François Asselineau au Salon international de l'agriculture 2013
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Chapitres
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- 0:53Invité politiqueFait
« On a la confirmation de ce que j'ai vu déjà les années antérieures, mais je trouve que ça tend à s'accélérer »
- 0:59Invité politiqueChiffre
« Il y avait à peu près 3 millions d'agriculteurs dans les années 60, au début des années 60, et maintenant on est tombé aux alentours de 400 à 500 000 agriculteurs en France. »
- 4:10Invité politiqueFait
« la réintroduction des farines animales a été voulue par la Commission européenne pour des raisons d'ultra-rendabilité. »
- 4:59Invité politiqueChiffre
« 85% des députés français au Parlement européen ont voté non à la réintroduction des farines animales. »
- 7:56Invité politiquePromesse
« nous appelons, j'appelle d'ores et déjà d'ailleurs, tous les Alsaciens, tous les électeurs Alsaciens à se précipiter aux urnes pour voter non à ce projet d'avoir une seule collectivité unique alsacienne »
Temps de parole
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- ?4 %
- Locuteur non identifié3 %
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Les enseignements
que je tire de ce salon de l'agriculture 2013
sont des enseignements un petit peu tristes en fait. On a la confirmation de ce que j'ai vu déjà les années antérieures, mais je trouve que ça tend à s'accélérer, c'est-à-dire qu'on a beau circuler entre les différents hauts d'exposition, il y a de plus en plus de bureaucrates, de technocrates, de banquiers, d'institutions, et de moins en moins d'agriculteurs réels. C'est véritablement préoccupant, ça d'ailleurs témoigne de l'évolution générale du nombre d'agriculteurs en France. Il y avait à peu près 3 millions d'agriculteurs dans les années 60, au début des années 60, et
maintenant
on est tombé aux alentours
de
400 à 500 000 agriculteurs en France. La situation est très préoccupée. Alors ça se traduit visuellement par ce que l'on voit dans les rayons, si j'ose dire, dans les travées. Il y a des stands pour des banques, pour des syndicats professionnels, parfois tout simplement pour des fabricants de volets roulants, de chaudières, mais les agriculteurs en temps de temps, on les voit de moins en moins. Il y a bien sûr un hall où il y a des producteurs qui vendent leurs produits, qui vendent du saucisson, qui vendent du fromage, qui vendent des parfums. L'outre-mer qui est représentée également par des producteurs de rhum, de fleurs, de perles de culture, de vanille, etc.
Mais c'est beaucoup plus marchand désormais qu'un monde
extrêmement...
On a fait des rencontres où j'étais avec un certain nombre de
nos cadres et militants, je ne vais pas les citer, mais on était une petite trentaine. Oui, nous avons rencontré un certain nombre de stands, vous allez voir un certain nombre de stands. On a eu l'occasion de faire des échanges intéressants, par exemple avec le Modep, qui est un 26e qui s'est un cas agricole, avec le maire de certaines petites communes. On a eu des échanges un petit peu plus vifs avec les représentants de la Commission européenne, et puis également avec un stand sur la nourriture bio qui était financé, paraît-il, par la Commission européenne. On a eu des échanges assez vifs.
Ce n'était pas très intéressant d'ailleurs de discuter en définitive avec les gens qui sont sur les stands, parce que pour l'essentiel, ce sont des salariés qui font le travail pour lesquels ils sont payés, donc ils sont obligés de défendre la vision de l'Union européenne. Ce que j'ai trouvé en revanche beaucoup plus intéressant, c'est qu'à chaque fois qu'on a eu ces échanges un petit peu vifs, qu'il
y
a eu quelques éclats de voix dans les allées, il y
a
eu aussitôt des gens qui se sont agglutinés, des spectateurs, des gens qui visitaient le salon, et qui, dans 90% des cas, étaient là à soutenir ce que nous visions. C'est-à-dire que j'ai le sentiment que la situation se dégrade vraiment très très vite et qu'ils s'en foudraient finalement maintenant de peu pour que la situation commence à s'embraser. En attendant, le public qui nous écoute fait un excellent accueil à nos animaux. Lorsque j'ai rencontré le représentant sur les questions bio payées par
la
Commission européenne, lorsque j'ai rencontré les gens du Monef, je voudrais quand même donner cet exemple qui devrait, je crois, frapper tout le monde.
C
'est l'exemple des farines animales.
Vous
savez que la réintroduction des farines animales a été voulue par la Commission européenne pour des raisons d'ultra-rendabilité. Il s'agit d'introduire des farines produites notamment à partir de carcasses d'animaux pour donner ça à manger, non plus à
des
vaches, mais éventuellement
à
des poissons.
Ce
qui est important, c
'est que
la Commission, qui est entièrement travaillée par les lobbies, nous explique que tout ça, ça n'est pas grave du tout, que tout est garanti, que ça sera excellent. Bien.
Ce
qui est intéressant, c'est que les Français ne le croient pas. Les écrasants de préjuris français ne veulent pas de réintroduction des farines animales. Ça s'est traduit au Parlement européen en 2011, lorsqu'il y
a
eu un débat au Parlement européen,
où
il y a eu les parlementaires qui ont voté. Ce qui est intéressant,
c
'est que 85% des députés français au Parlement européen
ont
voté non à la réintroduction des farines animales.
Il
n
'y
a que 8 députés qui ont voté oui, dont d'ailleurs, curieusement, M. Jean-Luc Mélenchon, M. Jacques Hénin et M. Patrick Leyaric, c'est-à-dire les 3 députés du gouvernement rouge. Alors ils ont expliqué après qu'ils s'étaient tombés, mais par a priori, le travail d'un député, c'est quand même de bien voter. Enfin, mettons de côté son petit aspect curieux et un peu polémique
pour
retenir les grandes données. Les grandes données, c'est que
85
% des députés français au Parlement européen ont voté contre la réintroduction des farines animales.
Mais
ce qu'il faut savoir, c'est qu'au niveau européen lui-même, 72% des députés européens ont voté pour, notamment tous les députés allemands, tous les députés tchèques, une grande majorité des députés néerlandais ou des pays de l'Est.
Mais
ça veut dire quoi, cet
exemple
? C'est un exemple très très précis.
C
'est que si nous étions en dehors de l'Union européenne, nous n'aurions pas de farines animales, puisque les représentants français m'avaient voté contre au Parlement français. Et si nous allons avoir maintenant des aliments avec des poissons, des volages nourris de la part des farines animales, c'est parce qu'une majorité de députés représentant d'autres États nous l'imposent. On voit donc sur cet exemple très concret que ça ne sert à rien de dire
«
On va militer pour une autre Europe », de se faire élire comme M. José Bovert s'est fait élire, prétendument pour avoir une Europe écolore. La meilleure façon d'avoir une viande saine dans notre assiette, c'est de ne pas être
au
sein de l'Union européenne, et que les Français décident de ce qu'ils veulent ou de ce qu
'ils
ne veulent pas.
Alors
j'insiste à Dieu, parce que quand j'ai développé cet argument à plusieurs des personnes que j'ai rencontrés sur le salon, il n
'y
avait rien à redire,
parce
que c'est la vérité. Alors au mois de mars, nous avons pas
mal de choses à faire, et en amener aussi, je continue mes cycles de conférences. Nous allons avoir le 23 mars à Créteil, nous allons fêter le 6e anniversaire de l'IPR.
On
ne va pas le fêter le 25 mars, normalement c
'est
le 25 mars, mais le 25 mars c'est un lundi, donc ça serait difficile de mobiliser nos avérots, nous sympathisons. Donc ça sera le 23 mars, on va faire ça en région parisienne, à Créteil.
Et
j'aurai l'occasion,
au
cours de ce, de fêter ce 6e anniversaire, de faire une petite conférence, où je m'exprimerai sur une affaire qui arrive, qui est très importante, qui est l'affaire du projet d'avoir une seule et même collectivité locale en Alsace. Vous savez qu'il
y a
ce projet, nous voyons ça avec beaucoup d'inquiétude, nous appelons, j'appelle d'ores et déjà d'ailleurs, tous les Alsaciens, tous les électeurs Alsaciens à se précipiter aux urnes pour voter non à ce projet d'avoir une seule collectivité unique alsacienne, avec qui serait fille des départements. Pourquoi ? Parce que c'est en fait, ce qui se préfigure derrière, c'est le démombrement de la France, je pèse mon mot, avec une Europe des régions, où de plus en plus on peut désintégrer les nations, pour avoir des régions qui, très très directement, avec Régrouzé.
Donc c'est un sujet qui est un sujet fondamentalement local, puisque seuls les électeurs Alsaciens sont capables à s'exprimer, mais c'est fondamentalement un sujet national, puisque en fait ça concerne toute la France, puisqu'après l'Alsace, pourquoi pas l'Union-Pyrénées, pourquoi pas la Corse, l'Avaca, etc. C'est le démombrement de notre pays, conformément à une politique mûrement réfléchie, qui n'est pas d'ailleurs celle de la Commission européenne, mais qui est celle des concepteurs de l'Union européenne. J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur ce sujet. Je le redirai le 23 mars. Je ferai une conférence à ce propos, pour préciser notre position sur cette question d'Alsace.
Alors,
parmi les autres événements, nous aurons le dimanche 17 mars, une conférence en région parisienne à Arcueil l'après-midi, dans une brasserie qui nous accueille. Et puis, au début du mois d'avril, je ferai des conférences à Besançon et à Pontarier, dans le bout. Et puis, la semaine suivante, j'irai à Châtellerault et dans d'autres villes de la région, je renvoie tous les gens qui m'écoutent à notre page Facebook et à notre site Internet. Voilà. Je me félicite aussi, j'en profite, pour dire que nous avons franchi le cap des 2 500 adhérents à l'UPR. Voilà. Je termine. En souhaitant à tous nos auditeurs une bonne semaine qui commence. À bientôt.
François Asselineau