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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 23 octobre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Ali Rabeh, maire de Trappes : "L'individu a tiré sans discontinuer tout au long de son périple"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Monsieur le maire, expliquez-nous. D'avantage encore.

  • 1:22OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les informations que vous possédez quant aux personnes qui ont été atteintes par cet homme ? A-t-il tiré au hasard ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Quelles sont les motivations de ce tireur selon les enquêteurs ?

  • 2:49OuverteRéponse partielle

    Comment sécurisez-vous les environs ? Avait-il des complices ?

  • 4:58OuverteRéponse directe

    Quel message pour les habitants de Trappes pour qu'ils se sentent en sécurité ?

  • 6:59OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de l'État très concrètement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:05Ali RabehFait
    « le parquet national antiterroriste ne s'est pas autosisi pour rien. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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On est tout de suite avec le maire de Trap, Ali Rabé. Monsieur le maire, merci beaucoup d'être avec nous. Ser Chiminoto, à mes côtés, notre journaliste politique m'accompagne. Monsieur le maire, on sait que le parti le parquet national antiterroriste s'est saisi. Vous avez vous aussi donné d'autres informations. Ce tireur a ouvert le feu à trois reprises. C'est bien cela. Monsieur le maire, expliquez-nous. D'avantage encore. Il a tiré quasiment sans discontinuer en réalité tout au long de son périple. Il a atteint cinq personnes dont deux à trappe, une personne qui est décédée qui a été ciblée par de nombreux impacts de balles de tireur utilisant une arme automatique et ensuite une seconde il a réussi à atteindre également plusieurs impacts de balles qui est en urgence absolue au

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moment où elle a été transportée à l'hôpital. Il a continué son périple dans la ville voisine de la Verrière où il a de nouveau tiré sur les passants devant un centre commercial et atteignant notamment une fille de une fillette de 12 ans. Monsieur le maire, on sent beaucoup d'émotions dans votre voix euh Alerabé, je vous remercie d'être avec nous. Quelles sont les informations que vous possédez quant aux personnes qui ont été atteintes par cet homme ? A-t-il tiré au hasard ? A-t-il ciblé une population en particulier ? Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire aujourd'hui ? Alors où on se parle, moi je m'en tiens au fait que je connais, il a assassiné une de plusieurs impacts de base, je vous le disais, à une personne d'origine africaine, un homme d'origine

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africaine d'une centaine d'années, un peu moins de 30 ans. Et il a tiré sur un homme d'origine magribine sur la station Essence, un automobiliste, l'atant lui aussi de plusieurs impacts de balles. Je n'en sais pas plus mais la sisésine l'autoésine du parquet national antiterroriste semble indiquer qu'il y a un faisceau d'éléments depuis la garde à vue de de l'auteur présumé qui converge pour donner le sentiment que c'est une attaque terroriste à connotation raciste. Il reprend le les motifs de la saisine du parquet national antiterroriste. Je ne vous cache pas que c'est évidemment le sentiment qu'on a attrape au moment où je vous parle. Monsieur le maire Serge Simino est à mes côtés. Il a une question pour vous. Oui, pour prolonger ce que vous venez de

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dire, j'allais vous interroger donc sur les motivations euh de ce tireur. Euh c'est ce qui vous a été dit euh je dirais en en pointillé par les enquêteurs sur ces motivations euh racistes comme vous venez de le dire. Non, je ne communique pas là avec les enquêteurs. En revanche, vous avez accès comme moi au motif de la cuisine du parquet national antiterroriste et ce qui est indiqué est très clair. Il est présumé en tout cas, il est il en cause pour des faits de pour des faits euh d'assassinat et tentative d'assassinat [raclement de gorge] du ciblant des individus en raison de leur appartenance supposée à une race, une religion. Je reprends les termes juridiques h

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habituels. Donc le parquet national antiterroriste ne s'est pas autosisi pour rien. Monsieur le maire, aujourd'hui, comment est-ce que vous faites en sorte de sécuriser les les environs ? On ne sait pas si cet homme a des a des complices potentiels. Bien évidemment, pour l'instant, on l'ignore. Comment est-ce que vous vous en des éléments que l'enquête devra vite clarifier ? Avait-il des complicités ? C'était-il seul ? Comment é-il euh muni d'une arme automatique ? Depuis quand prépare-t-il son forfait ? Comment a-t-il ciblé les quartiers, les villes qu'il a traversé ? Voilà, si la armée, y compris idéologiquement, c'est la question aussi que notre société doit se poser. Et qu'est-ce qui fait que dans notre débat public, on en soit à constater ce que nous sommes quelques-uns à craindre

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depuis des années, c'est que la montée de violence dans notre débat politique national, le fait de toujours chercher et stigmatiser des bouquées qui seraient responsable de tout ce qui va mal dans notre pays. Ce serait toujours la faute des arabos musulmans pour reprendre les propos d'Éric Zemour, de Marion Marichel Le Pen, de beaucoup d'autres de Marine Le Pen et beaucoup de ceux qui peuplent les plateaux télé matin, midi et soir et qui alimentent la haine au quotidien et qui donnent des raisons d'agir à des personnes comme celles qui a ouvert le feu aujourd'hui. Si l'enquête le confirme, et bien tout cela vient de loin. Tout cela était craint notamment par moi. Je suis pas n'importe quel mère. Je suis un maire qui se façon visé aussi, je vous cache pas. Et euh

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rien d'autre à vous dire que un sentiment de gâchi. On vit dans un grand pays. Monsieur le maire, on sent votre émotion. On sent votre émotion. Euh vous avez le droit d'être ému. On revient vers vous dans un instant. Vous avez monsieur le maire Alibé, on a entendu et on comprend bien évidemment votre émotion. Vous nous avez exprimé avec vos mots et avec beaucoup de sincérité aussi euh ce qui s'est passé sur votre commune parce qu'il y a aussi la question de la responsabilité et vous êtes vous aussi le garant de la sécurité euh des personnes de votre de votre commune qui habite ici. Il y a plusieurs personnes qui ont été touchées euh chez vous à trappe mais aussi à la verrière à côté. Vous nous avez dit un homme africain,

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euh un homme vraisemblablement de confession musulmane, une enfant de 12 ans. Cette responsabilité qui vous incombe aujourd'hui est ce message, quel message est-ce que vous voulez faire passer aux habitants de Trappe pour qu'ils se sentent aussi en sécurité ? Ce n'est pas la responsabilité des maires dans notre pays d' d'assurer la sécurité. C'est la responsabilité de l'État. Mais au-delà de la question de l'État et de sa responsabilité, moi c'est toute notre société que je veux interroger et vous l'évoquez notre notamment notre débat politique et médiatique et intellectuel. Est-ce que vous avez une idée du nombre d'élus, du nombre de personnalités qui sont racisés comme on dit, qui ont des origines étrangères, qui sont supposés musulmans et qui reçoivent régulièrement

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des lettres de menaces de mort. Ça, je l'ai été moi-même. Je crois que quasiment aucun maire, aucun parlementaire qui porte les chars tricolores avec fierté et qui a comme seul défaut d'avoir un nom à consonance étrangère, aucun ne peut starguer de ne pas avoir déjà été menacé de mort en raison de ce qu' ce qu'il est. Ça c'est le climat national dans lequel on débat et faut que ça s'arrête. Il est vraiment temps qu'on se rappelle de qui nous sommes. Nous sommes un grand pays qui a fabriqué des générations de français d'où qu'ils viennent et il est vraiment plus que temps qu'on cesse de tolérer l'intolérable et dans le débat politique, dans le débat médiatique chez les chroniqueurs, chez ceux qui peuplent les plateaux télé encore une fois et qui librement, très tranquillement, sans

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jamais être réellement contredit, sans qu'on interdise leurs paroles malgré leur condamnation justice nombreuses et répétées, continue d'expliquer à chaque fois qu'il y a un instant de violence dans notre pays. C'était encore le cas lors des événements du weekend dernier. C'est la faute des arabos musulmans. Que c'est un problème d'assimilation, que ce sont les étrangers qui sont collectivement coupable, qu'il n'y a pas d'innocent parmi eux, que notre pays s'apprête à vivre une guerre civile, qu'il serait menacé de l'intérieur par une 5è colonne. Et bien tous ceux qui tiennent ce discours sont des pyomanes et tous ceux qui tiennent ce discours arment idéologiquement des individus plus ou moins déséquilibrés, plus ou moins vulnérables, mais plus ou moins

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militants mais qui à la fin considère qu'ils doivent se défendre et qu'ils doivent tirer à vue sur des personnes innocentes qui ont comme seul défaut d'avoir la peau teintée. Vous êtes supposé Est-ce que vous imaginez ce que vivent des millions de nos compatriotes qui en ont ral matin, midi et soir d'être stigmatisé dans les débat télé, dans les débats politiques et qui encaisse et qui encaisse et qui encaissent son silence en baissant la tête et qui n'en peuvent plus tout cela. On entendre entend on entend monsieur le maire bien évidemment on entend, on mesure et on ressent aussi tout à fait et très directement ce que vous nous dites. Une [raclement de gorge] dernière question mais je pense que que qu'il y a un temps pour tout si vous le permettez. J'entends aussi votre colère, j'entends

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votre émotion, la stupeur aujourd'hui et tout cela est tout à fait injustifiable et respectable. Euh cette dernière question pour vous, qu'attendez-vous de l'État très très concrètement avec ce qu'on est en train de vivre ? On sait que demain, je vous rappelle juste l'agenda, demain il y a une manifestation, une convergence encore décolaires qui arrive dans tout le pays avec ce que vous vous vivez très [grognement] directement et de plein fouet. Qu'attendez-vous très précisément de l'État, monsieur le maire, à l'irabé au moment où l'on s'entretient ensemble, au moment où l'on se parle. vraiment rien. J'attends notre société qu'elle se redresse et qu'elle se réveille de l'étage n'attends rien. Merci àabé d'avoir été avec nous en direct sur France info aujourd'hui.