Que faisons-nous pour le grand peuple d’Iran ? L’Histoire nous jugera sur nos actes - Ayda Hadizadeh
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Hier, le régime iranien a fait la fête. Pour célébrer l'anniversaire de la République islamique. Il a tiré un feu d'artifice à peine un mois après avoir tiré à balle réelle sur son peuple. 300 morts, 40000 morts, on ne le sait pas encore.
Les familles n'ont pas retrouvé leurs proches. Les morts ne sont pas tous enterrés et les prisons sont pleines à craquer de manifestants arrêtés, de médecins aussi, de soignants. Leur seul crime, vouloir vivre libre, vouloir vivre digne, vouloir libre, voir vivre débarrassé des tyrans.
Et hier, alors que le feu d'artifice crépitait, les Iraniens ont ouvert les fenêtres et dans la nuit, ils ont crié maroméi marb dictator mort àoméi mort au dictateur. Alors au grand peuple d'Iran, je veux dire ceci car j'en ai la certitude, le peuple français et ici ses représentants, nous sommes à leur côté. Nous ne les oublions pas.
Nous voyons leur peine, nous connaissons leurs douleurs et nous sommes debout à leur côté plus que jamais. Et je voudrais remercier tous les Français qui m'ont écrit et qui m'ont demandé que faisons-nous ? Que faisons-nous pour le peuple d'Iran ?
Parce que voyez-vous, l'histoire n ne nous jugera pas sur l'intensité des émotions que nous avons ressenti pour ce peuple. L'histoire jugera nos actes. Que faisons-nous pour le grand peuple d'Iran ?
Nous avons fait inscrire les gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes. C'est un premier pas. Il ne faut pas s'arrêter là.
Donald Trump est en train de s'asseoir à la table des négociations pour signer un accord avec les tyrans leur donnant ici leur assurance vie. Que fait la France ? Que fait l'Europe pour aider l'Iran à se débarrasser des tyran et à enfin vivre libre ?
Merci votre réponse. Nous agissons pour poursuivre trois priorités. La première, c'est de soutenir le peuple iranien par tous les moyens que nous pouvons activer et en particulier celui de l'accueil des opposants poursuivis par le régime qui sollicite l'asile.
La deuxième priorité, c'est évidemment de ne laisser aucun de ces actes de répression impunis. La France a soutenu l'inscription du corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne que nous avons désigné pour cibler pour être ciblé par des sanctions européennes 21 responsables du régime. La troisième priorité c'est évidemment la sécurité de nos emprises et de nos ressortissants.
Et je le dis aux familles de Cécile Colleur et de Jacques Paris. Je leur dis à tous les deux. Nous ne les oublions pas.
Nous exigeons leur libération définitive et leur retour dans notre pays.
Ayda Hadizadeh