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Podcast / conversationLa France insoumise (sur YouTube)· 22 décembre 2024 43 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSolidarités & familleEnvironnement & énergieInstitutions & élections

La Macronie à l'agonie ! | Touche Pas à Mon Peuple ! #5

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Paul VannierChiffre
    « Un tiers des Mahorais n'avaient déjà pas accès à l'eau avant le passage du cyclone Shido. »
  • 2:30Paul VannierFait
    « Ce macronisme agonisant qui continue de nous faire perdre du temps. »
  • 4:00Paul VannierPromesse
    « Nous sommes prêts, nous les Insoumis, à engager une politique d'alternative radicalement différente qui répondrait aux grands besoins sociaux, écologiques, démocratiques de la France. »
  • 7:00Adrien ClouetChiffre
    « Un tiers des Français craint ne pas pouvoir offrir de cadeaux. »
  • 17:00Gabriel AbbaChiffre
    « Plus de 400 000 de nos concitoyens n'ont pas accès à une eau potable sécurisée. »
  • 17:30Gabriel AbbaChiffre
    « 882 000 de nos concitoyens n'ont pas accès à des sanitaires de qualité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans le cinquième épisode de Touche pas à mon peuple, le podcast de la France Insoumise. Pour ce dernier épisode de l'année, nous allons faire ensemble le tour de plusieurs sujets. D'abord, le point politique de Paul Vannier qui revient notamment sur le délitement de la Macronie, et sur la situation à Mayotte qui sera également le sujet de la carte blanche laissée à l'insoumission.fr.

On fait également un point sur les inégalités criantes à l'abroche des fêtes de fin d'année, avec les députés Daniel Obono, François Picmal et Adrien Clouet, ainsi qu'Alexandra Mouton des groupes d'action de la France Insoumise. Sans oublier la tournée nationale pour la gestion publique de l'eau, sujet abordé avec Gabriel Amart, ainsi qu'un échange avec Maxime Charpentier, trésorier de la France Insoumise, sur la campagne de dons menée par notre mouvement. L'épisode se terminera enfin sur le bilan de l'année de l'Institut La Boétie.

Touche pas à mon peuple, cinquième épisode, ça commence maintenant. Et pour lancer ce podcast, c'est le moment du point politique de la semaine avec Paul Vannier. Paul, c'est à toi.

Bonjour Christian, allez, cette semaine évidemment, comment ne pas commencer par évoquer la situation dramatique à Mayotte où nos compatriotes maorais sont frappés par le passage du cyclone Shido et ses conséquences, une catastrophe politique, parce que bien sûr elle a évidemment une dimension naturelle, le cyclone est un phénomène naturel, mais...

Vous le savez, sous l'effet du réchauffement climatique, ces phénomènes vont à la fois se multiplier, être de plus en plus fréquents et gagner en intensité. Et ce réchauffement climatique, il a une cause économique, sociale, une cause donc politique. Il est lié au mode de production et de consommation dominant, au capitalisme que nous voulons nous renverser.

Catastrophe politique aussi, parce que cette population mahoraise, c'est français. Et puis ces habitants, qui parfois n'ont pas la nationalité française, se trouvent dans une situation dramatique, sans aide, sans secours, ou avec trop peu de secours, sans nourriture, sans eau, dans ce territoire qui est abandonné par la France depuis si longtemps. Un tiers des Mahorais n'avaient déjà pas accès à l'eau avant le passage du cyclone Shido.

Et les populations qui vivaient dans... dans un climat de peur, de crainte, loin du principe républicain de fraternité.

C'est un territoire dans lequel, à l'époque de l'épidémie de Covid, on avait appelé la population à venir dans les hôpitaux pour se vacciner, se faire soigner. Et beaucoup de ceux qui s'étaient rendus dans les hôpitaux avaient été à ce moment-là arrêtés pour être expulsés. Et donc beaucoup des habitants des bidonvilles, des quartiers... précaires de Mayotte ne se sont pas rendus pour des raisons politiques, là encore, dans les centres d'abri qui étaient mis à leur disposition.

Alors on pense à elles et eux, on est très inquiets, avec un bilan qui probablement sera catastrophique, c'est la catastrophe naturelle la plus grave depuis des siècles, qui touche notre pays, et puis comme insoumis, comme insoumises, je vous appelle, je nous appelle à faire preuve de solidarité concrète, participer à des collectes, à aider les associations comme le Secours Populaire qui sont en train de mettre en place des moyens pour venir en aide aux populations de Mayotte. Alors, il y a une forme de rage qui peut s'emparer de nous, le sentiment d'une forme d'impuissance, et un sentiment qui est redoublé par l'incapacité du gouvernement, le gouvernement de François Bayrou, à répondre à la situation dramatique de Mayotte, à répondre... aux grands enjeux, aux grands défis qui se présentent devant le pays en cette fin d'année 2024.

Ce macronisme agonisant qui continue de nous faire perdre du temps. Nous sommes prêts, nous les Insoumis, à engager une politique d'alternative radicalement différente qui répondrait aux grands besoins sociaux, écologiques, démocratiques de la France. Mais nous faisons face à ce pitoyable spectacle, à ces réunions qui se succèdent, qui n'ont qu'un but. former une grande coalition, un gouvernement ou une majorité à l'Assemblée nationale qui serait formée de la droite, des macronistes, d'une partie de la gauche, des socialistes.

Un projet de grande coalition auquel nous avons, nous, depuis le départ, refusé, absolument refusé de participer parce qu'il signifierait, au fond, l'effacement du programme du nouveau Front populaire, à commencer par le renoncement à l'abrogation de la retraite à 64 ans. Et peut-être que ce qui nous distingue de nos partenaires du nouveau Front populaire dans ce moment, bien sûr c'est un désaccord stratégique. Nous pensons qu'il faut se tenir à l'écart des combinaisons, qu'il faut, après notre victoire, victoire historique, la censure du gouvernement Barnier, chercher à en gagner d'autres. contribué au départ d'Emmanuel Macron, peut-être qu'une autre différence entre nous et les socialistes.

Au fond, c'est une forme d'éthique politique, de rapport à notre mandat. Nous, les députés de la France insoumise, nous considérons que nous avons reçu un mandat des électrices et des électeurs en juillet dernier, dans un contexte de participation historique. Et ce mandat, c'est un mandat autour d'un programme, d'un programme de rupture.

Nos électrices, discuter avec Laurent Wauquiez, avec Gabriel Attal, et au fond, de nous compromettre dans une proposition politique qui n'a plus rien à voir avec les raisons qui nous ont permis, en juillet dernier, de l'emporter, car vous le savez, et je le rappelle, nous sommes arrivés en tête des dernières sélections législatives. Vous pouvez être certain de notre volonté de faire chuter, le plus rapidement possible, ce gouvernement aussi minoritaire et... illégitime que le précédent, le gouvernement Bayrou.

Et je vous donne rendez-vous dans les jours, dans les semaines qui viennent, ici à l'Assemblée nationale, avec une motion de censure que nous allons déposer et autour de laquelle, je le crois, je l'espère, le nouveau Front populaire va retrouver une forme d'unité, car c'est la ligne de la censure qui permet l'union. Ce n'est pas celle de la non-censure qui isole le Parti socialiste. Une forme d'impasse dans le piège que le président de la République lui a tendu.

Vous le verrez, les 192 députés du NFP voteront la censure du gouvernement Bayrou. Celui-ci chutera et alors le président de la République n'aura d'autre choix, je crois, que de se démettre ou de se soumettre. Et avant la chute du gouvernement Bayrou, ou pendant, nous avons d'autres perspectives de victoire et je vous donne quelques devoirs de vacances parce que si vous êtes disponible, n'hésitez pas à aller... aider nos candidats aux élections, d'abord aux élections législatives partielles dans l'Isère, dans la première circonscription de l'Isère où Yes, Loufocq se bat, est en campagne pour être élu député.

Premier tour le 12 janvier, deuxième tour le 19 janvier. Et puis, il y a aussi la campagne de Louis Boyard. Louis Boyard est candidat aux élections municipales, des élections anticipées dans la ville de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne.

Avec un premier tour le 26 janvier et un second tour le 2 février, ils ont besoin de vous. Nous avons besoin de vous et nous avons besoin de...

De Liès à l'Assemblée et de Louis dans sa mairie de Villeneuve. Allez, je termine ce point politique en évoquant l'agression dont notre ami, notre camarade, Jean-Luc Mélenchon, a été la victime. Puisque vous l'avez vu, son domicile a été dégradé, très, très, très dégradé, très, très abîmé par...

Un groupe d'individus, un individu, nous ne le savons pas, une enquête est en cours, mais en tout cas par l'extrême droite. Il est évident que cette agression est signée par la teneur des tags qui ont recouvert les murs de sa maison, des tags racistes, des tags extrêmement violents, qui sans doute expriment un moment de confrontation plus fort encore. avec une extrême droite qui ne supporte pas que depuis plus d'un an maintenant, nous les insoumis, Jean-Luc Mélenchon avec nous, dénoncions le crime commis à Gaza, le génocide à Gaza, le génocide du peuple palestinien qui dure, qui dure, et face auquel la France malheureusement ne fait pas suffisamment.

Voilà pour ce point politique de la semaine et je vous dis à très bientôt. Merci Paul pour ce camp politique. On passe maintenant au sujet suivant de notre podcast intitulé Les inégalités vont-elles gâcher les fêtes de fin d'année ?

Un sujet présenté par Claire Jacquin et avec notamment les députés Daniel Obono, François Picmal et Adrien Clouet. Le mois de décembre, c'est un mois de joie pour des millions de familles et puis c'est un des mois les plus violents pour des millions d'autres. Oui, le mois de décembre est celui qui met le plus en exergue les inégalités.

C'est pour cela que cette semaine, avec les députés Adrien Clouet, Daniel Obono et François Picmal, ainsi qu'Alexandre Ramouton des groupes d'action de la France Insoumise, nous allons vous parler de cadeaux, d'isolement, de dignité, mais aussi et surtout de solidarité populaire. organisé par la France Insoumise. En introduction, je voudrais vous rappeler quelques chiffres qui nous montrent que oui, le capitalisme gâche les fêtes de fin d'année.

Un tiers des Français craint ne pas pouvoir offrir de cadeaux. Plus de la moitié des foyers estiment ne pas pouvoir. pouvoir offrir à leurs enfants les cadeaux souhaités. 29% des parents privilégient des cadeaux utiles tels que des vêtements ou du matériel scolaire qu'ils auraient dû acheter par ailleurs.

Les familles monoparentales, elles, cumulent précarité économique et isolement social. Adrien Chloé nous explique. Et cette période de l'hiver, elle se concentre notamment peut-être de la manière la plus violente sur les familles qui sont monoparentales.

Parce que ce sont les familles où c'est le plus difficile de s'en sortir à ce moment-là. C'est le plus difficile parce qu'il y a un parent, donc un revenu, un salaire, et il y a un ou plusieurs enfants. Et on voit que c'est dans ce type de famille qu'il y a le moins de sorties, qu'il y a le moins d'activités collectives, qu'on est le plus isolé par rapport à sa famille.

Il est évidemment question de précarité. mais je crois aussi de dignité. Que se passe-t-il à la rentrée scolaire, quand les enfants comparent leurs vacances ?

Que représentent les silences de certains enfants ? Le moment des fêtes de Noël, il est le plus palpable le début janvier, quand les gamins reprennent l'école et puis qu'ils comparent. Alors il y a les uns qui sont partis au ski, les autres sont partis voir de la famille en vacances, ils ont vu les grands-parents, ils ont eu des cadeaux formidables.

Et puis il y a toujours quelques enfants qui, eux, ont moins de choses à raconter. Et en fait, la pauvreté ou la misère, c'est parfois moins... ce qu'on porte sur soi ou ce qu'on a, que ce qu'on a à dire.

C'est-à-dire l'ennui pour des enfants qui n'ont pas pu bouger, qui auraient bien voulu aller même dans le département d'à côté, qui auraient voulu aller voir une partie de leur famille, et il n'y a pas les moyens parce que le train c'est trop cher, parce que l'essence de la bagnole c'est trop cher, parce que le papa ou la maman a une activité parfois précaire et donc en fait il y a trois jours de pause, après il faut revenir au boulot et donc on ne va pas dépenser 300 balles d'aller-retour. alors qu'on n'est payé même pas ce prix-là à la semaine. Il y a un sentiment d'impuissance, il y a un sentiment de ne pas être à la hauteur d'une norme sociale qui est dictée, c'est-à-dire offrir des joies à Noël.

Et tout ça peut entraîner de la déconsidération. Ce sentiment de déconsidération n'est pas normal, n'est pas acceptable. Les inégalités, et celles et ceux qui ne veulent pas les résorber, en sont les seuls responsables.

Tout le monde ne le sait pas, mais il existe une prime de Noël. Adrien Clouet nous raconte la conquête de ce nouveau droit. La prime de Noël, C'est une conquête sociale.

C'est quelque chose qui est créé en 1998, alors qu'il y a eu une vague de mobilisation sociale, d'occupation à l'époque, d'agence. On ne disait pas France Travail, on disait la NPE ou les Assez Diques. Et le gouvernement d'alors, socialiste, de Lionel Jospin, eh bien il est forcé de réaliser qu'il y a dans ce pays des millions de gens pour lesquels le mois de décembre, en fait, c'est le pire mois de l'année.

Parce que c'est le moment où tu es censé inviter des gens de ta famille, où tu as des enfants auxquels tu as envie de faire des cadeaux, où...

Tu sors à l'extérieur parce que tu peux avoir des congés dans ton boulot. Et c'est le moment vraiment où on se rend compte qu'il y a deux Frances qui existent. Il y a une France qui peut accueillir ses proches, qui peut faire des cadeaux aux gosses qui sont contents, qui peut sortir une fois ou deux aux fêtes de Noël.

Et puis tu as une France qui évite d'inviter des gens parce qu'ils n'ont pas envie de les faire rentrer dans la maison, parce que l'appart il est insalubre, qui font des économies sur le médecin et sur la cantine scolaire pour pouvoir offrir des cadeaux aux gosses, etc. Et donc face à ça, il y a une mobilisation. Les associations, les syndicats estiment qu'on ne peut pas avoir dans un pays développé autant de millions de gens dont la dignité n'est pas respectée au moment des fêtes de Noël, au moment des vacances d'hiver en général.

Et donc, il crée une prime de Noël. Elle rentre en application du coup en 1999. À l'époque, elle vaut 1000 francs.

Donc, c'est un montant rond, assez compréhensible. 1000 francs, alors pour les plus jeunes qui n'ont pas connu les francs, donc la monnaie qu'on avait avant l'euro, 1000 francs, c'était 152,45 euros. Donc, on crée en 1999 un revenu qui concerne plusieurs millions de ménages, ceux qui ont le RMI à l'époque, c'est-à-dire l'allocation de base, ceux qui ont une allocation chômage, ceux qui ont une pré-retraite un peu trop faible, etc.

Problème, cette prime de Noël n'a jamais augmenté. Cette année, il va y avoir 2,3 millions, 2,3 millions de ménages, donc des familles, qui vont recevoir cette prime de Noël. Sauf qu'entre-temps, il s'est passé un truc.

C'est que les familles, aujourd'hui, reçoivent toujours... 152,45 euros.

Ça veut dire qu'en 25 ans, cette prime de Noël, comme on l'appelle, a vu son montant stable. Ça n'a pas bougé. Sauf que le reste du monde y bouge.

Les prix ont augmenté. Aller au restaurant en 2025, ce n'est pas le même prix qu'en 1998. Acheter un bouquin à ses gosses en 2024, ce n'est pas le même prix qu'en 1998.

Aller acheter un nouveau matelas, parce que les gosses ne dorment pas bien. Aller leur offrir un cadeau dans une boutique qui vend des jeux de société. Tout ça, c'est des prix qui ont augmenté.

Donc en fait, la prime de Noël, d'année après année, on a renié sa valeur. Et si on regarde les prix, c'est-à-dire on regarde la comparaison entre l'évolution de la prime et l'évolution des prix, la prime a perdu 40% de sa valeur sur la période. Je dirais même plus, à l'époque, la prime de Noël, c'est 15% d'un SMIC.

Aujourd'hui, c'est 8% d'un SMIC. En résumé ? La prime de Noël n'a pas augmenté, pire, elle a même baissé, puisque la vie est plus chère qu'en 1999.

Bien sûr, il s'agit maintenant d'augmenter cette prime. mais plus largement augmenter les salaires, bloquer les prix. En attendant, à la France Insoumise, nous organisons la solidarité populaire.

Les groupes d'action organisent des actions de solidarité partout en France. Là, depuis le début de l'année, il y en a eu plus de 1000 qui ont été organisées. Ça prend de différentes formes, mais la forme principale, ce sont les collectes, notamment les collectes alimentaires et de produits de...

Première nécessité, comme les dombrés non périssables, les produits d'hygiène, des protections périodiques pour lutter contre la précarité menstruelle. Il y a eu également à la rentrée scolaire dernière des collectes tournées autour de la question des fournitures scolaires, puisqu'on sait que beaucoup de personnes ont du mal à acheter des fournitures scolaires pour leurs enfants. Il peut aussi y avoir des collectes d'urgence, ça a été le cas notamment lorsqu'il y a eu le tremblement de terre au Maroc.

Ça a été le cas pour Valence en Espagne, puisqu'à Toulouse on n'est pas loin des Pyrénées. Et on est en train de voir là pour ce qui se passe à Mayotte notamment. À l'approche des fêtes de fin d'année, les Insoumises et Insoumis ont organisé des collectes de jouets partout en France.

Nous sommes ici aujourd'hui pour faire une récolte de jouets, pour ensuite les redistribuer dans la maison de quartier de Bellevue, avec mon collectif de jeunes qui s'appelle Jeunes des Dervalières. On tient un stand. devant ces commerces pendant, en règle générale, 4 heures.

Ce sont des plages horaires qui prennent tout l'après-midi. On récolte toutes sortes de produits, des jouets, des peluches, des jeux de société, des Lego, des Playmobil, des billes, vraiment de tout. Il y a souvent beaucoup de livres pour enfants également, parce qu'on tient notamment un stand devant une grande librairie.

Chaque année, on a ciblé des magasins de jeux de société. Donc on s'est retrouvé avec plein de jeux de société différents. Donc j'ai redécouvert des choses, bon à part le loup-garou, voilà.

Et on avait de tous âges. Ces collectes de jouets se font la plupart du temps en lien avec les associations implantées localement qui les distribuent ensuite aux enfants. On va les donner à une association qui s'appelle Media Pichun.

C'est une association intéressante d'ailleurs, toulousaine, qui a pour vocation de proposer des activités aux enfants des quartiers populaires via la question du cyclisme, via le vélo. Et notamment, ils envoient les pichounes, les enfants, sur le Tour de France, où ils vont faire des interviews. Mais la plupart des enfants, c'est des enfants des classes populaires, dont les parents n'ont pas forcément les moyens de leur payer des cadeaux à Noël.

Moi-même, là, par exemple, j'ai offert...

Parmi les jouets qu'on avait collectés, j'en ai acheté aussi pour une famille sans papier que je parraine. On a des parrainages républicains où il y a trois enfants qui sont menacés avec leurs parents d'expulsion. Et on voit qu'on s'est fait un petit goûter convivial.

On voit à quel point c'est important aussi pour les parents que leurs enfants puissent avoir des jouets. Et que c'est une sorte de réconfort dans la famille, on va dire. On peut se demander pourquoi un mouvement politique... qui prend en charge une partie de l'Organisation de la Solidarité Populaire.

Alexandra Mouton, François Picmal et Daniel Obono nous l'expliquent. C'est dans l'ADN du mouvement. Les Insoumis, c'est un mouvement qui est tourné vers l'action et on essaye autant qu'on peut de se rendre utile tout de suite et de manière concrète.

C'est une initiative qui me tient particulièrement à cœur parce qu'en tant que militant politique et militant et militante politique, C'est important qu'on puisse aussi agir sur des choses concrètes, même si c'est à une toute petite échelle, et en sachant bien évidemment que ça ne se substitue pas à notre action politique plus globale, ce n'est pas abstrait, ce n'est pas juste au Parlement et au loin. Ça s'ancre aussi dans le quotidien et dans le quotidien, notamment en particulier dans des circonscriptions comme celle... du 18ème et du 19ème arrondissement où je suis élue, où il y a beaucoup de classes populaires, où il y a beaucoup d'inégalités.

Je pense que dans la situation dans laquelle on est, de détresse sociale importante, notamment de la part, bon, la casse des services publics, la précarité, et quelque chose de peut-être encore plus fort qui est en train d'arriver, c'est-à-dire les baisses drastiques de subventions aux associations qui compensaient un petit peu. la déliquescence du service public, nous en tant que mouvement de transformation de la société qui vise à améliorer la vie des gens, je pense que si on peut montrer l'exemple de ce qu'est la solidarité, et en l'occurrence par avoir ce type d'action. Alors, si aux abords d'un commerce, vous tombez sur une collecte de jouets, n'hésitez pas à vous aussi donner.

C'est maintenant l'heure de la carte blanche de l'insoumission.fr, le média en ligne de la France insoumise. Cette semaine, Ulysse revient avec nous sur la situation dramatique à Mayotte et sur le voyage calamiteux d'Emmanuel Macron sur France.

Le ciel est-il en train de tomber sur la tête de celui qui se prenait pour Jupiter ? Chacun se pose la question au regard de la semaine écoulée. Alors que Mayotte est frappée par un cyclone dévastateur, Emmanuel Macron et François Bayrou ont multiplié les marques d'indécence, d'inaction et de mépris de classe.

Ces mêmes marques, les habitants de Mayotte les connaissent bien depuis 7 ans et bien plus encore, d'abandon politique plongé dans la misère par une politique qui suinte le colonialisme. Le Premier ministre et le chef de l'État, eux, sont pleinement responsables des appels à la démission qui se multiplient dans le pays. Bayrou a choisi d'assister à son conseil municipal de Pau plutôt qu'à la réunion de crise sur Mayotte, avant de déclarer que cette dernière ne se trouvait pas sur le territoire national. et pour Macron d'arriver 5 jours après la catastrophe pour engueuler les habitants et leur dire qu'ils ne devraient pas se plaindre.

Jeudi 19 décembre, les habitants de Mayotte ont répondu avec force. Macron, démission, en guise d'accueil. Le sous-développement et le mépris de classe ont tué à Mayotte.

Les Insoumis ont alerté depuis des années sur cet abandon politique. Ce sont les mots de Jean-Luc Mélenchon le 19 décembre. Et c'est ce que montre notre long format paru sur la chaîne YouTube et la page Instagram de l'Insoumission.

Pendant 15 minutes, on traverse un territoire dans un dénuement total dévasté par le vent. Les maisons, les toitures des écoles, les arbres fruitiers, tout est par terre. Isla, la voix off du reportage, nous explique la situation sur place en même temps qu'il filme.

On n'a vu personne, alors on s'entraide, on reconstruit ce qu'on peut, confie-t-il. Isla le répète à intervalles réguliers comme une mélopée qui rythme le documentaire. Pour l'instant, personne n'est venu.

Pour l'instant, personne n'est venu. Combien de gens bloqués sous les décombres vont mourir faute d'être secourus en raison du manque d'effectifs des moyens de secours ? Et comment secourir quelqu'un dont on ignore même l'existence ?

Le gouvernement est incapable de compter les morts, ultime preuve de sa désorganisation et de son indifférent. Hormis l'infâme politique répressive ordonnée par Daman, qui n'a fait que déplacer des problèmes et désorganiser encore un peu plus la vie sociale, aucun agent du service public n'avait été déployé depuis des années sur des pans entiers du territoire. Combien de personnes mourront de soif car l'eau est coupée ?

Le réseau n'a pas tenu et qui pourrait s'en étonner ? Il était déjà tellement déficient avant le cyclone que l'eau était déjà coupée deux jours sur trois. C'était ça la situation normale à Mayotte.

Et combien de personnes mourront de blessures faute de soins ? Les soignants, comme toujours, prennent sur leurs épaules déjà bien plus que ce qu'on peut demander à un être humain. Dans les images d'Isla, on voit des hôpitaux dans un état calamiteux.

Les couloirs sont inondés, les murs lézardés, les brancards abîmés. Mais il faut les comparer avec les images avant le cyclone. Ce n'est pas le vent qui est le principal responsable du délabrement des hôpitaux français.

C'est Macron. Non, le problème des urgences en France, ce n'est pas, je cite ce président qui ne devrait déjà plus l'être, que c'est rempli de mamadou. Non.

Ce qui mène trois soignants au suicide tous les deux jours, ce sont les 30 000 lits fermés par Macron. Alors oui, plus que jamais. Les habitants de Mayotte ont raison de le dire, Macron démissionne.

On échange maintenant avec Gabriel Abba. Le député insoumis était à la Martinique pour la tournée nationale sur la gestion de l'eau lancée par la France Insoumise il y a quelques semaines. Un sujet important alors que la crise écologique frappe partout sur la planète.

Bonjour Gabriel. Bonjour. Pour commencer, tu organises depuis plusieurs mois maintenant cette tournée nationale pour la gestion publique de l'eau.

Est-ce que tu peux nous expliquer de quoi il s'agit ? Eh bien, la France Insoumise organise depuis le mois de septembre une tournée nationale pour la gestion publique de l'eau. Je m'y implique beaucoup, mais il y a aussi des députés qui se joignent à moi et particulièrement Emma Fourreau, nouvelle députée au Parlement européen.

Alors pourquoi nous avons fait cette tournée nationale ? Tout simplement parce que la gestion publique...

De l'eau du robinet et l'assainissement des eaux usées sont gérées principalement par les collectivités avec des régies publiques. Et ces 15 dernières années, les engagements citoyens, le courage politique a conduit à ce que la gestion privée soit divisée par deux. Elle est passée de 12 500 services à 6 300 services sur un total de 31 000 services d'eau et d'assainissement.

Donc vous voyez là que la gestion publique est dominante, et ceci depuis toujours. Pour autant, on pense en France trop souvent que c'est Veolia, Suez et les multinationales qui savent gérer l'eau du robinet. Eh bien non, c'est très largement la gestion publique.

Et donc, cette tournée, elle vise à présenter la gestion publique, à la comparer à la gestion privée, sur toutes les dernières places fortes que détiennent Veolia ou Suez ou encore la SOR ou la Sogedo en France. Et nous avons déjà fait six étapes, il y en a encore une dizaine. entre janvier et le mois de juin prochain.

Dans le cadre de cette tournée, tu t'es déplacé cette semaine en Martinique. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi ? Oui, je reviens de la Martinique, parce que c'était l'occasion pour moi de faire la sixième étape de la tournée pour la gestion publique de l'eau, organisée par la France Insoumise.

Et puis, c'était aussi une autre occasion, celle de voir...

Quelles sont les difficultés rencontrées par les Martiniquaises et les Martiniquais ? Plus généralement, il faut avoir à l'esprit que les bassins de vie d'outre-mer sont les plus mal logés dans l'accès à l'eau, qu'il y a des problèmes liés au dérèglement climatique, qu'il y a un problème lié au fait que les multinationales qui sont passées par là n'ont pas correctement déployé et puis entretenu les réseaux. Il y a aussi des conflits territoriaux, des conflits d'usage, et notamment...

À la Martinique, j'ai pu voir que c'était très criant. Du coup, ça m'a permis de faire un forum sur l'eau avec les collectifs et les associations qui se battent pour la préservation de la ressource, pour que l'eau soit acheminée partout et que finalement le droit à l'eau soit une réalité concrète. Et ça tombe bien, parce qu'avec les députés Jean-Philippe Nylor, mais encore Marcelin Nadeau, Eh bien, nous avons avec quelques 80 députés de 9 groupes politiques différents déposé une proposition de loi qui vise à enrichir la charte de l'environnement, donc le bloc constitutionnel français, d'un article qui reprend une résolution des Nations Unies, qui vise à fixer le droit à l'eau et à l'assainissement de qualité comme un droit essentiel. qui permet la pleine jouissance de la vie et l'exercice de tous les autres droits.

Et donc nous espérons faire avancer ce texte et nous le ferons d'autant plus avancer que nous serons nourris de réalités criantes qui existent, puisque malheureusement plus de 400 000 de nos concitoyens n'ont pas accès à une eau potable sécurisée et 882 000 de nos concitoyens n'ont pas accès à des sanitaires de qualité. Donc nous avons là un vrai travail pour faire avancer cette question du droit à l'eau et que la France s'engage à protéger tous ceux qui vivent sur son sol en la matière. Gabriel, quand la France insoumise sera au pouvoir, quelles seront nos principales mesures concernant la gestion publique de l'eau ?

Si nous étions en train de gouverner la France, en matière de gestion de l'eau, du robinet et de l'assainissement, dans les mesures d'urgence et immédiates, si le gouvernement du nouveau Front populaire, depuis le 7 juillet 2024, gouvernait le pays, nous serions sous l'autorité d'un haut commissariat à l'eau, en train de projeter en avant l'action des agences de l'eau, qui sont des outils de planification formidables. Nous serions en train de proposer qu'à chaque bassin de rivière se constitue l'entité régionale qui pilote la politique de l'eau et que le bloc communal soit amené...

à permettre l'émergence d'outils de co-gestion publique, citoyenne et écologique de l'eau pour mettre en place une politique publique de l'eau qui soit coordonnée, qui lutte contre les fuites avec le soutien de l'État, qui mette en place une tarification qui permette la gratuité des premiers mètres cubes indispensables à la vie et ces mètres cubes gratuits seraient financés. par le renchérissement des usages de luxe et des usages professionnels de l'eau qui concourent à la réalisation d'activités et de chiffres d'affaires, là où l'eau indispensable à la vie doit être protégée pour que tout le monde soit en bonne santé. Je rappelle toujours que trois jours sans eau et nous sommes morts.

L'eau est un commun du vivant en général et pas seulement de nous, les humains. Donc il faut l'avoir à l'esprit, nous sommes tous embarqués dans le même bain, dans le même jardin planétaire, donc il faut être... extrêmement attentif à vivre en harmonie avec l'eau et pas contre l'eau, ne pas considérer que c'est un matériau, un matériel ou une substance.

C'est quelque chose qui compose notre corps à 60%, qui compose la masse d'un arbre à 80%. Donc il faut vraiment prendre soin et notamment en la matière, nous serions en train de faire reculer drastiquement la production et la circulation des polluants éternels. qui se sont répandus dans bien des domaines où ils ne sont pas utiles.

Je pense notamment dans les couches bébés, dans les protections hygiéniques, mais aussi dans les ustensiles de cuisine, dans les textiles. Bref, dans un certain nombre de domaines où les alternatives naturelles sont tout à fait possibles. Voilà, en tout cas, merci pour cette invitation et de m'avoir permis de répondre à ces trois questions.

À bientôt ! Merci à toi, Gabriel, pour tes réponses. Et on avance maintenant dans ce cinquième épisode de Touche pas à mon peuple.

Claire s'est entretenue avec Maxime Charpentier, trésorier de la France Insoumise, qui nous explique l'importance de la campagne de dons lancée par notre mouvement. Claire, c'est à toi. En cette fin d'année, la France Insoumise lance une campagne de dons.

Et c'est Maxime Charpentier, trésorier de la France Insoumise, qui nous explique en quoi c'est important. Et cette année, quelque peu exceptionnelle, n'y est pas pour rien. Ça a été une année particulière, puisqu'on a eu deux élections nationales cette année, dont une qui n'était absolument pas prévue.

Évidemment, d'habitude...

On a la possibilité de prévoir qu'il y ait une élection législative, par exemple, après une campagne nationale comme une élection présidentielle. Là, en l'occurrence, ce n'était pas du tout le cas, puisque avec la dissolution, on a été un peu pris de court. Et évidemment, on n'avait pas eu la possibilité, les années précédentes, de constituer des réserves qui permettaient de faire face à ce type d'exception constitutionnelle.

Et donc, de fait, on s'est retrouvé à devoir mettre des moyens énormes, notamment pour... remplir l'objectif politique qui était le nôtre, remporter la victoire et empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir.

Ce faisant, derrière, évidemment, à la fin de l'année, on se retrouve avec un montant de dépenses important et c'est l'une des raisons pour lesquelles les dons sont plus que jamais importants pour nous permettre de continuer à faire ce qu'on fait et continuer à pouvoir nous projeter plus encore pour enfin arriver au pouvoir. On ne se rend pas toujours compte des coûts engendrés par les activités politiques et militantes. Prenons l'exemple d'un meeting.

On va avoir l'allocation de la salle, c'est ce qui paraît le plus simple. Ensuite, on va avoir tous les co-annexes, la location du matériel technique, permettre au meeting d'avoir lieu, le déplacement des équipes pour organiser le meeting, on va avoir aussi l'acheminement de matériel que nous on a à disposition comme des estrales, location de véhicules, carburant pour acheminer ce matériel-là, avec évidemment le matériel pour informer du fait qu'il y a une réunion publique, tout ça mis bout à bout, ça fait des coûts assez importants. au niveau d'un meeting qu'on organise.

À la France Insoumise, nous considérons qu'il est important d'être indépendant, d'être en capacité de faire tout nous-mêmes. Ça passe bien sûr par être indépendant financièrement. C'est très important d'avoir des dons parce qu'aujourd'hui, on est très dépendant de la dotation publique.

La dotation publique, elle est basée sur le résultat aux législatives. Donc là, par exemple, dans le cadre des législatives de 2024, on a perdu 100 circonscriptions, et c'est l'équivalent d'un million cinq cent mille euros au regard des résultats qu'on a obtenus dans le cadre des législatives. 1 500 000 euros dans un budget de 8 millions, c'est énorme, ça veut dire qu'on passe à 6 500 000.

Et ça veut dire que plus on est dépendant de la dotation publique, plus on a un risque en cas de situation politique ou électorale qui nous est défavorable. Et par conséquent, on a une moindre possibilité de pouvoir nous projeter, de continuer à incarner ce qu'on est aujourd'hui, c'est-à-dire la première force d'opposition dans le pays. Et d'ailleurs, le fait qu'on incarne la première force d'opposition dans le pays, c'est aussi une des raisons. supplémentaire qui peut justifier le fait qu'on essaye de nous corneriser, de nous cibler, et donc de tenter à tout prix de nous empêcher de pouvoir accéder par intermédiaire, par exemple, de ces moyens-là à un niveau de dotation qui nous permet de pouvoir poursuivre notre activité dans de bonnes conditions.

C'est pour ça que les dons sont très importants. Être indépendant financièrement, c'est, comme l'a dit Maxime, évidemment politique. C'est aussi ça qui nous permet de faire face, de tenir toujours bon.

Alors, pour donner, Vous pouvez vous rendre sur le site actionpopulaire.fr. Vous pourrez faire un don dit ponctuel, et par ailleurs vous avez jusqu'à la fin de l'année pour profiter de la réduction fiscale de 66%, c'est donc le moment.

Et vous pouvez aussi faire un don mensuel, c'est ce qu'on appelle nous une contribution volontaire. On compte sur vous pour financer notre action politique et militante. Chaque don est important.

C'est maintenant l'heure de la carte blanche laissée à l'Institut Labo ici. Cette semaine...

Manuel Ménal fait le bilan de l'année 2024 de l'ILB sur fond d'agonie de la Macronie. Manuel, à toi. L'année est presque à sa fin.

Bonne nouvelle, le macronisme aussi. Ils ont beau s'accrocher au pouvoir comme des moules à leur rocher, leur fin s'approche de façon visible et Macron finira par partir. L'agonie de la Macronie signifie pour nous les insoumis une nouvelle étape dans la bataille cruciale entre l'extrême droite et nous.

Cette étape, elle est absolument décisive. Elle nécessite que chacune et chacun s'y prépare, sur tous les fronts, pour qu'à la fin, ce soit le camp du peuple. qui l'entortent.

Avec l'Institut Laboessi, on s'efforce de contribuer autant que possible à cette bataille sur notre front, le front des idées. Nous faisons avec de nombreux chercheurs et chercheuses des volontaires qui travaillent au quotidien au sein de l'Institut. Pour ce dernier podcast de l'année, on a souhaité prendre un petit temps de recul qu'on a rarement le temps de prendre pour vous présenter une rétrospective 2024.

L'Institut Lavoisier, en 2024, c'est d'abord, vous les avez vus, 15 événements publics sur des sujets aussi variés que l'éco-socialisme, que faire de l'État, comment battre l'extrême droite, l'aliénation au travail ou le dernier en date sur la question palestinienne. Vous avez été visiblement très réceptifs à cette offre d'événements, puisque vous avez été 4 000 à y assister en présentiel et plus de 330 000 à les visionner en ligne, ce qui est absolument... remarquable, au-delà même de nos espérances.

Vous avez d'ailleurs été tellement au rendez-vous qu'on a décidé cet automne de faire encore un peu plus en lançant un nouveau format, une émission 100% ILB en direct sur notre chaîne YouTube. La première édition a été sur l'extrême droite, c'était au lendemain de la victoire de Trump et vous avez été près de 20 000 spectateurs à la regarder depuis, ce qui nous invite à continuer avec une prochaine émission qui aura lieu au mois de janvier. A l'heure numérique, il n'y a pas que les écrits qui restent, la parole aussi.

Vous pouvez donc profiter de vos vacances pour remplacer le traditionnel Maman, j'ai raté l'avion que vous avez déjà vu trois fois de toute façon, par un visionnage de la passionnante chaire de Michael Lowy sur Kafka ou encore des trois tables rondes de notre dernier colloque sur la Palestine. L'Institut Labo ici en 2024, c'est aussi plusieurs centaines de pages de lecture que nous avons offertes aux lecteurs. assidus que vous êtes, les insoumis en général.

Les plus lus, les plus remarqués de ces pages, ce sont bien sûr les 260 pages de notre premier livre, qui est paru en septembre aux éditions Amsterdam et qui s'intitule L'extrême droite, l'irrésistible ascension C'est le fruit d'un travail long, de grande envergure, puisqu'on réunit dans ce livre 16 contributions qui se complètent pour dresser un panorama complet du processus d'extrémoratisation de la société. et surtout offrir des pistes pour y résister. Vous avez déjà été plus de 8000 à l'acheter, plus de 3000 à assister à une des dizaines de présentations publiques partout en France.

Il vous reste maintenant quelques jours pour courir en librairie et l'offrir à tous vos proches pour Noël. Derrière l'arbre du livre se cache la forêt des notes thématiques, puisque nous en avons sorti 5 nouvelles cette année qui sont venues compléter les 20 autres qui étaient déjà publiées sur notre site internet. On y a parlé de sujets brûlants du débat politique, comme de l'immigration, des attaques contre la sécu, de l'actualité économique et sociale de chaque trimestre, et de sujets qui sont moins dans l'actualité, mais qui devraient l'être tellement ils sont importants, comme le travail qui continue de faire des morts en 2024.

Là aussi, nouveau format de 2024, on a décidé de sortir régulièrement des recensions de livres, sortes de résumés qui vous proposent un avant-goût. d'ouvrages qu'on vous conseille de lire. La première de ces recensions a été consacrée à la passionnante thèse de Marlène Rosano-Grange sur l'histoire de la construction européenne, c'était au mois de mai, et deux autres depuis l'ont rejoint, avec une sur l'excellent livre de Vincent Tibéry sur le mythe de la droite aux organisations françaises, et une dernière sur le non moins excellent livre d'Éric Baer, Sylvain Billot, Jonathan Marley sur l'inflation, dont je vous ai parlé dans le podcast de la semaine dernière.

Voilà donc de quoi compléter encore votre liste de cadeaux. Mais l'Institut Labo ici, vous le savez, vous les insoumis, c'est aussi une école de formation qui n'arrête pas de grandir depuis 2023. C'est d'abord le cursus renforcé, la formule la plus connue, qui propose 10 week-ends de formation sur une année à 70 élèves, qui viennent de toutes les régions, qui ont tous les âges et qui viennent de tous les milieux sociaux.

Cette année, les deux premières promotions, Louise Michel et Thomas Sankara, ont fini brillamment leur cursus et ont débuté les promotions non moins brillantes Angela Davis et Edouard Saïd. Si vous êtes intéressé par ce cursus, n'hésitez surtout pas, quel que soit votre niveau d'études, votre lieu d'habitation, votre niveau de revenu, le cursus renforcé, c'est un cursus résolument ouvert à toutes et tous. Les déplacements sont pris en charge, les hébergements sont pris en charge et il restera ouvert au plus grand nombre.

C'est l'objectif politique qu'on s'est fixé. Alors, pour justement être accessible au plus grand nombre, on s'est aussi fixé l'objectif de faire un grand tour de France, des stages régionaux, avec un stage par région. en 2023 et 2024, et en 2024 on en a fait 4, à Lyon, à Caen, à Bordeaux, à Tours, et on va recommencer en 2025 avec un nouveau Tour de France, et des stages cette fois-ci à Lille, à Marseille et à Nancy.

Voilà donc quelques éléments du bilan 2024, on a essayé cette année de traiter aussi bien des questions brûlantes que des réflexions de long terme, on est fiers du résultat, on espère que vous en êtes satisfaits aussi, que vous serez encore plus nombreux à nous suivre. en 2025 pour contribuer à notre niveau aux batailles politiques, aux campagnes que vous menez sur le terrain. Vous pouvez retrouver ce bilan dans le détail sur notre site internet institutlaboisy.fr et puis si vous en êtes content et que vous voulez que ça continue, on vous invite à prendre deux minutes de votre temps pour nous soutenir financièrement en faisant un don qui peut être de 2 euros, de 5 euros, de 10 euros, à la hauteur de ce que vous pouvez.

On n'a pas de... de financement occulte des grandes entreprises du CAC 40, donc on dépend totalement de vous.

Et si vous faites un don le 31 décembre, sachez qu'il vous redroit à une déduction fiscale de 66% sur vos impôts. On compte sur vous et rendez-vous en janvier pour de nouvelles aventures. C'est maintenant la fin de ce cinquième épisode de Touche pas à mon peuple.

Merci à toutes et à tous d'abord de nous avoir écoutés et merci aussi pour vos retours positifs chaque semaine qui nous motivent et nous donne envie de continuer. Nous vous invitons d'ailleurs à vous abonner à notre podcast Touche pas à mon peuple sur Spotify, Deezer, YouTube Music ou encore Podcast Addict pour recevoir une alerte à chaque nouvel épisode. Pour nous trouver facilement, rien de plus facile, vous allez dans la barre de recherche et vous tapez Touche pas à mon peuple.

Sur ce, notre équipe prend quelques jours de repos pour la fin de l'année. On vous souhaite donc de joyeuses fêtes et on revient donc début janvier et d'ici là, vous l'avez compris, nous vous invitons également à participer à la campagne de dons de la France Insoumise. Et enfin, nous vous invitons aussi à rester... connecter dans les prochains jours à notre podcast Touche pas à mon peuple.

Il est probable qu'une surprise vous attende. Je ne vous en dis pas plus. Je vous dis à très vite dans Touche pas à mon peuple et surtout, surtout profitez bien des fêtes de fin d'année.

La Macronie à l'agonie ! | Touche Pas à Mon Peuple ! #5 — Danièle Obono · Pourquijevote