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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 22 juin 2026 55 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesTravail & emploi

THOMAS MÉNAGÉ : « Quand il fait 40 degrés, la sobriété n'est plus une réponse ! » (France Info)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 54 %Attaque 28 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Le réchauffement climatique vous inquiète ?

  • 3:47RelanceÉludée

    Est-ce que vous maintenez vos propos d'il y a trois ans sur le GIEC ?

  • 5:08RelanceRéponse partielle

    Est-ce que pour contester des scientifiques, vous ne pensez pas que vous allez à l'encontre ?

  • 5:56OuverteRéponse directe

    Votre proposition : un plan climatisation pour les écoles, EHPAD et bâtiments publics ?

  • 7:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Français sont encouragés à climatiser leur appartement ?

  • 9:30FerméeRéponse directe

    Sans condition de ressources, votre plan 100%Rénov' ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:31Locuteur non identifiéFait
    « Il faudrait être fou pour ne pas s'inquiéter, pour ne pas voir l'accélération, l'impact sur la vie quotidienne des Français et la nécessité à la fois de le réduire, c'est-à-dire continuer à réduire nos émissions de gaz à effet de serre, même s'il faut toujours rappeler qu'il y a encore des efforts à faire, mais la France est quand même un pays globalement vertueux, donc on peut encore s'améliorer, et puis s'adapter. »
  • 4:03Locuteur non identifiéFait
    « Le GIEC, en tant que données scientifiques, c'est-à-dire en tant que consensus scientifique, le rapport en tant que tel, il est incontestable. »
  • 6:15Locuteur non identifiéFait
    « On a un programme qui est aujourd'hui un programme modèle en termes d'environnement. »
  • 6:44Locuteur non identifiéFait
    « Les énergies renouvelables, c'est la géothermie, c'est l'hydraulique, c'est l'hydroélectricité, on y est favorable. »
  • 9:41Locuteur non identifiéChiffre
    « La sobriété, quand il fait 40 degrés dans une bouilloire thermique, il y en a 6 millions en France, malheureusement. »
  • 10:03Locuteur non identifiéChiffre
    « On a un dispositif qui s'appelle 100%Rénov', qui ne coûterait que 300 millions d'euros par an. Ce sont des prêts de long terme à 0%. »
  • 10:36Locuteur non identifiéChiffre
    « Ça coûterait 300 millions d'euros pour atteindre les objectifs de Pisaniférie. »
  • 13:12Locuteur non identifiéChiffre
    « Il y a 5,7 millions de Français qui sont au chômage, quand aujourd'hui on a des Français qui cherchent des formations qui pourraient déboucher sur de l'emploi et qu'il n'y a que 500 000 offres d'emploi en face. »
  • 13:24Locuteur non identifiéChiffre
    « Il n'y a que 500 000 offres d'emploi disponibles. »
  • 15:00Locuteur non identifiéFait
    « Les Français ne s'en sortent plus, que l'énergie coûte cher, qu'ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois, à nourrir leurs enfants, à se déplacer, à se soigner. »
  • 23:43Locuteur non identifiéFait
    « Ce prêt n'engageait pas l'Ukraine en termes de remboursement. Le remboursement était à la charge de la Russie hypothétiquement en cas de fin du conflit. »
  • 24:02Locuteur non identifiéChiffre
    « Ça représentait pour la France je crois 7 ou 8 milliards. »
  • 30:54Locuteur non identifiéFait
    « Sur le programme du Rassemblement National qui est celui que vous avez cité quand vous citiez Marine Le Pen mais Jordan Bardella ne dit pas le contraire. »
  • 31:31Locuteur non identifiéPromesse
    « qu'il faut faire travailler deux ans plus tôt en faisant des filières plus courtes, plus professionnalisantes, en accentuant l'apprentissage »
  • 31:55Locuteur non identifiéFait
    « pour avoir une retraite à taux plein il y a 67 ans ce qui existe actuellement »
  • 32:03Locuteur non identifiéFait
    « c'est une question de justice quand vous avez fait des études que vous avez souvent des métiers plus protégés »
  • 34:10Locuteur non identifiéPromesse
    « nous sommes favorables à une part de capitalisation facultative, mais une capitalisation qui doit être au sein d'un fonds souverain »
  • 34:35Locuteur non identifiéChiffre
    « on a 28% de cotisation sur les retraites quand on est à 18% en moyenne dans les pays de l'OCDE »
  • 36:46Locuteur non identifiéFait
    « le rapport du corps disait que 64 ans ça irait, maintenant on dit 67 ans »
  • 37:00Locuteur non identifiéPromesse
    « il y a des mesures aussi d'incitation à conserver les seniors dans les entreprises »
  • 39:50Locuteur non identifiéPromesse
    « il y a besoin de mettre des moyens, il y a besoin aussi de peut-être changer certains éléments de notre droit »
  • 41:27Invité politiqueFait
    « vous prenez votre carte à l'UMP en 2007 »
  • 44:16Locuteur non identifiéFait
    « nous ce qu'on souhaite juste c'est que la culture soit dans une vision qui ne soit pas militante ou politique »
  • 47:41Locuteur non identifiéFait
    « la décision de monsieur Trump montre bien que encore une fois je pense que la France l'Union Européenne va rater le virage comme on l'a raté au moment du web d'internet »
  • 53:15Locuteur non identifiéPromesse
    « nous on est pour la fin du collège unique aussi au passage »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié65 %
  • Présentateur16 %
  • Thomas Ménagé11 %
  • Invité6 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques. Qu'on soit au Rassemblement national, déjà en campagne ou tout simplement passionné et observateur de la vie politique comme nous, impossible de faire abstraction de ce compteur dans 16 jours et une heure et demie pour être précise. Toute l'attention sera arrivée sur Marine Le Pen au sein de la cour d'appel de Paris le 7 juillet. La justice se prononcera, confirmera ou non sa peine de 5 ans d'inéligibilité, le vertige pour le RN, mais aussi pour Edouard Philippe, Gabriel Attal ou Jean-Luc Mélenchon qui attendent sur le ring. La fille du fondateur ou le jeune patron du parti Jordan Bardella, de quel côté retombera la pièce ?

L'incertitude alimente les divisions sur les retraites, la stratégie européenne. Notre invité, on l'espère, va nous aider à comprendre la ligne de son parti sur des sujets cruciaux et ses revirements parfois. Thomas Ménager est avec nous, député RN du Loiret, porte-parole du groupe RN à l'Assemblée nationale proche de Marine Le Pen. France Inter, questions politiques, Victoria Coussa. Bonjour Thomas Ménager. Bonjour mesdames. Vous êtes en direct sur France Inter, sur France Info, le canal 16 de la télé et en partenariat avec le journal Le Monde. Nous sommes ensemble jusqu'à 13h pour répondre à toutes nos questions.

Merci d'avoir accepté notre invitation à mes côtés aujourd'hui pour vous interviewer. Je les salue, Naïla Latrouz. Bonjour. Bonjour. Rédactrice en chef du service politique de France Télé. Bonjour Naïla. Tout à l'heure, vous allez nous faire le portrait de notre invité, de Thomas Ménager.

1:33
Thomas Ménagé

Ce n'est pas un exercice facile parce que très présent dans les médias, Thomas Ménager, vous êtes pourtant très discret sur ce qui vous anime en dehors de la politique. Est-ce par pudeur ou parce que vous avez des choses à cacher ? Réponse dans une demi-heure.

1:44
Présentateur

Et Françoise Fressos du journal Le Monde. Bonjour Françoise. Bonjour. On vous retrouvera vers midi 50 avec cette question 2027, un sujet crucial, l'éducation, l'école.

1:56
Invité

Oui, et peut-être plus précisément le baccalauréat, puisque plus d'un million d'élèves sont en train de le passer cette année, si l'on tient compte de ceux qui sont aussi en épreuve anticipée en classe de première. A quoi ressemblera le bac si le RN accède au pouvoir ? Et plus généralement, quelles réformes de l'éducation nationale préconisent-ils ?

2:16
Présentateur

Mais d'abord, quelques questions d'actualité. Ça ne vous a pas échappé. Il fait très chaud en ce moment. La France suffoque. 35 départements sont désormais en vigilance rouge au moment où on se parle, jusqu'à 40 degrés à certains endroits. Le réchauffement climatique vous inquiète ?

2:31
Locuteur non identifié

Il faudrait être fou pour ne pas s'inquiéter, pour ne pas voir l'accélération, l'impact sur la vie quotidienne des Français et la nécessité à la fois de le réduire, c'est-à-dire continuer à réduire nos émissions de gaz à effet de serre, même s'il faut toujours rappeler qu'il y a encore des efforts à faire, mais la France est quand même un pays globalement vertueux, donc on peut encore s'améliorer, et puis s'adapter. Et c'est ça ce qui aussi nous préoccupe aujourd'hui, c'est la question de l'adaptation.

2:54
Présentateur

D'ailleurs, on verra dans quelques instants tout ce que vous proposez au RN. Je voulais juste qu'on écoute une archive d'il y a 3 ans de vous, chez nous, sur France Inter.

3:03
Locuteur non identifié

Nous ne pouvons pas uniquement nous baser sur les données du GIEC, mais dans tous les cas, il n'y a pas seulement à suivre automatiquement ce qui peut être fait dans les données du GIEC. Il y a à avoir une vision politique qui, bien entendu, tient compte du réchauffement climatique, mais ça a été dit par Marine Le Pen. Ils ont parfois tendance à exagérer, et c'est leur rôle. Vous avez dit vous-même qu'on n'est pas scientifiques, nous, donc il faut quand même croire les scientifiques. Oui, on les croit, on les suit, bien entendu, mais notre rôle aussi, c'est de tempérer pour éviter que si on suit bêtement les données du GIEC, on risque de contrevenir à la qualité de vie des Français.

3:40
Présentateur

Donc pour vous, le GIEC exagère, sauf qu'aujourd'hui, votre collègue Sébastien Chenu regrette que le gouvernement n'ait finalement pas écouté le GIEC. On a un peu de mal à vous suivre. Est-ce que vous, déjà, vous maintenez vos propos d'il y a trois ans ?

3:51
Locuteur non identifié

Il faut savoir en politique, des fois, dire qu'on n'a pas été clair et qu'on a même dit des bêtises, c'était pas très clair. Parce que, en fait, dans ma tête, souvent, j'avais en tête, notamment, un certain nombre d'experts du GIEC, c'est le cas de M. Gémen, qu'on fait des fois de la politique, était en soutien à M. Jadot. Le GIEC, en tant que données scientifiques, c'est-à-dire en tant que consensus scientifique, le rapport en tant que tel, il est incontestable. C'est une donnée scientifique qui peut parfois aussi évoluer, bien entendu, qui, malheureusement, au vu de l'évolution, en fait, la situation est encore pire que prévue. Et donc, il faut le tenir.

Donc, voilà, moi, je n'avais pas été clair à l'époque. Il faut aussi savoir le reconnaître.

4:23
Présentateur

Et ça, on ne le savait pas il y a trois ans ?

4:24
Locuteur non identifié

Non, mais je veux dire, moi, en tant que député qui avait un an d'expérience, peut-être que je n'avais pas... Vous savez, on vient de la société civile. On est jeté, au bout de quelques semaines, sur des plateaux de chaînes importantes, comme France Inter, et des fois, on n'est pas clair, on s'exprime mal. Mais je tiens quand même à maintenir le fait que certains qui ont pris des positions politiques, parfois, qui ont été, par exemple, c'est le cas de M. Gemmènes, je l'ai en tête, parfois ont pris des positions antinucléaires, etc., qui n'étaient pas forcément les bonnes positions.

Et que le politique, il est là pour prendre les données scientifiques et de tout mettre en œuvre pour essayer d'atteindre ses objectifs, mais sans contrevenir à la qualité de vie. C'est tous les débats qu'on va peut-être avoir dans quelques instants sur la climatisation.

5:05
Présentateur

Sauf qu'il n'y a pas que vous, qui avez tenu des propos au RN sur le GIEC. Marine Le Pen estimait que le GIEC avait toujours été alarmiste. Votre collègue Hervé de Lépinault les qualifie même de propagandiste. Julien Audoul utilise le terme « dayatollah ». Est-ce que, pour contester des scientifiques qui font un travail utile et nécessaire au moment où on parle de réchauffement climatique, vous ne pensez pas que vous allez à l'encontre ?

5:26
Locuteur non identifié

Non, mais le rapport en donctel, c'est la somme de toutes les opinions des scientifiques. Ça s'appelle une compilation à consensus.

5:32
Présentateur

Une compilation, mais ce n'est pas des opinions, c'est des analyses.

5:34
Locuteur non identifié

Et là, quand vous parlez d'ayatollah, c'est parce que, je vous le dis, il y en a qui ont pris des positions à gauche ou à l'extrême gauche, parfois contre le nucléaire, parfois contre les climatisations. Ayatollah, c'est Julien Audoul qui dit « ayatollah ». Oui, c'est pour ça que je reprenais les propos de mon collègue. Contre le nucléaire, contre la climatisation, mais il n'y a aucune ambiguïté au Rassemblement national. Et tout notre programme, depuis des années, est un programme qui est vertueux pour l'environnement, et on va y venir. C'est pas ce que disent les scientifiques, et notamment François Gennet ?

Vous savez, moi, juste après mes propos, j'avais eu la chance de rencontrer Valérie Masson-Delmotte, qui m'avait proposé de venir échanger avec elle, qui était co-auteur du dernier rapport du GIEC à l'époque, et je lui avais expliqué quelle était notre vision. Elle m'avait informé aussi, et c'est le rôle des politiques, d'aller chercher l'information. Mais il n'y a aucune ambiguïté, quand on propose depuis des années de réindustrialiser notre pays, alors même que 50% des gaz à effet de serre, c'est les importations, ce sont les importations. Je pense qu'on a un programme qui est aujourd'hui un programme modèle en termes d'environnement.

6:26
Présentateur

Vous proposez aussi de supprimer les agences environnementales publiques, d'arrêter le financement des énergies renouvelables comme le solaire, l'éolien, de l'été...

6:32
Locuteur non identifié

Les énergies intermittentes, on va y venir. Le problème qu'il y a, c'est que depuis des années, il y a eu une idéologie autour de l'environnement, où quand vous êtes contre l'éolien, qui est une énergie interminente, vous êtes contre les énergies renouvelables. Les énergies renouvelables, c'est la géothermie, c'est l'hydraulique, c'est l'hydroélectricité, on y est favorable. Mais il y a une nécessité de voir l'ensemble de la chaîne de la valeur.

Quand vous produisez des panneaux photovoltaïques à l'autre bout de la planète, comme les éoliennes, que vous ne savez pas comment vous allez les recycler demain, que vous utilisez des terres rares, que vous utilisez aussi humainement des personnes avec des conditions sociales qui ne sont pas à la hauteur, que vous avez des productions qui sont faites à l'autre bout de la planète, qui ne respectent pas nos normes environnementales, je ne suis pas sûr que ça soit brillant d'un point de vue environnemental au global.

7:15
Présentateur

Sur la canicule, votre proposition, votre grande proposition, c'est un plan climatisation, un investissement de l'État pour climatiser les écoles, les EHPAD, les bâtiments publics. Alors je dis financement de l'État, mais on ne sait pas trop. C'est l'État qui finance ?

7:27
Locuteur non identifié

Non, je vais vous l'expliquer très clairement. Pour revenir, parce que c'est quand même des sujets très précis, il y a deux éléments. Il y a une adaptation au climat, qui doit être une adaptation passive, qui existe. Donc c'est de la rénovation énergétique, c'est tout ce qui existe en termes de parts vues, de parts soleil qui peuvent être mis en place, c'est d'avoir des bâtiments qui sont plus verteux. Et après, quand ces adaptations passives aussi, c'est des îlots de fraîcheur, c'est végétaliser nos villes.

7:52
Présentateur

Ça, vous êtes pour végétaliser les villes, investir dans les centres-villes ?

7:55
Locuteur non identifié

Bien entendu. À un moment, on voit bien que c'est la réverbération, notamment de tout ce béton en ville, et notamment de villes comme Paris, qui ont été pensées avec des parcs qui sont à l'extérieur.

8:03
Présentateur

Pourquoi des maires RL construisent des grands parkings dans leur ville, du coup ?

8:06
Locuteur non identifié

Non, mais alors ça, c'est totalement... Et bétonnise. Non, mais ça va à l'encontre. C'est totalement bidon ce que vous... Enfin, je veux dire, à un moment, à quel endroit ? Quand il y a besoin de parking, oui, on construit du parking. Et en plus, maintenant, aujourd'hui, les parkings, ils sont construits avec des matériaux qui sont perméables pour pouvoir aussi permettre, avec ce qu'on appelle des evergreens, c'est-à-dire des places de parking qui sont vertes. Quand il y a besoin de parking pour développer le commerce de centre-ville, il faut le faire.

Mais à Paris, notamment, de faire en sorte que l'on végétalise les toitures, que l'on peigne les toitures en blanc aussi, qui sont aussi des éléments pour pouvoir éviter que les rayons du soleil impactent les bâtiments et augmentent la température.

8:41
Présentateur

Ça, c'est la politique, d'ailleurs, écologiste d'Anne Hidalgo, d'Emmanuel Grégoire, que vous êtes en train de saluer, du coup.

8:46
Locuteur non identifié

Je veux dire, enfin, ils n'ont pas attendu. Il n'y a pas qu'Emmanuel Grégoire. Il y a énormément de villes, de droite comme de gauche, parce qu'en fait, c'est du bon sens paysan. C'est du bon sens de se dire, à un moment, il faut faire en sorte que les rayons du soleil réchauffent beaucoup moins les bâtiments. Sauf que malheureusement, ces adaptations, qu'on pourrait considérer être comme passives, ne suffisent pas. Et c'est pour ça qu'un grand nombre de pays dans le monde, vous allez au Japon, vous allez aux États-Unis, mettent la climatisation. 90% des bâtiments sont équipés dans ces pays.

Et ça pourrait être une folie climatisée, juste pour finir, ça pourrait être une folie climatisée si on avait une énergie qui n'était pas décarbonée. C'est-à-dire que si on brûlait du pétrole et du gaz pour faire fonctionner des climatiseurs, c'est sûr que ça serait une dinguerie parce que ça augmenterait le réchauffement climatique. On a une électricité décarbonée grâce au nucléaire et grâce à notre nucléaire.

9:29
Présentateur

Est-ce que les Français, est-ce que vous invitez, vous encouragez les Français à climatiser leur appartement, par exemple ? Parce que là, vous parlez des bâtiments d'État, mais est-ce que vous les appelez plutôt à la sobriété ou vous cautionneriez, par exemple ?

9:41
Locuteur non identifié

La sobriété, quand il fait 40 degrés dans une bouilloire thermique, il y en a 6 millions en France, malheureusement.

9:47
Présentateur

Donc la clim partout pour tous.

9:48
Locuteur non identifié

Oui, et il y a une vraie fracture sociale aujourd'hui. Et c'est la raison pour laquelle, nous, on ne souhaite plus mettre en place ce qui existait avec MaPrimeRénov', c'est-à-dire de l'argent qui ne marche pas, parce qu'il y a 300 000, 5 milliards par an, 300 000 qui, depuis le début, qui a ces dispositifs, ont permis des rénovations globales. On a un dispositif qui s'appelle 100%Rénov', qui ne coûterait que 300 millions d'euros par an. Ce sont des prêts de long terme à 0%.

10:08
Présentateur

Pour tout le monde, juste, j'ai une question là-dessus. Sans condition de ressources. Donc pour les enfants de Bernard Arnault, encore une fois,

10:13
Locuteur non identifié

vous faites quelques gestes aux milliardaires. Parce que les usines à gaz, avec des critères, avec des abus, avec des dossiers frauduleux, l'ANA, l'ANA, on est plein.

10:20
Présentateur

Avec votre projet, il n'y aurait pas de fraude, par exemple.

10:23
Locuteur non identifié

Mais non, parce qu'en fait, il n'y a plus d'argent magique. On n'a plus l'argent pour donner des subventions. Nous, ce que l'on fait, c'est qu'on ferait des prêts à taux zéro. Ce qui fait que ça coûterait à l'État seulement la différence entre l'emprunt sur les marchés financiers et le taux zéro. Ça, ça coûterait 300 millions d'euros pour atteindre les objectifs de Pisaniférie. Et on dit aux Français, vous remboursez progressivement sur le long terme. Ça peut prendre 20 ans, 30 ans. Dans tous les cas, l'État ne perd jamais l'argent. Puisque l'État, si la personne ne rembourse pas, au moment de la cession de son bien, ou au moment d'un décès, d'une succession, il y a obligation de rembourser.

Donc c'est quelque chose qui permet que tout le monde ait accès, tout le monde rénove ses bâtiments à la fois pour les passoires et les bouilloires thermiques, et qu'on puisse aussi améliorer la qualité de vie des Français.

11:05
Thomas Ménagé

Thomas Ménager, vous venez de citer l'exemple du Japon qui climatise largement. Le Japon est un des pays qui produit aussi largement de la climatisation. Dans le plan massif que vous proposez, il faudrait équiper en priorité près de 3 000 établissements de santé, 7 500 EHPAD et plus de 50 000 établissements scolaires. Tout climatiser, c'est aussi accepter d'importer massivement. Et je vous entendais parler des éoliennes et du photovoltaïque en disant qu'on enrichira la Chine et d'autres pays.

C'est exactement le même sujet pour la climatisation, puisqu'on est dépendant sur les compresseurs, sur le cuivre, sur les fluides frigorigènes, mais aussi parce que nos coûts de production sont plus élevés que les Japonais, les Chinois ou les Coréens. Est-ce qu'il n'y a pas de solution plus souveraine ? Là, pour le coup, vous tenez un discours de souveraineté et vous proposez une solution qui, techniquement, ne l'est pas.

11:49
Locuteur non identifié

Mais parce que, malheureusement, vous avez raison. Et ça passe par le plan, et j'en parlais au tout début de notre émission, de réindustrialisation de notre pays. C'est-à-dire que si vous ne recréez pas des filières en baissant les impôts de production, parce que c'est aussi ce qui pèse lourdement...

11:59
Thomas Ménagé

Mais vous allez avoir un problème de calendrier, et la réindustrialisation, ça prend du temps, la climatisation, c'est l'urgence.

12:03
Locuteur non identifié

Inévitablement, notamment dans les lieux prioritaires que sont les EHPAD, que sont les écoles, vraisemblablement, je ne peux pas vous donner tort, et c'est triste de voir qu'on a malheureusement démantelé notre pays au point qu'on n'est plus en capacité de produire ce genre de production qui serait utile pour les Français. Il y avait aussi un leader en matière de pompe à chaleur qui n'a pas été soutenu dans notre pays, et qui aujourd'hui n'est plus là pour pouvoir répondre à ce besoin. Mais la climatisation, avec un développement de la filière qui va avec, c'est aussi un élément pour décarboner notre économie. Pourquoi ?

Parce qu'en mettant des pompes à chaleur, vous avez le chaud l'hiver et le froid l'été. Et vous remplacez aussi les chauffages au fioul et au gaz qui, eux, polluent et contribuent à accentuer le réchauffement climatique.

12:46
Thomas Ménagé

Deuxième difficulté, la question de la main-d'œuvre. Le technicien CVC, donc chauffage, ventilation, climatisation, c'est un métier en pénurie en France. Est-ce que votre plan de climatisation s'accompagne d'une immigration économique de pays qui, précisément, ont l'habitude de cette massification de la climatisation ?

13:00
Locuteur non identifié

Non, mais je pense qu'on n'est pas condamné à cela. On n'est pas condamné indéfiniment à importer nos productions et à importer de la main-d'œuvre.

13:08
Thomas Ménagé

Aujourd'hui, c'est une filière qui est sinistrée. C'est une filière où il n'y a pas de main-d'œuvre.

13:11
Locuteur non identifié

Oui, mais je ne peux pas vous donner tort. Mais quand il y a 5,7 millions de Français qui sont au chômage, quand aujourd'hui on a des Français qui cherchent des formations qui pourraient déboucher sur de l'emploi et qu'il n'y a que 500 000 offres d'emploi en face, on n'a pas besoin d'importer. Il n'y a que 500 000 offres d'emploi disponibles. Et il y a 5,7 millions de chômeurs.

Donc, au contraire, il va falloir, et c'est ce que nous avons développé avec mon collègue Jean-Philippe Tanguy dans le plan 100% Rénov' que j'invite vos téléspectateurs à aller consulter sur Internet, c'est qu'il y ait aussi des filières à la fois de production de matériaux biosourcés pour la partie rénovation, isolation, des filières de construction aussi, comme vous l'avez dit très justement, pour qu'on soit indépendant d'un point de vue climatisation, et un plan de formation avec les filières en se basant sur ces filières qui aujourd'hui ont besoin d'être soutenues.

Quand on met énormément d'argent dans la formation professionnelle sur des formations qui n'aboutissent à aucun boulot, aucun job, il va falloir aussi travailler fortement sur la matière de la formation professionnelle.

14:04
Invité

Françoise Fressos. Alors d'abord, je dois dire que je suis assez estomatiquée par votre revirement sur le réchauffement climatique. Vous avez une prise de conscience énorme qui n'existait pas il y a trois ans, qu'on peut saluer d'ailleurs. Deuxièmement, il y a quand même une contradiction, notamment au moment où il y a une crise pétrolière, où le RN est un des partis qui continue à dire qu'il faut baisser la TVA sur le pétrole et sur le gaz, alors que ça coûte plus de 10 milliards d'euros et que vous dites vous-même qu'au fond, on va avoir un problème de finances publiques. Alors expliquez-nous la logique de cette proposition.

14:37
Locuteur non identifié

Alors d'abord, moi, je m'inscris en faux sur l'idée qu'en baissant la TVA, on va accentuer les utilisations d'énergie fossile. Parce que 99% des Français n'ont pas les moyens de se dire on va utiliser plus la voiture pour se faire plaisir, on va brûler du fuel, du gaz et on va chauffer. Il y a déjà une sobriété qui malheureusement est contrainte financièrement.

Nous, on a une vision qui est assez simple, qui est de se dire qu'aujourd'hui, les Français ne s'en sortent plus, que l'énergie coûte cher, qu'ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois, à nourrir leurs enfants, à se déplacer, à se soigner, et que ce que l'on redonne en pouvoir d'achat, ils vont le réinvestir aussi dans l'économie, dans la consommation, dans la croissance, en allant au restaurant, en payant des loisirs, et que tout ça, ça clé à un cercle vertueux.

Vous savez, l'austérité, c'est-à-dire de prendre plus en plus d'argent dans les poches des Français, ça n'apporte jamais la croissance et l'amélioration économique, et vous ne faites qu'aggraver votre déficit et votre dette qui est déjà abyssal en France avec 3 400 milliards, avec Emmanuel Macron.

15:35
Présentateur

Et la crise du carburant est alimentée par ce conflit entre les États-Unis et l'Iran. Un protocole d'accord entre ces deux pays est signé, mais des frappes se sont poursuivies au Liban juste après. G.D. Vance, le vice-président américain, vient d'arriver en Suisse pour le début, normalement, des négociations, parce que ça a été retardé, deux mois de négociations. Vous y croyez ? Ça y est ? On voit le bout ?

15:57
Locuteur non identifié

On n'a pas le choix que d'y croire. Malheureusement, la France est un petit peu absente de ces négociations, excepté avoir fourni la table, et tant mieux, c'est bien que ça a été signé en France, d'espérer que cet accord tienne. Parce qu'on vient d'en parler, il en va du pouvoir d'achat en matière de carburant, de nos capacités, malheureusement aussi de notre dépendance et notre souveraineté en matière d'engrais, sur tout un tas de sujets. Et il faut espérer que l'Iran...

16:19
Invité

Vous dites espoir, mais derrière l'espoir, il y a aussi le doute. Est-ce que c'est quand même pas un camouflet pour les États-Unis qui était parti, au fond, vraiment cœur battant dans ce conflit, et arrive à ne pas imposer sa loi ? Et même, certains disent, c'est très déséquilibré. C'est plutôt les Iraniens qui sont en train d'imposer leur loi.

16:37
Locuteur non identifié

Je pense que c'est un échec total pour Donald Trump, à la fois d'avoir déclaré cette guerre, même si on pouvait être d'accord, bien entendu, sur la philosophie, c'est-à-dire d'aller protéger les démocraties face à l'Iran, qui continuait à se doter de l'arme nucléaire. Mais aujourd'hui, toute cette séquence, elle n'est pas bonne pour Donald Trump, elle n'est pas bonne pour le monde entier, et notamment pour la France. Donc on ne peut que le déplorer, et qu'être en doute quand on voit aussi les derniers événements, et l'inquiétude qu'on peut avoir sur le respect, une issue pacifique de ce conflit.

17:09
Thomas Ménagé

Dans ce protocole d'accord, il est prévu la levée des sanctions sur un certain nombre de dignitaires iraniens. La France aura un rôle à jouer, puisque Emmanuel Macron a prévenu, il faudra que la France ne pousse pas son véto au Conseil de sécurité de l'ONU, où nous avons un siège permanent. Est-ce qu'il faut, selon vous, ou quelles sont, selon vous, plutôt, les conditions à poser pour lever ces sanctions ?

17:28
Locuteur non identifié

Alors sur ces sujets, je vais être assez clair, il faut savoir en politique, parfois, rester à sa place. Moi, en tant que porte-parole du groupe Rassemblement National, je n'ai pas mandat, et c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui auront l'occasion de s'exprimer sur ces questions. Ce qui est certain, c'est que nous, notre vision en la matière, c'est toujours défendre l'intérêt des Français, et l'intérêt des Français, en l'occurrence, c'est de faire en sorte de ne pas permettre de donner des éléments qui entraîneraient vers un conflit qui continueraient et qui seraient néfastes pour notre économie.

Sur ce point précis, vous savez que c'est un domaine réservé comme pour le président de la République au sein d'un parti.

18:02
Présentateur

Une consigne a été passée chez vous, d'ailleurs, pour qu'il y ait une réserve de la part des cadres RN sur ces questions de défense internationale ?

18:08
Locuteur non identifié

Oui, enfin, c'est même pas un sujet sensible. C'est de la logique, c'est de la même manière que le secrétaire d'État en charge de, je ne sais pas, la transition écologique qui serait sur votre plateau, n'irait pas s'exprimer au nom de Jean-Noël Barraud ou d'Emmanuel Macron. Ces sujets-là, qui sont des sujets très précis, qui nécessitent d'avoir les données du ministère des Affaires étrangères, du cœur diplomatique, ça ne se fait pas autour d'un comptoir où Thomas Ménager, qui ne connaît, pour être sincère, que peu de choses, parce qu'il n'a pas les éléments et que ce n'est pas en plus son domaine, puissent avoir une position.

18:38
Présentateur

Votre parti a pris ses distances avec le Trumpiste, on parlait justement de Donald Trump. En Italie, les rapports se compliquent encore un peu plus entre le président américain et Giorgia Meloni. Elle a très mal pris que Donald Trump lui a assuré, qu'elle avait insisté pour avoir un selfie avec lui. On écoute la chef du gouvernement italien.

18:56
Invité

Les déclarations de Donald Trump sont totalement inventées. Franchement, je suis stupéfaite. Je ne comprends pas pourquoi le président des États-Unis se comporte ainsi envers ses propres alliés. Mais il y a une chose dont il doit souvenir. Ni l'Italie, ni moi, ne supplions jamais.

19:12
Thomas Ménagé

Thomas Ménager, c'est devenu un boulet pour ses alliés, Donald Trump ?

19:16
Locuteur non identifié

Vous avez dit que vous prenez une distance. J'étais sur votre plateau à plusieurs reprises. On a dit pendant toute la campagne américaine qu'on n'était pas américain, qu'on ne prenait pas parti, que Donald Trump défendait juste...

19:25
Présentateur

Sauf pendant l'investiture où vous envoyez Louis Alliot à la cérémonie d'investiture de Donald Trump.

19:29
Locuteur non identifié

Mais de la même manière que quand le pape a pris ses fonctions d'y aller et qu'on défend la laïcité... Oh là là, attention, c'est différent. C'est des comparaisons un peu troublantes. Non, pas du tout troublantes. C'est un chef d'un pays qui sera encore en poste, qu'on le veuille ou non, en 2028, lors de notre arrivée, si les Français nous font confiance au pouvoir.

19:47
Présentateur

Donc un allié, un allié, sur la scène internationale.

19:50
Locuteur non identifié

Sur un certain nombre d'aspects, bien entendu. C'est une démocratie, quoi qu'on en dise. Mais il y a une forme de fascination, quand même. Un adversaire, et très souvent un concurrent. C'est le concept de la diplomatie. C'est-à-dire que vous avez parfois des échanges qui sont assez fermes avec vos alliés, sur certains aspects, vos concurrents.

20:08
Thomas Ménagé

Le principe de l'alliance doit aménager, c'est de pouvoir faire confiance aussi à son interlocuteur. Là, dans ce qui se passe avec... Que ce soit Emmanuel Macron ou avec Georgia Meloni, qui est en l'espèce un carnincant bien plus proche de Donald Trump, c'est que vraisemblablement, Donald Trump n'est pas un allié de confiance. Donc je repose ma question. Est-ce que c'est un boulet pour ses alliés ?

20:24
Locuteur non identifié

Je pense que ce n'est pas un allié de confiance. Donald Trump, au vu de ses revirements permanents, de sa personnalité, les États-Unis le sont, mais ça reste le président des États-Unis. Donc on doit faire avec. Les Américains l'ont choisi. C'est leur liberté. C'est le concept de la démocratie. Mais c'est vrai qu'on aimerait peut-être avoir des personnalités peut-être un peu moins exubérantes, un peu plus simples, un peu plus claires dans les échanges qu'on pourra avoir avec les différents alliés.

20:51
Invité

Est-ce que ça veut dire que vous appouvez au fond Emmanuel Macron de continuer sans arrêt le dialogue avec Donald Trump ? Est-ce que vous considérez que ce qui s'est passé à Versailles quand on a vu Donald Trump signer le protocole d'accord avec l'Iran était un bon coup politique pour Emmanuel Macron ?

21:07
Locuteur non identifié

Je vous l'ai dit, c'est dommage qu'on n'ait pas pesé dans l'accord et que la diplomatie française, que la voix de la France ne soit pas suffisamment forte alors que la diplomatie française était reconnue.

21:18
Invité

Mais c'était bien que ça se passe à Versailles quand même.

21:19
Locuteur non identifié

Oui, enfin, je veux dire, on a fourni la table, tant mieux, ça a parlé de la France. Parce que, c'est pas pour rien que Donald Trump

21:24
Présentateur

accepte de se mettre à la table à côté d'Emmanuel Macron, le sens des images.

21:28
Locuteur non identifié

C'est juste une question de temporalité qui a fait que ça a pu se faire en France. Et tant mieux, mais par contre, sur la position, oui, et nous, on n'est pas dans la politique politicienne en matière diplomatique, Emmanuel Macron a raison de maintenir le dialogue. Ce sont les États-Unis. Il a réussi. On ne peut pas faire fi, ce n'est pas un petit pays avec qui on pourrait se dire bon, on coupe les relations diplomatiques et ce n'est jamais bon même quand ce n'est pas un pays aussi important que les États-Unis parce que, voilà, la France doit pouvoir peser sur la totalité du monde. Oui, excusez-moi, vous aviez une question ? Je vous ai coupé.

21:57
Présentateur

Non, mais on va parler d'Ukraine maintenant puisque c'était l'un des grands sujets aussi de ce G7 où Donald Trump était et restait d'ailleurs jusqu'au bout. Il a même réaffirmé son soutien à l'Ukraine. Là encore, il y a eu un travail diplomatique pour arriver à ces fins-là. Vous, ERN, notamment le patron de votre parti, Jordan Bardella, répète que la Russie représente une menace multidimensionnelle pour la France. Il dit soutenir l'Ukraine mais il s'oppose dans le même temps au Parlement européen à un prêt de 90 milliards d'euros d'aide pour l'Ukraine pour permettre à son économie notamment de ne pas s'effondrer, pour permettre d'avoir assez de force vis-à-vis de la Russie.

Pourquoi cette contradiction ? Comment vous pouvez l'expliquer ?

22:39
Locuteur non identifié

J'entends votre question. Depuis le premier jour, on a bien entendu été aux côtés de l'Ukraine, soutenu l'Ukraine. Nos maires ont accueilli, nos maires, comme Louis Aliot a été un des premiers maires à accueillir des réfugiés ukrainiens. On a été favorables...

22:50
Présentateur

Mais Le Pen n'a toujours pas condamné l'annexion de la Crimée par la Russie.

22:54
Locuteur non identifié

Ça c'était un débat qui était antérieur. Mais que de revirement quand même. On ne va pas refaire le débat. Reconnaissez-le. Que de revirement. Il n'empêche qu'aujourd'hui, nous avons une position qui est claire. Soutien, soutien, notamment en matière d'armes défensives à l'Ukraine. Mais à un moment, de continuer à accentuer la guerre en ne disant pas clairement que l'objectif c'est de mettre tout le monde autour de la table et d'aller vers la paix, on a une possibilité aussi aujourd'hui qui est une bonne possibilité puisqu'on a la chance. C'est que le courage des Ukrainiens, la force des Ukrainiens, la résilience du peuple ukrain fait que l'Ukraine s'en sort...

Que vous n'avez pas tellement appuyé quand même reconnaissez-le. Cette résilience n'avait pas été en avant-garde. On a soutenu toutes les initiatives contre la Russie d'un point de vue financier qui n'était pas néfaste pour les intérêts des Français.

23:39
Présentateur

Et ce prêt de 90 milliards d'euros en quoi il est néfaste

23:42
Locuteur non identifié

pour les intérêts des Français ? Il y avait un problème de conditionnement du remboursement de ce prêt. Ce prêt n'engageait pas l'Ukraine en termes de remboursement. Le remboursement était à la charge de la Russie hypothétiquement en cas de fin du conflit. Je suis désolé. C'est ce qu'on appelle

23:57
Invité

les réparations en fait. C'est dans chaque conflit c'est comme ça.

24:01
Locuteur non identifié

Je veux dire c'est très hypothétique. Ça représentait pour la France je crois 7 ou 8 milliards. Quand on est... Vous m'avez interpellé tout à l'heure Madame Fresseuse en disant qu'on avait une situation des finances publiques qui était tellement dégradée qu'il fallait être sérieux et responsable. Eh bien excusez-nous de dire que oui on soutient en envoyant des armes, en envoyant des armes défensives, en envoyant de l'aide humanitaire, en pesant de toutes nos forces parce que ce qu'on oublie toujours c'est que chaque jour il y a des morts.

Chaque jour il y a des familles qui sont décimées et que l'objectif est tant mieux si Donald Trump se remet du côté de l'Ukraine pour essayer de forcer Vladimir Poutine à se mettre à la table des négociations au moment où en plus l'Ukraine a repris du terrain a réussi à reprendre la main pour arriver à une paix durable parce que c'est la seule solution et on oublie que derrière toutes ces histoires de milliards et tous ces financements en termes de militaires il y a des morts et il y a des familles.

24:48
Présentateur

Et très rapidement encore sur l'Ukraine Jordan Bardella n'était pas très loin de la frontière il était en Pologne cette semaine on a suivi le déplacement mais il ne l'a pas franchi cette frontière est-ce que selon vous le ou la candidate irène à la présidentielle devrait se rendre pendant la campagne en Ukraine ? Edouard Philippe Gabriel Attal Bruno Rotaio l'ont fait ?

25:05
Locuteur non identifié

Plusieurs parlementaires de notre groupe ils sont allés je sais que mon collègue Alexandre Sabatou c'est le même symbole si nous y sommes invités s'il y est invité je ne vois pas pourquoi Jordan Bardella ou Marine Le Pen n'iraient pas mais il y a le symbole très bien très bien d'y aller mais derrière il faut surtout apporter un poids massif pour une conférence internationale pour la paix et pour sortir de ce conflit je pense que c'est ce que les français attendent et surtout les ukrainiens attendent.

25:36
Présentateur

Lors de ce déplacement toujours en Pologne le patron du RN a valorisé l'agence gardienne des frontières de l'Europe l'agence Frontex et même le mur construit par les conservateurs polonais entre la Pologne et la Biélorussie c'est une solution pour vous d'ériger des murs pour lutter contre les flux migratoires ?

25:52
Locuteur non identifié

Quand certains pays aux frontières de l'Europe utilisent malheureusement le malheur des migrants comme une manière de faire un rapport de force avec l'Union Européenne vous n'avez pas Vous parlez de la Biélorussie Voilà je parle de la Biélorussie en l'occurrence vous avez raison comme la Turquie en son temps régulièrement vous n'avez pas d'autre moyen que de mettre des éléments matériels pour bloquer la frontière c'est à la fois avec des hommes avec Frontex mais aussi des éléments comme un mur pour protéger parce que vous le savez dès lors qu'ils rentrent aussi au sein de l'espace Schengen il y a aussi une liberté de circulation Plus d'argent

26:24
Présentateur

pour ces murs tout en réduisant de moitié la contribution française à l'Union Européenne là encore on pourrait parler d'un paradoxe ?

26:31
Locuteur non identifié

Non mais parce que l'argent ne sera pas au même endroit c'est-à-dire que vous pouvez réduire votre contribution nette comme on le souhaite pour le remettre à l'époque Vous la réduisez où ?

Mais sur certains domaines sur le coût rien que le coût de la structure les fonctionnaires européens le coût de la structure de l'Union Européenne des compétences et des domaines sur lesquels les compétences ne sont pas essentielles ne nécessitent pas que l'Union Européenne y mette son nez parce que depuis ces dernières années que ce soit en matière de défense où il y a une volonté en matière de santé ce sont des compétences qui reviendront dans le cadre de notre Europe des nations et des coopérations à la France à chaque État souverain qui pourra décider de faire de la coopération À condition qu'il n'y ait pas de crise en Europe et que les autres acceptent ce que vous proposez Sur cette question migratoire Ça c'est notre travail C'est d'aller Et d'où les échanges que Jordan Bardella a eus par exemple avec le président polonais qui est quand même la sixième économie de l'Union Européenne pour construire cette Europe des nations

27:23
Présentateur

Pour terminer sur cette question migratoire il y a eu ce vote au Parlement européen du règlement retour l'extrême droite et la droite notamment François-Xavier Bellamy qui votent ensemble Ça y est c'est l'Union des droites que vous prenez ?

27:35
Locuteur non identifié

Je crois qu'il y a aussi quelques députés rignous c'est-à-dire le groupe d'Emmanuel Macron qui ont ouvert les yeux après avoir soutenu des éléments au niveau européen et surtout en France qui étaient immigrationnistes qui ne prenaient pas conscience de la réalité en matière d'immigration Voilà il y a des sujets sur lesquels bien entendu les gens peuvent ouvrir les yeux indépendamment de leur étiquette politique ça va dans le bon sens C'est aussi une victoire idéologique je pense pour le Rassemblement National et pour le groupe des Patriotes au niveau de l'Union Européenne Depuis des années notamment au moment du pacte à l'immigration on a dit mais vous ne nous rendez pas compte de la situation catastrophique en matière migratoire dans laquelle vous mettez l'Union Européenne et d'aller vers plus de fermeté et ça me rassure aussi de voir Emmanuel Macron dire que c'est une mauvaise chose et qu'il ne souhaite pas l'appliquer et qu'il ne souhaite pas ce règlement retour ça prouve bien que je pense que ça va dans le bon sens

28:21
Invité

Mais LR a été très à l'offensive sur ce règlement est-ce que vous pensez que ça peut préfigurer en France un rapprochement entre LR et l'extrême droite ?

28:31
Locuteur non identifié

Est-ce que c'est ce que vous souhaitez ? Je ne sais pas ce que vous appelez l'extrême droite on n'est pas d'extrême droite je ne vais pas y revenir

28:36
Présentateur

Vous êtes un parti classé à l'extrême droite par le ministère de l'Intérieur Oui, vous êtes un parti d'extrême droite

28:40
Locuteur non identifié

Nous le contestons vous savez si on fait Bon, ce n'est pas le sujet Oui, mais indirectement vous insultez aussi nos électeurs parce qu'on sait très bien ce qu'il y a derrière l'extrême droite C'est une insulte

28:47
Présentateur

d'être d'extrême droite selon vous ?

28:49
Locuteur non identifié

Oui, parce que vous savez l'extrême droite c'est l'antiparlementarisme c'est le refus des résultats des élections c'est dans l'histoire des idéologies qui sont à l'opposé du projet républicain que nous défendons donc oui, excusez-moi de défendre qu'aujourd'hui quand on voit que 50% plus de 50% des français dans tous les sondages veulent voter pour nous ne sont pas d'extrême droite ils veulent juste une France libre, indépendant qui les protège Alors revenons à la question est-ce que ça peut être un rapprochement des droites ?

Mais nous, on l'a toujours dit on tend la main à toute personne et peut-être en priorité parce qu'il y a une proximité sur un certain nombre de sujets régaliens à la droite c'est ce qu'on a fait à plusieurs reprises c'est pour ça qu'on a cette alliance avec l'UDR d'Éric Ciotti mais Jordan Bardella et Marine Le Pen le disent on n'est pas là pour sauver la droite ou faire une union des droites parce qu'en plus quelle droite ? M. Bellamy peut-être qui laisse ça dans son engagement mais est-ce que c'est M. Retailleau qui se présente après avoir été ministre d'Emmanuel Macron ? Est-ce que c'est la droite d'Edouard Philippe qui a accepté comme celle de M.

Darmanin de s'allier avec les socialistes dans des gouvernements pour garder un certain nombre de postes pour exister politiquement ? Ça dépend de ce que vous parlez de la droite mais nous, on est là pour sauver la France et donc toutes les personnes de volonté de droite et de gauche qui nous partagent nos idées seront bien entendu les bienvenus.

29:59
Présentateur

On a également besoin d'y voir plus clair sur les retraites sujet crucial de la campagne présidentielle à venir Emmanuel Macron invité de l'événement sur France 2 Il faudra reprendre le chantier des retraites c'est indispensable dans un pays qui vieillit J'ai été élu en 2022 en portant devant le peuple français une réforme des retraites à 65 ans Je suis obligé de constater qu'elle n'a pas été acceptée qu'elle n'a pas été soutenue qu'il y a ensuite eu notre majorité parlementaire qui est revenu dessus C'est la vie démocratique Je peux le déplorer je déplore à titre personnel mais c'est la vie démocratique Simplement c'est la chose la plus efficace et pertinente à faire pour baisser nos dépenses parce que c'est le plus grand poste de dépense aujourd'hui public c'est la retraite Thomas Ménager vous êtes sur quelle ligne vous personnellement celle de Jordan Bardella qui préfère l'option on supprime l'âge légal ou celle de Marine Le Pen qui ne veut pas changer sa réforme de 2022 jusqu'à 42 annuités pour un départ jusqu'à 62 ans vous êtes sur quelle ligne parce qu'on dirait qu'il y en a deux

30:54
Locuteur non identifié

Sur le programme du Rassemblement National qui est celui que vous avez cité quand vous citiez Marine Le Pen mais Jordan Bardella ne dit pas le contraire il dit une chose très claire et vous lui faites dire ce qu'il n'a pas dit il répondait à Edouard sur Edouard Philippe qui disait qui exprime une position comme celle du corps actuellement qui est de repousser à 67 ans l'âge de départ à la retraite en disant que plus que la question de l'âge c'est la question des animités c'est à dire qu'aujourd'hui on le sait en France on a le premier emploi stable autour de 25-26 ans quand on a aux Pays-Bas et en Allemagne un âge de moyen d'entrée sur le marché du travail avec un emploi stable à 22-23 ans nous on assume de dire qu'il faut faire travailler deux ans plus tôt en faisant des filières plus courtes plus professionnalisantes en accentuant l'apprentissage plutôt qu'aller faire travailler des gens qui n'ont plus la capacité physique de le faire

31:41
Présentateur

donc si on suit 42 annuités quelqu'un qui rentre dans le marché du travail dans le monde du travail à 20 ans part à 62 ans c'est bien ça et quand on rentre dans le marché du travail à 30 ans ça veut dire qu'on additionne 42 ans

31:52
Locuteur non identifié

alors ça sera 67 ans pourquoi ? parce que c'est très technique les retraites pour avoir une retraite à taux plein il y a 67 ans ce qui existe actuellement c'est pas une invention du Rassemblement National une fin de décote mais oui c'est une question de justice quand vous avez fait des études que vous avez souvent des métiers plus protégés c'est-à-dire que vous n'êtes pas sur un toit en pleine chaleur en ce moment ou en train de couler du béton mais ces métiers-là

32:13
Présentateur

sont aussi importants

32:14
Locuteur non identifié

non mais ces métiers sont aussi importants mais vous avez la capacité physique je pense que vous et moi qui sommes aujourd'hui bien sûr dans ce studio climatisé travailler jusqu'à 67 ans bah ça dépend on aura tous des situations physiques différentes on peut le faire parce qu'on aura travaillé et on sera rentré plus tard sur le marché du travail parce qu'on aura fait des études plus longues et c'est une question de justice c'est-à-dire faire en sorte que c'est pas parce que vous allez continuer vos études indéfiniment qu'on va pas vous demander ces annuités et que vous allez pas devoir cotiser sur une période suffisamment longue

32:42
Thomas Ménagé

vous allez aménager quel est le calendrier de votre réforme c'est-à-dire elle s'appliquera à partir de quand et à qui est-ce que c'est uniquement pour les nouveaux entrants sur le marché du travail ou est-ce que ceux qui travaillent actuellement qui ont commencé

32:57
Locuteur non identifié

non bien entendu ça s'appliquera sur tous ceux qui ne sont pas encore partis en retraite et qui c'est pas que pour la nouvelle génération ça sera pour tous ceux qui sont aujourd'hui désactifs et après le calendrier précis vous l'avez entendu par le président de la république et de la raison il y aura un débat parlementaire il y aura un moment de débat qui nécessitera plusieurs mois plusieurs semaines comme on l'avait eu au moment de la première

33:17
Thomas Ménagé

ce ne sera pas en janvier 2028 que cette réforme par exemple s'appliquera

33:20
Locuteur non identifié

d'un point de vue temporel ça sera la candidate à l'élection présidentielle Marine Le Pen qui expliquera et le premier ministre Jordan Bardella qui dira quels sont les textes et dans quel ordre

33:31
Invité

c'est déjà dans votre tête l'ordre Marine Le Pen et Jordan Bardella c'est l'ordre qui est le nôtre et c'est celui que nous avons choisi

33:37
Locuteur non identifié

on y viendra peut-être mais ça il y aura un calendrier parlementaire et un ordre du jour parlementaire qui fixeront les délais

33:43
Présentateur

sur les retraites on a l'impression qu'un verrou est tombé chez Marine Le Pen le verrou de la capitalisation elle y est favorable elle était plus frileuse il y a quelque temps qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que c'est la ligne de Jordan Bardella qui infuse aussi

33:55
Locuteur non identifié

Clairement va parce que moi je me souviens il y a deux ans j'étais rapporteur pour le Rassemblement National pendant la niche du Rassemblement National le temps dédié au Rassemblement National et à l'Assemblée National pour l'abrogation de la réforme des retraites on m'a posé la question et la ligne était claire c'est que nous sommes favorables à une part de capitalisation facultative mais une capitalisation qui doit être au sein d'un fonds souverain on ne veut pas qu'il y ait des fonds de pension étrangers qui viennent capitaliser autour de cet argent et ça doit être une capitalisation collective ça existe déjà dans la fonction publique donc en fait sur le même modèle il y aurait cette possibilité mais aujourd'hui le faire de manière globale ce n'est pas possible on a 28% de cotisation sur les retraites quand on est à 18% en moyenne dans les pays de l'OCDE donc on n'a plus de gras pour rajouter cet étage obligatoire de capitalisation donc je résume

34:45
Thomas Ménagé

c'est une réforme où il y aura une part de capitalisation avec des fonds français c'est une réforme qui s'appliquera à ceux qui travaillent déjà actuellement le calendrier on ne sait pas trop dans ce qu'explique aussi Marine Le Pen en disant c'est une réforme systémique et ça tient au fait que les jeunes entrent plutôt sur le marché du travail est-ce que le non-dit c'est pas de dire que ceux qui entreront sur ce marché du travail avec a priori des salaires plus bas partiront aussi avec des retraites plus basses et plus faibles ?

35:10
Locuteur non identifié

Non je pense pas parce que tout ce qu'on va mettre en place en termes de revalorisation vous savez c'est un c'est un programme global qu'il faut voir de réindustrialiser notre pays de hausse des salaires avec la mesure que l'on défend d'une hausse de 10% des salaires sans charge c'est de relancer tout un système vertueux en matière économique mais ce qu'on oublie Comment vous faites en sorte

35:27
Thomas Ménagé

que ceux qui commencent à travailler tôt soient mieux payés vous allez pas fixer les salaires ? Très rapidement pour terminer

35:33
Locuteur non identifié

Globalement aujourd'hui ce que proposent les autres c'est de désindexer les retraites nous ça ne sera pas le cas elles seront toujours indexées donc vous savez qu'on prend le calcul on prend le calcul sur les 25 meilleures années donc de toute façon c'est pas parce que c'est pas parce que vous avez que quelques-uns qui commenceront un peu plus tôt et donc auront des recettes des salaires un peu plus faibles que ça remettra en cause leur rente Mais le sujet majeur

35:54
Invité

dans votre réforme des retraites c'est de dire on va inciter les jeunes à travailler plus tôt Comment vous faites pour inciter un jeune à travailler plus tôt alors qu'au fond on leur a dit vous faites des études longues et ça fait partie du statut social c'est à dire aller à l'université c'est une façon de s'ouvrir sur le monde aussi comment vous faites pour convaincre ces jeunes de s'arrêter est-ce que c'est de façon autoritaire est-ce que c'est incitatif comment vous faites

36:20
Locuteur non identifié

Non non il n'y a pas d'autorité et ceux qui voudront faire des études longues pourront le faire Aujourd'hui il y a un problème c'est qu'on a considéré que d'aller faire un bac général puis aller à l'université c'était la voie royale et que si vous aviez une filière professionnelle plus rapide c'était pas une bonne voie donc il va falloir revoir la formation l'enseignement supérieur avec des formations plus courtes Vous dites au patron on y reviendra dans vos formations plus courtes mais moi ce que je veux dire pour terminer c'est qu'aujourd'hui on a reporté indéfiniment l'âge de la part à la retraite le rapport du corps disait que 64 ans ça irait maintenant on dit 67 ans c'est bien que le levier n'est pas le bon il y a une personne qui part en France à la retraite sans activité parce qu'à un certain âge vous êtes considéré comme périmé par les employeurs par le patronat donc il y a des mesures aussi d'incitation à conserver les seniors dans les entreprises parce qu'au final on n'a rien gagné sur ces réformes des retraites parce qu'on a dépensé aussi sur d'autres branches de la sécurité sociale en termes de maladie en termes d'indemnité journalière et de RSA et ça tout ça ça coûte de l'argent à l'État aussi

37:18
Présentateur

Et on aura très certainement votre programme bien détaillé après le 7 juillet on en parlait en introduction puisque c'est à ce moment là que la justice se prononcera en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du RN confirmera ou non la peine d'inéligibilité de 5 ans de Marine Le Pen vous qu'est-ce que vous ressentez à deux semaines de cette attente et surtout quel est votre pronostic vous pensez que vous sentez les choses comment là ?

37:44
Locuteur non identifié

C'est qu'on est en pleine coupe du monde et que tout le monde fait des paris mais je trouve pas important pour parier ou faire des pronostics Vous aimeriez quoi ? Marine Le Pen vous vous êtes engagé

37:52
Présentateur

en politique pour elle ?

37:54
Locuteur non identifié

On souhaite que dans tous les cas des juges ne décident pas de qui sera candidat à l'élection présidentielle et nous voulons nous souhaitons et Jordan Bardella le premier que Marine Le Pen soit la candidate à l'élection présidentielle donc j'espère que l'innocence de Marine Le Pen sera reconnue ou qu'à minimale elle sera en capacité parce qu'elle est innocente de pouvoir se présenter parce qu'il y a un principe constitutionnel majeur en France c'est la liberté de choix des électeurs le conseil constitutionnel l'a réaffirmé et j'espère je pense que les juges en prendront

38:22
Invité

Si justement les juges décident qu'elle ne peut pas se présenter vous pensez qu'il peut y avoir des manifestations de rue des protestations comment vous voyez les choses ?

38:31
Locuteur non identifié

Vous savez on n'est pas la France insoumise il pourrait y avoir des rassemblements

38:34
Présentateur

Vous avez organisé une grande manifestation pour dénoncer cette décision de justice lors de la première instance

38:39
Locuteur non identifié

Mais pacifique nos électeurs nos cadres etc nous on n'appelle pas à marcher sur les institutions on respecte et on respecte la décision de justice même si on peut considérer qu'elle est injuste qu'elle n'est pas fondée on est dans un état de droit donc non il pourrait y avoir des manifestations entre guillemets organisées peut-être de soutien à Marine parce qu'elle a donné sa vie à notre pays elle a fait énormément de sacrifices et ça serait une profonde injustice mais bien entendu qu'on n'appellera pas à l'insurrection c'est pas du tout notre vie

39:08
Présentateur

Le rapport d'inspection sur le meurtre de la petite Liana sera publié demain la tribune du dimanche révèle qu'il pointe une série d'erreurs individuelles et humaines vous en attendez quoi précisément de ce rapport ?

39:19
Locuteur non identifié

Alors moi je ne l'ai pas encore consulté c'est de voir où ça a failli même si on a déjà une idée sur des problèmes comment dire structurels macro au-delà de ce cas particulier qui est le besoin qu'il y a financier d'investir en matière de notre justice on voit qu'on a moins de procureurs on a moins de magistrats que d'autres pays par nombre d'habitants et quand on regarde par nombre d'actes de délinquance de délit et de crime on est encore plus loin donc il y a besoin de mettre des moyens il y a besoin aussi de peut-être changer certains éléments de notre droit mais l'idée ce n'est pas d'être dans la course à l'échalote d'augmenter les peines d'augmenter les peines il faut surtout faire en sorte aujourd'hui que les peines elles soient prononcées elles soient appliquées que la justice puisse rendre des décisions dans un temps qui soit raisonnable et c'est tout ça sur lequel et ça on le sait déjà au-delà même de ce rapport

40:12
Présentateur

c'est l'heure de mieux vous connaître Thomas Ménager Et celle qui dévoile nos invités c'est Neila Latrous notre spécialiste en la matière

40:29
Locuteur non identifié

A l'époque j'étais pas hostile au mariage j'étais hostile à l'adoption et sur ce sujet là je me suis trompé j'avais 18-19 ans je venais de perdre ma mère j'étais un gamin qui était en recherche je vais être sincère c'est très personnel et c'est pas toujours très agréable de parler mais ça fait partie du rôle quand on a une personnalité politique d'être en transparence et je me suis trompé je me suis trompé et donc bien entendu c'était une erreur de participer à ces manifestations

40:58
Thomas Ménagé

On parle des manifestations contre le mariage pour tous et c'est l'une des rares aspérités Thomas Ménager que l'on trouve dans votre parcours pour révéler un échange que nous avons eu aux auditeurs lorsque vous avez appris que je faisais votre portrait vous m'avez écrit vous ne trouverez pas de dossier je suis sérieux comme mec votre vie ressemble

41:18
Locuteur non identifié

c'était pour rire

41:18
Thomas Ménagé

pour paraphraser les grands auteurs aux mémoires d'un jeune homme bien rangé parent artisan la droite bontain du Loir-et-Cher chiracienne puis sarkoziste vous concernant vous prenez votre carte à l'UMP en 2007 vous avez 15 ans à l'âge où d'autres ont des posters dans leur chambre de Rihanna Beyoncé ou Amy Winehouse votre idole à vous c'est Nicolas Sarkozy ma première question c'est est-ce que vous aviez des affiches politiques dans votre chambre en tant qu'adolescent non j'étais pas mordu à ce point là pas à ce point là

41:44
Locuteur non identifié

non j'avais des affiches je ne sais plus de Green Day enfin de groupe de rock de musique comme tous les gamins

41:49
Thomas Ménagé

d'accord donc vous avez été un peu rock'n'roll après Nicolas Sarkozy c'est un autre Nicolas que vous rejoignez Nicolas Dupont-Aignan lorsqu'il crée sa boutique Debout la France la suite en accéléré vous quittez votre mentor vous créez votre propre mouvement vous vous faites élire maire adjoint conseiller régional parcours classique au fond d'un baron de droite à ceci près que vous vous détachez progressivement des contraintes morales ou des interdits de votre famille politique d'origine c'est ce que vous faites lorsque vous vous rapprochez du Rassemblement National et de Marine Le Pen cadre dans l'immobilier vous étiez promis à une vie bourgeoise dans le Loiret-Cher vous changez de département et vous faites élire député dans le Loiret vous êtes le tombeur à l'époque de Jean-Michel Blanquer l'ancien ministre de l'éducation et c'est là que vous vous faites un nom au National est-ce que ça a été facile pour votre famille chiracienne de vous voir élue sous étiquette RN ?

42:37
Locuteur non identifié

Alors comme je l'explique malheureusement

42:38
Thomas Ménagé

dans l'extrait

42:40
Locuteur non identifié

j'ai perdu ma mère assez jeune donc elle n'a pas suivi mon engagement politique mon père est très peu politique mais c'est vrai que mes parents je me souviens très bien en 2002 de l'effroi que ça avait pu être après mon père artisan a aussi lui-même évolué et donc non il n'y a pas eu de crise familiale lors de mon choix

42:59
Thomas Ménagé

vous êtes du 6 juin 92 Thomas Ménager né le même jour vous ne le saviez peut-être pas que Frisk Orléone c'est un rappeur franco-sénégalais qui est très pour le coup urtiquant puisqu'il a été poursuivi pour provocation à la haine raciale et injure à caractère raciste l'affaire a depuis été classée vous nous avez dit que vous écoutiez du rock pas de rap dans votre playlist ?

43:18
Locuteur non identifié

moi je suis assez écuménique en la matière j'écoute Théodora du Joule du Gims j'écoute pas de Médine

43:27
Présentateur

pas de Médine

43:28
Locuteur non identifié

non pas de Médine non parce que là il y aura un problème idéologique mais j'écoute un petit peu tout donc si du rap aussi si si

43:34
Thomas Ménagé

on reste dans la culture Ayana Kamoura par exemple est-ce que pour vous elle participe au rayonnement de la culture française ?

43:39
Locuteur non identifié

vraisemblablement oui enfin oui clairement à un moment quand vous avez une artiste qui est connue mondialement elle fait partie elle fait partie de ce rayonnement et de la culture française

43:47
Thomas Ménagé

je vous pose la question parce que votre parti c'était un peu offusqué qu'elle représente la France aux Jeux Olympiques de 2024 Sébastien Chenu notamment député je ne jugeais pas à l'époque qu'elle ne valorisait pas la langue française et de manière plus générale ce qui m'intéresse c'est votre rapport au monde de la culture parce qu'on sent effectivement des tensions entre le Rassemblement National au niveau municipal notamment avec ce monde là je ne vais pas faire je n'ai pas le temps d'être exhaustive sur les événements annulés mais est-ce que le monde de la culture doit craindre par exemple une victoire du RN l'an prochain ?

44:15
Locuteur non identifié

Non absolument pas enfin à un moment nous ce qu'on souhaite juste c'est que la culture soit dans une vision qui ne soit pas militante ou politique et il y a eu un certain nombre de fausses informations Mais par définition

44:26
Thomas Ménagé

la culture est par définition engagée militante et politique Vous pouvez vous engager

44:29
Locuteur non identifié

sur des causes mais vous engager contre des mouvements politiques je pense que la culture c'est comme le sport c'est quelque chose qui rassemble et vous comprenez volontiers que quand des électeurs ont fait un choix dans une ville de dire on vote pour le RN ils n'ont pas envie qu'avec leurs propres impôts on aille subventionner des pièces des moments où on va être sur scène et on va insulter les électeurs du RN Mais vous allez plus loin

44:54
Thomas Ménagé

Thomas Ménager parce que ce n'est pas que municipal vous avez dit il y a quelques jours qu'en cas d'élection du RN le CNC le Centre National Cinématographique ne serait pas conservé parce que vous dites cet argent devrait aller vers d'autres visions de la culture face à des films jugés très orientés très woke très militants pardon mais est-ce que vous ne craignez pas là aussi de faire fausse route comme à l'époque du mariage pour tous ce que vous considérez peut-être comme être woke aujourd'hui est en réalité une position progressiste si je reprends l'exemple du mariage pour tous

45:20
Locuteur non identifié

J'entends ce que vous dites c'est toujours le vrai sujet c'est de savoir et on évolue au fur et à mesure de notre vie et donc bien entendu il y a des choses qu'on ne voit pas qui évoluent et puis on peut dire des bêtises et on change tous c'est le concept de la vie de la progression et qu'on apprend chaque jour n'empêche que sur le CNC nous ce qu'on souhaite c'est juste qu'au sein du ministère de la culture il n'y ait plus une agence dédiée mais que ça soit remis au sein du ministère de la culture avec des critères beaucoup plus clairs et peut-être un peu moins d'idéologie mais on a besoin du CNC son financement est aujourd'hui assuré par les places de cinéma etc et donc tout ça ça devra aller cet argent de la culture encore une fois la culture mais peut-être éviter notamment ces agences qui coûtent énormément d'argent on paye des personnes qui sont à la tête de ces agences et au contraire de pouvoir remettre en administration centrale un certain nombre de la gestion de ces fonds

46:08
Thomas Ménagé

Ma dernière question sur l'aide active à mourir je vais vers le sociétal vous êtes l'un des rares dans votre parti à être favorable à cette aide active à mourir ça veut dire que vous voterez pour le texte a priori en juillet

46:20
Locuteur non identifié

Alors moi j'ai voté à deux reprises pour le texte Il reviendra pour une dernière lecture à titre personnel j'y suis favorable après il y a une liberté de vote au sein du Rassemblement national parce qu'on considère que les sujets de société devraient être tranchés par la société par référendum et une majorité de mon groupe vous l'avez dit

46:34
Thomas Ménagé

Le Conseil constitutionnel a dit que ça ne rentrait pas dans le champ

46:36
Locuteur non identifié

Il y est défavorable Voilà c'est un débat de faire évoluer les possibilités mais moi à titre personnel j'y étais engagé auprès de mes électeurs je considère que je n'ai pas mandat sur ce sujet qui est un sujet très intime et donc je ferai quelque chose d'un peu original c'est-à-dire que dans ma circonscription il y aura le week-end du 11 et 12 juillet des urnes dans plusieurs communes dans plusieurs bureaux de vote et pour pouvoir avoir l'avis des habitants

46:58
Invité

Et si l'avis

46:59
Locuteur non identifié

vous y plierait

47:01
Invité

à l'avis

47:01
Locuteur non identifié

Je ne consulte pas pour me faire plaisir ça ne serait vraiment pas logique de demander l'avis pour ne pas le suivre Donc il y aura des assesseurs des deux camps des deux côtés et je suivrai bien entendu l'avis pour ce dernier vote mais en ne me cachant pas derrière mon petit doigt l'idée ce n'est pas de se défausser moi j'assume y être favorable

47:20
Présentateur

Thomas Ménager on vous a demandé de venir avec un sujet sur lequel vous voulez braquer les projecteurs vous avez choisi l'intelligence artificielle on vous écoute moins de deux minutes

47:28
Locuteur non identifié

Moins de deux minutes Non mais c'est un sujet majeur pour 2027 on voit tous ça modifie notre vie nos usages nos utilisations je pense qu'on l'utilise tous et il faut être sincère ça pose deux enjeux ça pose l'enjeu de la souveraineté et la décision de monsieur Trump montre bien que encore une fois je pense que la France l'Union Européenne va rater le virage comme on l'a raté au moment du web d'internet c'est-à-dire de pouvoir créer des leaders des géants et eux ont fait le choix d'investir énormément d'utiliser la commande publique c'est-à-dire de privilégier dans la commande publique ces entreprises pour leur donner les moyens de se développer dans l'administration dans le militaire nous on ne fait pas ce choix le choix de l'Union Européenne aujourd'hui c'est de réglementer toujours plus on a eu l'IA qui au final est venu réglementer quelque chose alors qu'il faudrait plutôt innover et soutenir et puis ça pose une deuxième question et ça c'est un chantier que j'ai lancé avec plusieurs collègues de tous bords on a lancé une mission d'information pendant 6-8 mois sur l'impact sur le modèle social c'est-à-dire est-ce que ça va changer on parlait de formation tout à l'heure la formation à l'IA c'est-à-dire pour éviter une fracture numérique la formation par l'IA comment on fait en sorte que les 5 millions et demi de chômeurs on puisse accélérer leur formation on puisse faire des formations plus adaptées et comment on peut donner les moyens aux entreprises de s'y adapter et puis ça pose une dernière question aussi sur la question de la santé la prévention le diagnostic donc c'est tous ces éléments sur lesquels il ne faut pas avoir peur du progrès il faut l'accompagner il faut le soutenir et il faut en garder le meilleur

48:56
Thomas Ménagé

quand on compare aujourd'hui le champion américain en tropique au champion français enfin pardon le champion américain Nvidia plus exactement au champion français Mistral on réalise que la différence de capitalisation est de 1 à 50 qu'est-ce qui vous fait croire qu'on n'est pas déjà décroché en fait ?

49:11
Locuteur non identifié

j'aimerais être un optimiste au point de vous dire que je suis convaincu et certain que ce n'est pas trop tard mais il faut tout mettre en oeuvre au niveau français et là au niveau européen sur des sujets comme celui-ci pour investir et ça passera je vous le dis par des fonds mais surtout par de la commande c'est-à-dire que ce n'est pas possible que dans les administrations françaises dans le milieu militaire dans les collectivités on n'oblige pas et aujourd'hui le droit européen ne permet pas forcément de faire en sorte que ce soit Mistral qui soit choisi pour pouvoir lui donner les moyens de rattraper ce retard si tant est si bien que ce soit possible

49:46
Présentateur

et on se projette encore vers 2027 avec Françoise Fressos France 2027 c'est la question des jeunes que vous avez choisi pris sous le prisme de la formation et de l'éducation

49:55
Invité

alors on a déjà pas mal parlé de la formation on va se concentrer sur le bac parce que c'est très d'actualité à quoi ressemblera le bac si le Rassemblement National accède au pouvoir ?

50:05
Locuteur non identifié

déjà en fait d'arrêter de se dire que par exemple quand on fait des fautes ce n'est plus grave d'arrêter de baisser le niveau c'est à dire d'avoir des grilles de notation qui sont chaque année de plus en plus

50:15
Invité

c'est en train de changer là il y a des directives

50:17
Locuteur non identifié

ça vous a prouvé vous dites c'est bien mais oui tant mieux on est arrivé à une situation dans tous les cas on touche le fond de la piscine donc il faut mettre un coup de pied et remonter il faut aller plus vite il faut faire en sorte que le bac comme le brevet ça soit un vrai moment de passage c'est à dire de plus faire en sorte que ça soit un acquis aujourd'hui en fait quand vous arrivez en troisième vous êtes sûr d'avoir quasiment le brevet quand vous arrivez au bac vous êtes sûr d'éviter qu'il y ait toute une classe d'âge automatiquement toute la classe d'âge et le bac en méprisant les formations professionnelles pour faire en sorte que ça soit une vraiment sélection pour l'université 100% c'est quoi votre objectif à vous ?

non mais je n'ai pas d'objectif chiffré je veux dire je n'ai pas d'objectif chiffré mais de faire en sorte que demain on ne force pas des gamins à aller jusqu'au bac général quand ils peuvent faire une formation un, deux ans

51:03
Invité

on ne les force pas en général ils ont plutôt

51:04
Locuteur non identifié

parce que vous l'avez dit vous l'avez dit il y a un conditionnement idéologique une pression sociale vous l'avez dit une pression sociale tout à l'heure je crois que vous avez évoqué ce terme là non ce n'est pas une pression sociale c'est une ouverture au monde oui mais une ouverture au monde

51:19
Invité

de faire des études supérieures c'est l'ouverture au monde

51:22
Locuteur non identifié

mais je veux bien mais quand vous n'avez plus de boulot après votre ouverture au monde quand vous allez dans des filières qui vous ont peut-être ouvert mais il faut il y en a mais il faut qu'on puisse vivre de ses études de son travail d'avoir un diplôme qui vous apporte la plus belle réalisation qui est celle de pouvoir vivre pour après vous ouvrir pour après avoir les moyens de vous payer de la culture aller au musée voyager à la rigueur mais ce n'est pas uniquement au moment de l'université que vous devez pouvoir vous ouvrir donc je pense que de donner la possibilité de faire des BTS de faire des DUT qui sont des formations peut-être plus rapides plus professionnalisantes ça vous donnera cette liberté pour pouvoir vous ouvrir

51:58
Invité

Jean-Michel Blanquer qui a été l'un des ministres de l'éducation nationale qui a marqué la réforme du bac lui disait on va faire beaucoup de contrôles continu est-ce que le fait qu'il y ait de l'intelligence artificielle de plus en plus importante avec des risques au fond de tricherie ça vous incite plutôt à dire ben non il faut revenir à des contrôles en salle et est-ce que vous êtes partisan de ça ?

52:22
Locuteur non identifié

c'est une certitude dans le sens où premier point on voit que moi quand je parle avec des gamins qui sont dans l'année du bac ils ne sont pas très stressés parce qu'ils ont déjà le bac avant d'arriver au bac c'est-à-dire parce que tout le long de l'année il suffit les 3-4 derniers mois vous ne faites plus rien parce que vous savez que vous avez déjà le bac là de faire en sorte que vous vous préparez toute l'année que vous avez cet élément de passage à un moment où vous passez et puis après ça pose la question aussi des oraux peut-être d'augmenter la question de faire passer plus à l'oral qu'à l'écrit mais il y aura un bouleversement on ne pourra pas lutter contre l'intelligence artificielle à l'école non plus et il faudra en garder le meilleur mais peut-être l'interdire par contre chez les plus jeunes parce qu'il faut que vous ayez la possibilité de votre intelligence humaine puisse se développer

53:03
Invité

Vous parliez des transformations au fond de l'intelligence artificielle et même du marché de l'emploi est-ce qu'il y a des formations ou en tout cas des matières sur lesquelles il faudra plus insister qu'aujourd'hui ? Très rapidement Thomas Ménager

53:14
Locuteur non identifié

Nous on est pour la fin du collège unique aussi au passage mais il faut insister sur les savoirs fondamentaux lire, écrire, compter remettre plus d'heures sur les français sur les mathématiques et peut-être supprimer des matières qui sont peut-être utiles aujourd'hui Par exemple ? Non mais je veux dire on a rajouté des éléments extérieurs d'ouverture au monde qui sont peut-être bien mais il faut peut-être les garder pour plus tard parce que quand vous ne savez pas lire, écrire, compter vous n'avez pas la capacité d'aller chercher l'information et après de vous ouvrir à la culture au monde et à l'extérieur

53:39
Présentateur

On touche à la fin de notre émission on va se terminer avec notre question notre vrai ou faux de cette fin de question politique Thomas Ménager Très rapidement vous allez me répondre vrai ou faux Vous auriez moins de fougue à faire campagne pour Jordan Bardella que pour Marine Le Pen Vrai ou faux ? Il y a des trous dans la raquette dans votre programme ?

53:56
Locuteur non identifié

Dans tous les programmes il y a besoin vrai, enfin il y a besoin de l'améliorer sur certains sujets et il ne faut pas être présomptueux le monde évolue il faut l'améliorer et il faut être humble

54:06
Présentateur

Seul Édouard Philippe est en capacité de vous faire perdre au second tour de la présidentielle Vrai ou faux ?

54:10
Locuteur non identifié

Tout candidat il ne faut pas être présomptueux et même contre Jean-Luc Mélenchon certains nous disent vous êtes sûr de gagner Et justement c'est pas ça il faut se battre

54:17
Présentateur

Vous êtes impressionné parfois par Jean-Luc Mélenchon et ses idées très très vite Par ses idées non

54:21
Locuteur non identifié

par sa capacité à reprendre le drapeau français dans ses meetings après avoir pensé qu'au drapeau palestinien et à chanter la marseillaise après avoir chanté que l'international sa capacité à retourner sa veste ça je suis impressionné

54:32
Présentateur

Merci Thomas Ménager député RN du Loiret d'avoir été avec nous dans Questions politiques merci à toute l'équipe en plateau et en régie

THOMAS MÉNAGÉ : « Quand il fait 40 degrés, la sobriété n'est plus une réponse ! » (France Info) — Thomas Ménagé · Pourquijevote