Marion Maréchal, députée européenne et présidente d'Identité Libertés - 28/09
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM Politique, la contre-attaque de Nicolas Sarkozy qui juge ce matin que toutes les limites de l'état de droit ont été violées après sa condamnation à 5 ans de prison. Nous demanderons dans un instant à notre invitée si elle juge que la justice est allée trop loin ou est-ce qu'elle a simplement fait son travail. Notre invitée ce matin, c'est Marion Maréchal, eurodéputée, présidente du mouvement Identité et Liberté. Et elle prône l'union des droites, mais jusqu'où ? Elle répondra dans un instant à nos questions. Mais d'abord, c'est le flash avec Fanny Wekscheider.
Bonjour à tous, bonjour Guillaume. On commence ce journal avec cette nouvelle attaque russe massive en Ukraine cette nuit. Plus de 12 heures d'attaque, indécrit le président Volodymyr Zelensky sur son compte X. Des frappes sauvages et ciblées avec près de 500 drones et plus de 40 missiles et qui ont fait au moins 4 morts à Kiev, dont une enfant de 12 ans ainsi que plusieurs dizaines de blessés. Zaporizhia, Tcherkassi, Soumy, Tcherny ou encore Odessa ont également été touchés. Reportage de Carla Plou.
Dans la capitale ukrainienne, les sirènes ont retenti sans interruption. Toute la nuit, la défense aérienne a tenté d'intercepter les drones et missiles russes dans le ciel de Kiev. Au petit matin, les dégâts sont considérables. Des immeubles d'habitation sont endommagés. Les résidents, évacués, les plus fragiles en priorité. Une partie de la façade de cet hôpital est carbonisée. Devant, le maire de Kiev dénonce de nouvelles attaques délibérées contre des civils.
C'est un exemple supplémentaire du génocide perpétré par la Fédération de Russie contre l'Ukraine,
contre la capitale ukrainienne, pour tuer des personnes pacifiques et détruire des quartiers paisibles dans notre ville natale. Mais regardez combien de personnes sont mortes.
Plus de 300 civils tués dans notre ville depuis le début de la guerre.
Je ne crois pas que les Russes veulent mettre fin à cette guerre. Certains habitants ont dû se réfugier dans le métro, quand d'autres ont accouru dans ces abris, parfois avec leurs animaux de compagnie. Sur les visages, pas seulement de la peur, mais une habitude lasse. Il y avait beaucoup de bruit. Nous avons décidé de descendre. Nous avons vu des flammes. Nous avons entendu des bruits de projectiles venant de cette direction. Alors nous sommes descendus à l'abri. Aviez-vous peur ? Oui, j'avais peur. Dans le couloir, j'ai commencé à trembler. Alors nous avons pris nos affaires et sommes venus dans cet abri.
D'autres villes ont été frappées, dont Zaporizhia, hautement stratégique pour Vladimir Poutine, mais aussi Soumy ou Odessa. Au total, ces attaques ont fait plusieurs morts, dont une fillette de 12 ans. De son côté, Moscou affirme avoir abattu 41 drones ukrainiens dans la nuit.
C'est dans ce contexte que se tiennent aujourd'hui des élections législatives au plus haut enjeu en Moldavie. On est à l'ouest de l'Ukraine. Alors, continuité pro-européenne, incarnée par la présidente Maya Sandou, où rapprochement avec Moscou, le contrôle du Parlement est crucial, en tout cas pour le gouvernement, qui aspire à rejoindre l'Union Européenne, l'UE qui dénonçait une ingérence russe profonde dans l'ancienne République soviétique, contrôlée sur un tiers de son territoire par une administration séparatiste pro-russe.
On est en force avec Nicolas Sarkozy, qui fait la une et qui clame toujours son innocence.
Oui, une réposte dans les médias, mais également dans les tribunes du Parc des Princes. Hier soir, Nicolas Sarkozy, qui semble vouloir afficher la sérénité après sa condamnation jeudi à 5 ans de prison dans le dossier dit du financement libyen. Pour lui, toutes les limites de l'état de droit ont été violées. L'ex-président qui ajoute que rien ne justifiait de prononcer son mandat de dépôt avec exécution provisoire, à part la volonté d'humiliation. Quant à une éventuelle grâce présidentielle, il déclare que pour être gracié, il faut accepter sa peine et donc reconnaître sa culpabilité. Jamais, dit-il, je ne reconnaîtrai ma culpabilité pour quelque chose que je n'ai pas fait.
Nicolas Sarkozy, on le rappelle, qui connaîtra la date de son incarcération, le 13 octobre prochain. Rendez-vous à Politica, ne pas manquer, sur BFM TV, ce soir à 21h. Ligne rouge vous plonge dans le déplacement d'Emmanuel Macron à l'Assemblée Générale de l'ONU à New York, où il a notamment annoncé la reconnaissance de l'État de Palestine. Un document inédit de Mathieu Coache, Julien Cressens, Manuel Braun, à découvrir à 21h sur notre antenne.
On termine votre journal avec des images spectaculaires.
Oui, en effet, on prend la direction du Brésil. J'espère que personne n'a le vertigier autour de la table, car voici à quoi ressemble un double record. Celui remporté par le skater brésilien Sandro Dias, record de la plus longue descente et de la vitesse la plus élevée jamais atteinte sur une planche à roulettes. Le sportif de l'extrême qui s'était lancé d'un immeuble de Porto Alegre à 70 mètres du sol et à plus de 103 km heure. Une chute de 60 mètres en seulement 8 secondes est homologuée par le livre Guinness des records.
Vous êtes bien sûr BFM Politique, notre invitée ce matin Marion Maréchal. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes députée européenne, présidente du mouvement Identité et Liberté. Et pour vous interroger ce matin à mes côtés, Amandine Atalaya, éditeur de la politique BFM. Bonjour Amandine. Et Jules Pécnard de la tribune Dimanche. Un dimanche qui est particulièrement marqué par cette contre-attaque de Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République qui a donc été condamné à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs, qui connaîtra la date de son incarcération le 13 octobre prochain. Et il ne lâche rien.
C'est ce qu'il dit ce matin dans les colonnes du journal du dimanche. Je ne cesserai le combat. que lorsque j'aurais obtenu la vérité, dit Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire la reconnaissance de mon honnêteté. Comment est-ce que vous jugez l'attitude de l'ancien président, Marie-Maréchal ?
Écoutez, il se défend pour son honneur. À sa place, je pense que tout à chacun ferait la même chose. Mais c'est vrai que dans cette affaire, il y a moi quelque chose qui me dérange. Une sorte de mécanique qui donne un sentiment de déjà-vu, d'ailleurs, par le passé, sur l'affaire Fillon, sur l'affaire de Marine Le Pen, bien que les affaires n'aient strictement rien à voir sur le fond. C'est une espèce de mécanique qui voit une sorte d'association de malfaisants entre Mediapark, le Parti National Financier, et un certain nombre de magistrats engagés politiquement.
Je rappelle que dans cette affaire, nous avons l'une des juges, qui fait partie du Parti National Financier, Claire Tepot en l'occurrence, qui a elle-même intervenu dans l'affaire de Marine Le Pen et qui est cadre du syndicat de la magistature. On apprend également qu'un des officiers de police judiciaire qui a donc contribué à l'enquête du PNF a liké des publications de Mediapark. Et si on va au bout de la chaîne, l'une des magistrates qui a donc jugé, en l'occurrence Nicolas Sarkozy, est également intervenue dans l'affaire François Fillon et dont on découvre par ailleurs que par le passé, elle a politiquement manifesté contre Nicolas Sarkozy.
Donc il y a quand même, ça jette une sorte de suspicion quand même sur la neutralité de la justice. Et je vous le dis très franchement, et je ne suis pas la seule, on voit même des hommes de gauche, je pense par exemple à quelqu'un comme Jean-Michel Apathy, je crois qu'on ne peut pas soupçonner de sympathie pour Nicolas Sarkozy, qui sont interpellés, sans une fois plus rentrer sur le fond du dossier, par cette volonté absolue de priver Nicolas Sarkozy du double degré de juridiction, donc du droit à l'appel, pour faire en sorte qu'il dorme en prison.
Il aura droit à l'appel ?
Oui, mais le fait qu'il dorme en prison avant la condamnation définitive de l'appel, puisqu'il a d'ores et déjà annoncé qu'il ferait appel.
Association de malfaisants, vous dites, c'est une accusation extrêmement grave.
Oui, c'est une accusation grave, parce que, comme je vous le disais, je vois un certain nombre d'indices qui m'interpellent. Et je note que lorsque le parquet national financier s'était par exemple autosaisi sur l'affaire des deux costumes de François Fillon, il n'a manifestant pas dénié nécessaire de se saisir ou de s'autosaisir sur les robes Dior de Madame Hidalgo.
Mais, vous mettez en exergue quelques profils, il y a des dizaines de magistrats qui ont instruit, enquêté pendant plus de dix ans cette affaire libyenne. Donc, il ne s'agit pas... Ça veut dire, dans ce cas, que tous seraient à vos yeux politisés, désireux de faire tomber un homme de droite
et qu'il y aurait une forme de complot ? Je pense qu'il y a une intransigeance à l'égard des dirigeants de droite qu'on ne retrouve pas nécessairement sur d'autres tranches de la politique. Je le dis une fois de plus, moi, j'attends toujours... Qu'est-ce qui vous permet de prouver ça ? J'attends toujours des nouvelles, par exemple, de l'affaire des assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon. C'est marrant, c'est resté au point mort. Je note qu'il y a 26 ou 27 ministres proches dans l'environnement d'Emmanuel Macron qui ont été cités dans des affaires et qui sont partie prenante dans des affaires et dont toutes sont soit en suspens, soit n'ont pas donné grand-chose.
Alors, je veux bien, excusez-moi, que la vertu ne soit toujours que du côté du centre et de la gauche et qu'il n'y ait que de grands criminels à condamner à droite, mais il y a indéniablement dans les faits que je vous ai cités, que ce soit les engagements politiques ou les attitudes des uns et des autres, quelque chose de dérangeant dans le fait aussi qu'à travers... Rien ne vous dérange, en revanche,
sur la condamnation qu'a subie Nicolas Sarkozy, sur le fond, c'est-à-dire le fait qu'il soit condamné pour association
de malfaiteurs ne vous interpelle pas. Je vous en parle d'autant plus librement que moi, ça ne vous aura pas échappé. J'ai fait partie des grands déçus du sarkozisme. Vous n'avez jamais voté pour Nicolas Sarkozy ? Très critique. J'ai trop jeune à l'époque pour pouvoir en plus le faire, de surcroît. Donc, il se trouve que je suis très critique à l'égard de Nicolas Sarkozy sur le bilan de sa politique et j'ai été également extrêmement critique et très dure sur l'intervention en Libye. Donc, je veux dire, je vous en parle. Moi, ce qui m'interpelle, une fois de plus, sur le fond, c'est qu'on a, de fait, pas de corruption, pas d'enrichissement personnel.
Il y a en effet cette accusation d'association de malfaiteurs, mais sur la base, quand même, semble-t-il, d'une lettre révélée par Mediapart dont on découvre, excusez-moi, que c'était un faux. Et je dis juste qu'une fois de plus, au-delà du fond et de la décision, ce qui me choque le plus, c'est le fait de vouloir absolument faire en sorte qu'il dorme en prison avant l'appel. Et je vous pose une question à l'inverse. C'est-à-dire, est-ce qu'autour de cette table, on considère que Nicolas Sarkozy est à une menace pour l'ordre public ? Est-ce qu'on considère que Nicolas Sarkozy peut échapper à la justice et donc prendre le risque... Vous faites un vision à l'exécution provisoire.
Exactement, de la fuite. Est-ce qu'on considère que Nicolas Sarkozy... C'est quand même un sujet fondamental. Est-ce qu'on considère que Nicolas Sarkozy peut risquer de réitérer les faits qui lui sont reprochés ? Je pense qu'objectivement, autour de cette table, tout le monde s'accordera pour dire que non. Et donc, ça veut dire que ça fait tomber, pardonnez-moi, ce qui justifie précisément l'exécution provisoire.
Quand vous évoquez plusieurs cas, Fillon, Sarkozy ou Marine Le Pen, est-ce que vous employeriez le mot de complot ? Est-ce que pour vous, il y a un complot ?
Non, je ne crois pas qu'il y ait de complot. Je pense qu'il y a aujourd'hui des institutions qui sont assez marquées de fait à gauche. Et je note que le résultat... Et qui ne s'en cachent pas. Excusez-moi, qui ne s'en cachent pas. Et je suis gênée, je vais vous dire, je vais au bout du raisonnement, je suis gênée par le fait que, je vous en ai donné des exemples, que ce soit toujours la même équipe. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce sont les mêmes juges. Et j'en finis par là. Est-ce que vous estimez, comme Nicolas Sarkozy, que l'état de droit est violé ? Est-ce que vous irez jusque-là ?
Parce que sans même parler de complot, comment, en vous écoutant, c'est-à-dire qu'il ne faut plus faire confiance, on ne peut plus faire confiance à l'institution judiciaire ? Est-ce que ce n'est pas mettre en danger la crédibilité de l'institution judiciaire ? En tout cas, de fait, il y a quand même trois grands principes dans notre droit qui font que, justement, nous nous remettons volontiers à la décision de la justice pour pouvoir rendre des décisions équitables, c'est la présomption d'innocence, c'est le secret d'un instruction et c'est le double degré de juridiction.
Et de fait, et c'était vrai d'ailleurs dans l'affaire de François Fillon, c'était vrai dans l'affaire de Marine Le Pen, c'était vrai dans l'affaire de Nicolas Sarkozy, ces trois grands principes sont de fait bafoués. Même sur le secret de l'instruction, on se rend compte que des éléments ont été donnés à la presse sans qu'aucune sanction n'ait jamais été recherchée pour les magistrats qui ont pu transmettre
à ces informations. Est-ce que vous diriez, que l'état de droit a été violé ? Toutes les règles de l'état de droit ont été violées ?
Je viens de vous le dire, c'est-à-dire qu'à partir du moment où ces trois grands principes sont, selon moi, mis à mal, il y a, de fait, un ébranlement de cet état de droit et de la confiance dans la justice. Et je dis que, simplement, l'aboutissement de ça, quand même, que ça plaise ou pas, une fois de plus, sur trois affaires très différentes, c'est qu'on a un candidat à la présidentielle qui a quand même été torpillé en pleine campagne avant même le vote qui s'appelle François Fillon.
On a la candidate la mieux placée dans les sondages à l'élection présidentielle qui est empêchée de se présenter et on a un ancien président de la République qui, en effet, va dormir en prison avant même d'avoir pu avoir un jugement définitif. Question simple.
Est-ce que vous, Marion Maréchal, vous avez encore confiance dans la justice française ?
Non, je vais vous dire que non. Non, parce que je pense que d'ailleurs, soyons quand même nuancés, évidemment, tous les magistrats ne sont pas politiquement engagés, mais c'est vrai que, comme beaucoup de Français, je pense, je ne peux pas m'empêcher mécaniquement de faire la comparaison entre cette décision et le fait que, typiquement, par exemple, sur l'affaire du lynchage d'un policier à Tourcoing, on a des gens qui sont identifiés, interpellés et qui sont relâchés le soir même. Quand on voit que même dans la... Ils ne sont pas relâchés, je me permets de...
Ils sont sous contrôle judiciaire dans l'attente d'un procès. Mais excusez-moi, ces jeunes qui ont... Et ils ont fait de la détention Sauf que ces gens
devraient être en préventif jusqu'au jugement. C'est ça, la réalité.
Légalement, ce n'est pas possible. Je suis désolée de vous dire... On ne peut pas mettre en... Qu'est-ce que vous souhaiteriez sur l'affaire de... Pour ceux qui nous écoutent, ils ont agressé des policiers et vous voudriez préventivement avant un procès qu'ils restent en détention provisoire.
Mais bien sûr que vous pouvez, avant un jugement définitif, décider de la préventive. Évidemment, c'est justement pour protéger la population. Et je vais vous le dire, moi, je ne mets pas... La justice, pour moi, tout est dans le terme. C'est-à-dire que, oui, je ne mets pas tout à fait au même niveau un primo délinquant un violeur d'enfants. Donc, si vous voulez, je suis interpellée quand je vois, par exemple, prenons un équivalent. Condamnation pour association de malfaiteurs dans l'affaire du Bataclan. Tous ceux qui ont aidé logistiquement à l'accomplissement de ce qui a quand même abouti à la mort de 130 Français et 430 blessés. Les peines de prison, dans ce cas-là, vont entre 2 et 4 ans.
Je suis désolée, mais... Mais Salah Abdeslam a été condamné à la perpétuité. Oui, d'accord. Mais là, je vous parle de la comparaison avec l'association de malfaiteurs de gens qui ont abouti à la mort de centaines de Français. Et oui, ça interpelle. Je suis désolée de vous le dire que régulièrement, on a quand même le sentiment que dans des affaires extrêmement graves avec des profils d'une extrême dangerosité pour la population, d'un dangerosité physique, les peines ne sont pas équilibrées.
Ce n'est pas un peu simpliste comme argument de dire qu'en gros, il n'est plus aujourd'hui plus simple d'être un délinquant qu'un ancien président de la République ? Je ne vais peut-être pas jusque-là.
Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que oui, je pense qu'aujourd'hui, il y a quelque chose de choquant. J'ai vu encore, mais c'est un exemple, si vous voulez, vous allez me dire que c'est anecdotique, mais c'est révélateur, je pense, de précisément ce deux poids, deux mesures. Là, j'ai vu qu'encore récemment, un afghan avait été condamné à cinq ans pour le viol d'un adolescent. Cinq ans, c'est donc ce qu'a pris Nicolas Sarkozy. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a un moment donné, il y a quelque chose qui ne va pas dans l'échelle des peines. Il y a quelque chose qui ne va pas dans l'échelle des peines. Par contre, précisément,
de la loi Marion Maréchal et de la façon dont elle est faite, l'exécution provisoire, elle a été votée par des députés. C'est pour ça qu'aujourd'hui, elle est souvent appliquée, choisie en tout cas par les magistrats.
C'est le presse octobre, d'ailleurs, Amandine, que Nicolas Sarkozy connaîtra la date de son incarcération.
Tout à fait. Est-ce que sur ce débat de l'exécution provisoire, vous êtes pour sa suppression dans le cadre, à minima, des peines d'inéligibilité comme celle qui a touché Marie-Jer?
Je ne suis pas nécessairement pour une remise en cause par principe de l'exécution provisoire. Une fois de plus, je pense qu'il y a des cas où il y a des profils dangereux qui nécessitent de pouvoir recourir à cela. Et moi, je mets derrière dangereux des profils qui menacent l'intégrité physique des Français. Donc, je pense que là-dessus, c'est une question de mesure. Il n'y aura pas de menace de l'intégrité physique. Une fois de plus, je pense que le sujet de l'insécurité, le premier qui interpelle les Français, c'est celui de la criminalité physique qui est aujourd'hui endémique et massive.
Ce qui ne veut pas dire que les politiques, d'ailleurs, d'être dispensées, d'être jugées au même titre que les Français. Il n'y a pas de gens qui sont au-dessus, mais il n'y a pas non plus de gens qui sont en dessous. Ça, c'est une évidence. Et une fois de plus, si on a des grands principes qui sont ceux de la prévention d'innocence, ceux du secret de l'instruction et ceux du double degré de juridiction, il faut quand même que les responsables politiques puissent y avoir le droit aussi.
Et je le dis aussi, c'est-à-dire que, comme je vous dis, je vous en parle librement, il y a manifestement quand même un débat, y compris sur le fond de cette affaire, parce qu'on se rend bien compte quand même que la tangibilité des preuves n'est pas aussi clairement établie que ce qu'on aurait pu attendre face à une décision aussi dure quand même.
Vous avez pointé du doigt la responsabilité de la présidente du tribunal qui a manifesté en 2011 contre celui qui était à l'époque Nicolas Sarkozy. Elle était à l'USM, l'Union syndicale des magistrats. C'est quoi la solution par rapport à la syndicalisation des magistrats ?
C'est un problème pour vous ? Moi, je suis pour l'interdiction de la syndicalisation des magistrats. L'interdiction ? Oui, absolument. Je pense que quand on a la responsabilité de la vie d'individu, on doit faire apparaître une neutralité personnelle, politique, totale. Et le problème, c'est que la syndicalisation politique, en l'occurrence, parce que ce n'est pas une simple syndicalisation professionnelle en ce qui concerne un certain nombre de ces syndicats, puisqu'on voit bien, on parle souvent du syndicat de la magistrature, ce sont des gens qui prennent position politiquement dans les élections. Ce qui n'est pas la même chose que l'USM. Vous avez raison.
Le problème, c'est que l'USM existe, mais d'autres existent aussi puisque la syndicalisation existe. On voit le syndicat de la magistrature présent à la fête de l'humanité. On se souvient de cette polémique du mur des cons avec des pères de victimes, parents de victimes affichés sur le mur dans ses locaux. Donc, c'est vrai qu'il y a une dérive, me semble-t-il, de ce qui est censé être simplement une défense professionnelle vers une politisation. Je pense qu'il faut interdire cela.
Mais ça, ça fait partie du bloc de constitutionnalité. La liberté syndicale, c'est dans le bloc de constitutionnalité, c'est dans le code de la magistrature.
Je vous signale qu'il y a un certain nombre de professions aujourd'hui qui sont interdites de se syndiquer. On le voit par exemple dans l'armée et je pense que le statut aujourd'hui de la magistrature devrait induire de par l'importance qu'elle a dans la société et l'attribut de ses fonctions de ne pas pouvoir se syndiquer. C'est mon point de vue. Je considère aussi, on pourrait rentrer longuement dans le détail, je considère aussi qu'il faut changer la manière aujourd'hui dont nous recrutons les magistrats. C'est-à-dire ? Nous avons une voie royale à travers l'école nationale aujourd'hui de la magistrature.
Je pense qu'il faut très largement ouvrir le tour extérieur à des professions comme des anciens commissaires, des avocats de la défense pour sociologiquement, j'ai envie de dire, presque oxygéner un peu justement cette approche de la justice qui soit peut-être plus sensible à la réalité du terrain et plus sensible au point de vue de la victime.
Amandine Nathalia.
La présidente du tribunal qui a condamné Nicolas Sarkozy a reçu des menaces de mort. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes à ce sujet. Ça vous étonne ? Est-ce que vous condamnez fermement ces menaces
dont elle est victime aujourd'hui ? Sans aucune hésiter Le fait qu'on puisse autour de cette table débattre sereinement d'un certain nombre de faits, être interpellé par des choses et critiquer une absence de neutralité politique ne veut en aucun cas dire qu'on peut tolérer le fait qu'il puisse y avoir des menaces ou des agressions. C'est absolument évident.
Vous ne voyez pas de lien entre le fait qu'une partie de la classe politique s'en prenne désormais ouvertement à la justice et ces menaces dont elle est aujourd'hui victime ?
Excusez-moi, mais on ne peut pas interdire le débat sur le fonctionnement aujourd'hui de notre justice et notre politique pénale au prétexte qu'il y a des gens qui se tiennent mal et qui donc menacent des juges. Je ne veux pas dire qu'il n'y a pas de corrélation. Vous ne pouvez pas aujourd'hui me tenir responsable de ce qui se passe. Non, mais de fait, c'est ce qui est un peu induit par votre question. Excusez-moi. Donc, je suis désolé de vous dire qu'à un moment donné, on ne peut pas s'interdire de parler du fonctionnement de la justice en France mais en nourrissant le soupçon.
Au prétexte qu'il y a des gens qui se tiennent mal, il faut que les gens qui se tiennent mal soient évidemment poursuivis et condamnés. C'est intolérable. Mais enfin, dans le même temps, on ne peut pas interdire le débat. Excusez-moi. Est-ce que vous estimez que le président Macron devrait grâcier Nicolas Sarkozy ? Écoutez, ça lui appartient. Je ne sais pas. Je crois que Nicolas Sarkozy a refusé de demander cette grâce. Il a dit qu'il ne le souhaitait pas. Donc, il me semble que le sujet est clos.
Et si Marine Le Pen ou Jordan Bardella accède à l'Elysée, ils doivent la grâcier ?
Mais une fois de plus, j'aurais préféré que plutôt qu'on passe par la grâce présidentielle qui est toujours sujet à débat, j'aurais préféré que tout se fasse par le biais de la justice parce qu'en fait, c'est quand même ça qui doit être le cœur nucléaire quand même de l'autorité de l'État. Donc, je ne crois pas que ce soit la meilleure solution.
Marion Maréchal, en fin de semaine, le premier ministre, le nouveau premier ministre Sébastien Lecornu a commencé à dévoiler quelques pistes pour le budget. Très clairement, il écarte en gros pas de retour de l'ISF, pas question non plus de mettre en place la taxe Zuckmann. Ça doit vous satisfaire ? Vous n'y étiez pas favorable du tout à ça ?
Alors, déjà, j'ai lu avec attention cette interview qui, je dois le dire, n'est pas très intéressante. Je m'étonne d'ailleurs parce qu'il n'y a pas grand-chose sur le fond en réalité. Deuxièmement, quand même, il n'y a pas un seul mot précisément sur la justice, sur l'insécurité, sur l'immigration. Dans un moment même qui est un sujet de très haute tension politique. Je vois encore le préfet des Bouches-du-Rhône et que 45% des actes de délinquance dans le centre de Marseille étaient liés à des clandestins. 45%. C'est un sujet quand même épidermique.
Et puis, en fait, c'est marrant, je ne suis plus nuancée que vous sur la porte qu'il ferme parce qu'en fait, c'est vraiment en même temps Macroniste. Il est vraiment le meilleur ami d'Emmanuel Macron. Donc, en effet, vous avez raison, il ferme la porte à la taxe Zuckmann et j'en suis très heureuse. Mais dans le même temps, il explique, oui, mais enfin, il faudra quand même retravailler à s'assurer qu'il y ait véritablement une justice fiscale efficace et donc, on ne s'attirera pas quand même d'augmenter certains impôts. Ce n'est pas nécessaire la justice fiscale ? Il le dit. Vous êtes contre vous toute hausse de taxes pour aujourd'hui les plus riches ? Absolument.
Je vais vous dire, moi, je suis atterrée par vraiment le socialisme mental dans lequel on est enfermé depuis maintenant des semaines. C'est-à-dire qu'on a un débat budgétaire qui est central et on a, je dois dire, chapeau la gauche, donc cet économiste d'extrême gauche relayé par les élus de gauche, relayé d'ailleurs très largement par la propagande aussi du service public, disons-le, qui nous a enfermés intellectuellement dans, non pas, faut-il, de nouvelles dépenses ou une baisse des dépenses. Fermés intellectuellement, le débat est possible.
Ah non, mais excusez-moi, maintenant, le seul débat, vous l'avez vu sur votre plateau, maintenant, le seul débat, ce n'est pas est-ce qu'il faut une taxe en plus ou pas, c'est il faut une taxe et sur qui on va la mettre et comment ? Donc, moi, je vous dis, je refuse de...
Parce qu'il y a 9 Français sur 10 qui, dans un sondage, en tout cas, demandent une taxe sur les plus riches aujourd'hui.
Eh bien, figurez-vous que c'est beaucoup plus nuancé que ça, d'ailleurs. Et là encore, on a été face à une incroyable propagande parce qu'on regardait les sondages, ça y est, les Français voulaient tous taxer ce qu'on appelle les ultra-riches. La réalité, c'est que quand on interroge les Français sur ce sujet, le fait d'augmenter les impôts sur les plus riches arrive en septième position. Et avance là, excusez-moi, il y a la baisse des dépenses publiques, la réduction du train de vie de l'État, il y a la lutte contre la fraude sociale, la lutte contre la fraude fiscale, la réduction des dépenses d'immigration. Et les Français, donc, ont un bon sens.
Mais vous ne jugez pas qu'il y a besoin de plus d'équité fiscale ? C'est ce que ressentent peut-être les Français ?
Moi, je crois, je vais vous le dire, qu'aujourd'hui, dans un pays qui a 1000 milliards d'euros de prélèvements obligatoires chaque année, qui est le pays le plus taxé du monde, il y a un mot qui devrait être interdit dans le débat budgétaire et économique, c'est hausse des taxes. On devrait être obsédé que par une seule chose, c'est où est-ce qu'on fait les économies. Qu'est-ce qui vous fait peur ?
C'est que les entreprises quittent la France ? Que les plus riches quittent la France ?
Déjà parce que ça ne marche pas. Je ne vais pas vous l'apprendre, mais enfin, les bases de l'économie, la courbe de la forte, trop d'impôts, tout d'impôts, c'est une évidence. Regardez, rien qu'à Paris, sur une échelle plus petite, la taxe foncière a été augmentée de 67% sous Anne Hidalgo. On n'a jamais eu une dette aussi colossale. Donc, expliquer aux Français qu'en allant taxer les 1800 ultra-riches je vais au bout du raisonnement. Je vais vous dire, moi, je ne suis pas d'accord avec le fait qu'aujourd'hui, les personnes les plus favorisées, nos compatriotes les plus favorisées ne contribuent pas.
Je veux dire, on est quand même dans un système où le taux marginal de l'impôt sur le revenu pour les hauts revenus est de 45%. On a une taxe exceptionnelle sur les hauts revenus qui en fait n'est plus exceptionnelle et qui est devenue permanente. On a l'IFI, on a un taux de compensation de surcroît qui permet de s'assurer qu'ils sont prélevés à minima. Donc, je veux dire, on est déjà allé très loin dans la mobilisation aujourd'hui des hauts revenus. Donc, moi, je me refuse et d'ailleurs, j'ai retrouvé même ces chiffres qui sont extrêmement intéressants.
Ce l'IFRAP, on note que l'augmentation des prélèvements pour les Français les plus riches est passée entre 2007 et de 2022 de 37,5% à 42,1%. L'IFRAP qui est un think tank très libéral. D'accord, mais très sérieux sur le fond, très sérieux sur le fond, vous me l'accorderez. Et donc, la démonstration est faite que depuis des années, on fait cela. Donc, moi, je crois qu'aujourd'hui, la seule obsession qu'on doit avoir, c'est la réduction des dépenses du train de vie de l'État, public évidemment, mais aussi la question de l'assistanat qui, en fait, est le sujet central dans la dépense.
Alors, dans un instant, justement, vous allez nous dire où est-ce que vous feriez des économies, Marion Maréchal, puis vous êtes pour l'Union des droites, là aussi, vous allez nous dire mais la droite, jusqu'où ? On vous retrouve dans un instant, vous restez bien sûr sur BFM. Vous êtes bien sûr sur BFM Politique, notre invité Marion Maréchal, députée européenne, président du mouvement Identité et Liberté. On parle de la question budgétaire, la montagne Limayalaïa, comme disait François Bayrou, est devant Sébastien Lecornu désormais. Vous avez trois députés, si je ne me trompe pas, qui sont apparentés au groupe du Rassemblement National.
En l'État, si vous, vous étiez député à l'Assemblée Nationale, est-ce que vous voteriez une motion de censure contre Sébastien Lecornu ?
Attendez de voir le détail de la proposition, mais moi, j'ai envie de vous dire que par principe, de toute façon, un gouvernement qui refuse de s'attaquer à la question, ne serait-ce que de l'immigration, pour moi, devrait être censuré, vu la gravité de la situation. Donc, à voir sur le détail, maintenant, une fois de plus, ce qui m'interpelle dans les déclarations de Sébastien Lecornu, c'est le fait qu'il ne ferme pas la porte, par principe, à une augmentation encore des prélèvements obligatoires. Restons juste une minute sur l'immigration. Vous disiez qu'il n'en fait pas mention dans son interview, hormis à une question sur l'aide médicale d'État.
Il ne propose pas de la supprimer, mais de chasser la fraude. Il ouvre la porte au débat. C'est quand même, excusez-moi, extrêmement mesuré. Comment est-ce que vous avez analysé sa réponse ? Écoutez, moi, je vais attendre, à un moment donné, que des actes soient posés. Parce que, je veux dire, là, on est au troisième gouvernement en un an. Des grandes déclarations d'intention, on en a eu quand même beaucoup. Je crains, malheureusement, que M. Lecornu, et c'est le drame, d'ailleurs, de cette assemblée qui n'a pas de majorité, soit tenue à payer le prix de l'achat de la non-censure des socialistes. Voilà, donc, je suis absolument convaincue que sur ce sujet, il fera peu et trop peu.
Or, vous avez raison de le dire, sur la question budgétaire, le sujet incontournable est bien évidemment celui du train de vie de l'État. Celui de l'immigration n'est pas moins incontournable. Baisse de 6 milliards
du budget de l'État, dit-il, et notamment des dépenses de fonctionnement.
Formidable. Attendons de voir. Voilà, attendons de voir. Et quand on voit aujourd'hui qu'il y a en effet, je crois que c'est 776 agences de l'État, 16 autorités indépendantes, il y a de quoi faire probablement en termes de fusion. Mais quand on voit aujourd'hui par exemple que des organisations comme l'ADEME servent souvent de cellules de sauvetage et de recrutement des anciens copains socialistes qui n'ont pas été réélus aux élections, on comprend que ce soit extrêmement compliqué de pouvoir supprimer ce genre de choses. Donc j'attends du courage politique.
Vous n'êtes pas pour la taxe Zuckman, ça vous nous l'avez dit tout à l'heure. Est-ce qu'en revanche la proposition que fait Marine Le Pen d'un impôt sur la fortune financière dont serait exclue la résidence principale ? Est-ce que cette proposition-là vous convient ?
Alors vous l'avez compris, moi en effet, je ne suis pas pour taxer en plus ce qu'on appelle les super riches. En revanche, je veux bien qu'on s'attarde un peu sur les super profiteurs. Parce que ce dont on parle un peu moins par exemple, c'est typiquement les dépenses de France Télévisions dont on découvre avec un déficit de 40 millions qu'ils ont 126 000 euros par jour de dépenses de réception. Ça n'a rien à voir avec la proposition. Excusez-moi, je vais vous répondre sur le fond, mais j'aimerais quand même parler de ce sujet parce que, excusez-moi, c'est un scandale.
Madame Ernaud qui se permet d'aller sur les plateaux de télévision donner des grandes leçons de morale en allant traiter d'extrême droite les uns et les autres. Excusez-moi, mais est-ce qu'on peut demander des comptes à cette femme qui avec l'argent des Français permet et autorise, je sais que ça vous met mal à l'aise, mais enfin 40 000 euros de taxis par jour. Donc moi, je veux dire, parce qu'on parle du sujet budgétaire, je vous dis, commençons par traiter ça. Donc par exemple, vous cherchez des économies, il va falloir privatiser un jour l'audiovisuel public qui coûte 4 milliards d'euros par an pour faire la leçon aux Français. Maintenant, je vous réponds sur le fond.
Sur la question d'Amandine, pour ou contre la proposition d'impôt sur la fortune financière du Rassemblement National et de Marine Le Pen ?
Je ne vais pas d'ailleurs vous surprendre sur le sujet. J'ai un certain nombre de désaccords économiques avec le Rassemblement National et celui-ci en fait partie. Voilà, je vous l'ai dit, moi je m'interdis par principe aujourd'hui de poser le débat sur une nouvelle taxe ou une hausse de prélèvement obligatoire. Et je pense que la droite dans son ensemble...
Marine Le Pen est victime du socialisme ambiant
comme tu l'as dit. Du socialisme mental. Du socialisme mental. Mais en l'occurrence, non, je considère qu'en effet il ne faut pas poser les termes de cette manière-là et qu'on doit faire l'effort intellectuel d'aller chercher des économies et ces économies, immigration, train de vie de l'État, assistent à nains. Quoi qu'on en pense, aujourd'hui, sur 1000 euros de dépenses publiques, 575 euros sont liés à la dépense sociale et donc le sujet des retraites de fait doit être traité. Ça ne vous aura pas échappé aussi que là-dessus, je n'ai pas tout à fait le mon point de vue que le Rassemblement national. Vous êtes pour la retraite par capitalisation ?
Et je considère qu'il faut en effet intégrer une part de capitalisation dans les retraites. Je considère d'ailleurs qu'il faut chercher également à aligner le régime des retraites publiques dont on parle souvent beaucoup moins sur le système des retraites privées. Je pense que la question de l'assistanat en général et des dérives de l'assistanat doit nous interpeller. Encore cette semaine, vous l'avez peut-être vu, on découvre là comme ça que la dernière aide de la CAF c'est d'aller jusqu'à 900 euros par mois pour des foyers qui ne travaillent pas pour s'acheter un grippin à la vaisselle, en canapé-lif.
Je reprends la question d'Amandine effectivement. Vous n'avez pas dit juste
mais taxer les super-profiteurs ça veut dire quoi ?
Non, pas taxer les super-profiteurs je veux dire traiter le sujet des super-profiteurs. Donc là en l'occurrence privatiser l'audiovisuel public et licencier Madame Ernotte.
Quand Amandine vous dit est-ce que Marine Le Pen est victime du socialisme mental avec sa proposition ? Est-ce que Marine Le Pen est une victime du socialisme mental ?
De fait, Marine Le Pen a une position économique qui est plus social-étatiste. Je pense que tout le monde l'aura compris. C'est une socialiste ? Non mais moi je ne suis pas moi je n'aime pas les caricatures et les raccourcis de ce point de vue-là.
Mais de fait, de ce point de vue-là nous n'avons pas la même position mais vous savez c'est le propre des coalitions enfin je veux dire tout le monde s'en étonne mais le propre d'une coalition c'est justement pas une fusion c'est qu'on est des alliés on a chacun nos singularités nos particularités et justement moi c'est ce à quoi j'appelle on doit être capable de se mettre autour de la table et de discuter avec nos différences pour pouvoir trouver un compromis et se donner les moyens de gouvernance.
Ça va quand même plus loin puisqu'il y a quelques jours Marine Le Pen avait du mal à dire visiblement si elle se sentait plus proche d'Olivier Faure ou de Bruno Retailleau. Vous, vous savez qui vous choisissez entre Olivier Faure et Bruno Retailleau ?
Oui mais je n'ai absolument aucun doute sur le fait que je suis bien évidemment idéologiquement beaucoup plus proche de Bruno Retailleau c'est évident. Maintenant ce que dit Marine Le Pen et ce que dit Jordan Bardella tous les deux d'ailleurs ils disent on ne veut pas sauver la droite on veut sauver la France. Ils disent la même chose là-dessus ?
De fait ils ont tous les deux tenu cette phrase évidemment que je suis d'accord je ne suis pas là pour sauver la droite mais c'est vrai que je n'ai pas tout à fait le même diagnostic c'est-à-dire que je considère que pour sauver la France il faut battre la gauche et pour battre la gauche je ne vois pas d'autre chemin que celui de la coalition des droites. Si on en trouve un autre jusqu'ici il n'a pas été trouvé donnez-le moi mais de fait je considère que oui
Marine Le Pen jamais à vos yeux ne gagnera seule sans faire l'alliance.
Aucun parti politique ça dépasse d'ailleurs Marine Le Pen aucun parti politique C'est celui qui est le mieux placé ne peut gagner seule et le Rassemblement National est incontournable mais il n'est de fait pas suffisant et oui moi je suis de celle qui plaide aujourd'hui pour qu'on puisse mettre autour de la table des gens comme Marine Le Pen Jordan Bardella Bruno Retailleau Laurent Wauquiez même Nicolas Dupont-Aignan même évidemment Éric Zemmour de Reconquête et j'irai jusqu'à une partie d'horizon je dis bien une partie d'horizon parce que je ne vais pas vous mentir je n'ai pas grand chose à faire avec Nathalie Loiseau en revanche je pense qu'il y a des choses à faire par exemple avec un profil comme Christelle Morancet Christelle Morancet qui est président des pays de la Loire qui a baissé les dépenses de 100 millions d'euros qui s'est attaché aux subventions de la gauche culturelle oui je pense que sur le régalien notamment le sécuritaire même sur l'immigration
Édouard Philippe il est dans votre union des droites ou pas ?
Édouard Philippe c'est un sujet particulier et je n'oublie pas quand même qu'il a appelé à voter communiste face au Rassemblement National aux dernières élections donc de fait je n'ai pas convaincu de pouvoir aujourd'hui me retrouver à la table avec quelqu'un qui préfère les communistes au camp national Marine Le Pen vous évoquez la déclaration
de Marine Le Pen qui dit moi je me positionne au-delà de cela l'union des droites je ne suis ni de droite ni de gauche dit-elle j'oeuvre pour mon pays et pour mon peuple pour vous Marine Le Pen elle est de droite ou elle est de gauche ?
C'est à elle d'y répondre là pour le coup moi je pense de fait moi je n'ai pas de doute là-dessus je suis de droite et je l'assume je pense qu'aujourd'hui d'ailleurs le grand clivage droite-gauche est en train de se repositionner Marine Le Pen pour vous elle est de droite ou elle est de gauche ? Selon les critères que j'arrête je pense qu'aujourd'hui le grand clivage droite-gauche se repositionne sur la question de l'identité il a longtemps été sur le social et l'économique aujourd'hui le clivage la valeur cardinale donc sur Marine Le Pen vous ne voulez pas lui assigner l'étiquette ?
Sur l'identité elle est de droite et économiquement elle est de gauche moi je pense que non mais si on ne résume pas faire les caricatures mais ce qui est sûr c'est que on parle de Mélanie souvent ce qui est intéressant dans le modèle Mélanie qui est souvent évoqué par aujourd'hui les gens de droite et j'en suis très heureux j'ai été un peu seule à le faire au début aujourd'hui on est très nombreux tant mieux sur les résultats économiques Marine Le Pen
préfère Matteo Salvini
absolument la fermeté migratoire le succès de Georgia Mélanie c'est quoi ? C'est aussi une méthode de gouvernement c'est-à-dire que c'est une femme qui a réussi précisément elle à faire une grande coalition qui va du centre droit jusqu'à une partie d'Edouard Philippe si on devait faire un équivalent jusqu'à la droite nationale avec même des partis qui font parfois ne serait-ce qu'un pour cent mais qui sont considérés comme indispensables et respectés pour cela parce que face à la gauche chaque voix compte
Mais aujourd'hui votre union des droites est une chimère puisque Marine Le Pen et Éric Zemmour ne se parlent pas jamais Edouard Philippe ou qui que ce soit du côté d'Horizon ou autre n'ira avec le Rassemblement National
Ils l'ont revoqué pour l'instant
Et bien vous avez raison
de dire qu'aujourd'hui il y a encore beaucoup de chemin à faire il nous reste deux ans sauf imprévu jusqu'à la prochaine élection présidentielle pour travailler à cela Moi en tout cas c'est la mission que je me donne C'est d'ailleurs je vous le dis une mission qui prend déjà un peu effet puisqu'au Parlement Européen vous qui suivez bien ce sujet vous savez qu'aujourd'hui j'appartiens à un groupe le groupe des conservateurs dans lequel sont les Italiens qui travaillent d'ailleurs étroitement avec le PPE donc le groupe des LR de centre droit et avec le groupe du Rassemblement National Donc cette coalition elle prend forme avec des majorités droites Au fond vous vous sentez
plus proche d'un Bruno Retailleau qui s'assume de droite ou d'une Marine Le Pen qui ne choisit pas entre la droite et la gauche
mais moi je me sens évidemment beaucoup plus proche de Bruno Retailleau enfin j'ai aucun doute vous savez Que de Marine Le Pen Ah non que de Marine Le Pen Je suis allé au bout du chemin Ah je pense que sur les questions économiques je suis plus proche de Bruno Retailleau oui de fait mais maintenant le problème de Bruno Retailleau à un moment donné si vous voulez c'est qu'au-delà des idées il y a la question de la stratégie et du bilan Oui mais demain
il y a une élection entre Bruno Retailleau et Marine Le Pen vous votez pour qui ?
La question ne se posera pas à mon avis en ces termes en 2023 Vous voteriez pour qui ?
Et j'ai été très claire d'ailleurs de ce point de vue-là puisque j'ai tout de suite dit depuis maintenant des mois que je soutenais la candidature de Marine Le Pen que je considère aujourd'hui la mieux placée parce que je pense qu'aujourd'hui Marine Le Pen est en capacité excusez-moi de rassembler elle a été d'ailleurs une interlocutrice y compris pour des gens comme moi avec qui elle a manifesté le souhait de vouloir travailler je considère qu'aujourd'hui on a un Bruno Retailleau qui de fait n'est quand même pas très clairement comment dire arraché au macronisme et je vais au bout du raisonnement parce que c'est vrai que vous avez raison j'ai écouté François-Xavier Bellamy
Ici même il a dit entre Manuel Bonpart et Mario Maréchal je ne choisis pas
Oui et c'est vrai que je vais vous dire c'est étonnant parce que honnêtement quand on voit aujourd'hui le travail qu'on réalise même au Parlement européen avec François-Xavier Bellamy moi je vous le dis je n'ai aucune espèce de doute de la même manière que j'ai aucun goût de doute entre un Bonpart et évidemment un Jordan Bardella ou une Marine Le Pen et aucun doute entre un Bonpart et un Bruno Retailleau voilà donc c'est vrai que je pense qu'on a encore un travail de fond à faire mais je suis convaincue qu'on sera poussé en cela par les Français mais restons juste par les Français de droite et qui sont je le rappelle quand même très majoritairement RN compris électeurs RN compris pour cette coalition de droite donc il y a une dissonance entre les dirigeants politiques et la volonté populaire
de ce Marion Maréchal est-ce que vous participeriez à une primaire de la droite parce que Laurent Wauquiez le patron de la droite dit qu'il envisagerait lui aimerait en tout cas une primaire qui irait de Darmanin Gérald Darmanin à Sarah Knafow déjà comment vous comprenez
vous êtes dedans ou dehors et est-ce que vous iriez ?
Moi je vais vous dire par principe je suis très mal à l'aise avec les primaires enfin je pense que vous l'avez vu l'expérience en a été douloureuse d'ailleurs pour les LR par le passé moi je suis assez traditionnelle à droite là-dessus je considère que c'est au président du mouvement en général d'être candidat donc je n'ai aucune intention de me prêter à ce genre d'excès et je vous le dis aujourd'hui de toute façon le sujet n'est pas là aujourd'hui Marine Le Pen jusqu'à peut-être et je ne l'espère pas la décision judiciaire est candidate à l'élection présidentielle elle est la présidente et le leader du premier parti de droite du camp national ne nous attardons pas sur les mots à ce titre elle est la mieux placée maintenant je milite pour que Marine Le Pen pardonnez-moi parce que évidemment je souhaite la soutenir mais je souhaite la soutenir dans un cadre qui m'apparaît victoire potentiellement victorieux et donc évidemment avec la possibilité d'élargir les alliances et c'est ce à quoi je veux travailler restons sur le Rassemblement National cet été Marine Le Pen justement elle vous a expliqué en bureau politique qu'il n'y aurait pas d'alliance entre votre micro-parti et le RN et c'est surtout Jordan Bardella qui semble avoir appuyé cette décision pourquoi ?
est-ce que vos relations sont si difficiles avec Jordan Bardella ?
c'est à eux de demander je regrette moi et d'ailleurs je déplore le fait qu'il n'y ait pas d'accord de parti alors bon le modus vivendi consiste à quand même permettre à des gens de mon mouvement de pouvoir être soutenus par le Rassemblement National mais sans accord officiel de parti je pense que c'est une erreur mais ça me dépasse vous leur poserez la question à eux ça me dépasse je pense qu'il y a la tentation aujourd'hui de penser que l'alliance d'ailleurs tout à fait heureuse moi j'en suis très contente avec Eric Ciotti est suffisante moi je pense que il faut aller au-delà voilà et je crois qu'aujourd'hui la ligne que je porte pas moi seulement d'ailleurs qui est une ligne identitaire libérale conservatrice doit avoir sa place parce qu'elle parle aussi à des français qui ne sont pas nécessairement absolument représentés par le Rassemblement National et que nous sommes complémentaires voilà donc mais je vais vous dire l'union est un combat moi j'en démordrai pas et je suis en fait vous avez raison de dire aujourd'hui ça apparaît de la science-fiction mais vous savez moi qui suis l'Italie depuis longtemps ça apparaissait aussi pour la science-fiction à une certaine époque politique en Italie avant d'évoquer
la situation internationale et notamment les déclarations de Donald Trump vous étiez à Washington au moment de son investiture quelques questions rapides réponses rapides s'il y a une dissolution Marion Maréchal est-ce que vous serez candidate à des législatives anticipées ?
alors déjà je suis moi pour la dissolution vous l'avez compris puisque je suis pour un retour au peuple à un moment donné je n'ai pas réfléchi à ce sujet particulièrement mais c'est vrai que je me suis quand même engagée pour un mandat jusqu'en 2029 donc j'ai envie d'a priori vous dire que j'irai au bout de ce mandat sauf si à un moment donné cela apparaît plus utile moi j'essaie toujours d'être là où on est le plus utile pour battre la gauche et permettre la victoire
dans quelques mois ce seront les élections municipales la mairie de Paris votre candidature avait été envisagée vous avez dit que vous ne seriez pas candidate vous n'avez pas changé d'avis ? non je n'ai pas changé d'avis ça veut dire que vous soutiendrez qui ? est-ce que ce sera Rachida Dati qui aura votre préférence qui est investi par LR ou Thierry Mariani le candidat du RN ?
écoutez si Thierry Mariani fait une liste comme je le disais à l'instant d'ouverture d'union dans lequel le mouvement qui est le nôtre et d'autres sont représentés pour justement aller chercher un maximum d'électeurs de droite évidemment qu'il aura mon soutien maintenant Rachida Dati je vais vous dire moi je suis assez peu convaincue par le personnage je vois ce qu'elle fait aujourd'hui au ministère de la culture j'y vois j'y vois une néo-gauche objectivement je ne vois pas de rupture donc sincèrement j'ai peu d'espoir sur le fait qu'elle puisse renverser la table à part oui ou non
un accord avec les républicains vous parliez d'élargir avec les républicains pour les municipales ?
moi je le souhaite partout où c'est possible et compatible voilà donc une fois de plus je milite pour ça au niveau national donc je ne vais pas vous dire le contraire au niveau local parce qu'une fois de plus je pense qu'il ne faut pas se tromper entre l'allié potentiel et l'adversaire existentiel aujourd'hui la LFisation de la gauche nous impose de clarifier qui est l'allié potentiel de l'adversaire existentiel donc il n'y a pas de là-dessus je pense une certaine clarté à voir avec qui on peut travailler
alors Marion Maréchal la nuit dernière on le disait en Ukraine il y a des centaines de drones et de missiles qui ont frappé le pays il y a quelques jours des incursions de drones au Danemark également il y a quelques heures le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barraud a dit que la France n'excluait pas d'abattre les drones c'est une bonne chose ?
alors c'est vrai que sur l'affaire du Danemark il semble qu'il y a une forme de confusion parce que j'ai l'impression que les autorités danoises elles-mêmes ont l'air de parler de drones non identifiés donc il faudra aller au bout de ce raisonnement-là maintenant ce qui est sûr moi je m'en remets évidemment en droit international nous avons des espaces aériens qui nous appartiennent et si les autorités militaires considèrent qu'il y a une menace par le fait de cette intrusion il ne va pas y avoir d'interdiction par principe d'éliminer ces drones évidemment Amandine
est-ce que Vladimir Poutine est à vos yeux une menace existentielle je reprends le terme d'Emmanuel Macron pour l'Europe ?
je pense que c'est une menace existentielle bien sûr essentiellement pour l'Ukraine et les pays proches de son influence strict je pense que de fait aujourd'hui il y a une restauration de la puissance russe et une aggravation de la tension avec l'ensemble de l'Europe qui font que ses voisins proches évidemment ont des raisons
jusqu'à une guerre avec des pays européens plus proches de la France
tout démontre en tout cas qu'il n'en a pas les moyens comme on aurait pu l'imaginer parce que le fait qu'il se, pardonnez-moi l'expression casse les dents à ce point-là sur le dossier ukrainien laisse entendre quand même qu'il serait compliqué on va dire rationnellement de multiplier les conflits mais enfin je crois que là la leçon de l'histoire est quand même de nous appeler à l'humilité donc il vaut mieux être prévenant maintenant je ne crois pas en revanche je vous le dis est-ce que demain la Russie puisse envahir la France Marion Maréchal
vous étiez à Washington pour l'investiture de Donald Trump cette semaine le président américain à la tribune de l'ONU a jugé je cite que le changement climatique était la plus grande arnaque jamais menée contre le monde et que le concept d'empreinte carbone c'était une supercherie inventée par des gens aux intentions malveillantes est-ce que vous partagez son analyse ?
moi j'ai écouté le discours attentivement il parle plus précisément d'arnaque de l'hystérique climatique et en cela je ne veux pas lui donner tort je ne veux pas lui donner tort parce que l'hystérique climatique c'est une réalité c'est une forme de néo-marxisme il y a une hystérie climatique aujourd'hui oui je pense très idéologisé quand on voit que des égéries comme Greta Thunberg qui était quand même au départ sur le climat et qui finit sur les flottilles à Gaza avec le drapeau palestinien moi ça m'interpelle et je pense que le réchauffement climatique est-ce que c'est une arnaque ?
alors je vais vous répondre sur le réchauffement climatique mais en revanche il pose quand même un sujet que moi je partage excusez-moi quand il dit aujourd'hui de fait on a une logique climatique qui aboutit à détruire nos emplois notre industrie notre prospérité alors même que les deux tiers des gaz à effet de serre viennent de l'extérieur de l'Occident que l'Europe c'est 7% que la France c'est 0,7%
mais arnaque ou pas le réchauffement climatique ? vous y croyez vous
au réchauffement climatique ?
moi je pense qu'il y a évidemment un bouleversement climatique d'ailleurs on voit le terme réchauffement climatique non mais réchauffement ou rafraîchissement les experts eux-mêmes d'ailleurs parlent de bouleversement et de fait il y a eu sur certaines parties du globe vous avez raison de le dire un réchauffement attesté donc moi je ne remets absolument pas en cause cela vous ne regrettez pas de l'avoir soutenu et d'avoir assisté à son inauguration non je pense qu'il pose des vrais sujets qui doivent aussi nous interpeller sur ce sujet comme sur d'autres on voit aujourd'hui l'échec le coût démesuré de la transition énergétique je rappelle que les énergies renouvelables ces 5 dernières années c'est 22 milliards et que là avec les objectifs climatiques que nous nous sommes fixés par exemple pour l'éolien offshore on devra recouvrir quasiment l'intégralité de la façon de la France de notre pays et c'est ce que Donald Trump nous menace commercialement ?
et ça c'est deux sujets différents je veux dire vous me parlez sur la question idéologique je vous réponds sur la question idéologique maintenant que les Etats-Unis soient les Etats-Unis et que leurs intérêts ne convergent pas avec l'Europe et la France excusez-moi moi je n'ai pas attendu Donald Trump pour en avoir conscience moi je n'ai pas oublié Alstom moi je n'ai pas oublié la demande à BNP Paribas moi je n'ai pas oublié l'espionnage des dirigeants européens et tout ça c'était sous la gauche américaine mais c'est marrant à cette époque-là les dirigeants européens n'avaient rien à dire
Mario Maréchal deux questions je vous propose de me suivre on va aller voir deux photos qui vont s'afficher sur notre écran qui se situe à quelques mètres de nous vous voyez s'afficher Gérald Darmanin à droite Eric Dupond-Moretti l'ancien ministre de la justice à gauche l'ancien ministre de la justice qui a fait son retour médiatique cette semaine il dénonce aussi la dérive sécuritaire de son successeur Gérald Darmanin il juge qu'il commet une faute quand Gérald Darmanin critique certaines décisions de justice alors si je vous fais choisir entre Gérald Darmanin Eric Dupond-Moretti vous êtes plutôt Darmanin ou Dupond-Moretti ?
en termes de préférence ?
oui
c'est quand même un choix cornelien c'est quand même un choix cornelien parce qu'honnêtement moi j'ai écouté Dupond-Moretti sur son livre et j'aurais préféré qu'il appelle son livre Je demande pardon
pourquoi ?
je demande pardon à Philippines à Thomas qui ont été les victimes du laxisme migratoire dont il s'est fait le héros lui qui expliquait quand même je rappelle à l'époque où nous avons 150 attaques au couteau par jour que la France n'est pas un coup de gorge voilà donc moi je suis et tout ça d'oubli en plus disons-le quand même d'une espèce d'extrême arrogance maintenant bon je ne veux pas rentrer dans le jeu du ping-pong entre les deux parce que Gérald Darmanin a des propos qui apparaissent plus fermes mais son bilan à la tête du ministère de l'Intérieur est quand même assez peu glorieux et je n'ai pas eu le sentiment à l'époque qu'il a été extrêmement cohérent avec ses propos je rappelle d'ailleurs puisqu'on parlait de l'Italie qu'il a été le ministre qui au moment où Mélanie essayait de bloquer l'Aquarius vous savez le bateau de migrants à ses portes lui il a fait en sorte de les accueillir à Toulon alimentant en cela et bien évidemment un appel d'air migratoire
Autre choix que je vous propose de trancher vous allez les découvrir et bien à gauche Grégory Doucet qui est le maire et collégiste de Lyon Jean-Michel Olas ancien président de l'OL qui s'est lancé cette semaine qui veut renverser Grégory Doucet qui veut conquérir la mairie de Lyon entre Doucet et Olas vous choisissez qui ?
Je crois qu'il y aura d'autres configurations possibles puisqu'il y aura d'autres candidatures notamment issues du corps national qui sont en train de se déterminer mais si vous me demandez entre les deux comme ça si le choix était réduit à cela évidemment Olas sans aucun doute
Vous choisissez plutôt Jean-Michel Olas dans ces cas-là Merci beaucoup Marion Maréchal d'avoir été notre invité On a parlé aussi de l'élection présidentielle Vous ne serez pas candidate ?
Non je ne suis pas candidate puisque comme je vous l'ai dit je soutiens Marine Le Pen Ça ne bougera pas Évidemment une coalition large qui est selon moi la clé de la victoire
Merci beaucoup Marion Maréchal d'avoir été l'invité de BFM Politique Dans un instant vous retrouvez Affaire suivante avec Pauline Revena et Dominique Rizet vous restez bien sûr sur BFM Excellente journée à vous et à très bientôt
Marion Maréchal