"Objectif 2027" : censure, budget, présidentielle... Marine Le Pen invitée exceptionnelle de LCI le 25 septembre
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
LCI. Bonsoir à tous et à tous. La rédaction de LCI vous propose une émission spéciale avec Marine Le Pen. Format exceptionnel, événement exceptionnel. C'est la condamnation d'un ancien président de la République française à 5 ans de prison. C'est la crise dans laquelle la France est plongée. Crise budgétaire, crise institutionnelle. Objectif 2027 commence avec Marine Le Pen que nous accueillons ici, je vous en prie. Marine Le Pen, bonsoir. Bonsoir. Merci d'être là. Le pouvoir est-il à portée de main pour vous ? Où est-il au contraire en train de s'éloigner ? Allez-vous donner sa chance au gouvernement le cornu ou le renverser d'emblée ?
On ouvrira le chapitre politique dans un instant avec Amélie Carouer, économique avec François Langlais. Vous répondrez aussi à des questions des Français. Et vous allez voir, il y a un sondage inédit sur la manière dont ils vous perçoivent et ce sera très intéressant puisque les qualificatifs sont en train de bouger à votre sujet. D'abord, le séisme pour la première fois dans l'histoire de la Ve République. Un ancien président ira en prison. Nicolas Sarkozy est condamné à 5 ans de prison dans l'affaire des financements libyens. Relaxé des faits de corruption et financement illégal mais jugé coupable d'association de malfaiteurs, exécution provisoire, mandat de dépôt différé.
En clair, il fera de la prison. Il fait appel. Il parle d'injustice et de scandale. Quel a été votre premier sentiment ? D'abord, je n'ai pas été extrêmement étonné parce que j'ai bien compris quand même qu'un certain nombre de magistrats ont une sorte de tableau de chasse où ils essayent d'épingler un maximum de politiques. Alors vous imaginez bien un ancien président de la République, il est tout en haut du tableau. Ce qui est sûr, c'est que cette décision qui intervient après la mienne pose tout de même un problème majeur qui est qu'un certain nombre de juridictions aujourd'hui font totalement fi du double degré de juridiction.
C'est-à-dire qu'en France, on a le droit à un double degré de juridiction. C'est dans notre état de droit. C'est-à-dire qu'on a le droit de faire appel. Et on est considéré comme présumé innocent jusqu'à ce qu'on soit condamné de manière définitive. Or, ils prennent des mesures, l'inéligibilité avec exécution provisoire en ce qui me concerne, le mandat de dépôt en ce qui concerne Nicolas Sarkozy qui en réalité ont vocation à s'appliquer avant même que les magistrats d'appel qui devraient commencer à en être agacés prennent leurs décisions.
C'est une sorte de rupture, je trouve, avec les grands principes de notre droit et avec le premier de ces grands principes qui est la présomption d'innocence. On va entrer vraiment dans le détail parce que c'est très intéressant, effectivement, aussi en lien avec votre propre affaire, mais d'abord le souffle historique de ce qui se passe. C'est le successeur du général de Gaulle. C'est le chef d'État d'une grande puissance mondiale. Oui. Et vous avez raison de le dire. Ça atteint directement l'image de la France. Et je n'ose imaginer les titres qui seront ceux de la presse internationale demain matin.
mais ce qui est problématique, c'est que c'est sur la base, en réalité, je ne connais pas le fond du dossier, donc je suis très à l'aise, mais je note que le parquet avait fait un réquisitoire extrêmement violent, extrêmement brutal, qui démontrait presque une hostilité personnelle, ce qui est toujours gênant, avec toute une série d'incriminations pour lesquelles Nicolas Sarkozy était renvoyé.
Mais bon, il est en réalité relaxé de la plupart de ces incriminations et il est retenu dans les liens de la condamnation pour une association de malfaiteurs dont, pardon, j'ai l'esprit simple, mais comme beaucoup de Français, je n'arrive pas bien à comprendre comment on peut faire une association de malfaiteurs si ce n'est pas pour faire un financement illégal d'une campagne, puisqu'à priori, il n'y en a pas, si ce n'est pas pour faire de la corruption, parce qu'il n'y en a pas.
Ils disent qu'il n'y a pas de démonstration d'un financement effectif, pas de preuves ou matérialisées, mais ils ont une conviction qu'il y a eu un pacte de corruption au cœur de réunion entre ses collaborateurs et un dignitaire libyen. Oui, mais la conviction des magistrats, elle doit quand même s'appuyer, si vous voulez, sur des éléments, tout de même, de preuves. Donc, ça me paraît gênant, si vous voulez, la lourdeur de la condamnation, ce mandat de dépôt dont je rappelle ici qu'il n'était absolument pas obligatoire, parce que j'ai entendu sur les plateaux un certain nombre de magistrats, d'ailleurs, dire, je ne sais pas nous, ce sont les législateurs, c'est eux qui ont voté la loi, etc.
Non. La réalité, c'est que ce sont les magistrats qui ont décidé de rendre exécutoire une peine qui est quand même une peine terriblement lourde, c'est une peine de prison. Parlons-en, madame, s'il vous plaît. Avant même que des magistrats en appel puissent venir dire si, à leurs yeux, les magistrats de premier incendie se sont ou non trompés parce que c'est le principe du double degré de juridiction. C'est qu'on considère que les magistrats de première instance peuvent se tromper, mais manifestement, eux pensent qu'ils ne peuvent pas se tromper.
Madame, vous insistez, parlons de la prison parce qu'évidemment, c'est ça qui est frappant parce que des affaires, il y en a eu beaucoup autour de Nicolas Sarkozy et d'autres, mais là, c'est exécution provisoire, mandat de dépôt différé, convocation le 13 octobre et cette fois, même s'il y a une mise en liberté ensuite, il y aura de la prison. C'est évidemment ça qui frappe les esprits et écoutez bien les quelques mots de Nicolas Sarkozy qu'on l'apprécie ou qu'on ne l'apprécie pas, la force du moment qu'on va entendre et vous allez répondre.
J'assumerai mes responsabilités, je déférerai aux convocations de la justice et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute, je suis innocent. Ceux qui me haïssent à ce point pensent m'humilier. Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France.
Écoutez, moi j'ai trouvé cette déclaration digne. Voilà, je l'ai trouvée digne et je le dis avec d'autant plus de facilité que pour le coup, s'il y a bien une personne avec laquelle j'ai été quasiment systématiquement en désaccord sur la politique qu'il a menée, c'est Nicolas Sarkozy. Et notamment sur le dossier libyen où j'avais et j'ai toujours d'ailleurs un jugement extrêmement dur sur les choix qui ont été faits par Nicolas Sarkozy. Mais madame, peut-être que Nicolas Sarkozy vous regarde, peut-être qu'il est là, qu'est-ce que vous lui dites s'il est là, vous regardez ? Qu'est-ce que vous dites à Nicolas Sarkozy ? Je vais vous dire une chose.
Moi, j'ai été frappée cet après-midi par les réactions de gauche. Voilà. Que j'ai trouvé détestable. Parce que je trouve détestable de venir cracher sur quelqu'un qui est à terre c'est une méthode qui n'est pas digne de responsable politique. Et quand on a des principes, M. Rochemin, le principe du principe c'est qu'il doit s'appliquer y compris à votre adversaire politique. Eh bien moi, j'ai des principes. Et donc quand je défends ces principes, je ne les défends pas seulement quand il s'agit de moi, à la différence de beaucoup de responsables politiques de tous bords, je les défends aussi quand il s'agit de mes adversaires. Et je les défendrais aussi si c'était M.
Mélenchon qui en était victime. Et je considère, encore une fois, que condamner un président de la République à aller en prison avant même qu'il soit jugé de manière définitive est extrêmement grave au regard de notre État de droit. Quelle est d'après vous la motivation des juges sur ce point-là en particulier ? Effectivement, le mandat de dépôt. Pourquoi le font-ils d'après vous ? Parce qu'ils veulent être probablement ceux qui ont mis l'ancien président de la République en prison. Voilà, c'est une forme du bris, quoi qu'on en dise, parce qu'il n'y a rien qui justifie sur le plan du droit.
Encore une fois, essayons d'analyser objectivement la situation, écartons même la personnalité de Nicolas Sarkozy. Il ne va pas partir en cavale, ça, effectivement, ça sent assez vrai. Il ne va pas partir en cavale. Eux parlent de gravité exceptionnelle. Ça, c'est facile. La justification est relativement simple, mais la gravité exceptionnelle, elle est sanctionnée par les 50 prisons, non ? En fait. Pourquoi, alors ? Le mandat de dépôt dans l'attente de l'appel n'était pas obligatoirement nécessaire. Donc, je pense qu'il n'a pas tort quand il dit qu'il y a une volonté d'humilier. Ils veulent voir Nicolas Sarkozy arriver avec son baluchon et aller en prison.
Est-ce que vous croyez que ça annonce ? Là où il se trompe, c'est que je ne suis pas sûr que les Français soient d'accord avec ce type de méthode. Et puis surtout, les Français commencent à se poser des questions sur notre justice. Voilà, ils s'en posent. C'est de la faute de certains magistrats qui ont pris des positions politiques, de certains syndicats qui ont pris des positions politiques, parfois de manière très violente d'ailleurs, et s'attaquant personnellement à tel ou tel responsable politique. Et du coup, les Français s'interrogent sur la neutralité de notre justice.
C'est les magistrats qui sont neutres, sont eux-mêmes victimes de leurs collègues qui se sont comportés ainsi et ont créé ce doute dans l'esprit des Français. Marine Le Pen. Si Jacques Chirac nous regarde de l'au-delà, il doit rigoler. Parce qu'évidemment, les emplois fictifs de la mairie de Paris, des sommes colossales, les emplois fictifs, malgré tout ça, il a fait une carrière superbe. Certains pensent que c'était le bon temps qu'on est tombé dans un excès de moralisme. Enfin, les autres vous répondent mais tant mieux quand même. Est-ce que ce n'est pas mieux aujourd'hui que cette époque d'impunité qui existait pour les politiques ? Vous lui attribuez de bien mauvaises pensées.
Moi, je n'ai jamais été tenant de l'impunité pour les responsables politiques, les responsables politiques doivent évidemment répondre. Mais ni plus durement, ni moins durement que n'importe quel autre justiciable. Or, il faut bien dire que lorsque l'on regarde la manière dont ces affaires sont instruites, lorsque l'on regarde même la source, c'est-à-dire la création du parquet national financier qui est en réalité devenu un parquet politique. Il y a eu des cas de gauche, soyons honnêtes. Cahuzac, par exemple. Il y a eu des cas de gauche aussi. Oui, il a été créé pour ça.
Mais le problème, c'est que c'est un petit groupe de magistrats, c'est donc toujours les mêmes magistrats, qui s'associent à un petit groupe de juges d'instruction. Et en réalité, ils ne s'occupent que des affaires politiques. Donc c'est un parquet politique. Et ça, ça pose déjà fondamentalement un problème de neutralité. Déjà, numéro un, et on voit bien que la manière dont sont traités les politiques aujourd'hui est exorbitant du droit commun. Mais madame, qu'est-ce que vous allez faire ? Vous dites, vous considérez qu'ils sont politisés, c'est ça ? Je crois qu'on peut dire ça comme ça ? Non, ils sont. Je ne généralise pas. Ils empiètent, d'après vous, ce pouvoir politique.
Je ne suis pas comme certains. Certains magistrats sont politisés. Mais je veux dire, je le dis très tranquillement. Si vous voulez, à chaque élection présidentielle, j'ai eu droit à ma petite tribune du syndicat de la magistrature pour dire, oh là là, mon Dieu, le fascisme ne passera pas. Et on fera tout, avait-il dit tout. On fera tout là où nous sommes et nous appelons nos adhérents à tout faire là où ils sont dans le milieu judiciaire pour empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir. Ce n'est quand même pas de tomber dans l'oreille d'une souris. Vous savez bien évidemment que ça fait écho à votre propre situation.
Vous avez été condamné dans l'affaire des assidants parlementaires 5 ans d'inéligibilité. Le procès en appel est prévu en janvier, février 2026. On voit bien aujourd'hui à quel point on ne va pas refaire le fond de l'affaire. 5 ans de prison dont 2 fermes aussi. C'est ça. On voit bien ici, aujourd'hui, c'en est la preuve qu'à tort ou à raison, les juges se lavent des mains des effets politiques.
Surtout les juges se lavent les mains de la décision du Conseil constitutionnel parce que le Conseil constitutionnel est quand même intervenu il y a quelques mois pour dire, pour mettre en place, pour exprimer une réserve d'interprétation précisément sur l'exécution provisoire de décisions qui peuvent avoir des conséquences très lourdes. Et manifestement, le tribunal, dans mon cas, comme dans le cas de Nicolas Sarkozy, s'en moque complètement. Est-ce que ça vous rend inquiète ? Le tribunal a raison. Il a raison face à la Cour d'appel qui doit rejuger, mais il a aussi raison face aux conseils constitutionnels. Est-ce que ça vous rend inquiète pour votre appel ?
Ils ne sont pas très bien disposés. Non, mais ça me rend inquiète pour mon pays, vous voyez. Ça me rend inquiète pour mon pays. Ça, c'est autre chose. Mais pour votre appel, visiblement, ils n'ont pas peur. Ils n'ont pas peur des effets politiques. Encore une fois, Thoreau a raison s'il, visiblement, ça se présente mal pour vous-même. Mais non, mais mon cas personnel n'a aucun intérêt dans cette affaire. Oui, ça a une importance, y compris pour la prochaine présidentielle. Non, mais mon cas personnel, oui, mais en réalité, ce sont les Français qui sont attaqués au travers de la décision qui me frappent.
C'est-à-dire que le tribunal dit je sais que vous allez faire appel, mais il n'est pas question que le fait que vous fassiez appel vous permettent de vous présenter. C'est quand même assez ahurissant comme démarche. Et donc, ils font fi, encore une fois, du double degré de juridiction. Mais Madame, pardon, vous n'avez pas changé les juges, Madame Le Pen. Vous n'avez pas changé les juges. Ils sont là. Ils sont installés. De toute façon, qu'est-ce que vous allez faire ? Permettez-moi de vous rappeler une chose. Je ne vais pas changer. Vous avez raison. Permettez-moi une chose. Je peux attirer l'attention de nos compatriotes sur la gravité de la situation. Vous l'avez fait.
Parce que quand la présomption d'innocence n'existe plus, n'est pas de droit à la bouche matin, midi et soir et à juste titre. Parce que l'état de droit, c'est ce qui protège précisément les justiciables par rapport à l'arbitraire. Bon, eh bien, quand l'arbitraire se met en place, oui, il y a toutes les raisons qui étaient extrêmement inquiènes. Mesures concrètes, s'il vous plaît. Vous savez bien, effectivement, qu'une partie des juges ne vous aime pas. Ça, c'est tout à fait acquis. Juin 2024, oui, vous me faites l'avoue, mais enfin, je crois que c'est assez évident. Juin 2024, syndicat de la magistrature. Vous vous en rendez compte ? Non, mais c'est public. Il prend position contre le RN.
Dans l'exercice de leur mission, on ne peut pas les accuser, on ne peut pas douter de leur impartialité, disons. Mettons, pour être... Ah si, c'est bien le problème. Alors, je vous laisse vous le dire. Ce n'est pas mon rôle. Quoi qu'il en soit, vous saviez bien qu'il ne vous raterait pas. En réalité, vous le saviez bien. Est-ce que ça a été, de votre part aussi, malhabile ? Je ne comprends pas la question. Vous avez été imprudente. Non, mais je ne comprends pas votre question. Je suis innocente des faits que l'on me reproche d'avoir commis. Ça, c'est ce que l'appel dira. Ou non ? Oui, c'est le principe de la justice. Donc, je vais aller défendre mon innocence devant la cour d'appel.
L'ensemble des arguments que j'ai pu développer devant le tribunal, manifestement, pour le coup, sont tombés dans l'oreille de sourds puisqu'ils n'ont pas été du tout ni entendus ni même, par ailleurs, analysés. Alors que voulez-vous changer ? Les juges, ils sont syndiqués, par exemple. Est-ce que pour vous, c'est réformable ? Quelle nouvelle loi ? Quelle autre réforme est possible ? D'après vous, de votre point de vue, changer cet état de fait ? Déjà, la première chose, c'est que les juges ne doivent pas être politisés. Ils ne doivent pas exprimer de position politique. Le rôle d'un syndicat, c'est de défendre les intérêts de ses membres. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'ils peuvent réclamer une augmentation des salaires pour les magistrats, ils peuvent réclamer des horaires, etc., des greffiers en plus. Tout ça, c'est le rôle d'un syndicat. Mais ils ne peuvent pas faire une déclaration lors d'une campagne présidentielle pour dire il faut voter pour un tel et il ne faut pas voter pour un tel. Tout en, d'ailleurs, comment dire, enrobant cet ordre de toute une série de choses éminemment désagréables, voire d'injures. Ils ne peuvent pas le faire. Et je vais vous dire pourquoi ils ne peuvent pas le faire. Parce qu'en réalité, l'impartialité de la justice est une chose, mais elle n'est pas suffisante.
Il faut également qu'il y ait une apparence d'impartialité. À partir du moment où il y a une apparence de partialité, eh bien, déjà, la confiance des Français dans leur justice est atteinte et la confiance des Français dans la justice de manière générale est atteinte et ils ne rendent pas service aux magistrats parce qu'il y en a. Et il y en a sûrement beaucoup qui, eux, exercent leur mission avec impartialité. Madame, l'effet politique de tout ça, qu'on soit ou non d'accord avec vous sur tout ce qui précède, il y a une vague de vos idées qui approchent au pouvoir ou qui sont au pouvoir.
Madame Mélanie en Italie, aux Pays-Bas, on voit même que le parti de Wilders a été en coalition, même avec des centristes. Les sociodémocrates danois qui sont en train de bouger une grande partie de l'Europe sur les questions de l'immigration développent des idées au fond, aujourd'hui, assez proches des vôtres. Et aujourd'hui, vous êtes hors du pouvoir et toutes ces affaires risquent de vous tenir longtemps hors du pouvoir. Est-ce que vous ratez l'occasion ? Est-ce que le train est en train de passer ? D'abord, vous êtes un pessimiste, moi je suis une optimiste. Déjà, on ne va pas être d'accord.
Moi, je suis optimiste et je conserve un tout petit espoir que la justice répare cette volonté d'écarter une candidate à l'élection présidentielle qui est donnée qui est donnée comme potentiellement pouvant la gagner de la possibilité de concourir. Vous-même, vous-même, vous-même, vous-même. Est-ce que vous vous rendez compte tout de même de la déflagration que ça entraînerait qu'une candidate à la présidentielle arrivée deux fois au second tour potentiellement pouvant être élue soit écartée de la possibilité de se présenter au motif qu'elle peut être élue ?
Car ce qui est incroyable dans le jugement qui m'a frappé, c'est que c'est parce que je risque d'être élue que les magistrats mettent en place l'exécution provisoire. Ça ne peut pas durer comme ça. Indéfiniment, vous voyez bien que les Français vont se rendre compte qu'on est en train de les priver. D'ailleurs, le Conseil constitutionnel s'en est rendu compte en rétablissant une vérité, c'est que la liberté des électeurs est une des grandes libertés constitutionnelles et que même des magistrats ne peuvent pas aller à l'encontre de cette liberté constitutionnelle. Donc, je ne peux pas l'imaginer, mais je ne regarde pas tant les modèles étrangers.
Ce que je regarde, puisque vous dites que nous sommes sur le point peut-être d'arriver au pouvoir, c'est surtout les idées que je défends et les idées que nous défendons et qui aujourd'hui sont ultra majoritaires en France, y compris chez les électeurs de gauche et y compris, j'espère qu'ils ne vont pas faire une crise cardiaque, chez les électeurs de LFI. Oui, mais c'est quand même intéressant de le voir. Marine Le Pen, entre le pouvoir et vous, est-ce que oui ou non vous vous rapprochez du pouvoir ? Oui, bien sûr. Il y a des obstacles. On va en parler encore une fois avec Frédéric Dhabi. Ma vie est une succession d'obstacles, vous savez. Vous avez survécu pour l'instant. Pour l'instant.
Aujourd'hui, votre image change chez les Français. On va en parler effectivement, mais il y a une année, le barrage anti-RN a fonctionné. Ça a fonctionné, que ça vous plaise ou non, ça a fonctionné. Par quel miracle est-ce que ça s'arrêterait aujourd'hui ? Pourquoi ça changerait aujourd'hui ? D'abord parce que Emmanuel Macron déçoit de plus en plus, jour après jour. Parce qu'aujourd'hui, on peut peut-être d'ailleurs remercier M.
Bayrou pour ça, même si nous nous le disons depuis des années, mais beaucoup de Français ont découvert en réalité la situation budgétaire de la France, qui est une situation politique, parce que le budget, c'est évidemment ce qui empêche peut-être de faire des choix politiques ou ce qui oblige à faire des choix politiques. Beaucoup ont découvert cela avec l'annonce de M. Bayrou, même si toute une série de partis politiques évoquait cela. Madame, si vous permettez, vous déviez un peu la réponse. Parce que vous savez très bien, ça a été un choc, encore une fois, j'insiste, entre le premier et le deuxième tour de l'élection législative, il s'est passé une chose incroyable.
Tous les commentateurs se sont trompés, y compris nous, y compris ici. Tout le monde disait, ça y est, le RN est au pouvoir. Mais vous savez pourquoi que même Emmanuel Macron le croyait ? Mais pourquoi vous avez dit ça ? Parce que vous avez dit ça parce que quand on fait 33% au premier tour des élections législatives, on gagne les élections législatives. Admettons. Et que je vous rappelle que Emmanuel Macron, en 2017, avec je crois 31% au premier tour, a 308 ou 9 députés. Donc c'était normal de le dire. Ce qui s'est passé est une telle violation du processus démocratique. Peut-être, mais ça a marché. Eh bien, ça a marché. Sincère ou insincère, ils ont réussi leur coup.
Pourquoi cette fois-ci ne le réussirait-il pas ? Eh bien, je pense que ça ne fonctionnera plus. Pourquoi ? Ou qu'en tout cas, ça fonctionnera considérablement moins. Parce qu'entre-temps, les gens ont vu qu'ils avaient élu des députés du nouveau Front populaire qui se sont comportés d'une manière absolument indigne à l'Assemblée nationale. Parce que M. Wauquiez aura du mal à se faire réélire demain avec les voix de LFI compte tenu de ce qu'il en dit aujourd'hui. Voilà. La politique, vous savez, ce n'est pas une photographie, c'est un film, la politique. Tous les jours, il se passe des choses. Et tous les jours, les gens prennent conscience peut-être plus... Ça a bougé ici sur LCI.
Quand on entend Retailleau, Retailleau était sur notre plateau lundi, il n'est pas antipathique à votre regard. Il dit oui, le programme économique c'est trop à gauche. Mais pour le reste, il ne tape pas. Il dit qu'il n'est pas si critique que ça. Laurent Wauquiez, toujours sur LCI, il dit pour une union des droites je ne crois pas non plus. Mais enfin, mettons, Marion Maréchal, qui plaide pour l'union des droites, pourquoi est-ce que vous, vous avez l'air vent debout contre cette idée qui marche dans beaucoup de pays ? Encore une fois, l'exemple de Mélanie est frappant quand même. En Italie, ça marche. Pourquoi n'en voulez-vous pas ici ? Alors, écoutez, pardon. Oui, j'écoute.
En Italie, le système électoral est différent. D'accord ? En Italie, Mme Mélanie présente ses candidats. M. Salvini présente ses candidats. M.... Bon, à l'époque, Berlusconi, je ne me souviens plus là, mais ça ne me revient pas le nom du responsable, présente ses candidats. Et lorsque les candidats sont élus, alors, ils se mettent autour d'une table en disant peut-on trouver un moyen de gouverner ensemble sur des principes que nous partageons ? Mais là, c'est extrêmement différent. Rien ne vous empêche de le faire en France ? Qu'est-ce qui vous empêche de mettre autour d'une table comme celle-ci avec M. Retailleau ?
C'est qu'ils nous ont en permanence claqué la porte sur les doigts et puis moi, je ne suis pas pour réunir la droite. Vous le renvoulez ? Mais pardon, mais moi, je ne suis pas là pour sauver la droite. Moi, je suis là pour sauver la France. Ce n'est pas exactement pareil. Donc, je ne vais pas fermer la porte à des gens. Il faut une majorité, madame. Mais d'accord, mais M. Rochebin, moi, j'ai été élue, je suis élue et j'ai été réélue dans une circonscription qui a été pendant 80 ans socialo-communiste. Il y a donc bien des socialistes et des communistes qui un jour se sont mis à voter pour le Rassemblement National. Je ne compte pas leur fermer la porte née.
Mais vous voyez qu'il y a un plafond, madame. Là, il s'est passé. On revient à ce plafond d'il y a un plafond que vous le vouliez ou non que ce soit bien. Mais pour faire l'union des droits, il faut se positionner à droite. Moi, je me positionne au-dessus de cela. Je ne suis ni de droite ni de gauche. J'oeuvre pour mon pays, j'oeuvre pour mon peuple. Vous voulez dire que vous n'êtes pas plus proche de M. Retailleau que de M. Olivier Faure, franchement ? Sur certains sujets, oui. C'est fou que vous hésitiez. Mais sur certains sujets, oui. Ça paraît étonnant. Oui, sur les sujets. Beaucoup de ceux qui nous écoutent diront que votre hésitation à cet instant est frappée.
Ils diront que c'est quand même étonnant. Non, mais ce n'est pas frappant, M. Rochebin. Sur quoi ? Sur l'économie ? Sur l'économie, je ne me sens pas particulièrement proche de M. Retailleau. En matière d'immigration, il l'a dit sur cette antenne, l'immigration n'est pas une chance pour la France. Immigration, sécurité, beaucoup de dossiers. En matière d'immigration, en matière d'insécurité, je suis d'accord avec les paroles de M. Retailleau. Pas avec les actes. Parce que les actes sont extrêmement défaillants, tout de même. Les résultats sont très décevants de M. Retailleau. Il paraît qu'il est le meilleur de son camp. Alors, j'imagine pour les autres, vous voyez.
Donc, c'est quand même inquiétant de voir que, alors qu'il a le pouvoir d'agir en matière d'immigration, il n'agit pas. Et que nous continuons à avoir le record de demandes d'asile, le record de régularisation, le record de visas accordés chaque année que M. Retailleau... Je vais vous donner un exemple. Ça fait des années maintenant qu'il y a une magouille statistique sur le nombre de cambriolages. Alors, le nombre de cambriolages qu'on vous donne, c'est le nombre de cambriolages de domicile privé. Donc, il n'y a pas les mairies, les locaux d'associations, les locaux d'usines, les exploitations agricoles, les locaux commerciaux. Il n'y a pas tout ça. Mais voilà ce que pourrait faire M.
Retailleau, puisqu'il est pour la vérité. Eh bien, qu'il donne les vrais chiffres français, par exemple. Mais lui est au pouvoir. Vous, vous ne l'êtes pas. J'ai quand même senti une inflexion chez vous. Mais, par raison de plus. Le JDD, dimanche passé, vous dites... Il est au pouvoir. Je vous cite, Marine Le Pen. Vous dites, majorité absolue, si on l'attend mieux, mais si vous avez une majorité relative forte, vous chercherez à les renforcer. Avec qui, cette fois ? On verra, avec ceux qui acceptent sur les grandes lignes que nous proposons de venir nous rejoindre. Très bien. Voilà, ça me paraît assez simple. Un. Qui ? Vous avez réussi, pour l'instant, à voir Ciotti et son équipe.
Ça peut s'étendre ? Oui, comme quoi, on a fait une union. Oui, petite. Bon. On a fait une union, mais enfin, je vous rappelle que quand M. Ciotti nous a rejoint, les mêmes qui vous disent aujourd'hui qu'à oui, on pourrait peut-être faire une union de Knafot, je ne sais pas qui, etc. Ce sont les mêmes qui ont traité Éric Ciotti plus bas que terre, qui l'ont insulté, qui l'ont calomnié parce qu'il avait pris la décision de venir faire un intergroupe avec le Rassemblement National. Alors, moi, je veux dire, l'hypocrisie, vous voyez, ça fait 25 ans que je suis en politique un peu au premier plan. L'hypocrisie, j'en ai soupé de cela.
Voilà, j'en ai soupé de ceux qui viennent vous dire sur les plateaux. L'inverse. En politique, c'est courant, soyons honnêtes, dans tous les camps. Mais c'est pour ça qu'il faut que ça change, M. Rochemin. Et c'est pour ça qu'il faut nous élire pour que ça change parce que nous, nous ne sommes pas comme eux. Vous n'êtes pas en meeting ici. Alors là, il y a des gens du RN là, je ne crois pas de ce côté-là. Mais enfin bon. En tout cas, celles et ceux qui nous écoutent, on va faire entrer ici. On va aller plus avant. Mme Le Pen avec Amélie Carouer et François Langlais. Qu'allez-vous faire dans les deux crises que traverse la France ? Ils vont nous rejoindre sur ce plateau.
L'inconnu politique et la crise du budget, l'un après l'autre, avec moi, vont vous interviewer. Et dans quelques instants aussi, merci d'être là, dans quelques instants, ce sera très intéressant d'entendre des Françaises et des Français qui se présenteront à vous et qui à chaque fois vous poseront une question très précise. Mais d'abord, Amélie, je vous passe la parole. Et donc, bonsoir Marine Le Pen. C'est pour quand la censure Marine Le Pen ? Est-ce que c'est au moment du budget ? Est-ce que c'est dès l'ouverture de la session parlementaire ?
Manuel Bompard, sur cette antenne, l'antenne de TF1 micro d'Adrien Jeanne ce matin, a dit qu'il y aurait dépôt de motion de censure dès le début de la session parlementaire c'est le 1er octobre. Vous la votez par exemple ? Oui, c'est-à-dire qu'ils vont déposer une motion de censure avant même d'avoir entendu le Premier ministre. Bon, ça par exemple c'est pas raisonnable. Donc nous allons écouter le discours de politique générale. Donc nous avons été très clairs car nous le sommes toujours en réalité. Nous avons dit rupture ou censure. Voilà. Donc nous ne nous cachons pas derrière notre petit doigt. Si M.
Lecornu veut échapper à la censure, il faut qu'il soit en rupture totale avec la politique qui a été menée dans les 8 dernières années. On va essayer de comprendre ce que ça veut dire rupture. Juste on a réécouté vos mots le 14 septembre c'était à Bordeaux et vous avez évoqué une censure dans quelques semaines ou quelques mois. Alors on s'est demandé Marine Le Pen est-ce que vous avez décidé de laisser du temps de lui laisser du temps de vous laisser du temps ? Ça dépendra de ce qu'il dira lors de son discours de politique générale.
Mme Carwer les crises les crises pas la crise les crises que nous vivons sont tellement graves qu'elles appellent des réponses politiques fortes et ces réponses politiques fortes elles ne peuvent être mises en oeuvre qu'avec une majorité et soutenues par les Français. Nous ne sommes pas dans cette situation. Donc on a beau tourner autour du pot la situation est intenable et la France serait en période de croisière avec un petit vent des petits alizés etc. tout ça pourrait durer pendant quelques mois c'est vrai que la Belgique par exemple a vécu pendant trois ans je crois sans gouvernement mais ça n'est pas le cas. Ça ne marchait pas mal.
Nous sommes confrontés à une crise politique institutionnelle sécuritaire budgétaire qui est dramatique et donc il faut des actes forts il faut des décisions fortes et je suis navré de vous dire que même si je suis d'un naturel optimiste je ne suis pas convaincu que le profil de Sébastien Lecornu ça n'a rien à voir avec lui d'ailleurs mais le profil de Sébastien Lecornu meilleur général en quelque sorte d'Emmanuel Macron qui l'a suivi défendu durant 8 ans soit capable d'incarner cette rupture.
Puisque vous parlez d'actes justement Marine Le Pen vous jurez ne pas vouloir censurer automatiquement le gouvernement on l'a entendu mais il y a-t-il un scénario un seul scénario qui existerait quelque part Marine Le Pen qui ferait que vous ne voteriez pas la censure votre thème c'est par exemple pas de hausse d'impôt c'est moins d'aide aux immigrés c'est la baisse de la contribution à l'Union Européenne s'il vous accordait ne serait-ce qu'un de ces gestes il y a-t-il une seule je vous donne sa carte au RN dans ce cas-là non mais il y a-t-il une seule voie de passage une seule ou alors si vous nous dites qu'il n'y en a point alors c'est censure automatique quoi qu'il en soit si vous me dites est-ce que vous pensez qu'il y a une voie de passage est-ce que vous pensez que Sébastien Lecornu est capable d'effectuer une rupture avec le macronisme je vais vous répondre non je n'y crois pas donc c'est la censure voilà non je n'y crois pas mais encore une fois parce que mon naturel optimiste reprend le dessus je ne préjuge pas même si ma confiance est minime voilà je ne préjuge pas ce que je sais c'est qu'en réalité le responsable de tout ça c'est Emmanuel Macron parce que nous sommes dans une situation où en réalité en refusant de se soumettre aux institutions Emmanuel Macron ne fait pas seulement du mal à la France il fait aussi il met ses amis dans une situation qui est intenable parce que la mission qu'il a donnée à Sébastien Lecornu est une mission qui est vouée en réalité à l'échec Marion Le Pen vous êtes la patronne des députés à l'Assemblée nationale des députés Rassemblement national comme chaque année va venir le temps des renouvellements de postes clés à l'Assemblée nationale vous n'avez pas toujours obtenu les postes que vous vouliez par le passé alors est-ce que ça peut être un objet de négociation des postes clés contre votre mention non jamais nous ne négocierons la défense des français avec nos intérêts personnels jamais vous avez sur l'antenne de confrères cette semaine encore prononcé le mot de référendum pourquoi mettez-vous ce mot sur la table qu'y a-t-il derrière ce mot qui porterait quoi qui consisterait en quoi c'est-à-dire que si vous voulez moi je lis la constitution et je vois que quand on est dans une crise politique telle que nous la vivons aujourd'hui il y a quatre solutions il y a le revaniment au bout d'un moment on se lasse il y a la dissolution c'est-à-dire en revenir au peuple parce que c'est lui qui est souverain je le rappelle parce que dans la constitution on a tendance à l'oublier le peuple est souverain donc quand il y a un problème quand il y a un dysfonctionnement quand il y a un blocage le général de Gaulle le rédacteur de la constitution a dit il faut en revenir au peuple et bien je pense qu'il faut en revenir au peuple ou alors la démission du président de la république autre possibilité ou alors lorsque le blocage s'effectue sur un point précis un référendum sur ce point précis quel référendum de quelle nature quelle question moi le référendum que je veux mettre en oeuvre est un référendum constitutionnel c'est un référendum qui vise à modifier la constitution pour intégrer dans la constitution le droit des étrangers car nous avons fait le bilan que en réalité l'ensemble des normes des règles qui nous sont imposées par les institutions judiciaires européennes et autres nous empêchent de faire respecter la volonté du peuple dans le domaine de l'immigration où nous sommes dans ce que nous proposons ultra majoritaire je vois passer les sondages les uns après les autres nous sommes ultra majoritaires ça veut donc dire que les français veulent quelque chose et que depuis 30 ans on les empêche d'obtenir ces mesures là c'est inadmissible dans une démocratie il y a quelque chose qui n'est pas clair en vous entendant l'impression que vous avez envie de hâter les échéances vous dites que la seule solution ce serait de hâter les échéances en gros ce serait d'aller plus vite au peuple un an de un an de gagné pour l'alternance alors pourquoi n'êtes-vous pas cohérente en disant oui effectivement je veux que ce gouvernement soit renversé et donc ça va hâter les échéances vous le savez on a l'impression que vous hésitez que votre main tremble non mais je n'hésite pas vous répondez Amélie je n'hésite pas il n'y a pas marqué les filles si vous voulez moi je ne censure pas un premier ministre avant qu'il ait fait son discours de politique générale je suis désolée donc vous avez peur Sébastien Lecornu laissez entendre toujours que vous avez peur il compte d'ailleurs là-dessus vous avez peur d'apparaître comme ça m'étonnerait que Sébastien Lecornu ait dit que j'ai peur de quelque chose ce serait dommage qu'ils commettent la même erreur que M.
Barnier que M.
Bayer Marine Le Pen vous le savez bien vous allez être accusée je n'ai absolument pas peur du peuple mais vous allez être accusée je suis peut-être la comment dire la responsable peut-être du seul mouvement politique français qui n'a pas peur du peuple parce que la réalité c'est quoi c'est qu'aujourd'hui tout le monde est en train d'essayer d'échapper à l'élection voilà tiens on va peut-être faire une petite négo je vais te donner ça et puis toi tu vas prendre ça pour échapper à l'élection l'élection les terrorise moi l'élection ne me fait pas peur au contraire je l'appelle de mes voeux parce que je pense que la volonté du peuple français est supérieure à tout le reste c'est simple vous le savez s'il y a censure ou plus vous le savez bien vous serez à nouveau accusée d'être agent du chaos de participer à la stabilité du pays de toutes ses conséquences politiques économiques accusée aussi d'abandonner votre costume de respectabilité à tout cela vous répondez ah bon c'est pas respectable de demander au peuple français son avis c'est nouveau ça non mais vous me direz dans le cadre de l'inversion des valeurs plus rien ne m'étonne donc aujourd'hui plaider pour la démocratie et bien c'est déraisonnable et ça fait de vous un promoteur du chaos et bien moi je dis que je suis la seule en réalité avec Jordan qui en réclamant la dissolution est susceptible de pacifier la situation de permettre un fonctionnement démocratique de notre pays de faire émerger une majorité qui puisse enfin gouverner parce qu'il n'y a plus de gouvernement là il n'y a plus rien écoutez on a un premier ministre tout le monde se moque de savoir qu'il va être ministre c'est quand même grave Marine Le Pen la dissolution on s'y arrête sur la dissolution pourquoi vouloir à ce point la dissolution les plus cyniques je pense que c'est ce que vous allez nous dire à minima pense que c'est pour vous permettre aussi de tester votre inéligibilité j'explique c'est un peu technique il y a trois mois c'était l'inverse je me lance vous présenteriez votre candidature en préfecture elle serait refusée vous vous tourneriez alors vers le conseil d'état espérant que ce dernier qui s'appuie sur une récente décision du conseil constitutionnel vous en avez parlé vous même tout à l'heure qui met en avant la liberté de l'électeur vous permet de vous présenter non seulement aux législatives mais aussi à l'élection présidentielle on est dans le fantasme le plus total en l'occurrence changer d'expert parce qu'il n'a manifestement rien compris c'est pas grave mais c'est bien des gens qui racontent des choses et qui n'y connaissent rien il y en a plein les plateaux donc c'est pas très gênant écoutez il y a trois mois on m'expliquait qu'en réalité je ne voulais surtout pas la dissolution et que j'allais protéger François Bayrou de peur de ne plus pouvoir être député parce que s'il y avait une dissolution je ne pourrais pas me représenter de toute façon je vais vous dire j'ai toujours tort avec eux voilà donc je choisis A j'ai tort je choisis B j'ai tort donc évacuer tout cela la réalité c'est que je ne pense encore une fois que constitution institution stabilité parce que la stabilité elle viendra du fait que seront mises en oeuvre des politiques qui en réalité aujourd'hui sont réclamées par une majorité de français c'est de là que viendra la stabilité et en plus l'unité parce que je pense que le redressement du pays ne peut pas se faire sans unité et donc je défendrai à tout prix l'unité de notre pays vous avez vu la guerre les jeunes contre les vieux ceux qui travaillent contre ceux qui ne travaillent pas etc c'est insupportable on ne peut pas continuer comme ça indéfiniment donc on a besoin d'un projet clair le mien est clair je crois on a besoin de mesures qui sont validées par les français et je crois que toutes les mesures sur l'immigration le sont parce que les français ne veulent plus qu'on continue comme ça et surtout même car on a besoin de ne pas perdre de temps parce que je vais vous dire une chose vous m'avez posé la question tout à l'heure en réalité le temps coûte très cher et on sera sûrement amené à en parler avec monsieur l'anglais le temps coûte très cher tout le temps qu'on perd et bien on le perd et on le paye et en l'occurrence on le paye les français dans leur ensemble le payent on va reposer toutes les questions on va toutes les mettre sur la table la pédagogie j'aime à le dire c'est l'art de la répétition alors je sais que vous avez déjà répété répondu à la question que je vais vous poser là sur le plateau de TF1 mais une idée revient encore et encore selon laquelle les députés Rassemblement National pourraient légiférer voter une loi supprimant l'inéligibilité qui vous frappe une loi d'amnistie avec un texte dans ce sens qui existe déjà du côté d'Éric Ciotti bien sûr je lis votre réaction sur le visage mais quoi qu'il en soit à ceux qui le remettent sur la table une loi qui supprime l'inéligibilité c'est pas une loi d'amnistie bon déjà c'est différent vous voyez là encore c'est le même expert je suppose mais il va peut-être falloir définitivement en changer une loi d'amnistie je vais vous dire ceux qui pensent ça ils projettent sur nous leur propre vice leur manière de penser ils pensent qu'à eux ils ne défendent que leurs intérêts personnels c'est d'ailleurs le cas du président de la république et par conséquent ils pensent que tout le monde est comme eux bon alors je le répète nous ne sommes pas comme eux nous avons déposé un texte déjà lors d'une niche pour demander à ce qu'il n'y ait pas d'exécution provisoire d'une peine d'inéligibilité pourquoi ?
parce que nous considérons qu'il n'y a pas de recours possible et que donc nous sommes d'ailleurs en contravention avec et notre constitution à mon sens et la convention européenne des droits de l'homme voilà et donc nous défendons cette idée là je vois que monsieur Larcher finit par la défendre aussi donc vous voyez que la lepénisation des esprits si je puis me permettre commence à être efficace quel que soit le domaine bon donc c'est une mauvaise loi cette loi qui permet à des magistrats de mettre en place une inéligibilité avec une exécution provisoire parce qu'elle supprime le double degré de juridiction c'est une mauvaise loi mais ça n'est pas pour cela que je souhaite gagner enfin faites-moi quand même faites-moi quand même grâce de cela parce que ça fait 25 ans que je me bats 25 ans que je me bats et croyez-moi que le combat il n'est pas simple c'est pas le combat de monsieur Larcher vous voyez voilà il n'y a pas des mets sur la table et il n'y a pas des pétales de rose sur mon chemin voilà il y a plutôt des morceaux de verre êtes-vous prêts ça fait 25 ans que je me bats pour mon pays et pour mon peuple donc ma situation personnelle n'a aucun intérêt alors or hormis votre situation personnelle le RN êtes-vous prêts ?
si demain s'il y avait une dissolution là demain demain matin vous êtes prêts tout est prêt au Rassemblement National bah oui parce que si vous voulez on a eu un crash test il y a un an donc on a quand même tiré les sons donc par exemple sur les candidats qui posaient problème polémique c'est fini tout est réglé oui on a d'ailleurs on essaiera de voir si chez les autres partis on ne pouvait pas aussi trouver quelques trucs parce que j'ai l'impression qu'on a été quand même un peu victime d'une concentration mais bon on s'est mis en situation d'avoir des candidats partout d'avoir des candidats qui sont de bon niveau qui sont combatifs qui sont patriotes partout pour obtenir une majorité la majorité dont on nous a privé il y a un an dont on a privé les français il y a un an par des manœuvres qui sont des manœuvres tout de même rappelons-nous le seul programme du second tour d'élection présidentielle de l'ensemble de ces partis c'était empêcher le RN d'arriver au pouvoir c'est pas un programme politique ça c'est pas un programme politique d'empêcher l'adversaire d'arriver au pouvoir on a des idées pour baisser le chômage pour recréer de la compétitivité pour lutter contre l'insécurité pour arrêter l'immigration pour lutter contre la fraude lutter contre l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National c'est vraiment pitoyable inepte comme programme et c'est toujours c'est toujours Jordan Barleda que vous voyez Premier ministre à la place de Sébastien Lecornu et précédemment on avait noté son refus de gouverner en cas de majorité relative ce serait la même pour se retrouver dans la situation de M.
Lecornu en effet c'est pas très appréciable si pas de dissolution c'est quoi l'étape d'après ?
s'il n'y a pas de dissolution l'étape d'après c'est d'avoir les municipales alors on va en parler justement et puis la présidentielle les législatives qui suivront la démission il faut quand même qu'on s'arrête sur la démission d'Emmanuel Macron vous ne la demandez pas non je ne la demande pas pourquoi vous ne la demandez pas parce que vos électeurs eux demandent cette démission à Bordeaux par exemple on a entendu dans la salle Macron démission il y a un sondage encore je regardais c'était le 9 septembre dernier qui disait que 64% des Français se disaient favorable à la démission d'Emmanuel Macron ça a monté à 88% chez vos électeurs ils le veulent pourquoi pas vous ?
vous voyez en réalité c'est l'exaspération l'exaspération du temps qui en réalité passe des problèmes qui s'aggravent et les Français voient bien et nos électeurs en premier que la situation se dégrade et se dégrade à une vitesse absolument inouïe et donc ils veulent précipiter les choses ils sont exaspérés de la situation et vous avez raison j'ai été moi-même étonné d'ailleurs parce que ils réclamaient la dissolution il y a un an ils réclament aujourd'hui la démission et ils ne sont pas les seuls pourquoi vous ne suivez pas la voix de vos électeurs ? pourquoi vous ne suivez pas la voix de vos électeurs ? mais parce que moi je suis respectueuse des institutions et pas vos électeurs ?
donc je ne demande pas vos électeurs ne le sont pas ?
non mais c'est pas qu'ils ne le sont pas c'est qu'ils appellent le président de la République à prendre la décision de démissionner voilà et moi j'appelle le président de la République à opérer une dissolution et s'il n'y a pas de majorité à accepter en quelque sorte l'idée je sais que ça doit être très dur pour lui mais l'idée est qu'il puisse être en cohabitation il faut qu'il en accepte l'idée parce que là il résiste encore une fois aux institutions et il met la France dans une situation de blocage terrible et s'il ne supporte pas l'idée d'être en cohabitation alors il a la possibilité de démissionner c'est son choix il vous a donné votre chance il y a un an il y a beaucoup d'indiscrétions qui disent même qu'il s'attendait à une cohabitation il y a un an vrai ou faux je ne sais pas mais en tout cas il vous a donné votre chance il y a une année vous avez eu votre chance qui est une cohabitation écoutez moi j'ai quelques éléments pour vous dire c'est le peuple français qui a décidé autrement il a violemment changé d'avis entre les deux tours quand même donc il a changé d'avis comme ça lui arrive d'ailleurs trois fois par jour sur l'intégralité des sujets donc il s'est dit bon bah pourquoi pas une cohabitation et puis quand les élections quand les résultats du premier tour sont tombés il a dit surtout pas donc on va tout faire pour faire battre le rassemblement national et vous irez pardon même avec une majorité relative ça c'est pas clair oui ou non avec une majorité parce que pour l'instant c'est une majorité relative si nous n'arrivons pas à construire une majorité une majorité absolue voilà nous pouvons très bien avoir une majorité relative vous n'allez pas à Matignon pas de cohabitation forte et réussir à obtenir une majorité notamment sur des sujets qui sont des sujets c'est pas clair c'est pas clair parce que vous avez déjà un peu flotté là-dessus oui ou non sans majorité absolue est-ce que vous accepterez d'aller à Matignon quand je dis vous c'est vous ou Jordan Bardella Jordan Bardella est-ce que vous accepterez la cohabitation si nous avons si nous avons une majorité relative forte nous irons chercher la majorité absolue nous irons convaincre des gens au sein de l'Assemblée nationale que sur un certain nombre de sujets qui sont des sujets urgentissimes et bien il faut qu'ils appuient les politiques que nous allons bien sûr il faudra les trouver mais Marine Le Pen bien sûr le temps file et vous avez évoqué vous-même les élections municipales il y a quelques instants ben oui mais effectivement les élections municipales c'est dans 6 mois c'est dans 6 mois c'est après-demain ça va aller très très vite et ça c'est le grand test électoral si pas de dissolution avant 2027 un enjeu majeur avant l'élection présidentielle c'est municipal pour se tester chacun des partis dans les communes sur les territoires combien de maires espérez-vous je ne peux pas vous donner de chiffres d'abord la première espérance que j'ai c'est que l'ensemble de nos maires soient réélus un certain nombre l'ont été au premier tour et un grand nombre même l'ont été au premier tour pourquoi ?
parce que ça veut dire que la gestion RN ça fonctionne et que contrairement à ce qui a pu être dit sur le rassemblement national notre arrivée à la tête des mairies n'a pas été une catastrophe bien au contraire puisque certains ont même été réélus à 70-75% dès le premier tour donc ça c'est déjà mon espérance deuxièmement c'est qu'effectivement nous ayons le plus grand nombre de maires possibles nous sommes tous les jours en train d'investir des candidats donc je ne peux même pas vous dire combien aujourd'hui vous n'aurez des candidats partout ?
non mais partout ça n'existe pas presque partout non pas presque partout ça n'existe pas il n'y a pas un seul parti politique qui a des candidats partout alors je vais poser la question autrement en 2020 le RN avait présenté 262 listes dans des villes de plus de 10 000 habitants par exemple vous en aurez beaucoup plus que ça ? nous en aurons probablement plus mais je vous dis on investit des gens tous les jours voilà donc chaque chose en son temps ce qui est sûr c'est que nous allons gagner des communes oui j'en suis convaincu quelle ville vous espérez avoir ? non mais je ne vais pas vous répondre à cette question ça n'a aucun intérêt en réalité pourquoi ?
parce qu'on est en train on s'amuse on ne connait pas les candidats on ne sait pas qui part on ne sait pas qui part pas et notamment les autres parce que figurez-vous que dans une élection c'est un peu comme les JO quand on fait la course il y a quand même des types qui courent à côté de vous donc bon bah les élections c'est pareil donc on ne connait pas les candidats qui seront présents pas présents donc je ne peux pas je ne peux pas ce que je vous dis c'est que je pense que nous gagnerons nous avons la possibilité de gagner des grandes villes alors des grandes villes si vous me dites qu'une grande ville c'est Paris évidemment ce sera plus compliqué mais nous allons gagner des villes importantes et nous allons gagner aussi des villes moins importantes mais qui ne sont pas moins importantes sur le plan politique elles le sont juste sur le plan numérique et est-ce qu'il y aura des alliances éventuelles pourquoi pas avec la droite ?
bah ce serait vraiment un changement de pied total de la part de LR vous voulez dire même si c'est vrai que sur le terrain depuis des années déjà il y a un certain nombre d'élus LR qui sont beaucoup moins réticents à travailler avec les élus du Rassemblement National à envisager des projets en commun que ne le sont les chefs vous savez Mao disait le poisson pourrit toujours par la tête cette citation je suis sûr qu'elle vous plaît du coup j'ai une petite question qui concerne à nouveau Nicolas Sarkozy mais pas pour le volet judiciaire il a assuré récemment que le Rassemblement National appartient je cite à l'arc républicain Nicolas Sarkozy plaide lui aussi pour une dissolution estimant que votre parti pourrait obtenir une majorité et pour beaucoup cette sortie a enterriné son rapprochement avec votre mouvement en parallèle cet été on a pris un rendez-vous entre Jordan Bardella Nicolas Sarkozy Sébastien Chenu également je vais la poser assez directement cette question à quoi joue Nicolas Sarkozy avec vous à quoi jouez-vous avec Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy il joue à dire il fait jour à midi donc il a scène avec la qualité qui est la sienne d'ailleurs une évidence le Rassemblement National est évidemment un parti républicain et vous a adoubé ce n'est pas un problème d'adoubé non mais j'ai envie de dire merci mon bon maître si vous aviez pu faire ça avant ça nous aurait évité quelques années pénibles tout de même parce qu'on a été traités comme des parias sans absolument aucune raison madame Carouer il faut quand même se rappeler ça parce que moi vous voyez je ne suis pas rancunière ce n'est pas dans mon caractère mais je n'oublie pas quand même je n'oublie pas que pendant des années ces gens nous ont traités comme des parias comme des vauriens comme des gens qui ne méritaient même pas qu'on leur adresse la parole alors que nous nous sommes présentés à toutes les élections depuis 50 ans que nous n'avons jamais essayé de mettre en cause une élection quand elle a eu lieu nous n'avons jamais manifesté vous dites que vous n'êtes pas rancunière mais on sent qu'il y a un front je ne veux pas faire de la psychologie de bispros non mais derrière mais moi je m'en moque vous avez pris beaucoup de coups on a l'impression quand même qu'il y a une forme il y a une forme de rancune non il n'y a pas de rancune mais moi je pense aux militants qui se sont battus sur le terrain qui ont collé des affiches sous les crachats et les injures d'accord ceux-là ils ne me quittent jamais moi vous pouvez me faire tout le mal que vous voulez objectivement je ne suis même pas sûr que ça passe l'imperméable alors regardez Marine Le Pen donc tous ces gens nous ont traité comme des parières sans aucune raison qu'est-ce qui dans le projet du Rassemblement National dans son programme peut permettre de dire qu'il ne respecte pas les règles républicaines Marine Le Pen le fonctionnement des institutions républicaines rien donc tout cela était en fait fait pour empêcher la montée inéluctable peut-être dans leur esprit du Rassemblement National et donc pour défendre leur propre place c'est parce que nous étions des concurrents qu'ils nous ont traité si mal c'est pas grave on leur pardonne parce qu'encore une fois non mais oui mais parce que moi je suis pour l'unité du pays je pense que tout le monde doit se rassembler parce que la situation du pays est dramatique je le dis franchement j'ai pas envie de jouer les catastrophistes je pense qu'elle est dramatique ça veut pas dire que je ne pense pas qu'elle puisse être redressée je suis convaincue qu'elle peut être redressée mais elle nécessite que les français prennent conscience de cela et arrêtent avec des bisbilles qui sont dérisoires pour bosser tous ensemble pour redresser le pays qu'ils aiment avançons prochain chapitre de l'émission dans quelques instants c'est très intéressant d'entendre merci beaucoup Amélie on continue la discussion des françaises et français qui vont vous interpeller très directement vous parlez de Paria il y a une personne qui vous traite pas en Paria c'est Sébastien Lecornu il a déclaré et ça me frappe il a été adversaire du RN dans l'heure à la loyale et il est toujours très correct avec vous il dit par exemple dans une démocratie ce sont les électeurs qui trient les députés ce n'est pas le gouvernement peut-être que jamais quelqu'un au pouvoir jusqu'à présent n'a été de ce point de vue-là aussi respectueux à votre regard est-ce que vous lui en êtes reconnaissant ?
votre question est tournée d'une drôle de manière il vous considère il vous considère monsieur Lecornu vous traite bien non mais enfin ça compte vous venez de dire il ne faut pas être traité en Paria je ne vais pas remercier non mais pardon je ne vais pas remercier un responsable politique d'agir de manière parfaitement normale en réalité c'est lui qui agit de manière normale et ce sont tous les autres qui devraient battre leur coulpe en se disant qu'ils ont traité des millions de français de manière insupportable injuste inepte bon voilà donc ça change tant mieux je m'en félicite surtout je me félicite que la raison revienne chez un certain nombre de responsables politiques alors quand ils sont premiers ministres c'est la cerise sur le gâteau la suite la suite avec François Langlais puisque c'est la grande crise budgétaire
madame Le Pen le dernier chiffre de la dette publique est tombé ce matin c'est l'INSEE qui nous l'apprend elle atteint 3416 milliards elle a progressé de 71 milliards sur le seul second trimestre est-ce que vous diriez que nous sommes que la France est en état d'urgence budgétaire
oui à l'évidence elle est en état d'urgence budgétaire et c'est la raison pour laquelle si vous voulez les mesures qui pour l'instant ont été annoncées sont évidemment pas au niveau du mur qui est en face de nous qui est un mur qui évidemment a des conséquences politiques vous le savez bien monsieur Langlais parce que le budget c'est pas uniquement de la comptabilité c'est aussi des marges de manœuvre ce sont des politiques qu'on peut ou qu'on ne peut pas faire ce sont des comment dire des décisions parfois difficiles on aimerait pouvoir être très généreux avec le monde entier mais là par exemple on ne pourra plus l'être
est-ce que ça ne justifie pas pour vous qui pouvez arriver au pouvoir en 2027 que votre programme soit amendé en 2027 la charge de la dette ça sera 100 milliards d'euros c'est deux fois plus qu'à l'époque où vous avez rédigé votre programme ça ne justifie pas que vous repensiez un peu les choses de façon à redresser les finances du pays
oui mais nous nous allons présenter un plan d'économie car en réalité qu'est-ce que nous reprochons à monsieur Barnier à monsieur Bayrou et peut-être même à monsieur Lecornu mais ça on attendra qu'il ait fait son discours de politique générale c'est qu'il y a deux choix face à la situation qui est la nôtre en réalité il n'y en a qu'un mais il croit qu'il y a deux choix il pense qu'il y a le choix d'augmenter les impôts c'est ce qu'ont décidé monsieur Barnier et monsieur Bayrou mais en réalité monsieur Langlais de combien il faudrait augmenter les impôts pour pouvoir stabiliser la dette 250 milliards bon et puis il y a l'autre solution qui est la nôtre qui est celle de faire des économies on va y venir
dans un instant mais avant ça avant d'entrer dans le détail
moi je crois qu'il faut faire des économies
on va y venir mais avant ça quel est le bon niveau de déficit pour vous quel est le niveau auquel la France doit revenir en rythme de croisière je rappelle ce chiffre que vous connaissez on est aujourd'hui à 5,4% du PIB ça représente pour l'année 2025 180 milliards d'euros de déficit vous voulez arriver où ?
à 2,7%
en quelle année ?
en 5 ans
donc ça suppose des efforts substantiels
ça suppose des efforts extrêmement substantiels puisque en 5 ans nous entendons réduire progressivement la dépense publique de 100 milliards à raison de 20 milliards supplémentaires chaque année c'est énorme même les allemands n'y arrivent pas bien sûr que c'est énorme sauf que les allemands peut-être ont beaucoup moins de gabegie et de fraude et de dépenses toxiques que nous en avons et que nous en avons accumulées au fur et à mesure des années vous avez raison ça fait 20 milliards 40 milliards 60 milliards 80 milliards
100 milliards il y a une chose qu'on ne comprend pas en lisant votre programme bien sûr il y a des économies sur l'immigration sur le fonctionnement de l'Etat notamment mais dans le même temps vous envisagez quand même une masse de nouvelles dépenses je les cite enfin je cite les principales baisse de la TVA sur l'énergie 10 milliards nationalisation des autoroutes politique nataliste assez active assez coûteuse allègement de charges sur les salaires abandon de la réforme des retraites il y en a pour des dizaines de milliards d'euros et on se dit la situation budgétaire est grave et au fond vous n'avez pas renoncé à être pardonnez-moi la mère Noël qui distribue largement et on se dit avec vous le déficit c'est pas fini
monsieur Langlais moi je ne vais pas mon objectif n'est pas la glaciation du pays vous voyez c'est à dire qu'il faut faire des économies très importantes et nous les faisons et nous présenterons le plan précis des économies que nous souhaitons faire mais parallèlement il y a et dépenser 100 milliards
parallèlement
il y a des politiques à mettre en oeuvre pour relancer la croissance pour gagner en compétitivité d'accord avec moi pour relancer la natalité parce que sinon de toute façon on ne règlera jamais le problème des retraites mais tout cela nous l'avons calculé et nous avons calculé également les recettes que pourrait entraîner ce type de politique mais vous voyez
vous spéculez sur le fait que la croissance va augmenter mais j'ai déjà entendu ça de la part d'un certain Emmanuel Macron non parce que je vais vous dire
nous sommes extrêmement raisonnables dans nos projections précisément pour ne pas tomber dans le travers que vous dénoncez donc nous sommes extrêmement raisonnables mais il y a aussi des mesures encore une fois qui sont absolument nécessaires parce qu'il ne s'agit pas de glacer le pays en disant on arrête tout on ne dépense plus rien on ne bouge plus c'est la nez blanche en fait c'est pas du tout pour moi c'est le contraire de la politique la politique c'est faire des choix en espérant que les choix que vous faites soient des incitations précisément à résoudre les difficultés que vous avez
vous avez parlé des dépenses côté impôts il y a un impôt dont on parle beaucoup en ce moment c'est la fameuse taxe Zuckman 2% de la valeur du patrimoine des patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros prélevés chaque année alors vous vous êtes exprimé là-dessus vous avez dit au fond c'est pas une bonne idée et puis j'ai regardé l'historique des votes du RN cette taxe a été présentée à l'Assemblée Nationale elle a même été adoptée elle a été retoquée après par le Sénat mais elle a été votée par l'Assemblée Nationale et à ce moment-là le RN s'abstient alors s'abstenir ou être contre c'est pas pareil quelle est votre position là-dessus ?
c'est-à-dire que je pense que l'abstention a été décidée par les députés de la commission pour lancer le signal aux français que nous n'entendions pas ne rien faire dans le domaine de ceux qui ont les patrimoines les plus importants mais pas la taxe Zuckman non c'est très clairement non pour la taxe Zuckman parce qu'elle est stupide et qu'elle est nocive et qu'elle ne rapportera jamais ce qu'ils ont dit qu'elle rapporterait et si ça rapporte un peu la première année la deuxième année ça ne rapportera plus rien parce que tout le monde sera parti
vous voulez faire quoi ?
je souhaite faire je souhaite transformer en réalité l'impôt sur la fortune immobilière que je considère comme absurde il est absurde parce que politiquement il incite au déracinement c'est-à-dire qu'il attaque en fait l'enracinement des français et je souhaite faire un impôt sur la fortune financière
pas d'immobilier dedans ?
si de l'immobilier mais pas la résidence principale et ni ou la résidence unique alors la résidence unique c'est un concept que j'ai inventé alors vous voyez comme quoi quand on parle avec les gens ça peut aider à avoir de l'imagination la résidence unique c'est qu'en réalité je me suis rendu compte qu'il y a énormément de français qui ont un bien immobilier souvent un bien de famille d'ailleurs mais qui en réalité ne vivent pas dans cet endroit-là ils sont locataires là où ils travaillent parfois à 300 km à 200 km et donc la résidence principale ou la résidence unique sera exclue de l'impôt sur la fortune financière
quel est le seuil à partir de quel ?
c'est en fait c'est un million trois
le seuil actuel pour voilà
c'est le seuil actuel les taux sont les taux de l'ancienne ISF mais à la différence encore une fois de celui-là la résidence principale et unique est supprimée enfin est exemptée les biens professionnels sont exemptés et les parts 75% des parts détenues dans des PME et des ETI les parts minoritaires
par exemple
sont exemptés voilà et avec cela je crois qu'on a un impôt qui m'apparaît admissible non toxique pour l'économie puisque elle permet l'investissement précisément dans les entreprises et en même temps ça répond aussi à une forme de demande de justice de la part de français qui ont le sentiment parce qu'ils voient les résultats du CAC 40 s'envoler pendant que la situation est de plus en plus grave
ce qui est sûr
c'est qu'il y a une incompréhension de voir le CAC 40 se porter aussi bien les dividendes se multiplier au fur et à mesure des années alors que la situation du pays heureusement qu'il se porte bien oui mais on est content qu'il se porte bien mais on aimerait bien aussi que le pays se porte bien un exemple concret madame un exemple concret Marine Le Pen Bernard Arnault parce qu'il est l'exemple emblématique et il est entré de lui-même dans ce débat donc je ne l'attire pas dans ce débat quand Bernard Arnault paye je crois il a payé 6 milliards c'est vous le spécialiste 6 milliards au total d'impôts dont je crois 3 milliards en France il contribue beaucoup à la richesse française mais évidemment c'est une fortune très importante dans un cas pareil ce que vous dites Bernard Arnault doit faire un effort supplémentaire où vous considérez que cet apport à la richesse nationale suffit qu'il ne faut pas le charger plus d'impôts c'est un exemple précis le sujet n'est pas là le sujet c'est que c'est un impôt c'est un impôt dont l'assiette est différente si vous voulez voilà donc c'est un impôt dont l'assiette est différente de celui que je propose mais moi ce que je vais dire à Bernard Arnault ce que je veux dire à ceux qui ont la chance ou qui auront la chance demain de payer l'impôt sur la fortune financière c'est que j'ai des politiques à mettre en oeuvre et notamment une politique de natalité pour permettre non non avant de développer répondez moi quand même c'est un exemple précis qui parlera aux gens j'aimerais quand même savoir si oui ou non je ne connais pas monsieur Rochevin votre question c'est ni une question vous connaissez le patrimoine de monsieur Arnault vous savez comment il se vous savez combien il a d'immobilier vous savez combien est-ce qu'il a tout le monde mesure la participation mais il fera ses calculs mais un exemple pareil c'est quand même intéressant oui ou non ce genre de grande fortune vous considérez monsieur Arnault fera ses calculs et viendra nous dire c'est Bercy qui fera ses calculs c'est pas lui moins d'impôts etc ce que je veux dire c'est qu'à tous ces gens je viens leur dire j'ai des politiques à mettre en oeuvre qui sont des investissements dans l'avenir du pays la politique de natalité que je veux mettre en oeuvre qui consiste à donner une part pleine dès le deuxième enfant et bien cette politique là ils en ont besoin parce que si on ne fait pas une politique de natalité dans notre pays l'économie s'effondrera nous avons déjà plus de morts que de naissances
on y viendra tout à l'heure
et donc je viens leur dire j'ai besoin de vous grande fortune pour financer en quelque sorte par cet effort cette politique de natalité et bien je suis convaincu qu'ils ne peuvent pas être totalement indifférents à l'avenir du pays et que par conséquent peut-être ça soulagera leur peine s'ils en ont une
le 13 octobre justement les patrons organisent un grand rassemblement pour protester contre les éventuels impôts qui les frapperont soit les impôts sur les entreprises soit la taxe du Kman est-ce que vous considérez comme Sophie Binet la secrétaire générale de la CGT qu'ils font un peu les pleurnicheurs
non mais moi je déteste ce type d'argumentation d'adjectifs je vous ai dit tout à l'heure vous les soutenez la guerre des salariés contre les patrons la guerre des pauvres contre les riches ils ne se battent pas contre les salariés etc ils se battent contre l'Etat et ses projets Binet oui il faut arrêter cet état d'esprit voilà les patrons dans leur immense majorité d'ailleurs sont des patrons de TPE de PME et ils font un effort incroyable parce qu'aujourd'hui ils sont dans une situation très difficile à raison de quoi à raison des choix en grande partie de l'Union Européenne à raison du prix de l'énergie qui en a quand même mis un certain nombre au tapis à raison des normes qui se multiplient et qui sont autant d'obstacles au développement de leur activité économique donc je viens leur dire moi je vais déjà agir là-dessus c'est-à-dire que je vais faire en sorte de retrouver un prix français de l'électricité et vous allez donc pouvoir souffler parce qu'aujourd'hui vous êtes en train de mourir de l'augmentation du prix d'électricité et si le Premier ministre signe le décret sur la PPE la programmation de l'énergie alors l'électricité en plus doublera dans les dix prochaines années voilà et je vais leur dire je vais me battre et en France et à l'Europe vis-à-vis de Bruxelles pour éviter que vous soyez soumis à des normes qui sont des normes qui sont en train de tuer votre activité
justement avant-hier le groupe Stellantis c'est l'ex-Peugeot Citroën groupe automobile bien sûr annonçait la mise au chômage technique des ouvriers de l'usine de Poissy Poissy c'est en région parisienne bien sûr pour trois semaines faute d'activité suffisante bon c'est la crise dans le secteur auto les salariés redoutent probablement à raison la fermeture de Poissy vous au pouvoir est-ce que vous laissez l'ex-PSA désormais Stellantis fermer une usine en France
alors moi au pouvoir je mets en place une règle pour demander à l'administration à toutes les administrations d'acheter des voitures françaises voilà donc déjà ça s'appelle du patriotisme économique aujourd'hui c'est des voitures européennes deuxièmement je vais voir madame von der Leyen en lui disant qu'il faut qu'elle arrête de défendre les intérêts allemands parce que ça n'a quand même plus échappé à personne maintenant et que nous nous opposerons clairement à l'arrêt de vente des voitures thermiques en 2035 parce qu'en réalité la crise vous dirait non
donc vous voudrez
je dirais non
que les voitures thermiques soient vendues après 2035 et vous êtes prête à prendre cette décision indépendamment de l'Europe
oui parce que je vais vous dire une chose monsieur Langlais et vous le savez pertinemment bien en réalité dès l'annonce de cette mesure on a commencé à fermer les usines dès l'annonce de cette mesure Renault a vendu la moitié vous le savez de sa filière thermique aux chinois et dans le même temps où notre industrie automobile est confrontée à ces normes stupides mais stupides dogmatiques tout ce qu'on veut et bien madame von der Leyen qui a manifestement pas compris dans quel monde on vit elle fonctionne toujours avec les anciens modèles elle pense que le libre-échange crée de la richesse je crois que là aujourd'hui le monde a un peu changé et bien elle a pris la décision de supprimer tous les droits de douane avec la Chine ça veut dire que nous allons être submergés de voitures chinoises parce que les usines en Chine c'est des villes chez nous vous voyez en termes de taille voilà nous allons être submergés et quand vous dites ça à des responsables politiques dont je n'en met pas le nom parce que j'ai pas envie qui se retrouve avec la tête au bout d'une pique par les salariés de 76 ils vous disent bah c'est comme ça voilà il n'y aura plus d'industrie automobile française
mais madame Le Pen donc face à l'invasion chinoise de véhicules électriques qu'est-ce que vous pouvez faire aujourd'hui on est dans le grand marché européen la politique elle est commune elle est décidée par Bruxelles et la France si on suit les traités n'a pas la marge de manœuvre suffisante pour pouvoir dire moi c'est 15% pour les chinois
enfin c'est quand même incroyable bah écoutez je ferai comme monsieur Berrigau vous voyez j'utiliserai le compromis de Luxembourg c'est-à-dire que je dirais
vous dirais que c'est comme ça
non je dirais je m'extrais de cette politique commerciale parce que mes intérêts vitaux sont en jeu
ça veut dire sortir de l'Europe
non mais non alors ça c'est toujours tout ou rien ou il faut être à plat vente devant l'Union Européenne
c'est l'une des rares politiques communes c'est l'une des rares politiques communes
le compromis de Luxembourg il existe il a été utilisé je crois 4 ou 5 fois par ailleurs à un moment donné quand l'industrie automobile française est en jeu quand 100 000 emplois est en jeu dans les 10 prochaines années 100 000 directement 250 000 en plus si vous comptez les sous-traitants etc. est en jeu je considère que c'est un intérêt vital pour le pays et dont je ferai fonctionner le compromis de Luxembourg je dirais sur cette politique commerciale là je suis désolé Mme von der Leyen mais ça va pas être possible voilà ça ne va pas être possible parce que encore une fois les intérêts de la France doivent passer quoi qu'on en dise avant tout et d'ailleurs Mme von der Leyen
on sort de la politique commerciale et on dit 2035 on continue à vendre des voitures termes
Mme von der Leyen elle fait passer les intérêts allemands avant tout toujours enfin je veux dire encore une fois ça n'échappe plus à personne quand elle a quand elle a décidé négocier les droits de douane avec les
on va y venir dans un instant oui oui
avant ça mais c'est bien les intérêts allemands qu'elle a défendu
dites-moi une chose avant ça le 2 octobre autre manifestation journée d'action intersyndicale contre l'austérité est-ce que vous soutenez ou pas ça ? c'est l'équivalent de la journée du 18 septembre la dernière c'est la deuxième
c'est-à-dire que si je soutenais j'aurais soutenu la première en même temps
57% des électeurs du RN étaient pour cette manifestation
bien sûr ils sont pour parce qu'ils sont mécontents de la situation actuelle donc vous ne soutenez pas vos propres électeurs ?
je veux dire vous n'êtes pas en accord avec eux ?
non mais d'abord M.
Langlais pardon mais moi je ne suis pas mes électeurs vous voyez j'essaye de les convaincre de me suivre bon mais je ne les suis pas c'est peut-être ce qui encore une fois me différencie des autres mais en l'occurrence je leur dis c'est normal que vous soyez en colère c'est normal que vous manifestiez mais moi mon rôle à moi c'est d'être à l'Assemblée Nationale c'est de combattre pour vous défendre c'est de modifier la PPE énergie comme nous l'avons fait il y a quelques semaines c'est de faire voter la loi du plomb comme nous l'avons fait il y a quelques semaines c'est faire voter la loi simplification parce que si on n'avait pas été là le Rassemblement National tout ça n'était pas voté compte tenu du fait que personne n'est présent à l'Assemblée même pas le socle commun qui n'est plus un socle et qui n'est plus commun voilà
vous évoquiez
voilà c'est notre rôle maintenant qu'il y ait des électeurs Rassemblement National qui souhaitent exprimer leur désaccord bien sûr ce que je regrette je le regretterai toujours c'est qu'en réalité l'extrême gauche a pourri toutes les revendications sociales ils sont coupables d'avoir pourri toutes les revendications sociales on ne peut plus effectuer de revendications sociales aujourd'hui on ne peut plus manifester aujourd'hui sans qu'ils viennent ils cassent ils brûlent ils tapent sur les forces de l'ordre et en réalité ils tuent le message comme ils l'ont fait avec les gilets jaunes
on vous a entendu vous évoquiez très rapidement la guerre commerciale justement c'est vrai que l'Europe a subi à la fois un revers et une humiliation lors des négociations avec Donald Trump sur les droits de douane nous payons des droits de douane pour exporter aux Etats-Unis 15% alors que Trump a imposé la suppression de toutes les taxes qui frappaient nos achats aux Etats-Unis qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui pour corriger cet accord inégal qu'est-ce que vous feriez pour contrer Trump
le problème monsieur Langlais c'est qu'en réalité nous on n'a aucun conflit que monsieur Trump la France la France n'avait pas conflit n'avait pas de conflit d'excédents commerciaux avec les Etats-Unis
on est à peu près à l'équilibre
on est à l'équilibre donc nous sommes engagés dans un processus où on nous a expliqué que l'Union fait la force et où on s'aperçoit qu'en réalité la politique commerciale menée par Madame von der Leyen qui est au soutien des intérêts allemands sacrifie en réalité les intérêts de tous les autres là aussi vous sortez de la disposition européenne de tous les autres pays ça c'est l'explication
mais qu'est-ce que vous allez faire
je vais essayer dans le cadre d'une Union européenne que je souhaite voir évoluer une commission que je souhaite voir de redevenir un simple secrétariat du conseil je vais essayer de convaincre mes homologues quand je serai élu qu'il faut à tout prix arrêter avec cette folie voilà et que ça n'est pas à l'Allemagne de décider de tuer les autres pour se protéger elle-même et pour pouvoir continuer à vendre ses voitures mais il y a quelque chose dont vous ne parlez plus monsieur Langlais moi j'en parle encore même si vous le savez j'ai décidé il y a quand même de nombreuses années d'y rester c'est qu'il y a quand même un problème avec l'euro aussi
avec son niveau sa valeur
bah oui il y a quand même un énorme problème
ça vous n'allez pas sortir de l'euro
non mais
ça va être toujours allez hop bah non je vous pose la question c'est une fausse question parce que je connais votre réponse
bon voilà mais il a pris 15% en un an oui mais d'accord ça ne m'a pas échappé mais ces 15% c'est quoi mais je sais très bien parce que vous êtes un fin connaisseur du sujet ces 15% c'est quoi ces 15% de compétitivité en plus pour les américains en réalité c'est presque 15%
ça veut dire qu'on a 15% monétaire de droits de douane et 15% de droits de douane donc en réalité c'est comme
si on avait 15% de droits de douane en plus des 15%
qu'est-ce que vous pouvez faire pour aider les exportateurs français
mais enfin encore une fois
vous allez comprendre
on ne peut pas bah si le conseil peut-être avait la main sur la commission parce que la commission elle est en train de s'attribuer des pouvoirs qu'elle n'a pas le droit d'utiliser monsieur Langlais et si vous voulez c'est une sorte de chose qui aspire en permanence des compétences qui ne sont pas les siennes les traités ne lui ont pas donné toute une série de compétences qu'elle s'est attribuée dans l'affaire du Mercosur parce que objectivement
l'Union Européenne qui devait nous renforcer
nous affaiblit tous les jours les normes le prix de l'électricité le Mercosur les accords de libre-échange à droite à gauche il y en a encore là qui vont être là vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron sur le Mercosur oui enfin ça arrive là aussi il a pas mal changé il a quand même souvent changé d'avis bon oui ça dépend des jours mais sur le Mercosur honnêtement la manière dont ils ont coupé en réalité l'accord en deux pour pouvoir faire passer de force contre le conseil c'est cette décision du Mercosur mais ça c'est un contournement des procédures c'est un abus de pouvoir donc voilà il faut aussi que le conseil soit capable et la France moi je crois a un rôle fondamental à jouer d'entraînement donc vous allez le jouer au conseil d'entraînement parce qu'elle est un grand pays parce qu'elle est un pays fondateur et parce que certains pays croyez moi nous attendent attendent cette influence là qui n'est absolument pas utilisée actuellement parce que Emmanuel Macron comme tous les autres qui lui ont précédé va être le meilleur élève de la classe alors il faut tout accepter parce que comme ça ça prouve qu'on est européen et si on critique la commission européenne ça veut dire qu'on est anti-européen non si on critique la commission européenne c'est parce qu'on est pro-européen précisément
vous l'avez évoqué tout à l'heure vous êtes l'un des rares partis à avoir une politique nataliste significative augmentation du quotient familial c'est ce que vous évoquiez tout à l'heure prêt à taux zéro pour les familles qui ont des jeunes enfants prêt d'ailleurs non remboursable au bout de trois enfants vous considérez qu'on fait un cadeau alors il y a un pays qui a mis en place des mesures similaires c'est la Hongrie vous êtes visiblement inspiré d'ailleurs de ce qu'ils ont fait et on voit que la fécondité là-bas ne s'est pas du tout redressée c'est la même chose en Corée du Sud où on va jusqu'à proposer 70 000 euros par naissance donc c'est quand même considérable là aussi ça ne bouge pas qu'est-ce qui vous fait penser que votre politique serait efficace ?
je suis étonné par Boshi parce que précisément j'ai regardé la situation de la Hongrie je ne dis pas que c'est spectaculaire un enfant 36 par femme oui d'accord mais enfin c'était catastrophique ça ne bouge pas si si si ça a bougé c'est pas vrai il y a eu la population continue à diminuer il y a eu une amélioration de la situation mais en France il y a un nombre considérable de français qu'ils le disent d'ailleurs dans les études d'opinion qui voudraient avoir un enfant supplémentaire bon moi je considère que mon rôle de politique c'est de leur permettre d'en avoir un mais les aides financières ne sont pas suffisantes monsieur Langlais que les choses soient claires je veux dire si une partie des gens ne veulent pas ou renoncent à avoir un enfant supplémentaire c'est aussi la situation économique la peur du lendemain la peur du lendemain parce qu'en fait la règle aujourd'hui en France c'est la peur du lendemain moi c'est ça que je veux éradiquer il n'y a aucune politique nataliste qui ne marche c'est la peur du lendemain que je veux éradiquer c'est le problème de l'insécurité c'est le niveau de l'école c'est tout cela si vous voulez qui désespère bien en cours si je puis me permettre et donc il faut agir sur l'intégralité de ces tableaux mais il n'est pas normal que les familles se retrouvent dans des situations qui sont des situations catastrophiques parce qu'encore une fois les enfants c'est l'investissement de notre avenir nous n'aurons pas d'avenir s'il n'y a pas d'enfants donc chacun est libre d'en faire ou de ne pas en faire mais moi mon rôle de responsable politique c'est de donner la possibilité à ceux qui veulent en faire de leur faciliter les choses pour qu'ils puissent en faire Marine Le Pen je vous propose d'entrer dans un temps fort de cet objectif 2027 ce sont les questions que des françaises et des français vous allez découvrir vont vous adresser directement et je vais changer de place pour que vous voyez bien sur l'écran ces françaises et ces français qui s'adressent à vous alors vous allez voir tous se présentent et vont enchaîner avec une question les yeux dans les yeux qui vont vous poser et on va commencer par Odile elle est retraitée elle a 70 ans et elle a une question y compris concernant sa retraite précise à vous poser regardez
bonjour je m'appelle Odile j'ai 70 ans j'ai travaillé pendant 40 ans dans le service aide à la personne voici mon attestation retraite de 822 euros plus les 113 euros de retraite complémentaire qui me fait un total de 1000 euros et je suis à découvert le 15 du mois mes enfants qui sont un peu loin je ne peux pas aller les voir madame Le Pen pour des gens comme moi qui ont de faibles revenus que proposez-vous ? merci de votre réponse
bien alors déjà je propose de ne pas aggraver leur situation ce qui a été quand même le cas des propositions de monsieur Bayrou puisque lui il prenait 8 milliards sur les retraités par l'intermédiaire de la désindexation et autres joyeusetés donc ça c'est déjà la première des choses et moi je crois que la deuxième des choses compte tenu de la situation budgétaire que l'on connaît c'est surtout de baisser les dépenses contraintes c'est un axe prioritaire pour nous parce qu'évidemment il y a deux moyens il y a augmenter la retraite ici le salaire avec une proposition que nous avons faite d'ailleurs d'augmentation des 10% on y reviendra peut-être mais il faut surtout baisser les dépenses contraintes parce qu'elles ont explosé dans les dernières années et c'est ça qui en réalité grignote au fur et à mesure comment vous faites
pour baisser les dépenses contraintes parce que c'est le téléphone l'assurance
c'est d'abord l'énergie donc l'énergie prix français de l'électricité donc baisse de la TVA à 5,5 sur l'énergie pourquoi ?
parce que l'énergie est un bien de première nécessité donc il y a quand même des moyens d'agir sur les dépenses contraintes le logement par exemple le logement absolument rien n'est fait dans le domaine du logement et tout est en train de s'effondrer il y a moyen de permettre à des français qui sont en situation difficile d'être prioritaires par exemple dans les logements sociaux c'est ce que nous souhaitons et je crois avoir vu là il n'y a pas très longtemps que 60% des français étaient d'accord avec cette priorité nationale pour l'accès au logement Marine Le Pen est-ce qu'il y a un problème plus profond qui rejoint la question que posait François Langlais sur la natalité regardez en Allemagne ce qu'a fait Madame Merkel en faisant venir 1,5 million de réfugiés parce que disait-elle pour payer des retraites comme celle de Dill tôt ou tard ou bien il y a plus d'enfants ou bien il faut remplacer ce trou démographique et c'est la migration c'est l'un ou c'est l'autre non mais ça il est sûr que si vous voulez quand on parle de natalité à l'Assemblée nationale Sandrine Rousseau se met à eructer en hurlant comme si on avait dit un gros mot enfin je veux dire toute la classe politique devrait espérer que l'on ait un niveau de natalité qui augmente parce que tout notre édifice tout notre système de protection sociale est fondé précisément là-dessus mais il y a tout de même à côté de cela un certain nombre de mesures à mettre en oeuvre notamment et nous y attachons avec la réforme de la retraite que nous avons proposée c'est l'activité des jeunes il faut que les jeunes travaillent plutôt aujourd'hui le premier emploi est à 25 ans alors pardon mais moi je trouve plus cohérent de faire en sorte que les jeunes travaillent avant 25 ans plutôt que d'essayer de faire travailler les gens après 64 vous voyez bon chacun son truc justement je trouve que c'est mieux sur les retraites tous les syndicats sont venus demander à Sébastien Lecornu d'abandonner le report de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans il faut l'abroger oublier les 64 ans c'est ça la vraie rupture on fait quoi ?
non mais la vraie rupture c'est changer totalement la réforme des retraites mais il est sûr que 64 ans est une injustice absolument totale parce que encore une fois et c'est la même technique à chaque fois qu'on a un problème on va aller taper sur les mêmes voilà donc les retraités les salariés voilà c'est tellement plus facile que de réfléchir à autre chose donc déjà je viens de dire au gouvernement déjà vous commencez par faire des économies parce qu'en fait le problème aujourd'hui madame Carroër c'est qu'il n'y a pas de consentement à la dépense les français ce qui les excède c'est la manière dont on dépense leur argent voilà donc ils auraient un niveau qui est déjà le plus important du monde de prélèvement obligatoire mais ils auraient un hôpital extraordinairement performant une école qui permette à tous les petits écoliers de trouver un boulot en en sortant ils auraient une sécurité impeccable on peut se balader quelle que soit l'heure dans la rue habillée comme on veut avec des bijoux en or si on a envie vous voyez le luxe bon et bien je pense que l'exaspération serait bien moindre mais le problème c'est qu'ils ne sont pas d'accord avec la manière dont on dépense l'argent donc déjà on va faire en sorte qu'ils soient d'accord avec la manière dont on dépense l'argent et après on va se servir de la réforme des retraites pour essayer de combler des lacunes considérables que nous avons et la lacune considérable c'est le taux d'activité des jeunes il y a un problème avec cela parce qu'il est évident que d'ailleurs tous ces jeunes qui ont un premier emploi à 25 ans ils partiront à quel âge à la retraite
on a le problème on va avancer un peu et très entre nous
je le dis gentiment à l'égard d'un certain nombre de grands chefs d'entreprise représentants souvent dans les syndicats idoines qui demandent à ce qu'on travaille de plus en plus tard oui mais bon le problème c'est qu'en règle générale ils les foutent à la porte à 60 ans moi je veux bien qu'on les fasse travailler jusqu'à 64 mais dans ces cas-là il ne faut pas les foutre à la porte à 50 parce que sinon on a 4 ans de chômeurs et ça croyez-moi que pour les dépenses publiques ce n'est pas non plus extraordinairement performant autre témoignage je propose tous de jouer le jeu là c'est vraiment la réponse surtout aux françaises et aux français alors évidemment on a un petit échange mais assez rapide si vous le permettez deuxième français qui vous interpelle Stéphane il a 53 ans il est enseignant et vous parliez tout à l'heure des services publics c'est là-dessus qu'il vous interpelle
je suis Stéphane Rio j'enseigne au lycée public Saint-Charles à Marseille en plein centre-ville de Marseille dans un lycée très mixte socialement avec des élèves très agréables mais dans le même temps notre métier est de plus en plus difficile les classes sont extrêmement chargées on est à 35 par classe ce qui vraiment complique notre enseignement il nous manque aussi des personnels pendant longtemps on n'a pas eu d'assistante sociale on n'a plus de médecins scolaires la vie scolaire est aussi très dépeuplée et ça ça rend très difficile notre quotidien et le quotidien des élèves Marine Le Pen j'aimerais savoir si vous comptez recruter davantage de personnel dans l'enseignement pour que l'on puisse proposer une meilleure qualité de l'enseignement et peut-être plus largement est-ce que vous comptez faire un plan d'embauche pour qu'il y ait des services publics de meilleure qualité dans ce pays Marine Le Pen
alors d'abord pardon de me permettre de répondre à Stéphane pour une toute petite entame pour dire que je suis tout à fait conscient des difficultés qui sont celles des fonctionnaires aujourd'hui quel que soit d'ailleurs l'endroit où ils travaillent que ce soit dans la santé que ce soit dans l'enseignement ou que ce soit évidemment dans la police etc ils vivent en réalité un cauchemar et pour beaucoup d'entre eux ils ont le sentiment d'être scisifs c'est-à-dire monter le rocher le voir redescendre le voir redescendre etc tout ça pour beaucoup a perdu du sens parce que les consignes sont souvent obsolètes la manière de travailler est obsolète le matériel est obsolète donc il y a beaucoup de choses à changer mais dans le domaine de l'enseignement c'est comme dans le domaine de la santé il y a un problème c'est la suradministration c'est-à-dire trop de gens dans les bureaux pas assez dans les salles des patients pour la santé trop de gens dans les bureaux pas assez de professeurs dans les classes donc il faut baisser le pourcentage d'administratifs dans ces deux grandes fonctions plus de fonctionnaires au front en gros plus de fonctionnaires directement au front moins dans les administrations exactement et il y a eu une tentative qui a été faite à l'hôpital de Valenciennes où ils sont passés de je ne sais plus 20 ou 25% d'administratifs à 7% d'administratifs ça fonctionne beaucoup mieux parce que l'administration elle crée de l'administration vous voyez donc elle a tendance à grossir sans même s'en rendre compte je connais le problème parfois ça arrive mais là en l'occurrence on peut agir contre cela est-ce que oui ou non comme il vous le demande comme Stéphane vous dit oui plus plus d'enseignants par exemple plus d'enseignants vous serez prêt à engager plus d'enseignants j'ai déjà les fonctionnaires dans l'éducation nationale qui sont déjà présents et à qui je vais demander de repartir devant les classes d'élèves donc on n'a pas besoin de plus dans une précédente émission vous avez fait sensation je vous avais dit est-ce qu'il faut baisser le nombre de fonctionnaires ça a eu un grand succès parce que vous avez dit c'est un truc de droite mais non mais c'est pas ça mais vous savez ça fait 30 ans et je parle sous le contrôle d'un certain nombre ici ça fait 30 ans que lorsqu'on évoque un problème et notamment un problème budgétaire la droite dit moi le fonctionnaire et la gauche dit plus d'impôts alors voilà moins de fonctionnaires plus d'impôts moins de fonctionnaires plus d'impôts moi je suis désolé je ne réfléchis pas ainsi je pense qu'il faut d'abord savoir pour quoi faire les fonctionnaires il faut leur donner des consignes il faut leur donner des missions qui soient précises précises et qui répondent aux besoins des français donc dire il faut moins de fonctionnaires par principe ça me paraît absurde maintenant il y a très certainement des endroits dans lesquels il y a eu des embauches excessives de fonctionnaires notamment dans la territoriale mais dont on a peut-être besoin ailleurs il ne s'agit pas vous savez très bien que c'est la version mise en ours dans toutes les entreprises du monde quand il s'agit de faire réduire un budget on réduit la masse salariale c'est ni gentil ni méchant ni de gauche ni de droite c'est le bon sens économique le maître Yoda qui est à côté de moi le confirmera comme moi il approuve le maître Yoda objectivement non je ne vous piège pas c'est la réalité économique hélas du monde entier moi ce qui m'excède c'est la facilité j'en ai marre je vous le dis de la même manière que j'en ai marre pardon d'entendre le Medef sauter sur sa chaise en disant il faut baisser les charges il faut baisser les charges il faut baisser les charges voilà je trouve qu'on doit sortir de la facilité et sortir de la facilité encore une fois c'est respecter les fonctionnaires les entendre faciliter leur emploi tabler sur la technologie parce que objectivement il y a un certain nombre de domaines dans lesquels c'est le Moyen-Âge technologique
pour l'éducation qu'est-ce que vous répondez à Stéphane ? qu'est-ce que vous lui répondez ?
sûrement aussi
qu'est-ce que vous lui répondez à Stéphane ? vous allez embaucher ou pas ?
non je ne vais pas embaucher je n'ai pas besoin je lui dis Stéphane je n'ai pas besoin d'embaucher vos collègues sont là ils sont dans les bureaux et donc ils vont pouvoir intervenir à votre soutien si vous considérez que dans votre collège il manque des professeurs ils sont présents il suffit juste encore une fois d'éviter la suradministration d'un certain nombre de secteurs dont principalement il faut dire la santé et l'enseignement autre témoin autre interrogation je pense que il a l'air très heureux je vous assure qu'il y a beaucoup de professeurs qui ne sont pas aussi heureux que ça ils trouvent qu'il y a des problèmes de sécurité qu'il y a quand même trois enseignants qui se sont fait poignarder depuis la rentrée scolaire il y a trois semaines donc il y a beaucoup aussi d'autres problèmes l'absence de respect et on va y venir justement on va parler de la sécurité au passage on salue Odile, Stéphane et les autres qui nous regardent certainement ici et qui vous écoutent Patricia elle a 60 ans elle est à Montpellier et elle précisément vous questionne sur la sécurité
Bonjour je m'appelle Patricia j'ai 60 ans voici la rue où mon fils s'est fait agresser en 2019 pour vouloir porter secours à un jeune il a reçu des coups de couteau par des mineurs isolés depuis j'ai monté une association qui s'appelle Sécurité Défense des Citoyens afin de lutter contre toutes ces agressions et c'est la première fois que je viens sur le lieu de l'agression de mon fils et j'ai la peur au ventre chez la peur au ventre pour d'autres jeunes qui puissent être agressés dans ce coin de rue Madame Le Pen depuis des années tous les candidats à la présidentielle ne cessent de parler de sécurité pourtant les faits sont là les agressions les vols les coups de couteau les violences faites aux femmes ne cessent que d'augmenter les victimes comme moi se sentent souvent abandonnées et délaissées sans aide et sans justice Madame Le Pen vous que ferez-vous de plus que vos prédécesseurs de concrets de différents qui n'ont jamais été fait jusqu'à maintenant et pourquoi les français devraient vous croire à vous plus qu'à un autre candidat
c'est émouvant c'est émouvant ce témoignage parce qu'en réalité c'est le témoignage de centaines de milliers de français peut-être voire même de millions de français qui aujourd'hui ont la peur au ventre pour faire des actes communs de la vie la sécurité c'est bateau de le dire mais ça me fait quand même plaisir de le rappeler c'est la première des libertés et donc c'est celle-là c'est le premier engagement de l'état c'est le premier devoir de l'état et on a laissé la situation se dégrader dans des conditions qui sont spectaculaires alors bien entendu je vais faire des choses d'abord je vais renvoyer chez eux l'ensemble des délinquants étrangers voilà déjà les premières des choses parce que il y en a beaucoup ils sont 25% dans les prisons françaises deuxièmement je vais j'y tiens énormément contribuer à resacraliser l'intégrité physique en fait il y a une désacralisation de l'intégrité physique c'est-à-dire qu'aujourd'hui on vole enfin hier on volait aujourd'hui on vole et on frappe et même parfois on vole et on tue voilà de manière parfaitement gratuite pourquoi ?
parce que la vie n'est plus sacrée et bien la vie doit être sacrée et l'intégrité physique doit être sacrée ça veut dire que par exemple nous avons proposé que les peines pour atteinte à l'intégrité physique de jusqu'à à partir de 6 mois de prison ferme ne pourront plus être aménagées il n'y aura plus d'aménagement pour ces infractions parce qu'il faut éradiquer cela il faut que ça coûte cher à celui qui commet une agression physique parce que l'agression physique encore une fois ça traumatise des millions de personnes il faut agir sur la pénitentiaire parce que moi je vais vous dire j'ai été avocat je sais très bien comment ça se passe les magistrats on dit les magistrats c'est honteux ils ne mettent pas en prison ils ne mettent pas en prison parce qu'il n'y a pas de place en prison donc le matin ils reçoivent le nombre qu'on appelle les matelas par terre ça veut dire que le nombre de gens qui déjà n'ont pas de place et sont en surnombre et donc ils disent bon là il n'y a plus que 3 places donc je ne vais pouvoir mettre en prison 3 personnes ça objectivement c'est quand même on a vu cette chose incroyable la semaine passée c'est à dire qu'en France en France en 2025 il y a des gens qui agressent physiquement un policier physiquement et qui ne font pas de prison comment on change ça ça paraît tellement inouï d'abord on fait de la place dans les prisons deuxièmement on en construit troisièmement on met en place des peines courtes j'ai été la première mais j'ai fait floret je suis contente j'aime bien moi quand mes adversaires politiques commencent à dire la même chose que moi je suis ravie bon des peines courtes et sûres c'est la technique des Pays-Bas et les néerlandais ont vu des résultats absolument spectaculaires c'est à dire que dès le premier délit grave immédiatement il y a une sanction qui tombe et pas après 12 sur 6 42 rendez-vous chez le juge j'en passe c'est des meilleurs et ça ça fonctionne très bien bon il faut évidemment que les gens que les les criminels et les délinquants payent parce que là aussi je vais vous le dire simplement ras-le-bol ras-le-bol qu'on envisage quand même d'augmenter l'intégralité des contrats d'assurance de 5% pour payer les émeutes j'appelle ça la taxe Naël c'est insupportable moi j'ai réclamé mais sans l'obtenir à l'Assemblée Nationale que les collectivités territoriales l'Etat soit obligé lorsque quelqu'un passe devant un tribunal après avoir comme une dégradation obligé de demander des dommages à intérêt et obligé de demander la réparation pourquoi parce que c'est pas leur argent c'est celui des français et donc ils peuvent pas dire ah bah non j'abandonne ma créance bah non vous allez pas abandonner votre créance Marie Le Pen pour Patricia pardonnez-moi elle ne vous fait pas plus confiance à vous qu'aux autres a priori problème de confiance mais même vis-à-vis de vous a priori non mais je peux la comprendre je peux la comprendre parce que si vous voulez ils ont vu arriver des gens les uns après les autres Nicolas Sarkozy il faut bien le dire en tête qui leur a expliqué qu'il allait régler le problème et il ne l'a pas réglé bon maintenant on est toujours en recherche de lois nouvelles moi je vais vous dire si on applique le code pénal on va régler énormément de problèmes il suffit juste d'appliquer le code pénal vous voyez par exemple je vais vous dire madame Carwer là j'ai vu un ministre je ne sais plus lequel ça m'échappe mais sûrement vous savez je me demande c'est pas monsieur Bayrou d'ailleurs qui nous a dit ah moi je compte interdire le port d'armes blanches non mais c'est interdit pardon mais c'est déjà interdit combien de procédures dans les dix dernières années combien de procédures ont été engagées combien de gens condamnés pour avoir été pris porteurs d'une arme blanche combien je crois qu'il y en avait 300 par an c'est à dire dérisoire ridicule pour la loi c'est aussi pas du tout totalement mais c'est aussi la prorogative des mairies là où le RN est en place est-ce qu'il y a eu une amélioration de la sécurité de la criminalité de la délinquance ah bah oui justement il y a une étude qui a été faite à Perpignan qui pourtant est une ville sur le plan sécuritaire qui était vraiment difficile où il y a eu une amélioration incontestable de la sécurité bon et puis madame je vais rappeler une chose claire à tout le monde on ne réglera pas le problème de l'insécurité si on continue à accepter les immigrés clandestins les mineurs isolés et j'en passe et des meilleurs sur notre territoire ça n'est pas possible parce qu'il existe un lien direct immédiat évident chiffré entre l'immigration qui aujourd'hui n'est pas assimilée et la délinquance donc il faut agir sur l'immigration si l'on veut avoir des résultats sur l'insécurité Madame Le Pen puisque vous parlez de l'immigration clandestine il y a le bon et le mauvais pardon puisqu'on va entendre un restaurateur qui dit c'est paradoxal mais il y a une certaine immigration peut-être y compris clandestine y compris dans le travail au noir dont certains entrepreneurs ont besoin vous allez lui répondre écoutez le bien il est connu c'est un restaurateur c'est Xavier Denamur 62 ans à Paris et il vous interpelle précisément sur ce besoin de main d'oeuvre économique qu'il éprouve
alors ici dans cette cuisine nous avons Ganesh qui est du Sri Lanka qui est là depuis 25 ans Antonio du Cap Vert un autre du Sri Lanka Jair Kouma Christophe par exemple lui est belge il y a déjà 5 nationalités dans la cuisine dans la cuisine c'est 5 nationalités et en salle on peut se retrouver avec Poulaine qui est là depuis 28 ans Tunisie Hassan qui est là depuis une vingtaine d'années Tunisie Djerbaladous Madame Le Pen pour vous l'immigration est un problème pour moi depuis 36 ans dans mes entreprises c'est une chance et pour beaucoup de mes collègues qui manquent de salariés et qui ont du mal à trouver des salariés français ou voire européens l'immigration est la seule solution or aujourd'hui nous avons à peu près peut-être un million de travailleurs avec des faux papiers européens ou des travailleurs sans papiers qui travaillent dans nos métiers en tension qu'est-ce que vous comptez faire pour les régulariser et faire en sorte que notre pays et tous ces secteurs en tension aient des salariés
Madame bien Xavier on va avoir un problème tous les deux parce que non seulement je ne vais pas les régulariser puisque je suis pour la suppression de toute régularisation des clandestins sauf quelques exceptions où ils auraient agi de manière exceptionnellement positive et à ce moment-là la régularisation s'effectuerait en Conseil des ministres je suis pour supprimer la régularisation de la loi mais qu'est-ce qu'il fait lui faire en l'occurrence s'il nous explique qu'ils ont besoin de sans-papiers lui il risque la prison aussi parce qu'en réalité embaucher des sans-papiers c'est insupportable c'est inadmissible y compris pour ceux qui en ont d'ailleurs je vais vous dire voilà donc ça c'est pas admissible je pensais à monsieur je pensais à monsieur qui travaille à l'office français de l'immigration et de l'intégration qui disait je le cite une partie du patronat utilise une forte proportion d'immigrés pour faire pression à la baisse sur les salaires c'est vrai vous croyez que je vais admettre ça moi ?
non je ne vais pas l'admettre donc je ne l'admets pas donc il y a un problème de salaire mais au-delà du problème de salaire il y a aussi un problème de logement et ils le savent pertinemment la preuve c'est qu'ils sont en train de demander à l'état de loger leurs salariés pourquoi ils ne le trouvent pas ?
parce que quelqu'un qui est payé au SMIC même mieux je suis allée chercher le salaire brut moyen pour un serveur d'or bar dans le 4ème arrondissement parce que je crois qu'il est dans le marais monsieur vous êtes préparé 1680 net parce qu'il faut que tout le monde comprenne 1680 net 1680 net ça veut dire que vous ne pouvez pas accéder à un loyer au-dessus de 718 euros par mois on trouve quoi pour 718 euros par mois à Paris rien quasiment donc ces salariés qui travaillent en général de 11h à 15h puis de 18h à 22h et bien ils n'ont pas le temps pendant la pause de rentrer chez eux parce qu'ils font souvent une heure ou une heure et demie de transport pour rentrer chez eux parce qu'ils vivent dans des endroits où les loyers sont abordables et bien c'est invivable mais c'est l'offre et l'offre
il vous dirait sûrement moi je veux bien les payer plus mais à ce moment-là mes places sont plus chères ou bien vous les gouvernants ou futurs gouvernants vous baissez les impôts
c'est-à-dire qu'en réalité non mais on parle bien des gens qui travaillent avec des papiers parce que les régularisés je vous ai répondu y compris les patrons qui vivent non ceux qui travaillent avec des papiers d'accord
les immigrés en situation régulière
oui parce que moi j'ai connu des cas comme avocat si vous voulez où le restaurateur avait des sans-papiers il pleurait pour les régulariser quand ils étaient régularisés il les foutait à la porte il prenait à nouveau des sans-papiers donc ça ça n'a pas de possible non plus vous voyez bon oui oui oui vous savez pour faire de la marge il y en a quand même qui ont beaucoup d'imagination prêtez leur quand même bonne foi ceux qui travaillent qui sont en situation régulière moi j'ai pas de problème j'ai juste un problème monsieur l'anglais c'est que j'ai 600 000 étrangers en France qui sont au chômage donc je sais pas que de me demande Xavier peut-être d'en faire venir d'autres on en fait déjà venir 500 000 par an des nouveaux donc 15% seulement ont un contrat pas un contrat de travail ont un visa pour travailler
ce qu'a fait madame Mélanie au début elle a été très vigilante là-dessus puis finalement elle fait venir 500 000 étrangers
parce que l'économie en a besoin non mais elle fait ce qu'elle veut vous voyez c'est intéressant
elle était sur les mêmes positions vous au départ
non mais monsieur l'anglais je ne sais pas quels étaient les chiffres en Italie moi je sais que j'ai 600 000 étrangers en France au-delà des 5 millions et demi 6 millions 6 millions et demi parce qu'avec la fraude aux statistiques on sait plus trop de chômeurs de nationalité française 600 000 étrangers les étrangers en France sont à 14% au chômage c'est-à-dire deux fois plus que les français ça fait 40 ans que des gens comme Xavier nous expliquent qu'il faut faire venir de la main d'oeuvre parce qu'il y a des métiers en tension ça fait 40 ans qu'il y a des métiers en tension 40 ans qu'on fait venir des gens 40 ans que c'est toujours le même métier en tension et toujours le même nombre d'ailleurs 300 000 et quelques etc c'est donc qu'il y a un problème c'est donc que c'est pas ça la solution la solution c'est que lorsqu'il y a des métiers en tension c'est parce que les métiers sont difficiles c'est parce que les gens ne peuvent pas être logés il faut donc réfléchir à des logements sociaux il faut que des logements sociaux soient prioritairement attribués précisément d'ailleurs à des salariés qui sont dans des secteurs en tension au-delà de la priorisation pour les français spécifiquement d'ailleurs pour eux y compris d'ailleurs les infirmières ou les policiers qui ne soient pas trop éloignés parce que passer aussi par la contrainte un peu Marine Le Pen ou pas ?
C'est-à-dire ? Est-ce qu'il faudrait contraindre certains dans certains secteurs à venir s'orienter se renouveler dans certaines villes à se déplacer ?
Oui parce que c'est des objets c'est des petits donc on les prend hop on les déplace non mais madame Carreur comprenez bien moi j'essaye de moi je ne suis pas là pour vous vendre quelque chose qui n'existe pas quelqu'un qui est au chômage d'accord il a un conjoint qui travaille ça arrive bon on lui dit bon bah dis donc toi traverse la rue là t'habites à Montpellier tu vas aller à Lille parce qu'à Lille il y a du boulot oui mais il ne peut pas il ne peut pas parce qu'il ne trouvera pas de logement parce qu'il ne gagne pas trois fois ce que réclament les propriétaires pour pouvoir accéder à un logement parce qu'il ne peut pas payer le déménagement et parce que si son conjoint quitte son boulot il n'en retrouvera probablement pas voilà donc ce n'est pas si simple la mobilité et encore moins la mobilité forcée ce qu'il faut c'est évidemment créer de la richesse et ça il y a toute une série de moyens pour le faire il faut réindustrialiser le pays parce que le niveau des salaires dépend aussi de l'industrie c'est l'industrie qui tire les salaires vers le haut et quand le gouvernement nous a expliqué qu'ils avaient gagné le pari de la réindustrialisation mais c'est une blague c'est une blague l'industrie tous les secteurs de l'industrie sont en chute libre donc et bien ces industries qui devraient s'installer dans notamment des un certain nombre d'endroits qui sont aujourd'hui désertifiés et bien il faudrait d'ailleurs par l'incitation de la de la suppression de la C3S nous on veut flécher cette suppression sur des endroits qui nous apparaissent devoir être revitalisés bon mais il faut soutenir l'industrie à tout prix voilà à tout prix rien n'a été fait dans ce domaine et la première la première façon en fait de soutenir l'industrie c'est d'agir sur le prix de l'énergie déjà c'est la première des choses bon et en l'occurrence ça n'est pas le cas donc vous voyez que tout ça c'est des fausses en réalité idées ça a démarré avec le père de madame Parizeau qui avait une usine de meubles et qui faisait venir des immigrés marocains à l'époque donc il y a un village avec toute une série de gens absolument charmants d'ailleurs qui sont français d'origine marocaine parce qu'ils n'utilisaient que de la main d'oeuvre étrangère la main d'oeuvre étrangère j'ai envie de vous dire elle est déjà là donc il faut qu'on arrête de faire venir 500 000 personnes supplémentaires par an parce que ces 500 000 personnes donc 15% seulement ont un visa de travail il faut les loger il faut les soigner il faut bien souvent les soutenir socialement parce qu'en réalité ce sont bien souvent des gens avec des qualifications extrêmement basses qui viennent et nous n'avons plus les moyens de cette politique Marine Le Pen écoutez cette autre séquence elle est un peu différente on est passé par le portail TF1 Info grand appel à témoignages internautes qui se sont filmés eux-mêmes ça c'est du selfie c'est un peu moins enfin c'est très intéressant Walid de parent marocain naturalisé français il a 26 ans écoutez-le
Jean-Madame Le Pen je m'appelle Walid Benjeloun j'ai grandi au Maroc de parent marocain je suis venu en France pour étudier j'ai fait une classe préparatoire suivi d'une grande école de commerce le M Lyon j'ai obtenu un passeport talent pour créer mon entreprise aujourd'hui je suis naturalisé français je recrute pour des entreprises françaises je paye des impôts en France et j'aide des français à trouver un emploi qui leur plaît ma double culture est une force je parle plusieurs langues je crée des ponts entre la France et le Maroc et j'apporte des solutions utiles aux entreprises pour moi c'est une chance d'avoir ces deux identités qui s'enrichissent mutuellement ma question est très simple pourquoi au lieu de construire des ponts entre les gens votre discours opposit constamment les français de souche d'une part et les français issus d'immigration merci
Marine Le Pen merci de me poser cette question parce que ça va me permettre de dire que jamais nous n'avons opposé les français de souche et les français issus d'immigration jamais il n'y a pas une seule mesure dans le projet du rassemblement national et ça n'a jamais été le cas qui fait une différence une discrimination de quelque nature que ce soit entre les français d'origine étrangère et les français qu'ils appellent deux souches voilà donc je ne peux pas donc j'ai du mal à répondre à cette question moi je considère que les français sont français et donc quand par exemple je veux la priorité d'accès aux logements sociaux pour les français bah c'est évidemment pour un garçon comme lui comment vous expliquez que ce jeune homme il ait cette idée cette vision de vous ah bah parce qu'il y a toute une série de gens qui racontent ça toute la journée sur les plateaux de télévision quand madame Brune Pivet la dernière fois qui est allée dire ah non ce que je n'admets pas c'est que le rassemblement national traite différemment les gens en fonction de leur origine mais elle a vu ça où ?
elle a vu ça où ?
ça n'existe pas ça voilà ça n'existe simplement pas donc j'ai pas de soucis avec ça en revanche j'ai un souci je le dis très clairement avec les étrangers étudiants qui viennent en France parce que autant moi je suis absolument pour accueillir des étudiants étrangers j'aimerais d'ailleurs qu'on base ça pas essentiellement mais prioritairement sur la francophonie bon je voudrais moi que des gens qui parlent français de pays africains qui parlent français puissent venir en France qu'on leur offre des études de bonne qualité mais dans l'immense majorité des cas voire la majorité des cas voire l'intégralité des cas il faut qu'ils rentrent chez eux en fait voilà parce qu'ils ont obtenu des études grâce qui coûtent une fortune quand même aux français parce que ça coûte cher
Walid il a été étudiant en France d'abord
oui oui c'est bien mais il a fait une demande de naturalisation la nationalité française s'y rit ou se mérite vous voyez donc s'il mérite la nationalité française moi j'ai zéro problème pour lui accorder zéro pour être très clair mais moi les étudiants d'abord les faux étudiants parce qu'il y en a des faux quand même c'est quand même une filière d'immigration illégale qui n'est pas admissible parce qu'encore une fois ça nous coûte une fortune bon mais les étudiants étrangers ça coûte cher c'est très important pour l'influence de la France qu'ils puissent accéder aux études françaises mais il faut après qu'ils rentrent chez eux et qu'ils fassent profiter leur pays d'origine de l'intégralité des savoirs qu'ils ont réussi à obtenir en France sinon ça ne marche pas est-ce qu'on est arrivé pour vous à la limite de ce qu'on appelle la société multiculturelle Jean-Luc Mélenchon parle de créolisation d'autres parlent de métissage on peut appeler ça comme on veut mais est-ce qu'on est arrivé pour vous à la limite de la multiculturalité on voit Trump par exemple aux Etats-Unis oui c'est fini on est arrivé trop loin il a eu cette expression il a dit l'Europe risque de perdre son héritage est-ce que vous pensez ça ?
je pense que elle risque de perdre sa culture son identité bien entendu mais pour quelle raison ?
le problème c'est pas le multiculturalisme ça n'est que la conséquence en réalité le problème c'est que on a abandonné l'idée d'abord on a accueilli beaucoup trop de gens et que de fait comme on a accueilli beaucoup trop de gens on a abandonné l'assimilation parce qu'on assimile des gens on n'assimile pas des peuples on n'assimile pas des groupes on assimile des individus parce que ça nécessite une démarche personnelle l'assimilation or on a abandonné ça on les a mis dans des cul-de-sac des banlieues pour peut-être d'ailleurs le bénéfice de quelques secteurs en tension et donc tous ces gens en réalité ont été enfermés dans une forme de communautarisme où ils ont continué à vivre dans ces quartiers comme chez eux plutôt que comme en France et que ces choses se sont aggravées et que sur ce communautarisme il y a une idéologie totalitaire qui s'est immiscée dans notre pays qui s'est développée qui a grandi qui aujourd'hui est le danger majeur en termes de sécurité et qui est l'islamisme c'est ça le problème en réalité j'aimerais vous poser une question ultra délicate et je pèse vraiment chaque mot parce que c'est pas une question piège c'est vraiment j'observe les réseaux sociaux et je vois le nombre dans les milieux nationalistes dans vos partisans qui publient des images pour montrer l'évolution physique de la population elle existe il ne faut pas le nier ils montrent des images de Paris en 1950 ou de Londres en 1950 où on a une population presque totalement blanche et à côté la population de 2025 où c'est vrai elle est plus métissée et ils disent bien c'est pas qu'on est raciste c'est que la couleur de peau traduit aussi l'ancienneté de l'origine donc un brassage plus grand est-ce que vous partagez ça quand vous voyez ces images ou bien est-ce que vous dites c'est le cours normal des choses non mais d'abord c'est pas vrai pour Bayotte c'est pas vrai pour l'ensemble de nos joueurs ça se voit sur bien sûr vous avez raison ça se voit sur les photos de classe la Guyane vous avez raison non mais j'y tiens parce que si vous voulez moi j'ai pas une vision racialiste en réalité des problématiques je vous accusais pas ça du tout mais la réponse à ça est-ce que vous partagez leur sentiment ils ont ce sentiment je vais même vous dire c'est vrai pour ceux qui ont acquis la nationalité française qui la méritait qui sont aujourd'hui français et qui a absolument aucune raison de traiter différemment ce qui est sûr c'est que le nombre d'étrangers que nous avons accueillis est souvent d'ailleurs des mêmes pays ce qui fait que en réalité l'importation de la culture d'origine est d'autant plus flagrante et bien crée une culture une manière de vivre qui est différente et cette situation bien sûr ça grave mais est-ce que ça vous heurte je vous donne l'exemple des prénoms les prénoms c'est évidemment très frappant on voit ça à Bruxelles à Paris partout Mohamed Mohamed est devenu un prénom beaucoup plus courant on s'amusait même on avait un débat avec Jean-Michel Apathy l'autre jour je crois que les Darius parce que j'ai un prénom d'origine un peu exotique aussi il y a beaucoup plus de Darius que de Jean-Michel maintenant quand j'étais gamin c'était le contraire ça n'existait presque pas c'est l'évolution du monde tel que maintenant et il y a une partie des français qui trouvent que c'est l'évolution du monde attendez laissez-moi finir la question c'est pas le monde en tout cas de la France ah oui d'accord c'est pas pareil il y a une partie des français qui pensent à tort ou à raison que c'est abandonner une partie des traditions des cultures françaises parce que ça va avec ça que c'est un corollaire de ça est-ce que vous le pensez ?
en partie oui pourquoi ?
parce que encore une fois au travers de cette immigration massive et de ce communautarisme qui s'est installé les islamistes ont pris en main toute une série de quartiers alors les islamistes ils sont incompatibles avec notre culture si vous voulez pour le coup c'est pas moi qui le dit je vais pas terminer avec les bracelets mais la cour européenne des droits de l'homme dit la charia est incompatible avec les valeurs de la démocratie donc ces gens ont pris le pouvoir bien souvent d'ailleurs ils intimident des gens qui aimeraient bien vivre selon la culture le mode de vie du pays qu'ils ont rejoint parce qu'après tout si on quitte après tout le Maroc la Tunisie ou l'Algérie pour venir en France et qu'a priori quelque chose vous y attire en France peut-être le mode de vie la culture si c'est pour vivre comme chez soi vous voyez bien qu'il y a quand même la civilisation est en danger pour vous ce qu'on appelle la civilisation occidentale quand dans un certain nombre de quartiers les filles ne peuvent plus se mettre en jupe on n'a plus de boucherie qui ne soit pas halal on a des réflexions qui sont faites aux femmes et jeunes filles elles n'ont pas le droit de travailler on les voile de pied en cap et j'en passe à des meilleurs ah oui ça ça n'a rien à voir objectivement avec la culture française mais moi encore une fois je n'ai pas de mépris je veux dire ça ne me dérange absolument pas en Algérie en Afghanistan ça ne me dérange pas du tout et je n'ai pas du tout un sentiment de mépris à cet égard mais juste ça n'est pas la culture française et quand on voit que des élus comme LFI vont jusqu'à culpabiliser les français de vouloir défendre leur propre culture j'ai vu là qu'ils ont fait écoutez bien supprimer une fête du cochon non mais pardon mais moi je suis bretonne les fêtes du cochon il y en a partout voilà désolé navré mais si ça dérange les gens de LFI mais pourquoi le font-ils ils le font pour des raisons purement électoralistes c'est à dire qu'ils sont prêts à sacrifier ce qui représente une tradition française qui ne fait de mal à personne et qui n'a pas été pardon conçu pour ennuyer les musulmans non non pas du tout ça existe depuis toujours et bien ils sont prêts à demander aux français à renoncer mais je terminerai par mon propos en vous disant que le musulman c'est celui qui croit en Dieu et qui respecte les autres l'islamiste c'est celui qui croit en Dieu et qui massacre les autres c'est deux choses totalement différentes d'un côté vous avez une religion qui se doit d'être respectée parce qu'elle est respectable de l'autre vous avez une idéologie totalitaire qu'il faut combattre et qu'il faut éradiquer et il faut le faire sans faiblesse parce que la moindre faiblesse et bien elle fait des morts et elle permet à ces gens-là de gagner du terrain dans notre pays merci à Amélie et à François merci infiniment je vous propose une séquence oui non alors c'est Talran qui disait ce sont les deux mots les plus risqués de la langue française parce que évidemment il faut réussir à faire son choix et c'est toujours extrêmement difficile ces dix questions alors un peu au hasard certaines pas au hasard certaines on les reprend de la suite de nos objectifs 2027 première question Madame Le Pen elles vont s'afficher là vous allez pouvoir les lire quand je vous les donne oui ou non est-ce que vous êtes pour le retour de l'ISF l'ISF tel qu'il existait en tout cas à l'époque non est-ce que vous l'avez payé vous-même d'ailleurs à l'époque
non
deuxième question vous auriez bien voulu tout le monde tout le monde deuxième question est-ce que selon vous enfin vous présidente disons est-ce que vous essayeriez de rétablir la peine de mort non pourquoi parce que je pense que ce qu'il faut surtout c'est mettre en place la perpétuité incompressible ce que les gens ne veulent plus c'est les voir sortir voilà il y a un moment pour les crimes les plus graves les plus odieux les plus abjects ils ne veulent plus les voir sortir alors évidemment ils finissent par être pour la peine de mort moi je leur propose une alternative c'est la perpétuité réelle ils ne sortiront plus troisième question faut-il oui ou non légaliser la gestation pour autrui la GPA non non non c'est du commerce d'êtres humains c'est inadmissible c'est le commerce de la pauvreté non non pas du tout je suis totalement contre question internationale on a peu parlé d'international ce soir on aura d'autres occasions oui ou non est-ce que la France devrait sortir du commandement intégré de l'OTAN oui comme le général de Gaulle oui pourquoi parce que nous y perdons notre souveraineté parce que nous sommes un pays particulier qui avons un modèle d'armée qui est un modèle complet et qu'on peut parfaitement d'ailleurs travailler avec les Etats-Unis être allié avec les Etats-Unis faire des opérations en commun avec les Etats-Unis on en a fait d'ailleurs beaucoup quand on était sortis du commandement intégré de l'OTAN sans être dans le commandement intégré de l'OTAN vous citez beaucoup le général de Gaulle aujourd'hui quand les allemands quand les polonais disent pourquoi pas des armes nucléaires françaises sur notre sol et puis quoi encore ?
c'est non absolument mais c'est non absolument pourquoi ? parce que la puissance nucléaire elle appartient aux français voilà elle appartient aux français on ne la délègue pas on ne la sous-traite pas ça n'existe pas ça ça n'existe que dans la tête d'Emmanuel Macron si vous voulez mais ça n'est pas possible en réalité et c'est par la légitimité de l'élection au suffrage universel direct du président de la République qu'il a la possibilité justement d'avoir le bouton nucléaire question historique qui a tellement divisé les français est-ce que comme François Mitterrand si vous étiez président de la République vous fleuririez la tombe de Pétain le 11 novembre ? non pourquoi ? pourquoi ?
pourquoi j'irais fleurir la tombe de Pétain ?
franchement pour le rappel De Gaulle l'a fait De Gaulle le faisait en 68 c'est autre chose Giscard d'Estaing l'a fait Mitterrand qui avait un petit penchant Pétain lui il l'a fait chaque année après il s'est arrêté ce sont des gens qui avaient vécu la guerre donc ils avaient peut-être une autre manière de voir les choses Général De Gaulle il n'allait pas fleurir la tombe de Pétain il allait fleurir la tombe le vainqueur de Verdun mais bien entendu donc voilà il n'y a aucune raison d'aller fleurir la tombe de Pétain oui ou non question suivante sur vous parce qu'elle est très personnelle le nom c'est quelque chose s'appeler Le Pen aujourd'hui est-ce que c'est un atout pour vous ?
bah écoutez ça a été un inconvénient pendant très longtemps donc je sais pas quoi vous je sais pas je vais répondre à cela en fait ça a été voilà ça a été en même temps difficile et en même temps une très grande fierté je le dis très tranquillement je suis très fière de mon nom je me souviens que Le Pen ça veut dire le chef en breton la tête la tête noire donc voilà je suis fière de ma famille je suis fière de mon père je suis fière de mes grands-parents donc je suis fière du nom que je porte j'ai jamais changé de nom même quand je me suis mariée deux fois et mais 203 ça c'est que dites-vous que dites-vous à ceux on les entend vous savez très bien que dans les sondages tout le monde regarde Bardella Le Pen vous savez et évidemment ça tombe bien c'est le duo exécutif qui propose mais le nom Le Pen est tellement chargé chaque fois que le nom Bardella est un peu devant vous avez des commentateurs qui vous diront ah peut-être qu'il aurait plus de chance peut-être que le RN avec ce nom moins chargé d'histoire aurait plus de sens mais il va être premier ministre oui non mais écoutez président non mais il va être premier ministre donc croyez-moi que c'est un poste éminemment important je parle comme président comme candidat à la présidence je parle d'un vrai premier ministre un pas Bayrou Barnier un qui prend des décisions qui est un puce qui dirige ses ministres vous voulez pas répondre vous voulez pas répondre Marine Le Pen non mais je vais répondre je vous réponds très tranquillement nous sommes d'accord Jordan et moi nous avons travaillé nous nous entendons merveilleusement bien et il souhaite que je sois présidente de la république je souhaite qu'il soit premier ministre oui non question suivante est-ce que une fois ou davantage vous avez déjà pensé à jeter l'éponge à peu près mille fois mais mais mille fois ouais mais le soir en général le matin c'est fini vous avez été vous avez été dommage pour mes adversaires mais oui il y a des moments où enfin je vais vous dire franchement humainement il y a des moments c'est difficile et puis on a des enfants et puis on a des petits-enfants enfin je veux dire il y a tout ça il y a des moments c'est compliqué mais on se dit pourquoi j'aurais pas fait autre chose planter des fraises élever des chats etc bon ça vous y êtes déjà et puis ça dure le temps d'une nuit et puis la nuit passant on se dit mais en réalité je peux pas je peux pas laisser les français et puis si on le fait pas ben je pense que personne d'autre le fera et et voilà et il faut le faire parce que j'aime mon pays parce que j'aime mon peuple et parce que je souffre en fait énormément de les voir dans cette situation quand ça quand à ce que vous avez pensé vous avez été trois fois connaître la présidence on va vous dire parfois ça me non mais non mais tout le monde confrontait à des difficultés à la tentation de venir et de temps en temps mais des vraies difficultés parce que ce que ne savent pas les responsables politiques actuels c'est que faire de la politique comme nous l'avons fait nous mais vous imaginez même pas ce que c'est nos militants sont des héros voilà ce sont des héros maintenant c'est plus facile mais avant ils étaient héroïques voilà ils étaient héroïques et donc ils se sont battus pour quelque chose quelque chose qui est en train d'arriver c'est appliquer la politique pour laquelle nous nous battons depuis des décennies parce que nous pensons qu'elle est bonne pour le pays parce qu'elle va nous apporter la liberté elle va nous apporter à nouveau la sécurité la joie de vivre la joie de vivre voilà ne pas être d'accord en s'appréciant en se parlant moi je ne veux pas vivre sous un gouvernement LFI où les gens se détestent où vous n'êtes pas un adversaire vous êtes un ennemi et où quand vous n'êtes pas d'accord avec eux et bien en réalité ils veulent votre élimination qu'elle soit sociale professionnelle etc je ne veux pas de ça ce n'est pas la France en plus question métaphysique là on s'élève oui ou non est-ce que Dieu existe oui vous en êtes sûr oui vous êtes croyante oui vous priez ça vous est incroyable votre question si vous voyez si j'étais Jean-Marie Le Pen je vous dirais et ta soeur très bien et il ajoutait elle balbeur question suivante et elle rejoint un petit peu ce que vous disiez oui ou non est-ce que vous pourriez être vous on inverse la première ministre de Jordan Bardella non pourquoi parce que je pense que je serais bien moins bonne première ministre que lui et si vous êtes empêchée vous d'être candidate parce qu'il faudrait ce serait en fait mon lot de consolation non mais j'ai pas besoin de l'autre consolation pardon mais si vous êtes empêchée de candidate il se passe quoi et bien je serais aux côtés de Jordan pour l'aider au maximum dans la mission qui est la sienne mais pas comme première ministre non c'est clair question suivante alors presque je ne sais pas combien de fois on va la poser d'ici 2027 ou avant quoi qu'il arrive est-ce que vous serez candidate en 2027 c'est la question à madame Irma ça en réalité ça ne dépend pas de moi voilà ça ne dépend pas de moi moi je crois que juridiquement j'ai des arguments extrêmement sérieux pour défendre ma candidature si tant est si tant est que cette élection intervienne avant la décision d'appel ça peut arriver si Emmanuel Macron décide pour fin de démissionner parce qu'il change d'avis souvent donc espérons que là-dessus il puisse éventuellement changer d'avis et sinon je pense que encore une fois j'ai des arguments juridiques sérieux voilà ça va bien madame Le Pen on va faire entrer Frédéric Dhabi merci pour ce oui non Frédéric Dhabi grand prêtre des sondages grand pontif des sondages grand prêtre c'est sûr bonsoir monsieur Dhabi est-ce que vous êtes déjà trompé Frédéric jamais c'est comme les horoscopes on se souvient de ce qui est tombé juste mais pour le reste c'est comme la présidentielle on ne s'est pas souvent trompé exercice très intéressant c'est vrai que votre votre institut est plutôt bon meilleur pour les sondages nationaux que pour les sondages locaux exercice très intéressant Frédéric parce que vous avez soumis aux français des caractéristiques des noms ce qu'on appelle un nuage de mots qui caractérisent Marine Le Pen
oui tout à fait des traits d'image personnel de Marine Le Pen soumis un échantillon de 1000 français alors on n'a pas inventé ces mots pour cette émission on l'avait déjà posé en 2022 lors de la campagne présidentielle avec TF1 pour vous et pour d'autres candidats et ils ne sont pas présentés sous forme de pourcentage vous avez raison de le dire Darius mais sous forme de nuage de mots c'est simple plus le mot apparaît en gros sur votre écran plus il a été cité par les français interrogés alors les trois mots les plus cités comme élément de votre image personnelle c'est opportuniste c'est qui a de l'autorité naturelle et qui est dynamique donc trois mots un mot plutôt négatif même s'il est partagé par l'ensemble du personnel politique et deux mots très positifs alors qu'est-ce qu'on retient
tout le monde est opportuniste
c'est souvent un stéréotype qui est associé au personnel politique alors que retenir déjà quelque chose de positif pour vous puisque vous êtes le plus fortement associé à des qualités en rupture avec le personnel politique traditionnel l'autorité le dynamisme et le courage plus que jamais il y a une distinction entre vous et eux et n'oublions pas que ça entretient ce qui est aujourd'hui le vote le levier principal du vote RN c'est-à-dire l'alternative ils feront mieux que les autres on ne les a jamais essayé autre dimension ce sondage révèle des gains de crédibilité pour vous une figure dans le champ politique depuis près de 25 ans tout à l'heure avec Darius vous disiez 25 ans que je me bats ça vous est reconnu puisque une majorité nette de français au-delà de votre électorat considère que vous travaillez et que vous êtes sérieuse et fait de cette triple candidature depuis 2012 mais un peu ce qu'on avait par le passé avec Jean-Luc Mélenchon il y a des éléments plus sulfureux partagés par une majorité de français agressives intolérantes même si c'est surtout du côté des sympathisants de gauche c'est minoritaire à droite mais ça vaut mieux en le disant et très marginal au sein de votre électorat du 10 avril 2022 enfin quelque chose de plus ambivalent on vous prête presque un français sur deux une qualité qui aujourd'hui a disparu du côté du personnel politique c'est l'écoute et la proximité vous comprenez les français mais dans le cadre de la procédure judiciaire que vous connaissez il y a un doute plus fort sur votre honnêteté seuls 40% des français considèrent que ce terme s'applique bien à vous pas dans votre électorat pas dans l'électorat droite mais dans beaucoup d'électorats notamment l'électorat âgé que vous avez conquis lors des échéances électorales précédentes mais pour lesquelles se pose un doute
moi j'ai des chiffres ça me frappe alors là c'est des heures de grandeur mais c'est vrai que autorité naturelle c'est très bien pour vous 66 mais c'est vrai rassurante beaucoup plus faible 40 seulement je vais travailler sur ce sujet mais je pense qu'à partir du moment si vous voulez vous représentez l'alternance donc une forme de rupture il y a un certain nombre de personnes qui voilà sont un peu dans la philosophie encore quelques minutes monsieur le bourreau et un changement c'est toujours une incertitude c'est toujours vous faites peur encore vous faites peur non je ne crois pas c'est le changement qui fait peur c'est une autre politique c'est une autre manière de faire c'est vrai que ça fait 40 ans qu'ils font tous absolument la même chose il faut être honnête quand vous regardez vraiment précisément la différence elle tient de la virgule et nous on veut faire autrement vraiment et donc il y a un certain nombre de gens qui s'interrogent qui peut-être s'inquiètent c'est notre rôle de les rassurer d'ailleurs et nous le faisons depuis des années je crois avec un certain succès alors pas tout le monde de toute façon on ne peut pas plaire à 100% des français mais voilà on est conscient de cela il y a des questions aussi sur vraiment la la capacité de Marine Le Pen au pouvoir
oui tout à fait des traits d'image plus politiques et ce qui est le plus cité par les français c'est votre capacité à assurer la sécurité des français et là c'est un véritable atout pour vous on a vu le reportage avec Patricière de Montpellier c'est un sujet la sécurité qui est au coeur des préoccupations des français dans leur vie quotidienne qui n'est plus du tout clivée entre la gauche et la droite qui réactive un imaginaire qui est la perte d'autorité de l'état parce que les français quand on leur demande qu'est-ce qui vous a marqué comme élément de la sécurité ils signent bien sûr des faits divers affreux mais aussi des situations où un policier un pompier un maire une personne qui a une part d'autorité de l'état réelle ou symbolique un enseignant bien sûr a été mis en cause et pour les français l'insécurité c'est plus une question de police c'est une question de justice et c'est vrai que cette émission s'appelle Objectif 2027 avant il y a des municipales et aujourd'hui dans les enquêtes de l'IFOP le premier déterminant du vote c'est la sécurité aux élections municipales
mais c'est d'ailleurs frappant parce qu'une grande partie des mesures que nous proposons sont également plébiscitées par la gauche ce qui veut dire qu'en réalité la France est beaucoup plus unie que ce qu'on dit l'électorat de gauche et l'électorat dit de droite sont majoritairement pour l'expulsion des délinquants étrangers etc y compris majoritairement des électeurs de LFI je suis étonné que d'ailleurs personne ne leur pose la question aux dirigeants de LFI il y a vraiment une aspiration à gauche à la sécurité à la tranquillité et à la justice parce qu'en réalité les mesures que nous proposons sont des mesures de justice moi je suis frappé quand même par capable d'assurer la sécurité c'est évidemment votre avantage en revanche vous inquiète ça nous ramène au tout début de cette soirée où on voit que le plafond existe encore comment est-ce que vous expliquez ça les autres ils font combien on va comparer on comparera la prochaine fois non mais ça m'intéresse c'est un plafond non mais je veux dire ça m'intéresse parce que combien vous croyez qu'Emmanuel Macron il n'inquiète pas plus de 52% des Français vous savez très bien appelons ça comme on veut la classe moyenne la bourgeoisie on parle moins de bourgeoisie aujourd'hui la bourgeoisie qui a basculé pour voter Mitterrand en 81 celle qui a beaucoup soutenu Macron en 2017 cette classe sociale qui a des défauts elle est frileuse c'est aussi la solidité d'un pays elle a encore un peu peur de vous oui elle ne s'est pas trompée à de multiples reprises la bourgeoisie vous avez raison elle a été trompée et en réalité les Français continuent à être trompés ils continuent à être trompés par les chiffres par les statistiques qui sont falsifiées par la présentation qui est faite d'un certain nombre de mesures et nous luttons contre cela vous voyez tout à l'heure quand on me dit vous faites la différence entre les Français d'origine étrangère et les Français qui ne sont pas d'origine française se diront nous et bien ils ont été trompés ces gens sont trompés donc il faut remonter en quelque sorte cette montagne de mensonges de calomnies de caricatures qui a été faite contre nous et encore une fois nous nous y attelons on ne se soumet pas à cela on se bat pour rétablir la vérité
lors de la présidentielle de 2017 de mémoire elle vous inquiète c'était deux tiers ça s'est quand même beaucoup plus rééquilibré même si ce vous inquiète ça peut être un plafond non mais je vous dis les choses ça peut être un plafond vert dans les enquêtes préélectorales qui valent ce qu'elles valent le premier tour est très bon pour les deux candidats possibles du rassemblement national c'est plus compliqué pour un second tour je voudrais mettre en avant aussi l'item défend le monde rural parce que bien sûr le monde rural c'est 24% des Français c'est pas seulement les agriculteurs c'est une zone de force pour le rassemblement national et il y a un attachement très fort parce que patrimonial des Français du côté des habitants du monde rural dans les enquêtes IFOP pour familles rurales on voit que la question du pouvoir d'achat est une question centrale et dans le sondage ça n'apparaît pas ici une majorité de Français vous juge crédible sur cette question je rappellerai que depuis 2022 la première motivation des électeurs du rassemblement national c'est le pouvoir d'achat devant la sécurité et en troisième position d'immigration
bien sûr j'aimerais vous poser une question historique madame Le Pen quand on met bout à bout l'histoire de ce qu'a été le front national puis le rassemblement national ce qui frappe c'est le cas français c'est-à-dire on parlait tout à l'heure des comparaisons avec le reste de l'Europe l'union des droites en Italie ce qui s'est passé dans beaucoup de pays il y a une histoire des parties en France et quand on regarde ce qui s'est passé depuis l'occupation en Italie aussi un peu quand même bien sûr mais en Italie ils sont au pouvoir madame Mélanie a été lavée de ça en France à taureau a raison ça reste alors que quand on rappelle l'histoire chacun a sa croix je rappelle que sous l'occupation la quasi-totalité des préfets des diplomates des magistrats des magistrats a prêté serment à Pétain ils avaient leur croix et parmi les pires ordures il y avait des gens comme Bousquet qui étaient d'honorables radicaux socialistes tout ça est vrai mais c'est vrai aussi évidemment que la droite nationaliste a eu dans l'occupation une tâche extrême et je suis frappé de voir qu'en 2025 il y a encore quelque chose il y a une exception française est-ce que vous le pensez ou bien est-ce que définitivement cette page pour vous est tournée pourquoi est-ce qu'en France c'est resté s'il y a une exception française c'est le fait que la gauche a mis la main sur énormément de moyens de communication de moyens et ce qui leur a permis en réalité de salir les autres voilà ils salissent leurs adversaires politiques en se servant de la puissance qui est la leur alors dans le service public de l'audiovisuel bien sûr mais également dans l'ensemble du réseau associatif subventionné dans l'ensemble du milieu culturel et en réalité ils ont imposé leur récit en quelque sorte au passage qui les nettoie alors que bon il y avait beaucoup à dire mais voilà donc tout ça est un objectif politique il ne faut pas se laisser avoir par cela c'est un objectif politique de la part d'adversaires politiques qui se servent des moyens qui se sont attribués en général avec notre argent d'ailleurs avec l'argent des français pour pouvoir mener une guerre politique contre leurs adversaires voilà c'est aussi simple que cela et ça existe il faut bien le dire un peu partout d'ailleurs en Europe parce que je peux vous dire que madame Mélanie ils l'ont bien secoué quand même avec toutes ces accusations non mais d'accord il est au pouvoir très bien parfait on le sera un jour mais avant d'y être on n'y est pas et là je peux vous dire que ça tombe de rue voilà c'est aussi simple que cela mais ce qui est problématique c'est la mamie justement de la gauche qui est de plus en plus minoritaire dans le pays c'est sûr l'ensemble en fait du fonctionnement intellectuel en quelque sorte de notre pays Marine Le Pen on va vers une nouvelle étape vous voulez ajouter quelque chose Frédéric Daby non vous reviendrez la prochaine fois avec plaisir objectif 2027 combien de candidats on fera
on verra si le record de 2002 sera battu c'est possible en tout cas c'est une élection de renouvellement donc c'est-à-dire beaucoup de surprises et beaucoup d'incertitudes
merci beaucoup autre exercice madame s'il vous plaît on va vous apporter une tablette alors là c'est libre intuition c'est comme on dit dans l'éducation rénovée c'est vraiment l'élève qui fait absolument ce qu'il veut vous avez le droit d'écrire votre mot votre mot favori qui vous résume qui vous représente vous avez le droit je vais conclure cette émission c'est jamais conclu on continue toujours je vais la conclure parce que il m'apparaît les graphologues vont être vont se jeter sur la voilà l'espérance c'est un risque à courir signé Bernanos et oui ça correspond exactement au sondage que vous évoquez tout à l'heure l'espérance est un risque à courir pourquoi Bernanos et pourquoi l'espérance parce que l'espérance quand on craint les choses je sais pas je suis inquiet comment ça va se passer etc l'espérance est un risque à courir et je dis aux français courez le risque de l'espérance je peux vous citer un autre auteur Mouriac à Mouriac qui disait c'est dur à abattre un homme s'il n'y consent c'était après l'affaire de l'observatoire pour Mitterrand ça vaut pour les femmes évidemment aussi on a cherché à vous abattre je suis beaucoup je suis désolée mais je ne vais pas me comparer à Mitterrand avec l'affaire de l'observatoire c'est ce que je veux dire est-ce que vous avez des regrets madame Le Pen parce que voilà je veux bien admettre qu'on ait pu de temps en temps ne pas être assez prudents mais ce qui est sûr c'est que nous ne sommes pas coupables c'est un peu différent voilà merci Marine Le Pen l'espérance est un risque à courir Bernanos voilà on va recommander Bernanos la lecture de Bernanos je ne suis pas sûr qu'il soit très très très lu dans les écoles c'est une bonne c'est une bonne recommandation merci beaucoup on va revenir évidemment à l'événement majeur du jour l'événement le séisme même pour la première fois dans l'histoire de la 5ème République un ancien président ira en prison Nicolas Sarkozy condamné à 5 ans de prison dans l'affaire des financements libyens relaxé des faits de corruption et de financement illégal mais jugé coupable d'association de malfaiteurs exécution provisoire prononcée mandat de dépôt différé en clair il fera de la prison écoutez-le quand il parle notamment de la prison quand il parle des menottes quand il parle de la manière dont il se présentera au juge de la prison
d'ailleurs pour laом l'invente lui il est qui elle veille ainsi
Marine Le Pen