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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 26 juin 2020 25 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsLogementTransports

Affaire des "écoutes", municipales à Paris... le "8h30 franceinfo" de Rachida Dati

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Bonjour Rachida Dati. Avant d'entendre la candidate au municipal à Paris, c'est l'ancienne garde des Sceaux que je voudrais tout d'abord interroger.

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Sur cette affaire, d'abord liée à l'affaire Bismuth, qu'est-ce qui vous semble grave ?

  • 2:27FerméeRéponse directe

    Parler de l'affaire Colère ?

  • 3:44FerméeRéponse directe

    Vous demandez sa dissolution aujourd'hui ?

  • 5:25OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a saisi le Conseil supérieur d'administration. Il a bien fait, Emmanuel Macron ?

  • 6:16RelanceRéponse directe

    elle est légale aussi, cette remontée d'informations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11Invité politiqueFait
    « Là il y a une fragilisation et la mise en cause de l'état de droit. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « On a eu l'affaire Fillon avec madame Moulette qui est quand même magistrat. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « Mais vous savez, quand vous subissez des pressions au sens juridique de terme, c'est une contrainte. »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « C'est pas un parquet. C'est une officine. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « On se rend compte qu'on a des magistrats qui mènent un combat acharné contre la droite républicaine. »
  • 3:14Invité politiqueFait
    « Pourquoi ? Parce que en droit, et c'est la garantie aussi de l'état de droit, mais aussi de l'indépendance de la justice, le parquet est un et indivisible. »
  • 3:25Invité politiqueFait
    « Une section financière, une section délinquance astucieuse, une section violence conjugale. »
  • 3:46Invité politiquePromesse
    « Moi je pense que ce parquet n'a pas lieu d'être. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « Alors, la différence entre un État arbitraire et un État de droit, c'est qu'il faut une motivation. »
  • 5:11Invité politiqueFait
    « Et écoutez, autant d'avocats, mais surtout récupérer leur fadette, là on dépasse les bords. »
  • 6:21Invité politiqueFait
    « Non. Alors, d'abord, il n'y a pas d'instruction individuelle et je n'en ai jamais donné. »
  • 9:22Invité politiqueFait
    « Vous dites, vous savez que l'élection à Paris se joue en trois tours. »
  • 10:40Invité politiqueFait
    « On ne peut pas dire que je suis écologiste et avoir les deux tiers des parcs et jardins totalement dégradés et totalement squattés, notamment par des trafiquants. »
  • 19:47Invité politiqueFait
    « La délinquance a explosé. Les agressions sexuelles, les cambriolages, les vols avec violence, tout ça a explosé. »
  • 19:56Invité politiqueChiffre
    « Tout crime et délit confondus, 2015-2019, ça a explosé de 25% quand on est à l'échelle nationale de 1%. »
  • 21:59Invité politiqueChiffre
    « la pollution a augmenté de plus de 118% pour deux raisons. »
  • 22:27Invité politiqueChiffre
    « plus de 25 morts sur la voie publique. »

Temps de parole

  • Rachida Dati68 %
  • Présentateur14 %
  • Invité9 %
  • Invité 28 %

6,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Bonjour Rachid Adati. Avant d'entendre la candidate au municipal à Paris, c'est l'ancienne garde des Sceaux que je voudrais tout d'abord interroger. On apprend à la lecture d'une enquête du point que le parquet national financier a demandé en 2014 à des enquêteurs d'éplucher les relevés téléphoniques de plusieurs avocats pour essayer de savoir qui était la taupe qui aurait pu informer Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog du fait qu'ils étaient placés sur écoute. C'est ce qu'on avait appelé à l'époque l'affaire Paul Bismuth.

Voici ce qu'on disait il y a quelques instants sur France Info, l'un des avocats concernés dont les relevés téléphoniques ont donc été épluchés pendant 15 jours, c'est Éric Dupond-Moretti.

0:42
Invité

Si demain le parquet national financier décide de fouiller dans votre téléphone, on vous répond qu'il n'y a rien d'illégal, on est chez les dingues. Mais on est chez les dingues en fonction de quoi ? Il faut au moins qu'il y ait quelque chose, qu'il y ait l'ombre de quelque chose. Il y a une clique de juges qui sont les gardiens autoproclamés de la morale publique et qui s'autorissent tous.

1:01
Présentateur

On est chez les dingues, dit maître Dupond-Moretti. Vous êtes d'accord avec lui ?

1:05
Rachida Dati

Cette affaire est extrêmement grave. Alors peut-être pour certains ça apparaît très technique, mais c'est grave. Là il y a une fragilisation et la mise en cause de l'état de droit. On a eu l'affaire Fillon avec madame Moulette qui est quand même magistrat. L'ancienne chef de ce parquet. D'ailleurs, c'est sous elle aussi qu'on a eu ces affaires d'écoute, mais qui dit j'ai subi des pressions. Mais vous savez, quand vous subissez des pressions au sens juridique de terme, c'est une contrainte. Donc si vous avez enquêté, pris des actes sous contrainte, c'est que vous n'avez pas été libre dans vos actes d'enquête ou d'investigation. Donc c'est très grave ce qu'elle a dit.

1:42
Présentateur

Sur cette affaire, d'abord liée à l'affaire Bismuth, qu'est-ce qui vous semble grave ?

1:45
Rachida Dati

Et là, deuxième affaire, c'est que moi c'est ce que j'ai dit hier, ce parquet national financier, avec tout ce qui sort, c'est pas un parquet. C'est une officine. C'est une officine. Alors maintenant, il faut savoir pour qui est le travail cette officine. Mais moi je veux vous dire, entre Sarkozy et Fillon, et encore une fois, je le dis très à l'aise, je suis magistrat. Donc j'appartiens à cette corporation. Mais c'est une fragilisation, c'est la mise en cause de l'état de droit. Donc on se rend compte qu'on a des magistrats qui mènent un combat acharné contre la droite républicaine. On a un classement par ailleurs, très opportunément, dans une autre affaire. Ça aussi, on doit s'interroger.

2:27
Présentateur

Parler de l'affaire Colère ?

2:28
Rachida Dati

Entre autres. Donc on a, pour ceux qui sont au pouvoir, des classements opportuns, pas en opportunité, opportuns. Et puis vous avez un acharnement sur effectivement deux candidats, qui étaient à l'époque candidats, de la droite républicaine. Moi je m'interroge, je ne dis pas que c'est un...

2:48
Invité

Vous dites que c'est une officine au service du pouvoir et donc contre la droite.

2:51
Rachida Dati

Alors moi je vous dis, monsieur Delis, je vous ai déjà entendu, vous avez déjà fait des papiers sur la justice. Je m'explique. Quand la création du parquet national financier a été envisagée, qui s'y était opposé ? François Mollins, procureur de la République, des magistrats s'y sont opposés. Et moi j'en ai parlé avec des syndicats de magistrats qui étaient fortement opposés à la création de ce PNF. Pourquoi ? Parce que en droit, et c'est la garantie aussi de l'état de droit, mais aussi de l'indépendance de la justice, le parquet est un et indivisible. Vous avez un parquet et vous avez des divisions dans le parquet.

Une section financière, une section délinquance astucieuse, une section violence conjugale. Mais d'avoir créé un parquet à côté d'un autre parquet, franchement c'est très limite. Et les magistrats avaient dit, attention, parce que c'est un parquet hors contrôle. Et bien on en voit aujourd'hui les résultats.

3:44
Invité

Vous demandez sa dissolution aujourd'hui ?

3:46
Rachida Dati

Moi je pense que ce parquet n'a pas lieu d'être. Parce que, vous savez, au lieu de créer ce parquet, on aurait dû donner les moyens qui ont été consacrés à la création de ce parquet au parquet de Paris, et puis créer une vraie direction, à la limite sous-direction, financière, pour le type d'infraction pour lequel effectivement le parquet aujourd'hui financier est compétent. Mais là, avec tout ce qui sort, honnêtement, il faut demander des explications au CSM. Il faut que les magistrats s'expliquent, y compris ceux qui sont mis en cause dans ces affaires d'écoute. On a écouté des avocats.

4:16
Présentateur

On n'a pas écouté techniquement des avocats, on a demandé leur relevé téléphonique, on n'a pas eu accès à leur conversation.

4:21
Rachida Dati

Vous savez pourquoi ? C'est très habile. Parce que s'il avait fallu faire des écoutes, le bâtonnier aurait été informé. Là, il n'a pas été informé, semble-t-il. En revanche, Rachida Dati... Parce que justement, le fait d'avoir les fadettes, c'était un moyen de contourner. Mais quand même, quand vous avez les fadettes, vous savez avec qui vous avez parlé, combien de temps, qui vous appellent. Ce sont des avocats.

4:40
Présentateur

Rien n'interdit, Rachida Dati, aujourd'hui dans la loi, de demander les relevés téléphoniques de quelqu'un dans le cadre d'une enquête préliminaire, ce qui était le cas à l'époque.

4:50
Rachida Dati

Alors, la différence entre un État arbitraire et un État de droit, c'est qu'il faut une motivation. Il faut, comme l'a dit Maître Dupond-Moretti, il faut le début du début de quelque chose.

5:02
Présentateur

Enquête préliminaire ouverte à l'époque pour violation du secret professionnel, pour savoir qui avait alerté, peut-être, Nicolas Sarkozy et son avocat.

5:08
Rachida Dati

D'accord, mais les actes d'enquête sont disproportionnés. Et écoutez, autant d'avocats, mais surtout récupérer leur fadette, là on dépasse les bords. Moi, je le dis très posément, là, on a outrepassé, on a violé l'État de droit. Moi, je pense que les magistrats doivent s'expliquer, le CSM doit prendre la parole.

5:25
Invité

Emmanuel Macron a saisi le Conseil supérieur d'administration. Il a bien fait, Emmanuel Macron ? Mais il l'a saisi pour l'affaire Fillon. Dans l'affaire Fillon, qu'est-ce que vous attendez du CSM, justement ?

5:33
Rachida Dati

Moi, j'attends aussi du Président de la République. J'attends aussi des propos du Président de la République. Il doit parler, il doit s'exprimer sur ça ? Bien sûr, du propos des gardes des Sceaux. Les Français ont besoin de savoir si la justice est indépendante en France. Et l'indépendance, c'est dans ses actes d'enquête et aussi dans sa décision. Parce que moi, je n'ai jamais été favorable à l'indépendance du parquet. Pourquoi ? Le procureur, il n'est pas indépendant. Pourquoi ? Parce que quand vous votez pour une majorité dans un pays, pour conduire une politique pénale, c'est une politique d'intérêt public pour tous les Français.

Donc, il faut qu'il y ait un lien pour donner une instruction générale de lutter contre la délinquance au parquet.

6:08
Invité

Dans l'affaire FI, la remontée d'informations évoquée par Eliane Houlette, l'ancienne procureure, qui dit avoir subi des pressions de sa hiérarchie pour faire remonter ces informations, elle est légale aussi, cette remontée d'informations ? Quand vous étiez garde des Sceaux, vous n'avez pas supprimé, vous n'avez pas rompu cette remontée d'informations ?

6:21
Rachida Dati

Non. Alors, d'abord, il n'y a pas d'instruction individuelle et je n'en ai jamais donné. Il y a des instructions générales qui sont publiques. Quand je donne une politique pénale, quand j'étais garde des Sceaux, je donnais des instructions de politique pénale, de lutter contre les trafiquants de stupes, de lutter contre les violences...

6:34
Présentateur

Mais aucune information n'est remontée jusqu'à votre cabinet ?

6:36
Rachida Dati

Non, mais il y a des informations qui remontent. C'est très encadré, mais vous ne pouvez pas tout faire remonter. Moi-même, j'ai été magistrat et j'ai été magistrate dans une section financière. Parfois, effectivement, on vous demande des informations, mais tout est encadré. Vous ne donnez pas toutes les informations, parfois, qui vous sont demandées. Donc là, il faudrait savoir quelle est la nature des informations qui ont été demandées à Mme Houlette. Parce que c'est facile de dire, c'est légal, la remontée d'informations est légale, mais ce qui peut être limite, c'est la nature des informations qui sont demandées.

Donc là, il faudrait que Mme Houlette nous dise quelles sont les informations qui lui ont été demandées et quelles ont été les demandes de Mme Champreneau, par exemple, la procureure générale.

7:12
Présentateur

Et c'est sa supérieure. Rachid Haddad, il vous restait avec nous. J'espère que les auditeurs et les spectateurs ont tout compris à ce débat un peu technique, mais intéressant sur le rôle de la justice.

7:20
Rachida Dati

Non, parce que les Français, dans un pays troublé, fracturé, ils ont besoin d'avoir confiance dans leur justice. Parce que c'est le dernier rempart, l'État de droit, c'est le dernier rempart de protection. Si ça, ça vacille, si ça, ça explose, alors là, on passe dans un autre régime.

7:35
Présentateur

Les municipales à Paris et la dernière ligne droite, puisque la campagne s'achève ce soir avant le vote de dimanche. Ce sera dans une minute, juste après le Fil Info, à 8h40 avec Victor Vasseur.

7:45
Invité

Le ministre de l'Agriculture enterre l'objectif du zéro glyphosate d'ici la fin de l'année. En revanche, sur France Info, Didier Guillaume annonce la diminution de 35% de l'utilisation des produits phytosanitaires entre 2019 et 2018. Éric Dupond-Moretti dénonce une clique de juges qui s'autorise tout en ce fou du monde. Le ténor du barreau ulcéré, tracé parfois géolocalisé en marge de l'affaire des écoutes visant Nicolas Sarkozy et son avocat, Éric Dupond-Moretti, va porter plainte. Après 4 jours de recherche d'une ampleur exceptionnelle dans deux anciennes maisons de Michel Fourniret, il n'y a aucune trace du corps d'Estelle Mouzin, l'ogre des Ardennes, avoue avoir tué la fillette de 9 ans.

Tracé un trait entre la Creuse et le Gers, 8 départements sont en vigilance orange aux orages jusqu'à ce soir. 50 mm de pluie attendue et des rafales de vent jusqu'à 120 km heure par endroit. Et puis à cette journée de la fin du championnat, Liverpool remporte la première ligue anglaise de football après la défaite hier soir de Manchester City. Ce titre est une première depuis 30 ans.

8:44
Locuteur non identifié

France Info, et tout est plus clair.

8:48
Présentateur

Toujours avec la candidate des Républicains à Paris, Rachida Dati, nous avions reçu ces dernières semaines pour une égalité parfaite vos deux principales concurrentes, Anne Hidalgo, la mère sortante, et Agnès Buzyn, la candidate des Républicains, Renaud Delis.

8:59
Invité

Et je rappelle, Rachida Dati, que vous êtes arrivé en deuxième position au premier tour de l'élection municipale à Paris avec 22,7% des voix contre 29,3% à Anne Hidalgo et 17,3% pour Agnès Buzyn. Les sondages, ce ne sont que des sondages, mais vous donnent actuellement battu dimanche au deuxième tour de l'élection municipale par Anne Hidalgo. Qu'est-ce que vous faites lundi, Rachida Dati, si vous ne remportez pas cette élection ?

9:22
Rachida Dati

Vous dites, vous savez que l'élection à Paris se joue en trois tours. Donc déjà, vous avez deux inconnus, le résultat du deuxième tour et le résultat du troisième tour. Donc ça fait beaucoup d'inconnus. Donc moi, vous savez, cette campagne, je l'ai menée avec passion. J'ai un ancrage local, j'ai un ancrage politique. Moi, j'adore faire les campagnes et vous le savez, j'aime le terrain. Et cette campagne, je l'ai menée par le terrain. Moi, cette campagne, elle m'a confirmée, confortée dans ma conviction et ma conception de maire. C'est-à-dire le maire de chaque détail pour chaque Parisien.

Moi, vous savez, j'ai rencontré, je suis allée partout dans les arrondissements, du nord, de l'est, du sud, du nord. Moi, je serais la maire de tous les Parisiens, de tous les quartiers, de tous les arrondissements. Pourquoi ? Parce que moi, je ne me résous pas à l'inaction ou au silence, par exemple, de Mme Hidalgo, quand vous avez des familles dans le 18e arrondissement qui me demandent d'installer un petit toboggan, par exemple, dans le square Burk, dans le 18e. Quand vous avez des familles dans le 19e qui sont menacées tous les jours par des délinquants et trafiquants jusque dans leurs immeubles et qu'on leur dit qu'on ne peut rien faire...

10:21
Présentateur

Vous voulez dire que Mme Hidalgo n'a pas le monopole des quartiers populaires à Paris ?

10:23
Rachida Dati

Parce qu'elle n'y va pas, parce qu'elle n'y va plus. Parce que d'ailleurs, hier, le débat l'a démontré, le parc social, où je lui ai listé tous les logements, les cités que j'ai pu visiter, qui sont dégradés, qui n'ont pas d'isolation thermique. On ne peut pas dire que je suis la maire écologiste et avoir un parc social aussi dégradé, aussi bétonné et aucune isolation thermique. On ne peut pas dire que je suis écologiste et avoir les deux tiers des parcs et jardins totalement dégradés et totalement squattés, notamment par des trafiquants. On ne peut pas dire qu'on est écologiste quand on a autant bétonné Paris et qu'on continue.

Moi, franchement, il faut de la clarté vis-à-vis des électeurs écologistes.

10:58
Invité

C'est la candidate de la bétonisation à Nidalgo ? Bien sûr. La vraie candidate écolo, c'est vous ?

11:02
Rachida Dati

Je vais vous dire, vous savez, les projets de bétonisation qui sont en cours, c'est deux fois la surface de la Défense. Voilà, deux fois la surface de la Défense qui arrive à Paris.

11:11
Invité

Si vous êtes élu, vous arrêtez tout ?

11:12
Rachida Dati

Toutes les friches restantes, notamment Ordenner Poissonnier dans le 18e arrondissant. Mme Hidalgo veut faire des tours, des immeubles de 10 étages, centaines de logements sociaux dans un endroit très tendu et très dense. J'en ferai évidemment un parc. TEP, mais ni le montant, elle veut faire aussi des logements très sociaux. Là aussi, c'est très dense, avec un terrain de basket, de sport, ouvert 24h sur 24, 7 jours sur 7.

11:37
Invité

Vous vous arrêtez les logements sociaux ?

11:39
Rachida Dati

Si vous êtes élu, vous vous arrêtez les logements sociaux. Écoutez ce que je dis. Bercy-Charenton, 6 tours, 6 tours, 20 mètres, juste en dessous de la tour Montparnasse. Bercy-Charenton, les écologistes ont voté contre. Ils ont avalé leur chapeau pour deux sièges de conférences.

11:52
Présentateur

Personnellement, vous auriez quasiment pu faire alliance avec David Béliard, le candidat écologiste, quand on vous écoute.

11:55
Rachida Dati

Non, je vais vous dire pourquoi. Parce que les Verts, ils sont dans le sectarisme. Là, c'est l'équilibre. Moi, je voudrais d'abord qu'on revoie l'ensemble du parc social qui est très déséquilibré. Quand vous avez plus de 66 000 Parisiens qui ont quitté Paris depuis, sous la mandature de Mme Hidalgo, je considère que quand vous ne pouvez pas retenir les familles dans votre ville, c'est qu'il y a un échec.

12:14
Présentateur

Vous savez ce qu'on vous dit à chaque fois, Rachid Alati, le parc social, dans votre arrondissement, celui dont vous êtes revois, c'est 2,5% des logements. C'est-à-dire 10 fois moins que dans le reste de la ville.

12:21
Rachida Dati

D'abord, une chose, je n'ai pas la compétence. Si Mme Hidalgo avait voulu mettre plus de logements sociaux dans le 7e, elle a le pouvoir, c'est elle qui le vote, c'est elle qui préemple, c'est elle qui achète. Donc ça, c'est une première chose. Mais moi, je vais vous dire, M. Fauvel, je suis très claire. Moi, je ne suis pas cynique. Je ne méprise pas les gens que je mets dans le logement social. Vous avez vu les fractures en France ? Regardez Nice, Dijon, la banlieue parisienne, à côté de Lyon. Vous savez, ça, c'est les dégâts liés au ghetto. Nous avons ghettoisé Paris. La politique du parc social de Mme Hidalgo, c'est de mettre la même composition dans le même immeuble.

Et vous dégradez l'immeuble, vous dégradez l'environnement. Moi, sur le 7e...

12:55
Invité

Pour dégétoïser Paris, comme vous le dites, si vous êtes élu maire de Paris, vous aurez ce pouvoir. Si vous êtes élu maire de Paris, vous mettrez au moins 20%, comme le stipule la loi, qui veut même porter ce taux à 25% en 2025. 25% de logement social dans le 7e, en 2020.

13:09
Rachida Dati

Est-ce qu'une seule fois, vous m'avez entendu être contre le logement social ? J'ai vraiment fait augmenter fortement le logement social dans le 7e, avec le foncier qui existe. Vous savez très bien que le 7e arrondissement, il y a peu de fonciers.

13:20
Invité

Aujourd'hui, c'est 2,5% dans le 7e.

13:21
Rachida Dati

Oui, mais attendez, mais vous voulez que je mette dans la cour de Matignon, sur l'Assemblée nationale ?

13:26
Invité

Demain, 20%, 25% dans le 7e, dans le 16e arrondissement, dans le 8e arrondissement.

13:30
Rachida Dati

C'est à l'échelle d'une commune, ce n'est pas à l'échelle d'un arrondissement.

13:32
Invité

Oui, mais pour déguétoiser.

13:33
Rachida Dati

Pour déguétoiser, vous savez où est le ghetto ? C'est quand vous avez des arrondissements où vous mettez la même composition de logement. Si vous mettez la même catégorie sociale dans un immeuble, vous créez un ghetto. Il faut une mixité, mettre du trait social, la classe moyenne, les classes intermédiaires. Moi, je vais changer la composition du parc social à Paris. Et les bailleurs, les bailleurs, respecteront ce que veut le maire de Paris, une mixité réelle. On ne met pas un ghetto, on ne met pas tous les pauvres ensemble, tous ceux qui ont des difficultés ensemble, parce que vous dégradez tout.

Vous savez qu'il y a des familles, et je le rencontre tous les jours, qui ne veulent pas accéder au logement social. Pourquoi ? En disant, non mais, vu ce qu'on m'a proposé, 18e, 19e ou 10e, non, je préfère rester finalement dans la chambre de bonne avec 4 enfants. Pourquoi ? Moi, je ne me résous pas à mépriser les gens. D'ailleurs, vous savez, tous ces gens que je rencontre tous les jours, ils sont exaspérés, écoeurés, ils ne votent plus. Mais ça, ça arrange, madame, pour elle, surtout qu'ils ne votent plus. C'est pour ça que moi, j'appelle à passer cette colère, à passer cette exaspération. Il faut que ça les motive pour aller voter dimanche.

La mobilisation et la participation permettra effectivement ce changement à Paris, dont vous l'avez vu que le résultat du premier tour, même avec les sondages. La majorité des Parisiens veulent un changement profond à Paris. Et moi, je dis, le seul vote utile à Paris, ce sont mes listes, c'est ma candidature. Et avec moi, ils verront le changement dès le premier jour. Croyez-moi, une ville plus propre, plus sûre. On peut circuler, on peut respirer et on peut se loger. Justement, Rachida Dati. Et rester avec sa famille et ses enfants.

14:59
Présentateur

Vous avez dit quelque chose d'intéressant il y a 5 minutes, quand Renaud Delis vous a demandé si c'était encore jouable de gagner dimanche. Vous avez dit, attention, il y a 3 tours à Paris. Les deux premiers, ce sont les électeurs qui tranchent. Le troisième, ce sont les conseillers de Paris, élus dans chaque arrondissement, qui décident. Ça, ça se passera dans une dizaine de jours. Est-ce que vous envisagez, à ce moment-là, de faire des alliances ? Est-ce qu'il est possible, par exemple, que les conseillers de Paris, élus sur les listes d'Agnès Buzard, votent pour vous dans 10 jours ?

15:27
Rachida Dati

Vous savez, Mme Hidalgo, elle a joué la division factice pour se réunir au deuxième tour. On a vu le résultat. Elle a décroché de 10 points par rapport à 2014. 10 points. Elle n'a même pas de majorité. Les alliances, on peut continuer à les faire après le vote des parisiens et des parisières ? Je suis venue sur votre plateau. On m'avait dit, oui, vous n'avez aucune chance. Oui, ça serait mieux de s'allier. Même En Marche, j'avais dit, écoutez...

15:45
Présentateur

Je ne suis pas sûr qu'on ait dit ça comme ça, mais...

15:46
Rachida Dati

Franchement, vous l'avez dit. Peut-être pas comme ça, mais vous... Alors, peut-être pas sur ce ton, mais vous l'avez dit. Bon, pas sur ce ton, alors. Vous avez peut-être dit, oui, Mme Dati, vous ne pouvez pas gagner. Peut-être sur ce ton-là. Peut-être pas, oui, comme ça. Bon, bref. Sur le troisième jour. Et donc, même La République En Marche, ils nous regardaient avec arrogance et mépris. Vous n'y arriverez pas. Venez avec nous. Moi, je suis dans la clarté. On ne peut pas... Les Français, les Parisiens savent mon énergie, ma détermination et mes convictions. Je n'ai jamais trahi mes convictions. Moi, j'ai toujours été dans la clarté.

Et la clarté, je vais vous dire, les Français peuvent ne pas être d'accord avec vous, mais en tous les cas, ils vous en savent gré d'être clair.

16:22
Présentateur

Ça veut dire que tous ceux qui ne voudraient plus d'Anne Hidalgo parmi les conseillers de Paris qui seront élus dimanche soir, vous les appelez à voter pour vous ? Mais bien sûr, pourquoi ?

16:31
Rachida Dati

Je ne parle pas des électeurs, je parle des conseillers de Paris. Oui, mais moi, je vous parle des électeurs.

16:33
Invité

Les conseillers qui seront élus sur la liste La République En Marche, dans la clarté, vous leur dites, au troisième tour, votez pour moi.

16:38
Rachida Dati

M. Dely, on n'a pas passé le deuxième tour. Donc, moi, j'appelle les électeurs. Si vous avez abordé cette question tout à l'heure, c'est pour ça qu'on vous pose la question. Non, parce que vous me dites...

16:44
Invité

Vous avez parlé du troisième tour. C'est vous qui en avez parlé, le troisième tour.

16:52
Rachida Dati

Je vous ai dit, le deuxième, ce n'est pas plié, et le troisième, encore moins. Donc, je vous dis, le deuxième, moi, j'appelle les Parisiens. Ils veulent le changement. Votez pour moi. C'est le seul vote utile et efficace pour changer Paris. Croyez-moi, et je sais que vous êtes convaincus, parce que Paris est sale, Paris n'est pas sécurisé, et on ne peut pas y circuler, ni y respirer, et encore moins se loger, dans de bonnes conditions.

17:13
Présentateur

On va monter l'armée trajée sur la question de Renaud Dely tout à l'heure, et on poursuit cet entretien dans une minute, Rachid Adati, puisque c'est l'heure du Filinfo à 8h50 avec Victor Vasseur.

17:22
Invité

Didier Guillaume remercie L214, l'association de défense des animaux. Sur France Info, le ministre de l'Agriculture salue la diffusion d'une vidéo dans un abattoir près de Rodez, où des agneaux semblent mal traités. Il y avait vraiment des situations inacceptables, affirme Didier Guillaume. La direction de Sanofi doit l'annoncer aujourd'hui. Le laboratoire pharmaceutique prépare un plan d'économie de 2 milliards d'euros, avec 1000 suppressions de postes, selon les syndicats. Il y a un effet bénéfique en termes de qualité de l'air, assure Dominique Tillac, la directrice générale d'Atmo Occitanie, sur une portion de l'autoroute entre Bordeaux et Toulouse.

La concentration de dioxyde d'azote a diminué de près de 10% parce que la vitesse est réduite à 110 km heure. C'est l'une des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, qui souhaite étendre la mesure pour toute la France. Philippe Barbarin quitte le diocèse de Lyon pour rejoindre celui de Rennes. Il va devenir aumônier, l'ancien archevêque relaxé dans l'affaire du père Préna, mis en cause pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels de ce prêtre pédophile. Des avions en direction Bastia, Lisbonne, Pointe-à-Pitre, Malaga ou encore Budapest après trois mois d'arrêt et reprise des vols aujourd'hui depuis l'aéroport d'Orly.

18:27
Locuteur non identifié

France Info, et tout est plus clair.

18:31
Présentateur

Toujours avec la candidate des Républicains à Paris, Rachida Dati. Attendez, je n'ai pas encore posé ma question. Votre adversaire Anne Hidalgo propose de faire passer la quasi-totalité des rues de la capitale à 30 km heure. Je sais ce que vous allez me dire. Vous allez me dire, elle l'avait déjà proposée il y a quelques années. Est-ce que c'est une bonne idée, tout simplement ? Est-ce que c'est le sens de l'histoire ?

18:51
Rachida Dati

Monsieur Fauvel, vous savez que la vitesse de 30 km heure, ça existe déjà à Paris.

18:55
Présentateur

Dans la moitié des rues.

18:56
Rachida Dati

Oui, ça existe déjà à Paris. On peut être pour, notamment dans les abords où effectivement c'est assez accidentogène. Mais si effectivement la vision de Madame Hidalgo, c'est uniquement à quelques pistes cyclables ou à réduire la vitesse à Paris, c'est effectivement très court. Et ce n'est pas une vision politique et globale pour une ville comme Paris. Je veux vous dire, à chaque fois, elle a fait ses annonces pour bien contourner et faire diversion sur son bilan désastreux à Paris. Il faut quand même bien...

19:23
Présentateur

Qu'est-ce qu'il y a de désastreux dans le bilan de la mer sortante ?

19:25
Rachida Dati

Vous habitez Paris, Monsieur Fauvel ?

19:26
Présentateur

Ça ne regarde pas les téléspectateurs et les éditeurs.

19:28
Rachida Dati

Non, mais ça c'est objectif. Vous sortez de chez vous, c'est propre.

19:33
Présentateur

Et la réponse est non.

19:34
Rachida Dati

Non mais c'est propre, c'est super propre. Vous allez courir, vous courez avec les rats. C'est-à-dire qu'à la limite, vous faites un marathon avec les rats. Vous allez effectivement dans certains endroits, mais y compris dans l'ensemble maintenant de Paris, la délinquance a explosé. Les agressions sexuelles, les cambriolages, les vols avec violence, tout ça a explosé. Nous sommes au-dessus de la moyenne nationale. Tout crime et délit confondus, 2015-2019, ça a explosé de 25% quand on est à l'échelle nationale de 1%. Donc il y a une réalité quand même.

20:05
Invité

Ça c'est le bilan d'Anne Hidalgo, c'est votre vision du bilan d'Anne Hidalgo. Non, ce n'est pas une vision, c'est des chiffres objectifs. Sur vos propositions, sur la question des transports, est-ce que vous êtes favorable au passage de l'ensemble de la ville à 30 km heure ? Est-ce que les fameuses pistes cyclables, notamment celles qui avaient été installées temporairement pendant le confinement et qui finalement vont demeurer pérennes, est-ce que vous voulez les maintenir vous aussi ? Est-ce que vous voulez continuer cette politique-là ?

20:29
Rachida Dati

Sur les pistes cyclables, ça a commencé avec Bertrand Delanoé. Bertrand Delanoé a fait beaucoup plus de pistes cyclables que Mme Hidalgo. Donc on est sans tension. Il ne vous a pas échappé que l'espace public quand même est quand même très très tendu. C'est-à-dire que c'est la jungle. Il n'y a jamais eu, vous savez, entre janvier...

20:44
Invité

Donc il faut en retirer, il faut en supprimer les pistes cyclables, il y en a trop aujourd'hui ?

20:46
Rachida Dati

Paris, c'est une ville dense, 102 km², dans la plus grande région d'Europe. Un plan de mobilité, ce n'est pas à l'échelle d'une rue, d'une portion ou d'un quartier. C'est à l'échelle du Grand Paris, à l'échelle avec la petite couronne. Et donc, pistes cyclables, ce n'est pas d'opposer, comme a fait Mme Hidalgo, d'opposer toutes les formes de mobilité. Moi, je ne serais pas la maire d'un segment de Parisiens. Je serais la maire de tous les Parisiens. Donc il faut sécuriser les pistes cyclables, sécuriser les voies piétons.

Effectivement, pour la voiture, d'ailleurs, la voiture électrique doit se développer, mais il faut un plan d'électrification d'ampleur à Paris, parce qu'il n'y a pas de bornes électriques.

21:20
Invité

C'est quoi ça, justement ? Vous remettez un grand plan d'électrification, c'est quoi ?

21:23
Rachida Dati

Il faut mettre des bornes d'électrification dans des endroits où les voitures peuvent se recharger. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

21:29
Invité

Est-ce qu'il faut aussi des primes accompagnées, des primes déjà de l'État pour inciter ?

21:33
Rachida Dati

C'est déjà le cas. Et donc, on a un parc qui est beaucoup plus propre. Et puis d'ailleurs, moi, je vais vous dire le bilan de Mme Hidalgo sur la mobilité. On a deux résultats de bilan importants, parce que Mme Hidalgo, elle est dans les symboles sans résultats. Hier, une étude est sortie, une étude finlandaise sur la pollution, dont vous avez parlé sur votre radio. C'est-à-dire que depuis le début de l'année et depuis d'ailleurs le déconfinement, la pollution a augmenté de plus de 118% pour deux raisons. Un, augmentation des embouteillages alors qu'il n'y a jamais eu aussi peu de voitures dans Paris. Augmentation des embouteillages, plus de 118% de pollution.

Et aussi, c'est lié à la bétonisation. La minéralisation d'une ville contribue à la pollution. Donc, voilà le bilan de Mme Hidalgo. L'autre aspect, depuis le mois de janvier à aujourd'hui, avec deux mois de confinement, plus de 25 morts sur la voie publique. 12 piétons pour l'essentiel des seniors. Alors, les victimes cyclistes ont augmenté de plus de 10% sur les accidentés. Voilà le bilan.

22:39
Présentateur

Mais les transports en vélo aussi ont augmenté. Vous dites le nombre d'essais de cyclistes a augmenté de 10%, c'est ça ? Oui. Et les transports en vélo, à vélo, ont augmenté sans doute dans des proportions encore plus importantes.

22:49
Rachida Dati

Il faut réguler l'espace public et la mobilité. C'est la compétence du maire. Aujourd'hui, c'est la jungle. Et donc, il est important de pouvoir réguler cet espace public. Et il y a aussi beaucoup d'accidents de la voie publique, parce que les chaussées et la voirie est défoncée. Et donc, il faut refaire toute cette voirie et toutes les chaussées. Voilà. Moi, je vais vous dire, maire de Paris, je serai la maire de tous les détails. Si vous réparez tous les détails d'une ville, vous redonnez de la grandeur et vous remettez Paris au niveau d'être d'une grande capitale européenne. Aujourd'hui, Paris s'est paupérisé, s'est dégradé et l'attractivité a fortement baissé.

23:24
Invité

Il faut relancer les grands travaux de voirie à Paris. Ah bien sûr. Si vous êtes élu, vous ferez plein de travaux de voirie.

23:29
Rachida Dati

Oui, je referai toute la voirie. Il y a autre chose. Toute la voirie. Ah ben, attendez, vous avez vu l'état de la voirie ? Là, il faut trois mandats. Non, mais non, mais ça, c'est de la volonté politique. Ça, vous savez, c'est Madame Hidalgo. C'est pas moi, c'est les autres. C'est-à-dire que c'est sale, c'est les Parisiens. La sécurité, c'est le préfet de police. C'est-à-dire que, et la mobilité, c'est la faute de la voiture. Enfin, au bout d'un moment, il ne faut pas être maire, si on considère toujours que c'est la faute des autres. Ça ne vous a pas échappé, l'accident de Trévis ? Quatre morts. Vous savez pourquoi ? L'explosion du gas.

Il y a eu une responsabilité, l'expertise conclue à la responsabilité de la mairie de Paris. Pourquoi ? Parce qu'il y a effectivement des canalisations qui n'ont pas été refaites. Moi-même, comme maire d'arrondissement, j'ai eu rue de Bellechasse, septembre 2018, une explosion d'une canalisation d'eau chaude. Si des piétons étaient passés à ce moment-là, j'aurais eu aussi des morts. Parce que les canalisations à Paris sont, pour l'essentiel, vétustes. Mais Mme Hidalgo a toujours refusé d'investir massivement, effectivement, dans ces infrastructures.

Moi, effectivement, j'investirais massivement dans ces infrastructures, dans la rénovation des chaussées et des trottoirs, mais aussi, par exemple, ce que je vous ai dit tout à l'heure, c'est de lancer un grand plan de rénovation et d'isolation thermique de l'ensemble du parc social.

24:38
Présentateur

Merci à vous, Rachida Dati, la campagne officielle.

24:41
Rachida Dati

Et votez utile dimanche. Et la seule, si vous voulez le changement, c'est uniquement en votant pour les listes Dati pour Paris. Parce que chacun sait que Mme Buzyn ne peut pas gagner. Elle le sait elle-même, puisqu'elle fait campagne pour M. Macron pour 2022.

24:54
Présentateur

Et ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup, Rachida Dati. Merci.