10:52
Locuteur non identifié

Donc elle est de pure forme.

10:53
Invité politique

Elle n'est pas de pure forme. Il y a l'absolue nécessité d'avancer sur ce projet dans les douze premiers mois. Si on ne veut assurer les promesses que nous avons faites pendant cette présidentielle, il va falloir qu'on trouve un moyen de le faire. Mais l'ordonnance, ce n'est pas le décret. Parfois, certains imaginent que cette loi va passer par décret, que le président et le gouvernement annonceront les choses et qu'on les découvrira le lendemain. Ce n'est pas le cas. L'ordonnance, c'est une consultation du Parlement, c'est une consultation des partenaires sociaux. Et ces sujets ont été abordés avec les partenaires sociaux pendant toute la présidentielle.

Vous savez, notre programme, il était très précis. C'était ça aussi une de nos forces. Il va être travaillé. Ça va être plutôt la mise en place technique. Ça va être avec qui on va le faire, comment on va le faire. Mais je vous assure que ce projet, il va falloir qu'on le mène. Il va falloir qu'on le mène rapidement et il va falloir réussir à engager.

11:39
Locuteur non identifié

Donc vous avez mandat pour réformer la France en dépit de l'opposition prévisible des syndicats et en dépit des sondages qui vous disent que sur ces mesures-là, vous êtes très minoritaire.

11:49
Invité politique

Je ne sais pas. Ce n'est pas ce que j'ai entendu de tous les syndicats ces derniers jours. J'ai entendu de chacun et notamment un dont je suis proche des syndicats. C'est celui où je me suis engagé longtemps. Un appel à plus d'ouverture, un appel à plus de diagres, un appel à une temporisation et à une ouverture dans le diagres.

12:06
Aurore Bergé

Je ne crois pas que Laurent Berger a dit qu'il était favorable aux ordonnances.

12:09
Invité politique

Il a appelé et il a demandé à plus de diagres et plus d'ouvertures. Il a appelé Emmanuel Macron à partager le pouvoir.

12:15
Aurore Bergé

François Bayrou était à votre place il y a 15 jours peut-être ou une semaine, je ne sais plus. Il disait que les ordonnances n'étaient vraiment pas une bonne idée.

12:21
Invité

Écoutez, il y aura une majorité parlementaire et j'espère qu'on aura une majorité absolue nous à l'issue des élections législatives. Il y aura peut-être

12:27
Locuteur non identifié

une majorité parlementaire.

12:28
Invité

Moi je l'espère en tout cas et nous on se bat dans nos circonscriptions respectives pour que ce soit le cas. Mais on a un mandat qui n'est pas de casser le dialogue social, on a un mandat qui est de mettre en oeuvre le projet qui a permis au président de la République encore une fois d'être en tête du premier tour de l'élection présidentielle. Cette légitimité-là, personne ne doit nous l'enlever et on doit pouvoir mettre en oeuvre ce projet.

12:47
Aurore Bergé

Beaucoup d'élus locaux demandent une réforme des rythmes scolaires. Oubliez la réforme payant qui a été pénalisante pour les collectivités locales et qui leur a coûté cher. Vous avez une position personnelle, enfin politique là-dessus, l'un et l'autre, au reberger.

12:59
Invité

Ce qui a plutôt été annoncé dans la campagne, c'est justement d'arrêter le côté autoritaire vis-à-vis des collectivités locales. Déjà, c'est de dire que la dotation globale de fonctionnement en collectivités locales, on n'y touchera pas pendant le quinquennat, ce qui permet une vraie lisibilité pour les collectivités, ce qui n'était pas le cas. Et sur la réforme des rythmes scolaires, c'est laisser le libre choix aux communes, soit de le conserver parce qu'elles ont dû recruter, elles ont bouleversé beaucoup leurs agendas, ou alors le réformer. Et je pense qu'il faut leur laisser plus de liberté.

13:27
Aurore Bergé

Une réforme qui m'a beaucoup amusé quand elle a été annoncée, je ne sais pas quel est son contenu si vous le connaissez, Mounir Majoubi, c'est un mois de service militaire. Ça m'a amusé parce qu'en un mois, je me rends bien ce qu'on apprend.

13:36
Invité politique

On apprend beaucoup de choses à rencontrer des gens qui ne ressemblent pas. Je ne sais pas, c'est la dernière fois que vous avez passé un mois avec des gens que vous ne connaissiez pas. Moi, ça fait longtemps. Un des grands sujets... Là, c'est des militaires. C'est des galonnés. C'est des fusils.

13:47
Invité

Un mois, ça correspond aux classes. Ça correspond aux classes. Quand on faisait l'armée, c'était à peu près cette période-là.

13:52
Aurore Bergé

Moi, je l'ai fait.

13:54
Invité

Alors, vous l'avez fait. Vous vous souvenez que ça a duré à peu près un mois, les classes.

13:57
Aurore Bergé

Oui, je n'ai pas appris grand-chose.

13:59
Invité

Peut-être que ce n'était pas la même époque, peut-être pas la même formation. Ah, ce n'était pas la même époque. Non, personne ne dit ça. Voilà, peut-être pas le même enthousiasme que ceux qui vont y participer. Ah, parce que vous pensez

14:07
Aurore Bergé

qu'ils seront tous enthousiastes ?

14:08
Invité

Mais je pense que c'est ce que disait Mounir. C'est utile en termes de diversité.

14:10
Présentateur

Pourquoi associer ce lien social et cette rencontre entre classes ou services militaires ? On a l'impression que quelqu'un attend une idée depuis des années maintenant pour remplacer ce service militaire. On comprend l'idée de dire qu'il faut que des gens différents se retrouvent. Pourquoi ? Il faut que ce soit au service militaire, forcément.

14:26
Invité politique

Parce que l'armée, c'est aussi, au-delà de l'arme, au-delà de l'attaque et de la défense, l'armée, c'est aussi un sentiment citoyen de l'unité d'un pays, d'une nation, l'idée que nous faisons patrie. Et donc, c'est important aussi, derrière ces symboles-là, d'être capable de réunir. Ce sera moins efficace de se réunir autour.

14:44
Locuteur non identifié

C'est aussi, a priori, le travail de l'éducation. C'est intéressant. La question de Nicolas, c'est de dire voilà, on est obligé d'en passer par le service militaire, mais logiquement, à l'école, on pourrait aussi apprendre un certain nombre de choses.

14:57
Invité

C'est un n'est pas exclusif de l'autre.

14:58
Locuteur non identifié

Oui, enfin, bon.

14:59
Invité

Non, l'idée, c'est de dire qu'à un moment, créer un sentiment d'appartenance à la nation, au drapeau, moi, c'est des choses qui me semblent importantes et qu'il ne faut pas laisser justement l'apanage de ces symboles à d'autres partis politiques dont on sait qu'ils vont le dévoyer. Je ne parlais pas d'autres partis, je parlais d'institutions qui existent. On a l'impression que dès qu'on parle d'un certain nombre de mots, qu'on parle de services militaires, qu'on parle de nations, qu'on parle d'armée, on touche un peu à des tabous parce que ça aurait été préempté par d'autres. Je pense qu'il faut se le réapproprier.

Je pense que c'est ce qu'a fait le président de la République hier, par exemple, quand il est devenu aussi chef des armées et quand il s'est rendu auprès de ses soldats blessés. Et je pense que l'objectif de ce service, on ne ment pas, on ne va pas former des militaires en un mois. Ce n'est pas l'objectif. C'est d'apprendre un certain nombre de choses qui sont utiles dans un pays qui est aussi en lutte contre le terrorisme et c'est aussi de créer sentiment d'appartenance.

15:46
Aurore Bergé

Et donc vous êtes prêt à voter cette réforme si vous êtes élu député Gilles Mancheteil ?

15:49
Locuteur non identifié

Alors revenons à l'éducation. Il faut aller vite, avez-vous dit, concernant la réforme du droit social, concernant la réforme scolaire. Est-ce que vous pouvez nous dire que les 12 élèves par classe en primaire en ZEP, ça sera fait dès la rentrée prochaine ?

16:03
Invité

C'est l'objectif. L'idée, c'est de redéployer environ 5 000 à 10 000 enseignants très rapidement.

16:09
Locuteur non identifié

En un été ?

16:10
Invité

C'est l'objectif, encore une fois, c'est ce que je vous dis. C'est-à-dire, le président de la République a pris ses fonctions hier. Il a annoncé qu'il y avait 3 chantiers prioritaires et dont l'un d'eux, justement, est la question de l'école. Les détentes divisées par 2 en CP et CE1 dans les zones qui sont les zones prioritaires REP et REP+. Donc ça, c'est l'objectif, ce qui suppose un redéploiement d'enseignants

16:30
Locuteur non identifié

environ de 5 000 à 10 000 postes. Est-ce que vous pensez, honnêtement, est-ce que vous pensez que c'est possible ? Je comprends l'objectif. Est-ce que vous avez le sentiment que c'est possible dès cette rentrée ?

16:37
Invité politique

La philosophie, c'est celle de l'urgence. La philosophie, et les promesses que nous avons faites, c'est celle de l'urgence. Aujourd'hui, on va avoir un Premier ministre, dans quelques jours, un ministre de l'Éducation nationale. C'est le premier sujet qu'il doit mettre en place. Donc on ne peut pas vous faire d'autres réponses que de vous dire prochaine rentrée ou pas. Moi, je le souhaite. On est tous nombreux au sein de la République en marche à le souhaiter. Après, il y a la faisabilité.

Mais je pense qu'on a aussi dit qu'on n'accepterait pas des arguments du passé en termes de faisabilité administrative et que la volonté, parfois très forte, permet aussi de dépasser tous ceux qui nous disent que c'est impossible de faire. Donc je vois dans vos yeux le doute, mais je vous dis, on va voir comment, quand nous serons au pouvoir, si nous sommes capables de transformer les façons de faire du passé. Mais c'est ce que nous souhaitons. C'est un métier de douter.

17:21
Présentateur

Mounir Majoubiro, Orberger, invité de France Info, jusqu'à 9h. Il est 8h50, un point sur l'info. Victor Mathé.

17:29
Locuteur non identifié

Et peu de doute, en principe, la fin du suspense tout à l'heure, avant la composition demain du gouvernement. Le nom du Premier ministre doit être annoncé ce lundi parmi les favoris, le maire du Havre, Édouard Philippe. A 4 mois, des législatives allemandes, Angela Merkel, qu'Emmanuel Macron rencontre ce soir à Berlin, peut avoir le sourire. Son parti, la CDU, remporte encore un scrutin régional, cette fois en Rénanie, Nord-Westphalie, le land le plus peuplé d'Allemagne, mais surtout le bastion historique des sociodémocrates. Les experts d'Europol redoutent de nouvelles victimes ce matin, avec l'ouverture des bureaux en Europe.

Plus de 200 000 victimes dans 150 pays, déjà recensés, touchés par la cyberattaque du week-end, en grande majorité des entreprises. En football, Monaco, champion de France, sauf énorme revirement. Le PSG a en effet trois points de retard et 17 buts de moins à seulement un match de la fin. Et puis, il y a de l'avance sur tous les autres. Raphaël Nadal, imbattable cette année sur terre battue. Il remporte le Masters 1000 de Madrid. Il sera le grand favori, bien évidemment, de Roland-Garros qui débute dans deux semaines.

18:31
Présentateur

Aurore Berger, Mounir Majoubi, portable à la main, dans la tente peut-être, du nanon. Je les ai pris en photo. Deux minutes à l'autre. Ils sont candidats de La République En Marche et ils sont vos invités, Jean-Michel Lapatie. Vous avez le portable aussi. J'ai le portable. Vous êtes tous aussi en face de nous. Vous irez au fond de la classe.

18:50
Aurore Bergé

Pour l'instant, il n'y a rien. Vous venez du parti Les Républicains, Aurore Berger. Vous avez soutenu successivement Jean-François Copé il y a quelques années. Puis Nicolas Sarkozy en 2012. Non ?

18:59
Invité

Vous êtes parti de l'équipe ?

19:01
Aurore Bergé

Vous êtes parti de l'équipe ?

19:03
Invité

J'étais au sein du conseil, du comité politique des Républicains. Quand Jean-François Copé le dirigeait.

19:09
Aurore Bergé

Nicolas Sarkozy ?

19:10
Invité

Oui, j'assume. Moi, je me suis engagée en politique en 2002 au moment de la création du parti. Et Nicolas Sarkozy en a pris la présidence en 2004. Moi, je ne renie absolument pas d'avoir fait ces campagnes présidentielles. Et au début de l'année,

19:21
Aurore Bergé

vous avez rejoint le mouvement Droite Libre qui a animé Virginie Calmelz ?

19:24
Invité

Non. J'ai aidé à titre personnel Virginie Calmelz. Qui se définissait

19:27
Aurore Bergé

comme profilant et anti-Macron.

19:28
Invité

Mais absolument pas. Je n'ai jamais adhéré à Droite Libre. Il ne faut pas reprendre tout ce que vous pouvez lire sur les réseaux sociaux sinon vous allez lire beaucoup de choses sur moi et peut-être sur vous dire d'ailleurs. Donc non, moi, je n'ai jamais adhéré à ce mouvement. J'ai connu Virginie Calmelz qui est quelqu'un que j'estime beaucoup pendant la campagne d'Alain Juppé qui m'a demandé de l'éviter à titre personnel et je l'ai fait à titre personnel mais je n'ai jamais rejoint ce mouvement.

19:47
Aurore Bergé

On vous traite d'opportunistes souvent sur les réseaux sociaux. Comment vous le vivez ?

19:50
Invité

Moi, je pense que ceux qui restent fidèles à un camp, à une caserne, peu importe les différents changements de leur parti politique font beaucoup plus de contorsions sur eux-mêmes que quand on est fidèle à ce en quoi on croit. Donc certains, ils voient de l'opportunisme. C'est leur problème et c'est leur cynisme.

20:08
Présentateur

C'est les candidats qui se rapprochent de vous en fait.

20:11
Invité

Non mais ce n'est pas ça. C'est juste que si vous voulez à un moment, l'UMP de 2002, étonnamment, ce n'est pas les Républicains de 2017. La campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, ce n'est pas la campagne de François Fillon en 2017. Donc s'il faut en gros soit se planquer dans le secret de l'Élysée de Loire, voter pour la personne en laquelle on croit ou alors aller jusqu'au cynisme, d'aller au trocadéro avec sens commun soutenir François Fillon alors que c'est juste à l'opposé de mes valeurs. Moi, je n'ai pas ce cynisme-là en fait.

20:35
Présentateur

C'est facile ça à expliquer aux électeurs que vous rencontrez ?

20:39
Invité

Je pense qu'il y a un moment, il y a ce qu'ils peuvent lire sur les réseaux sociaux et puis après, nous qui le rencontrent et ils voient que, étonnamment, moi j'ai toujours défendu les mêmes choses et après, oui, je pense qu'il y a un certain nombre d'hommes et de femmes politiques qui ont changé et des partis politiques qui ont changé et moi je vois qu'en fonction des porte-parole que j'ai en face de moi, du Parti socialiste, du DLR ou même maintenant du Front National, entre eux, ils ne sont pas d'accord. Ils ne sont pas d'accord sur l'Europe, ils ne sont pas d'accord sur la fiscalité, ils ne sont pas d'accord sur le travail, ils ne sont pas d'accord sur l'écologie. Vous voulez dire

21:05
Locuteur non identifié

à l'intérieur de chaque parti ? À l'intérieur de chacun des partis.

21:07
Invité

Ils ne sont plus d'accord entre eux sur l'essentiel donc ils restent parce qu'ils essayent de se raccrocher au meuble parce qu'ils ne sont jamais connus que ça et parce qu'ils ont la trouille en fait de ce qui est en train de se passer et du bouleversement que l'élection d'Emmanuel Macron a introduit.

Moi je pense qu'au contraire il ferait mieux de se remettre en question, de redéfinir des partis qui ont du sens, qui sont cohérents et nous la force qu'on a c'est qu'on a la cohérence d'un projet qui n'a pas changé entre la présidentielle et les législatives ce qui n'est pas le cas des autres partis qui sont tous en train à quelques jours des élections législatives de changer complètement les projets alors que soi-disant ceux de leurs candidats étaient les meilleurs pour gagner.

21:40
Locuteur non identifié

Mais vous savez que vous êtes en train de créer un parti et que les ennuis vont commencer. Ce genre d'ennuis.

21:45
Invité

Laissez-nous déjà faire cette campagne des élections législatives et puis on verra. On a réussi à rassembler enfin Emmanuel Macron a réussi à rassembler dans cette campagne des gens qui n'avaient pas les mêmes opinions mais qui se rejoignaient sur un projet et sur une méthode et je pense que c'est quelque chose qui va pouvoir nous garder ensemble très longtemps.

22:02
Aurore Bergé

Gilles Manchon.

22:03
Locuteur non identifié

Oui Mounir, mais j'oublie une question à vous peut-être avec votre casquette d'ancien président du Conseil national du numérique. On a vécu une cyberattaque de grande importance ce week-end est-ce que finalement ce n'est pas la faiblesse de nos démocraties aujourd'hui ? Alors on peut remonter les Champs-Elysées mais on a l'impression que vis-à-vis de ça les démocraties sont un peu démunies.

22:22
Invité politique

Alors la faiblesse c'est justement de ne pas avoir le problème. La faiblesse c'est la naïveté face aux risques numériques. Ça a été le cas de beaucoup de pays en Europe, c'était le cas de beaucoup de grandes démocraties, ça a été le cas en France jusqu'à il n'y a pas encore très longtemps mais aujourd'hui on peut dire que le sujet est aujourd'hui compris. Maintenant on a compris et là il a fallu différentes attaques, il a fallu la menace permanente de certains de nos ennemis pour comprendre qu'il fallait des moyens, qu'il fallait des êtres humains, des personnes formées, qu'il fallait des moyens financiers et technologiques et que ça, ça allait nous coûter de l'argent.

Ça veut dire qu'il va falloir investir. Ça veut dire que pour protéger la France du risque cyber, quand on annonce qu'on est prêt à faire une quatrième armée, il va falloir mobiliser la volonté nationale et les moyens pour la construire. Quand on dit qu'il va falloir aussi avoir une force capable de protéger les français dans le risque civil des cyberattaques, les attaques de ce week-end c'est massivement trois quarts des attaques sur du risque civil, c'est-à-dire sur des entreprises et des particuliers. Peu dans l'organisme d'État. Donc il va falloir aussi qu'on soit capable dans les prochaines années de protéger les citoyens, les entreprises et les administrations.

C'est très grave pour les entreprises. Pour une entreprise qui se fait cyberattaquer ou cybermenacée, ça peut être tout le système de paye qui tombe du jour au lendemain, tout le système de plan qui tombe du jour au lendemain, tout le système de pilotage de l'usine qui tombe du jour au lendemain. Et donc quand de l'autre côté, un pirate vous demande 70 000 balles pour récupérer votre système, vous êtes prêt à payer.

23:48
Aurore Bergé

Mais c'est une affaire de l'État. C'est l'État qui doit prendre en charge ce type de défense. Nous sommes d'accord.

23:52
Invité politique

Eh bien, ce que je dis aujourd'hui, c'est qu'il faut ce changement de mentalité. Aujourd'hui, l'ANSI, qui est un des meilleurs organismes de protection cyber au monde, c'est parmi les meilleurs chercheurs. C'est quoi l'ANSI ? C'est l'Organisme National de Sécurité des Systèmes d'Information de l'État. D'accord. Ne s'occupe que de l'État. Parce qu'aujourd'hui, il n'a pas pour l'aide de mission

24:07
Aurore Bergé

que c'est lui qui doit protéger

24:10
Invité politique

les grandes entreprises, l'ensemble de la société. C'est ce que vous voulez dire. C'est lui qui doit le faire. En tout cas, on a un centre d'expertise incroyable. Et aujourd'hui, il n'a pas pour mission de le faire. Et c'est un des engagements que nous avons abordé pendant cette année. Et donc,

24:21
Aurore Bergé

ma question n'est pas ironique.

24:22
Invité politique

Il faut monter une administration pratiquement aujourd'hui qui s'occupe de ça. En tout cas, cette administration existe. Après, il ne faut pas oublier qu'il y a un écosystème privé aussi qui est encore trop faible aujourd'hui. Aujourd'hui, on n'a pas assez d'entreprises de cybersécurité en France et en Europe. Il va falloir développer ce secteur, il va falloir développer la formation. Et ce n'est pas encore le cas aujourd'hui. Mais on a une chance, c'est que la France est plutôt bien positionnée. D'accord. Et donc, on n'a pas de Premier ministre, mais on a peut-être un ministre de l'action numérique. Mais non, ça, c'est encore des choses qui ne servent à rien.

C'est comme des choses qui ne servent à rien. Si, ça ne sert à quelque chose. Il y a plein de choses. Emmanuel Macron m'a donné une mission personnelle et vous connaissez mes opposants dans ma circonscription. Il m'a dit tu dois gagner ces législatives. C'est ta mission, je la ferai, je gagnerai.

25:01
Locuteur non identifié

Jean-Christophe Cambadélis, votre équipe. Je gagnerai,

25:02
Invité politique

je dirai jusqu'au bout.

25:03
Présentateur

Ce message s'autodétruira dans cinq secondes. Maintenant, c'est la bonne invitation. Math Joubiro, berger invité de France Info. L'actualité continue, évidemment.