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InterviewAurore Bergé· 20 mars 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & internationalCulture, médias & sport

Aurore Bergé dans les 4V - 8 mars 2025

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:02Invité politiqueChiffre
    « selon les chiffres de l'INC en 2023, l'écart de salaire global entre les femmes et les hommes était encore de 22 %. »
  • 0:40Invité politiqueChiffre
    « Quand vous prenez à quantité de travail égal, ça tombe à 13 % et que vous prenez vraiment à post équivalent à 3 %. »
  • 1:47Invité politiqueChiffre
    « Il y a moins de 1 % des paires qui l'utilisent contre 14 % des mères. »
  • 2:22Invité politiqueFait
    « les retraites c'est la conséquence de la carrière qu'on a eu ou qu'on a pas eu. »
  • 2:58Invité politiqueChiffre
    « Depuis 2019, il y a 100 entreprises qui ont été mises en demeure. Il y a 101 entreprises qui ont été sanctionnées. »
  • 4:13Invité politiqueFait
    « je sais de quoi je parle. »
  • 4:48Invité politiqueFait
    « Il y a ce que la loi fait, tout ce qu'on a fait et qui a considérablement changé, formation des policiers, des gendarmes, des magistrats. »

Temps de parole

  • Aurore Bergé100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Aurore Bergé

Bonjour à tous. Bonjour Aorberger. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin en cette journée internationale des droits des femmes. Il y aura aujourd'hui de nombreuses manifestations, une principale à Paris mais aussi dans dans de nombreuses villes. L'une des principales revendications, l'un des principaux mots d'ordre qui va être qui vont être évoqués, c'est la question de l'égalité salariale. On en est encore loin puisque selon les chiffres de l'INC en 2023, l'écart de salaire global entre les femmes et les hommes était encore de 22 %. C'est beaucoup, c'est l'écart de revenu global. Ça prend pas en compte la question du temps partiel.

Quand vous prenez à quantité de travail égal, ça tombe à 13 % et que vous prenez vraiment à post équivalent à 3 %. Ça c'est le vrai écart absolument inexpliqué, inexplicable. Dire qu'il y a des progrès. Alors ça veut dire qu'il y a des progrès. Ça c'est ce que Lin s'est dit. Année après année, on progresse. On progresse à mon goût pas suffisamment mais on progresse. Et il y a trois facteurs principaux qui expliquent ces écarts. La question du temps partiel. Les femmes sont dans des métiers où elles travaillent beaucoup plus à temps partiel.

Il faut comprendre si c'est volontaire choisi ou si c'est subi parce qu'on leur propose pas mieux, j'allais dire la question des filières parce qu'on voit que les femmes sont sous-représenté dans des filières qui sont des filières d'avenir et à plus haut potentiel on va dire de rémunération. La question des métiers scientifiques, des métiers numériques qui sont des métiers essentiels aussi pour notre souveraineté et où les femmes sont moins bien payées où les femmes non elles sont aussi payées parce qu'elles sont très attendues et très demandées parce qu'on a des pénuries plutôt de main d'œuvre.

Mais ça veut dire que ça c'est notre travail dès le plus jeune âge sur comment on lutte contre les stéréotypes pour nos petites filles pour garantir qu'elles aillent aussi dans ces carrières là. Et puis le troisième facteur et le plus important des inégalités, c'est la parentalité. Parce qu'aujourd'hui être parent ça pèse sur les femmes, ça pèse sur les mères, ça pèse pas sur les pères. C'est ce que je veux changer parce qu'elle la question des congés parentaux, moi je souhaite qu'on puisse avoir un congé supplémentaire après les congés maternité et paternité, congé de naissance. Le président de la République avait repris cette idée, cette proposition et je crois qu'il faut qu'on le fasse.

C'est mon rôle en tant que ministre de l'égalité de pousser les hommes à prendre ce congissance. Exactement. Parce qu'aujourd'hui le congé patern le congé parental pardon qui existe, il est à la fois très long, très peu indemnisé et surtout il est pas du tout pris par les pères. Il y a moins de 1 % des paires qui l'utilisent contre 14 % des mères.

Si on change la règle, c'est-à-dire qu'on permet que ce soit un congé bien mieux indemnisé, peut-être plus court, ça veut dire sans doute qu'on aura la possibilité que des hommes et des femmes puissent le prendre quand même sur cette inégalité qui existe toujours, même si vous dites qu'elle s'amenuise en des écarts de salair et de et du différence de la différence de traitement entre les hommes et les femmes. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui est que la réforme des retraites qui est décriée par les syndicats notamment est particulièrement pénalisante pour les femmes qui ont eu, vous le rappeliez d'ailleurs plus souvent, des carrières hachées ?

Je réponds d'abord que les retraites c'est la conséquence de la carrière qu'on a eu ou qu'on a pas eu. Donc notre sujet c'est pas juste de rattraper mais notre sujet moi ce que je veux voyez j'ai 38 ans. Moi ce que je veux c'est pas me dire on va rattraper corriger les inégalités quand j'en aurai 62 63 ou 64. Je veux qu'il y en ait moins tout au long de la vie. Ça c'est notre combat. D'où la question de la parentalité notamment, d'où le fait qu'on sanctionne aussi aujourd'hui les entreprises en France où quand on a mis en place l'index égalité, il y a pas grand monde qui y croyait. Depuis 2019, il y a 100 entreprises qui ont été mises en demeure.

Il y a 101 entreprises qui ont été sanctionnées. Quand je parle de sanction, c'est pas juste une tape sur les doigts. Oui, c'est les chiffres de cette semaine, d'hier même. C'est des entreprises qui peuvent aller sanction jusqu'à 1 % de leur chiffre d'affaires parce qu'elles doivent la courit que le ministère du travail doit par exemple être plus vigilant, plus rigoureux sur ses contrôles.

Bah les contrôles, il ys les entreprises là chaque année, elles ont jusqu'au 1er mars pour déposer leur index et on va aller plus loin avec la ministre chargée du travail justement et Casstri Pancian Bouvet puisque on va transposer une loi européenne, une directive européenne pour garantir plus de transparence à donc sur tout l'enjeu de l'égalité, c'est tout au long de la vie qu'il faut corriger ces inégalités, notamment encore une fois la maternité, la parentalité qui est insuffisamment prise en compte ou qui est trop pénalisante aujourd'hui pour les femmes.

Alors, nous vous recevons aussi aujourd'hui Aurore Berger pour la sortie parce que vous publiez un nouveau livre, votre livre qui s'appelle No Combats pour la République. On va on va le voir à l'antenne. On va voir la couverture de ce livre parce que vous évoquez beaucoup de choses, vous évoquez à la fois des propositions, votre parcours. Il y a une un des aspects, un des mots d'or en tout cas ce qu'on entendra aujourd'hui dans les manifestations, c'est la question des violences faites aux femmes. Dans ce livre, vous revenez sur un épisode douloureux du 7 mars 2023 où à l'Assemblée nationale, vous aviez dit, je vous cite, je sais de quoi je parle.

Donc c'est un sujet sur lequel et on voit aussi dans les chiffres que malheureusement le le phénomène est toujours là, vous estimez qu'il y a aujourd'hui un véritable phénomène de société qui ne qui ne fait plus pas. Parce que encore une fois, une femme qui est victime de violence, c'est pas une affaire de couple, c'est pas une affaire privée, c'est une affaire qui concerne toute la société et sur laquelle on doit tous se sentir concernés et mobilisés. Il y a ce que la loi fait, tout ce qu'on a fait et qui a considérablement changé, formation des policiers, des gendarmes, des magistrats.

Il y a aussi le fait qu'on recueille mieux la parole, qu'on accueille mieux la parole des femmes victimes, qu'on signale beaucoup plus aujourd'hui quand il y a des difficultés, quand il y a des violences et tant mieux. Je veux dire aussi aux femmes qu'il faut qu'elles connaissent leurs droits à partir du moment où elles subissent des violences ou elles quittent le conjoint violent. Elles peuvent bénéficier d'ordonnance de protection, elles peuvent bénéficier d'un téléphone grave danger. Et ça, je crois que c'est aussi très important que chacun et chacune connaisse ses droits. Rappelezer le 3919, c'est un numéro pour les victimes et pour les témo records d'appel en 2024.

Je dis aussi pour ceux qui nous entendent, qui ne sont peut-être pas victimes mais qui ont un doute, qui sont témoins et qui ne savent pas comment agir. Le 3919, c'est accessible. 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, c'est aussi pour se faire accompagner. Encore une fois, je le sais trop bien parce que je encore une fois je le dis, je sais de quoi je parle en effet, mais comme des milliers et des milliers de femmes qui ont eu à vivre encore une fois parce que finalement la question c'est surtout d'arriver à en sortir. Tous les moyens de lutte, vous venez de les évoquer mais ce phénomène il reste grandissant.

C'est c'est un phénomène de société que vous que vous attribuez à quel facteur finalement. Il y a une habitude dans notre société, je trouve de plus en plus grande à la violence. On on s'accommode d'une violence intrinsèque à la société. On ne devrait jamais s'y accommoder. Il y a encore une fois la question de on met à distance les violence, ça peut pas être chez moi, ça peut pas être dans ma famille, ça peut pas être dans mon couple, ça peut pas si statistiquement si on connaît soit on l'a soi-même vécu, subi, soit on connaît quelqu'un qui a eu à subir ça. Et donc ça veut dire que ça doit concerner encore une fois l'ensemble de la société.

Je recevrais aussi parce que c'est une demande très forte des manifestations, vous le savez, la question d'une loi cadre sur les violences. Je recevais au mois de mars tous les groupes politiques de l'assemblée du Sénar, ils ont tous donné leur accord pour y participer, pour qu'on y travaille et qu'on voit si on a besoin de cette grande loi cadre. Hur Berger, un autre sujet que vous évoquez dans votre livre, la laïcité, vous prononcez pour une mesure choc l'interdiction du voile islamique pour les jeunes filles.

Euh c'est quand même les petites filles déjà parce que c'est un phénomène qu'on voit se répandre aujourd'hui dans un certain nombre de nos quartiers de c'estàdire vous ne voulez plus que des jeunes filles de moins de 15 ans, je crois. moins de 15 ans parce que 15 ans c'est l'âge où on estime qu'on est libre de consentir à 7 ans à 8 ans, à 9 ans on n'est pas libre de consentir on n pas libre de choisir. On suit les prescriptions qui sont celles de nos parents. C'est normal sur bien des aspects. C'est moins normal quand il s'agit de liberté d'émancipation. des policiers dans la rue qui vont verbal dire aux parents que c'est eux les responsables.

C'est eux les responsables encore une fois parce que une petite fille de 7 ans elle ne va pas librement dans un magasin pour commander un voile islamique. Donc ça veut dire que c'est une an c'est une jeune fille de 13 ou 14 ans. Oui. Enfin je crois que c'est la même chose encore une fois et le l'horizon qu'on veut pour nos enfants, pour tous nos enfants, pour toutes nos petites filles, c'est un horizon de liberté et un horizon d'émancipation.

Et l'horizon de liberté d'émancipation n'est pas qu'on mette en place comme ça des prescriptions sur la tête de nos enfants dès le plus jeune âge qu'on leur impose de se couvrir les cheveux comme si forcément imposé pardon je excusez-moi de vous couper mais est-ce qu'il n'y a pas des jeunes filles qui souhaitent et je pense qu'à 13 enfin je pense on peut imaginer qu'à 13 14 ans elles ont déjà un libre arbitre une volonté de porter le voile à l'islamique. Qu'est-ce que qu'est-ce que vous faites dans ces cas-là ? Qu'est-ce que vous répondez ? On peut toujours discuter d'un âge d'un an ou pas. Moi ce que je pense c'est que il faut garantir la liberté et garantir l'émancipation.

C'est ça le socle qui est le socle de la République. Moi j'appartiens à une génération pour laquelle la République et la laïcité sont de moins en moins des évidences et il faut remettre ces évidences au cœur de notre société. Ça passe aussi par le fait de ne rien laisser passer et de protéger nos enfants, de protéger nos adolescentes. Et je oui, il y a des initiatives parlementaires qui sont en train d'être prises. Je pense à une proposition loi de Constance le grippe laquelle évidemment je suis très favorable. Donc c'està dire que les parlementaires eux-mêmes veulent qu'on avance sur le sujet. Donc allons-y. Merci Aurore Berger.

Je rappelle donc la publication de votre livre Nos combats pour la République aux éditions Robert Lafond. Vous êtes toujours ministre de l'égalité femme homme en cette journée et la lutte contre les discriminations et c'est la suite de Télé Matin. Bonne journée. Merci beaucoup. et c'était les 4 V.