Philippe de Villiers : "Quittons cette broyeuse européiste !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Philippe de VilliersChiffre
« la contribution nette de la France, elle est de 15 milliards d'euros »
- 3:00Philippe de VilliersChiffre
« Si on supprime la politique de la ville, c'est une économie de 8 milliards »
- 3:30Philippe de VilliersChiffre
« Si on supprime l'AME, c'est une économie de 1 milliard »
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Il y avait une différence entre le premier ministre et la journaliste Sonia Mabou, c'est qu'elle connaît ses dossiers et lui il dit beaucoup de bêtises et surtout il contourne la vérité que je voudrais rétablir. en quelques mots et sans aucune polémique, la situation financière de la France qui est dramatique, elle est d à des raisons conjoncturelles. Je reviens pas là-dessus, on les connaît, chacun les exprime à son tour, les émeutes, les gilets jaunes, le quoi qu'il en coûte et cetera. un chapelet d'erreurs qui s'ajoute aux erreurs précédentes. Mais je vais revenir sur les raisons structurelle parce que c'est sur elle que on peut agir demain si on veut revenir à l'équilibre des comptes.
Il y a trois raisons structurelles. D'abord, un changement de modèle économique. Deuxièmement, un changement de peuplement et troisièmement un changement de souverain, un changement de modèle économique, l'état profond. Il y a 30 ans avec le traité de Marrakech qui est le frère jumeau du traité de Mastrich a décidé de tout passer au libre échangisme. L'État profond a imposé à toutes les majorités politiques qui se sont succédées de droite et de gauche un nouveau paradigme comme ils disent, un nouveau modèle économique qu'on a appelé le le New Deal français. Ce New Deal était établi sur deux principes.
Premier principe, l'extension indéfinie de la sphère publique et donc de la dépense improductive. Et deuxème principe, le primat de la consommation comme moteur de la croissance par rapport à la production. Résultat, ce nouveau modèle économique a favorisé, entraîné, généré la spirale de la dette, la spirale du déficit, la spirale de la désindustrialisation et la spirale de la métropolisation. Deuxè changement après le changement de modèle économique, c'est que qui fait qu'on n plus un pays producteur, donc il y a plus de travail, donc il y a plus de cotisation, c'est une grande partie de nos difficultés qui s'expliquent ainsi.
Sommes un pays du consumérisme héoniste, vivent les grandes surfaces qui importent et on a un déficit commercial à Bissal. 2è changement, le changement de de peuplement en fait. C'est simple selon les observatoires sérieux, c'est 40 milliards à peu près 40 60 milliards. Si si on regarde dans si on réservait les euh les prestations sociales contributives non contributives pardon au français, c'est une économie de 15 à 20 milliards. Si on supprime la politique de la ville, c'est une économie de 8 milliards. Si on supprime l'AME, c'est une économie de 1 milliard et cetera et cetera. Il y a les coûts directs et les coûts indirects.
Parce que par exemple quand l'école fabrique des crétins numériques, ça se voit pas mais ça pèse quand on veut avoir des ingénieurs, des cadres, des responsables et cetera. Et puis troisièmement, le changement de souverain, accrocher les ceintures. Euh nous ne sommes plus souverains. Le souverain, c'est la l'impératrice de l'empire de la norme. Barzo disait l'empire non impérial, on y est. L'empire non impérial, il a tout aspiré. Donc nous on obéit. Alors il y a une chose dans il y a une question que Sonia a poser au premier ministre. La réponse m'a sidéré. Je tombais de l'armoire. Il connaît pas le chiffre de la contribution nette de la France.
Or la contribution nette de la France, elle est de 15 milliards d'euros. Je dis bien la contribution nette, c'est entre ce qu'on reçoit de l'Europe et ce qu'on donne à l'Europe, il y a une différence de 15 milliards d'euros s'il vous plaît. Qui le dit sur les autres médias ? Qui sont les hommes politiques qui osent dire ça ? Personne. On est sur un tabou. On est sur un territoire sacré. Mais allons plus loin puisque je parle de territoire sacré, l'euro l'euro était censé nous protéger euh protéger les hommes politiques d'eux-mêmes. L'euro était censé nous nous pousser à la vertu d'économie.
Il y a un journaliste qui s'appelle François l'anglais qui a très bien dit les choses qui a dit en fait l'euro c'est l'oreiller qu'on met sur l'alarme pour ne pas entendre la sirène. Et donc avec l'euro tout va bien. Les hommes politiques n'ont plus de problème. Quand vous avez une monnaie nationale, vous êtes rappelé euh à vos erreurs par les marchés financiers nationaux et donc vous êtes obligé de faire des plans d'austérité, de d'évaluer et cetera. Et ça se voit, le le peuple français le voit. Mais avec une monnaie euh confortable qui est extérieure, il y a plus aucun système d'alarme, il y a plus d'alerte. C'est-à-dire que la France est devenue la rentière de l'euro.
Si vous permettez une métaphore, je dirais euh le franc c'est la monnaie des fourmis, l'euro, c'est la monnaie des cigales. Mais il y a pas que l'euro, il y a quand même la capitulation douanière aussi. Et là, moi j'ai une pensée ce soir pour tous les paysans de France qui sont dans la tristesse, qui sont dans la détresse parce que ça y est, ils ont signé le mercour. C'est c'est ça y est, c'est c'est c'est euh c'est dans le sillon, c'est semé. Alors, ils vont nous expliquer, il y aura des compensations, il y aura des clauses de sauvegarde. Je t'en foutrai des clauses de sauvegarde. Ils mentent tous.
Vous rendez compte que il y avait 2 millions de paysans, il y en a plus que 400000 et le nombre des fonctionnaires du ministère de l'agriculture a doublé de 18000 à 36000. Donc il se foutent de notre gueule. Donc en fait on nous prépare une France sans paysan. C'est ça qu'on veut. C'est ça qu'ils veulent parce qu'ils préfèrent déléguer notre alimentation au marché mondial pour faire plaisir aux Allemands puisque de toute façon on est dans la route des Allemands. Le couple franco-allemand, c'est le l'allemand qui porte la culotte.
Et puis il y a le marché d'électricité, on n' pas le temps d'en parler mais le marché d'électricité c'est en train de tuer tout tous nos artisans, nos boulangers et cetera. Et puis il y a le pacte vert qui est en train de tuer notre industrie automobile. Et donc en fait avec ce changement de souverain, on meurt à petit feu. Les Français sont encore européistes. Pourquoi ? parce que ils vivent avec ce principe l'union fait la force mais l'union des faibles fait la faiblesse. Et c'est la raison pour laquelle je vous dis ce soir, il faut partir, il faut quitter cette broyeuse, retrouver notre souveraineté, sinon on ne pourra résoudre aucun de nos problèmes.
Je le dis avec gravité mais avec certitude, avec toute ma conviction. Peut-être que je suis un peu en avance de quelques années ou de quelques mois comme d'habitude, mais je m'en voudrais de pas vous l'avoir dit. Pendant toutes les vacances, chaque matin, chaque soir, je me suis dit, il faut que chose leur dire, il faut partir.
Philippe de Villiers