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Podcast / conversationyoutube.com· 26 septembre 2026 18 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Carburant, austérité XXL : la COLÈRE sociale prête à EXPLOSER ? Edito d'Anasse Kazib

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:15Invité politiqueChiffre
    « Dans la grève nationale des énergéticiens, ça serait en fait une perte de pouvoir d'achat qui qui dépasserait les 1000 € par an. »
  • 2:27Invité politiqueChiffre
    « Le budget 2027 annonce une nouvelle offensive austéritaire et c'est nous qui allons payer. Oui, nous allons devoir travailler un peu plus si nous voulons préserver notre modèle social. 54 milliards d'économie mais pas pour tout le monde. »
  • 4:54Invité politiqueChiffre
    « En France, c'est le cas de Total Energie. Géant qui produit du pétrole et du gaz et qui est présent tout au long de la chaîne. Au premier semestre, le groupe fait 11,9 milliards de bénéfices nets. »
  • 6:08Invité politiqueFait
    « Monsieur président Pouyané, merci d'être présent. Je profite de votre présence pour saluer ce qui est peu fait l'efficacité et quand même la performance de l'entreprise totale qui est quand même une grande entreprise française depuis de longues années dirigé par des patriotes. »
  • 9:51Invité politiqueChiffre
    « Le taux de pauvreté a atteint 15,4 % en 2024, soit 10 millions de personnes. Un record depuis près de 30 ans. »
  • 10:31Invité politiqueChiffre
    « Les 500 premières fortunes professionnelles ont été multipliées par 6 en 20 ans. Elles pèse aujourd'hui 1128 milliards. »
  • 11:12Invité politiqueChiffre
    « Une ferme sur 10 risque de mettre la clé sous la porte d'ici la fin de l'année. »

Temps de parole

  • Anasse Kazib100 %

≈ 2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Anasse Kazib

La situation est de plus en plus dure. 2,60 € [musique] et le gouvernement a décidé de lag graver. On peut vous dire qu'il y a une colère très importante ici. Utiliser un 493. On n peut plus, il faut que ça pète. On nen peut plus, on est surchargé, on est épuiser ça fait un mois et je pense pas que ce soit normal. C'est le sentiment qui raisonne partout dans le pays ces derniers jours. L'essence est trop cher. Quand on sort du magasin, on est toujours horrifié des fruits. Et qu'est-ce qui va nous rester pour prendre de l'essence ? L'augmentation incroyable du prix du carburant et la hausse des prix de l'alimentation est en train de nous prendre à la gorge.

La colère, on l'a vu s'exprimer dans les mobilisations des pêcheurs réprimés par les CRS à fausse surmer, Continent Fouset. Ça fait 6 mois qu'on aurait pu faire la crise, ça fait 6 mois qu'on aurait pu barrer les portes. Aujourd'hui, il y en a marre. On y arrive plus. Dans la grève nationale des énergéticiens, ça serait en fait une perte de pouvoir d'achat qui qui dépasserait les 1000 € par an. Donc pour nous, c'est inacceptable. Et vous avez sûrement entendu parler de cette date qui tourne depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux. Les gars, 17 octobre, il va falloir le rer.

C'est le moment de se révolter un petit peu parce que là le gazol à 2,29 € ça va ça va une semaine mais ça va pas durer toute la vie. Le 17 octobre, elle est partie de jeunes travailleurs souvent des quartiers populaires des grandes villes. Souvent dans des boulots où ils sont dépendants de leur voiture. Aide à domicile, aide soignante, livreur. C'est un monde que je connais bien parce que j'ai travaillé comme livreur. Donc force à eux. Mais elle a aussi été relayée par des travailleurs qui utilisent leur voiture pour aller au boulot et qui finissent par travailler pour payer l'essence.

Cette date du 17 octobre portée par la Genzie et par une nouvelle classe ouvrière abonnée à la précarité, à l'intérim, elle est un symptôme important. Ça a d'ailleurs suffi à faire peur à une grande partie des médias qui parlent d'un retour du spectre des gilets jaunes. Les gilets jaunes vont-ils faire leur grand retour cette année ? Je suis pas pour si vous voulez euh espérer loin de là qu'il y ait une mobilisation. Je voudrais juste rappeler que les gilets jaunes, ça a coûté 2,5 milliards d'euros. Est-ce que vous y croyez ça vous inquiète ? Bah c'est toujours un risque quand les Français vivent une situation depuis des mois aussi délicate, aussi difficile.

Le gouvernement fait tout ce qu'il peut pour essayer de permettre aux Français qui en ont besoin d'affronter cette hausse du prix de l'essence. et ils ont raison de s'inquiéter parce que 2/ tiers de la population serait pour d'après un sondage. Tout ça, [musique] c'est une très bonne nouvelle parce que ça rappelle qu'il y a beaucoup de colère et qu'on a la chance de vivre dans un pays avec une tradition de lutte à réactiver. C'est pour ça que les renseignements territoriaux et le gouvernement sont aux agués comme c'était déjà le cas il y a un an autour du 10 septembre. Il y a un appel qui semble un peu plus important [musique] pour la journée du 17 octobre.

Voilà, on va rester extrêmement attentif. Ils savent que la classe ouvrière et les classes populaires souffrent énormément et que tout ça pourrait s'embraser. D'autant que face à ça, le gouvernement était très clair. Non seulement il ne fournira aucune aide à l'exception de quelques mesures minimales pour des secteurs très limités, mais en plus le budget 2027 annonce une nouvelle offensive austéritaire et c'est nous qui allons payer. Oui, nous allons devoir travailler un peu plus si nous voulons préserver notre modèle social. 54 milliards d'économie mais pas pour tout le monde.

La priorité c'est d'attaquer les arrêts maladies et les ruptures conventionnelles, de frapper les retraités, de geler les APL, de réduire les budgets de l'éducation ou de la santé ou encore de s'attaquer aux étrangers pour faire plaisir au Rassemblement national. Par contre, le budget des armées va augmenter de 6,4

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Non speech

[musique]

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Anasse Kazib

milliards d'euros. celui de la police va augmenter et le corps nu va réduire la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises histoire de filer un coup de main à Total Energie, CMACGM [musique] ou LVMH qui en ont tant besoin. C'est comme ça les macronistes. Tant que le pays ne se soulève pas, ça passe. Comme l'expliquait [musique] très bien Édouard Philippe. On fait les ord travail et ça passe. On fait la réforme de la SNCF et on ouvre la concurrence. On s'attend à un déblocage [musique] complet et on les a pas tant que ça. Il y a des grèves, il y a des mais ça passe.

Si le gouvernement est si offensif, c'est parce que le capitalisme français est en crise [musique] et que tous les problèmes auxquels on se confronte sont connectés. Par exemple, si le carburant est aussi cher, ce n'est pas un problème naturel, mais un problème politique très large. Les gilets jaunes, c'était partie de la lutte contre la taxe carbone de Macron. Mais aujourd'hui, les causes de l'inflation sont très profondes et il y a d'ailleurs eu des mobilisations un peu partout dans le monde ces derniers mois autour de cet enjeu en Syrie, en Indonésie, aux Philippines, au Guatemala. La raison est simple.

D'abord, il y a la situation internationale de plus en plus convulsive qui touche l'ensemble des prolétaires. Le prix du baril de pétrole a pris 35 [musique] % en un an. C'est lié à la guerre en Ukraine et aux frappes massives contre les raffineries, mais [musique] aussi et surtout à la guerre impérialiste en Iran et au blocage du D3 d'Omous. Une guerre d'agression impérialiste dont il faut rappeler que la France est complice puisque Macron a envoyé un porte-avion pour défendre ses alliés du golf et épauler de fait Donald Trump. [musique] Mais la hausse du prix à la pompe n'est pas une conséquence mécanique de la guerre contrairement à ce que veut nous faire croire Macron.

Parce qu'entre le pétrole brut et le prix que nous payons à la station, il y a toute une chaîne, le raffinage, le transport, [musique] le stockage, la distribution avec des marges réalisées à chaque étape. Et si les crises se répercutent aussi violemment, c'est parce que les acteurs du secteur se gavent.

4:54
Non speech

[musique]

4:54
Anasse Kazib

En France, c'est le cas de Total Energie. Géant qui produit du pétrole et du gaz et qui est présent tout au long de la chaîne. Au premier semestre, le groupe fait 11,9 milliards de bénéfices nets. Le Financial Time révèle même que l'entreprise a engrangé 868 millions d'euros grâce à une opération [musique] spéculative en mars. Ces énormes multinationales qui opèrent partout dans le monde se gavent comme jamais sur la guerre pendant que des millions de personnes n'arrivent plus à vivre [musique] à cause de l'augmentation des prix.

Et si les salariés, les petits paysans, les livreurs, les assistantes sociales, les aides soignantes, [musique] les pêcheurs payent si cher le carburant en France, mais aussi dans le monde, c'est pour rémunérer leurs actionnaires et leurs dirigeants comme Patrick Pouyané. Alors bien sûr, il fait bon vivre notre pays, mais simplement on vit au-dessus de nos moyens. Il faut que notre système, je le dis de charge, ben il favorise le travail. Cette situation est d'ailleurs dénoncée par les travailleurs de Total eux-mêmes qui ont fait grève en revendiquant un plafonnement à 1,50 € le litre.

En étant à l'intérieur de la machine, ils savent qu'en s'attaquant au profit de Total, on pourrait immédiatement [musique] baisser les prix. Mais ça, c'est pas le projet de la majeure partie du champ politique. Par exemple, la droite et l'extrême droite félicitent total pour ses profits. Et oui, [musique] même le Rassemblement national qui aime bien jouer les amis des travailleurs. Regardez comment Jean-Philippe Tangui s'adressait à Patrick Pouyané en 2022 au moment où les profits de l'entreprise [musique] explosaient après les confinements. Monsieur président Pouyané, merci d'être présent.

Je profite de votre présence pour saluer ce qui est peu fait l'efficacité et quand même la performance de l'entreprise totale qui est quand même une grande entreprise française depuis de longues années dirigé par des patriotes. Mais la gauche, elle propose [musique] aussi des solutions limitées. Par exemple, le PCF, la France insoumise et les écologistes proposent de conditionner les aides de l'entreprise au maximum de racheter suffisamment d'action pour devenir actionnaire majoritaire de Total. Je pense que nous devrions entrer au capital [musique] de Total et national nationaliser Total. Sûr c'est une option tout à fait envisageable.

Si vous vous achetez une entreprise et qu'en moins de 10 ans, elle a déjà remboursé le coût de la chasse, c'est plutôt une bonne affaire. Nous l'avons dit, quand il y a eu une grande crise, nous avons proposer la nationalisation de Total. Leur projet, c'est donc de payer des milliards pour une entreprise qui est notamment issue de la privatisation de Kquitaine et qui se gave d'argent public depuis des décennies. C'est une impasse et c'est pour ça qu'on défend une autre logique avec Révolution permanente. Nationaliser les grands groupes de l'énergie comme total mais sans aucune indemnité et en les plaçant sous le contrôle des travailleurs.

Moi je veux pas être le candidat du carnet de commande. Moi, je veux être le candidat de l'expropriation des grands groupes capitalistes. Je veux être le candidat qui va poser clairement le pouvoir des patrons sur nos vies. Le fait qu'il détiennent toutes les les les richesses, qu'il détiennent également le pouvoir politique sur nos vies. C'est que la question elle est pas de savoir comment on va convaincre les patrons de nous donner un petit peu d'argent pour que moi je les redonne à Bernard Arnaud. D'abord parce que ça ne sert à rien de récupérer une grande entreprise des mains du patronat si c'est pour s'endetter auprès d'eux et payer toute notre vie des intérêts.

Ensuite, parce que si ces entreprises ne sont pas placées sous le contrôle direct [musique] des travailleurs et de la population, elles continueront de fonctionner comme des machines capitalistes. [musique] Les nationalisations de Mitéran, comme la sidérurgie dans les années 80 n'ont pas empêché les licenciements de masse et le [musique] statut public des entreprises n'empêche pas de les faire fonctionner comme des boîtes capitalistes demandé aux chemineaux ou aux énergéticiens.

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Non speech

[musique]

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Anasse Kazib

Le contrôle ouvrier, c'est la seule façon de reprendre la main sur notre accès à l'énergie et de baisser [musique] les prix. Donc vous imaginez bien qu'on peut pas être d'accord avec Jean-Luc Mélenchon quand cette semaine il [musique] explique ça. De même, on ne pense pas non plus que la nationalisation punition soit une solution. On est en train de parler d'une situation de crise où Total défense ses intérêts capitalistes. Nous nous défendons les intérêts du peuple français. Bon, il doit bien avoir moyen de trouver une solution qui nous tire d'affair, c'est-à-dire la le blocage des marges parce que ça ça fonctionne malheureusement.

Voilà ce qui arrive quand on cherche des accords avec les multinationales. [musique] Et cette idée du contrôle des travailleurs sur l'économie qu'on veut défendre dans la campagne avec révolution permanente, elle est plus d'actualité que jamais. Regardez par exemple à France interre. La grèffe des salariés contre l'arrivée d'un chroniqueur d'extrême droite a fait reculer la direction. Depuis, les bourgeois sont tous scandalisés au nom du pluralisme. Pluralisme formel. Ce sont des gens qui sont sectaires intolérants, dogmatique. Il y a en fait un manque de pluralisme substantiel si je puis dire.

Vous savez, ce grand mot qui sert à défendre les éditorialistes d'extrême droite, mais qui disparaît quand il faut donner la parole à un ouvrier d'extrême gauche dans la campagne. Et bien, les travailleurs de France interre ont raison. Quand on s'occupe de tout, de la lumière, du maquillage, de la réalisation, de la production, tout tout de A à Z, on a son mot à dire sur qui a le droit à une tribune. C'est eux qui devraient contrôler Radio France. Et c'est la même discussion qui est en cours à l'usine Renault au M. La CGT et les travailleurs refusent de fabriquer des drones pour la guerre et ça ça scandalise la droite et les experts militaires qui parlent de trahison de la France.

Ces attaques, il faut les prendre au sérieux car ce sont les mêmes qui défendront demain l'interdiction du droit de grève dans les secteurs stratégiques au nom des intérêts de la patrie. Il faut soutenir ces travailleurs. Non seulement parce que ceux qui créent toutes les richesses ont le droit de décider de ce qu'ils produisent, [musique] mais aussi parce que plus que jamais, on ne peut pas défendre les intérêts des travailleurs sans s'opposer à la militarisation. Alors, on va le dire haut effort, solidarité avec la CGT Renault Dumand. Parce qu'on vit dans cette période de crise, la situation va continuer à se dégrader.

Depuis 10 ans, dans la France de Macron, on a déjà connu une aggravation sans précédent de nos conditions de vie. Le taux de pauvreté a atteint 15,4 % en 2024, soit 10 millions de personnes. Un record depuis près de 30 ans. Et c'est pas le seul indice à battre des records. C'est aussi le cas du mal logement, de la précarité alimentaire, de la précarité [musique] de l'emploi ou encore du nombre de personnes qui renoncent à se soigner. En parallèle, les 500 premières fortunes professionnelles ont été multipliées par 6 en 20 ans. Elles pèse aujourd'hui 1128 milliards. Voilà le carburant de la colère, des inégalités toujours plus indécentes et des conditions de vie qui se dégradent.

10:36
Non speech

[musique]

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Anasse Kazib

C'est pour ça qu'une figure comme Paolo Rotelli alias MC Pao est éminemment politique. C'est le symbole ignoble de cette petite minorité qui se gave [musique] et qui ose maintenant la ramener sur les réseaux sociaux et les plateaux télé. Mais le pire les amis, c'est que nous ne sommes pas au bout de nos peines. À l'augmentation du prix du carburant s'ajoute celle de l'alimentation. Les sécheresses liées à la destruction du climat par le capitalisme se multiplient. Les guerres impérialistes font flamber les prix des engrais et des céréales. Le paradoxe, c'est que le cad revient toujours plus cher tandis que les petits paysans souffrent de plus en plus.

J'ai pu m'entretenir récemment avec la confédération paysane. Il m'expliquait qu'une ferme sur 10 risque de mettre la clé sous la porte d'ici la fin de l'année. C'est terrible. Évidemment, ce sont les petits qui sont touchés. Les plans d'aide du gouvernement sont non seulement largement en dessous des besoins, mais ils favorisent l'agro-industrie et les géants capitalistes du secteur. Toute cette colère est plus que légitime. La question, c'est comment faire pour l'unifier et avec quel programme ? Pour nous, le problème du coût de la vie impose l'augmentation générale des salaires et leur indexation sur les prix. Mais on ne peut pas se contenter de ça.

Il faut contrôler les prix et c'est les travailleurs, les petits paysans et la population qui devrai le faire. Ça, ça suppose de s'attaquer à la toute puissance des géants de la grande distribution. [musique] et de l'agrobiness. Mais comment arracher ces revendications ? À commencer par les plus urgentes comme la baisse des prix du carburant et la hausse des salaires. Les amis, il n'y aura pas de raccourci. Il faut organiser la colère et l'unifier. [musique] Depuis 10 ans, on a vu toute la force qui existait dans la lutte de classe.

Les gilets jaunes, les grèves de différents secteurs ouvriers du public et du privé, les révolte dans les quartiers populaires, les mobilisations de la jeunesse ou encore de grands mouvements nationaux comme la bataille des retraites. Mais il a manqué des plans qui permettent de coordonner les secteurs, de les mobiliser ensemble et autour d'un programme et d'une stratégie offensive. Avec le 17 octobre, on voit à nouveau ses réflexes. On peut se demander où sont les organisations syndicales comme le dit Jérôme Rodriguez, figure du mouvement des gilets jaunes.

Les responsables syndicaux aujourd'hui qui ne bataillent même pas sur ce sujet en se disant qu'aujourd'hui des travailleurs sont obligés de payer encore plus cher pour aller travailler et quelque part de travailler pour renforcer les sens qu'il viennent d'acheter. Où sont les gens qui sont normalement aptes à pouvoir combattre ? de façon institutionnelle avec des petites marches où ça danse et ça chante. Mais quelque part à personne se bouge. Mais écoutez ce que dit et surtout ce que ne dit pas la patronne de la CGT quand on l'interroge sur LCI. La colère, elle est là. Il y a une première grande journée de mobilisation qui est organisée le 29 septembre prochain.

Une journée pour les salaires et pour les services publics. Est-ce que vous appelez à Est-ce que cette journée elle aille au-delà ? Est-ce que vous appelez une agrégation des colères [musique] à une greffe générale ? Bah d'abord ce qu'il faut, c'est que cette journée soit très réussie. En clair, la direction de la CGT, comme celle des autres centrales syndicales utilise la journée sectorielle du 29 septembre pour esquiver la question du 17 octobre. Elle boîte en touche comme avec les gilets jaunes. Ce qu'il faudrait construire, c'est autre chose. Un plan pour y aller tous ensemble.

Qu'on soit livreur en scène Saint-Di, chariste dans le nord, aide à domicile en Moselle ou travailleur social dans le sud, on est toutes et tous en train de souffrir de la même politique. Mais ce dimanche 20 septembre, on était aussi des milliers à manifester dans tout le pays contre la loi permis de tuer. Une offensive autoritaire brutale. Une lutte portée notamment par les familles de victimes comme Sale, Naë, Adama, Claude Jean-Pierre ou encore Amine Benentunsi. Et cette semaine, ce sont les lycéens qui ont tendrillé dans le 93, le 94 et le 95. On était à leur côté jeudi et la colère est plus que palpable. Ils ont raison de bloquer.

C'est pour ça que moi je suis venu les les soutenir aujourd'hui. On espère qu'en réalité, à l'exemple de Paul et Lard, toutes ces mobilisations, elles pourraient être des points d'appui pour construire un front large qui rassemble toutes nos colères. C'est de ça que les classes dominantes ont peur et c'est pour ça qu'elles font tout pour nous diviser mais aussi nous discipliner. et Marine Le Pen est une championne sur ce terrain. Vous avez peut-être vu son meeting de rentrée où elle a parlé du logement. Elle propose notamment de donner la priorité d'accès au logement social aux Français et d'appliquer le même critère de triraciste aux aides au logement.

Ces logements sociaux, ils ont été payés grâce aux efforts financiers de nos parents. Il est intolérable que les Français en raison de critères contestables soient écartés. C'est une manière d'essayer de détourner la colère de millions de travailleurs vers leurs collègues, leurs voisins, vers celles et ceux qui n'ont pas la bonne nationalité. Elle parle des étrangers comme des profiteurs pour mieux épargner ceux qui engrangent des millions sur la crise qu'on connaît et surtout les grands groupes du BTP, les grands propriétaires, les vrais responsables [raclement de gorge] de la crise du logement.

À cette obsession pour ériger un bouqu émissaire étranger et nous diviser, la meilleure réponse était sans doute celle de Alpha étudiant à l'université de Paris 8 sur le stand de révolution permanente à la fête de l'huma. J'aimerais ça vous rappeler que Bolloré il finance l'extrême droit en France mais il s'chéit en Afrique. J'ai plus vu de camions Bolloré en Guinée que en France. Il fait des [musique] campagnes de déforestation de masse et après il vient ici, il nous dit il ose nous demander qui profite le plus du social en France. Moi depuis je suis venu en France, j'ai droit à aucune aide. J'ai même pas droit au chômage [musique] tandis que je contribue sur ma fiche de paye.

A c'est marqué brut et net mais j'ai droit à rien. Même les appels la soi-disante aide que j'avais droit on l'a supprimer. Donc qui profite le plus des étrangers ? La plupart des étrangers. Moi quand je me lève de mon de mon de mon logement universitaire à 6h du matin, [musique] à 5h du matin, c'est nos mères que je vois sortir. C'est nos pères que je vois travailler.

15:49
Non speech

[musique]

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Anasse Kazib

Mais Macron a aussi sorti son joker pour saper toute mobilisation d'ampleur. La semaine dernière, il a convoqué les chefs de [raclement de gorge] parti pour leur expliquer que la [musique] crise du carburant allait durer et qu'il ne fallait pas jeter de l'huile sur le feu. Mais aussi pour parler de la menace russe, essayer de relancer l'union sacrée au service de la militarisation. Euh la Russie, son sujet c'est pas juste l'Ukraine.

J'ai pu expliquer aux partis qui sont parfois versatiles sur ce sujet que c'est pas possible en fait de faire la 5e colonne euh dans un débat public européen où en fait tous ceux qui veulent déstabiliser l'Europe et donc commencer par déstabiliser la France en 2027, on voit bien qui les soutient, qui intér et ça ça doit pouvoir être dit. Une propagande qu'on commence à bien connaître ces derniers mois. D'ailleurs, ce jeudi, il en a remis une couche. La Russie considère que l'Europe, c'est la profondeur stratégique [musique] de l'Ukraine. Que parce que les Européens aident les Ukrainien, et bien que l'Europe peut être visée.

Déjà il y a quelques mois, on vous prévenait du danger de ce discours. On le voit sans une boussole claire internationaliste [musique] qui s'oppose à notre impérialisme et qui refuse ces logiques de guerre. On est condamné à devoir subir la [musique] crise au nom de la défense de la patrie. C'est pour cette raison que dans notre campagne présidentielle, on veut articuler la question de la nouvelle classe ouvrière [musique] et de sa force avec un programme qui s'attaque au grand capitalisme et une perspective anti-impérialiste.

Dans un monde de plus en plus façonné par les guerres, la crise climatique [musique] et les crises économiques, c'est le seul moyen de résoudre durablement les problèmes auxquels on fait face. [musique] Parce que quelle que soit l'issue de ces élections présidentielles, l'instabilité va continuer et les résistances aussi. mais elles ne pourront gagner qu'avec une stratégie [musique] révolutionnaire et une organisation pour la porter. C'est une des raisons de notre candidature et si ça vous parle, on vous invite à nous rejoindre.

Justement, dans tout le pays, nous organisons dans les jours qui viennent des assemblées ouvertes pour présenter et débattre de notre campagne, discuter de notre programme, de notre projet et de comment vous pouvez [musique] y contribuer à Paris, Toulouse, Bordeaux, Lemand, Rennes, Saint-Denis ou encore Montpellier. Pour retrouver [musique] toutes les dates, rendez-vous sur anas 2027.fr. FR. Prochainement, nous lancerons aussi des comités de campagne et surtout surtout j'ai le plaisir de vous annoncer que nous allons organiser notre premier grand meeting à Paris à l'espace [musique] Charenton. Plus d'informations arriveront bientôt, alors restez branché.

D'ici là, je vous invite à aller découvrir toutes les tables rondes passionnantes qu'on a organisé à la [musique] fête de l'humanité sur notre campagne. L'impérialisme français, l'écologie et le féminisme révolutionnaire, l'école ou encore notre débat stratégique [musique] avec la théorie de la révolution citoyenne. C'est disponible sur la chaîne YouTube de Révolution permanente. À très vite la famille. [musique] Oh.