Violences du 17 octobre: "Nous sommes la honte de l'Europe", juge Benoît Payan, maire de Marseille
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On est passé du maintien de l'ordre au rétablissement de l'ordre. »
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« on a vécu ce que je pensais à n'avoir jamais connaître en tant que maire ou en tant que citoyen, pas simplement à Marseille, mais dans toutes les villes de France, c'est-à-dire euh un pays, une démocratie complètement dépassée »
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« des scènes de violences absolument inouïes, euh des voyous, des casseurs qui se sont introduits dans des mairies, la mairie de Limoges brûlée, la porte de ma mairie défoncée, des commissariats de police municipale »
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« j'ai assisté en direct à des scènes de pillages comme dans un pays du tiers monde »
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« La 6e puissance du monde ne mérite pas ça. La France ne mérite pas de voir ces scènes-là. »
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« nous sommes la honte euh de de de de l'Europe euh ce matin »
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« Quand j'ai vu la Marianne par terre dans ma ville, dans ma mairie, j'en ai eu les larmes aux yeux. »
Temps de parole
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On est passé du maintien de l'ordre au rétablissement de l'ordre. Les forces de l'ordre ont été dépassées non pas parce que elles n'avaient pas les compétences, mais parce qu'elles n'étaient pas en nombre, parce qu'elles ont été désorganisées, mal organisées et qu'on a vécu ce que je pensais à n'avoir jamais connaître en tant que maire ou en tant que citoyen, pas simplement à Marseille, mais dans toutes les villes de France, c'est-à-dire euh un pays, une démocratie complètement dépassée en voyant des scènes de violences absolument inouïes, euh des voyous, des casseurs qui se sont introduits dans des mairies, la mairie de Limoges brûlée, la porte de ma mairie défoncée, des commissariats de police municipale, euh les mes commerçants euh pendant des heures
et des heures, j'ai assisté en direct à des scènes de pillages comme dans un pays du tiers monde. Or, la 6e puissance du monde ne mérite pas ça. La France ne mérite pas de voir ces scènes-là. Le monde entier nous regarde, nous sommes la honte euh de de de de l'Europe euh ce matin. Et je peux vous le dire, j'ai honte pour l'idée que je me fais de la République et de la démocratie. En voyant ces scènes, on en tremble. Quand j'ai vu la Marianne par terre dans ma ville, dans ma mairie, j'en ai eu les larmes aux yeux.
Benoît Payan