24h Sénat - Invités: Yves Pozzo di Borgo, Christian Cambon, Hervé Maurey et Ronan Kerdraon
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bonsoir à tous et merci de nous retrouver pour cette nouvelle édition de 24h Sénat voici les titres comment calmer la grogne des élus réunis en congrès à Paris cette semaine ce sera la miss quasi impossible de Jean-Marc HUD demain le Premier ministre est attendu de pieds ferme par les maires débat à suivre dans ce journal la ligne Lyon tururin sur les rails le Sénat doit ratifier ce soir l'accord donnant un coup d'accélérateur à ce projet à l'étude depuis 15 ans on en parle avec notre invité ce soir le sénateur centriste y Pozo di Borgo il est le rapporteur de ce projet de loi première visite officielle de François Hollande en Israël et dans les Territoires Palestiniens depuis son élection le président qui rappelle ce soir que la France combat de toutes ses forces l'antisémitisme bonsoir à tous et on commence ce journal par cette chasse à l'homme qui se poursuit dans Paris la piste d'un auteur unique est désormais privilégié par les policiers ils enquêtent sur l'intrusion d'un homme armé vendredi dans les locaux de BFM TV et sur les fusillades aujourd'hui au siège de libération à la défense et sur la prise d'otage d'un automobiliste un appel à témoin a été lancé François Hollande en marge de son déplacement en Israël a réagi on l'écoute la seule instruction qui vaille c'est celle que j'ai donné au ministre de l'Intérieur et à toutes les forces de sécurité c'est d'interpeller d'arrêter ce tireur pour qu'il ne puisse pas nuire à quiconque d'autre et toutes les forces sont mobilisées là il y a eu deux médias qui ont été visés semble-t-il par le même homme même si ça sera à la justice d'en établir la preuve c'est toujours la liberté d'information qui est visée donc dans un pays de droit nous devons plus que jamais protéger les organes de presse et alors que s'ouvre à partir de demain porte de versaill le 96e congrès des maires de France place aujourd'hui aux doléances des maires d'outrem reçu par anidalgo à l'hôtel de ville de Paris ils se sont fait l'écho des espoirs déçus sur leur territoire Nathalie guiloir les finances publiques sont au plus mal dans les territoires d'outremer c'était le principal sujet de discussion de ces élus ce matin dans ces conditions difficile de mettre en place de nouveaux dispositifs pour les maires comme les emplois d'avenir et les emplois de venir c'est très bien mais les communes doivent apporter quand même 25% du montant des salaires embuchcher encore bon alors qu' n' pas les moyens c'est pas une mesure paraî appropriée pour les collectivités VO d'avenir pose problème pose problème pourquoi parce que le public visé c'est le public 16 25 ans et nous n'avons pas de réponse par rapport au public 26 30 ans est-ce qu'on est jeune à 30 ans la question je je me la pose la situation en outreem est plus que préoccupante dans certains territoires le taux de chômage des jeunes dépasse les 50 % et pour le moment seul 30 % environ des contrats d'avenir ont été signés par rapport aux objectifs fixés en 2 face à ce contexte certains élus craignent une dégradation du climat social qui rappellerait les grandes manifestations contre la vie cher de 2009 le ralbol fiscal s'ppose outreem comme il s'ppose au niveau de l'Hexagone nous ne portons pas de bonnet rouge pour autant mais vous savez que 2009 pourrait ressurgir à tout moment et d'ailleurs et je le regrette les syndicats promett un 5 décembre un peu difficile cela ne va pas arranger la situation économique et sociale de notre département pour remédier à cette situation ces élus réclament davantage d'aide mais aussi une meilleure prise en compte des spécificités des territoires d'outrem pieren jgon nous a rejoint sur ce plateau bonsoir pieren alors à la veille bien d'un congrès à haut risque pour les gouvernements quels sont les enjeux de l'AMF alors il faut bien considérer deux choses lorsqu'on parle de ce congrès des maire qui s'est ouvert aujourd'hui à Paris d'abord et ça ne vous a pas échappé nous sommes à 4 mois d'une élection municipal à très haut risque ce qui donne à ces rencontres bien sûr un parfum de poudre propice aux revendications ensuite il y a tous ces dossiers qui s'accumulent de plus en plus sur le bureau des maires il y en a beaucoup cette année ils sont très épais je n'en citerai que trois d'abord ce tour de vis financier un tour dev qui a été décidé sous le gouvernement de François Fillon et poursuivi par l'actuel gouvernement l'état donnera moins d'argent aux communes moins 840 millions d'euros en 2014 c'est beaucoup ça pour pose à terme le problème de l'augmentation des impôts locaux mais j'allais dire ces problèmes financiers c'est presque commun à tous les congrès des maires on peut citer également cet inextricable dossier des normes qui empoisonne la vie quotidienne des élus des contraintes multiples source d'augmentation de dépenses souvent mal compris parce que imposer enfin et les élus bien sûr s'en seraiit bien passé il y a ce dossier explosif des rythmes scolaires aujourd'hui premier sujet d'insomnie des des élus un casse-tê financier d'organisation mais surtout un dossier politique hautement inflammable c'est sur ces trois dossier et quelques autres en plus que jean-marqu erud est demain très attendu au tournant du Congrès des mares alors on vient de vous entendre pierrehenry ce sera un congrès sous tension mais n'y a-t-il pas au fond bien une interrogation plus profonde sur l'avenir même de 36000 communes que compose la France tout à fait c'est peut-être plus grave en tout cas beaucoup plus profond que les dossiers envisagés précédemment car il y a bien un très épais brouillard qui qui enveloppe l'avenir de cette identité communale française en effet que restera-t-il des 36000 communes de France lorsque le rouleau compresseur de l'intercommunalité ou la mise en place de cette nouvelle et tout puuissance entité que l'on appelle désormis les métropoles sera effective et bien nul ne le sait vraiment toujours est-il que les maires sont inquiets de ce que leur resserve les futures lois de décentralisation qui font la part belle aux régions et aux structures extracommunales peut dire aujourd'hui que au-delà de la crise financière c'est bien une crise d'identité qui mine également ce peuple des élus locaux et ils entend bien croyez-moi le dire demain au gouvernement merci beaucoup Pierre-Henri on vous retrouve et bien toute cette semaine pour suivre en direct les débats et la grogne des ça sera d'ailleurs le thème du débat de ce 24h Sénat à suivre dans un instant à 4 mois des municipales un sondage ifope Sud Radio et sud-ouest donne François Baayou en tête au 1er et second tour des municipales à où il est candidat pour la 3è fois déclaration de l'intéressé ce sondage me fait un grand plaisir car il montre qu'il y a un lien entre les électeurs Palois et moi à Marseille selon un sondage BVA publié par Le Parisien le candidat du PS Patrick menui devancerait d'une courte tête le maire hump sortant Jean-Claude Gaudin au second tour des municipales dans le cas d'une triangulaire avec le candidat FN Stéphane Ravier il y a un an l'UMP Élisée son président première étape d'une guerre fratricide entre Jean-François Copé et François un psychodrame qui allait plonger la droite dans une crise profonde car depuis le parti reste divisé par les ambitions de ses leaders Louis cibil la première bougie vient d'être soufflée et force de constater que l'UMP de Jean-François Copé balbutie encore alors que le gouvernement est au plus bas dans l'opinion l'opposition peine à en profiter selon un sondage Ifop paru hier 74 % des Français estiment que l'UMP ferait moins bien ou ni mieux ni moins bien que l'actuel exécu socialiste la guerre des chefs a laissé le parti en crise la situation n'est pas idéale loin de là mais c'est une situation qui permet de travailler de se préparer pour les élections municipales notamment de préparer un projet d'avoir une vraie direction et aujourd'hui même ceux qui avaient été contre Jean-François Coppé reconnaissent naturellement qu'il est le président du Mouvement aucun véritable gagnant de cette guerre Jean-François Copé est jugé par les Français comme arrogant et arriviste selon un autre sondage de son côté François Fillon peine à exister médiatiquement et commet des maladresses de communication je pense que François Fillon n'a pas envie d'être systématiquement sur les médias et ça n'est pas son rôle je crois qu'encore une fois ce qu'il faut c'est que l'on travaille que l'on propose que l'on que l'on réfléchisse et qu'on donne une alternative à un gouvernement qui aujourd'hui est complètement en déroute avec les partis centristes qui se réunifient et un Front National qui marque des points l'UMP pourrait ne plus être le centre de gravité de la droite les cartes sont rebattues les conflits d'ambition sont deviennent de plus en plus violents et derrière ces conflits d'ambition vous avez toujours en fait des conflits entre des lignes politiques et là le grand débat de fond c'est le choix entre la leopénisation croissante des idées de l'UMP ligne tout soutenu par Jean-François Copé ou la ligne gouliste de rassemblement par-dessus les clivage et les cteries face à la crise et pour sauver le pays face à ce que fait la gauche les élections municipales en 2014 seront le prochain curseur pour savoir si oui ou non l'UMP toujours le premier parti d'opposition alors que le Sénat s'apprête à examiner ce soir le projet de loi autorisant la réalisation et l'exploitation de la ligne lyonurin gros plan sur les enjeux de ce projet à l'étude depuis 15 ans et qui tarde à voir le jour Pauline dame Lyon tururin un projet stratégique pour le réseau ferroviaire européen lancé en 2001 il prévoit la construction d'un tunnel reliant la France à l'Italie plus long que le tunnel sous la Manche et d'un montant de 8,5 5 milliards d'euros le coût total du chantier est lui évalué à 26 milliards d'euros pour les promoteurs de la ligne Lyon tururin les bénéfices seraient gigantesques Turin sera à 4h de Paris au lieu de 7h aujourd'hui le transport de marchandises serait multiplié par de et d'ici 2025 2500 emplois seraient créés enfin les partisans du projet mettent en avant l'atout environnemental puisque des millions de camions seraient ainsi évités pourtant les écologistes sont parmi les premiers opposants à ce projet jugés pharaonique et au coup exorbitant le chantier serait très complexe contenu du relief montagneux et tout cela pour une ligne peu fréquentée mais le projet bénéficie du soutien de la France et de l'Italie mercredi doit se tenir un sommet franco-italien officialisant leur engagement dans la ligne transalpine et notre invité ce soir Yve Borgo bonsoir vous êtes sénateur udi UC de Paris et surtout rapporteur de ce projet de loi qui sera débattu en séance publique ce soir à partir de 21h30 alors avec 60 parlementaires vous appelez à une ouverture rapide du chantier pourquoi la France est-elle si en retard c'est pas la France c'est l'ensemble des choses d'abord c'est un chantier qui est qui est lourd et qui est long puisque ça il y a plus de 20 ans que les les deux pays ont décidé de créer ce tunnel donc il faut surtout mettre en perspective pourquoi on fait ce trajet c'est pas uniquement pour venir de région c'està la région ronalpe et la région du piément c'est d'abord un projet européen qui est de faire un grand tax s entre algés ras le sud de l'Espagne jusqu'aux frontières desps de l'Est vers l'Ukraine vers Kiev c'est une affaire très importante c'est la première fois également ce qui concerne le ferroviaire qu'on aura un axe est ouest et non plus un axe nord- sudud comme on l' actuellement ça c'est priorité deuxième chose c'est que c'est pour la première fois nous allons nous avons n avons Simp passage entre la France et l'Italie qui sont saturés il y a des raisons sécurité il y a des raisons écologiques la pollution est terrible il y a plus de des millions de camions qui passent chaque année avec une pollution terrible qui reste en plus dans les vallées puisque c'est pas une pollution qui est évacuée par le vent et deuxièmement la plupart des des transports qui se font entre la France italieamment cette parti là se font par camion 85 90 % des camions donc un deuxième objectif c'est d'arriver à un transfer modal transfert modal c'est un peu technique ça veut dire tout simplement passer du transport de camion à un transport P ferroviaire et actuellement par exemple il y a 30000 camions simplement qui passent par le ferroviaire parce qu'il y a des un ancien trajet qui date de 1860 voyez à quel point nous sommes modernes qui est nécessaire de changer tout ça et qui a seement 300 camions par an on espère en 2035 faire passer plus de 700000 camions par le feroutage et trème élément qui est un élément fondamental c'est le fait que je vous disais c'est pas uniquement une liaison entre le Piémont et la région ronalpe c'est aussi la rencontre et la possibilité pour que les deux grandes régions économiques de l'Italie et de la France le Grand Paris et le grand Milan qui est la plus grande économie industrielle de l'Europe avec la Roure puisse avoir une conjonction et une circulation beaucoup plus rapide Paris sera 4 He de Milan donc c'est pas uniquement un projet lenturin c'est aussi un projet Paris Milan et c'est aussi très important une nécessité pour la France et pour la France spécialement plus que pour l'Italie parce que les Allemands et les Autrichiens et les Suisses vont faire des tunnels le l le lberg et le et le Goa sous la Suisse qui vont permettre d'améliorer les relations entre l'Allemagne la Suisse et l'Italie c'està-dire que si nous ne faisons pas ce projet très vite la France dans les 10 15 ans 20 ans va être excentré des circuits Nord sudud et ça avoir des conséquences sur notre économie sur commerce extérieur et sur beaucoup de choses voilà les quatre raisons qui font que ce projet est un des projets prioritaires qui a été long vous avez abordé ce gain écologique pour vous pourtant les députés écologistes de l'Assemblée nationale ont voté contre ce texte ils estiment que c'est un projet pharaonique et ils plaident pour l'amélioration du réseau existant est-ce que ça sera la position des écologistes au Sénat ce soir et qu'alz-vous leur répondre oui alors làdessus j'ai déjà répondu en commission Affaires étrangères mais je répondrai ce soir d'abord en projet pharaonique ça coûte 8,5 milliards d'euros là-dessus l'Europe va en donner 40 % et la France va avoir à payer 2,2 milliards d'euros sur presque 15 à 20 ans c'estàd même pas 200 150 200 millions par an donc on projet ferraonic on c'est et n'oubliez pas qu'en ce qui concerne les infrastructures structurantes il est nécessaire de mettre beaucoup d'argent 2è élément euh les écologistes j'aurais posé la question en commission des affaires étrangères j'aurais dit mais pourquoi vous êtes contre vous avez vu un petit peu l'impact écologique que va avoir ce projet sur notamment l'émanation de CO2 sur c'est ça va être fantastique ah ils disent parce que nous on est contre l'argument que m'a cité ma collègue d'ailleurs qui reprendra peut-être ce soir nous sommes contre ces grands projets et d'ailleurs en Italie il y avait une opposition écologique qui était assez forte sur le trajet lui-même maintenant c'est plutôt sur le trajet maintenant c'est quelque chose de plutôt très politique qui est sur la conception de la modalisation sur l'économie avec des grosses infrastructures c'est devenu un sujet non pas directement de d'équilibre entre deux régions mais c'est un sujet très politique et je répondrai beaucoup de choses là-dessus enfin sils ont me poser des questions mais j'ai déjà répondu dans la commission des affaires étrangères j'ai répondu dans mon rapport j'ai tenu beaucoup de leur élément Borgo merci d'avoir été notre invité ce soir en bref la Commission des finance du Sénat veut rétablir la subvention de Polytechnique que l'Assemblée nationale avait réduite de 500000 € les députés avaient pris cette décision en jugeant trop favorable les conditions de remboursement des frais de scolarité des élèves qui choisissent d'aller travailler dans le privé l'amendement du Sénat sera examiné à partir de jeudi dans le projet loi de finance la France combat de toutes ses forces l'antisémitisme sous toutes ses formes déclaration du Président de la République François Hollande devant la Knesset le parlement israélien plutôt dans la journée il s'est exprimé devant les autorités palestiniennes exigeant l'arrêt total et définitif de la colonisation Quentin calmi 2è jour de déplacement officiel au Proche-Orient pour un numéro d'équilibriste encore jamais répété par François Hollande s'affichant hier comme l'allié d'Israël face à l'Iran le chef de l'État dédie sa matinée d'aujourd'hui au territoire palestinien avec tout d'abord C acte symbolique fort le dépôt d'une gerbe de fleur sur la tombe de Yasser Arafat et tandis que Mahmoud Abbas président de l'Autorité palestinienne salue une visite historique le président français adresse un message de fermeté à propos de la colonisation israélienne la France demande l'arrêt total et définitif de la colonisation deux états pour de peuples vivant côte à côte dans la paix et la sécurité de retour à Jérusalem l'exercice de balencier continue en effet le président prononce un discours à la knisset le parlement israélien en affichant sa détermination à ne rien laisser passé dans le dossier du nucléaire iranien il termine son discours avec ce message la paix ce sera votre victoire votre plus grande victoire 24h Sénat tout de suite le débat et le débat de ce 24h Sénat est consacré à la fronde des mares alors que s'ouvrira demain le Congrès de l'Association des maires de France les motifs de mécontentement son N on en parle avec nos invités trois sénateurs trois maires Hervé Moré bonsoir vous êtes sénateur maire et bien de Bernet dans l'heure sénateur udiuc bonsoir bonsoir à vos côté Christian Cambon sénateur UMP du Val de Marne et vous êtes maire de saint-maaurice et ronant Kerdraon vous êtes sénateur descodes d'Armor et maire de Plérin bonsoir messieurs merci d'être avec nous Hervé Maé est-ce que le moral des maires est aussi en berne qu' vient bien nous le dire écoutez vous l'avez dit vous-même les causes de contentements sont multiples et comme on n' pas le temps de les citer toutes on va citer aujourd'hui la plus importante celle des rythmes scolaires j'ai personnellement organisé dans mon département une manifestation d'élu jeudi dernier et sans mobilisation particulière il y avait plus de 600 élus devant la préfecture de l'URE qui créit leur mécontentement face aux conditions de mise en place des rythmes scolaires c'est une réforme sans entrer dans le fond c'est une réforme qui est insupportable puisqu'elle repose sur les communes en termes financiers ça coûte de l'ordre de 200 euros par enfant au commune alors vous me direz où mon 150 € en moyenne selon la MF vous me direz ù mon collègue de la majorité dira que de tout temps l'État a eu la mauvaise habitude de transférer des charges sur les collectivités locales c'est vrai mais ce qui est aujourd'hui insupportable c'est que dans le même temps et ça c'est une première l'État va diminuer les ressources des collectivités locales donc on ne peut pas à la fois diminuer les ressources des communes et leur leur imposer des charges supplémentaires c'est ça qui n'est pas possible ronand cerraon alors est-ce que il y a des points positifs quand même en ce moment pour les Maes en France alors il y a des points positifs bien évidemment mais pour reprendre le sujet qui vient d'être abordé sur les rythme scolaire moi je suis d'abord très enthousiaste par rapport à cette mesure maintenant c'est vrai que moi j'avais fait le choix de ne pas l'appliquer en 2013 mais bien de prendre l'année scolaire à venir pour mettre en place une concertation c'est ce que j'ai fait dans ma commune nous avons réuni les parents d'élèves les enseignants le personnel communalent les associations également et nous le faisons école par école et je dois dire que ça fonctionne et le premier chiffrage qu'on a pu établir tourne autour de 150 € par élève j'ai 1300 élèves donc vous faites le calcul facilement ça coûtera cher à la commune mais c'est un choix politique vous êtes prêt à mettre en place c'est faciliter l'appliation cette ré comme tout service public cela coûtera cher aux collectivités la question c'est de faire des priorisations dans nos investissements mais c'est également de l'autre côté que l'État prenne en compte notre demande quel que soit d'ailleurs nos couleurs politiques qui est de d'une participation financière à la hauteur de l'enjeu mais aussi de manière pérenne h chrisan Cambon euh on vient de parler de la réforme des rythmes scolaire ça ça cristallise la grogne des élus en ce moment oui je crois d'abord il y a enfin il y a plusieurs choses qui sont quand même assez suspects ça aurait pu faire l'objet d'une loi c'est un décrc je pense qu'une réforme de cette ampleur de cette importance aurait dû être discutée au Parlement il y a des députés maires il y a des sénateurs maires il y en a encore et je pense que on aurait certainement apporté quelqu quelque chose de positif au débat deuxièmement Hervé vient de le dire les coûts sont insupportables qu'il s'agisse de communes rurales ou qu'il s'agisse de communes urbaine car de deux choses l'une ou bien on veut jouer le jeu de la réforme les maires sont des maires républicains toute tendance confondu et ils veulent d'une manière générale plutôt bien faire or si nous n'avons pas assez et si on en est au 50 € c'est-à-dire un/3 1/4 ou un5e de la somme nous allons faire du gardienage nous allons faire du parking pour les enfants voilà ce qui se passe et c'est déjà ce qui se passe dans un certain nombre d'écol à Paris il faut regarder le détail ceux qui ont expérimenté dès 2013 et notamment la ville de Paris c'est très très riche d'enseignement on a des professeurs je disais des professeurs d'espagnol qui ont déjà jeté l'éponge des comédiens qui ne savent absolument pas ce qu'on leur demande il pensaient que ils allaient initier des groupes de 18 20 enfants c'est un échec et de surcroix il y a un autre inconvénient très fort que nous ressentons c'est ce que l'on appelle d'un nom Barbar la critérisation c'est-à-dire qu'on veut aider les communes soit-disant plus en difficulté on veut les aider plus que d'autres et on va commencer à faire des listes des bonnes communes et des mauvaises communes et je mets en garde de savoir où sont les bonnes communes et où sont les mauvaises communes non la critérisation ça veut bien dire ce que ça veut dire ça veut dire qu'il y aura des communes qui vont toucher plus et d'autres moins or nous sommes tous égau et nos enfants sont tous égaux face à l'éducation nationale demain Jean-Marc hraud va venir et bien à laamf devant tous les maires réuni en Congrès qu'est-ce que vous attendez de lui est-ce que vous attendez un geste sur cette réforme de rythme scolaire écoutez le Premier ministre va venir c'est déjà bien puisque le président de la République n'a pas eu le courage de de de venir et part chercher systématiquement non plus et alors est-ce une réponse a un principe que nul ne peut se prévaloir des erreurs des autres aucune règleement que le Président de la République n'a pas le courage d'aller rencontrer les maires de France et je le comprends je le comprends simplement ce qu'on attend du Premier ministre aujourd'hui je crois c'est qu'il retire cette réforme on en est à un tel point qu'il vaut mieux retirer for monsieur payon d'ailleurs a pris les devants puisqu'on sait très bien que dans quelques mois il ne sera plus ministre il préfère se se aller se retirer pour ne pas dire s'abriter ou se planquer au Parlement européen laissons son successeur essayer de remettre tout ça à plat sur le fond de la réforme pourquoi pas mais s'il y a cette telle levée de bouclier c'est parce qu'il n'y a eu aucune concertation ni avec les élus ni avec les familles ni avec les enseignants monsieur payon a appliqué un vieux principe qui ne devrait plus avoir cours aujourd'hui moi l'étage je décide et puis vous vous payez et quand Christian Cambon disait que c'était dur pour toutes les communes c'est vrai mais c'est encore pire en milieu rural parce qu'au-delà de la question financières il y a des questions logistiques et matérielles comment vous organisez des activités dans un village où il y a pas de salle comment vous faites venir des animateur uniquement 45 minutes par jour c'est possible dans une commune qui a déjà du personnel mais au milieu rural c'est tout simplement impossible il faudrait que Monsieur payon sortte de temps en temps de son ministère et on est prêt àueir dans réagir au propos je comprends que qu'il y ait des difficultés c'est évident j'ai pas dit que tout allait bien dans le meilleur des mondes je dis simplement que à notre niveau en tant qu'élu à nous aussi de savoir se prendre en main et d'organiser la concertation et c'était tout le sens c'était tout le sens du fait que je n'applique pas la réforme en 2013 c'était effectivement pour que je me donne moi en tant qu'élu le temps de la concertation avec toutes les parties prenantes et je dois dire aujourd'hui que cela fonctionne moi mon inquiétude derrière elle est beaucoup plus financière parce que effectivement la réforme a un coût 150 € chez moi c'est à peu près 140 € par élève j'attends effectivement que je ne sois pas le seul que les contribuables plérinés ne soient pas les seuls à supporter cette réforme parce que c'est une c'est une réforme qui est bonne je crois qu'on a oublié 14000 on a oublié de parler quand même de l'élève de l'enfant c'est l'enfant qui est au milieu de tout cela les serv dans les sujets qui fassent puisque on on parlera certainement beaucoup de la réforme des rythmes scolaires demain à la MF mais il y a également et bien ce problème des dotations de la baisse des dotations aux collectivités locales avec une baisse de 1,5 milliards d'euros annoncé en 2013 puis en 2014 est-ce que vous êtes inquiet vous aussi quand même et bien de de cette baisse de vos finances d'abord la baisse effectivement n'est pas nouvelle hein ça fait déjà un certain nombre d'années que les collectivités sont touchées par ces BES dotations ça faitiss anné que les collectivités sont sont touché par cette baisse des dotations oui je suis inquiet bien évidemment je vais pas vous dire je ne suis pas inquiet cela implique qu'on qu'on réfléchisse au niveau de nos associations d'élus sans doute à une réforme fiscale également en en partenariat avec le gouvernement parce que à un moment donné dans ce pays il faudra qu'on réfléchisse à quelle réforme fiscale voulons-nous que ce soit une réforme fiscale pour les collectivité locale une réforme fiscale pour les particuliers ou une réforme fiscale pour les entreprises et une fois qu'on aura mis en place cette forme je pense qu'on aura sans doute moins d'inquiétude quand on saura qui fait quoi et qui paye quoi ça un point de consensus avec je suis fasciné par la capacité des socialistes à tenir un discours diamétralement opposé selon qu'ils sont dans la majorité ou dans l'opposition je me souviens et je pourrais ressortir les textes et vous aussi je crois que c'est en 2011 que le gouvernement Fillon a gelé les dotations et je me souviens des hurlements en séance des socialistes disant que c'était un scandale qu'on étranglait les communes qu'on comportait une gravement atteinte à l'investissement public qui représentait 72 % de l'investissement et là on ne gèle plus les on ne gèle pas les dotations on les diminue c'est une première dans notre histoire et là chose extraordinaire les socialistes trouvent que c'est normal et bien vous avez une capacité d'adaptation qui est tout à fait remarquable oui moi ce que je voudrais dire c'est que la réforme fiscale qu'appelle notre collègue socialiste elle est bien connue c'est toujours plus d'impôts puisque il y en a environ un par semaine il et ce n'est pas fini mais écoutez demandez au français et de toute façon la situation réme fiscale globale et oui mais la situation globale fiscale on la connaît c'est toujours plus d'impôt les gens et les Français l'ont bien perçu moi je pense que malheureusement cette diminution brutale drastique de moyens financiers aux collectivités locales qui sont je le rappelle le premier investisseur en France en terme de création de richesse d'équipement et aussi d'emploi et bien voilà un coût que l'on va porter et il n pas inutile de constater qu'à la veille de ces élections municipales près de la moitié des maires non'ont même plus envie de se présenter Voilà la démocratie locale dans l'état non je ce sont des chiffres qui sont publiés et connu de tous et je pense que c'est malheureux parce que de plus en plus les collectivités doivent apporter des réponses au service public en matière d'emploi en matière de formation en matière d'école de parascolaire et c'est à ce moment-là que l'on prend c'est ce moment que l'on utilise pour diminuer nos moyens je trouve que c'est franchementgon notre chroniqueur qui était sur ce plateau qui va suivre et bien toute la MF cette semaine disait qu'il y avait peut-être au-delà de ses mécontentements concernant la baisse des dotations on n'a pas parlé des normes les rythmes scolaires également peut-être une crise d'identité de l'échelon communal c'est ce que vous ressentez également ce que je ressens aujourd'hui c'est que les maires et notamment les maires ruraux perçoivent bien qu'aujourd'hui le gouvernement en veut à la ruralité le dernier épisode en date qui a été très mal vécu mais je pourrais en citer plein d'autres c'est cette volonté de retirer aux communes la compétence en matière de Plan Local d'Urbanisme si il y a eu un accord au Sénat avec la minorité de blocage ce qui lancera à l'Assemblée nationale on verra ce qui lancera à l'Assemblée nationale c'est vrai que mes collègues socialistes qui voient les sénatoriales se rapprocher et qui sentent la colère des élus ont peur pour leur siège et je les comprends mais on verra ce qu'il en sortir au final ce que je vois c'est que le gouvernement avait la volonté de reprendre aux communes la compét en matière d'élaboration des plans locaux d'urbanisme et ça c'est terrible parce que c'est c'est vidé la commune d'un de ses pouvoirs les plus essentiels celui de construire l'avenir de la commune il y a en permanence de mauvais coup à lait non pas du tout G veut pas au communes comme il en veut pas à l'intercommunalité comme il en veut pas non plus aux régions au départements le gouvernement ce qu'il ce qu'il a proposé c'est un projet de loi et à l'initiative des élus socialistes il y a eu cette adaptation effectivement sur le plan local d'urbanisme intercommunal avec cette minorité de blocage on a montré à travers cette initiative que le Sénat qui est souvent décrié et bien avait un rôle essentiel dans les projets de loi concernant les collectivités et donc moi j'en suis ravi merci beaucoup mieurs d'abté les invités de ce 24h sén c'est la fin de cette édition à 22h Sonia mabrook bonne soirée à tous
Yves Pozzo di Borgo