François Xavier Bellamy invité du magazine Transparence
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:07ComplaisanteRéponse partielle
Bonjour et bienvenue en transparence, le magazine de la rédaction qui parle de l'actualité et qui donne la parole à ceux qui font l'actualité.
- 0:20OuverteRéponse directe
Dans quel état est-ce que vous avez trouvé la Nouvelle-Calédonie 1 an après la violence insurrectionnelle de mai 2024 ?
- 1:31OuverteRéponse directe
Sur les causes elles-mêmes de cette insurrection très violente qu'a connu la Nouvelle-Calédonie. Le prétexte, ça a été la modification du corps électoral. Vous-même, est-ce que vous avez pu en parler avec les uns et les autres et comprendre comment ce phénomène avait pu exploser sur le territoire ?
- 2:53RelanceRéponse directe
On va vous dire que c'est un beau principe. Il ne faut pas céder, pas laisser la violence. Mais comment est-ce qu'on fait pour lutter contre cette violence ?
- 5:34RelanceRéponse directe
Mais vous le savez François Bami, en tenant ce langage, en tenant ce discours, vous avez dit l'autre jour, il faut dégeler le corps électoral. On va vous accuser au mieux de jeter de l'huile sur le feu, au pire de faire de la provocation.
- 6:58OuverteRéponse directe
La vraie question aujourd'hui, c'est comment maintenant on écrit l'avenir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31François Xavier BellamyFait
« Ce qui a provoqué cette crise, c'est le fait qu'une petite minorité a décidé que la violence devait l'emporter sur l'expression démocratique. »
- 2:11François Xavier BellamyFait
« Il y a eu un accord important, l'accord de Numéa, qui a réuni toutes les forces calédoniennes de toutes les sensibilités, de tous les horizons, de toutes les communautés pour dire maintenant, nous avançons vers un processus qui permettra que les Calédoniens s'expriment. »
- 2:53François Xavier BellamyFait
« Le 13 mai, ça n'était pas il y a un an. Le 13 mai, c'est tous les jours ici. Tous les jours pour tous les Calédoniens. »
- 3:37François Xavier BellamyFait
« Je pense à ceux qui n'arrivent pas à trouver de travail. Je pense à ceux qui ont fait la queue il y a quelques jours devant cet hôtel qui proposait 5 contrats et qui a vu 500 personnes arriver pour présenter un CV. »
- 4:54François Xavier BellamyPromesse
« L'État restera au côté des Calédoniens pour garantir leur sécurité. »
- 5:34François Xavier BellamyFait
« Jamais, jamais la violence ne doit avoir le dernier mot. »
- 6:19François Xavier BellamyFait
« On ne ramènera pas la paix en faisant que la violence paye. »
- 6:58François Xavier BellamyFait
« Ce qui manque le plus au Calédoniens, ce qui leur a le plus manqué, c'est ce respect, cette reconnaissance, la reconnaissance de leur dignité, de la dignité de tous les Calédoniens. »
- 7:38François Xavier BellamyFait
« La décolonisation de la Nouvelle-Calédonie, elle est terminée, elle s'est achevée. »
- 8:17François Xavier BellamyFait
« La Nouvelle-Calédonie n'est plus une réalité coloniale. La Nouvelle-Calédonie, parce que les Calédoniens l'ont voulu, elle est française. »
- 8:55François Xavier BellamyFait
« Le droit à l'autodétermination, il a été exercé par les Calédoniens et voilà, ils ont pris leur décision, ils se sont prononcés. »
- 10:03François Xavier BellamyFait
« Une fois pour toutes, les départements de la métropole sont dans la France et maintenant cette question, elle engage toute la France. »
- 11:18François Xavier BellamyFait
« Je ne sais pas si Marine Le Pen, elle disait hier qu'elle était toujours candidate à l'élection présidentielle. Si elle se présente à cette élection suprême, il faudra quand même qu'elle nous explique pour quelle importance elle elle tient l'exercice d'un référendum. »
- 12:46François Xavier BellamyFait
« Un projet d'indépendance association serait une trahison démocratique. »
- 13:29François Xavier BellamyFait
« On nous dit "Écoutez, vous devriez quand même accepter la Calédonie euh avec la France. C'est quand même mieux que la Calédonie sans la France." Mais nous, nous ne voulons qu'entendre ce que les Calédoniens ont dit. »
- 14:52François Xavier BellamyPromesse
« Si cette proposition devait devenir la position définitive du gouvernement français, nous quitterions le gouvernement. »
- 25:17François Xavier BellamyFait
« L'Azerbaïdjan est le premier état corrupteur dans les institutions européennes. »
- 26:36François Xavier BellamyFait
« On a eu une très belle conversation parce qu'elle a saisi avec beaucoup de détermination ce sujet de l'ingérence et qu'elle a dénoncer la manière dont certains élus au Congrès avaient pu se compromettre avec l'Azerbaïdjan. »
- 27:21François Xavier BellamyFait
« Si vraiment il y a en Nouvelle-Calédonie des élus qui pensent défendre l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie au nom de la liberté, au nom de la démocratie, au nom de la dignité, alors je crois que ils doivent renoncer à jamais à employer tous ces mots s'ils ont comme premier allié un état dictatorial qui figure parmi les puissances les plus répressives du monde. »
- 28:06François Xavier BellamyFait
« L'Azerbaïdjan qui il y a 3 ans a attaqué sauvagement le peuple arménien parce qu'il revendiquait l'autodétermination dans le Haut Carabar. »
- 29:26François Xavier BellamyChiffre
« Nous avions 45000 adhérents il y a 3 mois, nous en avons 122000 aujourd'hui. »
- 33:24François Xavier BellamyFait
« Dire que la Nouvelle-Calédonie est française, ça n'a rien d'une évidence. »
Temps de parole
- ?100 %
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[Musique]
Bonjour et bienvenue en transparence, le magazine de la rédaction qui parle de l'actualité et qui donne la parole à ceux qui font l'actualité. Notre invité SM, c'est le député européen François Xavier Bélami qui est actuellement sur le territoire. Il est aussi numéro 2 des républicains François Xavier Bélami. Bonjour. Bonjour. Merci à de radio rythme bleu à l'occasion de ce déplacement en Nouvelle-Caonie. Vous étiez déjà venus d'ailleurs, nous avons nous avions reçu lors de votre dernière visite qui remonte à 2023. Depuis votre arrivée, vous avez rencontré beaucoup de gens, vous êtes allés sur le terrain.
Dans quel état est-ce que vous avez trouvé la Nouvelle-Calédonie 1 an après la violence insurrectionnelle de de mai 2024 ? La Nouvelle-Calédonie que je retrouve aujourd'hui 2 ans après être venu n'est plus la même. Et ce qui me marque le plus, c'est que le 13 mai et les jours qui ont suivi ont créé une forme de traumatisme collectif qu'il faudra sans aucun doute du temps pour digérer. Le le 13 mai, ça n'était pas il y a un an. Le 13 mai, c'est tous les jours ici. Tous les jours pour tous les Calédoniens. C'est bien sûr l'immense fragilité économique, les entreprises qui peinent à redémarrer. Ce sont les emplois perdus.
Ce sont tout ce qui a été détruit de services pour les habitants, les petits commerces, les services publics, les services de soins en particulier et puis c'est cette cette défiance très profonde dans la société caléonienne. Je crois qu'il faut prendre la mesure de ce qui s'est joué dans ces jours-là pour pouvoir comprendre le travail qui nous attend pour reconstruire maintenant. sur les causes elles-mêmes de cette insurrection euh très très violente qu'a connu la Nouvelle-Calédonie. Le prétexte, ça a été le le la modification du corps électoral de la Nouvelle-Calédonie. Mais on dit aujourd'hui la Calédonie est frappée par la crise. On a on a presque oublié ce qui l'a provoqué.
Vous-même, est-ce que vous avez pu en parler avec les uns et les autres et comprendre comment ce phénomène avait pu exploser sur le territoire ? Moi, je n'oublie pas ce qui a provoqué cette crise. Ce qui a provoqué cette crise, c'est le fait qu'une petite minorité a décidé que la violence devait l'emporter sur l'expression démocratique. Il y a eu un accord important, l'accord de Numéa, qui a réuni toutes les forces calédoniennes de toutes les sensibilités, de tous les horizons, de toutes les communautés pour dire maintenant, nous avançons vers un processus qui permettra que les Calédoniens s'expriment, que les Calédoniens s'expriment à travers trois référendums.
trois référendums uniques dans l'histoire des démocraties. Trois référendums qui devaient permettre une autodétermination. Ces trois référendums ont eu lieu avec un corps électoral qui était gelé pour garantir justement ce travail de décolonisation. Et quand ces trois référendums se sont terminés et qu'il a légitimement été nécessaire de se projeter vers l'avenir et de dégeler le corps électoral parce que c'est un impératif fondamental d'un point de vue démocratique pour prendre en compte l'expression des Calédoniens, et bien certains ont décidé que la violence devait avoir raison contre le droit, contre la liberté, contre la démocratie, contre la dignité des habitants de Nouvelle-Calédonie.
Et le résultat, il est là et je crois que tout le monde doit le regarder avec lucidité. Le résultat, c'est que tous les Calédoniens ont perdu dans cette histoire. Tous. Personne n'a gagné. Et je pense aujourd'hui à tous ceux et notamment les plus vulnérables, les plus fragiles, notamment ceux qui avaient le plus besoin de trouver leur place dans la société qui se trouvent aujourd'hui directement victime de cette situation. Je je pense à tous les habitants de Nouvelle-Calédonie, de toutes les provinces, la province du nord, la province des îles, la province du sud qui aujourd'hui euh ne peuvent plus se soigner ou soigner correctement leurs parents, leurs grands-parents fragiles ou malades.
Je pense à ceux qui n'arrivent pas à trouver de travail. Je pense à ceux qui ont fait la queue il y a quelques jours devant cet hôtel qui proposait 5 contrats et qui a vu 500 personnes arriver pour présenter un CV. Je pense à la réalité de cette inquiétude économique, à la multiplication de ces de ces situations d'insécurité profonde. Tout cela aujourd'hui, il faut le regarder avec lucidité pour que tout le monde prenne de nouveau cet engagement absolument clair. Jamais, jamais la violence ne doit avoir le dernier mot. Jamais. Et aujourd'hui, ceux qui chercheront à gagner par la violence continueront d'alimenter cette spirale de destruction qui sanctionne à la fin tous les Calédoniens.
On va vous dire que c'est un c'est un beau principe. Il ne faut pas céder. pas laisser la violence. Mais comment est-ce qu'on fait pour lutter contre cette violence ? Il y a un an, l'État n'a pas été capable d'assurer la sécurité. Euh est-ce qu'il va être capable de le faire ? Est-ce qu'il serait capable de le faire demain ? Ça n'est pas un principe, c'est une réalité concrète. D'abord parce que effectivement, il faut se donner les moyens de cette sécurité.
Avant de venir, j'ai échangé avec le ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot, qui est devenu le président de notre formation politique et qui m'a chargé de dire aux Calédoniens que l'État restera au côté des Calédoniens pour garantir leur sécurité. Hier avec Virginie Rufna qui est première vice-présidente du Congès, nous avons été sur le terrain saluer les forces de l'ordre, saluer les les policiers. Tout à l'heure, je verrai les les gendarmes. Je voudrais leur dire ma reconnaissance pour leur engagement, pour leur dévouement, pour leur présence. Cette présence, elle est fondamentale, elle doit être maintenue.
Mais faire en sorte que la violence ne revienne pas, c'est aussi refuser de lui donner raison. Et moi, je dois dire que je me sens en désaccord profond avec les responsables politiques qui aujourd'hui décide que parce que la violence a frappé, il faudrait peut-être changer les termes du débat. Il faudrait peut-être accepter de faire des concessions parce que la violence a ravagé la Nouvelle-Calédonie. Il faudrait par exemple promettre un 4è référendum. Mais je l'ai dit il y a un an et je le redis aujourd'hui. Cela c'est ouvrir la porte à de nouvelles violences. Ça n'est pas ramener la paix. On ne ramènera pas la paix en faisant que la violence paye.
On ramènera la paix en disant que jamais ceux qui détruisent n'auront gain de cause à la fin. Et donc ça n'est pas parce que des gens ont décidé de s'en prendre à des entreprises, à des écoles, à des collèges, à des mairies. Ça n'est pas parce que des gens ont décidé de brûler, de piller, de saccager qu'on va aujourd'hui promettre un 4è référendum. Au contraire, on doit dire de manière d'autant plus forte que le processus doit être respecté et qu'il faut maintenant continuer d'avancer vers le dégel du corps électoral, vers les élections normales qui permettront que tous les Calédoniens s'expriment sur l'avenir de leur collectivité, sur l'avenir de leur île.
C'est la priorité absolue parce que si on ne respecte pas cela, alors oui, encore une fois, on ouvrira la porte à de nouvelles violences demain. Mais mais vous le savez François Bami, en tenant ce ce langage, en tenant ce discours, vous avez dit l'autre jour, il faut dégeler le corps électoral. On va vous accuser au mieux de jeter de l'huile sur le feu, au pire de faire de la provocation. Non, encore une fois, je le redis de manière très paisible. Notre devoir aujourd'hui, c'est de reconstruire l'unité de la Nouvelle-Calédonie, mais on reconstruira son unité en la respectant. Vous savez ce qui a le plus manqué au Calédoniens ces dernières années ?
Ce qui est le cœur, je crois, de la question qui nous est posée aujourd'hui. La vraie question et je me permets de le dire de manière très humble parce que moi je viens de Métropole, je ne suis pas un Calédonien et je voudrais dire ça avec tout l'amour que j'ai pour cette terre où j'ai eu le grand honneur d'être reçu et que j'essaie de comprendre et d'écouter. Ce qui manque le plus au Calédoniens, ce qui leur a le plus manqué, c'est ce respect, cette reconnaissance, la reconnaissance de leur dignité, de la dignité de tous les Calédoniens. La vraie question aujourd'hui, je crois profondément, ce n'est pas l'indépendance.
Il faut arrêter de faire croire au Calédoniens que ce serait le sujet majeur, que le sujet majeur, ce serait la question institutionnelle de l'indépendance pour deux raisons. La première, c'est que le processus ouvert par l'accord de Numéa, il s'est clos. Et donc moi je le dis de manière très claire et je le dis à tous ceux qui à gauche à l'extrême gauche continuent d'utiliser ces mots. La décolonisation de la Nouvelle Calédonie, elle est terminée, elle s'est achevée. Oui, la Nouvelle-Calédonie a été une colonie et c'est la raison pour laquelle il fallait oui que la Nouvelle-Calédonie se prononce de manière libre sur son destin.
Et c'est la raison pour laquelle il fallait que dans les accords de Numéa, on puisse engager ces référendums. Ça a été le chemin choisi. On pourrait distribuer avec le recul des bons, des mauvais points, ça m'est complètement égal. Ça n'est pas mon rôle. Encore une fois, je regarde le passé avec lucidité et je regarde le passé avec reconnaissance pour tous ceux qui se sont engagés dans ce processus infiniment difficile et qui exigeaient tellement d'efforts. De tout côtés, ce processus a eu lieu, les trois référendums ont eu lieu. La décolonisation, ça voulait dire ça. La décolonisation, ça veut pas forcément dire l'indépendance.
Ça aurait pu vouloir dire l'indépendance si les Calédoniens l'avaient voulu, mais ils ont dit qu'ils voulaient rester dans la France. Et maintenant, la Nouvelle-Calédonie n'est plus une réalité coloniale. La Nouvelle-Calédonie, parce que les Calédoniens l'ont voulu, elle est française. Et donc la vraie question maintenant, ça n'est plus de spéculer indéfiniment sur l'indépendance. À mesure qu'on fait ça, on enfonce les Calédoniens dans la crise économique, dans l'appauvrissement, dans l'incertitude, dans toute l'expérience du décrochage qu'ils sont en train de subir collectivement aujourd'hui. La vraie question, c'est comment maintenant on écrit l'avenir ? C'est ça le sujet mal.
Mais à la fois tout le monde pratiquement nous dit "Mais il y a un droit à l'autodétermination, c'est un droit inaliénable. Il faudra qu'un jour les Cédoniens se prononcent sur leur avenir." Vous vous dites que c'est pas vrai, c'est une invention pratiquement. Mais le droit à l'autodétermination, il a été exercé par les Calédoniens et voilà, ils ont pris leur décision, ils se sont prononcés. Le droit à l'autodétermination, c'est pas une réalité euh qui reviendrait en permanence et qui serait comme une espèce d'épée d'amoclè suspendue au-dessus de tous les Calédoniens pour l'avenir.
Sinon, comment est-ce que vous voulez qu'on qu'on engage la discussion sur comment on reconstruit maintenant le droit à l'autodétermination ? Il existe, il est reconnu, c'est certain, il a été exercé par les Calédoniens. Ils ont dit trois fois qu'il voulait rester dans la France. Trois fois. Et moi, j'entends madame Le Pen dire le droit à l'autodétermination, il est constant, il existe toujours, mais il est constitutionnel, il est enfin c'est c'est les termes que tout le monde emploie aujourd'hui. Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que madame Le Pen demain, elle considère que si un département français en métropole décidait de prendre son indépendance, il faudrait la lui reconnaître. Ça n'a pas de sens. Une fois pour toutes, les départements de la métropole sont dans la France et maintenant cette question, elle engage toute la France. Et je me permets de le dire, il y avait une forme d'exception pour la Calédonie qui faisait que les Calédoniens devaient se prononcer sur leur avenir.
Et cette exception, elle est normale parce que la Calédonie était une réalité coloniale et que cet héritage- là, il faut en faire quelque chose et aujourd'hui encore, il faut qu'on arrive à l'appréhender de manière juste et équilibrée. Mais maintenant que les Calédoniens se sont prononcés, alors maintenant cette question, elle engage toute la France. Les Calédoniens ont dit que la Nouvelle-Calédonie était française et comme un français de métropole, moi aussi je voudrais dire à ma mesure et autant que je le peux, à quel point je veux travailler à l'avenir de la Nouvelle-Calédonie.
Je veux travailler à l'avenir de la Calédonie dans la France et dans l'Europe et je me suis battu pour la Calédonie depuis le Parlement européen sur la question de l'avenir de la filière nickel. C'est une question européenne sur l'avenir de l'énergie en Nouvelle-Calédonie. C'est une question européenne sur l'avenir de la jeunesse calédonienne. C'est une question pour la France et pour l'Europe et c'est à cette échelle là et avec cet horizon qu'il faut y travailler maintenant. Pour revenir à Marine Le Pen, vous fais allusion, elle est actuellement en Nouvelle-Calédonie et elle a elle a parlé de vous.
D'ailleurs, elle trouve que dire que penser que trois référendum allaient régler définitivement la question, c'était faire preuve de naïveté ou d'absence de lucidité. Pour elle, il était évident que trois référendum ne règleraaient rien. Bon, alors je veux bien qu'on traite avec une telle légèreté des référendums. Je je ne sais pas si Marine Le Pen, elle disait hier qu'elle était toujours candidate à l'élection présidentielle. Si elle se présente à cette élection suprême, il faudra quand même qu'elle nous explique pour quelle importance elle elle tient l'exercice d'un référendum.
Quelle crédibilité elle donne à la parole souveraine d'un peuple qui s'exprime en allant voter pour décider de son avenir. Il ne s'agit même pas d'un référendum, il s'agit de trois référendums. Je ne dis pas que ces trois référendums viennent clore toutes les questions, qu'ils épuisent tous les sujets. L'essentiel maintenant est devant nous, c'est comment on relance l'économie, comment on arrive à construire l'unité de la société calédonienne. Comment on rétablit le travail éducatif qui manifestement a tant besoin d'être soutenu, comment on retrouve des conditions favorables pour la santé en Calédonie.
Toutes ces questions là, elles sont bien sûr devant nous, mais ces trois référendums, ils ont une valeur déterminante pour traiter toutes ces questions parce que ces trois référendums, ils disent que les Calédoniens ont voulu que la Calédonie soit française. Et si Marine Le Pen ne veut pas entendre cela, alors je crois que malheureusement elle manque au respect de la démocratie, mais elle manque aussi à la France et à la fidélité que la France doit pouvoir attendre de ceux qui viennent la représenter, y compris sur le sol de la Nouvelle-Calédonie.
Alors le ministre des autres maires Manuel Vals, lui non plus ne semble pas vraiment avoir entendu le message puisque il dit que le trisème référendum laisse un goût d'inachevé et il a posé sur la table lors des discussions sur l'avenir institutionnelle un projet qui s'apparente à une indépendance association. Il parle de souveraineté en union avec la France. Vous avez parlé carrément de moment de trahison démocratique de la part de Manuel Vals. Je crois que un projet d'indépendance association serait une trahison démocratique pour la raison que je viens d'évoquer. On on demande au Calédoniens s'ils veulent l'indépendance. C'est la question des référendums.
Premier référendum, ils disent "Nous ne voulons pas l'indépendance." Deuxème référendum, "Nous ne voulons pas l'indépendance." 3è référendum, "Nous ne voulons pas l'indépendance." Et le ministre des outres Mèes arrive et propose l'indépendance. L'indépendance association. Mais l'indépendance association, ça veut dire d'abord indépendance. On nous dit "Écoutez, vous devriez quand même accepter la Calédonie euh avec la France. C'est quand même mieux que la Calédonie sans la France." Mais nous, nous ne voulons qu'entendre ce que les Calédoniens ont dit. Ils ont dit "Nous voulons la Calédonie dans la France, pas avec la France, dans la France." Et c'est pour moi encore une fois déterminant.
On est face à une question qui est d'une immense gravité. Ce sont pas des mots qu'on est en train d'agiter. C'est la réalité concrète que vivent les Calédoniens. J'ai rencontré hier des chefs d'entreprise de Nouvelle-Calédonie, des chefs d'entreprises qui portent des sociétés dans lesquelles toute la société calédonienne est présente et représentée. Et ils m'ont dit que la simple formulation de cette proposition à Deva, le seul fait que un ministre soit venu avec cette proposition avait jeté un immense coup de froid sur l'économie. immense, immédiat parce que les gens se sont arrêtés de consommer, ont arrêté d'investir, ont arrêté de se projeter.
Parce que quand on dit et qu'on vient de la part de l'État pour parler d'indépendance, en réalité d'un seul coup ont recréé cette incroyable insécurité dans laquelle la Calédonie a vécu ces dernières années. Alors, est-ce que c'est une proposition de de l'État ? C'est la question que tout le monde se pose un peu depuis que Manuel Vals l'a mis sur la table. On a vu que le président de la République voulait reprendre la main. Alors, est-ce que c'est un désaveu de son des autres mères ? Est-ce que ça vous paraît bien souhaitable que le dossier caédonien soit maintenant traité au niveau de l'Élysée ? Bon, je ne sais pas si c'est je je je je ne crois pas que ce soit le dernier mot.
En tous les cas, c'est certain puisque de toute façon cette proposition a été mise en échec et moi je voudrais dire ma profonde reconnaissance à à toutes les voix qui ont eu le courage de dire non à Deva, ils étaient ils étaient seps.
Je voudrais dire ma reconnaissance à à Alcid Pongal, au président du gouvernement, à Virginie Rufnac, première vice-présidente du Congrès, à Sonia Baquè bien sûr présidente de la province sud, à Nicolas Mezdorf député à à à Gill Brial, à à Pascal Victori, le le président de l'Association française des maires et à Bri Frogier pour terminer donc les deux délégations ils ont eu ils ont eu le courage de dire ensemble non, ils viennent de Bord politique qui ne sont pas tous identiques. Ils viennent de de parties différentes de la Nouvelle-Calédonie.
Ils viennent de toutes les communautés de la Nouvelle-Calédonie et ils ont dit ensemble ce nom qui représente ce que les Calédoniens avaient voulu dans ces trois référendums. Et ce nom, il a sauvé l'expression des Calédoniens dans leur majorité dans ces trois référendums. Donc cette proposition maintenant, je le crois profondément, elle n'est plus elle ne peut plus être sur la table. Par ailleurs, elle ne suscitait de toute évidence pas le soutien de l'unanimité du gouvernement. Bruno Rota euh là encore ministre de l'intérieur est aussi le président de notre famille politique.
Et nous avec les Républicains, nous disons et Bruno Rotaillot le dit, si cette proposition devait devenir la position définitive du gouvernement français, nous quitterions le gouvernement. C'est clair. Et je crois que cette position de notre famille politique, elle ne déviera jamais. Et et je crois que beaucoup de Calédoniens peuvent peuvent s'y retrouver aujourd'hui. Donc voilà, maintenant il faut une nouvelle étape. Le président de la République prend une initiative, nous y contribuerons. Il faut que toutes les forces calédoniennes, y compris la société calédonienne, puissent maintenant s'engager dans dans l'étape future de cette discussion nécessaire.
Alors pour cette discussion institutionnelle, l'autre jour, vous avez posé un cadre et des lignes rouges. Qu'est-ce que vous proposez ? Est-ce que c'est au nom des républicains que vous le proposez ? Et comment doivent s'organiser ces discussions ?
avec avec quel but puisque maintenant vous dites la Cédonie est dans la France mais il faut organiser son statut et son avenir bien sûr parce que je le disais l'essentiel des question reste reste devant nous maintenant c'est une chose d'être un territoire français mais c'est absolument clair que la Nouvelle-Calédonie pour la Nouvelle-Calédonie être un territoire français ça ne veut pas dire exactement la même chose que pour euh l'Île-de-France où j'habite qui est à quelques kilomètres de Paris. Ça n'est pas la même chose d'être un territoire français au milieu du Pacifique.
Et donc il faut maintenant qu'on réfléchisse à la meilleure manière d'organiser l'exercice de la responsabilité politique économique ici en Nouvelle-Calédonie et qu'on l'organise d'une manière qui soit ajusté aux besoins de ce territoire. Moi, je crois qu'on a besoin de retrouver un vrai régime de responsabilité politique. Il y a des réformes immenses à faire pour l'avenir de la Nouvelle-Calédonie et on évoquait déjà tant de questions qui font que des décisions sont attendues et même attendues d'urgence. Je pense au nickel évidemment la question du nickel et l'avenir du nickel, c'est l'avenir du poumon économique de la Nouvelle-Calédonie.
Mais ça supposera qu'on ait une vraie stratégie sur les questions d'énergie. Ça supposera qu'il y ait un travail majeur qui soit fait sur la question de la reconstruction et donc sur la question euh du système bancaire, sur la question des assurances. Il faut que les assurances jouent leur rôle aujourd'hui. Je le dis d'ailleurs, il y a une forme de scandale très grand dans le fait que des assureurs n'est toujours pas indemnis des gens qui ont tout perdu et notamment des entrepreneurs qui ont vu disparaître leur outil de travail, des salariés qui ont vu disparaître leurs entreprises, qui ne peuvent pas reprendre le travail parce que les assureurs ne sont pas au rendez-vous.
Tout cela, ça suppose qu'il y ait des politiques en Nouvelle-Calédonie qui puissent agir et qui a les moyens d'agir et les moyens d'agir maintenant pour leur territoire. Mais ça ça va supposer qu'on repense la mécanique en effet institutionnelle. Je crois pas que ce soit le le le cœur des enjeux, mais c'est la condition du reste. C'est la condition du reste. C'est-à-dire essentiellement aujourd'hui la répartition des compétences entre les différentes institutions puisque on est toujours dans le cadre de l'accord de Numé. Il y a un projet de de fédéralisme entre fédéralisme interne, fédéralisme externe à deux vitesses qui a été posé sur la table.
Est-ce que ça peut être selon vous une piste pour construire la Caille de demain ? Alors là pour le coup, moi je ne veux pas me mettre à la place des Calédoniens. C'est eux qui doivent en premier avoir la parole pour décider de la manière dont il faut organiser la répartition des compétences. Je dirais deux choses qui me paraissent essentielles. La première, c'est que notre devoir, c'est de garantir l'unité de la Nouvelle-Calédonie. C'est le sens de ces référendums. Les référendum, il ne concernaient pas des parties de la Calédonie. Et moi, je voudrais dire à quel point aujourd'hui cette unité est un devoir. Un devoir.
La Calédonie, c'est aussi le sens de la France, n'est pas une addition de communauté qui devrait rester à distance. Elle ne pourra avoir d'avenir que par la reconnaissance profonde de cette unité qui nous lit. Bien sûr, les histoires sont différentes. Bien sûr, il faut faire ce travail de reconnaissance de la diversité. des cultures, de la diversité, des identités. Tout cela est fondamental, mais à la fin ce qui doit être garanti par ce travail de reconnaissance réciproque, c'est l'unité de la société calédonienne.
Euh et cela étant dit, une fois qu'on a posé ça comme un cadre essentiel, il faut aussi qu'on puisse assurer, et ça c'est un combat que je porte aussi en Europe, ce qu'on appelle la subsidiarité, c'est-à-dire le fait que la décision publique soit prise au niveau le plus proche du terrain. La Nouvelle-Calédonie, c'est cette diversité de de territoire, cette diversité d'histoire. Il faut que les décisions puissent être prises euh au plus près du terrain pour garantir le maximum d'initiative, le maximum de liberté, le maximum de responsabilité politique. Et ça ça veut dire revitaliser euh d'abord euh le levier des communes.
J'ai échangé hier avec les maires réunis par Pascal Victori, des maires de de toute la Nouvelle-Calédonie avec qui on partageait sur les difficultés du territoire et qui m'ont impressionné par leur engagement, par leur force. Ces mères qui ont dormi dans leur mairie pendant les événements de de l'an dernier pour éviter qu'elle ne brûle. Ces mères qui ont été en première ligne aujourd'hui, ils disent qu'ils veulent avoir les leviers pour agir, les leviers pour décider. C'est évidemment nécessaire. Et puis l'échelon des provinces qui est un échelon pertinent aussi pour pouvoir mener une action efficace.
Il faut partout qu'il y ait euh là aussi comme au gouvernement des majorités claires qui permettent d'agir vraiment et d'assumer des responsabilités. L'unicité de la Calon et vous le savez, il y a une fracture identitaire sur le territoire et globalement beaucoup de beaucoup de Mélanésiens pensent qu'ils doivent être indépendantistes parce qu'ils sont Canaques. Comment passer au-delà ? Comment essayer de de convaincre une partie de la population caédonienne ? Mais d'abord, je je crois qu'il faut euh absolument que le que le dialogue soit soit euh renouvelé en profondeur. C'est mon sentiment aujourd'hui.
Euh la défiance s'est installée de de part et d'autre et c'est ce qui me marque le plus une forme de peur réciproque. Il faut sortir de cette peur. Bien sûr, les blessures sont très profondes et ça supposera un long chemin, mais il me semble qu'aujourd'hui on a tout pour voir de manière parfaitement claire et parfaitement concrète que la spirale de défiance et cette violence qui a marqué la Nouvelle-Calédonie n'a bénéficié à personne, je le redis, à personne.
et et on ne construira l'avenir de la Nouvelle-Calédonie pour les Canaques, pour les Mélanésiens, pour les Walisiens, pour toutes les communautés, pour les Métropolitains aussi qui la font aujourd'hui qui qui qui l'enrichissent de de ce qu'il lui apporte. on ne construira l'avenir de ce territoire que si on arrive précisément à cet effort de de reconnaissance réciproque. Mais cette reconnaissance, encore une fois, je je le dis vraiment avec beaucoup d'humilité mais aussi de façon très claire, elle ne signifie pas l'indépendance. Et je pense que l'indépendance, c'est une fausse question. C'est une fausse question.
C'est c'est comme si aujourd'hui, je voudrais reprendre la métaphore employée par Alcid Ponga, j'ai beaucoup d'admiration pour le travail qu'il mène justement avec euh euh ce qu'il incarne euh Alcide. Euh il le dit quand vous allez chez le médecin, si vous avez le le pied cassé euh mais que vous montrez en permanence votre oreille, vous n'avez que peu de chance de guérir et d'être soigné. Et bien aujourd'hui, il faut qu'on arrive à mettre le doigt là où ça fait vraiment mal. Ça fait trop longtemps qu'on parle d'indépendance, qu'on parle donc de questions institutionnelles, qu'on parle de question d'organisation, qu'on parle de questions électorale.
Alors que ça n'est pas là que se trouve en réalité le vrai mal. Le vrai mal, il est dans les dans les blessures d'une histoire qui doit être surmontée, dans la nécessité d'une reconnaissance qui doit être enfin vécue, qui doit être enfin partagée. Et et mon sentiment profond, c'est que c'est ce travail-là qui nous attend aujourd'hui. Je ne doute pas un instant que que beaucoup de gens dans la communauté mélanésienne euh sont sont les mieux à mêmes de mesurer où se trouve ce dont ils ont vraiment besoin.
et ce dont ils ont vraiment besoin, j'en suis profondément convaincu, ne passe pas d'abord par le maintien d'une d'une question qui n'est qui n'est qui en fait n'est tout simplement pas bien posée. Euh vous savez, j'ai j'ai beaucoup lu sur l'histoire de la Nouvelle-Calédonie et l'histoire du mouvement Canac qui existe depuis depuis très longtemps bien sûr d'un mouvement dont on peut comprendre les racines profondes. Mais ce mouvement Canac pendant très longtemps, pendant très longtemps n'était pas indépendantiste et la question de l'indépendance n'en faisait même pas partie.
Et donc la question que je me pose, c'est est-ce que ça n'est pas le moment de de remettre la conversation là où elle doit vraiment se dérouler au au au point où elle est attendue ? Il y a un autre élément, je sais que vous en vous en êtes un un spécialiste, en tout cas vous vous y intéressé beaucoup en Europe. Ce sont les éch les ingérences extérieures et notamment en Nouvelle-Calédonie, vous le savez, les ingérences de l'Azerbaïdjan. On pense qu'ils ne sont pas pour rien dans ce qui s'est passé il y a un an Nouvelle-Caédonie, même si pour l'instant rien n'est encore vraiment prouvé sur un plan judiciaire. Comment est-ce qu'on peut lutter contre ce type d'ingérence ?
Et pourquoi ça existe encore aujourd'hui ? Et pourquoi la France ne protège pas mieux peut-être ces ces ces ces outremères de ces ingérences ? D'abord, on doit lutter contre ces ingérences étrangères. Et et moi ce qui me marque, c'est qu'aujourd'hui, il semble que ce ne soit pas encore une urgence pour l'État. euh dans son action internationale et et pour l'Europe également parce que vous savez, on a beaucoup parlé au Parlement européen ces dernières années d'un grand scandale de corruption qui a touché l'institution qu'on a appelé le Qatar Gate. Le Qatar Gate, c'est euh le Qatar qui est venu payer des parlementaires pour faire avancer ses intérêts.
C'était évidemment une grande honte, un grand scandale et j'espère que ceux qui se sont rendus coupables de cela seront sévèrement condamnés. Mais ça n'était pas le premier scandale de corruption. Il y a eu un précédent scandale majeur dans les institutions européennes et notamment au Conseil de l'Europe et c'était le le scandale de la diplomatie du caviar menée par l'Azerbaïdjan. L'Azerbaïdjan est le premier état corrupteur dans les institutions européennes. Et donc je vois bien comment ça fonctionne. Et moi, je voudrais dire ma gratitude à la présidente du Congrès de Nouvelle-Calédonie que j'ai rencontré hier.
On a eu une très belle conversation parce qu'elle a saisi avec beaucoup de détermination ce sujet de l'ingérence et qu'elle a dénoncer la manière dont certains élus au Congrès avaient pu se compromettre avec l'Azerbaïdjan. L'Aerbaïdjan qui par ailleurs est l'une des pires dictatures du monde. L'Azerbaïdjan, c'est un état autoritaire profondément corrompu dont le dictateur utilise l'argent euh qu'il tire des ressources du gaz pour pouvoir euh garantir son train de vie, opprimer son propre peuple et réprimer ses opposants jusque sur le sol de la métropole française.
Si vraiment, pardon de le dire avec franchise, mais si vraiment il y a en Nouvelle-Calédonie des élus qui pensent défendre l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie au nom de la liberté, au nom de la démocratie, au nom de la dignité, alors je crois que ils doivent renoncer à jamais à employer tous ces mots s'ils ont comme premier allié un état dictatorial qui figure parmi les puissances les plus répressives du monde. Et l'Azerbaïdjan qui il y a 3 ans a attaqué sauvagement le peuple arménien parce qu'il revendiquait l'autodétermination dans le Haut Carabar parce qu'il revendiquait le droit des peuples à disposer d'eux-même.
Cet état l'Azerbaïdjan a attaqué ce peuple a attaqué des civils, a attaqué des civils désarmés pour pouvoir garantir son pouvoir oppressif sur ce territoire contre leur volonté d'autodétermination. Je dis aux indépendantistes aujourd'hui, si c'est là votre allié, alors ne venez plus jamais nous parler de liberté, plus jamais d'autodétermination, plus jamais de démocratie. On peut avoir la vie qu'on veut, on peut avoir les convictions qu'on veut. Nous sommes en démocratie. Je respecte toutes les opinions, mais il faut avant tout garantir la sécurité de nos processus démocratiques et ça suppose de combattre tous ensemble queles que soient nos convictions contre les ingérances étrangères.
François Benami, vous nous parliez de DLR il y a quelques instants donc qui c'est qui a choisi comme président Bruno Retaillot, vous êtes le numéro 2 de ce parti aujourd'hui. Est-ce que votre volontarisme est partagé par les Républicains ? Les Caédoniens aujourd'hui ne savent peut-être plus trop vers qui se tourner. Beaucoup de gens viennent en Google Cadédonie, beaucoup de gens en parlent des députés LFI, les députés du Rassemblement national. vous aujourd'hui pour les républicains, euh quel quels sont les les alliés de la Calédonie aujourd'hui en métropole et quels sont vos vos moyens d'action ?
Est-ce que vous avez le poids suffisant aujourd'hui LR pour euh pouvoir imprimer euh une marque dans ces discussions sur l'avenir ? Bien sûr, nous sommes un parti qui se reconstruit, c'est certain. Avec l'élection de de Bruno Retaillot, nous avons maintenant un nouvel élan. Nous avions 45000 adhérents il y a 3 mois, nous en avons 122000 aujourd'hui. Donc il y a une très belle dynamique qui se déploie partout partout en France et et cela nous donne la légitimité pour intervenir dans dans les débats qui nous attendent. Nous avons la majorité au Sénat, nous avons un groupe important à l'Assemblée nationale.
Nos parlementaires en France l'ont dit avec clarté, ils voteront pour soutenir les étapes qui attendent la Nouvelle-Calédonie. Et je reparle de cette question du dégel. Je suis désolé d'entendre que que Marine Le Penut voter ce dégel qu'elle avait dit indispensable et qu'elle explique maintenant qu'il ne faut surtout pas le faire. Nous, notre parole est claire et elle n'a jamais varié. Nous sommes la première force politique en Europe et avec cette force politique, nous travaillerons sur les sujets qui attendent le développement économique, l'avenir de de la Nouvelle-Calédonie. Nous sommes nous sommes prêts à agir pour la Calédonie.
Et je dois dire que aujourd'hui, une de mes grandes fiertés, c'est de faire partie de cette famille politique qui a, je le crois, on peut le toucher du doigt en cette période si importante qui a la parole la plus claire sur la responsabilité que nous avons aujourd'hui vis-à-vis des Calédoniens. Les Calédoniens sont passés par tant d'épreuves, ils ont vécu tant de blessures, tant de souffrance, tant d'incertitude. Nous avons politiquement le devoir de leur apporter enfin la clarté sur la question de la Calédonie qui est une question vitale parce que je pèse mes mots, elle engage des vies. Elle engage des vies. Sur cette question là, on n' pas droit au en même temps.
Et le en même temps aujourd'hui, malheureusement, il est dans beaucoup de familles politiques. Il est à gauche, à l'extrême gauche où on prétend encore parler de de décolonisation parce que ça fait du bien de dire du mal de la France. le en même temps il est malheureusement dans certaines formations politiques du gouvernement euh qui euh euh on l'a vu encore récemment, malheureusement euh joue sur les mots euh avec l'indépendance association le en même temps il est aussi au Rassemblement national et moi, je suis déconcerté, désemparé, je le dis sans esprit polémique, je suis pas venu là pour faire de la politique partisane. la Calédonie vaut mieux que ça.
Mais je suis déconcerté que certains puissent à ce point varier sur des sujets aussi essentiels euh que la question d'un nouveau référendum dans 30 40 15 ans, j'en sais rien que la question du dégel du cor électoral qu'il faudrait abandonner parce que certains voudraient imposer par la violence une intimidation sur ces sujets si essentiels. Nous ne jouons pas au en même temps avec les républicains.
Nous sommes clairs et avec la formation politique qui représente ici les républicains, avec le rassemblement, avec Alcid Ponga, avec Virginie Rufnac, avec tous ceux qui font vivre notre mouvement ici, nous disons la nécessité d'une parole claire sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie qui soit la condition de la lisibilité pour l'avenir, qui relancera l'économie, qui redonnera des perspectives, qui ramènera l'unité, la paix, la sécurité. C'est tout cela qui est nécessaire et je crois que toutes les calédoniennes et tous les Calédoniens qui veulent partager ce combat peuvent nous rejoindre aujourd'hui.
Encore un mot, vous avez terminé l'autre soir votre réunion publique, votre discours dans la réunion publique en posant une question qui était peut-être le philosophe qui parlait. Y a-t-il de l'inéluctable ? Et c'est vrai que c'est une question qui se pose. Alors souvent la réponse est de penser qu'effectivement les choses sont inéluctables, qu' a un sens de l'histoire. Qu'est-ce que vous répondez à cette question ? Y a-t-il de l'inéluctable ? Une fois que vous l'avez posé, il faut une réponse.
Je je crois que c'est la question c'est la question à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui et vous avez raison de le dire, je me pose la question comme prof de philo, mais je la pose aussi d'une manière extrêmement concrète. Vous savez aujourd'hui on a une grande question sur les outresemes français d'une manière générale et quand je vais au Parlement européen, je rencontre des collègues qui me disent "Mais c'est très étonnant pourquoi est-ce que vous avez encore ces territoires français qui sont au-delà des mères ? que ça n'est pas quelque chose d'anachronique, de désuet, quelque chose dont il faudrait finalement se défaire pour se tourner vers l'avenir. Moi, je crois l'inverse.
Je pense que la France effectivement est singulière en Europe de ce point de vue-là. La France, elle se communique, elle se partage, elle se transmet et elle peut se transmettre même loin de la métropole. Et ce rêve d'égalité, ce rêve de fraternité, ce rêve de liberté qui se vit euh d'une certaine manière de façon universelle, ce rêve-là, c'est peut-être l'autre nom de de la France. Dire que la Nouvelle-Calédonie est française, ça n'a rien d'une évidence.
Et certains voudraient nous faire croire que ben en fait non, c'est c'est fini, que c'est terminé, que quoi qu'il arrive, c'est plié, que que bien sûr ça durera pas, qu'il faut s'y préparer, que que quoi qu'il arrive, quelle que soit la manière, un jour tout ça sera fini. Moi, je crois l'inverse et je pense que les Calédoniens le montrent aujourd'hui par leur incroyable courage.
J'ai parlé de cette de cette peur que j'ai senti, de de cette blessure, de cette souffrance, mais je voudrais dire ce qui me marque le plus, c'est le courage, c'est la détermination des Calédoniens, de ces entrepreneurs, de ces salariés qui reconstruisent leur outil de travail malgré toutes les difficultés, de ceux qui se réengagent pour l'avenir, de ces élus qui continuent de se battre et qui n'ont jamais rien lâché. Aujourd'hui, les calédoniens nous disent qu'il n'y a rien d'inéluctable et je crois qu'il faut le prendre au mot je suis convaincu que les Calédoniens l'ont dit et que cela se réalisera.
L'avenir de la Calédonie est dans la France et c'est la responsabilité de la France maintenant de le construire avec tous les Calédoniens, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur communauté pour garantir leur égale dignité. Mais il n'y a rien d'inéluctable. Il n'y a pas de fatalité à ce que ce rêve disparaisse. Au contraire, ce rêve c'est notre avenir. Ce sera la réalité. On le construira ensemble et ce sera notre manière de prouver qu'impossible n'est pas français. Impossible n'est pas calédonien non plus. La réponse à la fois du du politique et du philosophe François Xavier Benami. Merci. Vous poursuvez votre visite en Nouvelédonien. Vous êtes au Mondor cet après-midi.
Vous tenez une réunion publique. C'est à 18h ce soir au Mandor. Exactement. On sera très heureux de vous y retrouver. Merci d' accepter votre invitation. Merci à vous.