"Notre organisation du pays ne me paraît pas la meilleure" : François Bayrou|TF1 INFO
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
44000 hectares sont déjà partis en fumée dans les incendies cette année. Est-ce que vous jugez que la France est suffisamment préparée pour y faire face ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Vous dites au gouvernement, il faut acheter des drones dès maintenant par exemple.
- 2:08OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous regrettez quelque part toutes les coupes dans le budget de la transition écologique ?
- 2:53OuverteRéponse partielle
Notre organisation du pays ne me paraît pas la meilleure. On va revenir sur la question des finances publiques dans un instant. Mais une petite question d'abord sur l'actualité politique : laquelle vous avez préféré, la Monique Barbu qui part ou celle qui reste ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est ce que vous reprochez à Sébastien Lecornu aujourd'hui de durer ?
- 5:42RelanceRéponse partielle
Le premier ministre dit qu'il va falloir faire des coupes dans les dépenses. Est-ce que vous dites 'Ah là oui, ça va dans le bon sens' ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Fait
« beaucoup d'efforts ont été faits ces dernières années parce que on a vu venir le problème et les gouvernements successifs euh ont euh euh fait en sorte que les avions bombardiers d'eau, les Canadaires, les dashent puisque c'est euh un autre de ces modèles-là et les hélicoptères bombardiers d'eau ont été renforcés beaucoup en nombre »
- 1:28Fait
« Le combat est en train de changer de nature parce qu'il prend une ampleur considérable et je n'ai aucun doute que les différentes instances chargées de la sécurité civile et les gouvernements y pensent. »
- 2:08Chiffre
« nous avons créé le fond vert et le fond vert a été encore euh augmenté ces derniers temps. Euh mais il y a eu des couples les années précédentes, il y a eu des couples dans le budget de la transition écologique quand vous étiez premier ministre aussi. »
- 2:53Fait
« La France dépense pour son action publique quelque chose comme 20 % de plus que ses voisins. Est-ce qu'on est mieux protéger ? Est-ce qu'on est mieux soigné ? Est-ce qu'on est mieux éduqué que nos voisins ? La réponse est non. »
- 4:16Fait
« Lorsque vous voyez venir un danger, un risque, une menace terrible sur la société française, vous avez le choix quand vous êtes en gouvernement entre deux attitudes. »
- 5:42Fait
« Le monde politique se nourrit d'affrontement perpétuel, de mise en accusation, de mise en cause, d'injure de toute nature. Il suffit de regarder l'Assemblée nationale pour savoir ce qu'il en est. »
- 6:26Chiffre
« Mon gouvernement, le gouvernement que je conduisais a fait baisser le déficit du pays de près de 15 % 12 et5 %. le déficit qui était à 5,7 du produit national, on l'a fait baisser à 5,1 en une seule année. »
- 7:10Chiffre
« il est en train de remonter. Il y a des études qui annoncent 6 %, c'est-à-dire une remontée considérable du déficit. »
- 7:10Fait
« C'est un pays qui est descendu au-dessous de la moyenne des revenus par habitant de tous les autres pays européens. »
- 9:23Fait
« Vous avez la menace de deux extrêmes qui sont tous les deux à mon sens un danger de mort pour le pays. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C'est l'heure de l'interview en toute franchise. On retrouve Bastien OG. Bonjour Bastien. Bonjour Christophe. Et ce matin, vous recevez François Bairrou, président du modem et ancien premier ministre. Bonjour François Baou, soyez le bienvenu. Bonjour. Bonjour François Baou. Bonjour. 44000 hectares sont déjà partis en fumée dans les incendies cette année. C'est un record. Est-ce que vous jugez que la France est suffisamment préparée pour y faire face ? Euh beaucoup d'efforts ont été faits ces dernières années parce que on a vu venir le problème et les gouvernements successifs euh ont euh euh fait en sorte que les avions bombardiers d'eau, les Canadaires, les dashent puisque c'est euh un autre de ces modèles-là et les hélicoptères bombardiers d'eau ont été renforcés beaucoup en nombre
des conditions climatiques fait que évidemment le le champ de bataille n'est pas le même et qu'il va falloir penser des stratégies nouvell, c'estàdire ben des drones par exemple pour le pour le repérage des premières fumeroll qui doivent permettre une intervention très rapide. Le combat est en train de changer de nature parce qu'il prend une ampleur considérable et je n'ai aucun doute que les différentes instances chargées de la sécurité civile et les gouvernements y pensent. Vous dites au gouvernement, il faut acheter des drones dès maintenant par exemple. Non, je pense que le c'est pas c'est pas à moi de donner des injonctions parce que les services de la sécurité civile, eux, ils travaille tous
les jours. Mais je n'ai pas de doute que comme on a vu euh la guerre changer en Ukraine, incroyablement sous nos yeux, le la guerre contre les incendies de forêt en raison du changement climatique va elle aussi changer de stratégie et de tactique. Alors, il y a les incendies, il y a la canicule, il y a la sécheresse. Quand vous voyez tout ça, est-ce que vous regrettez quelque part toutes les coupes dans le budget de la transition écologique ? Ne euh je pense que euh nous avons créé le fond vert et le fond vert a été encore euh augmenté ces derniers temps. Euh mais il y a eu des couples les années précédentes, il y a eu des couples dans le budget de la transition écologique quand vous étiez premier ministre aussi.
pas sur ce pas sur ce sujet, mais euh le on est euh dans un moment de redéfinition complète, on va parler des conditions euh budgétaires, financières, de ce qui se prépare et de ce qui est euh qui pèse sur la décision de tous les responsables publics. Et il y a aussi une reconfiguration, une reconstruction de la manière dont nous agissons dans notre pays. Je vous donne un chiffre très simple. La France dépense pour son action publique quelque chose comme 20 % de plus que ses voisins. Est-ce qu'on est mieux protéger ? Est-ce qu'on est mieux soigné ? Est-ce qu'on est mieux éduqué que nos voisins ? La réponse est non. Ça veut dire qu'on ne dépense pas au bon endroit.
Ça oui, parce que notre organisation du pays ne me paraît pas la meilleure. On va revenir sur la question des finances publiques dans un instant. François Baïou. Mais une petite question d'abord sur l'actualité politique. Vous qui êtes quelque part un habitué des coups d'éclat politiques, j'aimerais votre regard sur celui de la ministre de l'écologie Monique Barbu qui a démissionné pour protester contre la loi d'urgence agricole avant finalement de se faire rattraper, convaincre de rester par le président de la République. Laquelle vous avez préféré ? La Monique Barbu qui part ou celle qui reste ? Bon, c'était ce sont des péripéties. Euh ça a au moins l'avantage de montrer une chose, c'est que le l'affirmation selon laquelle c'était dramatique la loi qui a
été votée il y a 3 jours n'était pas si fondé que ça parce que si ça avait été dramatique, probablement la décision n'aurait pas été la même. En réalité, là encore, il faut faire la part de ce qu'est la communication et de ce qu'est la réalité profonde. Alors François Bairou, pendant ce temps, vous vous publiez un nouveau livre Alerte sur la France qui vient où vous alertez notamment sur l'état des des finances publiques, le risque de conflit entre générations notamment. Alors il y a un passage dans ce livre où vous revenez sur le moment où vous étiez premier ministre et vous dites finalement j'avais le choix entre deux options : dire la vérité ou alors durer, faire des compromis. Est-ce que c'est ce que vous reprochez à Sébastien Lecnu aujourd'hui de duret ?
Oui, je je ne reproche rien. C'est j'ai pris mes responsabilités. C'est assez rare dans le monde politique pour qu'on le pour qu'on le note. Lorsque vous voyez venir un danger, un risque, une menace terrible sur la société française, vous avez le choix quand vous êtes en gouvernement entre deux attitudes. La première attitude, c'est fermer les yeux. pousser la poussière sous le tapis, se dire encore un moment monsieur le bourreau, comme on disait autrefois et puis finalement d'autres s'en chargeront après moi. Mais lorsque vous voyez que la menace grandit
au point qu'elle est pour la pour votre pour votre pays, pour la société et particulièrement pour les jeunes dans la société que c'est une menace insupportable, alors vous devez choisir de dire la vérité. C'est ce que nous avons fait. Mais qu'est-ce que laquelle de ces deux attitudes a choisi Sébastien Lecnu, votre successeur selon vous ? Bah, il a choisi de trouver des compromis mais ces compromis pour ma part, par exemple, le renoncement à la réforme des retraites, il sait bien Sébastien Lecnu parce que je lui ai nous en avons parlé beaucoup ensemble que c'est un choix que je n'aurais pas fait. Vous trouvez qu'il met la poussière sous le tapis comme vous Non, je je ne veux pas nourrir de polémique avec d'ailleurs qui que ce
soit. Faut que vous compreniez une chose. Le le monde politique se nourrit d'affrontement perpétuel, de mise en accusation, de mise en cause, d'injure de toute nature. Il suffit de regarder l'Assemblée nationale pour savoir ce qu'il en est. En réalité, nous ne nous en sortirons qu'ensemble. Alors le premier ministre, tous ceux qui croient tous ceux qui croient que il suffit de gagner une élection pour au bénéfice de quelque circonstan que ce soit pour sortir le pays des difficultés, tout cela sont des menteurs. Alors ensemble, ça veut aussi dire quand même trouver des majorités à l'Assemblée nationale. Quand le premier ministre dit que il donne quelques premières pistes pour le prochain budget, il dit il va falloir faire des des coupes dans les dépenses. Il va falloir peut-être revoir
certaines niches fiscales. Il va falloir aussi faire des coupes dans les dépenses sociales, notamment sur les médicaments. Est-ce que vous dites "Ah là oui, ça va dans le bon sens J'attends de voir. Je On est payé depuis des années. Il faut que il faut que vous que vous mesuriez quelque chose. Mon gouvernement, le gouvernement que je conduisais a fait baisser le déficit du pays de près de 15 % 12 et5 %. le déficit qui était à 5,7 du produit national, on l'a fait baisser à 5,1 en une seule année. Hm hm. Euh et puis là, il est en train de remonter. Il y a des études qui
annoncent 6 %, c'est-à-dire une remontée considérable du déficit. Mais donc ces pistes sont les bonnes si on suit votre logique. Ben je sais pas si celles-là sont les bonnes. Ce que je sais c'est que le pays ne peut pas échapper à une redéfinition de la manière dont il utilise l'argent public. Parce qu'il faut ajouter une deuxième chose, c'est un pays qui s'appauvrit. C'est un pays qui est descendu au-dessous de la moyenne des revenus par habitant de tous les autres pays européens. On peut pas continuer comme ça. Alors ça sera forcément l'un des sujets de la campagne présidentielle. Est-ce que vous avez déjà choisi votre candidat ? Donc, je pense que la campagne présidentielle, c'est trois phases. Euh, la première phase, c'est les
présentations. Tous ceux qui s'avancent les uns après les autres sur la scène en disant euh je me verrai bien président de la République. Ça c'est la première phase. Nombreux là hein, ils sont nombreux là pour l'instant là, plusieurs dizaines. Ça c'est la première phase. Il y a une deuxième phase qui est la phase de décantation. On va voir qui tient qui originale. Et il y a une troisème phase qui est la phase du choix. En réalité, on se rend pas compte que le calendrier n'est pas celui que croit le monde politique et d'ailleurs le monde médiatique. On est très loin de cette élection. En réalité, l'élection présidentielle, ça se joue entre novembre et février. C'est là que que les que les rapports de
force se nou. On n'y est pas encore, mais il faut être attentif à ce que des euh personnalités ayant l'expérience et la capacité de renouvellement dont nous avons besoin justement puisse se présenter devant les Français. Justement François Baot, regardez, on vous a sélectionné trois visages, trois candidats déclarés pututatifs. Euh lequel vous préférez parmi ces trois ? Philippe Gabriel Atin et François Hollande. Euh je pense que d'autres candidats vont arriver qui peut-être correspond aucun des truc. Ça c'est la phase de présentation que je vous décris. D'accord. Mais pour l'instant aucun de ces trois ne vous convient et je pense que [raclement de gorge] d'autres visages vont apparaître. Lesquels ? Et vous verrez, vous avez des sou
des infos peut-être aussi. N'allez pas plus vite que la musique. En tout cas, pour l'instant, le casting ne vous convient pas si je comprends bien. Non, mais mais il ne convient pas au au français. Et vous alors, vous êtes sûr que vous n'y allez pas ? Moi, je ne serai pas candidaté. Sû très bien. Mais ce casting là, vous dites les deux candidats on va dire de votre camp aujourd'hui, Édouard, Philippe, Gabriel Atal, vous estimez que ça ne convient pas au français ? Je pense que on se trompe quand on regarde le paysage de cette élection parce qu'on croit que c'est comme autrefois, c'est-à-dire qu'on peut se présenter, se mettre en valeur, proposer des idées, défendre des parties. C'est plus comme ça. Vous avez la menace de deux extrêmes qui sont tous les deux à mon sens un
danger de mort pour le pays. Un danger de mort pour le pays. Et donc ceux qui refusent les deux extrêmes, ils devraient parler ensemble, travailler ensemble de manière à dégager une solution commune à présenter au au français qui soit je donne ces deux aspects de renouvellement et de reconstruction en attendant de trouver de rassemblement. Ça fait beaucoup de critères. On va voir si ça arrive. Merci en tout cas d'avoir été avec nous. On rappelle votre livre Alerte sur la France qui vient François Bairou. C'est aux éditions de l'Observatoire. Une saine lecture pour les vacances d'été. Pourquoi pas sur la plage. Je sais pas si ça va remonter le moral mais en tout cas en tout cas en tout cas c'est c'est un
livre qui explique pour la première fois pour le grand public comment s'est constitué cette dette qui nous écrase et ce qu'on peut faire pour lutter contre. Merci beaucoup François Baou d'avoir été avec nous. Merci Bastien OG.
François Bayrou