"On repart avec" les déchets "que l'on a apportés" afin de préserver le parc naturel régional des Préalpes d'Azur
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« Il y a tout d'abord tout ce qui a trait à la gestion des déchets et c'est important de faire de la prévention autour de ça auprès des promeneurs et randonneurs. »
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« Les déchets c'est un fléon, vous le savez tous, le plastique particulièrement, les mégots de cigarette déjà il est interdit de fumer effectivement en espace boisé, mais bon, ça n'empêche que certains le font quand même et des mégots on en retrouve également. »
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« Voilà, tous les déchets, même les déchets organiques, il est important de les ramener chez soi. On repart avec ce qu'on a apporté, c'est important et ça fait partie de la bonne tenue et de la bonne façon de se tenir dans les espaces naturels. »
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« Eh bien, alors vous vous doutez bien qu'il y a des animaux sauvages déjà qui vont éventuellement les manger, souhaiter s'en approprier, les avaler, donc ça va être du plastique dans les intestins, etc. »
- 1:27PrésentateurFait
« Déjà, ce n'est pas beau souvent quand on voit des épluchures de pommes, de n'importe quoi. Toutefois, il y a aussi souvent le transport d'éléments organiques qui font que des espèces invasives se transportent d'un endroit à un autre et font modifier la végétation du site. »
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« Aujourd'hui, sur les préalpes d'Azur, on a un tiers de la flore métropolitaine qui est recensée. C'est un espace avec des espèces très très emblématiques et à préserver. »
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« Alors, en fait, on a donc des ambassadeurs qui sont des écogardes, des personnes qui sont à l'année. On en a deux, deux personnes supplémentaires en saison. »
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« Et ce sont des jeunes de moins de 26 ans et qui viennent aussi patrouiller sur les secteurs. Donc, 12 personnes sont aujourd'hui en patrouille, en complément évidemment de toutes les personnes qui sont déjà sur terrain. »
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« Là aussi, il faut adopter de bons comportements. Et sur ce point, c'est sans appel. On verbalise ? »
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« Nous, nous ne sommes pas en verbalisateur. Nous n'avons pas de la fermentation pour faire cela. »
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Comme le parc du Mercantour, le parc naturel et régional des Préalpes d'Azur doit faire face durant la saison estivale à une hausse de la fréquentation, ce qui veut dire plus de passages, d'où la nécessité de faire encore plus de prévention pour faire la chasse aux mauvais comportements. Pour en parler ce matin en direct avec nous, la directrice du parc naturel et régional des Préalpes d'Azur. Dominique Ressler-Gito, bonjour.
Oui, bonjour. Il y a tout d'abord tout ce qui a trait à la gestion des déchets et c'est important de faire de la prévention autour de ça auprès des promeneurs et randonneurs.
Bien sûr, les déchets c'est un fléon, vous le savez tous, le plastique particulièrement, les mégots de cigarette déjà il est interdit de fumer effectivement en espace boisé, mais bon, ça n'empêche que certains le font quand même et des mégots on en retrouve également. Voilà, tous les déchets, même les déchets organiques, il est important de les ramener chez soi. On repart avec ce qu'on a apporté, c'est important et ça fait partie de la bonne tenue et de la bonne façon de se tenir dans les espaces naturels.
Pourquoi ? Quels sont les risques concrets si on laisse des paquets de biscuits par exemple sur le sol ?
Eh bien, alors vous vous doutez bien qu'il y a des animaux sauvages déjà qui vont éventuellement les manger, souhaiter s'en approprier, les avaler, donc ça va être du plastique dans les intestins, etc. Et puis aussi, on pense que les déchets organiques, ce n'est pas très important. Déjà, ce n'est pas beau souvent quand on voit des épluchures de pommes, de n'importe quoi. Toutefois, il y a aussi souvent le transport d'éléments organiques qui font que des espèces invasives se transportent d'un endroit à un autre et font modifier la végétation du site. Aujourd'hui, sur les préalpes d'Azur, on a un tiers de la flore métropolitaine qui est recensée.
C'est un espace avec des espèces très très emblématiques et à préserver. On essaie tant faire que se peut de les faire préserver.
Et d'ailleurs, qui est chargé de la prévention sur le terrain ?
Alors, en fait, on a donc des ambassadeurs qui sont des écogardes, des personnes qui sont à l'année. On en a deux, deux personnes supplémentaires en saison. Et ensuite, on est doublé par une garde régionale forestière. Ce sont des agents qui sont embauchés aussi par notre structure, mais subventionnés par des services de la région. Et ce sont des jeunes de moins de 26 ans et qui viennent aussi patrouiller sur les secteurs. Donc, 12 personnes sont aujourd'hui en patrouille, en complément évidemment de toutes les personnes qui sont déjà sur terrain. C'est-à-dire les agents des communes, des gardes régions, des gardes forestiers, la gendarmerie, l'OMF, l'OFD. Et on travaille tous ensemble.
Vous y faisiez allusion tout à l'heure en début d'interview. Autre point ô combien important, le risque incendie. Là aussi, il faut adopter de bons comportements. Et sur ce point, c'est sans appel. On verbalise ?
Oui, alors voilà. Nous, nous ne sommes pas en verbalisateur. Nous n'avons pas de la fermentation pour faire cela. Mais dès qu'on constate que des personnes viennent avec des barbecues, ou qu'on est en train de faire des feux, c'est encore bien sûr qu'on avertit immédiatement les services compétents qui viennent verbaliser.
Et comment vous faites ? Vous pouvez voir aussi avec les agents qui sont sur le terrain, des personnes par exemple qui vont jeter des mégots de cigarettes. Vous allez appeler aussi pour qu'ils soient verbalisés ?
Alors non, bien sûr que non. Mais en fait, ce qui se passe, c'est qu'on est là, nous d'une façon générale, pour sensibiliser les publics, pour leur permettre de prendre conscience qu'un espace naturel, c'est avant tout un espace qui est privé, qui appartient à quelqu'un. Donc comme tout espace où on se rend, on est courtois, on est civique, il y a une façon de se tenir. Et ces espaces naturels demandent à être maintenus, préservés. Après, l'objectif, ce n'est vraiment pas de verbaliser, c'est de faire en sorte que les gens comprennent. Si les personnes ont bien compris qu'en fait, il n'est pas question de faire un feu, qu'ils ne vont pas ouvrir leur barbecue portable, on ne va rien dire.
L'objectif n'est pas là. Ce n'est pas la verbalisation. On est bien d'accord.
C'est vraiment la prévention et que les gens comprennent comment ils doivent vivre en fait avec le respect du patrimoine naturel. Est-ce que la prévention, parce qu'il y a quand même une surfréquentation, est-ce que la prévention passe aussi par des mesures contre le stationnement anarchique sur certains sites ?
Bien sûr. Oui, vous avez tout à fait raison. Effectivement, il y a des endroits où il est compliqué de se garer. Et bien évidemment, les gens ont envie quand même de se garer. Et c'est là où c'est compliqué également pour tout le monde, puisque les agents de secours, éventuellement les pompiers, ne peuvent plus passer. Donc, il est très très important de respecter les zones de stationnement et puis d'éviter le risque après d'infraction, je dirais, liée à des carambolages, etc. Donc, on est attentif à tout ça. Dans ces cas-là, effectivement, ce sont les gendarmes souvent qui passent. Ils ont des zones, ils savent où les voitures sont mal garées et ils parissent et verbalisent.
En dernier, on a recensé au moins 1000 infractions. J'espère que cette année sera un peu moins importante en infraction. Mais il faut dire qu'au début de l'été, nous avions encore beaucoup de personnes qui faisaient des feux, des feux de camp et qui ont été verbalisés pour ça. Alors qu'on avait en France des méga-feux par ailleurs. Donc, c'est quand même impressionnant de penser qu'en fait, on ne se rend pas compte du risque que l'on fait courir à l'ensemble, à tout le monde. Parce que s'il y a un méga-feu ou un feu ici, dans des zones très très boisées, ça risque d'être compliqué avec des clus, des zones qui sont très abruptes.
Merci, merci beaucoup Dominique Resler-Gito d'avoir été avec nous ce matin. En conclusion de cette interview, on peut dire que, voilà, vous invitez les gens quand même à venir. Vous pouvez venir, mais en adoptant les bons gestes pour respecter le parc naturel régional des Préalpes d'Azur. Merci d'avoir regardé cette vidéo !