"On espère sortir au plus vite de cette période, pour nos commerçants" souligne Frédéric Marquet, maire de Mulhouse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Quel bilan vous tirez après la nouvelle mobilisation de samedi ?
- 0:42RelanceRéponse partielle
On avait l'objectif de permettre de manifester mais surtout de protéger le centre-ville, nos commerçants et ce dispositif a fonctionné.
- 0:54OuverteRéponse directe
Est-ce que ça n'a pas découragé tout de même beaucoup de citoyens non-violents de venir manifester ?
- 1:33RelanceRéponse partielle
Mais est-ce que ça ne pose pas un problème démocratique ?
- 1:58FerméeRéponse directe
Est-ce que vous allez d'ailleurs maintenir le couvre-feu pour les mineurs au centre-ville jusqu'à vendredi comme vous l'avez annoncé la semaine dernière ?
- 2:22RelanceRéponse directe
Est-ce que vous envisagez de le prolonger ? Parce que c'est vrai qu'un couvre-feu c'est plutôt une mesure d'urgence.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13PrésentateurChiffre
« Un peu moins de 500 personnes se sont rassemblées place de la Bourse et pas dans le centre-ville. »
- 0:26PrésentateurFait
« On avait l'objectif de permettre de manifester mais surtout de protéger le centre-ville, nos commerçants et ce dispositif a fonctionné. »
- 0:54PrésentateurFait
« Est-ce que ça n'a pas découragé tout de même beaucoup de citoyens non-violents de venir manifester ? »
- 1:03PrésentateurFait
« Il faut dire que le préfet avait interdit toute manifestation au centre-ville de Mulhouse samedi et que vous avez mis en place un couvre-feu pour les mineurs. »
- 1:40PrésentateurFait
« Un problème démocratique non puisque la manifestation annoncée finalement déposée la veille à midi a pu avoir lieu en statique place de la bourse comme convenu avec les organisateurs. »
- 2:05PrésentateurFait
« Le couvre-feu est maintenu de 21h à 6h pour les mineurs non accompagnés. »
- 3:25PrésentateurChiffre
« 70% des commerçants du centre-ville n'ont pas ouvert leur magasin samedi après-midi par crainte de débordement. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Présentateur 228 %
- ?2 %
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7h46, on fait le bilan ce matin de l'acte 2 de la mobilisation contre la vie chère. Avec le maire de Mulhouse qui est en direct avec nous sur ICI Alsace. Bonjour Frédéric Marquet. Bonjour. Quel bilan vous tirez après la nouvelle mobilisation de samedi ? Un peu moins de 500 personnes se sont rassemblées place de la Bourse et pas dans le centre-ville. J'imagine qu'il y a une forme de soulagement chez vous
? Bien
sûr du soulagement parce que le dispositif a porté ses fruits. On avait l'objectif de permettre de manifester mais surtout de protéger le centre-ville, nos commerçants et ce dispositif a fonctionné. Même si évidemment on ne peut pas se satisfaire simplement d'une journée sans dégâts. On a envie au plus vite de retrouver un centre-ville ouvert, actif, le Mulhouse qu'on aime, accueillant avec de l'activité,
de
la fréquentation pour nos commerçants. Il faut dire que le préfet avait interdit toute manifestation au centre-ville de Mulhouse samedi et que vous avez mis en place un couvre-feu pour les mineurs. Est-ce que ça n'a pas découragé tout de même beaucoup de citoyens non-violents de venir manifester
?
Certainement je crois que de toute façon le climat national décourage aujourd'hui de venir faire du shopping le samedi après-midi dans les centres-villes. On le voit bien et c'est le postulat de départ que l'on avait pris avec les commerçants. On savait que l'activité serait en berne. L'objectif ce samedi c'était d'engager la désescalade et de ne pas revivre ce que l'on a vécu le 17 octobre. Mais est-ce que ça ne pose pas un problème démocratique ? Tout de même on l'a beaucoup entendu ça samedi dans les cortèges.
Un
problème démocratique non puisque la manifestation annoncée finalement déposée la veille à midi a pu avoir lieu en statique place de la bourse comme convenu avec les organisateurs.
Et
donc il n'y a pas de problème démocratique à partir du moment où les manifestants peuvent manifester. Est-ce que vous allez d'ailleurs maintenir le couvre-feu pour les mineurs au centre-ville jusqu'à vendredi comme vous l'avez annoncé la semaine dernière ?
Tout
à fait. Le couvre-feu est maintenu de 21h à 6h pour les mineurs non accompagnés. Ce qui me paraît quand même relativement normal jusqu'à vendredi. Et puis on prendra la décision cette semaine en fonction de ce qu'on a comme information, comme actualité cette semaine. Est-ce que vous envisagez de le prolonger ? Parce que c'est vrai qu'un couvre-feu c'est plutôt une mesure d'urgence. Est-ce que vous envisagez de le maintenir encore une à deux semaines
? C
'est sur la table ? C'est sur la table évidemment, c'est depuis le début. On a dit qu'il était reconductible. On avisera, on essaye d'agir à Mulhouse avec pragmatisme en fonction des objectifs et de la situation. Donc ce matin, ce lundi matin, je ne sais pas vous dire si on le prolongera vendredi. Mais on fera en fonction de la réalité, de ce que l'on constate et des informations que l'on a. Ce n'est pas possible, j'imagine, de le reconduire ad vitam aeternam tout de
même
? Évidemment. Après, on est sur un couvre-feu, encore une fois, de 21h à 6h du matin. Ce n'est pas ça qui vient, on va dire, impacter l'activité commerciale principale. Je parle d'avenues de mineurs non accompagnés au centre-ville. Mais néanmoins, plus vite, on pourra lever ce couvre-feu, mieux ce sera évidemment. Selon l'association des vitrines de Mulhouse, vous l'avez déjà plus ou moins évoqué, 70% des commerçants du centre-ville n'ont pas ouvert leur magasin samedi après-midi par crainte de débordement. Est-ce que vous avez prévu des aides pour les soutenir, notamment ces commerçants
? Alors,
on les accompagne au mieux. On essaie de décider avec eux toutes les actions que nous mettons en œuvre. Après, l'accompagnement purement financier, ce n'est pas de notre ressort. On essaie de réfléchir et d'activer tout ce qu'on peut activer avec les partenaires, avec l'État, avec la CCI. Nous réfléchirons à ce que nous pouvons mettre en œuvre. Mais encore une fois, on ne peut pas, en tant que puissance publique, soutenir directement des commerces. Ce n'est pas de notre compétence. Et nous n'avons aujourd'hui pas ces moyens-là pour agir. Mais nous en avons d'autres et nous essayons de tout mettre en œuvre pour, évidemment, accompagner le mieux nos commerçants.
Et la façon de les accompagner le mieux, encore une fois, c'est de retrouver au plus vite une ville ouverte, avec de la fréquentation, sur lesquelles on a envie de se poser, des boutiques dans lesquelles on a envie d'entrer pour faire ses achats. Mais voilà, je tiens.
Comment faire,
Frédéric Marquet ? Parce que de nouvelles mobilisations sont prévues, samedi prochain, et notamment un mouvement syndical le 5 novembre. Est-ce que vous craignez un mouvement long qui s'installe, donc, comme on l'a connu avec les Gilets jaunes
? Alors,
on a toujours, évidemment, cette crainte. On essaye, encore une fois, Mulhouse, de tout faire pour anticiper au mieux. D'avoir une réponse qui est proportionnée. Encore une fois, l'objectif premier,
c
'est de protéger nos commerçants, nos habitants. On essaye, là, d'avoir à chaque fois les dispositifs adéquats, avec une coordination parfaite entre la ville, la préfecture, la police nationale, les pompiers, cette fois-ci les CRS, la gendarmerie, et les commerçants, évidemment. Donc, on essaye de... La meilleure réponse à apporter à nos commerçants, c'est de sortir le plus vite possible de ce climat. Et on sait qu'à Mulhouse, généralement, on y arrive un peu plus vite qu'ailleurs, en tout cas, que beaucoup d'autres villes. Donc, on est dans cet objectif-là avec les commerçants.
Voilà.
À l'approche de Noël, notamment, et de la période du marché Noël qui sera dans quelques semaines. Merci beaucoup, Frédéric Marquet, d'avoir été en direct avec nous ce matin sur ICI Alsace. Je rappelle que vous êtes le maire de Mulhouse. Merci beaucoup. Merci à vous. Bonne journée. Interview à retrouver sur l'application ICI.