"Ils nous ont dit : “Vous allez tous crever” : Le Maire de Limoges réagit à l’incendie de sa mairie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00ComplaisanteRéponse directe
On va retrouver en direct avec nous le maire de Limoges. Merci d'être avec nous.
- 0:42OuverteRéponse directe
Pouvez-vous décrire les événements qui ont conduit à l'incendie de la mairie ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Les manifestants ont-ils menacé les agents municipaux ?
- 2:53RelanceRéponse directe
Le gouvernement manque-t-il de moyens selon vous ?
- 4:17OuverteRéponse partielle
Comment analysez-vous l'évolution du mouvement ?
- 6:04OuverteRéponse partielle
Quelle est la position du gouvernement face à ces violences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Fait
« On s'interroge d'ailleurs s'il n'y avait pas des dispositifs qui avaient été placés euh peut-être avant par anticipation. »
- 2:12Fait
« Ils ont dit "I des agents qui gagnent 1500 € par mois, hein, nous allons vous tuer, vous allez tous crever." »
- 2:53Fait
« À 15h25 il n'avait plus de munition pour lutter contre la progression d'une ultra gauche qui était ultra armée. »
- 11:23Chiffre
« Mon master c'est un étudiant sur deux qui valide sa licence qui n'a pas de place en master. »
Temps de parole
- ?100 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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On va d'ailleurs euh retrouver en direct avec nous le maire de Limoge. On en parlait il y a un instant. Merci d'être en avec nous, monsieur monsieur monsieur le maire Guillaume Guérin, maire euh donc de la ville de Limoge, le une église du 19e siècle qui est donc partie en fumée, un symbole de la République également qui est partie en fumée. Oui, la maison de toutes les limodes et de tous les limou qui vient de s'effondrer ce soir sous les flammes. Je voudrais quand même remettre un peu l'église au milieu du village ce qu'on a assisté à Limoge. Ce sont tous sauf des manifestations de revendication aussi légitime soit-elle. On a assisté à un déferlement
de l'extrême gauche sur cette ville avec des drapeaux noirs tagant des sigles anarchistes présents en masse euh [grognement] qui sont arrivés en centre-ville à partir de 15h30. la police nationale qui jusque-là arrivait à les contenir sur boulevard s enfoncée car elle était à cour de munition et notamment de grenades de désencerclement. Donc le centre-ville a été envahi par une partie de de ces manifestants. Il faut savoir qu'il y avait 5000 manifestants à Limoge et en 700 à 800 casseurs qui étaient là uniquement pour casser, détruire, s'attaquer au symboles et tuer les flics. Euh quand ils sont pénétrés dans la mairie, après avoir
rompu la porte principale avec un bélier, après avoir bassé des papers qui vont à des parpins dans les vres et après être rentré par les les soupirailes et avoir incendié. Cave de la mairie et on s'interroge d'ailleurs s'il n'y avait pas des dispositifs qui avaient été placés euh peut-être avant par anticipation. On verra ça demain euh avec les les les enquêteurs. Mais c'était une action prémédité. C'était une action de guerri urbaine pour ne pas dire de de guerre structurée. Ce sont des gens qui sont cagoulés, qui sont armés, qui sont équipés de gilets euh souvent imifugés. Euh ce sont des euh guerriers, ce ne sont pas euh des manifestants, sont des gens qui veulent détruire la République et lorsqu'ils sont rentrés dans la mairie, ils ont dit "I des agents qui gagnent
1500 € par mois, hein, nous allons vous tuer, vous allez tous crever." Voilà, ça c'est la réalité. Donc vous savez ce que j'entends sur vos plateaux là sur les préoccupations des lycéens. On est bien loin de tout ça hein. On est bien bien loin de tout ça. Il y a des manifestant qui était dans la rue en début de l'après-midi qui manifestai pour des causes chacun jugera de leur légitimité et de leurs biens fondés mais qui manifestaient pacifiquement. Et puis vous en aviez 800 qui étaient là pour ben faire brûler une mairie, tuer des flics et même tuer des agents municipaux. Voyez, qui potentiellement d'ailleurs pensent peut-être comme eux politiquement, on ne sait pas. Donc on est dans une hystérie la plus totale mais moi j'en veux beaucoup ce soir au gouvernement. Je ne peux pas entendre le
ministre de l'intérieur dire on n' pas manqué de moyens. Si si si moi j'ai le directeur départemental de la police nationale de Limoche. C'est une zone importante hein. C'est une agglomération de 220000 habitants. À 15h25 il n'avait plus de munition pour lutter contre la progression d'une ultra gauche qui était ultra armée et qui venait là pour détruire une ville entière. C'est ça la réalité. On est très très loin des manifes hein. On est très très loin des manifes. Là, on parle de plusieurs millions d'euros de dommage. Merci Guin la préoccupation qui est la mienne, c'est d'assurer la continuité du service public. Mais ce qui se passe dans ce pays en ce moment est une honte absolue. Merci Guillaume Garammer de Limoge LR. Merci pour votre témoignage donc de pour
donc la mairie, non pas l'église comme j'ai pu le dire, la mairie donc où vous que vous dirigez a pris feu et dont le toit est tombé. Et on va prendre cette image en direct. C'est donc à la préfecture de police que ça se déroule ce soir. On y voit le premier ministre Sébastien Lecornu rejoint par le ministre de l'intérieur Laurent Nugèz qui vont certainement décider des suites des actions à à mener alors qu'il n'y a plus d'événements majeurs en tout cas dans la capitale ce soir. Voilà, on voit John Christopher Roland que le l'exécutif veut se montrer à la manœuvre. On parle beaucoup de répression ce soir.
Oui. Alors, d'abord évidemment répression parce que on voit bien que la le mouvement a changer de nature. Les revendications lycéennes, les revendications étudiantes, les revendications catégoriales ont été finalement perturbé par des gens qui étaient pas là pour manifester et finalement ils ont fait basculer ce qui était redouté d'ailleurs depuis hier par par des personnes qui viennent en découdre. Pour autant euh quand on revient sur les revendications parce que moi je vais je vais y revenir quand même un petit peu Copelia. c'est que le gouvernement est un peu pris dans une masse. Pardon, c'est moi, c'est vous. [rires] C'est que il n'est pas en position de force pour répondre à des revendication. Alors certes, sur le prix du carburant, on a vu par exemple des agriculteurs,
des infirmiers, des libéraux, il peut faire des petites mesures ciblées et cetera parce que il a cette marge de manœuvre là sur les questions plus existentielles comme parcours sup, comme les les salaires, il a de toute façon et d'ailleurs il s'est-ême privé de marge de manœuvre puisqu'il dit que le budget, il y a pas de gras, donc ça va être compliqué. Sur quoi il peut jouer ? Bah, il peut jouer à la fois sur le parti de l'ordre et probablement par rapport aux images qu'on voit sur sûrement à juste titre sur certains sur certains aspects notamment ce qu'on vient de voir à Limoge et sur le parti du contribuable parce que dans l'état de gestion de flux dans lequel est le gouvernement depuis 2 ans, bah c'est à peu près tout ce qu'il peut faire en fait. Et euh donc il y a
aussi une part alors elle est elle est elle est forcément euh nécessaire sur un certain point de vue mais il y a aussi une part de récupération politique. C'est le jeu et c'est ça peut être ça peut être d'ailleurs interprété de manière cynique. Et donc le le fait de voir Sébastien le cornu à la préfecture de police, ça participe de l'idée de montrer que bah oui euh l'État est encore là, il n'est pas en train de s'effonder. C'est la grosse part de communication aussi pas que parce qu'il faut quand même aussi répondre au ça veut dire qu'il y a un pilote dans l'avion. vous c'est ce que vous dis un pilote dans l'avion. C'est ce qui c'est c'est un peu la seule chose qu'ils peuvent montrer actuellement les images. Elles sont donc on le on le redit donc en direct à la préfecture de
police à Paris à Paris où le calme semble revenu avec bien sûr un un calme relatif et certainement précaire. Il y a eu aussi des échanges intenses des intenses entre politique et et les le gouvernement ce soir notamment entre justement Sébastien Lecnu et Jean-Luc Mélenchon. Chacun se renvoie la balle. Oui. Alors Sébastien Lecornu parle d'ultra gauche. Je moi je honnêtement l'ultra gauche pas précisément LFI en principe hein, mais il a été un peu plus prudent que d'autres hein puisque Marine Le Pen a tout de suite parlé d'une prise d'otage par mais il l'a nommé quand même Jean-Luc Mélenchon nommé Jean-Luc Mélenchon. Moi, dans ce que j'ai entendu de Jean-Luc Mélenchon, effectivement, il revient lui sur les revendications, hein. C'est c'est aussi
on est dans le jeu politique. Pour autant, je l'ai aussi entendu dans le cortège condamner justement la violence et dire justement ce n'était pas justement les les revendications, mais chacun va y aller de son de son de sa de finalement de sa communication politique. Et et ce qui est dommage au final, c'est que on a réellement eu des violences aujourd'hui. On a aussi réellement en arrière-plan des revendications, mais là actuellement, on voit bien que le les regards ne sont absolument pas tournés. Ça pour des raisons que je viens d'évoquer pour le gouvernement, c'est que de toute façon, il y a pas tellement de réponses à offrir aux manifestants et que on est dans une campagne électorale qui a qui a démarré depuis un petit moment et dans un contexte budgétaire de toute façon
qui rend les choses extrêmement compliquées. On ne va à mon de sens avoir principalement que de la communication des partis politiques entre eux et pas forcément de réponse. D'ailleurs, si je peux juste ajouter quelque chose parmi les revendications que je partage he pour certaines he notamment parcours supou plus de moyens pour les services publics. D'ailleurs, même le syndicaliste policier dit qu'il manque de moyens et ils ont aussi des problèmes de bâti d'ailleurs dans dans la police. Mais les revendications, elles sont apportées également pour le futur et pour les partis politiques, y compris ceux qui sont élus actuellement à l'Assemblée et qui fondent un peu cette tripartition. Et donc il faudrait effectivement qu'il se saisisse parce que le gouvernement est démuni, tout le
monde le sait mais les autres aussi ont un rôle à jouer. Oui. Copéli. Copéliode Morau. Oui. En fait, bon déjà moi la première chose c'est que pour nous il y a pas de bons ou de mauvais manifestants. Euh on revenait là-dessus hein tout à l'heure mais la question des violences la première il y a pas de bons ou de mauvais manifestants parmi la mobilisation. Euh la colère aujourd'hui, elle s'exprime de manière massive et en fait ce qui fait peur au gouvernement euh et la force de cette mobilisation, c'est surtout le nombre en fait euh qu'on est et euh c'est pour ça qu'il préfère parler euh en fait de la violence plutôt que de de devoir euh voilà expliquer et montrer le nombre qu'on aime. Mais moi en fait ce que je voulais dire c'est juste ce que je voulais dire c'est que en fait on parle
quand même beaucoup de la question de la violence. Est-ce que vous condamnez les violences ? Vous avez vu les violences ? En fait moi la question que je pose c'est est-ce queon peut parler à un moment des causes de la violence ? C'était ça voilà que je disais juste avant. Mais ça en fait moi je trouve qu'on en discute peu et qu'au bout d'un moment il faut comprendre quand même que la question de la colère sociale c'est quelque chose qui existe là. On le voit dans l'État espagnol en Italie en Albanie, mais en fait elle existe aussi en France he c'est pas juste dans les autres pays et à l'échelle internationale que la jeunesse elle elle montre une colère et une détermination et un nombre. Et en fait bah c'est très simple, qui sème la misère récolte la colère sociale. Et donc là c'est ce
qu'on est en train de voir. Mais par contre en fait la vraie violence, moi je le redis, elle vient aujourd'hui des politiques qui essayent de nous faire subir au quotidien de tous les plans qu'ils ont aujourd'hui. Enfin, je veux dire là, il y a plein de gens qui qui parlent enfin voilà depuis 20 minutes en fait moi je trouve qu'ils ont aucune leçon à donner. Euh enfin, je veux dire là euh les républicains euh Fillon euh SarkoZi euh en prison, les bracelets électroniques, rendez-nous l'argent. Enfin, je sais pas, vous vous rendez compte quand même de là où on est, cette société n'a aucune euh leçon aucune leçon à nous donner. Le gouvernement doit nous rendre des comptes, mais il faut quand même replacer un peu les choses aussi. Euh euh aujourd'hui, on est face à des gens quand même qui sont
en train de défendre. Enfin là, je je rebondis parce que par ailleurs, vous êtes enseignant, nous on le sait évidemment, mais pour que les autres le sachent, vous êtes enseignant dans la même université où je suis. On a des discussions y compris ? Ouais. Ouais. On se connaît, on a eu l'occasion évidemment d'en discuter puisque évidemment il y a un truc qui existe aussi à l'université de Nanterre qui même au-delà de là la question de la mobilisation générale, c'est la campagne des sanfac qui demande des inscriptions. Donc des jeunes justement qui ont été refusés à l'entrée de l'université qui demandent des inscriptions et qui se battent en fait depuis des années contre parcours sup. Là en fait, ils ont pas juste cette mobilisation des sans facil est agronome mais aussi à Lille, à
Messe, à Lyon, à Grenoble et cetera. Mais il y a aussi une mobilisation qui est portée de manière massive par les lycéens, lycéennes, étudiants, étudiantes sur la question de l'abrogation de parcours sub. Juste pour revenir quand même là-dessus parce qu'on parle peu de cette violence mais ça c'est une vraie violence. Et je termine là-dessus pour ouvrir sur parcours sub parce que justement on en discutait et vous revenez sur ça. En fait c'est pas un hasard la question de la sélection à l'entrée de l'université. Déjà, c'est une sélection qui est discriminante, qui est sociale et en fait c'est pas juste pour faire des économies sur le dos de la jeunesse. Déjà, il y a ça. Alors que de l'argent en fait, on a qu'à le prendre dans la poche des patrons. Mais c'est aussi parce qu'en fait il y a une
volonté et une logique cohérente de la part du gouvernement. Elle est là la violence. c'est de dire en fait à des jeunes euh on commence à avoir trop de jeunes qui sont diplômés et donc bah ces jeunes, il va falloir qu'ils aient des bonnes conditions de travail, euh qu'ils aient des bons salaires et ben nous on veut des jeunes b d'un moment qu'ils soient la main d'œuvre de demain avec euh voilà avec des salaires de misère, des conditions de travail qui sont difficiles. Bah donc on va fermer le robinet et on va arrêter d'accepter des gens à l'entrée de l'université. Et donc de parcours sup et ben c'est par exemple cette année un candidat sur trois sur parcours sup qui demande une L1. Donc des gens qui sortent du lycée hein euh en énorme majorité évidemment qui
sortent avec le Bac en poche qui n'ont pas de place à l'université. Mon master c'est un étudiant sur deux qui valide sa licence qui n'a pas de place en master. Et qu'est-ce qu'on regarde à la fin ? Qu'est-ce qu'on observe ? C'est des jeunes. C'est toujours les mêmes profils socials euh sociaux. C'est de la discrimination. C'est euh en fait de la sélection qui est euh discriminante, qui est sociale puisque c'est les enfants de travailleurs et travailleuses, les jeunes des quartiers populaires à qui on est en train d'apprendre aujourd'hui comment il faudrait se mobiliser alors qu'on respecte même pas le béabas, c'est-à-dire leur droit de grève. Parce qu'aujourd'hui un lycéen qui se mobilise parce que il va une manifestation ou qui va pas en cours et donc c'est-à-dire
faire grève hein et ben en fait il a une absence injustifié et donc aujourd'hui en 2026 il y a une sanction qui est énorme mise sur les lycéens c'est que quand tu as une absence injustifiée c'est directement écrit sur ton dossier parcours sup et donc tu passes encore plus loin pour avoir une chance d'avoir une inscription. Donc déjà, respecter le droit des étudiants et des jeunes euh avant de nous prendre d'essayer nous donner des choses.