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InterviewAurore Bergé· 13 juin 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeInstitutions & élections

Aurore Bergé sur Public Sénat - 28 mai 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    D'après les chiffres des associations, on compte déjà une quarantaine de féminicides depuis le début de cette année. Au-delà des drames personnel, est-ce que ce chiffre c'est celui de l'échec du gouvernement à protéger les femmes ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Ce pack nouveau départ, quel bilan vous en tirez aujourd'hui puisque c'est une extension d'un dispositif qui existe depuis 2022 2023 ?

  • 5:10OuverteRéponse directe

    Il y a un autre engagement que nous avions pris qui va être évidemment tenu, c'est d'avoir dans chaque département une maison de santé dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes. Comment avance ce projet ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous soutenez la manifestation des militantes féministes qui ont perturbé la représentation de Patrick Bruel ?

  • 11:10OuverteRéponse directe

    On avait retenu que vous aviez lancé une vaste campagne de testing à l'embauche. Quand est-ce que vous attendez les résultats ?

  • 14:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez ajouter votre nom à la liste des candidats à la présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Aurore BergéFait
    « C'est un homme qui n'accepte pas qu'une femme retrouve sa liberté et qu'une femme décide de partir. »
  • 3:40Aurore BergéFait
    « On a lancé ça en expérimentation parce que c'était un dispositif très nouveau parce qu'à chaque fois vous mettez 40 jusqu'à parfois 60 partenaires autour de la table. »
  • 4:40Aurore BergéChiffre
    « Toutes les femmes qui ont été accompagnées par le PAC, aucune aucune n'est revenue en arrière sur sa décision de partir. »
  • 6:20Aurore BergéFait
    « On a signé un accord national avec l'association des départements de France, François Sauvadet, pour accélérer. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Comment lutter contre les violences faites aux femmes ? Le nombre de féminicides reste élevés. Les témoignage de violence et d'agression sexuelle se multiplient malgré les lois, malgré les mesures gouvernementales.

Et pour en parler, nous sommes avec Aurore Berger. Bonjour, merci beaucoup d'être notre invité. Ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

Une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lécu de la Voie du Nord. Bonjour Julien. Bonjour Orian.

Bonjour madame la ministre. Bonjour Aurore Berger. D'après les chiffres des associations, on compte déjà une quarantaine de féminicides depuis le début de cette année.

Au-delà des drames personnel, est-ce que ce chiffre c'est celui de l'échec du gouvernement à protéger les femmes ? Il a un échec qui est toujours collectif évidemment à chaque fois qu'il y a un féminicide, c'est-à-dire une femme qui est assassinée parce qu'elle est une femme, une femme assassinée parce qu'elle a pris une seule décision, celle de quitter son conjoint, son compagnon, parce que c'est toujours le point de départ du féminicide. C'est un homme qui n'accepte pas qu'une femme retrouve sa liberté et qu'une femme décide de partir.

C'est la raison pour laquelle on essaie aussi d'accélérer évidemment encore sur des nouveaux dispositifs. Je serai justement dans le département du Nord aujourd'hui pour y lancer le pack nouveau Départ. Le pack nouveau départ, c'est garantir une coordination à l'échelle départementale justement pour que les femmes n'aient pas en fait à ouvrir une porte puis une deuxième puis une 3è puis une diè parce que c'est souvent ça la difficulté et c'est souvent ça d'ailleurs qui est mal compris à l'extérieur.

On continue encore un peu à mettre en accusation les femmes en disant pourquoi elles sont parties si tard pourquoi elles ne sont pas partis tout de suite parce que parfois le jour d'après paraît encore plus difficile encore plus insurmontable que les violences elles-mêmes parce qu'il y a l'angoisse pour les enfants. Et je le rappelle, dans 8 cas/ 10, une femme victime de violence, c'est aussi une mère de famille. Ce qui veut dire que les enfants, c'est vraiment le point clé pour savoir si une femme arrivera à partir et donc tout l'accompagnement qu'on lui doit à elle et qu'on doit aussi à ses enfants.

D'ailleurs, la loi a été changée, hein. Souvenez-vous, en 2017, on considérait pas les enfants comme des covictimes des violences subies par leur mère. On entendait encore ces phrases de mais c'est quand même un bon père.

Donc il y a pas de raison par exemple de retirer l'autorité parentale. Donc c'était il y a moins de 10 ans. On voit quand même et heureusement qu'il y a aussi des progrès qui ont été faits en la matière.

Ce ce pack ce pack de nouveau départ là que vous allez lancer dans le dans le nord, quel bilan vous en tirez aujourd'hui puisque c'est une extension d'un dispositif qui existe depuis 2022 2023 pour la première depuis fin 2023. On a lancé ça en expérimentation parce que c'était un dispositif très nouveau parce qu'à chaque fois vous mettez 40 jusqu'à parfois 60 partenaires autour de la table. Ça veut dire le conseil départemental, l'État qui sont les deux pivots, la CAF, la MSA qui vont être les opérateurs et qui sont les opérateurs du quotidien que les Français connaissent bien.

MSA pour le monde agricole et CAF pour le monde civil, j'allais dire. Et puis après tous les partenaires, les partenaires associatifs, les bailleurs sociaux, les collectivités. L'objectif c'est quoi ? c'est que les femmes n'est pas forcément elles-mêmes à se déclarer, mais qu'elles puissent être détectées, c'est-à-dire qu'on puisse faire prendre conscience que les violences commencent déjà, existent déjà et les violences, c'est encore une fois pas que des coups.

Donc ça va permettre de détecter ces femmes et d'anticiper avec ell le départ. C'est-à-dire qu'elle n'est pas à partir dans l'urgence absolue avec le risque qu'elles revienne en arrière sur leur décision, mais qu'elles partent parce que nous avons préparé avec elle le départ. ce qui veut dire l'hébergement, voir le relogement, scolarisation des enfants, accompagnement en matière de santé, y compris en matière de santé mentale.

Et donc là, on voit la meilleure statistique en fait qui démontre l'efficacité de du PAC Nouveau Départ, c'est que toutes les femmes qui ont été accompagnées par le PAC, aucune aucune n'est revenue en arrière sur sa décision de partir et c'est ça évidemment notre objectif. Ce pack nouveau départ, vous en tiré donc des bénéfices visiblement. La généralisation était prévue à l'origine pour fin 2025.

On est quasiment à la fin du premier semestre 2026. On en est encore très loin. Il y a 22 départements qui sont entrés dans ce dans ce processus.

Pourquoi tant de blocage ? C'est pas tant des blocages, c'est qu'à chaque fois ça prend plusieurs mois en fait pour arriver à mettre autour de la table 40 60 partenaires parce que c'est un travail partenariat parce qu'il faut avoir les conseils départementaux à chaque fois à bord parce que c'est eux qui pilotent la politique sociale dans un département et qu'on a besoin de cette proximitélà. Donc on va continuer à accélérer.

Évidemment, moi j'ai beaucoup fait accélérer ce dispositif depuis que j'ai été nommé euh ministre en charge de l'égalité et l'objectif c'est évidemment la généralisation parce que dans chaque département est-ce qu'on y arrivera d'ici la fin du mandat ? J'espère qu'on y arrivera. En tout cas, si je mets beaucoup d'énergie, on a signé un accord national avec l'association des départements de France, François Sauvadet, pour accélérer.

On a des discussions avec chaque conseil départemental pour accélérer. On fait des préfigurations de manière à pouvoir le lancer partout. Donc là, on a fait une nouvelle vague de 10 départements à la rentrée à l'automne, j'espère qu'on fera au moins aussi bien et puis qu'on va accélérer trimestre après trimestre pour garantir évidemment partout qu'on ait cette coordination départementale qui est nécessaire.

Il y a un autre engagement que nous avions pris qui va être évidemment tenu, c'est d'avoir dans chaque département une maison de santé dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes, à l'accompagnement des femmes victimes de violence. C'est absolument déterminant. C'est des établissements qui sont pluridisciplinaires.

Vous avez des médecins généralistes, vous avez des psychologues, vous avez des psychiatres. Vous avez même par exemple du soin dentaire, c'est-à-dire on répare et on fait un accompagnement global des femmes en matière de santé de leurs enfants évidemment qui sont systématiquement accueillis. On forme aussi les professionnels, on y fait des permanences juridiques, on y permet le dépôt de plainte.

Donc tout ça encore une fois, c'est dispositifs qui n'existaient pas et qui doivent nous permettre de mieux protéger, de mieux accompagner. En novembre, vous avez élaboré un projet de loi cadre contre les violences faites aux femmes. Il est toujours pas inscrit à l'agenda parlementaire.

Comment vous l'expliquez ? C'est pas une priorité ? Si, c'est une priorité et d'ailleurs, on a fait un certain nombre d'avancées, on en a d'ailleurs souvent parlé ensemble, l'intégration et l'inscription pardon du non consentement dans la définition pénale du viol.

C'était une demande essentielle, c'est-à-dire de mieux caractériser ce que veut dire le consentement ou l'absence de consentement. On avance c'était mon engagement sur la question de la lutte contre la soumission chimique. Hier, j'étais au côté de Sandrine Joso.

Vous savez, c'est elle qui a porté un rapport avec Véronique Guillottin, sénatrice à l'époque, sur la question de la lutte contre la soumission chimique. Et bien là aussi, on a réussi à avancer sur la question justement des tests qui doivent être réalisés pour ne pas avoir de perte de preuve en matière de soumission chim. Mais ça veut dire que votre loi, elle n'a plus lieu d'être.

Les mesures ont déjà été prises en différentes lois. Moi, je suis toujours favorable et je me bagarre pour avoir en effet une loi 4 parce que je pense qu'on a besoin d'une coordination globale et d'une architecture globale. Puis après, on se bagarre aussi pour contre c'est quoi ces fautes d'embouteillage parlementaire ?

Vous voyez bien que pourquoi le bloc central ne la reprend pas à son compte ? Alors parce que encore une fois, il faudrait que ce soit le gouvernement qui puisse avoir le temps de l'inscrire. Moi, je me décharge pas sur les groupes politiques parce qu'il faut du temps.

Euh, c'est pas une loi qu'on examine en une ou deux journées. Et vous voyez bien que le temps parlementaire est très contraint sur des textes qui avaient été annoncés de longues dates, loi de programmation militaire, la loi agricole. L'idée, c'est pas de faire de hiérarchie évidemment entre ces textes-là.

Et parfois l'obstruction parlementaire aussi assez massive qu'on connaît plus à l'Assemblée nationale qu'au Sénat fait que des textes qui devaient être examinés en 4 5 jours sont finalement examinés en 15 jours et donc on perd aussi du temps parlementaire utile. Moi j'avais réuni tous les groupes parlementaires de l'Assemblée du Sénat. On a un accord qui existe sur un certain nombre de mesures qu'on estime être nécessaire.

Certaines sont déjà reprises. Je vois la proposition qui avait qui a été portée par Hervé Moray. C'est typiquement une des mesures que je portais dans le cadre de la loi CAD de garantir un contrôle d'honorabilité systématique pour celles et ceux qui sont au contact de nos enfants pour garantir qu'évidemment ceux qui sont au contact des plus vulnérables et bien n'ai jamais eu d'antécédents judiciaires en la matière.

Et puis encore une fois un engagement clair du gouvernement qu'avant la fin de l'année les règles en matière de prescription sur la question du viol été changé. prescription dite glissante et le contrôle coercitif. C'est une mesure essentielle porter cette loi et cette loi, elle sera bien adoptée avant la fin de l'année.

Donc il a d'autres avancées législativ puisque vous parlez du périscolaire. Effectivement, il y a un texte qui a été adopté au sénur et puis le ministre, il y a eu un texte également présenté au conseil des ministres euh et le ministre de l'éducation nationale qui a donc annoncé une liste noire d'adultes qui sous le coût de de sanction euh seront donc interdits d'école. Pardon ?

Mais il a fallu attendre mai 2026 pour que des individus à risque ne puissent plus approcher des enfants. Ben en fait, il y avait des trous dans la raquette de manière évidente. De manière évidente et c'est un problème et heureusement qu'on s'en saisit et qu'on s'en saisit collectivement.

Déjà un, je veux saluer les parents parce que ce qui s'est passé à Paris, c'est que ce sont des parents qui ont été lanceurs d'alerte. Ce sont des enfants qui ont réussi à parler et ce sont des parents qui ont réussi à les écouter et à les entendre. Une faute de la Paris, une responsabilité de l'Amérique Paris.

Il faudra déterminer toutes les responsabilités. toutes les responsabilités parce qu'on parle de dizaines et de dizaines d'animateurs. On parle d'un système, ce que disait Agnasen, on parle d'un système qui a été établi et qui a permis à des animateurs vraisemblablement de se recommander des lieux où ils veulent mieux venir parce que il y avait des enfants qui étaient des proies plus faciles à atteindre.

C'est ça qui s'est passé de manière très claire et très froide quand on regarde ce que les enfants ont dit, ce que les parents disent de ce que les enfants ont subi. Ce sont des sévises sexuels, ce sont des agressions sexuelles. Parfois ce sont même jusqu'à des viols que ces enfants ont subi.

Donc le sujet a dit aussi "Les alertes n'ont pas été entendues. Est-ce que vous aussi vous dites qu'il y a une responsabilité d'an Moi ce que j'entends, ce que je comprends, c'est que vraisemblablement il y a eu il y a plusieurs années déjà un rapport interne de la mairie de Paris et ce rapport interne n'a pas eu de conséquence puisque dans les éléments qu'on a à disposition, mais encore une fois la justice est saisie, donc il y a des responsabilités qui devront être établies. Je comprends qu'une commission d'enquête ici va avoir lieu et tant mieux si ça permet encore une fois d'aller plus loin sur un certain nombre de mesures et de recommandations.

Et si ce rapport a existé, qu'il n'a pas été suivi des faits, si des animateurs dont on savait qu'ils avaient vraisemblablement peut-être commis des des actes sexuels vis-à-vis d'enfants, des attentes sexuelles, des agressions sexuelles, voire des viols n'ont pas été mis sur la touche, mais ont été déplacés d'un établissement à l'autre. Euh oui, il y a des responsabilités qu'il va falloir établir et dans la loi qui est la nôtre, au-delà de la liste noire dans le ministre de l'éducation nationale a parlé, on voit que la difficulté, c'est aussi la coordination, le temps scolaire, le temps périscolaire. Le temps scolaire, c'est l'État, le temps périscolaire, c'est les collectivités locales.

Or, parfois, vous pouvez avoir aussi des gens qui sont recrutés sur l'un puis sur l'autre. Et puis pour les enfants, rien n'est évidemment aussi simple en terme d'articulation. L'objectif, c'est aussi qu'il y ait beaucoup plus de fluidité entre cela.

C'est-à-dire garantir que quelqu'un qui serait interdit parce que il y aurait des suspicions, parce qu'il y aurait une sanction pour des agressions sexuelles sur le temps scolaire, évidemment ne puisse jamais aller dans le temps périscolaire. Que quelqu'un interdit dans le temple périscolaire puisse pas ensuite revenir en étant animateur par exemple dans un club sportif ou dans le monde culturel. Et ça évidemment c'est en effet une pèse de liste noire un peu générale pour le garantir.

Mais au-delà de la liste noire, il y a aussi la la possibilité du contrôle d'honorabilité qui est porté dans la la proposition de loi de Violette Spelboot contre les violences scolaires. Cette ça doit permettre également euh au maire de vérifier tout simplement si les animateurs périscolaires sont les prédateurs ou non. Mais ça paraît une mesure de bon sens, juste une mesure de bon sens.

Les maires sont ceux qui recrutent. En tout cas, ils en ont la responsabilité euh et à la fin, ils n'ont pas la possibilité de savoir si la personne qui le recrute a déjà commis une infraction à caractère notamment sexuel. Comment vous pouvez recruter en toute connaissance de cause si vous connaissez pas le passif de des de celles et ceux que vous recrutez ?

Donc je pense que c'est une mesure de bon sens qui me paraît absolument nécessaire. Euh, on l'a fait par exemple aussi sur la question du transport, du transport scolaire, du transport de personnes vulnérables. Parce que quand vous transportez personnes en situation de handicap, par exemple, on a déjà eu malheureusement à vivre et à entendre le fait que des personnes en situation de handicap, on le sait, sont encore plus soumises au risque des violences sexuelles.

Donc, il faut partout en fait protéger celles et ceux qui dans notre société sont les plus vulnérables. Les plus vulnérables sont nos enfants, les plus vulnérables sont des personnes en situation de handicap. et garantir que celles et ceux qui sont auprès d'eux et qui s'en occupent ont l'honorabilité nécessaire pour le faire, la qualification nécessaire pour le faire, les compétences nécessaires pour le faire et que chacun prenne ses responsabilités.

État et collectivité. Autre sujet Rore Berger, c'est l'affaire Bruelle et hier soir des militantes féministes qui sont allés au théâtre Édouard 7 à Paris perturbé la représentation de la pièce dans laquelle joue Patrick Bruel qui l'ont interpellé au cri de Bruel violeur. Elles ont eu raison de le faire.

Est-ce que vous soutenez cette manifestation ? se comprendre évidemment les mois qui est suscité. On parle d'une trentaine de femmes aujourd'hui qui soit ont dénoncé des faits d'agression sexuelle, tentative de viol ou viol ou pour certaines qui ont porté plainte.

Il y a une procédure judiciaire maintenant qui va être ouverte puisqu'il y a un certain nombre de plaintes prescrites et puis il y a d'autres plaintes qui ne sont pas prescrites. Donc de toute façon, il y a une procédure judiciaire qui va devoir établir une vérité. Moi ce que je dis sur ce sujet, mais comme je le dis pour tout le monde, que ce soit Patrick Bruel qui est extrêmement connu ou que ce soit monsieur tout le monde, je dirais la même chose.

La première des choses, c'est qu'on a depuis ces dernières années dit aux victimes "Nous vous croyons." C'est le premier message que nous avons passé aux victimes de dire "Nous vous croyons et parce que nous vous croyons, nous respectons votre parole, nous écoutons votre parole et donc nous vous incitons à porter plainte." Ça c'est la première des choses.

Donc je n'accepte pas l'idée de voir encore un déferlement de haine à l'encontre des victimes présumées qui ont porté plainte, qui ont dénoncé comme si elles avaient un intérêt caché à le faire. Encore une fois, il y a pas une femme dans ce pays qui a déjà dénoncé des violences sexuelles et qui a eu un gain à le faire à part pour se protéger elle-même. Et la deuxième chose, et il faut entendre le et et il faut entendre les deux parties de la phrase, c'est le respect de la présomption d'innocence qui peut pas devenir dans notre état de droit tel que nous on le connaît et on le souhaite une présomption de culpabilité.

C'est pas simple de tenir les deux mais c'est nécessaire de tenir les deux. écouter et respecter la parole des victimes. Ne pas partir du principe que les femmes mentirraient ou auraient un intérêt encore une fois à dénoncer des violences qu'elles auraient subis.

Ça n'est pas le cas. Donc on a cette nécessaire écoute qui doit exister dans notre société et respect. Et dans le même mouvement, on doit avoir le même respect de la présomption d'innocence.

Et parfois le risque c'est qu'on entende un morceau de la phrase seulement là où à mon avis il faut entendre les deux morceaux. Et dans ce cadre là, est-ce que vous appelez de nouveau Patrick Bruel à annuler ses concerts ? Il y a déjà eu des annulations en Suisse, à Québec, au Canada.

Est-ce que pour vous, il ne peut plus se produire en France dans ces conditions ? C'est la responsabilité à la fois des organisateurs. Donc, il y a des organisateurs de festival qui ont reporté sa participation en disant qu'il la reportait une fois que la procédure judiciaire aurait dit la vérité judiciaire.

C'est le cas notamment en Suisse. Et puis c'est sa responsabilité à lui. Est-ce que les conditions selon lui sont réunies pour qu'il puisse se produire ou non ?

C'est lui qui est sur scène, c'est lui qui est aussi producteur. Moi, ce qui est très important pour moi, c'est de garantir évidemment la sécurité des personnes de celles et ceux qui sont présent présente notamment à ses côtés. J'entends des alertes qui sont formulées de ce point de vue-là.

Donc, ce qui est important, c'est que encore une fois, la décision lui revient. Elle revient pas à une ministre de dire oui ou non. C'est pas à moi de porter cette interdiction.

Par contre, c'est à lui de déterminer si oui ou non il estime que les conditions sont encore réunies pour que ce soit possible pour lui de se produire et de garantir absolument évidemment la sécurité de celles et ceux qui travaillent sur cette tour il y a des menaces, il y a des menaces vis-à-vis de son entourage. C'est ça que vous dit dis pas des menaces. Je dis que vraisemblablement en tout cas ce que disent un certain nombre d'associations, c'est que il se peut qu'il y ait dans celles qui ont témoigné notamment des femmes qui ont travaillé à ses côtés.

Donc ce qu'on doit garantir, ce que les organisateurs doivent garantir, c'est évidemment la sécurité des personnes. Ça c'est leur responsabilité de manière évidente. Et moi, en tant que ministre de l'égalité, attaché à la lutte contre les violences faites aux femmes, c'est évidemment ma première préoccupation.

Plus largement, au-udelà de la fa bruelle, on le voit, les témoignages euh de femmes victimes d'agression, de violence sexuelle se multiplient. Est-ce qu'on est dans une hausse des actes qui est réel ou est-ce qu'on est dans un nombre d'actes qui a toujours existé mais une parole des femmes qui se libère aujourd'hui et ces actes ne sont plus passés sous silence ? C'est très difficile de vous répondre de manière affirmative.

Est-ce que c'est l'un ou est-ce que c'est l'autre ? Ce qui est certain, c'est que ce qui était considéré comme acceptable il y a encore quelques années, aujourd'hui ne l'est plus. une atteinte sexuelle, une agression sexuelle, une remarque et heureusement et on n'est pas rentré dans une société moralisatrice ou dans une société puritaine, juste dans une société qui souhaite l'égalité et la dignité.

Mais est-ce qu'on est rentré dans une société plus violente ? Alors, il y a autre chose. Je pense qu'il y a une part de désinhibition de la violence, ça c'est certain.

Et moi ce qui m'interpelle le plus, c'est surtout le rajunissement. C'est-à-dire qu'on a des victimes de plus en plus jeunes parce qu'on a des auteurs de plus en plus jeunes que ce soit sur la question des violences faites aux femmes, mais aussi dans notre ministère sur toutes les formes de haine. Par exemple, quand vous parlez des atteintes à caractère raciste, antisémite, LGBT, vous voyez qu'on a des victimes de plus en plus jeune parce qu'on a des auteurs de plus en plus jeunes.

Et plus en plus jeunes, ça veut dire 11 ans, 12 ans, 13 ans. Donc il y a vraiment ce risque là d'une part de désinhibition de la violence, de reproduction de violence, le rôle majeur joué par les plateformes et les réseaux sociaux. D'où la question pour moi déterminante d'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans pour en protéger nos enfants et nos adolescents.

Julien sur la lutte contre les discriminations. Oui, puisque après l'île où vous parlerez du pack nouveau départ, vous devez vous rendre à D'Inker que pour y débattre sur la lutte contre les discriminations. Alors, on avait retenu que le vous aviez lancé euh il y a quelques mois une vaste campagne de testing à l'embauche, 12000 CV test envoyés pour 4000 offres réelles d'emploi.

Quand est-ce que vous attendez les résultats et quelles mesures vous pourriez en tirer ? Alors, les résultats, ils seront connus mi-juin. C'était l'engagement qu'on avait pris, c'est-à-dire en effet 12000 CV test envoyés en réponse à 4000 offres d'emploi existant.

Donc c'est pas du CV spontané, ce sont de véritables offres d'emploi. On vient tester 20 secteurs d'activité différents pour justement voir s'il y a des écarts, des différences en fonction des secteurs. Et puis quatre critères, le sexe, être un homme, une femme, l'adresse, est-ce qu'il y a des différences hexagone, outreemè ruralité, quartier par exemple et puis aussi évidemment le prénom parce que le prénom, il dit aussi une origine sociale et le nom de famille.

Donc tous les résultats évidemment seront transparents. Et en parallèle, ça fait 6 mois. C'est pour la raison pour laquelle en effet je suis aussi dans le nord aujourd'hui et demain de Tour de France, de groupes de travail régionaux avec des chefs d'entreprise, des DRH, des associations de manière à ce qu'ils me fassent remonter leurs propositions. fin juin, on fera connaître toutes les propositions pour aller encore sans doute plus loin sur les questions luttes contre les discriminations, notamment territorial, sur la question de la ruralité, sur la question des quartiers, des villes parce que je pense que ça c'est aussi un sentiment vraiment très présent aujourd'hui des Français et c'est pas qu'un sentiment, c'est parfois le sentiment qu'on ne vit pas dans le même pays, qu'on a pas accès aux mêmes informations, qu'on a pas accès aux mêmes opportunités, aux mêmes chances.

Et donc c'est pour ça que nous l'angle territorial a été absolument majeur dans le travail qu'on a engagé. Un dernier mot sur la présidentielle Aurore Berger les déclarations de candidature qui se multiplient dans le bloc central Édouard Philippe Gabriel Atal. Est-ce que vous allez ajouter votre nom ?

Est-ce que vous serez candidate ? Déjà aujourd'hui chaque semaine je crois que les français se réveillent avec une nouvelle candidature. Je suis pas certaine que ce soit ça qu'ils attendent.

Je pense que ce qu'ils attendent c'est un projet. Ce qu'ils attendent c'est une vision. Vous me dites pas non.

Non mais moi ce que je dis c'est deux choses. Je le dis depuis des mois de manière constante. Un il reste un an et un an on peut faire des choses.

Regardez tous les sujets dont on a parlé y compris législatif. Si on dit au français bah écoutez il se passera plus rien pendant un an. Je suis pas sûr qu'ils aient envie de continuer avec nous si on n' pas prouvé qu'on était utile et efficace.

Moi, je suis au gouvernement, j'ai envie d'être utile et jusqu'à la dernière minute. Ensuite, l'unité. L'unité parce que je vois plusieurs candidatures aujourd'hui.

L horizon, renaissance. À la fin, si on a trois candidatures voire plus, le risque c'est simple. avec avec des hommes avec que des hommes vous qui êtes ministre de l'égalité vous avez envie d'ajouter un nom un peu féminin à cette pas d'être autour de la table parce que je suis une femme mais d'être autour de la table parce que je pense que ma voilà on a créé notre propre place donc c'est pas uniquement ce sujet là à mon avis qui doit exister en revanche ce qui est nécessaire c'est l'unité et ce qui est nécessaire c'est surtout un projet pour gagner le projet d'être contre le Rassemblement national ne suffit pas ça n'est pas un projet et ça n'est pas une vision pour le pays. dernier mot très vite Julien.

Oui, mais simplement pour rebondir à est-ce que vous serez au au grand meeting de Gabriel Atal ce samedi ? Moi encore une fois, j'ai dit que je m'exprimerai en temps voulu sur l'élection présidentielle qu'à ce stade, je n'irai pas au meeting de Gabriel Latal ou à celui d'Edouard Philippe parce que je pense que ça n'est pas le moment. Tour chez Renaissance.

Oui, mais j'y suis. Je suis fier d'être membre de ce parti. C'est le parti qu'on a construit.

C'est le parti qu'on a construit avec le président de la République. C'est à quel point je suis en soutien du président de la République. Moi je suis au gouvernement Gabri Gabriel visiblement.

Je n'ai pas dit que je soutenais ou que je ne soutenais pas. J'ai dit que moi j'étais membre du gouvernement et que mon objectif c'était jusqu'à der minutes de montrer qu'on était utile au sein du gouvernement. Je crois que c'est aussi l'esprit du premier ministre de démontrer qu'on peut jusqu'au bout être utile et être au travail.

Merci Berger. Merci beaucoup d'avoir été notre invité Julien la une de la voie du nord c'est la baignade. Qualité des autres baignades comme ça vous saurez où aller vous baigner.

B on irait bien se baigner. Merci beaucoup. Merci Julien.

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