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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 27 octobre 2026 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsSécurité

Henri Guaino: «Si le candidat élu ne fait pas ce qu'il a promis, le couvercle de la marmite sautera»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 50 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38Invité politiqueFait
    « la dernière fois où le pays a vraiment été bloqué c'était en 95 »

Temps de parole

  • Henri Guaino100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Henri Guaino

Toute façon, on ne peut pas répondre à ce revendication la plupart des revendications qui sont exprimées dans cette période. Alors, il y a pas de majorité à l'Assemblée, le gouvernement ne va pas au delà de de 6 mois. Donc voilà, même quand il fait des promesses sur la rénovation des des établissements scolaires, il n'engage que que ses successeurs donc personne. Donc voilà, mais il faut il faut faut réfléchir à ce que ça signifie, à ce que ça nous dit. Voilà. C'est pas les syndicats tout seuls ne peuvent pas mobiliser autant de gens.

Bon, je suis pas sûr qu'il y aura la grève générale hein la dernière enfin il y a c'est très longtemps qu'on n'a pas eu de grève générale, on n'est pas en 1936 non plus. Bon Non mais on a quand même eu des grèves hein euh générale Non, pas générale mais bon Bah on a connu pour les retraites euh c'était il y a pas si longtemps. aussi Je pense que la la dernière fois où le pays a vraiment été bloqué c'était en 95. Si oui. Voilà. Mais il faut dire que le gouvernement y avait mis du sien. Fait une campagne sur la fracture sociale, après on nomme Alain Juppé au lieu de nommer Philippe Séguin et et après on fait exactement le contraire.

Non mais c'est très intéressant parce que ce qui s'est passé à l'époque, c'est que Chirac était élu sur la fracture sociale et ensuite, on fait l'exact inverse, c'est-à-dire euh on fait la politique contre laquelle il a été élu. Ça peut pas marcher. Voilà, ça peut pas marcher, ça n'a pas marché. Ça nous a valu 6 mois de blocage, 1 an où on pouvait pas gouverner et 5 mois de cohabitation. C'est-à-dire un septennat arraché de haute lutte, j'en sais quelque chose, euh arraché de haute lutte qui dure un semestre. Mais là alors, là qu'est-ce qui va se ? Mais là c'est ce qui peut nous attendre aussi après.

C'est-à-dire que si après les élections présidentielles, ceux qui sont celui ou celle qui sera élu fait le contraire pour un tas de raisons, bonnes ou mauvaises de ce qui a été promis ou de ce que les les gens qui ont voté pour lui ou pour elle attendent Même ce qu'il fait, ce qu'il a promis de faire. ? Même tout simplement ce qu'il a s'il fait ce qu'il a promis de faire. C'est-à-dire qu'il y aura de la contestation quoi qu'il arrive. Oui mais ça ça c'est dans un cas un cas particulier, dans le cas où Madame Le Pen est élue, on aura une partie euh tous les antifascistes seront probablement dressés contre cette élection.

Bon, mais dans tous les cas, si jamais si jamais elle ou Mélenchon ou autre était élu et que il ne peut pas faire euh ce qu'il a promis bah il y a une crise financière, il y a ce que vous voulez. De toute façon, ça va être ça va être une ça va la marmite elle va le couvercle de la marmite il va sauter. C'est-à-dire que les gens diront une fois cette fois-ci ils nous ont tous menti. Voilà. Et après après c'est fini, on va à l'aventure.

C'est-à-dire on va à la violence et dans la violence euh les gens se tournent à un moment donné on finit on finit dans un finit par avoir un besoin perdu d'ordre et à ce moment-là ils vont se jeter dans les bras de n'importe qui qui sera aucun d'ailleurs des candidats qui sont aujourd'hui en lice. Voilà. Alors après il aura un visage avenant ou il aura pas un visage avenant. On a eu plutôt de la chance, on a eu Napoléon 1er, Napoléon 3, euh Charles de Gaulle, et cetera. Nos voisins ont pas toujours eu cette chance. Voilà. Vous avez raison de le rappeler. Voilà. Et c'est ça qui est qui est terrible.

Et ce que ce que nous dit ce mouvement qui encore une fois pour pour le dans la mobilisation euh n'est pas seulement dû au fait que les filles appellent à se mo à se mobiliser, que les syndicats appellent à se mobiliser. Qui est dû au fait que on a sous-estimé depuis des années euh le le le caractère explosif de la question sociale. Voilà. Et donc à un moment donné, il y a une faille, il y a une occasion, voilà, ça explose. Alors est-ce que ce mouvement va tenir avec cette intensité jusqu'aux ? Je n'en suis pas sûr, mais en tout cas il nous montre que c'est explosif. C'est-à-dire dans ce qui se passe aujourd'hui, il y a bien sûr les casseurs, il y a bien sûr les black blocks.

Et maintenant on a les ministres d'extrême droite qui vont taper sur les ministres d'extrême gauche. Bon. Euh mais après à à côté de ça, il y a cette cette mobilisation qui révèle un malaise extrêmement profond et qui est d'abord un malaise social. Après il est aussi identitaire, enfin il y a beaucoup d'autres raisons, mais en tout cas il y a un malaise social qui est qui est très très fort. Voilà.