Nicolas Dupont-Aignan invité de LCP
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:26OuverteRéponse directe
Bonjour, ça me fait plaisir de vous voir.
- 1:48OuverteRéponse directe
Vous avez claqué la porte du RPR, c'est ça ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Quel sentiment vous avez eu après votre réunion régionale ?
- 4:46OuverteRéponse directe
Mais limite, c'est quoi pour vous ?
- 5:17OuverteRéponse directe
Vous dites que ça peut évoluer, parce que Marion Le Pen disait que vous devriez un jour parler.
- 5:48OuverteRéponse directe
Ce qui vous sépare vraiment du Front National ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:25Invité politiqueFait
« La loi, le budget, la monnaie, la frontière, on l'a abandonné à des gens non élus à Bruxelles qui nous précipitent dans le mur. »
- 3:42Invité politiqueFait
« Français désabusés de tout, une crise de confiance dans la politique terrible. »
- 4:12Invité politiqueFait
« On a des gens qui nous ont ralliés, Jean-Paul Bréguéli sur l'école, Dominique Jamais, des gens comme ça. »
- 8:28Invité politiquePromesse
« candidat à cette régionale Ile-de-France »
- 10:46Invité politiqueFait
« Quand on détruit le savoir, quand on décrit la connaissance, on détruit la connaissance, quand on abaisse le niveau, quand on casse l'excellence, on commet un crime contre la République. »
- 11:23Invité politiqueFait
« Je suis élu de banlieue, je sais de quoi je parle. Ceux qui viennent me supplier dans les permanences de mettre leurs enfants dans des écoles privées, catholiques. »
- 12:17Invité politiqueFait
« François Hollande. Qu'il aille à Cuba, oui. Bravo. Mais alors, déterrer Fidel Castro, honnêtement, ce n'était pas utile. »
- 12:27Invité politiqueFait
« Pourquoi il n'a pas été le 9 mai à Moscou ? Ça m'a vraiment scandalisé. »
- 13:12Invité politiqueFait
« La loi Macron, c'est des épiphénomènes. Faute de vraiment réformés qui suppriment les travailleurs détachés, qui baissent les charges sur les PME, qui investissent dans l'avenir, qui ne laissent pas tomber Alcatel, Alstom. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan67 %
- Présentateur19 %
- Locuteur non identifié7 %
- ?6 %
≈ 29,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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– Politique,
avec AS à la face, c'est une émission en trois temps et beaucoup de mouvements. En premier temps, j'ai rendez-vous avec vous, Nicolas Dupont-Aignan, et j'en suis ravi. Deuxième temps, ça sera…
–
Bonjour. – Bonjour, ça me fait plaisir de vous voir. Deuxième temps, vous êtes président de Boula France, oui, bien sûr, et on aura le temps de parler politique, tous les deux, de votre investissement des régionales, etc. Donc on va se retrouver tout à
l
'heure, parce que deuxième temps, place aux confrontations.
– Bon,
droit d'asile, l'impossible réforme, je sais que vous aurez aussi des choses à dire peut-être là-dessus. Pour en parler, je recevrai sur ce plateau Esther Benbassa, sénatrice E, Écolo-Les Verts, enfin comment on appelle ça, Europe Écologie-Les Verts du Val-de-Marne, Arnaud Richard, député UDI des Yvelines, Guy Geoffroy, député UMP de Seine-et-Marne, et Jean-François Dubost, responsable du programme Personnes déracinés à Amnesty International. Troisième temps, c'est une histoire de regard, regard sur la société, regard sur la culture, regard engagé, ce seront ceux de Béat et Serge Klarsfeld, qui publient leur mémoire bouleversante chez Fayard.
J'ai parlé de mouvement, ce sont les vôtres, ceux de nos amis du Lab d'Europe 1, notre partenaire, et aussi ceux d'une espèce singulière et nombreuse, les Moatuiteurs, mais oui, qui m'interpellent toute la semaine grâce au mot-clé Moatuit. Mais d'abord, j'ai rendez-vous avec Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. – Bonjour, à nouveau. – Vous êtes donc député maire d'Hier dans l'Essonne, député depuis près de 18 ans, dites donc 18 ans, longévité. Vous êtes aussi président Debout la France, anciennement Debout la République, qui était originellement un courant du RPR que vous avez créé en 1998, avant qu
'il
ne devienne le parti que l'on connaît, lorsque vous avez fait sécession un an plus tard. Vous avez claqué la porte du RPR, c'est ça ?
–
Bon, bon, vous ne
le
regrettez pas, ça ? – Non,
je regrette
que
le RPR, puis l'UMP, aient abandonné la nation, le peuple,
l
'idéal gaulliste. Ça, je le regrette.
– Abandonné ? –
Oui, trahi, trahi, trahi.
Peut
-être pas méchamment d'ailleurs, mais ils n'ont toujours pas compris qu'on ne peut pas être efficace, avoir des résultats
économiques,
sécurité, si on n'est pas maître des principaux leviers du pouvoir. Et ces leviers du pouvoir… – Indépendance nationale,
souveraineté. –
La
loi,
le budget, la monnaie, la frontière, on l'a abandonné à des gens non élus à Bruxelles qui nous précipitent dans le mur. Et ce n
'est
pas ça l'Europe. L'Europe, pour moi, c
'est
Airbus, c'est la belle Europe des projets. Et tant que l'UMP n'aura pas compris cette incohérence majeure, comme le Parti Socialiste d'ailleurs, ils se fracassent sur la même réalité tous les deux, eh bien, je mènerai mon combat… – Jusqu'au bout. – Jusqu'au bout, parce que c'est le combat pour l'indépendance de la France qui est la condition
de
l'efficacité des politiques publiques. On peut faire l'Europe tout en étant
maître
de son destin, chacun. Et vous savez, c'est marrant, j'ai été… Enfin marrant, triste et intéressant en tout cas. J'ai été en Asie faire un voyage d
'études,
Singapour, le Vietnam, etc. Et les gens là-bas m'ont dit de l'ASEAN. Vous savez,
l
'ASEAN,
c'est les six pays
du Sud-Est Asiatique. Et ils m'ont dit, vous savez, nous,
on
fait exactement l'inverse de ce que vous faites avec l'Union Européenne. On a copié la communauté économique. Parce que c'était bien, votre zone de libre-échange, le marché unique et tout. Mais on a vu la catastrophe de votre sans-frontiérisme, de votre… – Sans-frontiérisme. On
a dit qu'on
garde nos nations, mais on travaille ensemble. Et c'est ça la clé, mais la clé de tout. – Vous étiez hier dans une de vos premières réunions régionales.
Quel
sentiment vous avez eu
? –
Français désabusés de tout, une crise de confiance dans la politique terrible. Et en même temps, parce que nous avons un peuple profondément politique, des Français qui cherchent et qui se disent que la situation est trop grave pour qu'on s'en lave les mains. Donc moi, je sens un frémissement. Je n
'ai
jamais eu autant de monde dans mes réunions. – Ah oui ? – Jamais, jamais, franchement. C'est un combat difficile que nous menons, je ne
suis
pas tout seul. On a des gens qui nous ont ralliés, Jean-Paul Bréguéli sur l'école, Dominique Jamais, des gens comme ça. Et puis des élus locaux
qui
en ont ras-le-bol du tripartisme, ce que j'appelle le trio infernal, PS, UMP, Front National.
–
Vous mettez le Front National là
-dedans.
– Oui, le trio infernal, parce que ça fonctionne en circuit fermé. Et je crois qu'il y a vraiment une attente pour une autre politique. En gros, je dirais un patriotisme tranquille. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire reprendre les leviers du pouvoir, en finir avec ces deux partis qui ont tout abandonné depuis 20 ans, sans tomber dans les excès
d
'un Front National un peu limite.
–
Un peu limite ? – Oui.
Mais
ça va peut-être évoluer. – Mais limite, c'est quoi pour vous ? Vise-vite ? – Au limite, c'est très simple, c'est que je pense qu'on peut redresser la France si on rassemble les Français, et jamais si on désigne une partie des Français comme les responsables des malheurs des autres. C'est pas possible. Trop négatif, trop
dans
la protestation, et pas assez dans la construction. Moi, ce qui m'intéresse,
c
'est de savoir comment on va redresser la France. Je crois profondément dans la France. Je crois qu'on a tout pour réussir. Et je pense qu'il suffirait de reconstruire l'État, de reprendre un peu de liberté, et d'assembler les gens.
– Vous dites que
ça
peut évoluer, parce que Marion Le Pen disait que vous devriez un jour parler, quoi.
– Mais parler,
moi je serais
ravi de parler. – Je ne sais plus comment
elle a dit ça,
mais vous vous souvenez
de ça.
– Oui, mais il
se passe
des
choses, mais j'entends. Mais moi, vous savez, j'ai qu'une ligne. L'indépendance du pays, c'est le gaullisme. Et je sais que le Front National veut l'indépendance du pays, comme Jean-Pierre Chevènement d'ailleurs. J'en ai pas le monopole. Et puis le rassemblement des Français.
C
'est les deux. – Ce
qui vous sépare
vraiment du Front National ? – Vous le savez bien, c'est ce qui a toujours séparé le gaullisme d'une certaine droite française. –
C'est
une histoire, une culture. –
Une
conception du pouvoir, etc. Qui d'ailleurs est en train d'exploser en vol, parce que c'est des tensions très fortes. On le voit
chez nous, il n'y a pas ça chez moi. Il
évolue, mais ce n
'est
pas fait et fini. –
Ce n'est
pas fini. – C'est plus
le Front National
du père. – Oui, ça je suis allé avec. Vous le savez, ce n
'est
pas négociable. Maintenant, on verra ce qu'il fait. En tout cas, moi, nous, on a une pensée claire. Et je pense qu'on allait créer pour redresser le pays. Et je pense que les Français, à un moment, voudront du sérieux, du solide. En tout cas, moi, je fais ce pari. – Mais par contre, vous êtes contre la peine de mort ? – Je suis
contre la peine de mort. – Bien évidemment, sur le plan sociétal,
je suis très différent. Sur le plan économique, je suis surtout positif.
C
'est-à-dire, par exemple, je crois à la participation de l'entreprise, je crois à l'accession sociale à la propriété, je crois à la seconde chance pour les jeunes. Je suis profondément un gaulliste social. Et c'est très loin d'un certain Front National.
– Claude
Barthelonne s'est déclaré candidat. Vous le savez, ça ne vous avait échappé aux élections nationales en Ile-de-France. Bon, vous qui êtes aussi candidat dans la même région, ça tombe bien. À ce propos, vous avez déclaré,
pas
très gentiment, le week-end dernier, que si on veut que toute l'île de France ressemble à la Seine-Saint-Denis, il faut prendre Barthelonne.
Ce n
'est
pas adorable. – Il a été président du conseil général. Et j'y étais encore, hier, en Seine-Saint-Denis, parce que, par exemple, j
'ai
un ralliement extraordinaire. J'ai un ancien maire adjoint de la Courneuve, Eugène-Henri Mort, qui est un responsable associatif, qui sera notre tête de licence en Seine-Saint-Denis. Donc, vous voyez, on a des gens qui viennent de la droite, de la gauche. Il me disait, quand on voit ce que la gauche a fait de la Seine-Saint-Denis… – Ce n
'est
pas de sa faute si c
'est
le département le plus haut de France, c
'est ça que je voulais dire. – Non, mais en revanche,
c'est de sa faute, globalement, si on a laissé se dégrader à ce point la situation, par exemple en termes de sécurité, la naïveté. J'étais à la Courneuve hier, je sais de quoi je parle, dans un café, et la demande de sécurité face au trafic de drogue qui gangrène ce département, il y
a
bien des responsabilités. Claude Barthelonne, c'est un homme estimable, respectable, mais il a un bilan. Il a un bilan de président du conseil général, il a un bilan de trois ans de soutien à ce gouvernement. Donc il ne peut pas dire tout d'un coup, j'arrive, je suis tout neuf, c'est un peu facile. Donc, carte sur table, bilan contre bilan, moi je ne
lui
fais pas de procès d'intention, je ne
lui ai
pas demandé de démissionner, c'est ridicule, c'est des enfantillages. En revanche, bilan contre bilan, moi j'ai adressé une ville de banlieue, je serai le seul maire,
je
suis le seul maire de banlieue réélu à 80% dans une ville de 30 000, trois fois. Donc, seul maire de banlieue, candidat à cette régionale Ile-de-France, parce que j'ai envie qu'on parle concrètement comment on rétablit la sécurité, comment on arrête l'immigration non contrôlée, comment on crée de l'emploi, comment on donne une seconde chance à nos jeunes de banlieue qui sont désespérés. désespérés. On ne peut pas bâtir, pourquoi ?
Je
vous parlais tout à l'heure de l'UMP, du PS, l'affaire européenne qui est fondamentale, mais comment voulez-vous bâtir une Europe sur la désespérance de la jeunesse qui n'a pas de boulot
? Et
c'est la question clé qu'on devrait se poser, et pas rafistoler, mais se poser les vraies questions. Comment on
relance ?
Il n'a pas les clés, vous pensez, il n
'a
pas les clés. Mais si, il a fait des choix politiques, comme Valérie Pécresse, d
'ailleurs,
c'est le même choix.
Mais
vous l'attaquez aussi, Valérie Pécresse, vous dites que...
Oui, pas méchamment, c'est une femme estimable,
mais
qui fréquente des gens qui ne sont pas fréquentables. Vous dites De Védiant, vous dites Balkany...
Non,
pas De Védiant. Pas De Védiant, pardon, Tronc.
Vous
dites
Tronc, vous dites... Oui, parce que j'ai eu l'expérience. Valérie Pécresse, on va être franc.
Valérie Pécresse, c'est une femme que je respecte. Mais elle a des fréquentations bizarres, et quand je pense qu'elle est venue soutenir Tronc dans mon département, et un système déplorable, je me dis que ce n
'est
pas possible. Donc, moi, je pense que les Français, dans les régions, et ce sera toutes nos listes de boules à France, ont besoin de citoyens actifs, différents et libres. Libres. Libres. Mettre fin à cet esprit de système. Mettre fin au gaspillage, au clientélisme, qui a pourri les régions françaises.
D
'ailleurs, vous avez vu, ce sont des fiefs, ils volent leurs fiefs. Je ne cite pas les noms, parce que moi, je ne
suis
pas contre les personnes. Mais machin veut son fief dans telle région. Mais ce n
'est
pas ça. Les régions, il faut les rendre aux Français. Et je vais vous dire une chose. Moi, je suis très inquiet du féodalisme. 13 grandes régions. Et nos listes, elles sont particulières. Nos listes, elles s'appellent rendre les régions françaises
aux
Français. Il n
'y a
pas un côté aux Français ? Non,
non.
Ah non,
ce
n'est pas du tout dans cet esprit-là. C'est arrêtant avec le régionalisme. Vous savez, j'étais dans le midi récemment, c'était extraordinaire. On passe de fiefs. Alors, on est dans le fief d'Estrozi, on est dans le fief de Falco. Les Français ne supportent plus ces fiefs. Il faut revenir à la République. La République, ce n
'est
pas des fiefs. Les élus ne sont pas propriétaires de leurs charges.
Dites-moi, sur l'école, Najat Vallaud-Belkacem se fait chahuter de toute part sur sa réforme du collège.
Elle l'a
cherchée.
Bon.
Ah si. Elle l'a cherchée ? Oui, elle l
'a
cherchée. Trouve-t-elle grâce à vos yeux ?
N
'est-ce pas un acharnement que vous trouvez suspect ? Non, pas du tout.
Non.
Quand on détruit
le
savoir,
quand
on décrit la connaissance, on détruit la connaissance, quand on abaisse le niveau, quand on casse l'excellence, on commet un crime contre la République. C'est un peu fort, non ? Non. Non. Justement, j'étais en Asie, quand je vois que des pays comme le Vietnam, comme tous les pays d'Asie, la Chine, etc., font de l'excellence éducative, l'arme dans la mondialisation. Et que nous, elle n
'est
pas la première, en revanche. Châtel l'a fait sur le lycée. En fait, elle fait ce que Châtel l
'a
fait sur le lycée,
elle
le fait sur le collège. C'est insupportable. Ça fait 20 ans que les pédagogistes foutent en l'air l'école publique. L'école publique. Vous savez, ceux qui ont... Je suis élu de banlieue, je sais de quoi je parle. Ceux qui viennent me supplier dans les permanences de mettre leurs enfants dans des écoles privées, catholiques. Vous savez qui c'est
? Ce
sont les habitants des cités. Je me souviendrai toute ma vie d'une mère de famille qui me dit « Je ne
veux
pas gâcher mon troisième enfant au collège public.
»
Vous voyez où on en arrive. Parce qu'on ne peut pas dire aux enfants « On s'ennuie en classe. » On ne peut pas dire « On va faire de
l
'interdisciplinarité. » Tout ça, c'est du pipo. On a des enseignants qu'il faut conforter, qu'il faut mieux payer. Il ne
faut
pas supprimer les postes comme l'avait fait l'UMP. Mais en revanche, ça ne sert à rien de recruter des enseignants si c'est pour faire des cours d'animation. Et c'est ça l'enjeu. Et je vous assure, l'égalité républicaine, c'est le mérite, c
'est
l'effort, c'est l'excellence et ce n
'est
pas le nivellement.
Dernière question d'actu. Certains à droite ont été très critiques à l'endroit de François Hollande parce qu'il a rencontré Fidel Castro. Oui, non ? Je ne vois pas l'intérêt pour
François Hollande. Qu'il aille à Cuba, oui. Bravo. Mais alors, déterrer Fidel Castro, honnêtement, ce n'était pas utile. Et surtout, ce que je ne comprends pas,
c
'est la géométrie variable. Pourquoi il n'a pas été le 9 mai à Moscou ? Ça m'a vraiment scandalisé. Parce que, quitte à jouer ce rôle, il est allé à l'enterrement du roi d'Arabie Saoudite, qui n
'est
pas un modèle de démocratie. Très bien, il y va pour des raisons réales politiques. Mais qu'il aille à Moscou honorer les 27 millions de morts soviétiques contre
le nazisme. Vous l
'auriez compris. Et qu'il aille voir à la rigueur Fidel Castro à Cuba. C'était cohérent. Allez, la rigueur,
il
va partout. Mais, ne pas aller saluer la mémoire du peuple russe. Aller
à Cuba et
aller déterrer le pauvre Fidel Castro, franchement,
je
trouve ça moyen. Franchement.
La loi Macron, voter au
Sénat,
non
?
La loi Macron, c'est des épiphénomènes. Faute de vraiment réformés qui suppriment les travailleurs détachés, qui baissent les charges sur les PME, qui investissent dans l'avenir, qui ne laissent pas tomber Alcatel, Alstom. Mais attends, voilà. Qu'on défende la France,
la
stratégie. Quelle stratégie industrielle
?
Quel investissement dans l'avenir ? Quel grand projet pour notre jeunesse ? C'est ça qui me passionne.
Qui,
à mon avis, devrait passionner les gens.
Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan. Maintenant, ce sont les 140 secondes du Lab d'Europe 1, notre partenaire.
140
secondes, comme les 140 caractères. Vous tutez, vous ? Les 140 caractères d'un tweet. C'est avec Sylvain Chazot. Bonjour Sylvain Chazot, c
'est à vous. 140 secondes. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Vous êtes énarque comme Florent Philippot. Vous appréciez chevènement comme Florent Philippot. Vous vous revendiquez gaulliste comme Florent Philippot. Est-ce que, finalement, vous ne pourriez pas être le numéro 2 du FN
? Mais
j'invite Florent Philippot à rejoindre Debout la France. Il sera beaucoup plus heureux. Et il sera très bien. À être le numéro 2 de Debout la France ? Il sera très bien.
Vous
vous sentez plus proche de Jean-Luc Mélenchon ? On se souvient qu'en janvier, vous vous êtes dit que vous pourriez vous allier avec lui pour sauver la France. Est-ce que c'est toujours d'actualité ?
Vous savez, dans la résistance, le général de Gaulle a sauvé la France avec des gens très différents. Le tout, c'est d'être d'accord sur ce qu'on veut faire. Donc, vous pouvez aller de Philippot à Mélenchon, de chevènement à Guénaud, qu'importe. Ce qui compte, c'est de savoir ce qu'on veut faire. En tout cas, moi, je propose un projet de salut public, à ma façon,
qui
même me suive. Donc, c
'est
ce que vous faites. Vous êtes en action de
résistance
en ce moment. Ah, mais les Français sont en résistance. Les Français. Et vous
?
Et il faut les lever. On parle souvent de votre relation avec Marine Le Pen. La dernière fois que vous vous êtes parlé, c'était quand
?
On ne s'est pas parlé depuis des années. Depuis des années ? Oui. C'est dommage.
Parce que c'est toujours utile de se parler. Moi, je vais vous dire... Mais je sais que si je lui parlais, vous en feriez un tel fromage, en imaginant des trucs et tout. Quand je croise les uns ou les autres dans des plateaux télé, on se parle comme si... Mais quelle vie politique on ne
peut
pas se parler ? Mais on ne sait pas parler.
Moi,
je ne cherche pas à tomber dans des pièges et tout. Vous savez, je suis gaulliste. Je crois à la France. Mais une France rassemblée. Et c'est une profonde différence avec une partie du front. Voilà. C'est pour ça que Debout la France est bien dans sa peau.
Vous
l'avez évoqué tout à l'heure, la phrase de Bartholone... Enfin, votre phrase à propos de Claude Bartholone pour les régionales. Est-ce que ça veut dire que si vous êtes élu, la région Île-de-France va ressembler à l'Essonne
? A
hier, à ma ville.
Moi, j'ai pris une ville en faillite et on l'a redressée. Et je suis très fier de
ce
qu'on a fait. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que
je
n
'ai
pas envie que ça ressemble à un supermarché de la drogue. Je n
'ai
pas envie que les plus modestes subissent le désordre et l'injustice. Et le problème d'aujourd'hui de l'Île-de-France, il n
'y a
pas qu
'en
Seine-Saint-Denis, il y a dans nos cités, en Essonne, il y
a
partout. C'est que c
'est
le plus modeste qui trinque
désordre
et injustice. Et du coup, quand Valérie Pécresse dit qu'il faut une femme pour faire le ménage en Île-de-France, ça vous inspire quoi
? C
'est méprisant pour les femmes. Mais au-delà de ça, je crois qu'il faut des gens de bonne volonté. Ni femmes, ni hommes, ce n
'est
pas le
cas.
Est-ce que vous avez lu le livre de Valérie Traveilleur qui sort en poche cette semaine ?
Non, non, je n'ai pas lu. Vous
allez m'en profiter du
coup, vu qu'il est moins cher maintenant ? Non, ça ne m'intéresse pas.
Merci beaucoup, Sylvain Chazot. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan.
A
bientôt.
Nicolas Dupont-Aignan