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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 décembre 2025 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & électionsImmigration & asile

Laurent Jacobelli : « Le Parti Socialiste a un revolver sur la tempe du Premier ministre »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous entendez le message de Lecornu appelant à la responsabilité et au compromis ?

  • 0:30FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous voterez contre les budgets ?

  • 3:00RelanceÉludée

    Pourquoi ne pas travailler au compromis ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la porte de sortie ne serait-elle pas le recours au 49.3 ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous à la condamnation de Christophe Glaise ?

  • 10:15RelanceRéponse directe

    Pourquoi reléguez-vous en fausse information la labellisation des médias par Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Laurent JacobelliFait
    « Oui, nous voterons contre les budgets, d'abord parce que nous sommes dans l'opposition. »
  • 1:00Laurent JacobelliFait
    « Monsieur le Cornu appelle à la cohérence. Mais il faut une cohérence entre le discours et les actes. »
  • 2:30Laurent JacobelliChiffre
    « Le budget de monsieur le Cornu au total, c'est 19 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires et 30 milliards de dépenses publiques supplémentaires. »
  • 3:30Laurent JacobelliFait
    « Il faut faire exactement l'inverse. Baisser les impôts des Français et baisser les dépenses d'un état. »
  • 8:30Laurent JacobelliChiffre
    « 3 milliards une fois encore de ponction supplémentaire, ce n'est pas raisonnable. C'est ce qu'avait demandé le PS. »
  • 11:00Laurent JacobelliFait
    « Le président de la République a une tentation de contrôle des médias depuis longtemps. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Laurent Jacobelli, merci beaucoup d'être notre invité député de la Moselle, porte-parole du Rassemblement national. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Julien l'écuiller de la Voie du Nord. Bonjour Julien.

Bonjour Oriane. Bonjour monsieur Jacobelli. Bonjour Laurent Jacobelli.

Hier dans l'hémicycle pendant le débat sur le budget de la sécurité sociale, Sébastien Lecornu a pris la parole. Il appelle les parlementaires à la responsabilité, à la cohérence, au compromis. Est-ce que vous entendez ce message ou est-ce que vous dites de manière certaine ce matin que le RN votera contre les budgets ?

Oui, nous voterons contre les budgets, d'abord parce que nous sommes dans l'opposition et parce que monsieur le Cornu appelle à la cohérence. Mais il faut une cohérence entre le discours et les actes. Monsieur le Cornu par soumission au Parti socialiste qui, je le rappelle, un revolveur sur la tente du Premier ministre va accepter notamment une hausse de la CSG.

Or, je crois que dans le discours, il disait que il ne fallait pas continuer à matraquer les Français, à faire peser le risque fiscal ou de taxe sur l'ensemble de nos concitoyens. Donc, il y a une incohérence totale et on voit bien que le premier ministre est plus occupé à s'agriper à son siège, à sauver les sièges du Parti socialiste qu'à défendre les Françis. C'est pas ce qu'il dit puisqueil dit d'ailleurs qu'il ferme la porte au 493.

Il est pas il dit pas qu'il fait à son siège, il dit qu'il faut un budget, il faut donner un budget pour la France mais pas à la loi spéciale et pas aux ordonnances. Tout ça est un jeu de dupe. Je crois qu'on est face à des parlementaires et à des membres du gouvernement qui ont oublié l'intérêt général.

Excusez-moi, il a fermé il a fermé la la porte également à la loi spéciale et au aux ordonnances. Il laisse la main complètement aux parlementaires pour trouver pour trouver une voie pour le budget. Ça ça vous intéresse pas ?

Ben bien, tout nous intéresse et d'ailleurs nous avons essayé depuis le début de diminuer les taxes sur les entreprises, de ne pas faire augmenter les impôts pour les Français, mais enfin le budget de monsieur le Cornu au total, c'est 19 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires et 30 milliards de dépenses publiques supplémentaires. Or, il faut faire exactement l'inverse. Baisser les impôts des Français et baisser les dépenses d'un état.

Pourquoi vous travaillez pas au compromis vous ? Pourquoi vous voulez pas travailler ? Pourquoi vous dites depuis le début proposons des amendements ?

Vous dites depuis le début on va voter contre. Quel que soit le texte, on parce que ce budget est un mauvais brouillon d'une mauvaise copie. Le premier ministre n'a pas fait le budget en fonction de l'entrou, il est allé voir les socialistes en disant "Vous avez le droit de vie et de mort sur mon gouvernement.

Qu'est-ce que vous voulez qu'on fait ? Les socialistes Ils ont fait du socialisme à la limite on peut pas leur reprocher c'estàdire une très mauvaise politique. Tout le monde se souviendra de François Hollande et monsieur le cornu aujourd'hui n'est que la marionnette de monsieur monsur Jacobi.

Je me souviens de l'année dernière vous aviez vous aviez la main sur la possibilité de négocier avec Michel Barnier et pourtant vous l'avez refusé cette année encore vous refusez de négocier. Il y a pas quand même une contradiction dans le fait que on laisse la main au parlementaires, on n'utilise pas le 493, vous ne voulez pas la saisir. Mais je pense que vous avez une interprétation un peu erronée.

Si je peux me permettre, le Premier ministre a officiellement déclaré qu'il voulait travailler avec tout le monde mais officieusement a fait un accord avec le PS. Il pas le RN, il disc pas. Il nous a reçu mais nous n'avons pas d'accord avec le premier ministre.

Le premier ministre a fait un calcul simple. Il ne sera pas censuré si le PS trahit ses électeurs. C'est facile.

Qui est le plus susceptible de trahir l'hémicycle ? Évidemment le PSI. Bah euh le PS, ils ont défendu une mesure, la suspension de la réflé s'est fait élire avec l'extrême gauche, le nouveau Front populaire, donc avec une politique très offensive contre le gouvernement et une fois élu à l'Assemblée, ils ont lâché l'extrême gauche et sont allés négocier avec les Macronistes.

Et donc, on se retrouve aujourd'hui avec un budget socialiste. Or, la France a besoin de tout sauf de socialisme et nous ne serons pas du côté de ceux qui ponctionnent les français. Nous nous on est responsable, on travaille dans l'intérêt général, on travaille pour le pays.

S'il y a pas de budget, c'est 30 milliards de déficit de budget de la sécurité sociale l'année prochaine. C'est responsable ça. Mais s'il y a un budget, c'est combien de déficits ?

Plusieurs disant milliards. Donc une 20 milliard, c'est-à-dire que vous prenez le risque son budget de la sécurité sociale d'ajouter 10 milliards de dette supplémentaire. Et bien puisque monsieur le Cornu veut négocier, qu'il négocie qu'on diminue de 12 milliards les dépenses d'allocation sociale à l'immigration, qu'on diminue de 7 milliards le budget de l'Union européenne et qu'on aille chercher des milliards dans les dans les agences publiques qui ne servent à rien ou dans le mil feuille territorial. [rires] Voilà la feuille de route, on a proposé un contrebudget.

Il y a pas d'opposition plus constructive que la nôtre, plus responsable que la nôtre. Le premier ministre a fait mine de ne pas comprendre ce qu'on demandait. Il a écoutez les sirènes socialistes qui sont toujours les mêmes.

Plus d'impôts, moins d'entreprises. Euh entreprendre, c'est pas bien, payer des impôts, c'est bien. C'est c'est complètement archaïque.

On a fait un bon dans les années 80, c'est le choix du Premier ministre. Nous, on voulait amener la France vers l'avenir. Il ne nous a pas écouté.

Écoutez, c'est son choix en responsabilité comme ils disent chez les macronistes. H euh les débats abordent aujourd'hui un sujet qui peut d'ors et déjà ça s'avérer décisif hein pour le budget de la sécurité sociale, c'est l'augmentation de la CG sur les revenus du patrimoine euh du capital pardon. Est-ce que vous vous voterez cette mesure ?

Non. 3 milliards une fois encore de ponction supplémentaire, ce n'est pas raisonnable. C'est ce qu'avait demandé le PS.

Personne n'en sera surpris. Ils sont dans leur rôle. Piquer l'argent des Français.

Le premier ministre a accepté. Les LR font peut-être semblant de faire diminuer un peu le taux pour pouvoir retourner à peu près dignement dans leurs circonscription. Mais au final, c'est une mauvaise mesure.

Ce premier ministre ne comprend pas. Il ne comprend pas que aujourd'hui, il faut des réformes fortes pour amener la France vers plus d'équilibre tout en maintenant la justice. Réforme forte, est-ce que ce sera pas les questions à trancher en 2027 ?

Est-ce que encore une fois la responsabilité qui prévaut ce ne serait pas de donner un budget ? Il il ne satisfait personne ce budget, que ce soit le socle commun ou bien les les socialistes, mais malgré tout de trouver une voie de passage pour éviter que la France se retrouve avec une dette encore plus habissale qu'elle ne l'it aujourd'hui. Non, ce budget est très mauvais.

Ne pas le voter, ça veut dire protéger les Français notamment de l'année blanche. L'année blanche, c'est quoi ? Moi, je le dis à vos téléspectateurs.

Ça veut dire non réévaluation des retraites. Ça veut dire des foyers qui vont payer plus d'impôts sur le revenu. Est-ce que c'est tolérable ?

Est-ce que c'est acceptable au moment où les Français se plaignent du pouvoir d'achat à juste titre ? Ce gouvernement est sournois. Il est sournois parce qu'il ne leur dit pas la vérité.

Et moi je lui dis à vos téléspectateurs, si ce budget est voté, vous perz plus et vous aurez moins de service public. Notre rôle, c'est de faire rempart. Le budet, monsieur Jacobelli, le budget, même s'il n'est pas voté en ce mois de de décembre, il faudra bien voter un un budget.

Il y aura une loi spéciale qui reconduira le budget précédent qui pas forcément sur la sécurité sociale sur la sécurité sociale, ce n'est pas possible. Mais mais mais ça pose mais ça pose une vraie question puisque s'il n'y a pas de loi spéciale ni d'ordonnance pour la sécurité sociale, ça veut dire que les débats vont reprendre au premier trimestre 2026 en pleine campagne des des municipales. Oui.

Mais vous pensez pas que ça va parasiter en fait qu'on qu'on recule pour encore être encore plus embêté par ce Je vous propose quelque chose. En sortant du plateau, on appelle ensemble monsieur le premier ministre et on dit le premier parti de France banco, le premier parti de France c'est le Rassemblement national vous fait des propositions. écoutez-les et tout ira bien plutôt que d'écouter le PS qui a la présidence dit qu'est-ce qu' vous dit quand vous le rencontrez ?

Qu'est-ce qu'il vous dit quand vous le rencontrez ? C'est vous savez euh quand on le rencontre, on lui représente à chaque fois nos mesures notre budget. Il nous écoute, il hoche la tête, on s'en va et il appelle Olivier Fort pour savoir ce qu'il doit faire.

Donc c'est ça le problème. Aujourd'hui, bah oui, bien sûr, je caricature. Je je résume en 30 secondes la réalité des faits, mais l'idée est là et vous avez bien compris ce que je voulais dire.

Le vrai problème, c'est qu'on a une majorité du centre qui travaille pour les socialistes avec la complicité de la droite. C'est une espèce de glou boulgar improbable et indigeste qui fait qu'on n' pas euh de cap. Pourquoi nous demandons la dissolution ?

Pourquoi nous voulons censurer ce gouvernement ? C'est pour qu'il y ait enfin à l'Assemblée nationale une majorité. Or, une majorité, ça définit une stratégie et comme cette stratégie est soutenue par une majorité de députés, elle passe.

C'est un paris sur une majorité qui n'est absolument pas garantie. G par contre ce qui est garanti, c'est on en a pas et qu'on aura un mauvais budget qu'il soit voté ou qu'il soit rafistolé. Donc au final nous on est là pour aider les français.

On n'est pas là pour rentrer dans mis sur la dissolution. Vous pensez que ça aide les français c'est pas rajouté de la crise à la crise vous avez très bien entendu ce que ce que j'ai dit. Nous ne misons pas sur la dissolution, nous la souhaitons.

En revanche, nous jouons notre rôle au parlement. Nous sommes le groupe le plus présent. Si tous les groupes étaient aussi présents que nous, je vais vous dire, les choses avanceraient beaucoup plus vite.

Sauf que nous n'accepterons pas tout et n'importe quoi. Nous sommes là pour protéger les Français. Nous sommes dans l'opposition.

Nous sommes pas les supplétifs de monsieur le Cornu. Nous n'avons pas demandé à monsieur le Cornu d'être premier ministre. Le nom du premier ministre que nous avons proposé nous après des élections potentielles, c'était Jordan Bardella.

Donc là, il appelle un budget de compromis. Ilappelle pas, c'est pas ceux qui votent le budget sont dans le camp gouvernemental. Ceux qui votent contre le budget sont dans l'opposition.

Mais attendez, vous êtes journaliste à public Sénat depuis longtemps. Vous n'êtes pas naïve. Vous pensez bien que quand le Premier ministre appelle au compromis, il appelle au socialisme pour garder son poste.

Je vais vous dire, c'est je te tiens, tu me tiens par la barbchette. Si le Premier ministre saute, il y a des élections. S'il y a des élections, les socialistes retournent à la maison.

Or, ils ont besoin de ça pour vivre et le Premier ministre est premier ministre, ce qui est inespéré dans sa vie. Donc, les deux se tiennent, ils resteront en place s'ils se tiennent mutuellement. Ce qui explique que nous avons un budget socialiste et que nous ne pouvons pas l'accepter.

Un dernier mot là-dessus, Julien. Euh oui, encore une fois, est-ce que il y a pas la porte de sortie ne serait-elle pas le recours au 493 ? Alors, on sait que Édouard Philippe, Gérard Archer, Bruno Rotaillot ont réclamé que ce soit de nouveau utilisé.

Sébastien Lecornu l'a rejeté encore une fois. Est-ce que pour vous ça pourrait être une piste ? Écoutez, au final ce budget nous sera imposé que ça soit par 493, par ordonnance ou par loi spéciale.

Pourquoi il veut pas de 493 le premier ministre ? Croyez que c'est par grandeur d'âme par amour de la démocratie c'est simplement parce que s'il y a 493 il y a censure et s' censure il saut donc il y a un moment nous sommes face à pas de budget reste nous sommes face à des gens qui veulent sauver leur place c'est bien le problème de cette non majorité et c'est bien le problème de cette assemblée où il n'y a pas de convergence où il n'y a pas de stratégie vous m'avez pas répondu monsieur Jacobellie est-ce que vous pensez que ça pourrait être une solution al peut-être la moins mauvaise en tout cas entre loi spéciale ordonnance et 4 minist a dit non. Donc on peut faire de la politique fiction.

Les seuls qui pourraient changer les choses, c'est les socialistes. Puisque je le répète aujourd'hui, vous avez une dizaine, une vingtaine de députés socialistes qui ne représentent quee même qui dirige la France comme il dirige d'ailleurs le Conseil d'État, comme il dirige d'ailleurs la Cour des comptes. Une toute petite minérité d'un parti, d'un parti en voie de disparition est en train de diriger la France et c'est très grave.

Oui, ils sont plus de 60. Oui, vous avez raison. Euh on va parler de l'actualité euh ce qui s'est passé hier, la condamnation en appel de Christophe Glé de nouveau euh condamné à à cet emprison.

Comment vous réagissez face à cette nouvelle ? Je crois que c'est euh tout simplement euh euh la preuve que la politique euh diplomatique d'Emmanuel Macron ne fonctionne pas. Euh dire oui à l'Algérie, quoi qu'il en soit, de délivrer des visas à tour de bras pour les Algériens qui arrivent en France, de refuser de remettre en cause les accords de 1968 et de faire de la repentance en permanence.

Ça ne marche pas. Nous nous lui avons dit, il faut essayer de la manière forte. Il faut maintenant dire à l'Algérie les visas c'est fini, les transferts de fonds c'est fini, l'aide au développement c'est fini, le soin des apparats chic en France, c'est fini.

Tant que un seul français euh croupi dans les jaules algériennes, nous ne te tolérons plus rien. Mais vous pensez qu'elle marche la manière forte ? Parce que c'est la manière qu' avait tenté Bruno Retaillot et il a fallu passer par l'Allemagne pour pour libérer Bruno Retaillot n'a rien tenté.

Il a parlé Bruno Retaillot, ça c'est bien. Il parle bien Bruno Rutaillot mais il ne sait pas agir ou on na l'a pas laissé agir. Bref, c'est la méthode molle, la méthode de la soumission qui a été faite par monsieur Barreau.

Alors pour ceux qui nous regardent et qui ne connaissent pas, monsieur Barreau, j'imagine comme la plupart des chefs d'état, c'est notre ministre des affaires étrangères et tout cela n'a pas marché. Et on a été obligé, enfin, c'est l'Allemagne qui nous a sauvé. C'est l'Allemagne qui en quelques jours a obtenu ce que la France n'avait pas obtenu pendant des mois pour Boem Sans Sal.

Espérons Espérons que l'Allemagne nous aide pour euh monsieur Glaise qui est un journaliste, je le rappelle, qui est en prison parce qu'il est journaliste et un président de la République en France qui veut mettre un label, un tampon sur les journalistes accrédités par l'État qui n'est pas capable d'en libérer à l'étranger. Tout cela est lamentable. On va en parler.

Ben justement, on va en parler puisque vous soulevez le le le débat sur la labellisation des des des médias, un sujet qui a fait polémique cette semaine. Alors, j'ai j'ai regardé sur le site du Rassemblement national, vous avez lancé une pétition tout à fait intitulée, je cite non à la labellisation de l'information par Macron. Alors moi qui étais avec le président à Aras pour le face au lecteur, j'ai quand même bien écouté à ce moment-là le président de la République et je n'ai jamais entendu de sa de sa bouche l'idée d'une labellisation par l'État.

Pourquoi vous relégiez en fait cette fausse information ? Alors c'est pas une fausse information en fait. Le président de la République a une tentation de contrôle des médias depuis longtemps, souvent par le biais des réseaux sociaux.

C'est depuis l'affaire Benala. Voilà, il n'a jamais supporté l'affaire Benala où la presse a révélé que son homme de main faisait le coup de force. dans les rues de Paris et depuis il a une méfiance vis-à-vis de la presse qu'il ne contrôle pas et je pense qu'il met le discrédit qu'il a auprès des Français.

Je rappelle qu'il y a 11 % des Français aujourd'hui qui lui font confiance. C'est un record historique au plus bas. Ils le mettent notamment partiellement auprès de la presse.

Qu'est-ce qu'il nous dit le président de la République ? Il nous dit il faut labelliser. Alors évidemment, il dit c'est pas l'État, ce sera reporteur sans frontière par exemple ou je ne sais qui.

Mais au final, il va se passer quoi ? Il va se passer qu'il y aura des médias labellisés. Bon avec une vérité officielle.

C'est ça parce que moi je sais pas vous mais définir la vérité sur certains sujets moi j'en suis capable. C'est pas du tout c'est pas du tout l'idée présidentielle. Excusez-moi de vous corriger puisque le ce dont il parle c'est d'une et en l'occurrence il suggère la il soulève l'initiative qui a été portée en effet initié par reporteur sans froncière mais qui est certifié par des organismes indépendants.

Vous vous riez mais on fait certificateur les certificateurs utilisés par on va arrêter on va arrêter tout de suite parce que reporteur sans frontière qui n'est pas du tout indépendant qui a appelé à voter contre le Rassemblement national son président est clairement connu comme un journaliste de gauche voire d'extrême gauche reporteur sans frontière a labellisé France interre France interne journalist non non non non parce que c'est faux [rires] excusez-moi c'est RSF n'a pas labellisé ce sont des organes indépendants qui c'est de ces deux loites c'est véritag C'est des journalisme mandat je ça vous gne vous êtes journaliste corporatiment envie d'être labellisé mais je vais quand même terminer ils ont la bellisé France interre dont deux journalistes ont été pris la main dans le sac en train de négocier une stratégie électorale avec le PS ils ont labellisé le service public français dont on a vu notamment à France Télévision qu'il y avait des fake news à tour de bras excusez-moi tout ça est inquiétant vous savez quel est le dernier pays à avoir fait ça labelliser les médias à travers un organisme hm C'est la Russie. Voilà. Donc si le modèle démocratique de la France c'est la Russie, si on peut comparer quand l'État quand l'État veut se mêler de la liberté de la presse, le président de la République n'avait pas à dire ça et surtout le président de la République sur les réseaux sociaux officiels de l'Élysée attaque directement une chaîne d'information privée.

Si vous ne sentez pas venir la tentation autocratique, alors c'est que vous n'êtes pas assez vigilant et vous êtes journaliste, des bons journalistes permet de le dire. Vous faites très bien votre travail. Je suis venu plusieurs fois ici et je le sais, vous êtes objectif.

Vous posez les bonnes questions. Alors ne vous laissez pas faire. Résistez à partir du moment où un chef d'état demande à des journalistes d'être labellisés, je vous le dis, il faut sonner signal d'alarme.

Nous, Rassemblement national, on est pour la liberté de la presse et croyez bien, on n'est pas souvent épargné par la presse. Pour autant, on préfère être critiqué par une presse indépendant. Oui, mais là, il y a pas que la presse, il y a aussi les questions des réseaux sociaux qui ne sont pas contrôlés.

C'est autre chose là-dessus. Vous avez raison. Il est mais je pense qu'on peut pas comparer un influenceur à Dubaï qui dit n'importe quoi avec une chaîne d'info en France.

Sauf que sauf que le le public a tendance à mélanger un petit peu les deux, vous le savez. Nous on croit en l'intelligence euh de nos concitoyens. On ne les prend pas pour des enfants.

Et puis je vais vous dire, imaginez que vous ayez raison. Euh à partir du moment où des gens veulent des infos différentes, si vous labellisez un média, il sera reconnu comme un média officiel et ceux qui veulent un autre type d'info iront vers les médias non labellisés. Donc c'est une histoire sans fin.

On rappelle que la labellisation est une démarche volontaire des médias. Ça va pas dans l'autre sens en l'occurrence en ce moment. Bienû préservons préservons les journalistes de tout contrôle direct ou indirect de l'État.

Honnêtement, trop de pays en ont trop souffert. Soyons vigilants. Allez, on termine par les questions politiques sur les prochaines élections.

Julien, oui, avec ce rappel des derniers sondages Odoxa ou Cluster 17 qui soulligne la popularité de Jordan Bardella. Alors ça devrait vous faire plaisir. Chez Odoxa, il est donné par exemple gagnant au second tour dans tous les cas de figure.

Et pourtant on sent que ces sondages, ils gênent un petit peu aux entourneurs, le rassemblement national parce qu'ils ont l'air de d'indiquer que Jordan Bardella est peut-être le meilleur candidat pour gagner en 2027. Non, je crois que d'abord quand un sondage sonde la candidature de Jordan Bella sans sonder celle de Marine Le Pen. Oui, il y a un biais dès le départ.

Bon, la bonne nouvelle c'est quoi ? c'est que aujourd'hui des citoyens français qui hier ne votaient pas Rassemblement national sont prêts à le faire et pour nous c'est un plafond de verre qui a sauté. C'est une bonne nouvelle.

Et d'ailleurs, Marine Le Pen l'a dit elle-même, ces bons sondages sont une bonne nouvelle. Nous, on a un duo Marine Le Pen, Jordane Bardella. Les deux personnalités politiques préférées des Français.

Les deux person en avoir qu'un à la fin. Est-ce que là vous vous dites pas finalement Jordan Bardella est peut-être un meilleur candidat que Marine Le Pen pour le RN ? Mais comment on pourrait dire meilleur puisque Marine Le Pen n'a pas été testé ?

Et je le dis et je le dis d'autant plus que c'est ce que je dis c'est ce que dit Jordan Bardella. La candidate naturelle du Rassemblement national c'est Marine Le Pen. Nous le disons tous.

Jordan Bardella en tête. Les bons scores de Jordan Bardella aujourd'hui montrent que des gens qui hier n'avaient pas l'habitude de voter Rassemblement national sont prêts à le faire. C'est une excellente nouvelle.

Ça veut dire que notre programme plaît aux gens, correspond à leurs attentes et qu'ils sont prêts au changement. Nous sommes aujourd'hui la seule force d'alternance au macronisme. C'est évidemment pas les fill.

Les Français ne veulent pas le chaos, ils ne veulent pas la Corée du Nord. C'est évidemment pas la droite qui a tout abandonné, ni la gauche qui aujourd'hui fait partie de la majorité. De fait, nous sommes la seule force d'alternance.

Les Français l'ont compris. C'est ça le signal de ces sondages. Après, on a deux personnalités dont les Français pensent qu'ils peuvent être présidents de la République.

Marine Le Pen, Jordan Bardella. On a un problème de riche finalement. On a deux personnalités appréciées et que les Français reconnaissent capable.

Si tous les partis avaient la même chose, dites donc, ils seraient heureux. Alors, autre sujet qui a animé l'avis de votre parti, c'est la démission de son poste de vice-président du Rassemblement national, le maire de Fréjus, David Rashlin. Euh, il y a une enquête en corruption qui le touche.

Est-ce qu'il est devenu infréquentable ? Je sais pas si c'est comme ça qu'il faut l'interpréter, je ne le crois pas. David Rashlin effectivement des enquêtes en cours.

Je crois qu'il a voulu épargner le Rassemblement national dont il était le vice-président euh de cette publicité. On l'a poussé un peu vers la sortie mais tout le monde voulait ça. Tout le monde voulait à la fois le protéger et protéger le parti.

Il n'est donc plus vice-président. Je crois qu'il reste adhérent. Je crois qu'il reste il peut rester adhérent.

Oui, je pense. Oui, bien sûr. Il est il est il y a une procédure judiciaire, vous avez raison, mais au moment où on se parle autour de cette table, il est présumé innocent.

Donc la présomption d'innocence, elle vaut pour tout le monde, y compris pour les pas de soutien en tout cas pour les pour les municipales et pas d'étiquette. David Racheline est un maire populaire dans sa ville. Il est le maire de tous les habitants de Frégus et la dernière fois il était sans étiquette, affiché.

Il continuera à l'être. Je crois que tout le monde sait qu'il a milité œuvré au Rassemblement national. C'est pas une surprise.

Un mot sur les municipales puisque vous en parlez. Martine Vassal qui est la candidate à Marseille soutenue par LR par Renaissance n'écarte pas la possibilité d'une alliance avec le RN dans l'entre de tour. Vous dites oui vous.

Oh bah il faudra poser la question au candidat, c'est lui qui décidera. Franck Aliso, notre candidat à Marseille. très bons candidats.

D'ailleurs, je le dis aux Marseillais qui nous regardent, mais très honnêtement, tout cela montre l'air du temps. Vous savez, il y a des politiques de conviction et puis il y a des politiques d'opportunité. Évidemment, dans cette dernière catégorie, beaucoup de gens regardent vers nous en ce moment parce qu'ils savent que les sondages nous sont favorables, que l'opinion nous est favorable et qu'un certain nombre de villes vont être gérées demain par le Rassemblement national.

Il y a peut-être aussi des gens sincères. C'est à chaque candidat de faire le tri. C'est vrai que c'est surprenant.

Quelqu'un qui était prê Ah oui, quelqu'un qui était prêt hier à faire alliance avec les Macronistes pour lutter contre le Rassemblement national. Bon bah écoutez moi, est-ce qu'elle est réellement convaincue madame Vassal ou est-ce que c'est de l'opportunisme ? Moi je suis incapable de le savoir.

Je ne vis pas à Marseille. Je ne travaille pas au quotidien. Mais sur le principe vous êtes pas compte vous alliez avec des candidats macronistes du coup puisquelle est soutenue par les macronistes dans l'entre de tours.

Mais une fois encore parce que c'est un peu contradictoire de dire on est les premiers opposants mais on va vraiment macroniste ou est-ce qu'elle est encore ? Je j'ai un peu de mal à savoir, ça dépend des semaines, mais nous on est tout à fait prêt à nous allier avec des gens qui ont le même objectif que nous et qui pour les communes veulent assurer la sécurité, la baisse ou le maintien des impôts mais pas d'augmentation d'impôts, la propreté des rues et cetera. Une fois encore, nous sommes prêts à gouverner des communes, des départements, des régions et le pays.

Gouverner seul, ça n'existe pas. Et donc il faudra travailler avec tous ceux qui veulent travailler avec nous mais des gens sincères pas des gens qui veulent un poste et qui sont prêts à trahir les électeurs. Merci Jacquel.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité la une de la voie du nord Julien ce sont les routes face au climat qui changent en effet c'est à lire aujourd'hui dans votre journal. Merci Julien. la semaine prochaine. [musique]

Laurent Jacobelli : « Le Parti Socialiste a un revolver sur la tempe du Premier ministre » — Laurent Jacobelli · Pourquijevote