Dominique de Villepin, ancien Premier ministre : “La diplomatie du bisou a des limites aujourd’hui”
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:01OuverteRéponse directe
Que vous inspire la vidéo de Donald Trump sur Gaza ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment anticiper les crises géopolitiques actuelles ?
- 15:01OuverteRéponse directe
Pensez-vous que les relations franco-américaines sont dans une rupture profonde ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Faut-il acter que les États-Unis ne sont plus nos alliés ?
- 25:01OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous l'action d'Emmanuel Macron face à la guerre en Ukraine ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quelle leçon tirez-vous de la dissolution de 1997 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:01Dominique de VillepinFait
« le simple fait d'imaginer une Riviera à Gaza est une monstruosité »
- 15:01Dominique de VillepinFait
« les préoccupations des États-Unis n'est plus celui de l'Europe »
- 45:01Dominique de VillepinFait
« la République est en danger »
- 50:00Dominique de VillepinFait
« je crains l'inverse je crains d'être un peu en avance puisque je n'ai jamais cessé d'essayer d'expliquer ce qui allait se passer »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
le simple fait d'imaginer une Riviera à Gaza est une monstruosité donc c'est la colonisation numérique qui permet une vassalisation complète du continent européen les préoccupations des États-Unis n'est plus celui de l'Europe mais on voit bien que la diplomatie du bisou elle a quelques limites bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans sens politique l'émission qui prend le temps de connaître un invité pour décrypter avec lui son parcours son eng et sa personnalité au rythme de l'actualité profession diplomate tiré à quatre épingles comme dans la chanson on loue son élégance diplômé de Lena en 1980 promo Voltaire comme sgolen Royal et François Hollande il intègre le qu d'Orsa à 27 ans Direction des Affaires africaines en 1984 premier poste à l'étranger c'est à Washington qu'il est nommé et puis les ministères à 40 ans en 1993 il dirige le cabinet d'Alain Jupé ministre des Affaires étrangères un poste qu'il obtient 10 ans plus tard sous Jacques Chirac son visage connu des français devient celui du nom à la guerre en Irak et il s'impose comme le symbole de la diplomatie à la française Premier ministre de 2005 à 2007 il gère le CPE la crise des banlieux et la rivalité avec Nicolas Sarkozi à l'intérieur c'est son rival qui s'impose et qui gagne la présidentiel 2011 rupture de banc il quitte le parti gouliste de sa jeunesse pour fonder la République solidaire et se lancer à la présidentielle de 2012 échec disparition des radars médiatiques traversé du désert on le dit proche de la Chine et du Qatar ses activités de conseil ne sont pas publiées polémiques depuis le 7 octobre l'élection de Donald Trump et la guerre en Ukraine sa voix revient en force sur la scène nationale dans la droite ligne de la tradition de la politique arabe de la France sous jaces Chirac il maintient son cap malgré les oppositions il aime la liberté et soliloqué il dit que devenir président sa demande du temps cette semaine il est arrivé triomphalement dans le baromètre des personnalités préférées des Français deant sent Édouard Philippe alors qu'a-t-il en tête et que veut-il pour notre vieux pays bonjour Dominique de Villepin bonjour merci d'avoir accepté notre invitation et merci à vous de nous écouter comme chaque samedi nous sommes ensemble jusqu'à 13h30 je ne sais pas si vous êtes promené cette semaine Dominique de Villepin sur le compte Instagram de Donald Trump il a pu publoué une vidéo entièrement réalisée par intelligence artificielle de ce qu'il appelle Trump Gaza la bande de Gaza qu'il aurait entièrement reconstruite en Riviera avec une statue en or de lui à l'entrée Elon Musk et benjamine netaniaahou qui boivent des cocktails ou dansent sur la plage que vous inspire cette prise de position si on peut l'appeler comme ça du président américain l'incompréhension croissante entre deux monde deux sociétés le simple fait d'imaginer une Riviera à Gaza au sortir de l'épreuve qu'a connu Gaza est une monstruosité et c'est surtout une méconnaissance complète de la culture de cette région de la culture palestinienne de l'identité palestinienne donc ça montre l'incapacité profonde de ceux qui dirigent le monde à pouvoir penser l'avenir à la place des peuples qu'il serait censé servir donc nous nous sommes devant quelque chose qui n'a pas d'avenir et qui nous conduira à une impace il y a pas besoin d'être un grand géopoliticien pour le dire et c'est peut-être une des caractéristiques les plus intéressantes du monde d'aujourd'hui c'est que nous savons très en avance ce qui va se passer nous voyons venir les crises nous voyons venir les murs et et c'est parce qu'il y a des automatismes il y a dans certaines visions comme celle de Donald Trump vis-à-vis de l'Europe il y a dans les visions Donald Trump sur l'Ukraine ou sur le proche orient des automatismes qui enclenchent mécaniquement des catastrophes vous dites et nous pouvons les anticiper vous dites que on peut avoir une vision des choses qu'on peut anticiper mais sur ce conflit entre Israël et Gaza sur ce conflit au Proche Orient comment peut-on imaginer une suite voire même une issue favorable alors qu'il dure depuis toutes ces années ce n'est pas parce que c'est difficile que c'est impossible et ce n'est pas par parce que c'est difficile que nous n'avons pas le devoir de continuer à essayer quelles sont les leçons qu' l'on peut tirer de l'expérience tragique de cette région et j'en reviens sur chaque sujet c'est une une conviction profonde si nous ne tirons pas les leçons de l'expérience nous ne pouvons pas avancer quelles sont les leçons que l'on peut tirer c'est que l'emploi de la force brute de la force militair de façon récurrente depuis 1948 n'a jamais conduit à la stabilité n'a jamais conduit à une sécurité durable et n'a jamais conduit à la paix et c'est donc qu'il faut s'appuyer sur des principe pour reconstruire cette région et si possible construire la paix et ça passe par une vision politique et en l'occurence par ce qui constitue l'injustice de 1948 c'est la création d'un État palestinien vous savez quand vous êtes malade il faut faire baisser la température et il faut vous soigner il faut réparer cette région a besoin d'être réparée et elle ne trouvera pas d'équilibre tant que ça n'aura pas été fait euh cette semaine il y a eu plusieurs résolutions à l'ONU que vous connaissez bien qui ont été voté ou pas voté sur la guerre en Ukraine et il y a une forme de Nouvelle Alliance qui semble se dessiner entre les États-Unis la Russie et Israël qui n'ont pas vootter la résolution européenne qui réclamait le retrait des troupes russes d'Ukraine pour une paix durable est-ce que selon vous Dominique de Villepin c'est c'est bien une nouvelle alliance qui est en train de se jouer sous nos yeux oui c'est c'est un basculement le basculement géopolitique n'est pas nouveau nous le voyons se dessiner depuis de nombreuses années il s'est accéléré depuis le 11 septembre 2001 mais ce basculement il prend une forme aujourd'hui inédite parce que nous ne sommes pas seulement dans une logique d'affirmation de nouveaux empires dans une logique de confrontation entre les États-Unis et la Chine mais il y a en quelque sorte une une nouvelle alliance qui se forme qui a en tout cas un certain nombre de points communs sur le plan idéologique et qui crée une proximité entre Donald Trump Vladimir Poutine et peut-être d'autres demain et qui a pour conséquence de provoquer un énoillement très grand pour ne pas dire un fossé entre les anciens alliés les États-Unis et l'Europe cette division ce découplage au sein de l'Occident entre l'Europe et les États-Unis il a des conséquences très grandes parce qu'il se décline pas seulement sur le plan géopolitique il se décline sur le plan politique et idéologique on l'a vu avec le discours de J V le vice-président américain munichque il se découple sur le plan économique avec le protectionnisme Donald Trump vient de décider des barrières douanières de 25 % vis-à-vis des Européens et il a aussi une incarnation technologique et qui est majeure parce que je pense que c'est l'objectif le plus important aujourd'hui pour l'administration Trump et pour les techno-entrepreneurs Américains c'est de prendre des esprits européens donc c'est la colonisation numérique qui une fois qu'elle est réalisée permet une vassalisation complète du continent européen dans une logique donc de de prédation une question de Tara qui nous écrit de Washington la dernière fois que les relations franco-américaines ont été aussi entravé remonte à votre discours de 2003 sur la guerre en Irak pensez-vous que nous sommes dans un moment du même type ou dans une rupture bien plus profonde oui je je crains que nous ne soyons plus du tout dans un moment la la l'opposition qui a existé entre la France et et d'autres pays et les États-Unis en 2003 c'était une opposition sur une vision du Moyen-Orient c'est une opposition face à des néoconservateur qui avait en tête un Rê fou de par la force militaire par le changement de régime réenchanter le Moyen-Orient et imposer la démocratie c'était absurde on leur a dit depuis le premier jour ça devait créer chaos et ça a créé le chaos et le terrorisme international qui a été décuplé aujourd'hui nous sommes dans quelque chose qui est beaucoup plus structurant c'est pas juste une poussée de fièvre d'un président américain c'est une véritable nouvelle vision du monde à travers à la fois un révisionnisme de l'ordre mondial les États-Unis se se retirent de l'ordre multilatéral recherche des accords bilatéraux avec un souci transactionnaire on fait des deal on fait des accords à droite et à gauche et tout cela se double d'une volonté impériale avec des choses qui nous paraissent impensable comme mettre la main sur le Groenland s'élargir au Canada rebaptiser le golfe du Mexique en Golfe d'Amérique donc vous voyez bien que c'est une transformation complète de l'échi internationale est-ce qu'il faut acter aujourd'hui Dominique de Villepin que les États-Unis ne sont plus nos alliés il faut acter que les préoccupations des États-Unis que le souci des États-Unis n'est plus celui de l'Europe et ce souci est autre il est aujourd'hui vers le Pacifique il n'est plus non plus dans une volonté d'alliance qui établissent une relation privilégiée puisque nous sommes plutôt plus maltraités que d'autres qui sont considérés traditionnellement comme des adversaires des États-Unis et la relation avec Poutine est exemplaire puisqu'ils en sont à discuter partenariat économique exploitation de gisements énergétique voire même de terre rare en Ukraine donc c'est pour vous dire qu'il y a il y a véritablement un intérêt commun qui s'est construit là où l'intérêt des Américains pour la protection des Européens et bien elle n'est plus là donc oui nous avons le devoir de constater cette réalité et d'en tirer une fois de plus là encore toutes les leçons Emmanuel Macron s'est rendu à la Maison Blanche lundi comment le diplomate que vous êtes voit VO l'action du Président de la République depuis ces fameux 15 jours avant l'invasion russe où il est à cette grande table face à Vladimir Poutine jusqu'à cette prise de leadership en Europe cette semaine le le le conflit en Ukraine a mis à l'épreuve toutes les chancelleries et donc il y avait pas de de de de stratégie clé en main facile à adopter c'est c'est un un changement progressif qui qui s'est fait pour la plupart des dirigeants du monde et et c'est normal il faut s'adapter à une réalité qui s'impose à vous et qui qui n'a pas été pensé précédemment mais donc cela s'accompagne de changement d'orientation d'hésitation et une fois de plus tout ça c'est normal mais aujourd'hui nous n'en sommes plus là aujourd'hui nous savons pertinemment que il y a un risque majeur pour l'Europe à accepter le fait accompli de l'agression russe il y a un risque majeur pour la sécurité des Européens il y a un risque majeur pour l'ordre international puisque récompenser une agression comme celle de la Russie c'est mettre à bas le droit international et l'ordre international de 1945 et de 1991 et donc nous avons le devoir de d'affirmer notre propre vision ce qui était euh embarrassant si je puis dire lors de la visite à Washington du Président c'est qu'au même moment où il est dans la Maison Blanche en pariant sur la séduction la compréhension qui est un clavier passionnel émotionnel que l'on peut comprendre mais on voit bien que la diplomatie du bisou elle a quelques limites euh aujourd'hui et donc je pense qu'il faut la remiser nous sommes dans un temps où quoi qu'il arrive il faut prendre une distance de la gravité de la sobriété de la dignité parce qu'au même moment où euh Emmanuel Macron était dans le bureau de la Maison Blanche et bien il y a vous l'avez rappelé ces deux résolutions votées par les États-Unis et qui marquent ce revirement stratégique l'Amérique passant du côté des États qui hier étaient ses ennemis de pr [Musique] dilection dans ce temple des Nations Unies nous sommes les gardiens d'un idéal nous sommes les gardiens d'une conscience la lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix et c'est un vieux pays la France d'un vieux continent comme le l'Europe qui vous le dit aujourd'hui qui a connu les guerres l'occupation la barbarie un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit au combattants de la liberté venu d'Amérique et d'ailleurs et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes fidèle à ses valeurs il veutir résolument avec tous les membres de la communauté internationale ils croi en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur c'est votre voix Dominique de Villepin qu'on reconnaît le 14 février 2003 devant le conseil des de sécurité des Nations unies à New York à la fin de votre discours vous êtes applaudi qui est tr r dans cette enceinte et on est très loin pour reprendre votre expression de la diplomatie des bisous oui parce que euh le le temps était d'une gravité exceptionnelle puisque nous savions déjà ce qui allait se passer et ce qui importait à ce moment-là pour la diplomatie française c'était d'ouvrir les yeux de la communauté internationale que chacun comprenne que ce n'était pas une opposition qui allait s'affirmer entre l'occident le Moyen-Orient et le monde mais euh un choix des Américains comme nation avec d'autres nations dont la France avec la Allemagne et d'autres pays qui eux auraient voulu auraient souhaité choisir une autre voie une voie de la sécurité collective j'insiste sur le mot collectif une voix fondée sur des inspections qui se déroulaient en Irak et qui donnait des résultats il y avait donc une mécanique un outil qui était en train de se dessiner pour lutter contre le risque de prolifération qui s'est confirmé en Corée en Iran et cetera alors même que les États-Unis voulaient utiliser la force la force militaire sans aucune stratégie politique vous venez d'être nommé au Cadoret quand vous prononcez ce discours puisque Jacques Chirac vous nom en 2002 on est en 2003 vous avez 50 ans le kedorc c'est ce que vous avez intégré comme corps à la sortie de Lena est-ce que vous savez en écrivant ce discours en le prononçant que c'est le discours de votre vie je sais puisqu'il y a eu plusieurs rendez-vous devant le Conseil de sécurité donc plusieurs discours que c'est un moment clé et et d'ailleurs quand je m'assiais arrivant du Concorde depuis Paris quand je m'assiais dans la salle du Conseil de sécurité je crois que le le le véritable mur de médias de presse de caméra en disait assez long sur le cette attente qui était derrière cette réunion CE Man et et donc oui chacun retenait son souffle et et et essayait d'imaginer vers quoi on allait sachant que du côté américain il y avait euh beaucoup de gravité du côté du secrétaire d'État américain Colin poell mais aussi beaucoup de légèreté dans cette administration je me rappelle encore m'entendre dire par les plus hautes autorités américaines à quel point là encore ils allaient régler le problème en quelques jours 3 jours donc on est on est on n pas tout à fait dans les 24 heures qui régleraient l'Ukraine mais c'était 3 jours qui permettrait de pacifier et et et et de Ronner à à l'Irak sa stabilité il paraît que Jacques Chirac a relu ce discours à la virgule près et j'aime beaucoup nous avons nous avons comme toujours avec Jacques Chirac une relation de confiance absolue donc j'ai j'ai j'ai donné à Jacques Chirac à lire ce discours et il n'en a pas changé une virgule c'est pour vous dire à quel point la confiance existait entre nous France Culture sens politique Astrid de Villen [Musique] mes chers compatriotes après consultation du Premier ministre du président du Sénat du président de l'Assemblée nationale j'ai décidé de dissoudre l'Assemblée nationale le décret de dissolution et le décret fixant les dates des élections législatives au 25 mai et au 1er juin seront publié demain matin pourquoi au risque de vous surprendre me suis-je résolu à user maintenant du pouvoir que me confère l'article 12 de la Constitution pour abréger le mandat d'une assemblée que j'ai tenu à conservé en 1995 dont la majorité a soutenu loyalement le gouvernement une assemblée qui a contribué à définir les lignes de force d'une France moderne et compétitive et à laquelle je tiens à rendre hommage aujourd'hui je considère en conscience que l'intérêt du pays commande d'anticiper les élections j'ai acquis la conviction qu'il faut redonner la parole à notre peuple afin qu'il se prononce clairement sur l'ampleur et sur le rythme des changements à conduire pendant les 5 prochaines années la voix de Jacques Chirac le 21 avril 1997 lors d'une allocution à la télévision pour annoncer la dissolution où êtes-vous Dominique de Villepin à ce moment précis je rappelle que vous avez été nommé 2 ans plus tôt en 1995 secrétaire général de l'Élysée je suis pas très loin de Jacques Chirac qui enregistre ce message et donc j'occupe le bureau qui est à côté du sien au premier étage de du Palais de l'Élysée on a beaucoup dit que vous étiez l'instigateur de cette dissolution mais j'aimerais que vous nous racontiez si vous le voulez bien la réunion du 17 avril vraisemblablement tous s cellés à l'Élysée avec Christine Albanel la plume de Jacques Chirac Jacques Pilan le communiquant Claude Chirac la fille et la conseillère du président les sondages sont de plus en plus pessimistes quand à une majorité et vous actez ce jour-là la dissolution tous ensemble alors vous voyez c'est toujours intéressant les reconstructions parce que rien ne s'est décidé ce jour-là Jacques Chirac n'avait pas le goût de de ce type de de décision collective ça s'est donc pas passé comme ça c'est raconté comme ça aujourd'hui et mis en scène comme ça à travers certains certains documentaires mais ce n'est pas la réalité des choses ça s'est passé entre Alain jupet Jacques Chirac j'était présent et cette décision c'est une décision politique qui est prise c'est pas une décision qui est prise au regard des sondages pourquoi ça n'a pas été pris au regard des sondages parce que ce qui est en toile de fond de la décision de jacqu Chirac c'est une situation économique qui selon les informations qui nous viennent de Bery se dégrade rapidement et qui risque de compromettre la capacité de la France de tenir ses engagements et de se qualifier pour l'Euro donc il y a euh une contrainte lourde sur la politique française et la question c'est comment avec un gouvernement qui est celui d'Alain Jupé qui a été très affaibli par les grèves par les tensions par les divisions de sa majorité on l'a oublié mais mais nous étions en but à l'époque à une majorité extraordinairement turbulente dans ce contexte là jacquchirac et à GP ont estimé qu'il était important de se ressourcer on ne pouvait pas demander aux Français les efforts qu'il fallait leur demander sans donner la parole aux Français et les faire choisir la difficulté c'est que Jacques shirac ne voulait pas se séparer d'uninjupé et donc il s'agissait en quelque sorte de solliciter les français pour refaire la même chose et c'est là où la dissolution la mécanique de la dissolution il y a d'autres paramètres a en grande partie c'est en grande partie enrayé parce que les Français n'ont pas compris en quelque sorte ce qu'on leur demandait puisqu'il s'agissait de de de reconduire la même politique et donc là il y a il y a une y a une décision politique et une réalité politique qui s'est imposée elle s'est imposée j'allais dire Infiné le calendrier choisi là encore a sans doute pesé mais cette réalité politique elle était extrêmement claire et Jacques Chirac l'a reconnu il a parfaitement reconnu le vote des Français pourquoi Jacques Chirac vous choisit en 1995 pour être ce qu'on appelle parfois le deuxème cerveau du président secrétaire général de l'Élysée d'abord je connais jchira à l'époque depuis 1980 et je travaille pour Jacques Chirac ou avec Jacques Chirac quoi que diplomate en très grande proximité avec lui tout au long de ces années mais surtout à partir de 92 de la formation 92 93 la formation et la préparation du gouvernement baladure je suis au cœur [Musique] de l'action de Jacques Chirac et nous ne sommes pas nombreux je suis dans l'ombre mais la cheville ouvrière de l'équipe qui s'est mis en place pour l'accompagner sur ce chemin nous n'étions pas nombreux à être présents et nous étions encore moins nombreux à croire à sa victoire et Jacques Chirac est un homme de fidélité il m'avait dit en 1980 que je serais amené à travailler avec lui et vous voyez 15 ans plus tard c'est ce qui s'est accompli quel poste avez-vous préféré upé Dominique de Villepin j'ai j'ai j'ai aimé tous les postes que j'ai occupé parce que c'était des postes de responsabilité même s'ils sont très différents entre le le rôle de directeur de cabinet d'un ministre d'un grand ministre comme alin Jupé des Affaires étrangères le secrétariat général l'intérieur le K d'orset le Premier ministre le poste que j'ai peut-être le plus apprécié parce que c'était un temps de de proximité de tous les instants c'est celui de secrétaire général avec Jacques Chirac le le le fait d'être dans dans le secret véritable de des choses mais aussi parce qu'il faut pas se se se le nier dans dans la douleur aussi des choses parce que le pouvoir c'est pas un long fleuve tranquille c'est c'est c'est partager beaucoup d'angoisse beaucoup d'inquiétude c'est sans doute oui ce ce moment-là de de d'affection d'estime profonde euh et de service parce que partout où j'ai été c'est c'est l'esprit de service qu' a remporté c'est étonnant que vous parliez de ce poste là parce que dans votre livre notre vieux pays publié en 2011 chez plomb vous dites que ce poste là ainsi que Matignon vous aurait coupé du pays et d'ailleurs vous parlez beaucoup des Français dans ce livre et ça m'a marqué parce qu'on dirait que les choses n n'ont pas beaucoup changé page 13 vous dites ils attendent tout de l'État mais ne supporte pas qu'ils se mêlent de leur vie ils veulent que tout soit comme avant mais exigent le progrès pour tout ce qui est commode il trouve qu'il y a trop d'étrangers mais il tapent le carreau avec eux sans leur demander leur papier d'identité général de Gaul avait une formule assez saisissante pour qualifier ce ce ce tempérament français quand ils ne sont pas malheureux ils sont mécontents et quand ils ne sont pas mécontents ils sont malheureux c'est dire oui nous sommes un peuple très particulier ou destin particulier et il y a donc un destin français et il y a aussi un malheur français et donc en 2011 vous repérez des choses dans la France profonde et même de métropole qu'on dont on entend encore parler aujourd'hui vous dites j'ai vu des agriculteurs qui travaillent presque sans revenu j'ai vu des artisans qui avaient renoncé à embaucher j'ai vu des professionnels libéraux face au mur du développement de leur entreprise j'ai rencontré des médecins des soignants des aides à domicile qui assure au quotidien le désarroi des Français c'est la réalité c'est la réalité française et c'est aussi malheureusement la réalité du pouvoir et c'est pour cela que c'est une des des leçons que j'en ai tiré c'est pour cela que il ne faut pas se satisfaire seulement quand on est au pouvoir dans son emploi du temps de dégager quelques heures pour partir en province ou pour aller à la rencontre d'une association et c'est là où il y a dans la construction du pouvoir français de l'exécutif et et des deux branches de l'exécutif une un isolement qui doit être contrecarré et j'avais par exemple c'est un exemple mais qui vous montre bien à quel point ma préoccupation était forte dans ce domaine on a le Conseil des ministres le Conseil des ministres ça ça ouvre le président sur la réalité de l'action gouvernementale moi j'avais proposé qu'on ait un conseil des régions deux fois par mois que le président puisse organiser exactement comme le Conseil des ministres un conseil avec l'ensemble des présidents de région pour avoir accès à la réalité des territoires c'est-à-dire au vécu des des Français cette question l'isolement elle est doublement problématique le fait qu'on est coupé effectivement de la réalité de la préoccupation et souvent de la sououffrance des Français et deuxièmement qu'on subit une deuxième agression deuxiè un deuxième enfermement qui est celui de l'esprit de cour toute la culture toute notre histoire porte en France la cour à aller dans le sens du monarque et ça c'est un véritable drame nous manquons dans le service de l'État et en dehors de gens capables de dire tout à fait ce qu'ils pensent au chefs de l'État et c'est comme cela que ma rencontre s'est faite avec Jacques shirac en 1980 c'est sur cette base-là Jacques shirac m'a dit puisque j'avais contesté ce qu'il me disait il m'a dit un jour nous travaillerons ensemble parce que on a besoin de gens qui vous disent les choses et pourtant Dominique de vilpin vous n'avez jamais souhaité vous présenter au suffrage universel direct notamment localement alors c'est un peu plus compliqué que ça euh c'est pas que je n'ai jamais souhaité euh et ça tient à des à à à des pratiques et et à des personnalité Jacques Chirac quand il aimait bien certaines personnes c'était mon cas c'était le cas par exemple d'Ana Jupé était assez pe soucieux de les encourager à l'élection je dirais même il était même pront à les dissuader moi j'ai vécu avec Alain Jupé j'avais des attaches personnelles à Bordeaux puisque je suis familialement proche de Jacques chavandelmas et et j'ai vu à quel point Jacques Chirac voulait dissuader à la jupée d'être candidat à Bordeaux pourquoi jacquesac avait besoin de cette proximité avec les gens auquel il croyait et donc tout ce qui pouvait les éloigner de cette tâche de de proximité et de conseil il ne les encourageait pas et puis la vie a fait que j'ai été aspiré par ses fonctions et que donc la la question de l'élection ne s'est jamais véritablement posée pour moi est-ce que vous êtes un insoumis je suis né en Afrique j'ai été au aux avant-postes de la de la décolonisation je l'ai vécu au première loges ma famille ayant habité en Algérie puis après au Maroc j'ai grandi en Amérique latine j'ai vu les révolutions violent qui existait là-bas et je suis profondément sensible à l'aspiration des peuples et et à l'importance pour tout pouvoir d'essayer d'y répondre mais toute ma irière c'est construite avec une double exigence la première c'est c'est le volontarisme il faut avancer avec des projets qui défendent l'intérêt général mais la deuxième qui est issue du gaulisme c'est une politique d'équilibre et en toutes circonstances j'ai un objectif c'est la mesure et c'est au nom de la mesure que je prends les positions que je prends sur l'Irak avec jashirak c'est au nom de la mesure que je prends les positions que je prends sur le proche orient parce que on oublie dans le risque de guerre qui est pris par le gouvernement netaniaahou qu'il y a derrière l'escalade le risque de d'être sans issue de tomber dans une impasse et c'est au nom de la mesure donc que je me positionne par exemple aujourd'hui sur l'Algérie parce que je crois que vouloir rentrer dans la surenchère et dans l'ES calade on sait où ça commence on ne sait pas où ça termine et quand on est devant des enjeux brûlants il est important d'éviter d'être saisis par l'aventure nous connaissons les risques de la diplomatie ou de la politique de la canonnière je crois que nous ne sommes plus autant des colonies Dominique Villepin vous avez sans doute lu le Le Figaro du 22 février dernier qui titait Villepin du gaulisme au mélanchonisme vous avez sans doute vu le sondage publié dans Le Point la même semaine de cluster 17 de personnalité politique préférée des électeurs insoumis derrière Jean-Luc Mélenchon et j'ajoute cette question de Léa qui nous écrit sur Instagram comment vivez-vous le fait de séduire de plus en plus un électorat LFI compatible vous savez je je je ne fais pas de la politique avec l'idée de de séduire qui que ce soit je vous l'ai dit à chaque étape de ma vie mon engagement a toujours été celui du service et et d'un devoir que j'estimais devoir remplir et c'est parce que aujourd'hui il y a des menaces sur la République sur l'état naation sur la démocratie que je reprends la parole et et que je me met euh euh à essayer de rappeler un certain nombre de choses qui me paraissent importantes dans cette période mais là encore parlons concrètement sur la question des institutions je ne fais pas partie des adeptes de la 6e république je fais partie au contraire de ceux qui pensent que la 5e République nous donne un cadre qui doit nous permettre d'avancer même si des ajustements sont possibles même le 493 que vous avez utilisé pour le CPE mais il y a pas de limite vous savez à la réflexion ce qui me paraît important c'est de rééquilibrer d'abord les relations entre le Premier ministre et le président et le Premier ministre et le Parlement et donc je pose la question pourquoi ne pas obliger le Premier ministre par exemple à solliciter de façon obligatoire la confiance et donc d'introduire un lien de L intimité directe du premier ministre vis-à-vis du Parlement donc il y a des adaptations qui sont absolument indispensables mais prenons d'autres exemples sur les questions de politique étrangère qu'il s'agisse de l'Ukraine ou depuis le premier jour j'ai dénoncé l'agression russe sur le Proche-Orient et la C palestinienne depuis le 7 octobre ou depuis le premier jour j'ai dénoncer le terrorisme du Hamas sur chacun de ces points l'antisémitisme que je n'ai jamais considéré comme résiduel sur tous ces points vous voyez je me réfère par rapport à des convictions qui sont anciennes et je n'ai jamais varié et c'est sans doute ce qui agace une partie de la classe médiatique et politique la question Dominique de Villepin et elle se posait d'ailleurs déjà en 2007 j'ai lu un article dans le monde de Raphaël bqueet qui disait la même chose c'est quel est votre espace politique là encore si vous partez de la fin c'est-à-dire j'aurais une ambition présidentielle effectivement vous avez raison de me poser la question mais c'est pas le sujet pour moi aujourd'hui le sujet c'est que il y a un combat mené il y a un silence que je qualifieraiis d'assourdissant d'une grande partie de la classe politique sur des grands enjeux qui concernent les Français qui vont déterminer leur avenir on a du mal à ne pas voir des ambitions présidentielles dans tout ce que vous êtes en train de dire en ce moment et encore aujourd'hui de VO ça prouve que il y a un doute chez c'est un certain nombre de représentants de la classe politique et médiatique sur ce quel l'esprit de service moi j'appartiens à une famille de militaire j'appartiens à une famille où l'esprit de service c'est tout on s'engage pour son pays et quand ce pays est en danger or aujourd'hui il y a pas besoin d'être un grand analyste pour voir que la République est en danger et bien on donne tout ce que l'on a et ce que j'ai moi aujourd'hui c'est quoi c'est une expérience et la capacité à tirer des leçons là où d'autres veulent à chaque fois emprunter les mêmes chemins de la surenchè de l'extrémisme dans un monde et c'est important à rappeler où la doctrine aujourd'hui qui est celle de l'ililibéralisme du despotisme démocratique comme aimit à dire tokville c'est celle de l'illimitisme il y a plus de limite et il y a plus de mesures ensuite il y a une forme de trou noir dans la vie politique française en tout cas une période vous disparaissez un peu des radars médiatique de 2012 à 2022 vous êtes avocat vous créez ce cabinet de conseil villepain international vous entretenez des liens avec la Chine et le Qatar et on vous reproche notamment permettez-moi de corriger je n'entretiens aucun lien avec le Qatar jamais vous êtes amis de la famille prinère altani oui mais madame je je connais une étudiante qui vient à Paris ça ne fait pas de vous quelqu'un qui a des liens avec ça vous même à laaise ce sujet à chaque fois pas du tout au contraire je vous clarifie les choses je clarifie les choses parce que on ne peut pas dire tout et n'importe quoi oui mais parce qu'on vous reproche de ne pas publier vos comptes et de préférer payer une amende annuelle de 3000 € je n'ai jamais payé d'amende ah bonond vous êtes jour mais oui dans un article du Monde mais le monde il arrive que le monde dise des choses fausses je n'ai jamais payé une amende de 3000 € plusô jamais ok jamais et par ailleurs euh ce qui est essentiel je n'ai jamais travaillé pour aucun état et ma société n'a jamais eu aucun contrat avec des états du golf soyons clair parce que il y a un moment faut remettre les pendu laaleur ce n'est pas moi ce n'est pas moi qui introduit le Qatar au PSG ce n'est pas moi qui a exempté fiscalement le PSG ce n'est pas moi qui a travaillé à faire en sorte que la Coupe du Monde et eu est lieu au Qatar comment se fait-il que mon nom parmi les responsables politiques français soit cité alors que ceux de ceux qui ont effectivement des relations suivies et développé avec ces états ne sont jamais mentionnés c'est dire à quel point à travers moi c'est autre chose on veut régler c'est quoi c'est le fait que ce que je dis sur un certain nombre de grands sujets dérange c'est le fait que ce que je dis je le dis haut et fort je n'entre pas dans le jeu politique et le jeu politicien ce que je dis je le dis pour les Français et j'estime que sur le plan démocratique c'est une absolue nécessité est-ce que vous n'avez pas peur Dominique de villep maintenant vous faites ce retour dans la vie politique française d'être un peu en décalage avec le nouveau monde je je je je crains l'inverse je crains d'être un peu en avance puisque je n'ai jamais cessé d'essayer d'expliquer ce qui allait se passer et je ne crois pas m'être beaucoup trompé sur les risques qui nous attendaient quand en 2003 je prends date avec une Amérique qui perd la boussole on anticipe déjà ce que va devenir le trompisme quand je dénonce la logique illibérale d'un certain nombre d'État on voit bien qu'aujourd'hui c'est ce qui est en train de gagner les esprits mais quand quand vous certains de vos proches de République Solidaire font passer des messages dans Le Parisien cette semaine pour dire qu'une tribune d'élu va vous appeler à la rescous Villepin président parisien cette semaine Dominique de je n'ai eu aucun contact avec le Parisien et aucune des personnes proches de moi n'a pu être contacté par Le Parisien il parle en H votre conseilleris mais je connais pas ah bon c'est votre premier fan mais non mais vous savez mais il y a des fans qui peuvent venir de partout je ne le connais pas c'est une association qui s'est Moné je n'ai jamais rencontré cette personne et je n'ai jamais eu aucun contact avec ce site jamais mais vous voyez c'est intéressant et il faut s'arrêter là-dessus parce que la démocratie française aujourd'hui elle souffre en permanence de ces petits jeux de ces petites manipulations de ces rumeur de la suspicion et c'est pour ça que je l'ai souvent dit on me reproche mais pourquoi une bonne fois pour tout tu ne fais pas un procès en diffamation x pourquoi tu ne contreattaques pas sur ceci ou sur cela mais je passerai ma vie à contrer les rumeurs voyez quand vous avez une personnalité qui dépasse un peu ce qu'on a l'habitude de rencontrer dans la rue et bien par définition vous attirez la foudre vous attirez la jalousie vous attirez la critique mais là vous me parlez depuis 5 minutes de gens et de choses que je ne connais pas est-ce que vous savez déjà où vous ferez votre déclaration de candidature mais là encore je je vous j'allais dire vous vous enferrez euh mais non la question ne s'est jamais posée pour le moment et elle se pose d'autant moins que mon engagement mon combat il est d'abord aujourd'hui pour essayer d'empêcher ce qui se dessine et qui se dessine dans les prochains mois donc c'est un combat de l'urgence pour essayer de faire en sorte que les Français puissent voir et comprendre ce qui se passe sens politique l'archive de l'invité écoute ce soir jeunesse de mon pays les cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a 14 ans puissent tout cette fois les entendre elles vont sonner pour toi l'hommage d'aujourd'hui n'appelle que le chant qui va s'élever maintenant ce Chant des Partisans que j'ai entendu murmurer comme un chant de complicité puis psalmodier dans le brouillard des Vau les bois d'Alsace mé au cris perdu des moutons des tabords quand les bazouas de Cora avançaiit à la rencontre des chars de runsted lancés de nouveau contre Strasbourg écout au jourdui jeunesse de France ce qui fut pour nous le champ du malheur c'est la marche funre descendre que voici à côté de celle de carneau avec les soldats de landur de celle de Victor Hugo avec Les Misérables de celle de jores veillé par la justice qu'elle reposent avec leur long cortège d'ombre défiguré aujourd'hui jeunesse puiss-tu penser à cet homme comme tu aurais approcher tes mains de sa pauvre face informe du Der dernier jour de ces lèbr qui n'avait pas parlé ce jour-là elle était le visage de la [Musique] France le 19 décembre 1964 le champ des partisans hymne de la résistance et la voix juste avant d'André mallerud devant le Panthéon sous les yeux du général de Gaulle et de son premier ministre George Pompidou pour le transfert des cendres du résistant Jean Moulin j'avais 11 ans et j'habité en Amérique latine j'ai entendu sur la radio de mon père ce discours et ce visage de la France celui martyrisé de Jean Moulin de juillet 1943 ne m'a jamais quitté qu'est-ce que c'était que la France à ce moment-l c'était pas un régime i c'était un souffle le souffle d'un homme celui de Jean Moulin mourant c'était le souffle d'un peuple de l'ombre qui dans les caves préparait les actes de résistance c'était celui d'hommes et de femmes qui dans les villages cachaient les enfants juifs et cette ce souffle cette idée de la France elle s'est transmise de génération en génération et aujourd'hui dans les temps difficiles qui frappent à nouveau aujourd'hui dans un moment où la menace pour notre pays pour la République est immense et bien oui il est important que la jeunesse de France puisse réécouter la voix d'André mallerau cette voix elle s'élève contre le mensonge elle s'élève contre la calomnie elle s'élève contre les rumeurs elle s'élève contre tous ceux qui ne défendent pas et ne servent pas la France et puisse cette voix retentir encore longtemps dans le cœur des Français merci Dominique de villep revenue dans sens politique vous pouvez réécouter cette émission et toutes les autres sur franceculture.fr sur l'application Radio France et sur la chaîne Youtube de France Culture merci infiniment à vararin qui comme chaque semaine m'a aidé à préparer cette émission à la réalisation Luc Jean renult à la technique aujourd'hui Valentin Bobinet et à la vidéo Félix de la cour merci à tous et à samedi prochain
Dominique de Villepin