🔴 Les milliardaires ont-ils pris le pouvoir ? - CamPuS 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 47 %Défensif 8 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:43Chiffre
« les 10 % les plus riches possèdent 75 % de la fortune mondiale »
- 4:24Chiffre
« En 95, c'était autour de 13 %. En 2025 on est autour de 33 % du patrimoine mondial. »
- 5:47Chiffre
« En France, quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, il y avait 32 milliardaires. Il y en a 53 aujourd'hui. »
- 8:33Chiffre
« le salaire réel moyen des travailleurs de 2019 à 2025, il a baissé de 12 %. Celui des PDG a augmenté de 54 % »
- 10:35Chiffre
« Depuis 90, la part des émissions mondiales liées à la consommation des 01, 1 % les plus riches, elle a augmenté de 32 % »
- 12:39Chiffre
« Si vous êtes un milliardaire dans le monde, vous avez 4000 fois plus de chance que n'importe qui d'accéder à des responsabilités politiques »
- 21:35Chiffre
« les milliardaires ont donné 2,6 milliards d'euros à Donald Trump »
- 1:00:25Fait
« le monde associatif français, il est complètement exangue »
- 1:01:08Promesse
« l'aide publique au développement en don, elle doit aussi aller soutenir le développement de société civile, de syndicat, d'organes de presse libre »
- 1:01:50Fait
« Pedro Sanchez en Espagne, le Premier ministre canadien euh et donc c'est pas parfait, mais en l'occurrence, il pose les termes voilà du d'une résistance possible »
- 1:05:16Chiffre
« l'année 2025 a été catastrophique. On a des plans sociaux pour vous dire si le Secours catholique fait des plans sociaux »
- 1:05:56Fait
« ce que fait Oxfam ou ce que fait l'ONG que je dirige, ce sont des activités qui sont d'abord financées par le privé hein, quasiment pas par le public »
- 1:07:21Fait
« il y aurait pas de socialisme tant qu'on aurait pas compris qu'il fallait étendre à l'ordre économique la question démocratique »
- 1:13:50Fait
« Vous avez aboli l'aristocratie mais vous êtes en train d'en mettre une encore plus terrible encore, c'est l'aristocratie des riches »
- 1:15:41Fait
« proposition de loi retaxion les holdings tout simplement parce que en fait les inégalités et les richesses des milliardaires, il payent pas d'impôts »
Temps de parole
- ?100 %
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spectaculaire des richesses n'est peut-être que la partie la plus visible d'une grande transformation, celle de la structure même du capitalisme et des rapports de force entre puissance économique et pouvoir politique. Parce que et vous le voyez euh au quotidien, les grandes fortunes ne sont plus seulement des patrimoines considérables. Elles contrôlent des médias, des plateformes, des réseaux de communication. Elles interviennent dans le dépat public, elles financent des pouvoirs politiques, elles ont un impact sur des décisions publiques alors même qu'elles ne sont pas élues. Aux États-Unis notamment, et c'est sûrement un des exemples les plus
flagrants, l'imbrication nouvelle entre pouvoir politique, grande fortune, géant de la techque souvent donne à cette dimension une puissance particulière. Dès lors, la question dépasse celle des milliardaires, de la taxation, celle de la fiscalité, mais plutôt devient que devient la démocratie lorsque quelques acteurs privés disposent d'une puissance financière, d'une puissance technologique, d'une puissance médiatique et souvent d'une puissance géopolitique équivalente à celle de Grands États. Que nous dit cette évolution des transformations du capitalisme contemporain ? Est-ce que
c'est le retour d'une vieille figure, celle de l'oligarque ou est-ce qu'on est rentré dans un nouvel âge du capitalisme ? C'est ça la vraie question. Jusqu'où est-ce que ça doit nous inquiéter ? Et surtout, comment est-ce que les États et nous collectivement on peut faire face à ces nouveaux rapports de force ? Pour répondre à ces questions et m'aider à animer ce débat, je vous demande d'applaudir chaleureusement nos intervenants. D'une part, madame Anne Laorine Buon qui est directrice de la rédaction de la révue Esprit. [applaudissements] Monsieur Benoît Amont, ancien ministre, président de l' SS France [acclamation]
et également [applaudissements]
et également conseiller régional de l'Île-de-France, monsieur Alexis Corbière, député de la scène Saint-Denis, fondateur de la Pr [applaudissements] et monsieur Monsieur Nicolas Verken directeur des campagnes du plaidoyer et des programmes chez Hoxfam France. [applaudissements] Pour commencer justement, monsieur Verken, de quelle richesse est-ce qu'on parle ? Comment est-ce qu'elle se concentre ? Quels en sont les mécanismes ? Peut-être les mutations ? Qu'est-ce qui a changé ? Et en miroir, cela pose également la question des nouvelles inégalités. Est-ce que vous pouvez nous dresser un panorama non pas seulement de l'ampleur de ces nouvelles richesses,
mais peut-être de la nature de celle-ci ?
Bonjour tout le monde, vous m'entendez bien ? Oui. Super. Alors euh donc spoiler, ont-ils pris le pouvoir ? Oui, on va voir. Euh et la question c'est est-ce que c'est un problème ? Oui. Euh rapidement, premier élément sur euh les inégalités euh dans le monde euh elles sont très fortes au niveau des revenus. Donc là à gauche, c'est les inégalités de revenus. Euh vous avez les les 50 % les plus pauvres en bleu, euh les les 40 % du milieu en vert et les 10 % les plus riches en rouge. Donc les inégalités de revenus sont très fortes mais les inégalités de patrimoine sont encore plus fortes. Voilà, les 10 % les plus
riches possèdent 75 % de la fortune mondiale. Autre élément, les 10 % les 10 % les plus riches, c'est des riches mais c'est pas les ultra riches. dans ces 10 % les 1 % et à force les 0,001 % c'est encore pire. On a vraiment une concentration la plus forte au sommet de la la pyramide de revenus et de patrimoine. Donc là, vous avez l'évolution de la part de la richesse mondiale détenue par les 0,01 % les plus riches. En 95, c'était autour de 13 %. En 2025 on est autour de 33 %.
du patrimoine mondial. Donc voilà, sur le la même même segment de la population, ça ça sa part de richesse mondiale a été multipliée par 2 et demi et bientôt 3. Euh et ça va de plus en plus vite. En 2025, la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté trois fois plus vite que la moyenne des des 5 AD précédentes. Voilà. Donc vous avez ce ce graphique qui est qui est à l'image sur le rythme d'accélération de cette fortune des plus riches. Alors en plus on a eu Elon Musk qui est devenu le premier trilliardaire au monde. On avait sorti donc chaque année
au moment du forum de Davos, on sort un rapport annuel sur les inégalités mondiales et il y a 3 ans, on avait dit attention euh on aura le premier trilliardaire d'ici 2030. Ben voilà, comme le changement climatique, ça ça va encore plus vite que ce que ce qui est prévu. Et le chiffre que que que tu as cité, en réalité, je pense qu'il est dépassé puisque maintenant rien qu'ellon Musk, c'est il à lui tout seul autant que 46 % des plus pauvres de la planète. Et ce phénomène existe en France aussi. En France, quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, il y avait 32 milliardaires. Il y en a 53 aujourd'hui.
Si on prend ces 32 milliardaires là qui est dans 2017, de 2017 à 2025, leur fortune a augmenté de 220 milliards d'euros. En gros, elle a doublé. Voilà. Et on aime beaucoup regarder Friends. Un épisode de Friends, c'est 24 minutes. 24 minutes, c'est le temps qu'il faut à un milliardaire français pour gagner l'équivalent du revenu moyen du revenu moyen annuel d'un français. Voilà, vous regardez un épisode de Friends. À la fin de l'épisode, le milliardaire en France, il a gagné autant qu'un français en une année, 24 minutes.
Et d'où ça vient ? D'où ça vient ? Bah, on y reviendra après aussi dans la partie des solutions, mais dans le diagnostic, ça vient notamment sur des questions fiscales. Et là, à nouveau, on a un phénomène qu'on retrouve dans toutes les grandes pays capitalistes occidentaux qui est la dégressivité de l'impôt sur le revenu à partir d'un moment. Donc là, vous avez les différents déciles, donc les plus pauvres, vers les plus riches. Et là, on a découpé, vous voyez, on a découpé la fin du graphique où on fait de un focus de plus en plus fin. Euh le donc là, on euh on commence à regarder les 1 % les les les plus riches et puis les 0,01 puis les 0,001. Ce qu'on voit c'est que donc là dans t tous les pays qui sont regardés, donc
Brésil, France, Pays-Bas, Espagne, États-Unis, l'impôt sur le revenu euh est progressif. Plus vous êtes riche, plus vous en payez, plus vous en payez, plus vous en payez en pourcentage de vos revenus, sauf quand vous arrivez dans la catégorie des 1 % voire des 0, 1 %. Et là, à part aux États-Unis où la progressivité, elle va encore un petit peu plus loin, mais partout ça bascule, ça s'effondre à partir de ce moment-là. Vous êtes ultra riche, vous allez en proportion payer une plus faible part de d'impôts sur votre revenu que une infirmière, un médecin, un comptable, je ne sais quoi. Jusqu'à en payer quasiment pas. On pourra y revenir après sur les
recettes d'optimisation et d'évasion fiscale qui sont à l'œuvre. Et du coup, ça pourrait pas être grave. Tant mieux. S'il y a de plus en plus de riches, c'est que l'économie fonctionne, c'est qu'on se défloppe, il y a du PIB et ça ruisselle. Ça ruisselle. Et bien non, même les échos, on reviendra sur la capacité des échos à à relever certains faits. Même les échos ont obligé ont été obligés de de relayer le fait que cette année le coefficient de de génie, il a progressé en France, donc les inégalités se sont dégradées et que maintenant la la les inégalités en France sont pire que dans la moyenne de l'Union européenne. Voilà, ça c'est sur les
inégalités. Si on prend l'évolution, le salaire réel moyen des travailleurs de 2019 à 2025, il a baissé de 12 %. Celui des PDG a augmenté de 54 %. Donc on a bien, on a pas seulement l'accumulation au sommet, on a la dégradation en dessous. Ce graphique là, il est terrible. Il est terrible. La courbe bleue, c'est la fortune des milliardaires français de 2020 à 2024. La courbe rouge qui l'épouse pas mal, c'est le nombre de personnes touchées par l'insécurité alimentaire en France sur la même période.
Donc, on a bien le double phénomène des ultra riches dont la fortune explose et de plus en plus de gens dans la pauvreté, la précarité et qui souffrent de faim en France [raclement de gorge] aujourd'hui en 2026. Ça c'est pas des officines complètement walk gauchiste, c'est l'INC. Ce sont les données de l'INC sur le taux de pauvreté en France depuis 70. Voilà. Et ben le taux de provoé en France en 2025, c'est son plus haut niveau depuis 30 ans.
Donc non seulement ça accapare les richesses et ça les siphonne en dessous, mais en plus ça aggrave la crise climatique et ça détruit le climat parce que les plus riches ont une empreinte carbone par leur consommation et forcerie par leurs investissements beaucoup plus importantes que les plus pauvres. Là, vous avez le diagramme. Donc là, c'est c'est la population. Donc en haut, les bonhommes en rouges, c'est les 10 % les plus riches de la planète. Et à droite, vous avez l'empreinte carbone. Maintenant, donc vous voyez bien que l'emprinte carbone, là, cette grande surface rouge en haut des 10 % les plus riches, elle est beaucoup beaucoup plus grande que l'empreinte carbone des 10 % les plus pauvres. Voilà. Et et c'est pas juste une photo, c'est une évolution dans le temps.
Depuis 90, la part des émissions mondiales liées à la consommation des 01, 1 % les plus riches, elle a augmenté de 32 %. Elle a quasiment fait plus 1/3 tandis que la moitié la plus pauvre de l'humanité, elle elle a diminué son empreinte de carbone. Elle a diminué son empreinte de carbone. Donc on voit qui qui qui qui qui fait les efforts et pas pas toujours de de plein gré, mais mais mais l'effort de la transition aujourd'hui, il est porté par les plus pauvres. Euh et donc ça c'est sur la consommation et le pire c'est les investissements. Vous êtes un milliardaire. Oui, vous faites du jet ski, vous vous baladez avec votre jet privé et cetera. Mais ça c'est de la broutille. C'est de la broutille. Le pire de de votre emprinte carbone, c'est votre portefeuille d'action. C'est les
investissements que vous avez notamment dans des boîtes fossiles. Un milliardaire génère en en moyenne 1,9 million de tonnes de CO2 par an via ses investissements. Voilà, c'est ça le coût climatique des ultra riches et des milliardaires. On y reviendra après. Donc cet enjeu de de captation du pouvoir se fait de plus en plus dans le monde et notamment en France. Et on reviendra Boloré, Arnaud et les autres avec l'accaparement des médias. Donc là, vous avez les différents groupes de presse détenu et via un petit Boys Club parce que globalement ils s'entendent tous. On pourra revenir sur Bill Gates qui est un peu disruptif et qui a une conception
d'intérêt général qui est probablement différente de celle de Bernard Rando mais ceuxl globalement ils s'entendent tous. On a copié à côté des captures d'écran de petits bisous entre Vincent Bernard et Elon sur X. Ah mon gars sûr super je suis content que tu sois là. enfin, on va pouvoir discuter. C'est formidable ce que tu dis et cetera. Ils sont tous main dans la main. Euh et donc est-ce qu'ils ont pris le pouvoir politique aussi ? et je pense que les autres intervenants auront beaucoup de choses à dire. Mais voilà, on a fait les calculs en terme de d'égalité des chances parce que c'est forcément un rêve de pouvoir être milliardaire et puis d'être politique. Si vous êtes un milliardaire dans le monde, vous avez 4000 fois plus de
chance que n'importe qui d'accéder à des responsabilités politiques. Voilà, parce que le pouvoir ça s'achète. Et il se trouve dans le gouvernement Beou 22 ministres sur 36 étaient petits joueurs juste millionnaire. Mais quand même, ça donne un aperçu. Et un dernier point qu'on en perd commun ces quatre personnalités Villeroi de Galot, Éric Lombard, Charles Armé de Courson et Y Bron Pivet quand même ancien gouverneur de la Banque de France, ancien ministre de l'économie et des finances il y a pas si longtemps, actuel rapporteur de la commission sur les au patrimoine et les revenus, présidente de l'Assemblée nationale
tous les quatre disent on dit il faudrait plus taxer les haut patrimoines. Est-ce que ça c'est fait quand vous avez des personnalités de cette envergure là dans la scène politique institutionnelle française qui converge et que le changement ne se produit pas, moi ça m'interroge sur les réalités du pouvoir et où sont les leviers institutionnels et qui prend réellement les décisions. Voilà, je pense qu'on peut l'applaudir. Merci beaucoup Nicolas. [applaudissements]
Ces constats sont quand même aberrants. Madame Bujon, qu'est-ce qui change tout de même entre ces milliardaires qu'on a aujourd'hui et ceux par exemple même du siècle passé ? Parce queon a toujours eu cette collusion entre richesse et pouvoir si on reprend par exemple la période du guilage aux États-Unis, on a toujours eu à un moment donné par période une confrontation entre les deux. Qu'est-ce qui change aujourd'hui ? et qui fait qu'on bascule, qu'on a en tout cas le sentiment qu'on bascule dans un divorce entre capitalisme et démocratie parce que c'est ça aujourd'hui, ils prennent le pouvoir politique. Qu'est-ce qui change la nature ? Oui, merci. Merci d'avoir posé le constat de manière aussi claire et aussi
accablante. Donc effectivement, moi je vous surprendrai pas beaucoup en disant que les États-Unis me semblent être vraiment le cas emblématique, l'illustration la plus frappante de ce qu'on décrit là. Et donc si on voit que oui, on est entré dans un nouvel âge du capitalisme et on va y revenir et c'est important de le voir, on est entré dans un nouveau moment historique pour moi de divorce, vous l'avez dit, entre le capitalisme et la démocratie. Donc pas que les liens entre capitalisme et démocratie a jamais été un long fleuve tranquille, hein. Il y a il y a toujours eu des moments de confrontation très dur et le besoin en
fait de contenir le capitalisme, de le civiliser et on peut penser au 18e siècle, on peut penser à la fin du 19e siècle aussi. Mais là, pour moi, on arrive au bout d'un cycle où les illusions en fait post 89 se sont complètement dissipées. Ce que je veux dire par là, c'est que après la Seconde Guerre mondiale et jusque à la chute du mur, on avait l'habitude de penser que lutter pour l'économie de marché, pour des économies plus ouvertes et lutter pour des sociétés plus ouvertes, donc pour la démocratie, c'était deux choses qu'on pouvait faire main dans la main. Et ça c'est fini. On voit bien qu'il y a deux cas limites. Donc la Chine qui s'est complètement
convertie au capitalisme sans jamais cessé d'être une dictature et les États-Unis qui sont aujourd'hui dans un état de de corruption euh très avancé de la démocratie. Les États-Unis sont aujourd'hui une démocratie corrompue et au point où on peut se demander s'ils sont encore une démocratie. Enfin, la question me paraît pas du tout absurde. [applaudissements] Alors, on a tous en tête, je crois, ces image de l'inauguration du du Trump I euh avec le club des milliardaires qui était venu lui baiser la main avant même qui s'installe à la Maison Blanche. Et le cas emblématique là encore de Dlon
Musk avec le département de l'efficacité gouvernementale qu'on lui a confié. Donc non seulement il n'était pas élu, il n'avait pas la légitimité de l'élection, mais il n'avait pas non plus la légitimité de la compétence que donne une carrière dans la haute fonction publique. En fait, il n'avait d'autre légitimité que sa richesse et que d'avoir été un très grand donateur de la campagne Trump. Tout ça est très connu. C'est 300 millions de dollars hein qu'il avait donné à cette campagne. Donc on a tous en tête ces images qui sont aussi un moment où le débat bascule aux États-Unis. Et je veux pas anticiper sur la deuxième partie de notre discussion, mais il faut bien voir que cette discussion sur une nouvelle lutte des classes, sur la nécessité de taxer les
plus riches, elle progresse beaucoup aussi. Et donc on parle d'oligarchie, Biden l'a fait dès 2015, mais on parle aussi de plutocratie. Et d'ailleurs, le terme est peut-être plus juste, hein, c'est vraiment le pouvoir que c'est pas seulement le pouvoir un petit groupe de gens, c'est le pouvoir que donne la richesse. Mais comme toujours quand on parle de Trump, je crois qu'il faut se souvenir que euh le mal vient de plus loin, que Trump est au moins autant un symptôme d'une époque, on a le Trump qu'on mérite euh que la cause de tous nos ennuis. Donc il faut se souvenir de trois choses de ce point de vue- là.
D'abord que Trump arrive dans une période d'énorme défiance envers les institutions. Pourquoi je dis ça ? Parce que je crois que les gens lui font le crédit. Donc certes, il est corrompu, certes, il s'est enrichi dans des proportions scandaleuses depuis qu'il est de nouveau au pouvoir, mais on se dit au moins il fait pas semblant. Donc au moins, il fait ouvertement ce qu'un certain nombre de dirigeants faisaient en se cachant jusqu'ici. Donc il y a d'abord ce long mouvement de désenchantement et de défiance envers les institutions. Ensuite, aux États-Unis à Forceuri, il y a cette question d'une rupture
technologique majeure. Donc on vit une rupture technologique majeure qui a produit des nouveaux modèles d'affaires et qui a produit une nouvelle génération de baron voleurs. Donc vous l'avez dit, le le parallèle historique c'est la fin du 19e siècle, l'âge en toc, l'âge doré. Mais là aussi ça avait été produit par une grande rupture technologique, les les chemins de fer, la finance, le pétrole. Euh donc c'est dans la foulée d'une rupture technologique majeure que vous avez. ces capitaines d'industrie qui émergent, qui vont plus vite que tout le monde euh et le pouvoir de régulation qui court
derrière eux et ces phénomènes de capture du pouvoir politique qui ont été très loin à la fin du 19e siècle aux États-Unis et il a fallu une cour suprême, il a fallu le New Deal pour civiliser ce qui était du capitalisme sauvage. Enfin, je dis toujours avec Trump, le mal vient de plus loin. Il faut voir que on arrive derrière 30 ans de dérégulation considérable économique, mais du marché de l'influence, hein. L'influence est devenue légal aux États-Unis. Il y a un point de de repère dans le temps qui est très important, c'est cette décision
Citizens United de la Cour suprême euh qui autorise qui ouvre complètement les vannes sur le financement des campagnes électorales. Il faut voir aussi que ça se fait dans un raisonnement sur la base d'un raisonnement incroyable qui est de dire en fait les entreprises, les très grandes entreprises ont droit elles aussi à la liberté d'expression. Premier amendement. C'est c'est comme ça hein qu'on décide dans Citizens United que maintenant on ouvre les vannes et que les entreprises peuvent donner autant d'argent qu'elles le souhaitent aux partis politiques ou à des candidats par le biais de Super PAC. Enfin bon, en gros, elles peuvent donner autant qu'elles le souhaitent. Depuis 2010, on on estime que il y a deux fois plus
de milliardaires maintenant aux États-Unis que en 2010. Mais le financement des campagnes électorales par les milliardaires, lui il a été multiplié par 150 hein. Donc aujourd'hui, considérer que la moitié des fonds du parti républicain vient de donation au-dessus de 1 million d'euros. Euh le les financements de la dernière campagne en 2024, c'est 2,6 milliards d'euros par les milliardaires. C'est c'est pas le financement total, c'est c'est les milliardaires ont donné 2,6 milliards d'euros à Donald Trump. Et donc ils sont récompensés euh et encore une fois c'est tout ouvert, c'est légal.
Euh donc ça s'appelle de la corruption mais je crois que le problème qu'on a aujourd'hui, c'est que oui, c'est l'administration la plus corrompue que les États-Unis et sans doute jamais connu, mais ça ne provoque pas une vague d'indignation. C'est pas un scandale, c'est considéré comme étant presque normal. Et donc quand même, comme je vous disais, il commence à y avoir une levée de bouclier, heureusement. Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on s'interroge sur ce qui fait que les gens ne sont pas plus choqués, que les gens ne dénoncent pas plus ces phénomènes d'enrichissement
et de capture du pouvoir politique qui sont de la corruption pure et simple. Un mot quand même sur le régime Trump pour dire que ce qui me semble caractéristique donc oui, c'est la capture du pouvoir politique par l'ultra richesse. On parle de politique de l'extrême richesse. C'est un terme qu'utilise beaucoup Gabriel Zuckman, mais il se répand aux États-Unis aujourd'hui. Ce qui me frappe moi, c'est le brouillage complet ce qui est public et ce qui est privé. Donc dans le cas d'Elon Musk et de l'efficacité gouvernementale, on le voit hein, il y a c'est comme si on ne peut plus faire la différence entre ce qui est public et
privé. Et Trump lui-même en fait son régime on pourrait dire c'est vraiment ce que Max Weber appelait un régime patrimonial. Euh entre les intérêts des États-Unis et les intérêts de sa famille, il y a pas de différence. Il trouve normal de gérer l'État comme on gère une entreprise familiale. De ce point de vue-là, on a beaucoup commenté et je trouvais ça à la fois amusant et très juste que il est parfaitement à l'aise avec les monarques d'Arabie Saoudite ou des Émirats arabes unis euh où effectivement toute la richesse de ces pays, c'est la richesse de la famille de l'émir. Il y a pas de différence. C'est un c'est un régime patrimonial. Et encore une fois, c'est
c'est dit et c'est et c'est au vu et au suus de tout le monde. Je dernière question. Est-ce que les milliardaires ont pris le pouvoir aux États-Unis ou en fait est-ce qu'on leur a donné ? J'ai dit qu'on arriverait après 30 ans de dérégulation du marché de l'influence. Il y a toute cette idéologie néolibérale qui depuis 30 ans explique que tout ce qui est fait par le privé est mieux fait que ce qui est fait par le public, que c'est plus efficace, que le gouvernement n'est pas la le problème, que le gouvernement n'est pas la solution, le gouvernement est le problème. Et dans la foulée de cette idéologie néolibérale,
je pense qu'il faut qu'on prête attention à un système de représentation qui fait que ces grands patrons de la silicone vallet dont on voit qu'ils ont capturé le pouvoir politique, on leur prête aussi des enfin, ils sont vus comme des génies dans la culture populaire. Euh ils sont venus comme des ils sont vus comme des génies euh et on oublie en fait tout ce que le développement de leurs entreprises doit bah à la commande publique dans le cas de Space X et de d'Elon Musk. Euh mais euh il y a cette idée que ils sont géniaux parce qu'ils sont transgressifs, parce qu'ils ne respectent aucune norme et aucune institution et parce que ils vont contre la manière ordinaire de faire. Donc ça, je pense que c'est une
mythologie qui est en train de se dissiper. et qu'il faut faire très attention à ça et lutter aussi contre ces représentations. Merci beaucoup madame Bugon. [applaudissements] Pour bondir sur un des éléments de votre propos, vous avez dit que pour justifier finalement le financement de parti, les entreprises aux États-Unis mettaient en avant qu'elles même avaient droit à la liberté d'expression. On a le sentiment ici qu'on retourne des principes, qu'on retourne des valeurs à leur avantage et ça fait écho à la préparation cette table ronde avec Benoît Amont lorsqu'on en discutait, si on reste d'ailleurs au niveau des États-Unis sur ces
milliardaires qui euh alors qui cumulent tout se servent des principes mêmes et valeurs de la gauche pour justifier leur propre positionnement. Je m'explique. Elon Musk lorsqu'il met ou même saman mettent sur la table la question du dividend d'IA qui renvoie un peu à la taxation sur la sur les robots lorsqu'ils mettent sur la table la réduction du temps de travail. Moi la question que j'ai c'est est-ce qu'on n'est pas face à des milliardaires qui aujourd'hui changent notre rapport de force avec des discours qui englobent jusqu'au vocabulaire même de l'opposition parce que quand même la réduction du temps de travail c'est un principe de gauche la question des dividendes il y a quel est leur quel est leur leur idéal derrière est-ce que
c'est pas simplement pour légitimer leur croissance comment ce retournement de valeur et qu'est-ce que ça en dit notre rapport de force Bien, bonjour à toutes et tous. Très heureux d'être parmi vous. [raclement de gorge] Euh bon d'abord remercier he pour les deux précédents exposés qui sont remarquables qui nous permettent de peut-être aussi de dire ce qu'on attend de la gauche face à ça. Puisque fois que le rapport de force est posé, les les milliardaires ont-ils le pouvoir ? Oui. Plus qu'avant ? Oui. De manière plus décomplexée ? Oui, avec
plus de pouvoir d'influence. Oui. Bon, va falloir un peu muscler notre jeu quoi, si je peux me permettre parce que et je en quelques mots d'abord la première chose que je voudrais dire tout de suite là, sinon je vais oublier de le dire, mais même en France sur la question du financement des campagnes électorales, on n'est pas tout à fait clair. Moi, j'avais souhaité en 2017, je m'en souviens, que la transparence soit faite sur les dons au candidats et les dons privés parce que nous savons qu'en 2017, il y a un plafond aux dons qui peuvent être fait par les personnes, mais nous savons que le ministère de l'économie à l'époque et Emmanuel Macron en particulier avait largement mobilisé
les réseaux de Business France du MEDF et que certains grands groupes avaient mobilisé leur cadre pour qu'ils arrivent tous au plafond de financement et que celui qui avait refusé de faire la transparence sur le financement de sa campagne, c'était Emmanuel Macron parce que cela a révélé quoi ? Que justement la plupart des entreprises des milliard français ont à travers les cadres de ces entreprises financé l'arrivée au pouvoir d'un des leurs qui étaient pas milliardaires mais qui était de facto une forme de chargé d'affaires qu'ils ont installé à l'Élysée. Donc la question de la transparence sur les dons dans les campagnes présidentielles me paraît, je le dis tout de suite, quelque chose de d'important. Maintenant, j'en
j'en viens à à la situation. Moi, ce qui me frappe beaucoup aujourd'hui euh c'est cette forme de du bris des milliardaires euh qui euh euh aujourd'hui investissent le terrain politique, euh l'investissent de plus en plus à l'extrême droite, euh remettent en cause la démocratie libérale, remettent en cause les conquêtes sociales et je parle notamment de la France en l'espèce. euh et déroule un agenda politique qui est un agenda politique qui ne fait plus mystère de leur préférence pour euh le Front National pour les uns, pour Rotaillo pour les autres, mais en tout cas pour
ce qui pourrait être un un quinquena de remise en cause d'un des grands piliers ou des grandes fondations de la [raclement de gorge] République et de la République sociale et et de la République tout court en France. Donc il y a cette comment humeur là qui est aujourd'hui ou cette aire du temps un peu nausé à bon que l'on peut percevoir et qui suppose quand même qu'on qu'on réfléchisse à la réponse qu'on peut formuler. Moi, ce que je crois aujourd'hui c'est qu'il y a deux certitudes que nous avons nous en partage et qui pousse à cette accélération du de la sécession des élites pour aller
vite. La première, c'est le dérèglement climatique parce qu'il pose clairement aujourd'hui que le capitalisme n'a pas que des conséquences systémique sur les inégalités sociales, il a des conséquences systémiques sur la prédation des biens communs. Et donc, il y a une un désir, me semble-t-il, dans l'agenda qui est celui des milliardaires, de prolonger l'espérance de vie d'un modèle dont on voit bien aujourd'hui qu'il exerce une prédation qui peut être une prédation mortelle pour l'humanité. la volonté donc de continuer à asseoir leur pouvoir sur les mécanismes d'accumulation des richesses qui leur ont permis d'occuper la position économique et politique qui est la leur la deuxième certitude qui les
bouscule en tout cas certitude qu'on peut avoir et qui les bouscule et qui conduit sans doute aussi à cette accélération vers l'extrême droite à à l'apparition aussi d'un agenda identitaire fort que l'on retrouve chez Peter que l'on retrouve chez Elon Musk que l'on retrouve chez Boloré c'est-à-dire pas simplement dérouler un programme économique, politique, mais aussi avoir une affirmation identitaire forte. C'est euh ce que je crois moi être la fin de l'hégémonie occidentale sur les affaires du monde, c'est-à-dire euh euh sans doute pas la fin de la puissance occidentale et on voit qu'elle s'exerce avec une violence et une inhumanité épouvantable notamment
en Palestine euh contre l'Iran. Bref, aujourd'hui tel que les États-Unis ou Israël la déploie, mais cette puissance existe toujours, puissance militaire, puissance économique. Mais c'est la fin en tout cas de l'époque où euh l'Occident pouvait décider de tout et que on devait tous régler nos montres au fuseau horair de New York, de Londres ou Paris. D'autres impérialismes contestent l'impérialisme occidental et il y a là une forme de aussi de de crispation d'une partie des élite occidental parce que si on devait faire le portrait d'un milliardaire aujourd'hui, bon je vais mettre de côté les milliardaires chinois mais dont le sort est quand même très lié à ce qu'on décide le parti
communiste chinois du jour au lendemain. Mais le milliardaire il est occidental blanc et c'est un homme. Et cela aujourd'hui estime que les modèles économiques et politiques sur lesquels ils ont fondé leur pouvoir sont remis en cause à la fois par des mouvements sociaux, les mouvements féministes, des mouvements politiques, les mouvements écologistes et puis surtout l'inventaire que nous sommes capables de faire des conséquences du modèle capitaliste sur le vivant, les écos les les comment dire les inégalités et ce que ce que montrait très bienfamme parce que l'actualité elle est elle est elle est cruelle et et
et d'ailleurs parce que c'est quand même l'année des présidentielles donc il va falloir de se dire deux trois trucs. Je pense Alexis aussi dira deux trois trucs, mais ayons-nous l'exigence de commencer par là on doit toujours commencer l'augmentation de la pauvreté en ce pays, le nombre d'enfants à la rue parce que le bilan de Macron, c'est quand même qu'on a jamais eu autant de pauvres. [applaudissements]
rappelons qu'on l'a couvé hein parce que le œuf l'œuf il a il a chauffé quand même dans des nids qui étaient les nôtres quand mais bon euh et [applaudissements] donc je Non mais je dis ça parce que ça c'est c'est loisillon euh en l'occurrence on sait d'où il vient hélas mais euh le sujet c'est l'augmentation de la pauvreté l'augmentation de la pauvreté des enfants et qu'il me soit permis de dire que l'Union européenne vient de donner une statistique qui place la France désormais dans les le pleloton de queue pour l'exposition au risque de pauvreté des enfants puisque ce chiffre a augmenté de 4 points sous le dernier
quinquena quand il a diminué partout ailleurs dans l'Union européenne. C'est-à-dire que notre situation les inégalités notamment à l'égard des plus pauvres se sont considérablement renforcées. Tu veux que je j'arrive à ma conclusion déjà ? Alors qu'est-ce que quelle conclusion j'en tire de cela ? c'est que vous savez je je pour peut-être je sais pas si ça va stimuler Alexis mais moi non mais mon avis il est déjà stimulé euh c'est je sais pas s'il faut le le stimuler en plus mais tu vas voir tu rebondiras sur ce que je vais dire ce que je vais dire là si tu veux mais quand on a cette situation là que le niveau de jeu de ceux qui nous désignent comme leurs ennemis parce qu'ils nous ont désigné et les modèles sociaux auxquels on croit et la
protection sociale et la démocratie libérale comme ennemi de ce qui juge eux être le bien ou ce qu'il faut faire. Quand on voit ce niveau de jeu et le pouvoir qu'ils ont, vous savez à quoi ça me fait penser la gauche aujourd'hui, notamment la gauche française, à cette histoire du fou qui se tape sur la tête avec un marteau, un marteau, un marteau, un marteau et qui quand on l'interroge pourquoi répond "Ah, c'est si bon quand ça s'arrête ?" Eh ben arrêtons euh arrêtons euh travaillons, unissons-nous et prenons le marteau et faisons la taxe Zucman. Prenons le marteau. Ouais. Prenons, [applaudissements]
Prenons le marteau et et faisons la taxe robot. Prenons le marteau et remettons en cause Remettons en cause l'existence de sociétés lucratives dans le champ des ÉPADES et des crèches. Prenons le marteau magnifique et démantelons les empires médiatiques qui aujourd'hui fabriquent les scénarios politiques qu'on connaît. Voilà le marteau sur la sur la tête de qui il devrait tomber. Mais en tout cas ma suggestion c'est d'arrêter de se dire que juste quand on arrête de se taper dessus c'est si bon parce que ça va pas le faire sinon. Merci Benoî, on peut l'applaudir. [applaudissements] Et parfaite transition parce qu'Alexis,
on aimerait évidemment vous entendre en miroir sur cette question de la conception même de l'égalité à l'ône de ces ultra richesses parce que Nicolas l'a très bien démontré. Au fur et à mesure que nos milliardaires deviennent toujours plus riches, on a également cette grande pauvreté qui émerge en parallèle et en miroir. Qu'est-ce que cela dit conceptuellement et culturellement de de cette de cette inégalité et peut-être une réaction sur ce que vient de dire Benoît ? Bon, merci déjà de de l'invitation, merci de l'animation. Merci à vous les socialistes d'inviter [applaudissements] un énergumaine comme moi. Mais si vous le faites, c'est que vous pensez qu'on a des choses à faire ensemble et je vous en remercie.
[applaudissements] Bon, moi juste il y a des débats mais la qualité de ce que vous avez dit, ce que vous avez dit Nicolas, bon Benoît vous connaissez déjà. Bon, je la je la salue parce que d'ors et déjà un nombre d'arguments sont donnés. C'est important que nous les connaissions ces arguments. Vous êtes des femmes et des hommes, vous êtes des militants et votre rôle, c'est d'être un média qui fait connaître ces arguments. Le travail que fait Oxfemme notamment, le travail que font des intellectuels doit sortir. Moi, je il y a donné beaucoup de chiffres, mais je veux dire si vous venez là, il faut que dans les repas de famille, il faut que sur je veux dire, on fasse passer l'information. déjà ça euh que ce débat que ces éléments soient dans le débat public euh parce que c'est quoi le
principal problème ? Bien sûr, les milliardaires ont pris le pouvoir économique clavat de soi, mais surtout ils ont pris le pouvoir, ils sont en passe, c'est tout l'enjeu du pouvoir culturel, idéologique. C'est ça la question. Le problème n'est plus aujourd'hui de se dire cette domination est insolente. Factuellement, elle est mais pourquoi elle est acceptée ? C'est ça la discussion qu'il faut avoir. Et là la réponse est extrêmement complexe. Elle est acceptée parce qu'il y a des outils de domination idéologique qui vous disent c'est logique, il l'a mérité, il a fait pour ça. Et si vous critiquez, c'est que vous êtes jaloux en fait de cela. Il a travaillé pour obtenir ça et vous vous ne travaillez pas. C'est les fignants qui vous connaissez tout ça et ça c'est des outils de domination
idéologique que nous devons combattre. Il a travaillé Bernard Arnaud beaucoup pour en arriver là. Je prends un truc de chiffre d'Ox Fam que moi j'aime bien. Si on prend le personnage de Lucy, vous le savez, je crois que c'est Yv Copins qui avait participé, un personnage magnifique à sa découverte Lucy, ce personnage, cette femme sans doute qui aurait vécu il y a 3,1 million d'années. Oxfam nous dit que si Lucy, siôt en âge de travailler, se mettait à travailler au salaire médiant d'un travailleur français, même pas au SMIC. que Lucy, bonne travailleuse, travaillait tous les jours sans jour de
repos. Lucine ne dépensait strictement rien de ce qu'elle gagne. Au bout de 3,1 million d'années jusqu'à nos jours, la fortune accumulée par Lucy serait l'équivalent de 35 à 40 % seulement de monsieur Bernard Arnaud. Donc j'aime bien ça. On peut en trouver d'autres parce que monsieur Bernardon a peut-être beaucoup travaillé pour en arriver là mais on voit bien combien c'est absurde. La richesse accumulée n'a aucun rapport avec comment dirais-je le le travail, c'est autre chose. Bon donc il y en a beaucoup d'autres éléments. Donc d'abord la bataille enfin d'abord elle est elle est elle est culturelle. Elle est culturelle et bien sûr va venir le sujet où vous a d'autres tables, on peut l'évoquer le fait que ces gens-là
dont nous venons de parler sont par ailleurs propriétaires de journaux et de médias et il les concentre de surcroix. Donc là, il y a une bataille politique qui est, je sais que vous l'apportez mais il faut l'apporter avec résolution, qui consiste à dire une société qui a une certaine idée de la République et de la démocratie ne peut pas être indifférente à qui est le propriétaire d'outils de diffusion d'idées dans la société. [applaudissements] Et ça signifie que trop de concentration doit être interdit par la loi. Des possessions horizontal aussi doivent être interdites par la loi. Bon, vous connaissez les arguments en disant ça, il ne s'agit pas d'une idée, comment dirais-je, qui surgirait dans notre
histoire, elle est exprimée de manière assez simple lorsque ceux qui reconstruisent la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale disent que notamment la concentration de titre de média ne peut pas avoir lieu et cetera. Bon, mais cette bataille, il faut l'amener, il faut l'expliquer. C'est pas un à côté, c'est au cœur du sujet. Ce sont nombre de médias médias économiques, une manière de prendre le débat, une manière de ridiculiser celui qui critique cela qui pour nous est un objet de la lutte. Sans quoi nous sommes avec des outils comment dirais-je, de résistance en difficulté. Euh je vais vite parce que je vois Julie et on on va échanger. Mais deuxièmement, bon puisque
Benoît, mon vieil ami me dit "Veux me piquer." Bon, nous avons porté ensemble des questions dans un programme commun, c'était celui de la Nupes et celui du Nouveau Front populaire. face à une telle urgence [applaudissements] que nous venons de constater dans lequel nous portions des éléments. l'attaque Zukman, ça a pas été dit, mais c'était un magnifique débat qui a eu lieu dans pour le coup que certains médias ont été obligés même au contraint de pouvoir reporter dans la société. Ce constat qu'en fait les ultra riches, la poignée d'ultra riche p proportionnellement,
j'entends moins d'impôt que vous et moi d'un seul coup toute leur explication visant à dire qu'ils sont ils travaillent beaucoup écrasés de obligation fiscal en fait voler un éclat. Nous avons même fait passer dans un premier temps, c'était ma camarade Clémentin avec Evassas, député écologiste. Dans une première lecture, on avait réussi à le faire adopter à l'Assemblée nationale. Mais on aurait dû mener une campagne commune dans la société l'ensemble, me semble-t-il des composants de ce qui était la NUPES et le NFP avec affiche traque pour que la société se mobilise pour porter cette idée. Là, il y avait quelque chose qui sortait des abstractions. L'unité, c'est
compliqué. A agir ensemble. pour montrer que ça pouvait accessoirement par rapport au débats parce qu'il y a d'autres débats vous les connaissez de domination la dette on peut plus rien faire une seule urgence remboursée regardez mon bon monsieur ou en son nos comptes la taxman rapportait 15 à 25 milliards d'euros c'était même vertueux par rapport au terrain même sur lequel l'adversaire voulait passer l'offensive et eux n'en ont pas voulu parce que pression il démontrait par là que leur souci était moins de remplir les caisses de l'État que de maintenir là aussi sur ces questions économiques et de d'être un outil de domination idéologique qui consiste à dire on ne peut plus investir dans les services publics. On doit seulement avoir une politique économique
qui vise chaque fois à réduire les dépenses et bien sûr à libérer les secteurs de la société vers le privé qui n'attendent que ça pour pouvoir éventuellement que dis-je éventuellement pour pouvoir combler l'affaiblissement du service public. Bon je crois qu'on est entre nous on est assez acquis. D'abord une bataille culturelle. comprendre ce que vous disiez. Pourquoi cette bataille culturelle s'est installée aussi de l'idée que les grands patrons ont réussi sont des winners comme dit Trump et que vous vous êtes des losers ? C'est aussi dans un effondrement du politique sans doute enfin dans un affaiblissement dans un doute qui s'est installé sur la vertu du politique. Et ça faut se le mettre aussi je vais être généreux parce que j'ai été socialiste, mais se le mettre aussi sur le dos.
Nos échecs pèsent lourds à l'arrivée. C'est pas seulement des échecs électoraux, c'est des échecs idéologiques. C'est qu'un doute s'installe. Après tout, la politique c'est une bande de profiteurs. Et pourquoi vous en voulez à ces patrons qui eux ont réussi ? Alors oui, effectivement, ils sont pas mais ils ont réussi. Et donc en fait vous la gauche les seuls auxquels vous voudrez vous en prendre c'est à ceux qui réussissent alors que vous vous êtes des médi voyez le problème. Donc là c'est aussi un sujet. Enfin troisièmement enfin là je vraiment je fais un pur placement de produit mais vous l'aurez mérité. Bah je veux dire est-ce que c'est le moment de se diviser à l'outrance quoi face à une telle menace ? Parce que l'autre l'autre outil de domination idéologique [applaudissements]
généralement pour justifier la domination insolente des puissants, c'est le racisme. C'est le racisme. L'idée que ce le problème de notre société, c'est pas cette domination insolente. C'est des profiteurs qui arrivent, l'étranger et cetera, tout est lié. Et d'un seul coup, on va fabriquer, c'est la vieille ruse, des gens qui posent problèmes, qui ne sont pas évidemment eux qui réussissent, mais celui qui fait trop de bruit, je ne sais trop quoi, qui s'habille d'une manière qui ne me revient pas et cetera. Bon, donc tout est lié, j'ai envie de de dire. Donc on est dans un moment Bon après j'ai j'ai dit et c'était facile de me faire applaudir. Je crois que si vous
êtes évidemment des militants socialistes, celui qui ne veut pas s'en prendre à ce système économique, ce nouvel âge du capitalisme, celui-là, je le dis, il n'a sans doute pas sa place au Parti socialiste. Et il faut qu'ensemble [applaudissements] on pense ça et moi je crois je vois j'arrête là je pense que trop souvent dans ce qui était la composante du NFP vous savez qui je suis d'où je viens on s'engueule sur des questions qui sont des vrais désaccords mais qui sont pas sur la question centrale. On peut se retrouver on doit se retrouver on l'a fait à l'Assemblée nationale. Et si on parle de l'essentiel,
alors vous verrez que on entraînera des gens et que l'unité restera possible. Voilà. Bravo ! Merci beaucoup Alexis Corbè. [applaudissements]
Merci à tous les quatre. Vos constats sont donc unanimes. Les milliardaires ont bien pris le pouvoir et face à cela, je pense qu'on se pose tous la même question. Comment réagir ? Comment réagir collectivement ? quelles sont les pistes, les solutions ? Est-ce qu'on doit même laisser faire ? Cette question est un peu contreintuitive voire provoquante mais si on regarde aux États-Unis ce qu'il se passe avec ses ultra milliardaires, avec Trump avec Biden qui dès 2025 alerté et appelé à une régulation d'ailleurs de ces pour limiter ses milliardaires, on voit que face à ces grands excès, des figures comme Mamdani ont quand même réussi à émerger spécifiquement sur ces thématiques du pouvoir d'achat et de lutte contre cette façon de fagociter
à la fois pouvoir et puissance financière. Alors, un peu avec provocation, est-ce qu'il faut laisser faire ? Est-ce qu'il faut laisser se faire détruire en fait finalement par eux-mêmes ces milliardair ? Est-ce qu'il faut prendre à l'inverse de grandes réglementations lesquelles ? Comment réagir ? Alors oui, c'est la bonne nouvelle là qui nous vient des États-Unis, c'est que les gens qui s'emparent vraiment de cette question et qui font campagne sur des sujets de coût de la vie euh de de la des conditions réelles d'existence des gens comme Mamdani, mais en fait c'est toute une génération, l'aile gauche du Parti démocrate, Alexandria Ocasio Cortez, enfin donc ce sont des gens qui s'emparent de de ces de ces thèmes qui sont déjà anciens hein parce qu'il faut
se souvenir de Occupy Wall Street, les 99 % contre les 1 %. En tout cas, les gens qui ont fait ce choix aux États-Unis réussissent euh plutôt. Euh et donc ça pour moi c'est un bon signe ce vocabulaire, cette grammaire qui se développe de dénoncer la politique de l'extrême richesse, de dénoncer aussi la le il y a un mot que j'ai vu arriver aux États-Unis, c'est-à-dire le la fétichisation de la propriété privée. Donc oui, propriété privée, mais pas fétichisation de la propriété privée. Donc quelque chose se développe, un nouveau gram, une nouvelle grammaire, un nouveau vocabulaire ou un
retour de la lutte des classes comme vous voulez. Mais ça c'est la bonne nouvelle. Cela dit, je pense que il faut bien mener les combats euh d'aujourd'hui et pas ceux d'hier et que c'est très important de commencer par bien comprendre ces mutations du capitalisme euh et que euh donc je vous ai parlé de la génération des barons voleurs, euh il a fallu presque 50 ans pour les faire rentrer dans le rang et ça a été fait donc par Franklin Roosevelt. Si on ne comprend pas à quel genre de capitalisme on a affaire, on n'arrivera pas à les réguler parce qu'ils ont un temps d'avance. Donc c'est pas les recettes de régulation d'hier qui vont fonctionner.
Alors de ce point de vue-là, je trouve que tous les travaux vous avez peut-être rencontrés mais de d'Arnaud Orin sur le capitalisme de la finitude et la façon dont ce nouvelage du capitalisme rencontre la question des limites planétaires, c'est vraiment très porteur. Et pourquoi ? Parce que par exemple, il nous dit "Ben, c'est déjà arrivé que des compagnies aient le même pouvoir que des États." C'était le cas des la compagnie des Indes par exemple au grand temps de la colonisation, donc au Pays-Bas, en Angleterre. Bon ben la compagnie des Indes, on a fini par la faire démanteler. Enfin bon, elle a failli faire sombrer le Royaume-Uni, mais on a fini par la démanteler. Donc donc c'est possible. Donc il faut comprendre ce qui nous arrive et ensuite il faut produire des institutions, je
crois, euh qui sont adaptées à ce nouvel âge du capitalisme. Et ici, je vous fais une autre une autre page de pub euh pour les travaux de Anne Alombert, très facile, très clair, petit livre limpide, la bêtise artificielle. Euh, elle explique que quand on a inventé l'écriture alphabétique, il y a des tas de gens qui étaient très très inquiets sur ce que ça allait faire à l'humanité, qui perdait des capacités de mémoire euh et que ça allait produire des formes d'aliénation. Mais l'écriture alphabétique, elle a produit ses institutions, l'école et la gora, enfin la le paida, la police. Et ben aujourd'hui, cette transformation numérique, elle doit produire ses institutions. Donc il faut les chercher et pour euh Anna Lombert, il faut les
chercher notamment du côté de la régulation des algorithmes de recommandation. C'est-à-dire, il y a ces entreprises surpuissantes de la tech, on n'est pas obligé de leur laisser la main sur les algorithmes de recommandation. Et elle dit tout ce qui est de l'ordre de la participation, de la délibération, des appréciations qualitatives aussi plutôt que des bêtes appréciations quantitatives est à réinstituer. Mais bon, c'est un exemple de nouvelles institutions. Mais dans le fond, ce sont les outils de la régulation, ce sont les outils du droit qu'il faut mobiliser et je crois vraiment qu'il faut réhabiliter le droit. Le droit aussi peut être capturé, le droit aussi peut être corrompu. Mais ce qui est très important
euh à mon sens, c'est que dans ce moment où euh il est non seulement légitime, mais peut-être indispensable d'être en partie anticapitaliste, oui, il faut mener une nouvelle critique du capitalisme, pas celle de Carl Marx, celle qui répondrait aux conditions actuelles du capitalisme. Et mener une critique du capitalisme, ça veut pas forcément dire être antilibéral. Et ici, je crois que vraiment il y a dans la pensée libérale des outils pour lutter contre l'abus de pouvoir, pour lutter contre l'abus de position dominante, pour lutter contre le propriétaire
abusif, contre le grand patron abusif. C'est vraiment au cœur de cette pensée du 18e siècle. Euh et donc il faut aller chercher des outils de droit, des outils de régulation qui soient adaptés aux conditions d'aujourd'hui. Et puis il faut travailler sur la fiscalité. On a parlé de de Gabriel Zucman mais là aussi il faut s'interroger pourquoi est-ce qu'on laisse faire ? Pourquoi est-ce que ça scandalise pas les gens ? Pourquoi est-ce que tout le monde n'est pas en faveur de la taxe Zucman ? Il y a une question de consentement à l'impôt et là il faut aussi un peu faire le ménage chez soi. Pourquoi est-ce que les gens ordinaires ne consent pas à l'impôt ? Pourquoi est-ce qu'il trouvent finalement que quand les milliardaires
ont des pratiques d'évasion fiscale, oui, bon bah chacun fait un peu comme ça, chacun s'arrange avec la règle, c'est bien normal ? Et bien non, ça n'est pas normal. Mais donc là, il y a un travail à faire pour nous sur quelle est l'utilisation qui est faite de nos impôts et pourquoi c'est légitime euh de demander cette contribution à l'effort collectif. États-Unis encore, euh Gabriel Zucman en ce moment est très heureux parce qu'il y a une initiative pour taxer les milliardaires à 5 % dans la Silicone Valallet, enfin en Californie. Cette initiative, elle est venue du syndicat des travailleurs de la santé. Donc elle est vraiment venue de la base. C'est eux qui ont fait cette proposition
avec l'aide des intellectuels qui travaille, mais elle va être soumise euh à la population de la Californie par référendum. Et donc, vous voyez que c'est cette question de la taxation qui est reprise par en bas avec un argumentaire à reprendre et puis il fait il y a un argumentaire à reprendre sur la démocratie. Si on dit on peut plus avoir démocratie et capitalisme ensemble si on régule pas ce capitalisme, encore faut-il que les gens préfèrent garder la démocratie que le capitalisme s'ils peuvent pas avoir les deux. Euh et donc là aussi, il faut réfléchir pourquoi est-ce que les gens sont pas convaincus par le fait que c'est tellement important de garder égale représentation, égale participation. Ne pas laisser dire que les démocraties
sont faibles. Ne pas laisser dire qu'elles sont impuissantes. S'appuyer sur l'exemple de Taiwan, l'exemple de l'Ukraine. Ces pays aujourd'hui sont forts et capables de résister à des géants prédateurs parce qu'ils sont démocratiques. Et ça, il faut le dire et le redire. [applaudissements]
[applaudissements] Nicolas Verken peut-être en réaction. Quelles doivent être les bah la réaction des États face à une poignée d'acteur privé qui a autant de puissance que ces États- même Alors, sans surprise, je vais d'abord aborder le le volet fiscal. Bien sûr, c'est mieux quand on s'accorde au niveau de l'Union européenne ou au sein du G20 ou au sein des Nations Unies et quand on a une harmonisation des pratiques fiscales, mais on peut quand même avancer et mettre en place des fiscalités plus ambitieuses au niveau national et après embarquer les autres et on n pas d'effondrement de l'économie. On a été parmi les premiers pays à mettre en place une taxe sur la transgression financière ambitieuse qui maintenant ramène plus de 2 milliards
d'euros par an à l'État français. le secteur bancaire français s'est pas cassé la gueule depuis. Voilà. Euh et et il y a tout un un champ de de l'innovation fiscale qui est possible et qui peut permettre après d'embarquer euh euh les les au moins les alliés euh européens. J'aimerais insister quand même sur quelque chose. En en 2017, on on sort un rapport en reprenant les chiffres et les projections de l'OFCE de l'IPP sur les impacts probables des des réformes fiscales du début de quinquena, destruction de l'ISF, mise en place du prélèvement forfaitaire unique et cetera. Euh et là comme pour la crise climatique, qui aurait pu prédire "Bah
si en fait c'était prédit, on avait les chiffres et donc on a eu effectivement une politique fiscale qui a aggravé les inégalités. Même les écho aujourd'hui disent "Ah bah oui, la dégradation de du ginie en France par rapport en Europe, c'est notamment dû à la politique fiscale d'Emmanuel Macron." Euh mais faut pas qu'on renonce parce que la bataille idéologique, elle a progressé. On est passé de "Non, non, non, mais vous avez pas de preuve." Emmanuel Macron qui disait à propos de l'ISF, je n'ai ni tabou ni totem, mon cul c'est du poulet. Il y a eu il y a eu plusieurs rapports plusieurs rapports du conseil d'analyse économique qui qui a montré que que ça n'avait pas d'effet sur sur la
croissance sur sur l'investissement. Euh au fur et à mesure que on a documenté l'acroissement des inégalités, l'INC euh d'autres acteurs qui qui montraient ça euh qu'on a on a même on a Bery ont sorti une note disant il faudrait peut-être quand même qu'on envisage d'augmenter euh la fiscalité des revenus mais surtout des des patrimoines des plus des plus hauts revenus et cetera et cetera et cetera. Donc à un moment ça se voit là, ça se voit 2017-220, on pouvait faire semblant qu'il y avait encore un débat et économiste. Non, il y a plus de débat et je pense qu'il faut qu'on soit vraiment euh enfin solide sur sur nos appuis. On doit pas avoir honte et et il
faut pas se faire avoir. La taxe Zucman c'est c'est formidable. Mais il y a pas que ça en fait. La taxe de Zukman, c'est censé être euh le la voiture la voiture balet, le filet de sécurité. Le graphe que je vous ai montré tout à l'heure où on voit que ça ça devient dégressif à passe un moment. C'est si ça devient dégressif, pop vous vous prenez Zucman. Mais normalement, si votre fiscalité marche, il y a pas de Zucman puisque on va quand même bien vous prélever sur la fortune. On va quand même réussir à faire rentrer des caisses sur sur la sur tout ce que vous touchez via et cetera. Donc si on a une fiscalité hors Zukman qui fonctionne bien, les les recettes de la taxe Zukman, c'est c'est zéro. Puisque Zukman va juste garantir que quoi qu'il arrive en cumulé, si vous
êtes un multimillionnaire, vous allez quand même payer tout cumuler au moins x %. Voilà. Euh et donc là aussi, soyons on a de plus en plus de de chiffres de de de soutien institutionnel avec nous. Donc il faut vraiment euh pous pousser cet agenda euh et et les ennemis on on les voit on les voit voilà euh au MEDF qui a de jours, il y a Édouard Philippe et Bruno Rotaillot qui dit "Il y aura pas plus d'impôts, nous ne reviendrons pas sur le pacte du trail." Voilà qui est un dispositif fondamental aujourd'hui qui permet aux plus riches d'échapper à l'impôt et qui fait que les inégalités se renouvellent. Donc sur cet aspect de
fiscalité. 2è aspect sur moi je moi je confonds pas les multimillionnaires et les milliardaires et les grandes entreprise et et le problème c'est pas que les grandes entreprises soient des grandes entreprises le problème c'est que les politiques industrielles soient pas au service du développement de ces entreprises de la création de la valeur par les salariés de leur durabilité c'est qu'aujourd'hui on a on a des PDG qui sont payés de manière exorb par des actionnaires. Et donc on a on a un duo maléfique où les actionnaires disent "Je vais te voter ta super
rémunération et toi tu continues à me faire du super cashflow à 6 mois à moi je m'en fous. l'entreprise dans 10 ans se casse la gueule, c'est pas mon problème. Moi ce que je veux là, c'est du c'est du c'est c'est c'est là maintenant du fric et et des dividendes et ça s'entretient super bien. Et donc bah je paye je vote en en en âger la super rémunération de mon point diégent
le versement de super dividende. Et pendant ce temps, on a des salariés qui sont pas suffisamment rémunérés et globalement des fleurons industriel qui investissent pas assez dans leur compétitivité et dans leur transition énergétique. Et donc c'est pas juste on est contre l'économie et les grosses boîtes. Non non non, on est pour une vision à long terme d'un capitalisme, non pas de prédation mais qui soit durable. et de de deux derniers éléments sur sur sur des outils et et des actions euh et on on l'a dit hein, l'autre ça aggrave la crise des inégalités, la crise climatique et et la crise de de démocratique et et l'érosion de la la
démocratie en France et dans le monde. Euh on moi on travaille au quotidien avec plein plein d'assauts en France. Aujourd'hui, le milieu, le monde associatif français, il est complètement exangue. C'est c'est vraiment euh des des des plans sociaux, l'effondrement des des financements et et c'est pas juste un effondrement de financement, c'est aussi de la défiance d'une grande partie de la classe politique et pas juste au RN, hein. Il y a une bonne partie de de de copains dans LR et ailleurs qui font de la chasse aux sorcières anti-associatives avec des assauts qui font un travail de terrain remarquable, des missions d'intérêt général et cetera. Là, il y a une bataille idéologique fondamentale pour
défendre ces ces ces ferments de de de démocratie, de solidarité, de de de politisation aussi au niveau local, mais au sens au sens noble du terme. Je pense ça doit être au cœur d'un d'un projet politique ambitieux. Et cet aspect-l en France, il est vrai aussi à l'international. On a eu un effondrement des budgets d'autres publics au-développement en France et dans les che chez les chez les chez les autres bailleurs de fonds qui expliquent oui mais il faut pas qu'on calcule de la même chose. Finalement, on s'était gouré sur le concept, on faut faut qu'on fasse du du levier pour mobiliser des des fonds privés. Non non non. C l'aide publique au développement en don, elle doit aussi aller soutenir le développement de société civile, de syndicat, d'organes de presse libre.
Parce que cette lutte contre le pouvoir des milliardaires, c'est aussi le renforcement des contrepouvoirs dans dans ces autres pays. Et affirmer cette ambition d'une politique de solidarité internationale qui va qui renforce la gouvernance, les cas démocratiques, c'est c'est extrêmement essentiel aussi. [applaudissements] Merci beaucoup. Est-ce que nos outils anciens suffisent encore ? On a parlé d'antitrust, on a parlé de fiscalité. Est-ce qu'il faut pas peut-être Alexis réinventer ces outils et peut-être Benoît la question de l'insensibilisation aussi au contrepouvoir de ces milliardaires. Est-ce qu'on a des contrepouvoirs aujourd'hui suffisamment forts pour lutter face à ces milliardaires ? Et puis j'aimerais qu'on laisse peut-être
10 minutes de questions à la salle si vous voulez bien vous partager la parole. Qui commence nouveaux outils versus les anciens, les contrepouvoirs Benoît voir les deux. Donc brièvement, d'abord, il y a des gens qui résistent et à l'échelle d'État, Pedro Sanchez en Espagne, le Premier ministre canadien euh et donc c'est pas parfait, mais en l'occurrence, il pose les termes voilà du d'une résistance possible et ce qui prouve que c'est finalement pas tellement non plus hors de portée. il y a des possibilités de mettre en œuvre des politiques alternatives, en
tout cas de résister à l'Empire, quoi, pour faire vite. Euh moi, je vais aller sur le terrain en terme de qui me va mêler outil et et réponse à cette situation, c'est celui qui a évoqué Alexis tout à l'heure, que vous avez madame évoqué également, c'est un peu celui de la de du combat culturel. Je pense tout ce qui nous arrive, le problème c'est toujours la même chose, c'est que c'était déjà un peu écrit alors par des gens dont on disait qu'ils étaient ou trop alarmiste à l'époque ou ou trop en avant, j'en sais rien. Quand vous regardez les travaux qui ont été de Gunter Anders sur l'obsolescence de
l'homme, le mari de d'Ana Arent qui qui avait réfléchi à la conséquence de la mécanisation à l'époque dans les années 50 et après-guerre de l'économie et des conséquences que ça allait avoir à la fois à raison de la réification en quelque sorte de la chosification du travailleur, les conséquences que ça allait avoir dans l'ordre politique, il prédisait lui ce qu'il appelait l'obsolescence de l'homme est donc derrière l'idée que les les régimes politiques allaient forcément être largement impacté par un travailleur qui ne connaît dans l'ordre économique que la verticalité, l'obéissance à qui on récuse la
créativité, le droit à l'innovation et par-dessus tout le droit à participer à la délibération. Et donc on on a aujourd'hui une accélération indiscutable avec des ruptures technologiques de cet agenda là avec une difficulté me semble-t-il, c'est que ces ruptures sont d'une telle intensité et avec une fréquence tellement brève d'une rupture à une autre que la capacité des sociétés à à s'adapter à ces ruptures technologiques est là largement éprouvée et on le voit sur l'outil de formation mais on voit aussi sur les réponses qui peuvent être faites. de l'économie aux disparitions. Alors moi je vais pas faire de pas prophétiser
de grand malheur. En fait, on sait pas exactement quelle va être l'intensité des suppression d'emploi lié à l'émergence de l'intelligence artificielle. Il y a des chiffres qui selon certains secteurs, dans certains secteurs sont très alarmistes, dans d'autres un peu moins. Mais toujours est-il que nous nous préparons à subir cela sans jamais rien avoir anticipé de ces transformations. Alors, quelles conséquences euh peut-on en tirer ? B moi, je vais vous dire, il faut faire un truc déjà très très simple puisque je suis d'accord avec ce que tu viens de dire sur l'affaiblissement méthodique par Emmanuel Macron, soutenu par la droite et le bloc central. Bon bref, tout ça c'est pareil mais bon. et euh accompagné par l'extrême droite de tous
les corps intermédiaires, du mouvement associatif. C'est méthodique. C'est euh on moi je dirige aujourd'hui France depuis 2 ans. Euh l'année 2025 a été catastrophique. On a des plans sociaux pour vous dire si le Secours catholique fait des plans sociaux, aide fait des plans sociaux, l'association des paralysés de France fait des plans sociaux, le la coordination sud pour l'aide internationale 10000 suppression d'emploi, donc 2000 en France. Bon bref, ce sera un écaton mais c'est la conséquence d'une stratégie qui vise aujourd'hui à faire des économies sur ceux qui coproduisent pourtant l'intérêt général parce que ce que fait Oxfam ou ce que fait l'ONG que je dirige, ce sont des activités qui sont d'abord financées par le privé hein, quasiment pas par le
public. Et et aujourd'hui, on met euh nous coproducteurs d'intérêt général, on nous dénit le rôle qui est le nôtre tandis que pourtant on occupe un terrain que ni le public ni le privé lucratif n'occupe. et et ben c'est cet intérêt général là, cette production d'intérêt général qui est aujourd'hui remise en cause par les différents budgets successifs et et et très honnêtement la cohésion sociale va en pâtir derrière l'unité nationale et dans ce grand désordre qui va s'ébrouer assez facilement bah évidemment l'extrême droite qui a une explication toute faite évidemment au au mot de notre société qui est toujours la même. celle du bouqu émissaire un jour l'étranger le pauvre le parasite le fonctionnaire et cetera
et cetera mais je reviens à à à la à la proposition et ben écoutez il suffit d'être socialiste hein sur une chose me semble-t-il et de reprendre euh peut-être le travail là où Joris nous reprochait collectivement de l'avoir laissé parce que Jor disait et je pense que c'est une des clés de la réponse à l'offensive contre la démocratie. L'offensive contre la démocratie, c'est pas dire qu'il y a trop de démocratie où essayer de se replier sur nos petits périmètres démocratiques, c'est d'ouvrir de nouveaux champs d'épanouissement et de conquête à la démocratie. Jor disait, la République, nous l'avons laissé à la porte de l'atelier et ce faisant nous avons fait du citoyen un souverain dans la cité mais un CF
dans l'ordre économique en gros dans l'usine, dans l'entreprise et cetera. et il reprochait, il se reprochait, il disait qu'il y aurait pas de socialisme tant qu'on aurait pas compris qu'il fallait étendre à l'ordre économique la question démocratique. Alors d'elle-même ou de même les citoyens ont répondu à travers les coopératives, à travers les mutuels, à travers les associations, ce qu'on appelle l'économie sociale et solidaire. Mais il y a là à l'évidence pour quiconque veut lutter contre les régimes illibéraux, ceux qui remettent en cause la démocratie politique, et bien il faut aller porter le faire ou en tout cas la conquête démocratique dans le champ qui est le leur c'est-à-dire celui de l'entreprise et de l'économie.
parce que fondamentalement d'innombrables d'innombrables concitoyens seront favorables à pouvoir jouir donc peut-être pas d'un droit de vote ou d'une participation à toutes les délibérations, mais d'une contribution à ce qui est leur quotidien. Et je termine d'un mot Julie si tu permets là-dessus pour dire que euh ça euh quand je vous parle d'économie sociale et solidaire, nous-même à gauche, moi je me souviens, on l'a c'était allez un petit paragraphe de nos programmes politiques. Moi je vous le dis alors là que ce soit clair, je le dis aux représentants des candidats au primaires que moi je les prendrai pas en parître. le candidat
ou la candidate, pardon, les candidats et candidates qui n'auront pas dans leur programme une stratégie de développement de l'SS qui vise à augmenter la part de ces entreprises là dans l'économie française n'auront aucune crédibilité sur la transition écologique parce qu'il y a pas de transition écologique sérieuse sans entreprises plus tempérantes donc il faut plus de SS. aucune crédibilité sur la transition démographique parce qu'aujourd'hui là où nous pouvons assurer la euh le le comment dire la la prise en charge des personnes vulnérables, c'est dans le secteur public ou dans le secteur privé non lucratif et il faudra le réserver d'ailleurs au public et au non lucratif et pareil pour les crèches et ils n'auront pas d'avantage de crédibilité
dans le champ de la révolution numérique. ma proposition et et je le fais pas seulement comme président de SS France, c'est qu'il faut porter, je sais pas si l'expression est bonne, mais le faire démocratique au sein de l'ordre économique et cela passe notamment pas que par le fait d'augmenter la part des entreprises dites démocratiques, collectives à lucrativité limitée ou non lucrative dans l'économie française. Un dernier mot, le SS en France, c'est le PIIP du Portugal. S'il y a pas de politique pour le pip du Portugal, pardon. Mais c'est que franchement on est mauvais quoi. Bravo [applaudissements]
Alexis Corbière peut-être sur les outils et puis je propose qu'on laisse la parole au public. Oui, on on va discuter. Donc je fais je fais cours. Je pense que l'intelligence artificielle l'IA va va percuter nos économies et va faire entrer dans le jeu de la lutte et de la résistance couche sociale, je vais dire comme ça, qui sont notamment les cadres. Et tout à l'heure, on évoquait les outils de domination idéologique. Mais dans les outils de domination idéologique, il y a aussi le fait que dans la vision du travail hein, il y a aussi ceux qui dans l'entreprise parfois sont objectivement des salariés exploités mais qui parce qu'il touchent un peu plus parce que la représentation qui a en effet font qu'ils accompagnent le système dans la domination idéologique. Et on peut imaginer que
dans la période qui vient, c'est déjà ce qui est en train de se produire, ce choc qui va se produire, c'est licenciement, ces destructions d'emploi vont être particulièrement chez ceux qui jusque-l n'étaient pas les plus humiliés, exploités, qui même avaient des salaires qui étaient relativement confortables mais qui vont perdre leur boulot. Ce que je veux dire, c'est que là dans la bagarre culturelle qui est avant nous, ça va bouger. Quand j'ai dit tout à l'heure qu'il y avait des outils de domination idéologique, je pense pas qu'il faut l'interpréter comme un élément, pardon, si vous l'avez pris comme ça, ou qui vise tout est perdu. C'est c'est pas le cas. et vous l'avez évoqué, il y a aujourd'hui des résistances et une critique du système économique que je trouve plus virulente,
plus claire que ce que quand j'avais commencé à militer dans les années 80. Je crois qu'il y a de plus en plus de gens qui comprennent euh que ce système ne va plus, ne serait-ce que par l'entrée écologique. Je veux dire, il suffit d'allumer le poste. Il faut vraiment être un crétin pour pas comprendre que les grands incendies, même ce qui s'est passé l'autre jour au Népal et cetera, enfin, je nous allons, c'est le système économique qui remet en cause ce qui est notre commun, l'écosystème. Donc, il y a ces batailles euh qui sont devant nous. Faut-il euh tu lui demandes des nouveaux outils, moi je me méfie toujours à l'idée. Il en faut sans doute évidemment. Mais c'est pas ce que vous vouliez dire. Mais à l'idée la gauche, les écologistes sont désarmés,
ils n'ont aucune idée. Non mais c'est pas ce que tu dis. Mais je veux dire que mais bon nous-même on peut quand même Oui. Bah les propositions comportent même si elles sont un peu rustiques mais une fiscalité on a évoqué Zucman d'autres oui rétablir l'ISF réfléchir à un salaire pourquoi pas maximum dans l'entreprise enfin je un écart de salaire maximum dans les entreprises. Un écart de 1 à 20 c'est déjà bien. Enfin il y a des idées déjà qui sont dans le débat on peut en trouver d'autres mais je veux dire on peut aussi les faire connaître et continuer à les défendre. de leur donner de la valeur et comme je le disais aussi tout à l'heure les porter de je veux dire de manière unitaire pour créer des arcs de force larg de pénétration dans la société. Que les choses soient clair hein, tout à
l'heure quand j'ai fait ma critique en disant il y a des idées qu'on aurait pu porter ensemble ça s'adressait pas seulement à vous camarade socialist s'adressait à tout le monde et même y compris à des gens qui parlent très fort mais qui lorsqu'il y avait cette bataille qui était menée je les ai pas trouvé vraiment au côté de ceux qui portaient l'idée de l'attaque Zucman. Ah bah oui parce que c'était pas une idée que eux avaient mis dans le débat. Je trouvais ça dommage parce que il y avait un bia. Bon donc vous voyez la critique elle est bon elle est à tout le monde vous sur donc les outils de domination logique je pense qu'on est quand même pour le dire alors vraiment on prend des coups mais on est quand même dans une société Benoît évoqué Jean Jorès où il y a quand même encore une
pensée républicaine une pension de une passion de de l'égalité qui fait que nos idées peuvent avancer. Moi je c on n'est pas dans une société totalement enfin je veux pas comparer avec d'autres pays où c'est alors vous évoqu je vais dire sur le libéralisme mais c'est où l'idée vraiment il y a quand même une gêne j'ai envie de dire dans ce qui est les éléments d'hégémonie culturelle du pays qui a trop d'inégalité en fait donc je pense la bataille est pas du tout perdue hein Benoît cité Jores même si on revient au débat durant la Révolution française al évidemment je vais citer Robespierre mais qui disait Vous avez aboli l'aristocratie mais vous êtes en train d'en mettre une encore plus terrible encore, c'est
l'aristocratie des riches sur un débat sur l'époque, le mar d'argent et cetera et le fait de pouvoir avoir pour participer à un vote, il fallait payer. Vous allez dire que je suis en train de polémiquer sur autre chose. Vous allez dire que je suis en train de polémiquer sur autre chose. [applaudissements] Alors, les républicains, ils sont pas pour les votesires. Enfin, est vrai, mais bon, non, non, je suis méchant. Bref, voilà. Mais on va discuter maintenant, j'arrête parce que je suis en train de vous dire des bêtises. Mais mais c'était pour dire et pour terminer par rapport à ma voisine, il y a un débat qui est passionnant sur la question de voilà bon qui a un débat qu'il faudrait sur la question du du libéralisme. Je comprends l'idée. Enfin le libéralisme en France, il a pas le
même c'est la même signification selon les pays. C'est plutôt ceux qui sont contre toutes règles dans le débat économique. C'est comme ça. Mais ça n'est pas la vérité. Évidemment, il y a une pensée libérale et prise d'ailleurs de liberté de liberté publique tout à fait noble dans le débat intellectuel. Et on peut même imaginer d'ailleurs que les grands révolutionnaires que j'ai évoqué tout à l'heure étaient à leur manière un peu des des des libéraux, ça leur a été reproché parfois mais qui portaiit un nombre de liberté économique. on est quand même rentré, je schématise parce que je veux terminer dans l'air où ce qu'il faut penser, c'est quand même la question des règles et de la réglementation que de limite il faut limiter tout ça parce qu'on voit bien qu'on est dans quelque chose où si
la puissance économique nouvelle, le nouvel âge du capitalisme est-il limité, il détruira non seulement l'homme mais la planète elle-même. Je vous demande de bien vouloir remercier Benoît, Nicolas, Buon, Alexis Corbière. Est-ce que vous avez des questions, des réactions ? On a 10 petites minutes devant nous. L'unité.
Un homme, une femme, on commence par un homme vraisemblablement.
Bonjour messieurs, bonjour madame. Déjà, je voudrais remercier monsieur Amont en 2017 qui a porté un sujet que j'adore qui est le revenu universel. Donc voilà, j'adore. Merci. [applaudissements] Ça va être très cour. Et j'aimerais m'adresser à monsieur le député Corbière. [grognement] C'est son téléphone. J'attends. C'est bon. J'aimerais qu'on proposition de loi retaxion les holdings tout simplement parce que en fait les inégalités et les richesses des milliardaires, il payent pas d'impôts. Ça vient des holdings tout simplement. Donc portons un sujet sur la taxation des holding. Voilà. [applaudissements] Avant peut-être qu'Alexis réagisse,
est-ce qu'il y a une autre question ? Oui, madame. [raclement de gorge] Euh oui, bonjour. Alors, moi c'est pas une question, c'est qu'en fait j'ai vu sur LCI, bon, je fais de la pub, mais qu'en fait, il y parlait des milliardaires que leur problème c'était pas de données, c'était psychologique en fait. Non mais c'est vrai et je crois qu'il a lâché le truc et après il en a plus reparlé parce qu'en fait il il y a on est humain donc on a des réactions humaines et on vit avec on essaie de comprendre justement comment on fonctionne et on voit que bon ben c'est l'ego ou c'est le la domination c'est voilà on est toujours en quête de savoir où on va avec ce qu'on est quoi. Donc lui il a dit exactement, il a dit
"Ouais, c'est pas un problème de données, c'est juste la psychologie." Voilà. Merci. Peut-être une troisième question madame Bon, désolé, j'ai rompu la règle un homme, une femme. Bonjour, merci. Je monsieur Amon, je dirige des entreprises dans l'ESS en Laoren et donc je vous remercie d'avoir mis en lumière ce sujet qui à mon sens est extrêmement important. Euh le l'ESS et les entreprises d'insertion plus largement ne doivent pas être à mon sens euh une économie résiduelle, une économie de réparation. Aujourd'hui, on a 10 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. L'État ne suit pas et je crois qu'on nous empêche
d'éteindre des feux qui ont été allumés. On a de moins en moins de moyens. On doit accompagner des personnes qui sont de plus en plus éloignées de l'emploi. Euh c'est extrêmement compliqué. Comment faire mieux plus avec moins ? Je vous remercie. Merci beaucoup. Je redonne le micro. Peut-être que Alexis Benoît vous pouvez commencer à répondre. Vous avez des micros mot he sur l'idée de du camarade, de l'ami de sur les holdings mais évidemment enfin vous savez tous les débats budgétaires. Amagas quand le cornu nous fait une lettre pour dire que comment vous ne certains menacent de ne pas voter le budget alors qu'il faut participer au
débat budgétaire mais dans tous les débats budgétaires et là encore je remets ma casquette d'unitaire c'estd avec les camarades socialistes écologistes insoumis on on mène des batailles pour des budgets différents dans lequel le nombre de propositions sont faites de sur la flat taxe sur réalition de l'ISF sur une fiscalité plus importante pour les holdings et cetera je veux dire et chacun des budgets que nous portons la dernière fois aurait aurait je crois là aussi 25 à 30 milliards de recettes supplémentaires. Donc je vous invite à regarder parce qu'il y a beaucoup d'amendements dans ces batailles qui qui sont fait et qui sont des là aussi je crois peut-être pas assez valorisé dans la bagarre que nous menons. Et c'est toujours intéressant, vous le faites
peut-être mais de d'écouter les débats en commission des finances parce que les arguments qui sont avancés et clairs font tomber les masques. Alors il y en a certains, on les connaît et qui défendent les plus riches. C'est la droite, c'est marqué dessus, c'est le poral, c'est leur raison d'être. Mais le Rassemblement national, c'est intéressant à écouter ce qu'il raconte dans les débats sur des sur ces questions-là, qu'il faut pas augmenter les salaires, que il faut pas rétablir lesf et cetera parce que on a une un rassemblement national, c'est une vieille histoire dans l'extradooite mais qui a comme toujours, c'est un parti droite avec une silhouette d'une formation de gauche, prétendument une force anticapitaliste qui conteste le système. Donc ça peut être intéressant
de faire monter partout où on a les moyens le type d'argument qu'ils avancent pour s'opposer à toute fiscalité. Euh et d'ailleurs il l'assume, on fera pas d'impôts, on fera pas d'impôt supplémentaire. C'est une manière de et j'arrête là de ce que vous disiez aussi sur les riches, ils veulent pas payer plus d'impôts. Euh moi, il y a un argument qui qui est qui est dingue. Il faut peut-être qu'on n'est pas bon quand on a l'honneur d'être sur les plateaux télé, mais cette idée euh les Français en ont assez de payer d'impôts, mais comment dirais-je ? Quand nous nous parlons d'une fiscalité, nous ne parlons pas évidemment de d'augmenter les impôts pour tout le monde. Euh je veux dire, on a c'est souvent l'argument des plus riches qui est utilisé sur les gens en
ont assez et on peut discuter de la fiscalité actuelle. Je moi j'aime pas le mot de moral bol fiscal, c'est des conneries. Mais euh indiscutablement, on a une fiscalité qui pourrait être plus juste. Moi, j'ai longtemps porté, je porte encore l'idée qu'il y ait plus de tranches d'impôts, que ce soit plus progressif. C'est vrai que bien souvent à Forceurie, quand vous apprenez que les plus riches ne payent quasiment pas d'impôts pour des gens qui gagnent 3000 3500 € par mois, qui sont pas des riches mais qui sont pas dans qui payent des impôts qui ont des enfants. Ah, des fois ça quand vous payez des impôts, ça fait mal. surtout quand vous trouvez que l'école euh le prof est pas remplacé, que le service public se dégrade, légitimement, vous pouvez vous poser la
question "Mais mais qu'est-ce qui se passe ? Je comprends pas, je paye des impôts et et ça se dégrade." Donc ce sentiment et c'est l'argument qu'ils utilisent nos adversaires pour dire "Regardez, les gens ont un peu ralbol et cetera." Bon, nous on doit mener une pédagogie vertueuse pour dire qu'évidemment l'impôt et ce qui est fondamental qui permet à la puissance publique pour intervenir, ce qui permet que ce soit pas la loi de la jungle et mais il faut une révolution fiscale. Le système actuel, il est injuste et toutes ces toutes ces failles sont autant après d'arguments utilisés par nos adversaires pour évidemment justifier le fait que il n'y a plus d'impôts à payer et que c'est la loi uniquement du plus fort qui l'emporte. [applaudissements] Juste pour dire un mot, peut-être le
saviez-vous pas, mais pour la 3è année consécutive, nous avons eu en débat l'Assemblée nationale au moment du budget à combattre, heureusement, il y a des parlementaires de gauche qui ont aidé, des amendements de suppression et simple de SS France, du mouvement associatif. Euh c'est-à-dire qu'aujourd'hui à l'initiative du Rassemblement national voté par la droite d'ailleurs au passage dire la jonction elle s'est faite ce qui veut dire que qu'on qu'on soit clair euh le faut vraiment euh être attaché à lire ce que l'extrême droite dit qu'elle va faire et et euh et croire que d'une manière ou d'une autre bon bah quand j'en entends des fois qui disent c'est
on va résister tout ça c'est sympa mais il y a quand même des gens pour qui les conséquences de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir vont être cataclysmiqu par pour commencer aux étrangers évidemment ou ceux qui ont une tête d'étranger et cetera et cetera et il y a aujourd'hui une remise en cause dans le débat public à l'initiative de l'extrême droite mais l' encore reprise par la droite une remise en cause de la liberté associative autour de cette idée qu'une subvention d'une collectivité ou de l'État doit appeler le silence de l'organisation subventionnée sur les les grands débats publics éteindre son plaidoyer. D'ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, Oxfam et l'ONG que je dirige avont été directement ciblé
par Mario Maréchal Le Pen sur cet argument tandis que je sais pas combien vous avez en subvention publique, nous c'est zéro et on est mis en cause par l'extrême droite sur la base de mensonge au motif que les associations seraient aujourd'hui capteraient trop d'argent public. Alors juste pour que parce que ce sont des arguments et et Alexis dit "Vous êtes des militants". Ben portez des arguments. Je vous le donne celui-là parce qu'on l'a pas en tête forcément. D'abord se souvenir que quand une association, une organisation de l'SS reçoit une aide aux entreprises, c'est en contrepartie d'une mission d'intérêt général. Les aides publiques aux entreprises qui vont à l'économie, il y a pas de contrepartie de mission d'intérêt général. Elles sont subventionnées, aidées peut-être parce
qu'elles font de la recherche et cetera. Mais nous, nous avons une mission d'intérêt général. Bien, la Cour des comptes vient de faire la lumière sur les la part des financements publics vers l'économie sociale et solidaire en regard des financements publics qui vont à l'économie conventionnelle. Que dit en 2025 la cour des comptes ? C'est les gens a priori qui savent compter quoi. Ils disent que les aides publiques ou la part des aides publiques aux entreprises qui vont à l'ESS subvention aux associations comprises, c'est moins de 8 % des aides publiques. Entendez-vous ? Moins de 8 %. Or le SS c'est 14 % de l'emploi privé. Donc ça veut dire qu'on surperforme en
étant moins aidé et alors qu'on assure une mission d'intérêt général. Si vous voulez faire des économies, je vous le dis, [applaudissements] il y a clairement à revoir aujourd'hui ce que sont les aides publiques aux entreprises. Et si vous voulez chercher euh le patron des entreprises parasites, pas le SS qu'il faut aller chercher mais plutôt au MEDF. Merci à nos intervenants pour cette magnifique table ronde et ces débats. Et pour rappel, elle était organisée en collaboration avec le S tank nous que j'ai l'honneur de présider, de coprésider avec Gaston Laval. Voilà, merci à tous pour votre participation et votre attention. [applaudissements]
Je vous donne rendez-vous dans la halle pour le discours d'Olivier Fort. à tout de suite.
Benoît Hamon