"Charles Alloncle joue les prolongations avec son livre", lance un auditeur
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43RelanceRéponse partielle
Pourquoi jouer les prolongations avec votre livre alors que la commission n'a pas convaincu l'opinion ?
- 3:09RelanceÉludée
Pourquoi vouloir privatiser l'audiovisuel public ?
- 6:23OuverteRéponse directe
Le service public est-il de parti pris selon vous ?
- 7:04RelanceRéponse directe
Vous étiez le porte-parole de Bolloré ?
- 7:39RelanceRéponse directe
Votre rapport a-t-il vraiment changé les choses ?
- 10:09OuverteRéponse directe
Pourquoi la gauche ne vous a pas soutenu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:31Charles AlloncleChiffre
« 72000 euros de salaire moyen chez France Télévisions. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Il est 16h 13, nous sommes avec Charles Alloncle qui est député UDR rapporteur de la commission d'enquête. Alors, je ne pense pas que vous nous écoutiez tous les jours, donc vous allez dialoguer à l'instant avec Aliou. Je vous préviens, Aliou n'est pas un j'allais dire n'est pas un client facile. Aliou est souvent en opposition à la droite et il penche plutôt effectivement à gauche. Bonjour Aliou. Bonjour Pascal Praud, bonjour Pascal Comment ? Bonjour, ça va très bien et ? Bon, vous écoutiez Charles Alloncle, vous avez peut-être une question à lui poser ou tout simplement à entrer en opposition avec ce qu'il disait. Bah avant une question, surtout une une une appréciation puisque c'est la première fois que je vois quelqu'un perdre au match aller et retour et
demander des prolongations. Et Charles Alloncle, je pense qu'il joue les prolongations avec son livre et pareil au à l'entendre sur votre plateau, en fait il joue les prolongations alors que clairement à l'époque de la commission, il avait bénéficié quand même du tout de euh de tout le groupe Bolloré qui lui a donné un un espace médiatique énorme, malgré ça ça n'a pas pris sur l'opinion publique. L'opinion est d'ailleurs et j'en finirai là et je le laisserai me répondre, même ses méthodes, j'ai oublié qui était le président à l'époque de cette commission puisque il me semble que lui c'est uniquement le rapporteur et même le président avait émis euh des critiques concernant ses méthodes. Donc pendant des mois et des mois et des mois sur le groupe Bolloré et même sur
l'audiovisuel public et sur l'ensemble des médias tous les Français ça on a entendu parler, l'opinion publique ne s'est pas rangée derrière vous, la commission ne s'est pas rangée derrière vous. À un moment donné, vous voulez jouer les prolongations avec votre livre, vous êtes encore invité. Nous on en a un peu marre de tout ça, l'audiovisuel public, on en a besoin et tant mieux et on veut pas le privatiser quoi. Donc voilà moi ce que je voulais dire et tant mieux que l'audiovisuel public continue à exister et les émissions de Nagui, elles sont super comme les émissions C à vous et tout ça, c'est super, ça fait un un d'audience mais en tout cas je suis très satisfait de l'audiovisuel ça on dira pas que ça fait un carton d'audience, c'est la seule chose que
vous pouvez pas dire. C'est-à-dire que Ah si, ça fait ça fait un carton d'audience. Non, vous pouvez pas dire que c'est à vous ces émissions font un carton d'audience, c'est-à-dire que le soir, nous CNews avec une émission qui coûte sans doute 5 ou 10 fois moins cher fait plus d'audience. Mais en revanche, le reste, vous avez le droit de vouloir du service public. Mais ce que factuellement, ce que vous disiez n'est pas juste, c'est l'émission de Nagui est plutôt en fort recul et elle est même en on s'interroge de savoir si elle doit être maintenue ou pas. Ça coûte 4 milliards le service public. Ça coûte 4 milliards. Et moi, ça me dérange pas et vous comptez et vous et vous comptez les replay ? ? Bah, vous dites que ça fait pas de l'audience, peut-être que aussi il y a
beaucoup de gens qui regardent [rires] aujourd'hui les émissions en replay. Elle est comment ? L'émission est en baisse, mais peu importe, il y a dans dans la vie Moi, j'ai pas les chiffres et permettez-moi de vous dire avec tout le respect OK, bah moi je moi je les ai pas et avec tout le respect vous dites que ça marche bien si vous n'avez pas les chiffres ? Bah, parce que je vois que sur sur les réseaux sociaux, je vois que ça fonctionne. Ah bah, si les réseaux sociaux le disent, évidemment, ça c'est Non, mais allez, moi je connais je connais c'est un univers que je connais plutôt bien. Je je connais les chiffres le soir, c'est des émissions qui effectivement ont êtes parti pris, Pascal Praud. Mais pourquoi vous dites que je suis parti ? Je suis parti pris de rien du
tout. Je je je C'est factuel. Vous savez, moi je les aime bien souvent ces ces gens que je connais qui font un un métier comment dire de de qualité. En fait, le souci le souci Mais non, le souci, pardonnez-moi, le souci, c'est est-ce que on doit payer nous Français pour un service public dans un pays qui a plus ? Mais c'est Charles Amont qui vous répond. Non, pour vous répondre, en tout cas, je suis ravi d'entendre cette contradiction que je pourrais tout à fait entendre d'ailleurs sur les plateaux du service public s'il daignait m'inviter et vraiment faire place au pluralisme d'opinion. Pour vous dire, j'ai retenu trois points. Le premier, je voulais prolongations. Oui, effectivement, parce que pendant ces 6 mois de commission d'enquête, j'ai vu qu'il y avait dès le premier jour, alors
que je n'avais pas encore commencé à poser mes questions, une opposition frontale de l'extrême gauche, de la gauche et des macronistes qui refusaient la création même de cette commission. Et jusqu'à la dernière seconde, le rapport a failli ne pas être adopté et l'ensemble de nos travaux, des auditions, des comptes-rendus, des vidéos auraient pu être supprimés. Donc j'étais sur une ligne de crête politique très compliquée qui m'empêchait de tout révéler, de tout dévoiler et de tout dire. Donc une fois que le travail était fait, que le rapport était adopté, je savais que le temps de la la vérité, de toute la vérité pouvait advenir. C'est la raison pour laquelle j'ai écrit ce livre. Si je l'avais écrit pendant la commission d'enquête, vous pouvez être sûr que le rapport aurait été censuré et
que tout ce travail n'aurait servi à rien. Après bon, ça a pas pris dans l'opinion, ça je vous laisse libre de cette appréciation. Ce que je vois, c'est que en dépit d'une promotion très faible, en dépit d'un boycott complet de France Télévision, de Radio France et d'un autre enfin d'un ensemble de groupes médiatiques, je ce livre est quand même numéro 2 des ventes partout en France. Donc je vois qu'il y a quand même un intérêt manifeste de la part des Français que je remercie parce qu'on le fait aussi pour eux, on le fait pour éclairer les citoyens sur l'utilisation de de leur argent. Et enfin, le président de la commission a critiqué mes méthodes. Oui, je vous l'accorde, je vous donne ce point. Il était macroniste, il n'a eu de cesse d'entraver ses travaux. De façon
totalement inédite, abus de pouvoir complet, il a suspendu suspendu pendant plus d'un mois les auditions de la commission d'enquête, il ne m'a laissé que 10 jours pour rédiger un rapport quand on laisse en général un mois et demi ou deux mois un rapporteur. Il a refusé un certain propositions d'audition. Donc oui, que le président macroniste acquis à la cause Édouard Philippe étouffait pour entraver les travaux et me et a tout fait pour me critiquer, c'est le jeu politique. Je le regrette et j'en sors d'ailleurs avec beaucoup moins de naïveté à l'issue de ces 6 mois. Je me rends compte de tous les dysfonctionnements de cette démocratie représentative où les Français confient une part de leur souveraineté, de leur espérance à des gens qui une fois élus détournent leurs
intérêts, protègent les copains, une corporation, des intérêts privés puissants et il est temps en 2027 que tout ça, je je je crois, change une bonne fois pour toutes. Aliou, ce que je trouve extraordinaire, je je je connais votre opinion politique répondre à Charles ? Oui oui, non mais non bah il vous c'est lui qui vous a répondu. Mais euh ce que ce que je trouve formidable dans dans notre échange, vous pouvez vouloir le service public, moi je trouve que c'est respectable et pour te dire, moi aussi je souhaiterais un service public fort. Mais un service public qui soit qui ne soit pas de parti pris. Enfin, vous ne pouvez pas objectivement considérer que le [raclement de gorge] service public n'est pas de parti pris. Quand vous écoutez France Inter, c'est
difficile de dire que euh euh France Inter n'a pas un camp politique, Aliou. C'est ça que je trouve formidable dans nos échanges, c'est qu'on on arrive plus aujourd'hui à euh à à simplement avoir une honnêteté intellectuelle euh lorsqu'on parle les uns les autres et qu'on n'est pas forcément d'accord politiquement. Aliou, je vous laisse répondre. Mais plusieurs choses, déjà Charles Lannung, quand il parle de l'entra euh de de où on a entravé euh son travail à la commission, on voulait l'entériner bien avant que ça commence. Mais c'est comme ça pour toutes les commissions. Bienvenue en politique, je ne vous apprends strictement rien. Il y a que vous qui pleurez matin, midi, soir sur ça. Après ensuite, vous parlez du fait que le le président est macroniste.
Encore une fois, pour toutes celles et ceux qui suivent la politique, ne serait-ce que peu, dans toutes les commissions, quand vous voyez un président euh qui est macroniste ou parfois qui est vous ou je sais pas de gauche et que le rapporteur est d'un autre bord politique, bah ça se passe beaucoup mieux que ce que vous nous avez ce que ce que ce que ce que le spectacle que vous nous avez que vous nous avez proposé, mais en en soi, je reviendrai pas dessus parce qu'on sera pas d'accord. Mais en tout cas, moi j'ai une question à vous poser. Enfin, une question à vous poser, c'est même pas une question, c'est c'est plus euh ce que ce que je pense. Moi, je pense que vous vous étiez pendant ce temps-là juste le pour pas vous manquer de respect, mais le porte-parole ou le perroquet euh de
de de d'un certain nombre euh de gens qui pensent à l'extrême droite sans citer par exemple le propriétaire de la chaîne de là où vous êtes aujourd'hui et et c'est c'est ça en fait c'est ça c'est ça qui est venu perturber votre travail c'est pour ça que votre message était inaudible parce qu'à chaque fois qu'on vous entendez parler et ben on entendait parler Bolloré désolé. Écoutez vous savez monsieur Aliou Charles Allangues va vous répondre mais il a eu beaucoup d'influence ce rapport et ça fait changer les choses contrairement à ce que vous dites et l'opinion publique a bien compris qu'il se passait des choses et c'est pour ça d'ailleurs que vous voyez sur les plateaux les choses très différentes. Ils ont bien compris qu'il y a des choses qu'ils faisaient qu'ils ne
pourront pas faire de la même manière. Charles Allangues que vous répond. Oui deux points Aliou vous expliquez que c'est le cas pour toutes les commissions. Je voudrais simplement vous dire qu'il y a une tradition républicaine à l'Assemblée nationale depuis qu'elle existe qui permet à chaque groupe d'opposition une fois par an de faire une commission. Pour la première fois de l'histoire de l'Assemblée cette commission a failli ne pas voir le jour parce que l'extrême gauche la gauche et les macronistes ont refusé ce qu'on appelle le droit de tirage à l'Assemblée. C'est totalement inédit. Et enfin comme quoi je me serais fait le le chantre et le porte-parole de l'extrême droite des intérêts de monsieur Bolloré que vous semblez viser. Moi très honnêtement je ne pensais pas que la
mission que j'allais mener était de droite ou de gauche. Quand vous dénoncez par exemple une privatisation qui est en cours sur le service public sur 2 milliards 5 d'euros de budget annuel de France Télévisions vous avez près d'un milliard confié à des sociétés de production privées qui produisent les contenus de France Télévisions qui pourtant disposent de 9000 salariés qui ont un cadre social quand même confortable 72000 euros de salaire moyen chez France Télévisions. C'est des salariés moi je les ai entendus notamment les syndicats qui ne demandent qu'une chose c'est produire leurs propres émissions. On les confie à des super producteurs privés dans un phénomène d'hyper concentration. C'est Mathieu Pigasse c'est Xavier Niel c'est des gens en plus qui ont un agenda
politique à qui on confie une grande majorité d'émissions d'information de débat et de société c'est à vous c'est dans l'air. Donc moi je pensais en arrivant que dénoncer cette privatisation en cours sur le service public allait me valoir une forme d'unanimité de l'extrême gauche, de la gauche, des macronistes, de ceux qui veulent sauver l'audiovisuel public et ça n'a pas été le cas. À mesure que je dénonçais les gabegies, les dérives financières, les conflits d'intérêts, le copinage, le favoritisme, notamment vis-à-vis des producteurs privés, la gauche et l'extrême gauche se hissaient, se dressaient contre moi en en en m'accusant des pires mots. Donc c'est aussi pour ça que je dénonce cette hypocrisie de la gauche qui pourtant aurait dû être derrière moi pour
dénoncer ces pratiques, pour assainir aussi ces pratiques et rétablir les les comptes publics. Et donc voilà, pour moi c'était pas de gauche ou pas de droite de de la façon dont j'ai pu mener cette mission. Merci en tout cas Liyou, merci de cet échange. Pardon, mais dernière chose et merci de merci de m'avoir donné la parole, mais concrètement, il y a beaucoup de choses que vous dites qui sont factuellement vraies, mais le problème c'est que tout le monde vous voyait comme un lobbyiste en fait. Et donc je coup ça passe pas, désolé. Mais mais Liyou parce que ça a été présenté Je finis. Non, mais je je suis Non, mais je réfléchis un peu, même si c'est présenté comme ça, je réfléchis un peu, je regarde un peu, je regarde le parcours aussi de Charles Lalonde. Il
est effectivement, désolé de le dire, pendant toute cette commission, vous vous êtes comporté comme un lobbyiste et derrière ben vous avez perdu le match, fin de l'histoire. Mais en tout cas, merci de m'avoir donné la parole. Euh ben d'abord c'est vous êtes un peu humiliant dans dans dans les termes, mais ce n'est pas grave. Ce que ce qui est important c'est que il a été présenté effectivement parce que service public et vous vous faites le porte-voix aussi du service public, de ce que vous appelez lobbyiste et cetera. Je partage pas du tout cet avis. Moi j'ai beaucoup écouté Charles Lalonde. D'abord il a été courageux, ce qui est pas si fréquent, il a été précis, il a beaucoup travaillé, il savait qu'il avait pas le droit à l'erreur parce que il était attaqué fortement. Moi ce que
je trouve intéressant, simplement, c'est d'ouvrir le capot. C'était ça qui est intéressant. Je m'étonne que vous-même sur de l'argent public n'ayez pas envie d'une transparence totale. C'était ça le métier et le message de Charles à l'oncle et on ne le sait toujours pas aujourd'hui. On ne sait pas comment c'est combien ces émissions sont parfois facturées. Moi, je sais pas combien l'émission C'est à vous est facturé le soir. Bah, c'est de l'argent public, j'ai envie de le savoir à l'iwe et je m'étonne que sur ce point-là, nous ne trouvions pas de point d'accord. D'ailleurs, je vous ai posé la question quand vous êtes venu l'autre jour sur CNews et sur Europe 1 le matin, on ça m'intéressait vraiment beaucoup de savoir combien ces émissions sont facturées. Parce que comme je
connais un peu la télévision, je sais ce que nous nous payons, hein, ce sont des émissions, on est 5 6 autour de la table, c'est pas les émissions les plus chères bien évidemment. Donc si c'est facturé très très cher, ben il y a des des gens qui prennent des marges. Et ça m'intéressait. Et en fait ce que j'ai voulu dénoncer, c'est la sur-facturation chronique des émissions comme C'est à vous, C'est dans l'air qui sont déléguées à des producteurs privés alors que il y a pas de science évidente dans ces émissions qui pourraient être produites par le service public. Elles coûtent très cher, elles sont sur-facturées de façon chronique. On le voit, pourtant on continue à confier ces contrats et dernière dernière chose, on a appris par exemple que Léa Salamé s'était mise en retrait de la
présentation du 20h parce que Raphaël Glucksmann s'était présenté euh à la candidature présidentielle. On a appris, je crois, dans les colonnes du Parisien hier que Léa Salamé continuait à percevoir son salaire de présentatrice du 20h de France Télévision. Donc elle est toujours payée à ce titre-là par France Télévision alors qu'elle est mise en retrait depuis plusieurs semaines. Donc vous voyez, c'est aussi toutes ces pratiques d'émissions qui coûtent cher aux Français alors que dans le privé, dans le public, partout d'ailleurs, vous arrêtez une mission, vous n'êtes plus payé pour cette mission. Ouais, c'est vrai que c'est un cas très tellement particulier et puis moi je trouve que Léa Salamé aurait très bien pu présenter le 20h et qu'aujourd'hui une femme a le droit de
présenter le 20h même si son mari mène une vie politique, elle ne pense pas forcément la même chose que son mari et je trouve qu'en 2026 exiger qu'une femme se retire de l'antenne, en tout cas la question peut être posée.
Charles Alloncle