"On lâchera rien", affirme la maire de Tourville-la-Rivière à propos de l'aire de grand passage
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse directe
Vous avez présidé une réunion de crise hier soir à la mairie, c'est la crise ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Agnès Cercelle, vous dites ce matin, c'est une déception, c'est fini, vous avez perdu ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Donc juridiquement, vous n'avez plus aucun recours, mais vous pouvez toujours vous opposer avec ces déclarations de terrain finalement ?
- 1:58RelanceÉludée
Mais est-ce qu'il n'est pas un petit peu temps, Agnès Cercelle, je me fais l'avocat un peu du diable, mais de jeter l'éponge ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Et comment ça se fait que vous n'ayez pas réussi à convaincre la préfecture que Tourville, ce n'était pas le lieu ?
- 3:40OuverteRéponse directe
Vous l'avez appris comment, vous ? Vous avez été notifié de la décision de la Cour de cassation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Invité politiqueFait
« Ce dossier, on est dessus, de nouvelles est tombées, et évidemment c'est une grande déception. »
- 0:58Invité politiqueFait
« Je rappelle quand même que le choix du terrain, c'est près de l'autoroute, près de l'RD7, sous une ligne à haute tension, et surtout aux abords de la base de loisirs de Bédane. »
- 1:18Invité politiqueFait
« On a perdu, pour l'instant c'est pas encore terminé, ce jour on est toujours propriétaire du terrain, à ce que je sache. »
- 1:27Invité politiqueFait
« Et il y a encore l'enquête publique, la déclaration d'utilité publique, l'expropriation, et puis comme l'a dit monsieur le préfet dans son communiqué, les études de sol ne sont pas terminées. »
- 3:24Invité politiqueFait
« Peut-être par une méconnaissance du terrain. Il faut venir sur place pour se rendre compte. »
- 3:28Invité politiqueFait
« Moi, je l'ai invité à plusieurs reprises. Le préfet n'est pas venu. »
- 3:53Invité politiqueFait
« Le respect des habitants de Tourville et des gens du voyage. »
- 4:03Invité politiqueFait
« Il y a au-dessus de ce terrain, sur le coteau, il y a beaucoup de maisons. Ils seront à la vue de tout le monde. »
- 4:39Invité politiqueFait
« C'est quand même dommage parce que la proposition était, certes, il aurait fallu abattre quelques arbres, mais ça aurait été largement compensé. »
- 4:56Invité politiqueFait
« C'était à Ouassel, pas très loin de l'école de police. »
Temps de parole
- Agnès Cercel54 %
- Présentateur30 %
- Présentateur 216 %
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Ici Normandie, premier sur l'actu local en Normandie, ici matin. Il est 7h45, Marianne, le préfet de la Seine-Maritime, a annoncé hier qu'une aire de grand passage serait bien implantée en 2028 à Tourville-la-Rivière, c'est dans la métropole de Rouen, un projet contre lequel se bat depuis 4 ans la mer, et elle est avec vous Marianne Nacquet. Bonjour Agnès Cercelle. Bonjour. Vous avez présidé une réunion de crise hier soir à la mairie, c'est la crise ?
Oui, évidemment, c'est la crise. Ce dossier, on est dessus, de nouvelles est tombées, et évidemment c'est une grande déception. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que comme on le dit depuis le début, le choix du terrain n'est pas du tout adapté, je ne vais pas vous refaire toute l'histoire, vous avez suivi. Je rappelle quand même que le choix du terrain, c'est près de l'autoroute, près de l'RD7, sous une ligne à haute tension, et surtout aux abords de la base de loisirs de Bédane.
Qui voulaient d'ailleurs se développer. Agnès Cercelle, vous dites ce matin, c'est une déception, c'est fini, vous avez perdu ?
On a perdu, pour l'instant c'est pas encore terminé, ce jour on est toujours propriétaire du terrain, à ce que je sache. Et il y a encore l'enquête publique, la déclaration d'utilité publique, l'expropriation, et puis comme l'a dit monsieur le préfet dans son communiqué, les études de sol ne sont pas terminées. Donc on ne peut pas savoir, on ne peut pas savoir si elles seront favorables, puisqu'elles ne sont pas terminées.
Donc juridiquement, vous n'avez plus aucun recours, mais vous pouvez toujours vous opposer avec ces déclarations de terrain finalement ?
Exactement, de toute façon on avait dit qu'on ne lâchait rien, et on ne lâchera rien.
Mais est-ce qu'il n'est pas un petit peu temps, Agnès Cercelle, je me fais l'avocat un peu du diable, mais de jeter l'éponge ? Ça fait 20 ans qu'on parle de cette ère de Grand Passage, le préfet dit que ça va se faire le début de travaux l'année prochaine, implantation de l'année 28. Est-ce que vraiment il ne faut pas accepter les choses ?
Pourquoi on n'accepte pas ? On n'accepte pas parce qu'il faut arrêter de nous faire croire que la création d'une ère de Grand Passage va régler le problème des installations non autorisées qu'il y a chaque année, comme il y a eu cette année. À Tourville, on en a eu trois, et l'ère de Grand Passage, elle n'est pas destinée à ces petits déplacements comme ce qu'on a connu cet été. L'ère de Grand Passage, elle est prévue pour des groupes d'au moins 50 caravanes qui se déplacent d'un endroit à un autre pour principalement des rassemblements évangéliques du mois de mai au mois de septembre. Là, on n'est pas du tout dans cette configuration.
Les gens qui s'installent, les communautés qui s'installent sur les terrains de foot, etc., c'est des gens qui sont dans le coin. Ils sont dans les villes juste à côté. On en a même qui sont de Tourville-la-Rivière et qui s'installent sur des terrains. Donc voilà pourquoi ça nous met en colère et qu'on ne veut pas jeter l'éponge parce que ça ne réglera pas ce problème.
Et comment ça se fait que vous n'ayez pas réussi à convaincre la préfecture que Tourville, ce n'était pas le lieu ?
Peut-être par une méconnaissance du terrain. Il faut venir sur place pour se rendre compte. Moi, je l'ai invité à plusieurs reprises. Le préfet n'est pas venu. Jamais ?
Jamais. Est-ce qu'il vous a appelé pour vous prévenir du coup d'envoi de ce projet ? Non, bien sûr que non. Vous l'avez appris comment, vous ? Vous avez été notifié de la décision de la Cour de cassation ?
Oui, oui, évidemment, on a été prévenu de ça.
Et vous considérez que c'est quoi ? C'est un manque de respect des habitants de Tourville ?
Le respect des habitants de Tourville et des gens du voyage. Parce que moi, je pense qu'ils ne voudront pas s'installer sur ce terrain. Il y a au-dessus de ce terrain, sur le coteau, il y a beaucoup de maisons. Ils seront à la vue de tout le monde. Je pense que ça ne leur conviendra pas. Pour preuve, ils ne sont jamais venus s'y installer alors qu'ils auraient pu.
Agnès Sarcel, tout cela découle du fait que la métropole d'Auron n'a pas réussi à se mettre d'accord en 2022. Est-ce que vous regrettez cela ?
Moi, ce que je regrette surtout, c'est que le maire de Ouassel, qui avait été au départ, sa commune avait été choisie, courageusement, il avait proposé un autre terrain. Et c'est M. le préfet qui a refusé ce terrain-là. C'est quand même dommage parce que la proposition était, certes, il aurait fallu abattre quelques arbres, mais ça aurait été largement compensé. Donc, puisqu'il y avait une autre proposition de terrain, je ne vois pas pourquoi aller choisir une autre commune.
Lequel, rappelez-nous ? Quel terrain ? C'était à Ouassel. C'était à Ouassel.
C'était à Ouassel, pas très loin de l'école de police.
Est-ce que vous comptez mettre ce sujet sur la table de la métropole aussi de Rouen ? On a appelé au président de la métropole, Nicolas Maillard-Rossignol.
Écoutez, on l'a bien compris que c'était le préfet qui avait repris la main. Donc, je pense qu'il ne pourra rien faire.
Donc, vous allez attendre la déclaration d'utilité publique, etc.
Oui, mais on ne va pas attendre les bras croisés. On va continuer à mobiliser nos habitants.
Alors, c'est-à-dire ? Est-ce que vous avez prévu des actions ?
Écoutez, pour l'instant, pas encore. On va réunir l'ensemble des élus et on va décider de ce qu'on va faire. Mais je vous l'ai dit, on ne baissera pas les bras.
Merci beaucoup, Agnès Cercelle, maire communiste de Tourville-la-Rivière, d'avoir accepté l'invitation d'ici Normandie et d'avoir réagi. Bonne journée à vous. Merci. Ce dossier que nous suivons déjà depuis fort longtemps, nous continuerons bien évidemment à le suivre de très très près. Marianne, on vous retrouve à 8h pour toute l'actu locale dans les infos. Sous-titrage Société Radio-la-Rivière