Face-à-Face : Laurent Nuñez - 16/11
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Vous écoutez RMC RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Face à face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Laurent Nunez Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions ce matin Vous êtes le préfet de police de Paris Et il y a de nombreuses questions à vous poser Vous allez dresser devant nous ce matin Le premier bilan de la délinquance 2023 Sur les 10 premiers mois Nous allons revenir aussi sur la question des actes Ces fameux actes antisémites De quoi s'agit-il ? Combien d'actes ? Mais qui aussi derrière ces actes ?
Et puis je voudrais commencer par Cette libération hier Du policier qui a été l'auteur du tir mortel Sur Naël Il est donc sorti de prison Il est poursuivi pour meurtre Ça fait 4 mois et demi qu'il était à l'isolement Ça vous inquiétait cette sortie ? Ou est-ce que vous vous en réjouissez ?
Non, je n'ai pas de commentaire à faire C'est une décision qui a été prise par un juge d'instruction J'en prends acte Je n'ai aucun commentaire à faire Évidemment, c'est un dossier que je suis avec attention Je rappelle que c'est un policier qui relève De la préfecture de police de Paris Donc c'est un de mes effectifs J'ai pris acte de cette décision Prise par un magistrat Dans le cadre de l'état de droit C'est la justice qui l'est
Vous dites que vous n'avez aucun commentaire à faire Mais par exemple, lorsqu'il y avait eu Le directeur général de la police nationale cet été Qui avait souhaité publiquement La libération du policier En disant qu'avant un éventuel procès Un policier n'avait pas sa place en prison Vous aviez apporté votre soutien Vous aviez dit Je partage les propos du directeur général de la police Je suis fier d'avoir été préfet de la police des Bouches-du-Rhône Puisqu'il s'agissait à ce moment-là D'un policier de Marseille Vous aviez dit votre soutien, clairement
Bien sûr, j'avais apporté mon soutien L'essentiel du message qu'on passait Avec le directeur général de la police nationale C'est le suivant C'était de dire Les policiers bénéficient aussi d'une présomption d'innocence Il y en a marre de cette présomption de culpabilité Systématiquement Quand il y a usage d'armes Et qu'il y a des blessés Parfois des tués Évidemment, malheureusement Et on le déplore Et ce que nous déplorons C'est cette présomption de culpabilité Là où il y a une présomption d'innocence qui prévaut Les seules personnes qui peuvent juger De la régularité d'une action de police C'est la justice française Personne d'autre Ce ne sont pas les journalistes Ce ne sont même pas la hiérarchie policière Moi, dans toutes ces affaires Je suis désaisi C'est la justice Qui va rendre son verdict Et ce qu'elle regarde, la justice C'est la proportionnalité De l'usage de la force Par les forces de l'ordre Il n'y a que la justice qui en juge Et ce n'est pas parce que quelqu'un est blessé Même gravement Qu'il y a forcément faute de la police C'est ça le message C'était le message que nous voulions faire passer Donc je parle pour la généralité des cas Dans le cas de Naël, il est évidemment décédé Ce qui est évidemment ce que tout le monde déplore C'est évident, tout le monde déplore Mais le message valait d'une manière générale Et c'était de rappeler Que les policiers ne sont pas soumis A une présomption de culpabilité systématiquement Comme laisse à le penser Une partie de la classe politique parfois
Laurent Nunez, il est sorti hier soir Et Grégory Joron du syndicat SGP Police Était mon invité ce matin sur RMC Il précisait que le nouveau domicile C'est-à-dire celui où ce policier a trouvé refuge Ne pouvant pas retourner dans son domicile d'origine Parce que l'adresse avait fuité A déjà été mise sous surveillance cette nuit
Grégory Joron est toujours bien informé Mais vous imaginez bien Évidemment que ce policier, sa famille Surtout sa famille, dès les premiers jours On fait l'objet de menaces extrêmement graves Évidemment qu'ils font l'objet d'une surveillance Évidemment, comme tous les citoyens français Quand ils sont menacés comme ils peuvent être Je parle de surveillance Je ne rentrerai pas dans le détail Mais comme à chaque fois que des citoyens français Font l'objet de menaces graves Ils font l'objet de protection
Laurent Nunez, la nuit a été calme ?
La nuit a été calme, oui La nuit a été calme On a eu ici ou là quelques escarmouches Mais nous avions déployé Et le ministre de l'Intérieur y a veillé personnellement Un dispositif policier adapté Évidemment à d'éventuels trous
Ça n'a pas réveillé la clercie des émeutes
Non, pas cette nuit Mais nous avons été extrêmement attentifs Comme nous l'a demandé le ministre de l'Intérieur
Laurent Nunez, on est au mois de novembre, mi-novembre Et vous avez déjà les premières tendances De la délinquance depuis le début de l'année Quelles sont-elles ?
Depuis dix mois Donc j'ai les chiffres à fin octobre Les tendances sont plutôt bonnes Les atteintes au bien Et les atteintes à l'intégrité physique des personnes Baissent globalement Notamment sur les vols violents On est à des baisses de moins de 20% Et puis aussi, surtout J'insiste là-dessus Parce que ça concerne beaucoup de franciliens Les violences aux personnes dans les transports Baissent de manière significative On est à moins 30% Il y a 30% sur les violences aux personnes Oui, dans les violences aux personnes Dans les transports Dans les vols violences également Je viens de le citer Et puis d'une manière générale Les atteintes au bien Alors après, structurellement Vous savez que la délinquance est élevée Dans toute l'agglomération parisienne Et ils comprennent d'ailleurs Dans toute l'île de France Donc évidemment, ces baisses Il faut les poursuivre Le sentiment, lui, d'insécurité Il persiste toujours, évidemment Mais il faut continuer Ces actions résolues De lutte contre la délinquance En déployant des effectifs sur le terrain En analysant les zones de criminalité Pour être plus présents sur ces zones C'est dû à quoi ?
C'est ce que nous demande le ministre C'est la présence policière C'est la présence policière d'abord Donc qui dissuade Et puis c'est aussi le niveau La qualité des investigations qui sont menées On a des taux d'élucidation Notamment en matière de cambriolage Qui augmentent significativement Sur l'agglomération parisienne Je vais en féliciter évidemment Les fonctionnaires de police Et on démantèle les équipes Vous savez, les équipes de cambrioleurs Commettent généralement plusieurs faits Donc quand vous démantèle une équipe C'est plusieurs cambriolages Qui sont évités Et justement, il y a deux points noirs Il y a deux points qui restent noirs C'est évidemment les cambriolages Évidemment les cambriolages Qui continuent à être orientés à la hausse Et puis aussi les coups et blessures volontaires C'est-à-dire toutes ces violences Qui ne sont pas des violences Dites commises pour acquérir Pour commettre des vols en réalité Donc c'est les coups et blessures volontaires Qui continuent d'augmenter
De combien ?
Alors on est à 2-3% d'augmentation Depuis le début de l'année Donc moi je me félicite Que la hausse soit moindre Mais il y a toujours une hausse Et c'est la même chose Pour les cambriolages Mais ces derniers mois Alors là je ne suis pas sur 10 mois Mais ces 3-4 derniers mois Les chiffres sont meilleurs Et on va évidemment poursuivre cette action En ciblant, et j'insiste Pour ce qui est de la capitale parisienne Qui est quand même un peu La vitrine de notre pays En ciblant un certain nombre De territoires en particulier Je pense au Champ de Mars Où nous déployons énormément de moyens Et contrairement à ce qu'on peut entendre Ici ou là Dans la bouche de certains élus Ou dans certains médias Vous savez depuis le 15 juin Où nous avons renforcé Le plan tourisme sur le Champ de Mars Les atteintes aux biens Ont baissé de 30% Et les atteintes aux personnes Ont baissé de 50%
Elles étaient très très hautes Non, non, elles ne sont pas
Très très hautes à Pauline de Malin Parce que l'impression que vous avez C'est évidemment Il y a eu des faits graves Qui ont été commis Notamment je pense Un viol qui a été commis Il y a 3 semaines Qui est évidemment très grave Oui, qui a été rendu public Et évidemment Donc on surfe toujours On crée des polémiques Sur ces faits divers Très graves Qui sont inacceptables Mais je peux vous dire Qu'au Champ de Mars C'est l'endroit de Paris Où je déploie le plus de policiers
Un mot sur la question du krach Ça faisait partie aussi De vos missions Lorsque vous avez été nommé Préfet de police de Paris Laurent Nunez Il y a toujours 100 à 150 consommateurs de krach Qui errent au nord de la capitale Qui inquiètent les habitants Ça ne s'arrêtera donc jamais ?
D'abord il n'y a plus de camps Il n'y a plus de camps De consommation à ciel ouvert Il a été démantelé en octobre 2022 Comme me l'a demandé le ministre Donc il n'y a plus de camps Qui était un endroit Où il y avait parfois Jusqu'à 500-600 personnes réunies Y compris la nuit Et où les vendeurs venaient Vendre leur drogue de la mort Parce que le krach C'est une drogue très addictive Donc il n'y en a plus Ensuite on a une action judiciaire Qui est menée de manière résolue On interpelle énormément de vendeurs Le trafic de krach C'est un petit trafic Ce sont des personnes Qui transforment de la cocaïne en krach Donc on a interpellé énormément de vendeurs Qui sont d'ailleurs souvent En situation irrégulière Donc qui sont généralement condamnés A des Je veux saluer l'action du parquet de Paris Qui nous accompagne Et donc nous avons poursuivi cette action Et il reste effectivement Il reste effectivement des consommateurs Qui Le chiffre que vous avez donné Tout à fait exact Et qui Dans le nord-est parisien Se déplacent d'une zone à l'autre Pour les vendeurs C'est plus compliqué Parce qu'ils ont du mal à les retrouver Mais le problème résiduel du krach C'est plus un problème de police Moi je vais continuer l'action que je mène De présence policière De dispersion D'interpellation des vendeurs Mais c'est Le problème qui reste Résiduel C'est un problème maintenant De prise en compte sanitaire et sociale Évidemment En tant que chef des policiers Parisiens et de l'agglomération J'attends maintenant Que ce dispositif M'entend en puissance
Vous estimez Vous ne pouvez plus rien faire Pour eux
Mais si On va continuer à faire ce qu'on fait Vous savez Regardez Je suis allé à une réunion publique Dans le secteur Rosa Parc Où il y avait énormément De consommateurs de krach Qui erraient sur place Et qui pouvaient avoir une attitude Un comportement agressif C'est dans le nord de barrière Nous sommes toujours présents Sur le terrain Pour disperser Interpeller Et nous allons évidemment Continuer cette action Mais cette frange Résiduelle de consommateurs Moi je ne sais pas la réduire Ce sont des gens Moi et mes policiers Comme je le dis souvent Je me répète Mes policiers ne sont pas des médecins Et moi je ne demande pas aux médecins D'aller interpeller Des trafiquants dessus Donc voilà Maintenant il faut que chacun Fasse sa part du travail
Et sa part du travail C'est quoi ? C'est le ministère de la santé ? C'est la mairie de Paris ?
C'est la santé C'est les élus Mais tout ça est en route Tout ça est en route Mais peut-être que nous n'avançons pas Au même rythme Voilà Vous avez l'impression
Que vous avez pris votre part
Avec le ministre de l'Intérieur Nous souhaitons qu'il y ait Une montée en puissance Du dispositif de prise en charge Sanitaire et sociale
Mais qu'est-ce que vous pouvez dire Aux riverains ? Vous ne savez pas donc Quand est-ce qu'il y a un récent ?
Les riverains je les rencontre Et je leur dis Ils savent que la police est présente Et vous savez Quand vous lisez bien Ce que disent les riverains Sur ce secteur Ils ne mettent jamais en cause L'action de la police Rarement Très rarement Et quand on les rencontre On leur rappelle Tous les efforts que nous faisons Ils le voient concrètement Maintenant Je partage leurs préoccupations Et leurs diagnostics Et leurs diagnostics Tous les riverains Toutes les associations Les collectifs vous disent Il faut qu'on monte en charge Sur le sanitaire et social Et la prise en compte médicale
Laurent Nunez Vous êtes préfet de police de Paris C'est à Paris Que le nombre d'actes antisémites Est le plus important Par rapport au reste Du territoire français Vous le savez J'ai reçu il y a deux jours L'imam de la mosquée de Paris Qui demandait à voir Les actes antisémites Au-delà du chiffre Et au fond Et au fond Si on le prend au mot Quels sont ces actes Combien aujourd'hui Qu'est-ce que ça représente Qui les commet Est-ce que ce sont des signalements Est-ce que ce sont des actes Est-ce que ce sont des plaintes Je voudrais qu'on prenne le temps ensemble De comprendre de quoi il s'agit D'abord le chiffre Le tout dernier chiffre Combien d'actes ?
Alors moi D'abord sur les propos de l'imam J'ai noté qu'il s'était excusé
Qu'il s'est excusé Le foir même
Le recteur de la grande mosquée J'ai écouté avec attention Le ministre de l'Intérieur ce matin Il semblerait que le recteur Ait dit qu'il n'était même pas imam De cette mosquée Il s'est excusé
Il n'est plus imam de la grande mosquée
Le grand rabbin Pardon Le recteur de la grande mosquée C'est clairement démarqué De ses propos Donc finalement On prend ça avec beaucoup de satisfaction Parce que ce sont des propos Qui étaient choquants Parce qu'il laissait à entendre Que finalement La vague d'antisémitisme Que nous subissons actuellement Semblaient être remises en cause Ce qui n'est pas le cas
Je vous repose quand même la question Vous nous dites aujourd'hui Parce que vous êtes quand même Préfet de police de Paris La grande mosquée de Paris Il ne peut plus prétendre être Imam de la grande mosquée de Paris
Non je ne sais pas du tout ce que j'ai dit Ce n'est pas du tout ce que je vous dis Je note que cette personne Est revenue sur les propos C'est excusé Dont acte Et c'est très bien
D'accord mais vous étiez le recteur
Oui mais monsieur le recteur De la grande mosquée de Paris Lui aussi C'est clairement détaché De démarqué Par rapport à ce qui a été dit Dès le jour même Les actes antisémites Donc sur l'agglomération parisienne Sur le Paris Et les trois départements De Petite Couronne Au moment où on se parle Donc hier soir C'était 375 actes antisémites Donc qui ont des forces Des formes diverses et variées Le ministre a donné une répartition Qui est exactement la même Que nous avons sur Paris
375 depuis le 7 octobre ?
Depuis le 7 octobre Depuis le 7 octobre Il faut avoir Il faut que Votés les spectateurs Auditeurs En comprennent bien Qu'on explose Les chiffres D'une année normale Et c'est même Depuis le 7 octobre Déjà beaucoup plus Qu'une année normale Donc c'est quand même Une vague Qui est indéniable Et qui est très importante Avec la même proportion De ce que l'on rencontre Sur le territoire national C'est-à-dire On a évidemment Des tags Des menaces Des insultes C'est les trois quarts De ces actes antisémites Et puis parfois On a des faits Aussi plus graves On a des coups et blessures Volontaires Des dégradations De biens Mais qui vont au-delà Du tag Et de la position De banderolle Et autres Donc voilà On a aussi des faits Très graves On a eu aussi Des agressions
D'abord je voudrais savoir Qu'est-ce que vous appelez actes Comment vous déterminez ce chiffre C'est-à-dire Est-ce que ce sont Des signalements Qui vous ont été faits Est-ce que ce sont Des actes qui ont été constatés Par la police Est-ce que ce sont des plaintes Comment vous établissez cette liste
Vous avez raison De poser cette question D'abord Un tag Un tag qui Est antisémite C'est très grave Donc il ne faut jamais Relativiser La forme Que prend l'atteinte Nous on ne la relativise Jamais Évidemment les coups et blessures C'est plus grave Vous portez atteinte A l'intégrité physique D'une personne Mais un tag en soi Évidemment c'est très grave Alors Il y a plusieurs façons D'abord Il y a ce qu'on constate Ce que les policiers Peuvent constater Et puis il y a les plaintes Qui sont déposées Et nous on souhaite Que systématiquement Il y ait des plaintes Moi sur 375 actes Antisémites Je n'ai que 180 plaintes Donc j'aimerais en avoir plus Parce que ça nous permet De lancer évidemment Des investigations Mais comme nous l'a demandé Le ministre de l'Intérieur De toute façon on le fait Dès qu'on constate
Même s'il n'y a pas de plaintes À part pour en parler Vous vous emparez de la question
Exactement Ou je dépose plainte moi-même Comme ça a été fait Pour ces jeunes Qui sur la ligne 3 du métro Ont chanté Et tenu des propos Clairement antisémites On va y revenir sur ces jeunes
Parce que des interpellations Ont eu lieu Mais je voudrais vraiment Comprendre de quoi on parle Donc on a bien compris Que quand vous nous parlez d'actes Il ne s'agit pas forcément Formellement de plaintes Pas forcément effectivement Et elles vous sont signalées Ces actes vous sont signalées Par tout un chacun Ce ne sont pas forcément Des constats de policiers eux-mêmes
Ça peut être des constats de policiers Ça peut être des signalements Donc des appels Police 17 Parce qu'on a constaté Sur tel bâtiment public Un tag Voilà Et pour les faits les plus graves Évidemment il y a toujours des plaintes Il y a toujours des plaintes Et puis ça peut être aussi J'insiste Des détections qui sont faites Sur les réseaux sociaux Donc on a la plateforme Pharos Il y a aussi Des personnes qui sur internet Constatent des propos Qui sont des propos d'apologie Des propos de haine des juifs Et qui vont à ce moment-là Faire un signalement à Pharos Qui est transmis à la justice Et la justice ensuite saisit Un service de police compétent Et quand c'est dans ma zone de compétence Ce sont mes services qui sont saisis Et parfois on va retrouver les auteurs
Comme ces interpellations Mais encore un mot Vous avez dit que vous regrettiez Qu'il n'y ait pas une plainte Pour un acte Qu'est-ce qui fait Que les plaintes Ne sont parfois pas déposées Est-ce que ça veut dire Que c'est une crainte Peut-être de déposer plainte Est-ce que c'est le sentiment Que finalement Bon ben voilà C'est comme ça Une forme de se disant Il n'y a rien à faire Qu'est-ce qui motive la non-plainte ?
Je ne sais pas Je sais qu'il faut porter plainte C'est vrai que parfois J'ose espérer que ce n'est pas la crainte J'ose espérer que ce n'est pas la crainte Puisque la police est là pour protéger Pour mener les investigations Voilà Moi je déplore ce décalage Après Très honnêtement Pauline de Manœuvre Quand c'est un tag Qui est apposé sur un bâtiment public Voilà La plainte tarde parfois à venir C'est à ce moment-là Au propriétaire de ce bâtiment A la personne en charge De gestion
Depuis que vous parlez des tags Il y a un certain nombre de tags Ces fameuses étoiles juives Aux pochoirs bleus Qui avaient été apposés On s'est rendu compte Depuis que c'était un communautaire Moldave Russe Enfin probablement L'influence étrangère Est-ce que ça compte dans les 375 actes ?
Oui mais bien sûr Mais attention Là vous êtes sur C'est un fait Il ne faut pas relativiser Il ne faut pas s'imaginer Parce qu'on a eu On a eu énormément On a eu plusieurs dizaines D'étoiles qui ont été apposées Dans Paris En petite couronne Il ne faut pas s'imaginer Que ça épuise Mais 375 faits Donc on est sur un fait On est sur Voilà On a eu deux séries d'actions Une qui a été menée Par un premier couple Qui a été interpellé Qui a été placé en garde à vue Et puis qui a été reconduit Nous avons reconduit dans leur pays Ils ne sont plus sur le territoire français Ils ont été reconduits Ils ont été reconduits le 10 novembre dernier Et puis nous avons documenté Qu'il y a un deuxième couple Qui a agi Et donc qui a posé Un certain nombre d'étoiles Et on a deux actes antisémites D'accord
Donc ça ne fait pas Ça ne fait pas 200 étoiles Donc 200 Il n'y en aurait plus que 175 Donc les choses sont très précis
Et ce que je veux saluer J'en profite pour dire La plainte Ça veut dire Et le ministre de l'Intérieur Nous le demande Des investigations judiciaires Renforcées qui sont menées Je peux vous dire Que pour toutes les affaires Qui ont été médiatisées Cet an dernier Les jeunes dans le métro L'affaire des étoiles De David à pocher Avec des pochoirs L'affaire de l'influenceux Je peux vous dire Que pour tous ces dossiers Nous avons mis le paquet En termes d'investigation judiciaire Vraiment Et nous avons retrouvé Les auteurs De temps en temps record
Laurent Nunez Vous avez parlé d'agression De quoi s'agit-il ?
Des coups et blessures volontaires On en a eu On a eu des personnes Dont il apparaissait De manière ostensible Qu'elles étaient de confession juive Ici le port d'une kippa Là un tatouage sur un bras Qui ont pu Avec une étoile de David Qui ont pu faire l'objet De coups et blessures volontaires Vous savez Vous avez l'exemple De ce rabbin Qui a été agressé dans le métro Par un jeune homme Qui a été retrouvé Qui a été interpellé Qui a été placé en garde à vue Un jeune homme De très jeune âge Et donc nous avons retrouvé Cet individu Là encore en un temps record Grâce aux investigations Menées par mes services Et en l'occurrence Par la police régionale Des transports
Laurent Nunez L'âge des auteurs
L'âge est variable L'âge est variable On a des très jeunes auteurs Et on peut avoir Parfois des personnes Qui sont plus âgées Qui ont 40, 50 ans Et qui sont Parfois ancrées Dans la défense De la cause palestinienne Mais vu D'un point de vue Très radical Ce sont des gens Qui sont très radicalisés Je ne stigmatise pas Ceux qui défencent La cause palestinienne Bien évidemment
Mais c'est l'un des moteurs
On peut avoir Des auteurs Qui sont dans l'engagement Dans l'engagement politique De soutien à la cause palestinienne Mais de manière extrêmement radicale Puisqu'ils basculent Ils franchissent la ligne rouge Et tombent sous le coup De la loi pénale Dans les actes antisémites On a aussi tous ces slogans Qu'on a pu observer Sur des manifestations Et qui étaient des slogans Qui comparaient Israël Au nazisme Ou qui parfois Comparaient des faits Par exemple La Shoah Avec ce qui pouvait Se passer actuellement Laurent Liniers
Vous avez dit 375 actes Combien d'interpellations Combien de condamnations
Alors sur les interpellations C'est 130 Donc évidemment Nous avons 130 interpellations Alors je n'ai pas le détail Des condamnations C'est l'affaire de la justice Moi mon travail C'est de faire en sorte Que les policiers Sous le contrôle des parquets Retrouve très vite Les auteurs Et en général C'est fait très rapidement Et vraiment Ce sont vraiment des sujets Que nous prenons très au sérieux Mais comme toutes les atteintes Je veux bien le dire ça Et justement Toutes les atteintes Il y en a d'autres
Il y a des atteintes Contre les chrétiens Il y a des atteintes Contre les musulmans Récemment
Oui Il y a des actes Antimusulmans Mais il y en a Il y en a moins en ce moment Nous les traitons Avec le même sérieux Nous déployons les mêmes moyens Mais ce n'est pas Dans les mêmes proportions Il y a une explosion Nous protégeons les lieux de culte Nous protégeons aussi Les lieux de culte musulmans Les vendredis On a eu l'occasion Le ministre s'est rendu A la grande mosquée de Paris Pour le 11 novembre Il a eu l'occasion De le rappeler Nous sommes présents Les vendredis Aux entrées sorties Des mosquées Et nous La république française C'est ça Nous protégeons Tous les cultes Il ne faut pas laisser à penser Qu'en ce moment Il y aurait une préférence Finalement Pour la communauté juive Il n'y a pas de préférence Il y a une vague D'antisémitisme Qu'il nous faut enrayer En diguer Qui n'est pas normale Et on ne peut pas la nier C'est une réalité Je ne vous cache pas Que moi Dès que je me lève le matin Mon premier réflexe C'est de regarder la synthèse du jour Sur les actes antisémites Qui ont été commis la veille Évidemment Ils me sont rapportés Tous en temps réel Mais tous les matins J'ai la synthèse Et elle est assez effrayante En ce moment Elle est assez effrayante Et ça Personne ne peut le nier Personne n'a le droit de le nier
Laurent Nunez Vous avez évoqué Certains militants radicalisés De la cause palestinienne Et les slogans Il y a une manifestation A nouveau prévue samedi Est-ce qu'elle sera autorisée ?
Elle ne sera pas interdite Elle ne sera pas interdite Vous savez On gère ces manifestations Au cas par cas C'est du cas par cas C'est-à-dire qu'on regarde Le contenu de l'appel à manifester La qualité des déclarantes Qui sont-ils Pour se prononcer J'applique moi Les instructions du ministre De l'Intérieur Et la jurisprudence Du Conseil d'État Donc effectivement Je n'interdirai pas La manifestation De samedi prochain Qui est déclarée Notamment par des partis politiques Dont la France insoumise Un certain nombre d'organisations syndicales Un certain nombre de collectifs De soutien De la cause palestinienne Avec des messages Qui sont des messages D'appel au cessez-le-feu D'appel à la paix Qui ont su condamner Ce qui s'était passé Le 7 octobre Après il y a le verbatim Qui n'est pas forcément Celui que moi j'emploie Pour moi c'est un acte de terrorisme On parle de crime de guerre Ces manifestations Ne sont pas interdites Mais ça ne veut pas dire Je n'interdis pas D'autres manifestations Vous savez le week-end dernier Ça n'a pas fait énormément De bruit Mais le dimanche J'ai interdit Une manifestation du NPA Il y a eu une manifestation samedi Déclarée par la France Insoumise Et certains syndicats Et j'ai interdit dimanche Une manifestation du NPA Dont je considérais Qu'elle risquait de provoquer Des troubles à leur public Et ce week-end Il y a une nouvelle manifestation samedi Moi je suis en contact Avec les députés De la France Insoumise Qui prennent l'appel De m'appeler De m'expliquer Comment va se dérouler la manif L'itinéraire Cette manif aura lieu Par contre dimanche J'ai une manifestation Qui est déclarée Sur un parcours Qui ne me convient pas Avec une déclaration Qui appelle clairement Au soutien De la résistance palestinienne De la résistance palestinienne Celle-là sera interdite Qui ne condamne en rien Ce qui a pu se passer Le 7 octobre Qui est déposée Par une structure De soutien De la cause pro-palestinienne Dont je considère Qu'elle est radicale Et donc cette manifestation Oui je l'interdirai Je l'interdirai
Celle-là sera interdite Laurent Nunez Préfet de police de Paris Merci d'avoir répondu A mes questions Merci d'avoir regardé cette vidéo
Laurent Nuñez