Aller au contenu
Tous les transcripts
Débatfranceinfo (sur YouTube)· 7 septembre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesTravail & emploiSécurité

Union de la gauche, extrême droite, immigration... Le duel entre L. Deffontaines et M. Ferracci

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39RelanceRéponse partielle

    Marc Ferracci, ce désastre est-il votre résultat ? Pour reprendre les termes de Jean-Luc Mélenchon.

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Léon des Fontaines, vous estimez que les politiques centristes nourrissent le vote de l'extrême droite ?

  • 4:35OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous comprenez que les électeurs choisissent la rupture à cause de la politique macroniste ?

  • 6:19RelanceRéponse partielle

    Vous ne laissez pas dire que Macron a désindustrialisé le pays ?

  • 7:28OuverteRéponse directe

    Comment réindustrialiser le pays ? L'exemple d'Arcelor.

  • 10:32OuverteRéponse partielle

    A-t-il une part de responsabilité dans la montée de l'extrême droite en reprenant des discours droitiers sur l'immigration ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Fait
    « catastrophique démonstration de l'aveuglement des politiques européennes centristes. Ce désastre est leur résultat. »
  • 5:08Marc FerracciFait
    « Depuis 2017, on a recréé l'emploi industriel dans ce pays alors qu'avant on en détruisait. »
  • 5:43Marc FerracciChiffre
    « Il y a jamais eu autant de personnes qui travaillaient dans ce pays. Le taux d'emploi a jamais été aussi haut. »
  • 7:28Marc FerracciFait
    « Emmanuel Macron a fermé une centrale nucléaire en 2017. »
  • 15:16Léon des FontainesChiffre
    « On a 100000 jeunes qui sortent bacheliers qui n'ont aucune solution pour rentrer dans l'enseignement supérieur. »
  • 18:46Léon des FontainesChiffre
    « 65 % des Français jugent que la politique migratoire de la France est trop laxiste. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Place à notre duel politique avec face- à face ce soir deux hommes qui portent la même cravate qui sert à lié à qui ? [rires] On a pas les mêmes opinions, on le verra pas. Ah on verra on verra. Vous remarquez que j'ai fait un pas vers mon contradicteur de ce soir. C'est c'est très beau. C'est beau. Nous allons voir comment va se dérouler ce débat. Marc Ferat, bonsoir. Vous êtes ancien ministre de l'industrie et de l'énergie, député ensemble pour la République des Français de l'étranger et bonsoir Léon des Fontaines. Vous êtes porte-parole du Parti communiste. Le parti communiste qui a officiellement désigné son candidat à la présidentielle hier, Fabien Roussell. Bon, c'est pas une surprise mais on y reviendra tout à l'heure à à 19h30 dans le vrai ou faux. Mais pour l'heure, revenons sur la

0:39

victoire. Victoire historique de l'extrême droite en Allemagne, de retour au pouvoir en Saxanals. Un coup de tonner que Jean-Luc Mélenchon attribue aux politiques centristes regarder la réaction du leader insoumis qui dit, je le cite, catastrophique démonstration de l'aveuglement des politiques européennes centristes. Ce désastre est leur résultat. Marc Ferrachi, ce désastre est-il votre résultat ? Pour reprendre les termes de Jean-Luc Mélenchon, l'enseignement de cette élection, c'est d'abord que l'extrême droite peut gagner. Elle peut gagner même lorsqu'elle a un discours révisionniste sur ce qui s'est passé durant la Seconde Guerre mondiale. Elle peut gagner même lorsqu'elle est pro russe, pro Poutine puisque c'est une des positions de l'AFD que d'arrêter de soutenir l'Ukraine.

1:22

Donc ça ça doit tous nous interpeller. Ensuite elle gagne on le sait et elle prospère sur la colère sur la colère des peuples. Elle prospère sur des solutions qui dit Jeanuc Mélenchon, c'est que ce sont vos politiques, les politiques centristes qui ont nourri cette colère. Vous savez, Jean-Luc Mélenchon voit Midi à sa porte comme d'habitude et il essaie d'instrumentaliser politiquement des faits très graves. Moi, je note que le Rassemblement national interprète cette victoire comme le fait que le sujet des immigration n'a pas été pris à brascorp par le gouvernement allemand. Ça veut bien dire que chacun a sa propre interprétation de la victoire de l'AFD en Saxe. Donc ici, moi ce que je veux dire, c'est que il y a des choses qui sont récurrentes lorsque les partis

2:02

populistes progressent. Les choses récurrentes, c'est que le populisme progresse quand on n'apporte pas de solutions concrètes au désespoir des gens, quand on ne crée pas suffisamment d'emploi dans les territoires, quand les services publics reculent, quand on a aujourd'hui euh des difficultés à insérer les jeunes, et bien on aboutit à des résultats qui sont assez constants en Italie, en Allemagne, en France, nous avons encore la chance d'éviter que ne bascule le pays vers cette extrême droite. Je pense que un des enjeux de 2027, ce sera justement de rentrer dans la question des solutions concrètes et d'apporter aujourd'hui des réponses à ceux qui n'en ont pas. Mais pour apporter les solutions, il faut comprendre par quoi est nourri le vote de l'extrême droite. Léon des

2:46

Fontaines, vous êtes pas souvent d'accord avec Jean-Luc Mélenchon, notamment en ce qui concerne le rassemblement à gauche, mais sur ce point, est-ce que vous estimez que les politiques centristes, les politiques libérales menées en France et et ailleurs en Europe nourrissent directement le vote de l'extrême droite ? Oui, moi je partage en en tout point, c'est les politiques euh libérales, j'ai envie de dire puisque centriste, faut les qualifier. Ce sont les politiques libérales qui ont entraîné euh le déclassement de l'ensemble des pays européens. D'ailleurs, il y a quand même un point commun aujourd'hui à la quasi-totalité des pays européens, c'est que l'extrême droite progresse à mesure que justement on a un bloc central en réalité libérale qui vient impliquer les

3:19

décisions européennes qui suit les règles d'austérité. Et finalement, où est-ce que l'extrême droite progresse ? En Allemagne, dans l'ex Allemagne de l'Est. Elle progresse en France ou ça dans les territoires où les populations sont les premières victimes de la mondialisation. Finalement, c'est les territoires, on a vu des services publics fermés. Le bilan d'Emmanuel Macron, c'est plus de 500 écoles pas là, 500 écoles fermées prioritairement dans les territoires ruraux. C'est là où les droits aussi là où on a de l'industrie qui ferme, des usines qui ferment les unes après les autres. C'est le recul des services publics et tout simplement on a un sentiment d'abandon qui n'est pas qu'un sentiment qui est un réel abandon la part des pouvoirs publics et l'extrême droite progresse et prospère

3:59

là-dessus. Maintenant, moi ce que je je dis pour les réponses à apporter parce que c'est peut-être ça qui va animer notre débat. Bien sûr, il faut débusquer l'extrême droite parce que la réalité c'est que le Rassemblement national ne propose en aucun cas des solutions notamment pour ces territoires. D'ailleurs, la preuve en est, ils ont soutenu un certain nombre de budgets au territaires et surtout quand on regarde leurs contrebudgets qui ont été présentés notamment à l'Assemblée nationale l'année dernière, il ne propose aucun recrutement en plus d'enseignants, de policiers pour recréer une police de proximité, de d'agents dans l'hôpital public. Et l'autre aspect et ça c'est peut-être là où ça va nous différencier avec Jean-Luc Mélenchon, c'est que je pense qu'on a besoin de

4:35

reconstruire une gauche qui soit capable de reparler du social, du travail et c'est ce qu'entend faire Fabien Rousel dans cette campagne présidentielle. justement, on va revenir dans revenir dans dans un instant, mais quand on fait le bilan de la politique menée par Emmanuel Macron en terme de pouvoir d'achat, en terme de désindustrialisation, en terme de vous disiez le sentiment d'abandon des classes populaires et et moi j'ai regardé un peu les enquêtes d'opinion, j'imagine que que vous les avez regardé, elles disent toutes la même chose. Euh il y a un mécontentement, il y a un mécontentement général, il y a un rejet de la politique macroniste qui a été menée pendant 10 ans. Est-ce que vous comprenez que les électeurs choisissent aujourd'hui la rupture parce que déçu

5:08

potentiellement de cette politique macroniste ? Est-ce que c'est un raisonnement vous entendez ? Il y a les enquêtes d'opinion et puis il y a les faits. Moi, je suis obligé de vous rappeler les faits. Depuis 2017, on a recréé l'emploi industriel dans ce pays alors qu'avant on en détruisait. On a rouvert des usines alors qu'il en fermait plus qu'il n'en ouvrait. Alors, pas assez sans doute pas assez. et je vous partage et je vous repartage. Oui, mais il y a jamais eu autant de personnes qui travaillaient dans ce pays. Le taux d'emploi a jamais été aussi haut. C'est aussi un élément qu'il faut avoir en tête. Mais moi, je partage ce qui vient d'être dit sur le fait que les territoires qui sont frappés par la désindustrialisation sont un terau beaucoup plus favorable pour le

5:43

Rassemblement national. On le voit dans l'est de la France à des endroits où effectivement les emplois sont partis, bah les services publics s'en vont également. Les commerces Vous connaissez qu'il y a eu une forme d'abandon ces territoires pendant les les deux quinquenades d'Emmanuel Macron ? Il y a pas eu d'abandon vraiment. Il y a pas eu d'abandon, mais il y a eu une démarche qui a consisté à essayer d'obtenir des résultats pour l'ensemble du pays. Et je pense que l'enjeu aujourd'hui, c'est de faire en sorte que non seulement on travaille plus nombreux, mais aussi qu'on puisse travailler partout sur le territoire. Et ça c'est effectivement quelque chose de fondamental. Mais encore une fois, je ne laisserai pas dire et je ne vous laisse pas dire, je suis désolé, même si les

6:19

enquêtes d'opinion renvoient parfois une autre réalité, que on a désindustrialisé le pays, c'est simplement faux. Euh je pense qu'il faut aujourd'hui admettre que beaucoup de travail reste à faire. Moi, j'ai été ministre de l'industrie et j'ai constaté que il y a des filières qui sont en difficulté dans l'est de la France. Il faut se battre tous les jours pour que les assieries ne ferment pas, pour que les usines chimiques ne ferment pas, pour que les équipes entiers automobiles ne ferment pas et on se bat. Mais la réalité c'est qu'il y a aussi des emplois qui se créent partout sur le territoire et notamment dans notre industrie. Donc il ne faut pas jeter le bébé avec le banan véritablement. politique macroniste n'a pas été finalement n'a pas été si mauvaise que

6:54

ça pour la réindustrialisation du du pays. Bah ce qu'on voit c'est que depuis ces dernières années, depuis les années 80, la part de l'industrie dans le PIB a continuellement diminué. Tu es pas là en 1980. Non non non mais du coup on est passé quand même de 25 % à environ je crois vous êtes ministre mais 11 entre 11 et 12 % du PIB. La réalité c'est qu'Emmanuel Macron n'a pas permis de réaugmenter cette part. Pourquoi il n'y a pas eu de désindustrialisation sous Macron ? Tout simplement parce que nous avons une industrie qui était déjà partie. La question c'est comment on est capable de la remettre au centre de notre projet politique, au centre de la production. Et aujourd'hui, moi quand je vois le débat, on va prendre un exemple très concret qui arrive et qui va

7:28

probablement structurer une partie des débats l'élection présidentielle. Le cas d'harcoral aujourd'hui si on veut réindustrialiser le pays, on a besoin de deux choses fondamentales. L'énergie Emmanuel Macron a fermé une centrale nucléaire en 2017 quand même. Et on a besoin d'acier. Sans acier, on n pas la une des matières quasi premières, on va dire, pour pouvoir tout simplement construire les usines mais même pour développer l'automobile. La question de l'automobile et de l'industrie, l'avenir de l'industrie automobile est un sujet central. Lorsque je vois l'état des équipement automobiles, lorsque je discute avec des salariés ou des chefs d'entreprise dans les chez les équipement automobiles, ils nous disent que la moitié des emplois la moitié de leurs emplois vont être supprimés dans

8:04

les années à venir. Et regarder où sont ces industries là, pardonnez-moi j'aimerais bien m'arrêter sur ce sur ce sur ce point-là. Je sais pas si vous avez écouté Jean Tyol, prix Nobel d'économie, qui dit justement que c'est la problématique de nos de nos proposition politique, c'est qu'on parle de réindustrialiser le pays mais qu'on s'attarde sur ce qu'il appelle la mytech, typiquement l'automobile qui sont en fait des secteurs où on ne peut pas être concurrentiel au lieu de se projeter sur des secteurs où pour le coup la France a une vraie plus-value à faire à faire valoir et il passe notamment à à l'ech et moi je respecte énormément Jeanol et je pense qu'il faut pas abandonner ce que vous appelez la Mtech, c'est-à-dire les gens qui créent l'emploi industriel dans

8:44

le territoire. Vous avez parlé d'Arcellor, c'est exactement l'exemple qu'il ne fallait pas prendre véritablement. Pourquoi ? Parce que Arcellor a annoncé il y a quelques mois déjà et j'étais sur le site avec le président de la République pour ça, qu'il allait investir dans la déc dans la décarbonation de son site industriel de Dirk et ça ça maintient de l'emploi. C'est la garantie que le site ne fermera pas. Pourquoi est-ce qu'il investit dans la décarbonation ? Précisément parce qu'il y a désormais un cap. industriel et énergétique de ce pays. J'en ai été un des acteurs. Le CAP, ça consiste à dire qu'il faut fournir à nos industriels de l'électricité à bon prix sur un horizon suffisamment long, c'est-à-dire des contrats à 10 ou 15 ans pour qu'ils puissent s'engager dans des

9:24

grands investissements de four électrique par exemple comme c'est le cas à DUI Kerkc. La vraie solution, elle est là fourneau et la deuxème solution si je peux si je peux me permettre parce que on en parle pas et on va peut-être on on a commencé à en parler avec l'Allemagne. La deuxième solution c'est le sujet européen. Pourquoi Arsellor a investi dans un four électrique ? Pourquoi à fausse on rouvre là aussi des au fourneau ? Parce que parce que on a protégé notre acier. Et moi j'assume j'assume face à une concurrence déloyale qui est la concurrence chinoise une concurrence très subventionnée de sortir de la naïveté et de protéger. Demander aux industriels. C'est parce qu'on a pris ces décisions là que l'emploi sidérurgique se maintient en France et il ne se maintient pas en

10:01

Allemagne. En Allemagne, Tisen Group a annoncé des fermetures d'usine et 10000 destructions d'emploi. Ça n'est pas le cas en France. S'il y a des plans sociaux, on réajuste mais les sites ne ferment pas. Mais si je peux me permettre juste sur le la réid parce que j'aimerais bien qu'on avance sur le débat et c'est ce qu'on va porter nous dans cette campagne présidentielle, c'est qu'à un moment tout le monde aujourd'hui tous les politiques parlent de réindustrialisation. La question c'est le plan pour pouvoir y parvenir. La réalité c'est qu'aujourd'hui on est incapable de savoir si Mital va réellement maintenir autant de production d'assiette sur le territoire parce qu'aujourd'hui il réinvestit notamment au Brésil et en Inde qui sont des productions qui risent d'inonder le

10:32

marché. J'aimerais qu'on avance sur un autre sujet, qu'on parle de l'immigration mais qui rejoint ma première question sur le bloc central. A-t-il une part de responsabilité dans la montée de de l'extrême droite en reprenant à son compte des discours très droitiers notamment sur l'immigration ? Et j'aimerais qu'on écoute les propos ces dernières heures de Gabriel Atal. Je propose que tous les 2 ans, les partenaires sociaux se réunissent, identifient les besoins de l'économie en matière migratoire et qu'ensuite ces besoins de l'économie identifié soi transmis au parlement et que le parlement vote des quotas tous les 2 ans, des quotas d'immigration, pas des quotas indicatifs, des quotas limitatifs, des quotas par secteur économique et des quotas par origine

11:08

aussi et par nationalité. Les quotas, c'est un mot qu'on entendait beaucoup dans la bouche de Nicolas Sarkozi, dans la bouche des républicains. Vous assumez de durcir la ligne en matière d'immigration et de reprendre des propositions de droite ? Non, moi je pense qu'on a besoin d'une immigration de travail plus importante qu'aujourd'hui, mais je pense que les quotas ne sont pas une bonne solution. J'ai beaucoup travaillé sur ce sujet. Il se trouve que vous êtes en désaccord avec Gabriel. J'ai été sur ce sujet. Oui, sur ce sujet parce que j'ai été à l'œuvre en tant que conseiller de la ministre du travail Muriel Penic il y a quelques années sur la question de l'immigration de travail et à l'époque on parlait déjà de quotas. C'est sous le gouvernement d'Edouard Philippe.

11:45

C'est très compliqué les quotas parce que ça signifie que vous devez métier par métier, région par région avoir une vision claire de ce que sont les besoins de l'économie dans un an, dans 2 ans, dans 5 ans. Et ça, il faut bien se le dire, quand on connaît le fonctionnement du marché du travail, c'est illusoire. Moi, je suis favorable à un autre système dont parle d'ailleurs Gabriel Atal et là, je le rejoins plutôt là-dessus qui est un système inspiré du Canada, c'est-à-dire un système de permis à point. C'est quoi un permis à point ? Ce que propose Eric Sioti ? Alors, tout dépend de ce qu'on met dedans. Moi, ce que je vous dis, je pense que Ericoti veut moins d'immigration. Moi, je pense qu'il faut plus d'immigration de travail dans ce pays. En particulier, plus d'immigration

12:19

qualifié. Un permis à point, c'est quoi ? C'est un système assez simple dans lequel vous mettez des critères, l'origine géographique, le niveau de diplôme. Est-ce que la personne qui veut venir a déjà un contrat de travail ou poids, ça lui vaut des points et les points décident si elle a le droit d'avoir un titre de séjour ou pas. C'est transparent, c'est clair et pour les gens qui veulent venir et qu'on a besoin d'attirer parce que tous les pays du monde aujourd'hui ont un besoin euh d'attirer euh des talents, des compétences. Euh c'est pas simplement euh euh des compétences très techniques, c'est aussi des gens qui sont ingénieurs, qui sont chercheurs. Moi, ce système de permis à point, je pense qu'il faut lui donner sa chance. J'avais d'ailleurs déposé un amendement en ce

12:55

sens au projet de loi sur l'immigration, mais il avait été il n'avait pas été retenu ensuite. Mais en revanche, les cotas, c'est une démarche planificatrice qui à mon avis ne fonctionne pas. Alors, je je note qu'il y a un désaccord avec votre candidat Gabriel Atal mais mais pardon, mais entre les côtins qui sont repris à la droite, le permis à point qui est une proposition qui est portée aussi par Ericotti, vous assumez d'envoyer des signaux à la droite en matière en matière d'immigration ? Mais écoutez, je suis en train je suis je suis en train de vous dire qu'il faut plus d'immigration de travail. Si vous écoutez euh Bruno Rotaillot, il dit que l'immigration n'est pas une chance et il inclut l'immigration de travail dans tout ça. Donc je pense pas du tout que

13:32

j'envoyais des signaux à la droite. On des fontaines. Moi je suis assez choqué et surpris des positions de Gabriel Atal au même titre d'ailleurs que Édouard Philippe avait fait sa rentrée politique sur la question migratoire notamment avec un déplacement à Mayotte. Euh aujourd'hui, il faut qu'on parte d'effets. L'effet, c'est qu'aujourd'hui, on a une partie de la population qui travaille sur notre territoire, qui parfois côtise d'ailleurs dont tu ne verras jamais d'ailleurs le résultat avec la sécurité sociale et pour certains qui sont et de plus en plus nombreux, qui sont en situation irrégulière. Moi la question que j'ai envie de poser aujourd'hui et je pense qu'il faudra la poser lors de l'élection présidentielle, c'est que on a aujourd'hui une certaine partie du

14:07

patronat qui vient directement mettre en concurrence des travailleurs sans papier avec des travailleurs en situation irrégulière et il y a une mise en concurrence pour niveler l'ensemble des droits sociaux et notamment des salaires vers le bas. Et bien aujourd'hui nous ce qu'on dit avec Fabien Rousell c'est qu'il faut régulariser les travailleurs sans papier parce que sinon on est dans une situation profondément insupportable et même on favorise tout type de trafic et il faut sanctionner très durement les patrons qui ont aujourd'hui recours à une manœuvre de sans papiers pour leur permettre de dire qu'aujourd'hui il y a un enjeu à ce qu'il y ait une régularisation et s'ils font ça pour tirer les salaires vers le bas avec des formes des fois il faut le dire

14:42

d'esclavagisme moderne et bien c'est profondément insupportable et sur les quotas pour revenir à la proposition de monsieur atal tout aussi insupportable. Pourquoi il veut mettre en place des quotas ? Pour combler les manques de main d'œuvre notamment dans les métiers les métiers dit en tension. Vous parliez d'une manœuvre qualifié mais aujourd'hui on a 100000 jeunes qui sortent bâcheliers qui n'ont aucune solution pour rentrer dans l'enseignement supérieur et la recherche. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui pour ces 100000 jeunes pour permettre justement demain d'avoir des travers qualifiés ? Parmi ces 100000 jeunes combien sont des potentiels futurs ingénieurs, des futurs enseignants, des futurs personnels hospitaliers ? en a grandement besoin dans notre pays. Il y a probablement

15:16

aussi des soudeurs. On en a besoin pour la réindustrialisation réindustrialisation de notre territoire. Et donc ce qui est insupportable derrière tout cela, c'est juste qu'il y a une mise en concurrence généralisée des travailleurs et encore une fois les travailleurs qu'ils vivent en France ou qu'ils sont issus d'un autre pays, ce n'est pas une marchandise qu'il faudrait négocier à travers des quotas. Tout ça pour tirer en général les salaires vers le bas. Je pense que le sujet c'est évidemment pas de négocier des travailleurs. Là on parle de personne, on parle de vie humaine. Moi ce que je pense c'est que on a besoin de professionnaliser encore plus qu'on l'a fait parce qu'on a beaucoup professionnalisé notre enseignement avec la réforme de l'apprentissage mais on a besoin d'aller

15:51

encore plus loin. Moi je suis député des Français de Suisse. Vous l'avez rappelé vous avez dit que j'étais des Français de l'étranger. C'est la Suisse ma circonscription. En Suisse il y a un système où l'apprentissage joue un rôle éminent. 70 % d'une classe d'âge s'orient vers la voie professionnelle, vers des vrais métiers par le biais de l'apprentissage. Moi, je pense qu'il faut qu'on aille vers ce système-là. Alors, on a déjà marqué des points parce qu'aujourd'hui l'apprentissage, ça n'est plus une voie de garage comme ça l'était il y a quelques années. C'est devenu une voie d'excellence. Il y a trois fois plus d'apprentis qu'il n'y en avait il y a quelques années. Mais je pense qu'il faut aller encore plus loin. Et les jeunes dont vous nous parlez qui sont

16:24

une réalité, je pense qu'il faut leur donner des débouchés professionnels et orienter tout notre système d'enseignement vers la voie professionnelle et vers l'alternance. Moi, je pense qu'il faut qu'on aille vers ce modèle suisse. Il se trouve que je publie un bouquin dans quelques jours qui défend cette proposition au milieu d'autres propositions pour aller vers plus d'emploi, plus de productivité. Mais ça, je pense que c'est un vrai sujet. Mais est-ce que vous êtes à l'aise, je je reprends pardon ma première question sur les sur les quotas et votre désaccord avec Gabriel Atal. Est-ce que vous êtes à l'aise quand même avec les propos de de Gabriel Atal sur l'immigration ? Mais moi, je rejoins Gabriel Atal quand il dit que on a besoin que notre immigration soit en proportion plus une

16:59

immigration de travail qu'aujourd'hui. Je le rejoins sur le constat. Euh les quotas en tant qu'util, je pense que ça n'est pas une bonne solution. Vous avez pas le sentiment qu'il y a une surenchère en matière migratoire ? Non, je je très sincèrement, je vais pas aller sur ce terrainlà. Euh je pense que il faut faire preuve d'efficacité. Le permis à point, il a montré son efficacité dans d'autres. Tu n'irais pas sur ce terrain. Pourquoi ? Euh mais non mais tout simplement parce que je pense qu'il faut avoir le souci de l'efficacité en permanence. Et sur ce sujet de l'immigration, on n'est jamais dans l'efficacité, on est toujours dans le dom. On est toujours en train de se dire il faut pas d'immigration ou au contraire il faut ouvrir les portes de l'immigration. Je pense qu'il faut une

17:33

approche pragmatique et moi quand je dis que les quotas posent des problèmes parce que c'est difficile de planifier ce moment. Est-ce que vous avez l'impression que les responsables politiques et notamment du bloc central ont une approche pragmatique du sujet en ce moment ? En tout cas sur le constat, je pense que tout le monde se rejoint mais sur les solutions. Tout le monde se rejoint. Bah on verra. tout le monde n'a pas ouvert un petit peu le le champ de ces de ces propositions, de ces recommandations. En tout cas, ce que je peux dire, c'est que on a besoin d'outils qui soient transparents. Les quotas quand vous demandez aux partenaires sociaux de discuter sur les besoins en soudeur en Bourgogne Franchecté pour dans 2 ans, est-ce que vous pensez que les partenaires sociaux ont une idée

18:12

parfaitement claire de ce que sont les besoins de l'économie ? Alors évidemment, ils peuvent émettre des hypothèses, mais la réalité, c'est que l'économie, c'est quelque chose qui bouge tout le temps. Le marché du travail se recompose en permanence et donc c'est très difficile d'avoir l'information qui vous permettrait de mettre en place ce genre de quota si ces quotas sont véritablement limitatifs, c'est-à-dire s'ils ne sont pas de simples cibles pour donner un but à atteindre. Léon des Fontaines, je reviens à ma première question. Je je demandais tout à l'heure est-ce que le bloc central n'a pas une part de de responsabilité de la percée de l'extrême droite en reprenant à son à son compte des des discours très droitiers ? J'ai envie de vous retourner la question, est-ce qu'elle n'est pas

18:46

coupable la gauche d'avoir à un moment donné euh pendant très longtemps abandonné ce sujet au profit de la droite, au profit de l'extrême droite ? Et c'est un sujet, je regardais ce sondage élable, c'est un sujet de préoccupation majeure pour les Français. Ce sondage élable qui était paru l'an passé, 65 % des Français jugent que la politique migratoire de la France est trop laxiste. Pourquoi la gauche a tant de mal à aller sur ces ces thématiques là ? Moi je pense que la gauche a eu beaucoup de mal à aller sur de nombreux sujets et je pense même que le mal de la gauche qui a en effet permis peut-être en partie les sorts de l'extrême droite, c'est d'avoir abandonné une responsabilité de la part de la gauche dans les sort de l'extrême droite. Il y a une responsabilité de l'ensemble

19:22

des acteurs politiques et moi je le dis et c'est bien pour ça aujourd'hui qu'on présente la candidature de Fabien Roussell, c'est justement qu'il faut que la gauche soit la hauteur des enjeux et je ne crois pas aujourd'hui que d'autres formations politiques quelle qu'elle soit à gauche soient en capacité de faire reculer à droite. Je pense que Fabien Rousel lui il l' Pourquoi ? parce que déjà elle a abandonné peu à peu la question du travail et de l'industrie. Aujourd'hui, Fabien Rousel est le seul candidat qui a un plan avec des plans quinquen qu'on met à l'ordre du jour pour permettre justement de dire comment la part de l'industrie va augmenter dans le PIB parce qu'on dit qu'il faut réindustrialiser réindustrialiser personne sait de combien, à quel niveau,

19:50

dans quel secteur. Et bien nous on a fait ce ce planl. Je pense que c'est ça déjà le premier sujet et le deuxième c'est qu'on a un certain nombre de sujets sur lequels la gauche a été trop longtemps absente. Les questions d'immigration, la question de la sécurité avec des approches républicaines de ces deux sujets. Évidemment, nous n'avons pas du tout les mêmes projets politiques que la droite sur le sujet, mais nous devons prendre ces sujets à bras le corps et débusquer systématiquement l'extrême droite. Typiquement sur l'immigration, l'extrême droite aujourd'hui n'est pas la hauteur des enjeux. Lorsqu'ils disent qu'ils ne veulent pas régulariser les travailleurs sans papier, ils ne le disent pas en disant que les travailleurs vont rentrer chez eux. S'ils ne veulent pas les

20:21

régulariser, c'est pour permettre justement au patronat de continuer d'avoir une réserve de travailleurs à bas coup et donc de niveler l'ensemble des salaires vers le bas. Et bien nous, on veut les régulariser pour que demain un travailleur qui soit du coup issu des travailleurs sans papier puisse justement travailler avec les mêmes droits sociaux que n'importe quel. Merci à vous deux. Je vous garde pour les 5 prochaines minutes si cela ne vous dérange pas parce qu'on va accueillir Louis Augri que vous connaissez peut-être qui est de la cellule vrai ou faux de de France info qui reprend les déclarations des hommes des femmes politiques et qui et qui les vérifie. Bonsoir Louis et avec vous on va revenir sur une déclaration de Yan Brossa ce matin directeur de campagne de Fabière Rousell

20:59

qui parlait de l'hypothèse d'une union de la gauche au premier tour dans la 5e République il n'y a jamais eu de victoire de la gauche avec un candidat unique au premier tour. Il y a eu un candidat unique en 1974 et la gauche a perdu. Il y a une pluralité de candidats en 1981, la gauche a gagné. Donc si euh la solution Miracle c'était un candidat unique, ça serait arrivé uni au premier tour, ça ne fait pas forcément gagner la gauche. Est-ce que Yan Brossard a raison ? En tout cas, on s'est plongé dans les archives pour vérifier tout ça. Effectivement, c'est vrai qu'htoriquement l'Union de la gauche au premier tour, ça fait pas forcément gagner, loin de là. Le premier exemple marquant de cette union de la gauche, il faut remonter à 65. communiste et socialistes s'entendent pour désigner

21:40

François Mitteran comme seul et unique candidat de la gauche. Elle va perdre au second tour face à Charles de Gaulle. Et Yanne Brosa dans le sonore qu'on a entendu, il parle d'un d'une autre date, un autre exemple, 1974. Là, c'est le Parti socialiste, le PCF et les radicaux de gauche qui se mettent d'accord pour se retrouver encore une fois derrière François Mitteran. Alors, si on voit être tout à fait précis par rapport à ce que dit Yan Brossa, il est pas vraiment le seul candidat de la gauche à cette époque. Il y avait aussi lutte ouvrière et le Front Communiste révolutionnaire. Mais il y a quand même une union et une union qui va pas aller au bout. La gauche est en tête au premier tour et c'est Valérie Giscard Destin qui va être élu. Donc ce qui est vrai, c'est que là

22:17

où Brossa a raison, c'est que jamais sous la 5e République, la gauche n'a gazé une présidentielle avec un candidat unique dès le premier tour. Effectivement là où on peut le rejoindre, c'est que c'est pas une solution miracle. Et ce qui est vrai aussi, Yann Bros a raison là-dessus, c'est que la gauche a pu arriver désuni à la présidentielle et gagner tout de même. Exactement. Yan Brossa nous parle notamment d'une date 1980. Cette année-là, effectivement la gauche elle est divisée avec cinq candidats. François Mitteran fait notamment face à George Marchet du Parti communiste. Mais la troisème participation sera la bonne pour François Mitteran qui devient le premier candidat issu de la gauche élu président de la République. Les résultats qui me sont communiqués

22:58

à l'heure où je m'exprime annonce que les Françaises et les Français ont choisi le changement que je leur proposais. Voilà François Militteran qui est vainqueur même scénario en 88. Il avait quatre candidats face à lui et il est réélu. Et plus récemment, on peut parler également de de François Hollande en 2012. Il devient président malgré la présence par exemple de Jean-Luc Mélenchon, de Nathalie Arta ou d'Eva Vajoli au premier tour. D'accord. Mais il y a aussi plusieurs élections où la gauche aurait peut-être pu gagner si elle avait été unie. Oui. Et ça pour le coup Yan Bross se garde bien de le dire. Plusieurs élections où cette stratégie d'avoir une gauche dispersée a clairement amené à la défaite. Alors on a évidemment tous le même exemple en tête. 2002 euh avec

23:41

Jean-Marie Le Pen qui est euh au second tour. H candidats de la gauche présents au premier tour. Une certitude pour Lionel Jospin de se qualifier mais la suite on la connaît. C'est finalement Jean-Marie Le Pen qui va affronter Jacques Chirac avec ce discours de Lionel Jospin à postériorie. Il il regrettait cette désunion de la gauche justement de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche qui ont rendu possible cette situation. J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique. Voilà, Lionel Jospin qui regrette cette dispersion de la gauche. On a des exemples aussi un plus récent 2017 2022

24:25

des élections où en théorie si on additionne les voies de la gauche au premier tour bah théoriquement elles auraient pu dépasser celle du Rassemblement national pour se qualifier au second tour. Attention, les politologues à qui on parle nous ont incité à pas refaire l'histoire, de pas faire de politique fiction parce qu'il y a énormément de facteurs qui rentre en compte là-dedans. Mais ce qu'oublie quand même de dire Yan Brossa, c'est que l'histoire de la 5e République montre que dans une période où la gauche peut être un petit peu faible, par exemple, la désunion, ça peut aussi faire perdre une élection. Léon des Fontaines, vous assumez de prendre le risque ? Moi, j'assume qu'il faut un candidat qui soit capable d'aller parler aux abstentionnistes et y compris aux

25:00

électeurs du Rassemblement national. Aujourd'hui, ni Raphaël Luxman ni Jean Mélenchon ne l'assume. Bien, nous nous assumons clairement avec Fabien Russell. Nous allons aller dans le bassin minier, nous allons aller dans les territoires ouvriers et nous allons leur démontrer non seulement que le Rassemblement national n'est pas une solution pour répondre aux difficultés qu'ils vivent mais surtout qu'il y a une voix à gauche qui parle d'eux déjà et surtout des manières de répondre à leurs préoccupations et c'est ce que nous allons entamer dès ce jour. Du coup de 2,25 % en 2022. Très bien. On était pas à la hauteur en 2022 et pour cause on a été absent depuis trop longtemps depuis les élections présidentielles. Aujourd'hui Fabien Rousel est un candidat implanté.

25:31

installé et surtout nous avons encore une fois un plan [raclement de gorge] pour réindustrialiser le pays et pour répondre aux questions de pouvoir d'achat et ça les français je pense qu'il seront censé rapidement la seule chose qui devrait nous préoccuper c'est d'avoir un candidat solide ou une candidate pour battre le rassemble national au deuxème tour voilà ce que j'ai à dire et bien on s'arrêtera là merci à tous les deux merci beaucoup Louis le vrai ou faux et tu t'as à retrouver tous les samedis à 13h avec Julienpin et avec toutes les équipes évidemment du vrai ou faux Yeah.